Hellow mes petits PotterHeart ! Bon... On ne va pas se mentir, cela fait un petit moment que je ne poste plus. Que ce soit pour cette fic ou les autres j'ai un peu de mal a y consacrer du temps en ce moment... Ce qui m'énerve pas mal parce que je prend du retard et surtout : J'ai envie d'écrire ! Bref, je vais faire comme je peux pour vous donner la suite de mes fanfic aussi tôt que possible ! En attendant... Je m'excuse d'avance pour ce chapitre :3 Vous comprendrez pourquoi à la fin.

Sur ceux je vous laisse et m'occupe des réponses à vos Reviews !


Shiroe : Contente qu'elle te plaise ^^

Kahouete : C'est vrai que j'ai beaucoup hésité moi-même à écrire sur la tolérance... Il faut dire que pour moi (et Alia) c'est quelque chose de parfaitement normal ! Mais je voulais quand même parler du fait que ça ne l'était malheureusement pas pour tous et que parfois, il fallait malheureusement se battre pour avoir le droit de vivre et aimer... Quand à la suite... Je te laisse lire puis m'insulter par message à la fin :3 (je dois être maso)

MarieJR : Sauver Sirius pour préserver ta santé mentale ? Ma fois, on est très bien aussi sans, tu sais ? Kufufufufu

Soadesmangas : Ah ! Malheureusement pour toi, il faudra attendre le chapitre 33 pour avoir les explications de Dumby envers son coup de pute pour Alia :3 Mais je suis sûr que ce chapitre aussi t'apportera ta dose de sensation forte !

Krankar Volund : Pardon si je réécris parfois un peu le livre au mot près, j'essaye de le faire le moins possible, mais c'est vrai que comme Alia est moins présente en ce moment, il est difficile pour elle de mettre son petit grain de sel dans l'histoire comme à son habitude ^^

RageAgainstTheGhosts : Ouiiiii ! Tu n'imagines pas à quel point ça défoule d'écrire un passage de lynchage d'Ombrage ! Je devrais faire ça plus souvent ^^


Une PotterHeart à Poudlard

Chapitre 32 : Quand le destin reprend son cours


Ils étaient dans une salle. Une salle sombre pleine d'étagères poussiéreuses. L'un debout, la baguette tendue, et l'autre rampant sur le sol. Peinant à relever la tête pour lancer un regard de défi à son tortionnaire, Sirius Black cracha entre ses lèvres.

-Il faudra me tuer.

-Oh, mais c'est prévu Black. Commença la voix de serpe du seigneur des ténèbres. C'est prévu... Mais avant, tu devras aller me la chercher. Ne t'inquiète pas, nous avons tout le temps devant nous... Voyons combien jusqu'à quand tu pourras supporter la douleur ! Endoloris !

-NON !

Harry tomba de sa chaise et s'écrasa contre le sol de la grande salle. Immédiatement, toutes les têtes se déconcentrèrent de leurs copies pour voir qui osait les déranger de la sorte. Le Professeur Tofty, qui était chargé de surveiller le bon déroulement de leur dernière épreuve de BUSE s'approcha de lui et l'aida à le relever et à quitter les lieux.

Harry était affolé. Ça avait recommencé. Ce rêve qui n'en est pas un. Ces visions. Il venait de voir Sirius se faire torturer par Lord Voldemort ! Sans attendre son reste, il courut jusqu'à l'infirmerie.

Madame Pomfresh poussa un cri de surprise lorsque le survivant fit irruption devant elle, les cheveux encore plus en bataille que d'habitude et un air paniqué sur le visage.

-Potter ! Qu'est-ce qui vous prend d'apparaître comme ça ?!

-Je dois absolument voir le Professeur McGonagall ! S'écriât-il. C'est urgent !

-Elle n'est plus ici Potter... Répondit l'infirmière avec tristesse. Elle à été transféré à Ste Mangouste. Quatre éclairs de stupéfiction en pleine poitrine à son âge ! C'est un miracle qu'elle ai survécu !

-Elle... est partie ? Répéta Harry sous le choc.

