A/N : Ne croyez pas que ce fut un chapitre facile ahah... En fait j'avais perdu cette partie, donc j'ai du tout réécrire... ça été compliqué, en général les scènes M sont une vraie course contre les obstacles, dans le sens que j'écris tout en un seul trait, impossible après de réécrire ou de continuer donc j'ai dû faire avec ! On va voir que les deux relations vont évoluer... Sinon, vive le Hiatus :x
Note : actuellement, Margaux est en partiels donc peu de MAJ pour l'instant sauf le lundi si tout va bien.

Bonne lecture !


Chapitre 36.

Zelena avait plaqué Neal contre le mur de la suite et l'embrassait avec passion. L'homme n'était pas de pierre et répondait au baiser, il sentait les lèvres douces la femme caresser les siennes, sa langue chaude danser avec la sienne et son corps s'échauffer. Si, en tant qu'homme, il n'était pas coincé, il réalisa soudainement que peut-être Zelena était ivre, ce qui aurait expliqué que ses fantasmes s'exauçaient. Il se détacha un peu de la femme, la faisant doucement reculer en la poussant avec douceur.

«- Zelena, tu es sûre que... »

Elle le regarda incertaine, puis rit franchement.

«- J'ai l'air de ne pas savoir ce que je veux ?

- Je, non... Mais tu as bu... Enfin je...

- Je veux juste m'amuser Neal... Je n'ai pas trop bu et si tu me reposes encore une question, je vais me contenter de te border... » Dit-elle en se rapprochant de lui de façon féline et posant sa main sur son entrejambe.

Zelena n'avait jamais été une grande romantique, les préliminaires longs et les discussions interminables pour savoir qui sera ou non en dessous, les dîners ennuyeux avec tel ou tel homme lui passaient largement au dessus. Elle s'y prêtait pour avoir ce qu'elle voulait, mais souvent plus chasseuse que chassée, elle mettait souvent fin aux convenances pour obtenir ce qu'elle voulait.

Neal ressentit sa propre excitation, il fut quelque peu surpris car depuis un an, les traitements et la maladie n'avaient pas laissé trop le choix en la matière à l'homme. Privé de sa virilité, il s'était une fait une raison, les parties de jambes en l'air étaient derrière lui. Zelena sourit en sentant la réaction physiologique du brun, visiblement la vie avait décidé ce soir là de prendre le dessus. Elle le tira finalement par la main et l'entraîna sur le canapé, le poussant doucement à s'asseoir. Il rougit, elle trouva ça mignon.

Neal n'avait jamais été de ces garçons qui courraient après les filles à tout prix, il était d'un naturel patient, il n'était ni violent ou impatient et il avait toujours essayé de ne pas adopter un comportement machiste, d'ailleurs Emma n'aurait pas succombé à ses charmes s'il avait été ainsi ; Tamara était différente mais c'était elle qui avait toujours initié les choses. Alors quand Zelena prit les choses en main, il se laissa faire. Elle lui demanda s'il voulait le faire, sentant qu'il n'aurait pas osé lui dire non.

Les choses étaient inversées et cela amusait Zelena ; les hommes timides, elle ne connaissait pas. Les respectueux l'étaient avec elle, parce qu'ils savaient qu'ils risquaient gros s'ils dépassaient les limites. Les relations amoureuses de Zelena, quelles quelles fussent, n'étaient jamais spontanées, elle les considérait comme des relations d'affaires où elle prenait plus ou moins de plaisirs. Elle se mit à califourchon sur lui, ils s'embrassèrent toujours, elle lui lança des regards explicites. Neal déboutonna la chemise verte que portait ce soir là Zelena, qui mettait si bien sa poitrine en valeur qu'il n'avait pas caché son regard ces dernières minutes. Il caressa alors chaque sein, glissant ses doigts sous la dentelle. Elle lui caressa le visage, c'était un geste anodin, mais elle ne l'avait jamais fait. Les gestes qui auraient pu être plus directs prenaient leur temps. Il lui lécha les seins, éveilla ses sens à elle ; elle comprit que Neal était un amant attentif, pas un coup d'un soir précipité. C'était un homme en paix avec sa sensualité, ils se délectait de ce qu'il avait, elle lui donnait et il lui rendait bien. Elle se détacha un peu, et défit sa ceinture. Elle croisa son regard épris, il y avait assurément du désir dans les yeux bruns-verts qui la fixaient. Elle glissa sa main et caressa le sexe de Neal, tressaillant presque au contact, qui se durcit sous les attentions de la rousse. Il passa ses mains sous sa jupe, devinant les bas sous ses doigts qui exploraient les limites des sous-vêtements. Il en doutait au début mais, plus maintenant. Zelena le voulait lui. Quand il la sentit glisser contre lui et diriger son sexe entre ses lèvres, il ferma les yeux.

«- Bordel. » Lâcha-t-il.

Zelena était occupée à prodiguer un plaisir qu'un homme en général ne refusait pas et Neal ne l'éconduit pas. Elle était même plutôt contente de voir que même s'il était mourant, même si d'ici quelques semaines ou mois à venir les choses n'iraient pas si bien, à l'instant présent, il était loin d'être encore mort et enterré, et ce qui se dressait devant elle était bien vivant.

