Hello!

Je l'ai quand même fais... Voici un tout petit texte sur le sujet prévu: 'Et si Tony démissionnait'.

Je place cet OS début saison 9, puisque c'est là que je trouve Tony le plus fragile niveau émotion, toutes saisons incluses.

Il est assez court, je n'ai pas approfondi le sujet, étant donné que je vais le reprendre prochainement pour une longue histoire. J'ai écris ce passage assez rapidement (30 mn, yeaaaah!), parce que je voulais à tout prix poster quelque chose pour mes un an sur ce site, et que la prochaine longue fic' n'arrivera que d'ici quelques semaines, normalement...! Donc pardonnez le manque de détails etc etc... !

Merci à tous d'avoir répondu à mon sondage, et je n'oublie pas les personnes qui ont voté pour le 'remake' NCIS/Lost, ni les autres bonus. Ils viendront quand j'aurais écris les bonus de 'Si Loin' et 'Deux Jours'.

Sur ce... Stop au blabla, et: Bonne lecture !

Et ... *Souffle sa première bougie NCIS*


Deux mots

.

Il était vingt-deux heures, ils étaient seuls dans l'open space. Il avait vu son agent senior se lever, pour se diriger vers lui, dans le silence le plus complet. Jusqu'à ce que deux mots ne lui parviennent. Deux mots qu'il ne pensait pas entendre de sa part un jour :

-Je démissionne.

Deux mots fatidiques, lâchés alors qu'il déposait son arme et sa plaque sur le bureau de son supérieur. Celui-ci le regarda faire, assis de l'autre côté du meuble. Muet, par la stupeur, par la colère, par ce qu'il lisait dans les yeux de son agent.

Le plus jeune fit demi-tour vers son bureau pour attraper son manteau, son aîné récupéra les objets déposés par Tony, pour avancer vers lui. Il s'arrêta entre le bureau de l'italien et de l'israélienne, bloquant ainsi le passage à son agent. Celui-ci le regarda faire depuis son bureau, incapable de proférer un mot, son manteau dans la main, son sac dans l'autre.

-Tu…Quoi ?

Le plus jeune haussa brièvement les épaules, quitta la protection de son bureau pour faire un pas vers Gibbs.

-Tu as bien entendu, Patron. Tu me laisses passer ?

Tony se plaça devant son supérieur en lui faisant un maigre sourire, l'autre resta immobile, plissant uniquement les yeux à la rencontre du jeune homme.

-Tu n'as pas à faire ça.

-Tu sais bien que si.

-Tu n'es pas coupable.

-Même réponse, Patron. Tu ne veux pas t'écarter ? Y'a 'Le Cinquième Elément', ce soir, à la télé. Milla Jovovitch m'attend.

-Arrête d'ignorer les choses, Tony. Tu viens de me poser ta démission.

L'italien leva un léger regard surpris vers son supérieur.

-Attend… Tu me demandes de discuter ? Sérieux ? Toi, le plus grand muet de tous les temps ?

-Je te demande de ne pas démissionner.

-Tu connais ma réponse… ! Je vais faire le tour.

Il fit un demi-tour sur lui-même pour appuyer sa remarque, la poigne de son supérieur sur son épaule l'arrêta. Le plus jeune baissa son regard vers la main qui l'avait arrêté, avant de se tourner lentement avec un soupir vers son aîné.

-Patron…

-Tu n'es pas coupable, répéta Gibbs avec lenteur.

L'italien grimaça, évitant soigneusement le regard de son supérieur.

-J'ai tué quelqu'un, Patron. Un innocent. Un père. Un mari. Un honnête homme qui n'avait rien demandé. Tu peux me dire ce qui ne fait pas de moi un coupable ?

-Tu as sauvé quinze autres personnes.

-Ca n'empêcha pas le fait que j'ai tué cet homme. Il s'appelait Jason, tu sais ?

Le visage de l'agent senior se ferma, il baissa légèrement la tête pour prendre une légère inspiration.

-Jason Hartman.

-Hartman t'avait donné son accord. Il l'a fait pour sa fille. Et sa femme. Tu n'as rien à te reprocher.

-J'aurais put faire autrement. Je suis sûr que tu aurais fais autrement.

-J'ai fais la même chose que toi il y a quelques années, Tony. Rappelles-toi.

-Ce n'était pas pareil, Michelle était…

-Une femme, Tony. Et non une traître. Tu as fais le même choix que moi en tuant ce terroriste, tu as sauvé quinze vies, même si pour cela il te fallait en sacrifier une. C'est humain. C'est ton job.

L'italien passa une main dans ses cheveux en relevant la tête, avant de grommeler :

-Parfois, je déteste mon job.

-Ce n'est pas une raison pour démissionner.

Le second hocha la tête, visiblement pas convaincu. Il se délivra de la poigne de Gibbs à travers un léger mouvement des épaules, avant de faire un pas vers l'arrière, pour contourner les deux bureaux de Ziva et de Gibbs, étant donné que celui-ci bloquait toujours l'allée. Un raclement de gorge l'arrêta cependant. Il se retourna de nouveau. Pour se retrouver face à un Gibbs à l'expression plus que grave.

-Tu n'as pas à faire ça.

-Je crois que je ne suis pas assez fort pour le surmonter, Patron. Donne mon poste à McGee, il en sera ravi, tu verras !

-Ce n'est pas McGee mon meilleur agent ! Rétorqua Gibbs d'une voix sèche.

Un léger sourire se dessina sur les traits de l'italien, alors qu'il fixait son supérieur, surpris.

-Tu viens de me faire un compliment, non ?

- Ne fais pas la même erreur que moi il y a six ans. Ne sois pas lâche. Reste.

Tony hésita, Gibbs approcha davantage de lui.

-Reste.

L'italien resta muet, Gibbs se tourna vers son bureau pour y attraper l'arme et la plaque que l'agent avait déposé, avant de les lui tendre.

-Tu crois que j'oublierais ? Demanda l'italien en baissant les yeux sur ses affaires.

-Non. Mais tu vivras avec. Comme moi, DiNozzo. Parce que tu en es capable. Parce que tu es tout sauf un faible.

-Tu crois ?

L'italien passa une main sur son visage, avant de frotter ses paupières un instant. Quand il retira sa main, Gibbs le regardait avec un sourire confiant.

-Je le sais.

Gibbs lui tendit les deux objets. L'agent les attrapa lentement, les fixa un instant et les glissa dans sa poche et son manteau, sans quitter Gibbs du regard. Il laissa passer quelques microsecondes de silence, plus bouleversé qu'il ne l'imaginait, avant de se racler la gorge, pour jeter un regard de nouveau chargé de malice à son supérieur.

-Je peux aller voir Milla, maintenant ? Sourit l'italien.

Une tape sur l'arrière de sa tête lui répondit, il laissa un léger rire lui échapper, tout en avançant vers l'ascenseur, suivi de son aîné.


Alors?