La cloche sonna alors et ils entendirent le brouhaha caractéristique des élèves qui sortent de cours. Harry resta immobile, fixant Madame Pomfresh sans la voir. Que faire ? Il n'y avait plus personne à qui il pouvait se confier au château ! Dumbledore était parti, Hagrid avait fui il y a quelques jours et McGonagall, qui avait été blessé en l'aidant, était maintenant à Ste Mangouste ! Comment les choses avaient-elles pu se détériorer de la sorte ? Qu'avait-il fait pour mériter de voir sa vie partir en morceaux comme ça ? Que faire maintenant ? Il était seul. Tous seul...

Avec un regard presque aveugle, il sortit de l'infirmerie et marcha dans le couloir qui grouillait déjà de monde. L'esprit comme blanc, évoluant dans une sorte de flou ambiant sans savoir où aller. Que faire ? Que faire ? Sirius était en danger. Il ne pouvait rien faire. Sirius était torturé. Il ne pouvait prévenir personne. Il savait, il devait faire quelque chose pour son parrain, sa seule famille ! Mais quoi ? Il était impuissant.

-Harry !

Hermione lui attrapa le bras et le força à pivoter vers elle.

-Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Ça va ? Tu es malade ?

-Tu veux aller à l'infirmerie vieux ? Demanda Ron. On dirait que tu vas t'évanouir.

Harry leva les yeux vers eux. Il était comme dans un état second.

-Sirius est prisonnier de Voldemort... Dit-il dans un souffle.

Ron frissonna au nom et Hermione écarquilla les yeux de surprise.

-Venez. Leur dit-elle en les traînant par le bras. Elle les emmena dans une salle vide et força Harry à s'asseoir. Ce dernier commençait lentement à sortir de sa stupeur face à l'agitation de son amie.

-Comment tu sais ça ?

-Je l'ai vu...

-Encore une vision ? Comment ? Je croyais que tu ne devais plus en avoir !

-Plus important ! S'écria Ron surprenant les deux autres. Tu as vu Sirius ? Où ?

-Au département des mystères... Il y a une salle là-bas, remplie d'étagères sur lesquelles sont alignées de petites boules de verre. Sirius est au bout de la rangée quatre-vingt-dix-sept. Et Voldemort veut qu'il récupère quelque chose dans cette salle. Il est en train de le torturer... Il va le tuer !

-Calme toi ! Lui ordonna Hermione. Harry, il faut que tu te calmes.

Le survivant écouta les conseils de son amie et prit plusieurs longues respirations comme le leur avait appris Alia durant leurs séances de l'A.D. Enfin, il remonta son regard vers ses amis.

-Il faut qu'on y aille.

-Quoi ? Où ?

-Au département des mystères. Il faut sauver Sirius !

-Harry... On ne peut pas...

-Quoi ? Hurla Harry. On ne peut pas quoi ? Dumbledore est introuvable, Hagrid et Alia aussi et McGonagall est toujours hospitalisé ! Nous n'avons personne à prévenir pour lui venir en aide. Il faut y aller nous !

-Mais Harry réfléchit ! Le ministère doit être bondé à cette heure-là ! Jamais deux personnes aussi recherchées que Voldemort et Sirius n'aurait pu y entrer...

-Mais je l'ai vu ! Je suis allé plein de fois dans ce couloir, il n'est jamais surveillé !

-Tu n'y es jamais allé Harry ! Ce sont des rêves...

-Ce ne sont pas que des rêves !

Harry se leva et fit un pas vers elle. Il aurait aimé la prendre par les épaules et la secouer pour qu'elle comprenne.

-Si c'était juste des rêves, alors comment j'aurais pu savoir que le père de Ron se faisait agresser ?!

-Il a raison, approuva Ron. Quoi que soient ses rêves, ils sont vrais. Sirius est sûrement vraiment en danger.

-Mais... Commença Hermione.

Au même moment, la porte de la salle s'ouvrit et Ginny y entra suivie de Luna.

-Salut... Fit Ginny avec hésitation. On a entendu Harry crier. Qu'est-ce qu'il se passe ?

-Rien. Fit froidement Harry. Ça ne vous regarde pas, retournez en cours.