Elle fit glisser un peu plus ses vêtements, ils furent rapidement nus tous les deux. Elle était au-dessus de lui et le fit glisser en elle. Neal souleva ses hanches et ils ne se quittèrent pas du regard ; à cet instant précis, une connexion particulière s'effectua entre eux deux. Le brun bougea en elle et elle était sur son rythme, attentif et caressant, il l'embrassait et lui caressait les cheveux. A ce moment là, elle le savait et elle fut prise entre tout son plaisir et une peur réelle ; ils ne baisaient pas, il lui faisait l'amour et elle fut surprise par les émotions diverses qui la traversaient, et par son envie que ça ne fût pas juste « comme ça » après un moment d'égarement un jour de l'an.

Ils se glissèrent dans la chambre et ils recommencèrent à se caresser et à se découvrir. Pour Neal, le sexe avait toujours été plus que le sexe, il s'embarquait à chaque fois avec ses sentiments et ça n'était pas toujours aussi réciproque qu'il l'espérait parfois ; puis avec ses envies de liberté pas toujours en adéquations avec les espoirs de ses partenaires, il finissait donc souvent seul ses soirées, les dames préférant le mettre à la porte ou regagner leur chez elles. Il avait donc appris à se retenir et ne pas divulguer ses sentiments à tout va. Zelena se trouvait à son opposé ; elle prenait du plaisir, il était mécanique et pas très émotionnel. Montrer ses émotions avait toujours été vu par sa mère comme une faiblesse sans nom, à peine avait-elle osé à les montrer à ses parents qu'un fossé vertigineux s'était creusé entre elle et eux.

Mais l'heure n'était pas à l'introspection. Neal retrouvait ses appétits, il goûta l'intimité de la rousse, glissant sa langue en elle, tirant des gémissements et des contorsions. Zelena constata que son amant savait y faire, ne la laissant pas sans voix puisqu'elle lui parlait, l'incitant à être plus rapide ou plus doux. Il s'exécutait tendrement entre ses jambes. Elle le réclama à nouveau en elle, il vint à elle puis en elle, cherchant à les satisfaire tous les deux, les emportant au petit matin. Quand Zelena s'assit au pied de son lit, regardant son amant endormi, elle ne put que constater qu'elle ne ressentait alors qu'une seule chose. La peur absolue de perdre l'autre.

.~.~.~.

Regina et Emma se réveillèrent difficilement, autant dire qu'elles reprirent leurs ébats ; les caresses et les baisers prodigués par Emma dans le dos de la brune n'avaient qu'attisé à nouveau le feu de la passion. Chaque centimètre de la peau de l'autre avait été léché, exploré, frôlé, laissant l'autre pantelante de désirs, maintenant au creux de leurs jambes le désir qui demandait sans cesse d'être assouvi.

«- Emma... Stop... » Dit Regina en riant.

«- Mmh, vraiment ? » S'enquit la blonde entre ses jambes.

«- Oui vraiment... Il est, mmh » répondit-elle en tendant le bras, « il est 13h Emma...

- Et ?

- Et bien il serait bien qu'on refasse un peu surface.

- Je n'ai pas du tout envie... » Répliqua la blonde qui recommença à laisser courir sa langue sur le trésor trempé de sa partenaire.

«- Emma... » Soupira cette dernière.

«- Mmmmh quoi... » Grogna la blonde.

«- T'arrête pas... »

Emma ne put retenir un petit rire de satisfaction.

.~.~.~.

Ainsi, ce ne fut que la faim et la soif qui tira les deux amantes du lit. Elles partagèrent un repas improvisé.

«- Emma...

- Moui ? » Demanda la blonde, un morceau de pain entre les dents.

«- Je voulais te demander, pourquoi tu ne voudrais pas reporter un enfant ? »

Emma soupira et posa sa tranche de pain.

«- Simplement que l'accouchement d'Henry a été compliqué, ainsi que la grossesse.

- C'est-à-dire... ? » Demanda prudemment la brune.

«- Neal m'a largué enceinte avec... Environ 100 dollars en poche, autant te dire que rien aurait été pareil... J'ai galéré à trouver un emploi, j'étais qui plus est stressée et inquiète... J'ai dormi dans la voiture... Ensuite j'ai trouvé des collocations, où quand on a découvert que j'étais enceinte, les autres colloc m'ont virés...

- Sérieusement ?

- Oui, et le pire... C'est quand j'ai accouché dans la voiture, j'avais appelé une ambulance... Mais elle ne venait pas... J'ai dû commencer le travail enfin... Ça été horrible, j'étais seule Regina... Et j'avais peur pour moi, pour l'enfant... De mourir... »

Regina s'approcha d'Emma et l'encercla de ses bras.

«- Je comprends...

- Il y avait tout ce sang... Et... » Emma s'interrompit, retenant alors ses larmes au souvenir douloureux.

«- Je suis désolée chérie... » Dit Regina.

«- Non non, pas ta faute... Enfin... Tu envisages un enfant ?

- Pas maintenant, et surtout pas à cause de ma mère, mais je pense que... Si notre couple arrive à se construire...

- Ça se passe bien non ? » Demanda la blonde, inquiète.

«- En dehors du lit... » Précisa la brune, amusée.

«- Oui bien sûr...

- Écoute-moi Emma, ça fait juste quelques semaines qu'on est ensemble, je suis très amoureuse de toi... Je n'envisage pas ma vie sans toi actuellement... » Elle prit le visage de la blonde entre ses longs doigts. « Emma... J'aime être avec toi et je veux que ça dure entre nous... On va y aller à notre rythme.

- T'emménage quand chez moi ? » Répondit la blonde en riant et très émue par les propos de sa compagne.

«- Emma... Tu es intenable, on va pas faire le cliché du couple lesbien qui emménage ensemble au bout de 24h...

- Trois semaines ! » Répliqua Emma en riant.

Regina soupira alors, amusée.

«- J'amènerais des affaires. »