Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Jeff Davis, ce qui est totalement inutile de préciser mais bon on a pas le choix...

L'histoire se situe après la saison 3A.

Je remercie énormément ma petite Lily ! :)

Voilà le chapitre que j'ai eu tellement de mal à écrire. Grâce à Lily, il n'est pas si pourri que ça ^^ Je n'ai pas encore eu le temps de répondre aux reviews précédentes mais ça fait partie de mes priorités :D

Bonne lecture et n'oubliez pas de me dire ce que vous en pensez !

Pour la liberté d'expression : Nous sommes Charlie.


Chapitre 34 : And I'll sing a song, that'd be just ours

9 aout, en soirée.

Ils rangèrent toutes leurs affaires et s'installèrent dans la voiture. Ils retournaient sur Hollywood, Stiles avait vu sur internet que le musée de la mort avait une nouvelle exposition, et cela les intéressait tous les deux. Peter grimpa derrière le volant et ils quittèrent rapidement la ville après un dernier regard vers le moulin illuminé. Ils étaient silencieux, Stiles le visage fixé sur l'extérieur, Peter sur la route. Le calme dans la voiture ressemblait à celui qu'il y avait lorsqu'ils étaient partis de Beacon Hills, mais tant de choses avaient changées. Ils étaient plus libres, plus heureux, plus complices. Il n'y avait aucune prise de tête, juste de l'amusement dans leurs yeux, des sourires taquins, lorsqu'ils ne pensaient qu'à eux et seulement à eux. Et c'était ce qu'ils essayaient de faire de plus en plus.

Stiles frissonna et se tourna pour attraper la couverture à l'arrière de la voiture. Peter enleva la clime, voyant que l'adolescent avait froid. Stiles s'enroula tout de même dans la couverture, laissant échapper un soupir de bien-être.

- J'adore rouler la nuit, c'est tellement plus agréable, ronronna-t-il.

- Là, en l'occurrence, c'est moi qui roule, marmonna Peter, amusé.

Stiles ferma les yeux et se cala sur son fauteuil, bercé par la musique qui emplissait la voiture.

-SOWK-

Peter regarda sa montre. Il ne restait plus qu'une demi-heure de route avant d'arriver à Hollywood. Avec un peu de chances, ils arriveraient pour le repas à l'hôtel où ils avaient réservé. Il se tourna vers l'adolescent. Celui-ci semblait avoir commencé sa nuit. Peter ne souriait pas. Il se contentait de lancer des regards furtifs à son visage endormi. Il ralentit pour pouvoir remonter la couverture qui tombait de ses épaules.

-SOWK-

10 aout.

Au déjeuner, Stiles demanda à nouveau à Peter de lui parler de Derek. Il n'en avait pas grand-chose à faire, mais il voulait en savoir plus sur la jeunesse de Peter et les deux loups garous étaient tellement liés à l'époque qu'il était certain de réussir à avoir quelques infos. Il avait compris que c'était le seul moyen de connaître la vie de Peter.

- Talia le tenait à l'écart de ce qui se passait avec Ennis et Deucalion. Mais il avait vu la spirale, et moi aussi. Je m'intéressais à ce qui se passait, comme Derek, et j'ai finis par comprendre Ennis. La douleur, la haine, l'impuissance, te poussent à faire des choses que tu regrettes. Tu es aveuglé par la haine, et c'est pour cela qu'il a déclaré la guerre aux Argent. A tord, évidemment.

Peter prit une gorgée de vin et secoua la tête.

- Peu importe, tu sais déjà tout ça. Paige était la bonne. Derek était amoureux d'elle comme il ne l'avait jamais été, et elle lui a été enlevée, par ma faute. Il ne retombera plus jamais amoureux de cette manière, j'en suis persuadé, et cela même s'il le voulait, il ne pourrait pas s'attacher à une autre personne comme ça.

- Il ne le veut pas ?

- Non. J'en sais encore suffisamment sur Derek pour le savoir.

Observateur, pensa Stiles.

- Et toi ?

Peter leva la tête vers Stiles, qui avait le menton dans le creux de sa main.

- Quoi, moi ?

- Tu parles des sentiments de Derek, tu dis qu'il avait trouvé la bonne personne, qu'il ne trouvera plus jamais quelqu'un comme Paige. T'es tombé amoureux d'une personne comme lui il l'a été ?

Peter se mordit l'intérieur de la joue. L'adolescent était bien décidé à en savoir plus sur lui.

- J'aimais bien draguer les lycéennes. Une fois, je suis resté longtemps avec une amie de Laura, mais la famille est pour moi plus importante que tout et lorsque ma nièce l'a découvert, je l'ai quittée.