-Attends ! S'écria Hermione alors que Ginny allait répondre de façon cinglante. Elles peuvent peut-être nous aider ! Si comme tu le dis, Sirius est bien au département des mystères...

-Je l'ai vu. Il y est.

-S'il y est, repris Hermione sans le calculer. Alors il ne sera pas chez lui. Les filles !

Elle se tourna vers les deux plus jeune qui l'écoutèrent attentivement, consciente que ce qu'il se passait était sûrement important.

-Il va falloir qu'on s'introduise dans le bureau d'Ombrage pour vérifier si une personne va bien. Vous pouvez nous aider à faire diversion ?

-Pas de problèmes dit Ginny. Il va nous falloir un peu d'aide...

-On pourrait demander à Peeve de nous donner un coup de main. Fit Luna de sa voix étrange.

-Bonne idée ! Approuva Ron. Depuis que Fred et George lui ont demandé de rendre la vie infernale à Ombrage, il est très enclin à foutre le bazar ! Le mieux serait de le lâcher dans le département de Métamorphose, c'est à des kilomètres du bureau d'Ombrage !

-Bien, fit Hermione en réfléchissant à toute vitesse. Ensuite, il faudra empêcher quiconque de s'approcher du bureau d'Ombrage...

-Avec Fred et George, on avait prévu d'inonder un couloir de Gaz Étrangleur une fois ! On pourrait se servir de cette excuse pour tenir les élèves à l'écart ! Mais on aura besoin d'une personne de plus...

-Demande à Neuville. Fit Harry qui semblait s'être calmé. On peut lui faire confiance. Mais je vous préviens, si Sirius n'est pas chez lui, je vais immédiatement au département des mystère pour le sauver. Compris ?

-Compris.


Notre petite brune se sentait en ce moment même minuscule face à la demi-douzaine de centaures qui lui faisaient face. Si se retrouver devant Finrez au détour d'un couloir du château était déjà impressionnant, être entouré de sept ou huit de ses hommes chevaux en beau milieu de la forêt interdite l'état encore plus... Voir même, c'était terrifiant ! Leurs arcs étaient pointés vers Alia qui se tenait droite, les mains en l'air et le visage figé de peur.

-Je... je suis désolée... je ne voulais pas empiéter sur votre territoire...

-Silence Prodigium ! Lui ordonna le centaure le plus proche. Tes paroles n'ont aucun pouvoir ici.

Hein ?!

Prodiquoi ?

Il a dit quoi le cheval ?

On va tous mouriiiiiir !

Le cerveau d'Alia commençait totalement à dérailler. Il faut dire qu'elle n'avait jamais été douée pour les situations de mort imminente.

Aussi quelle idée de s'aventurer seule dans la forêt interdite ?! Bon... à la base ça partait juste d'un sentiment de vengeance sadique. Alia voulait assister de ses propres yeux au moment ou Ombrage serait emmené par les centaures après qu'Hermione lui ait tendu un piège ! Mais jamais elle n'aurait cru qu'un petit groupe de centaures se détache du troupeau pour lui donner la chasse ! Elle avait cavalé dans la forêt comme un lapin crétin sous cocaïne pour finalement se ramasser de tous son long aux pieds (sabots ?) d'un des hommes chevaux. Le tout à seulement quelques mètres de la lisière de la forêt.

Super.

-Tu n'as rien à faire ici Prodigium ! Va t'en !

Encore ce Prodimachin... bon sang mais qu'est-ce que c'est que ce nom de merde ?

-Je... oui bien sûr ! Je m'en vais !

Alia voulut faire un pas vers le château quand une flèche vient se loger dans l'herbe du chemin, a quelques centimètres de son pied.

Oooook ! Pas bougé. Message reçu 5 sur 5 !

-Pas comme ça ! Tu doit quitter ce monde !

-Quoi ?!

J'ai du me cogner la têteplus fort que je ne le pensais...

-Tu as bien entendu ! Cria le centaure qui avait tiré la flèche. Tu n'as rien à faire dans ce monde ! Sale Prodigium !

-Je ne comprends rien ! C'est quoi ce Prodigieurm ?! Vous devez vous tromper de personne ! Je m'appelle Alia Aka, je travaille au château ! Je... Dumbledore se porte garant de moi !

-Tes paroles ont réussi à duper jusqu'au directeur de ce château, mais nous, tu ne nous auras pas Prodigium ! Tu dois quitter ce monde !

-Ta simple présence perturbe le cours naturel des choses ! Cracha une femme cheval à la tête rasée. Les étoiles sont toutes voilées... Tu perturbes jusqu'à l'avenir des cieux ! Quel genre de monstre peut faire de telles abominations ?!

-Je suis désolé ! Je...

-Silence Prodigium ! Rugis une nouvelle fois celui qui semblait être le chef. Tu ne nous auras pas avec tes paroles empoisonnées ! Tes agissements sont vains ! Le cours du temps reviendra bientôt à la normale et ceux que tu as changé reprendra sa place ! On ne joue pas avec le destin aussi facilement !

-Tu entends Prodigium, rigolas un autre centaure, ton chaos ne durera plus longtemps.

-Mais ! Vous vous trompez ! J'essaye d'aider dans la guerre contre Voldemort !

-Ces querelles de sorciers ne nous concernent pas, repris la femme. Tu penses que tu fais le bien, mais tes actes sont empoisonnés ! Au final, seul le chaos régnera ! Les prophéties doivent avoir lieu ! Ceux qui s'y opposent ne feront qu'apporter le malheur et là désolations dans leur sillage.

Alia senti les larmes lui monter aux yeux. Comment pouvaient-ils dire cela ? Elle essayait de sauver des gens, pourquoi voulaient-ils l'en empêcher ? Qui étaient-ils pour parler de destin ?

Et elle qui était-elle pour vouloir le changer ?

-Je refuse de rester ici sans rien faire tout en sachant que j'aurais pu sauver des gens ! Cria-t-elle avec force. Ces personnes méritent de vivre ! Qui êtes-vous pour m'empêcher de m'en mêler ? Vous dites que cette guerre ne vous regarde pas, mais vous n'allez pas tarder à vous rendre compte qu'elle concerne toutes les créatures de ce monde ! Et alors vous saurez que j'avais raison d'agir comme je l'ai fait !

-Tu prétends détenir toutes les réponses de la vie juste parce que tu connais le futur ? Tu es bien une Prodigium ! Nous aussi savons comment les choses vont se passer. Nous le savons depuis longtemps, mais contrairement à toi, nous acceptons ce futur.

-Pourquoi accepter un futur plein de mort et de sacrifices quand on peut faire quelque chose contre ça ?

-Car personne ne peut changer le cours des choses. Les personnes que tu as déjà sauvées mourront en emportant d'autres personnes avec elles. Ainsi, marche le destin.

Alia sentit la colère monter en elle. Le destin, le destin. Ces centaures n'avaient que cela a la bouche ! Bien sûr que le destin pouvait être modifié ! Chacun était maître de son destin et Alia avait bien l'intention de sauver l'avenir de ses amis ! Elle avait tout planifié et il ne lui restait maintenant plus qu'a renter dans la cabane hurlante pour patienter, les doigts de pieds en éventail !

-Laissez-moi partir ! Cria elle.

-Mais c'est ce que nous voulons Prodigium ! Quitte ce monde ! Retourne d'où tu viens !

-Mais je ne peux pas !

-Alors quitte juste ce monde ! De la façon qui t'arrangera, mais va t'en !

Alia resta légèrement silencieuse face à la colère teintée de frayeur du centaure.

-Très bien... je vais m'en aller... Mais il faut que vous me laissiez passer.

Le chef de la tribue la regarda un instant avant de lever son visage vers le ciel.

-Les étoiles sont si troublées ce soir... Quoi que tu t'apprêtes à faire, cela est voué à l'échec. Je te préviens. Part maintenant où le chaos s'abattra sur une autre victime.

-Une autre ? Quelle autre ?

-Part ! Quitte ce monde ! QUITTE CETTE FORÊT !

Il claqua des sabots sur le sol froid, tout de suite imité par les autres dans une très efficace technique d'intimidation ! Alia déglutis difficilement avant de prendre ses jambes a son coup. Mais même en courant elle s'attendait à tout moment à se faire transpercer d'un flèche.