Stiles ouvrit la bouche.

- Tu as renoncé à la fille que tu aimais pour Laura ?

Peter secoua la tête.

- Je ne pense pas que je l'aimais. Du moins… oh, tu m'emmerdes avec tes questions, en fait, plaisanta le loup garou pour cacher sa gêne.

Il se gratta la tête et Stiles ne put retenir son sourire. Il était fier de réussir à mettre le loup garou dans cet état.

- C'est trop compliqué ces sentiments, je verrais bien si un jour ça me tombe dessus.

C'est arrivé, c'est comme ça. Il faut savoir accepter ce qui te rend heureux. Stiles cligna des yeux lorsque la voix de Luke résonna dans sa tête. Il se redressa et se resservit du vin. Peter haussa un sourcil mais ne fit aucun commentaire. Leur discussion s'arrêta là.

-SOWK-

11 aout, matinée.

Peter regardait autour de lui, un sourire narquois au visage. Ce musée l'amusait sincèrement. Il lisait les différentes fiches des criminels, ce qu'ils avaient fait, leur peine, s'ils avaient échoué ou non. Parfois, il interpellait Stiles pour critiquer ce qu'avaient fait les criminels, mais pas dans le sens qu'on pourrait le croire.

- Non mais sérieusement, t'as vu cette andouille ?! Se faire avoir de cette manière, c'est pas à moi que ça serait arrivé !

Stiles haussa un sourcil sceptique et continua la visite. Quelques minutes plus tard, Peter lui attrapa à nouveau le bras.

- Non mais sérieux, celui-là il a perdu ses chaussures ! Faut apprendre à nouer ses lacets avant de vouloir braquer quoi que ce soit !

Stiles pouffa de rire et continua. Peter ne put retenir une nouvelle remarque plus longtemps.

- Sa carte d'identité… Il a laissé sa carte d'identité sur le lieu du crime, mais il est con ou quoi ?

Stiles éclata de rire.

- Peter, t'aimerais être reconnu dans un endroit comme ça ?

- Ben déjà, c'est con un musée comme ça, c'est rendre hommage à des personnes qui ont fait du mal, mais si en plus ils sont cons…

Stiles secoua la tête en riant et passa son bras sous celui de Peter.

- Allez viens, mon beau gentleman cambrioleur, on passe à une autre salle.

Peter le suivit, fredonnant joyeusement.

-SOWK-

L'après-midi, ils allèrent visiter un tout autre musée : le musée d'art contemporain de Los Angeles. Peter attrapa le bras de Stiles, sans prêter attention au prospectus qu'il lui tendait.

- Laisse tomber, ils n'expliquent pas les choses correctement dans ces trucs.

Peter sourit et tira Stiles vers un tableau.

- Suis-moi, je vais te montrer.

L'adolescent sourit, amusé. Il lui était difficile de ne pas suivre l'aîné, étant donné la force avec laquelle il le serrait contre lui.

- C'est un tableau de Franz Kline, un peintre du XXème siècle. C'est de l'expressionnisme, il peignait de manière spontanée et intense. Regarde ces traits, on dirait qu'il l'a fait avec toute sa rage, cela s'apparente à une cage selon la distance à laquelle tu le regardes. Je me suis souvent demandé s'il avait vraiment une idée derrière ce tableau…

Stiles regarda Peter qui avait les yeux rivés au tableau, pensif.

- Comment tu sais tout ça, Peter ?

- J'adore l'histoire et l'art, surtout l'art. C'est ma passion. Viens, j'ai vu qu'ils ont du Andy Warhol, tu sais, il est né à Pittsburgh en Pennsylvanie, comme Franz Kline…

Peter était intarissable sur l'art. Stiles l'écoutait lui parler des différents peintres, sculpteurs, photographes, dont ils voyaient les œuvres.

- Jean Fautrier, un peintre français, il a fait ce tableau, I'm falling in love. Bon, je t'accorde qu'il est étrange, mais c'est intéressant de voir sa représentation de l'amour, de l'instant où l'on tombe amoureux. Il semble brouillon, perdu, ce mélange de couleurs, comme les couleurs de l'âme, et les deux ombres, comme une personne qui vient se faire une place contre lui.

Peter ne s'arrêtait plus de parler, mais Stiles trouvait cela amusant. Il le regardait, émerveillé, buvant ses paroles, son savoir, et trouvait que Peter était particulièrement heureux à ce moment-là, dans son élément, dans une bulle de bonheur, dont il faisait un peu partie. Il se dit en son fort-intérieur que Peter était vraiment beau lorsqu'il souriait comme ça.