Avant j'étais aventurier... et puis j'ai pris une flèche dans le genou.

MAIS TA GUEULE !

Alia sortit de la forêt comme si elle avait le feu aux fesses et ne s'arrêta pas avant d'avoir mis plusieurs mètres de distance entre elle et les sauvages à cul de cheval.

Se laissant tomber derrière une bute de terre elle entrepris de reprendre son avait plein de petit papillon dans les yeux, une douleur cuisante sur tout son flanc gauche et ses poumons étaient en de reprendre ses esprits comme elle pouvait elle se rendit compte quelle avait couru dans le sens opposé au saule cogneur et qu'elle devrait donc retraverser tous le parc en sens inverse pour retourner à la cabane hurlante...

Maudissant ces stupides canassons qui lui avait fait perdre un temps précieux et empêché de se foutre de la gueule d'une Ombrage Centaurophobe, Alia se laissa retomber sur l'herbe fraîche.

Le printemps laissait la place à l'été et les nuits comme celles-ci s'étaient beaucoup adoucie. Le dix-huit juin... Déjà... Dieu que le temps passait vite ! Alia avait tout planifié depuis si longtemps pour tenir Sirius éloigné des combats et expliquer tous le déroulement de la bataille à Dumbledore dans une lettre que Waemy avait de lui remettre il y a tout juste une heure. Cela devrait donner le temps au directeur de concorder son plan d'action aux recommandations d'Alia et d'ainsi éviter le plus de casse possible...

Au fur et à mesure qu'Alia rejouait son plan dans sa tête, elle laissait son regard se perdre dans les étoiles. Tout avait été planifié et expliqué dans sa lettre. Les agissements des Mangemorts comme elle s'en souvenait, leurs potentielles réactions face à l'asseau modifié de l'Ordre du Phoenix... Tout devait arriver comme prévu pour que leur camp ne subisse aucune perte ! Tous se passera bien...

Tes agissements sont vains !

Les prophéties doivent avoir lieu ! Ceux qui s'y opposent ne feront qu'apporter le malheur et là désolations dans leur sillage.

Quoi que tu t'apprêtes à faire, cela est voué à l'échec.

Le chaos s'abattra sur une autre victime.

Le chaos s'abattra.

Le chaos.

Le Chaos !

Alia se redressa en hurlant de rage contre son propre cerveau qui repassait en boucles les paroles des centaures. C'était idiot ! Bien sûr que tout se passerait comme elle le pensait ! Sirius serait sauvé, le Ministre de la Magie aurait un petit face to face avec Voldy et l'Ordre rentrerait chez eux sans le moindre bobo ! Simple, net et précis...

Le chaos s'abattra sur une autre victime.

Et si les centaures avaient raison ? Et si elle s'était trompée quelque part ? Après tout, ils étaient connus pour leurs prédictions et leur connaissance du futur... Peut-être... Peut-être que rien ne se passera comme prévue ?

Alia se leva avec force et fonça vers le château.

Hors de question qu'elle laisse ce soi-disant destin prendre le dessus sur elle. Si c'était la guerre qu'il voulait, alors il l'aurait.


Bulstrode, Montague, Crabe, Goyle et Pansy Parkinson tremblaient de rage. On leur avait donné une mission simple : surveiller les deux Weasley, Londubat et Lovegood le temps que la directrice revienne de la forêt interdite avec Potter et Granger. Ils leur avaient retiré leurs baguettes et les maintenaient fermement en jouant des muscles de Crabe et Goyle. Alors comment ses avortons de Gryfondor et Serdaigles avaient pu leur échapper aussi facilement ?! Même Montague, poursuiveur massif de l'équipe de Serpentard, s'était retrouvé soulevé dans les airs et balancé sur les fesses par la meuf rousse ! Où avaient-ils appris ce genre de mouvement de défense ? Aucune idée, mais les faits étaient là : Les Gryffy leur avaient filé entre les doigts !

Drago les écoutaient se plaindre, tout aussi énervé qu'eux. Jamais il n'aurait cru que ce pleurnichard de Londubat serait aussi fort ! Sans sa baguette en plus ! Il avait été humilié... Espérons que son père ne l'apprenne jamais.

Notre jeune Malfoy avait fini par se séparer du groupe en continuant de chercher le groupe des Gryffy quand il percuta quelqu'un à l'angle du couloir.

Avant même de pouvoir identifier l'imbécile qui l'avait dérangé, il se retrouva projeté contre le sol, la tête sur les pierres froide et quelqu'un qui lui maintenait le bras ! Alors qu'il sentait son agresseur se pencher sur lui dans le but de lui bâillonner la bouche, ce dernier sembla se figer.

-Drago ?

Cette voix ? Impossible ! Elle ici ?!

-Alia ?!

L'ex-surveillante se releva subitement et aida l'élève à en faire de même tout en s'assurant qu'il allait bien.

-Je suis désolé Drago ! Je ne savais pas que c'était toi ! J'ai réagi à l'instinct ! Personne ne doit savoir que je suis ici !

L'héritier Malfoy la regarda lui arranger les cheveux d'un air vraiment désolé.

-Bon sang, mais qu'est-ce que tu fais ici ?!

-Chut ! Moins fort ! Chuchota la brune en regardant furtivement d'un côté à l'autre du couloir.

Drago l'imita puis la poussa vers la porte la plus proche avant que le reste de la brigade inquisitoriale ne débarque à leur tour. Vérifiant que la salle était vide, il y entra avec l'ex surveillante avant de murmurer un sortilège de verrouillage sur la porte.

Enfin à l'abri des indiscrets, Drago se retourna vers Alia.

-Tu vas me dire ce que tu fais ici maintenant ? Pourquoi tu es revenue ? Tu te rends compte que si Ombrage te voit, elle vas te tuer ? Personne ne sait où tu te caches et toi, tu t'amuses à te balader juste sous son nez alors que les trois-quarts des partisans du ministère te recherchent ?! Tu es complètement folle ou quoi ?!

-Voyons Drago, souria la brune pour détendre l'atmosphère. Depuis le temps, tu devrais savoir que je suis l'incarnation même de la folie ! Je prie Shéogorath tous les soirs !

-Ce n'est pas le moment de plaisanter ! Cria Drago aussi bas que possible pour ne pas rameuter ses troupes. Mais qu'est-ce qu'il te prend d'être aussi inconsciente !

-Du calme Drago...

Alia voulut poser la main sur son bras pour le calmer, mais il l'esquiva habillement.

-Je me doutais déjà que tu ne devais pas être loin quand j'ai trouvé Jio dans le bureau d'Ombrage, mais je ne pensais pas que tu faisais mumuse de la sorte juste sous notre nez à tous ! Si tu étais dans les parages alors pourquoi tu ne m'as pas dit comment tu allais ? Même Potter et sa clique ne savaient rien !

-Comment tu sais que Harry et les autres ne savaient pas non plus où j'étais ?

Drago se troubla légèrement avant de bégayer.

-Je... J'ai des oreilles...

Avoue que tu stalk Harry !

-Je voulais savoir si eux, savaient quelques choses... Continua-t-il. Mais non.

-Je n'ai dit à personne où je me trouvais. Ni à Harry, ni au Professeur Rogue ni même à Dumbledore.

-Pourquoi... Pourquoi il faut toujours que tu fasses tout en solo ?!

-Heu... Tu est plutôt mal placé pour parler, je te signale.

-... Oui, c'est vrai. Je suis un solitaire qui ne peux me confier à personne sur ce que je pense réellement ! Mais je ne sais pas... Depuis quelque temps, je me suis dit qu'on pouvait partager certaines choses et se faire confiance... Il semblerait que je me sois trompé. Ça ne se reproduira plus.

Drago voulut faire volte face et sortir de la pièce, mais Alia lui attrapa le bras pour l'en empêcher.

-Drago je... Excuse-moi... Je comprends ce que tu ressens... Je sais que j'ai eu tort, mais j'ai mes raisons pour agir comme ça. Comprends moi. Je n'ai pas envie de t'impliquer dans quelque chose de dangereux.

-Plus dangereux que ce qui m'attends chez moi ? Demanda-t-il en relevant la tête vers elle.

Oh non... Pas ce regard... Pas encore... Drago fixait Alia comme s'il était sur le point de se noyer. Ses yeux étaient presque implorant. Et triste. Elle l'avait laissé derrière. Alors qu'elle était sa seule confidente. C'était à elle qu'il confiait toutes ses craintes et ses envies. Tout ce qu'il devait taire pour la simple raison qu'il était un Malfoy. Il lui avait fait confiance pour tous lui confier... Et elle était partie. Et là encore, elle allait partir. Sauver Sirius et l'Ordre du Phoenix et laisser Drago derrière. Pourquoi ne pouvait-elle pas l'emmener avec elle et le sauver à son tour ? Pourquoi tous devaient être si compliquer ? Pourquoi Voldemort devait s'en prendre à des enfants si jeunes ? Pourquoi...

Alia attira Drago contre elle et l'enserra de ses bras. Le jeune homme avait beau avoir presque six ans de moins qu'elle, ils faisaient presque la même taille. Drago se laissa faire et cala sa tête contre l'épaule de son amie. Depuis quand n'avait-il pas ressentie de pareille chaleur ? Comme l'étreinte d'une mère ou d'une sœur protectrice ? Cela faisait tellement de bien... Il aurait voulu que le temps s'arrête et qu'ils restent comme ça, malgré ses larmes qui menaçaient de couler.

Au bout de quelques minutes, Alia s'écarta et regarda Drago dans les yeux. Il était si jeune et effrayé, et en même temps, si plein de courage... Tout ce qui lui manquait, c'était un peut de confiance. Et d'espoir.

-Donne-moi ta main. Dit-elle tout doucement.

Drago s'activa sans poser de question. La paume droite tendues vers le haut comme prêtent à recevoir quelque chose.

-Sais tu ce que représente ce signe ?

Tout en parlant, elle attrapa sa main puis traça deux lignes avec son index qui se rejoignaient au centre de la main du blond.

-Non...

-C'est le symbole de l'être humain. On le retrouve dans des mots comme humanité ou grandeur d'homme. Les Japonais l'écrivent au creux de leurs mains pour se donner du courage.

Alors qu'elle finissait sa phrase en souriant tendrement, elle guida les mains de Drago vers sa bouche pour qu'il avale le signe invisible.

-Je ne vais pas te mentir Drago. Les choses vont être de plus en plus difficile dans les années à venir. Pour toi plus que pour tout autre si tu veux mon avis. Alors tu devras être fort ! Et courageux ! Je sais que ce sont des qualités de Gryffondor pour toi, mais crois moi, tu es un jeune homme plein de courage. Fait ceux qu'il faut pour toi, pour ta famille. Et tu verras, dans deux ans, tout sera fini ! Tu pourras reprendre une vie normale et sûre. Plus même ! Tu pourras enfin être toi-même et vivre heureux ! C'est une promesse que je te fais Drago. Et je ferais tous pour la tenir.

Drago la regarda en essayant avec force de réprimer les larmes qui menaçaient toujours plus de s'échapper. Alia lui fit un sourire puis lui sera les mains avec force.

-La prochaine fois que tu sentiras ton courage t'échapper, pense à ce geste. Il t'aidera.

-C'est promis...

Le blond dégagea alors ses mains pour se frotter les yeux. Aucune larme n'avait coulé. Et étrangement, que ce soit à cause du symbole japonais ou des paroles d'Alia, il sentit une bouffé de courage rejaillir en lui. Comme si l'espoir d'un jour meilleur pouvait éclipser tous ses doutes.

-Tu ne m'as toujours pas dit ce que tu faisais ici ? Demanda-t-il en reprenant son petit air supérieur.

-Oh, mince, c'est vrai ! S'écria l'ex-surveillante ! Je dois à tout prix entrer dans le bureau d'Ombrage !

-Le Crapaud ? Pourquoi ? Qu'est-ce que tu veux lui faire encore ?

-Je dois aller quelque part et pour ça, j'ai besoin d'utiliser sa Cheminé !

-Pourquoi ne pas juste demander à Waemy de te faire transplanner là où tu veux ? Ce sera bien moins dangereux !

-J'ai envoyé Waemy en mission, je ne peux pas l'appeler maintenant ! Et ma mission à moi est super urgente ! Une question de vie ou de mort !

-T'aurais pas pu le dire plus tôt ! Bouge pas, je vais vérifier si le couloir est désert !

-Merci Drago !


Harry dévala brutalement les gradins de granit. Il atterrie en bas des marches géante sur le dos ce qui lui coupa le souffle. Mais il n'avait pas le temps de s'arrêter. Se remettant sur pieds, il reconnut la salle de l'étrange Arche de pierre qu'ils avaient traversé plus tôt pour sauver Sirius. Quel blague que ce sauvetage ! Tout était faux, ils avaient été piégés ! Sirius n'avait jamais été emmené jusqu'ici. Même Voldemort n'avait jamais posé ses pieds dans ses salles du Ministère.

Non, tout cela n'était qu'un stupide piège ! Et Harry y avait foncé tête baissé ! Et il y avait entraîné Ron, Hermione, Ginny, Neuville, et même Luna ! Quel imbécile...

Une dizaine de Mangemorts les avaient attendus dont Lucius Malfoy et Belatrix Lestrange. Et ils semblaient vouloir une certaine Prophétie. Une prophétie qui liait Harry et Voldemort.

Harry et les autres avaient fui aussi vite et loin que possible, se perdant dans le labyrinthe du département des Mystères. Ils avaient été séparés, Hermione avait été touchée par un sortilège inconnu qui l'avait plongé dans une sorte de coma, Neuville s'était fait exploser le nez et avait détruit sa baguette, Ginny s'était cassé la cheville et Ron avait perdu la raison après un passage dans une des dangereuses salles du département ! Seule Luna et Harry s'en étaient à peu près sortis et voilà qu'ils devaient aussi gérer des attaques de cerveau munis de tentacules à crochet !

S'en était trop, aussi dès qu'Harry réussi à trouver une salle à peu près sûr pour ses amis, il avait décidé d'éloigner les Mangemort le plus possible.

Il s'était enfui, Prophétie bien en évidence, pour finalement perdre pied en entrant dans cette salle. Heureusement pour lui, il avait réussi à suffisamment maîtriser sa chute pour ne rien se briser et garder la prophétie intacte !

Après tout, c'était sa seule monnaie d'échange.

Harry voulut s'enfuir vers l'Arche, mais les Mangemorts lui barraient déjà la route... Il était fait comme un rat ! Quelle plaie... Mais au moins ils avaient éloigné ses enfoirés de ses amis.

L'un des Mangemort qu'Harry savait être Lucius Malfoy fit un pas dans sa direction, baguette brandie et prêt à attaquer.

-Eh bien, eh bien Potter. Commença-t-il de sa voix traînante. Te voilà piégé. Tu nous auras bien fait courir, mais c'est la fin désormais. Donne-nous la prophétie !

-Je vous la donne si vous laissez d'abord les autres partir sain et sauf ! Répliqua Harry sans se démonter même si sa main tremblait fortement.

Quelques Mangemort ricanèrent méchamment avant que Lucius ne reprenne la parole.

-Tu n'es pas en position de marchander Potter. Nous sommes dix contre toi seul. Alors rends-toi et donne nous cette prophétie.

-Il n'est pas seul ! Fie une voix enrouée derrière lui.

Sortant d'un autre porte, Neuville s'avança difficilement, la baguette d'Hermione dans la main droite et l'autre tenant son nez en sang pour contenir l'hémorragie.

-Neuville qu'est-ce que tu fais là ?! Cria Harry. Retourne avec Ron et les autres !

-Luna s'occupe d'eux. Répondit le brun sans comprendre qu'Harry s'inquiétait surtout pour lui. Ne t'inquiète pas Harry, on va s'en sortir.

Son ton assuré fit hausser un sourcil à Lucius sous son masque.

-C'est Londubat, c'est ça ? J'ignorais que tu étais aussi bêtement stupide. Une qualité que tu partages avec tes chers parents. À croire que vous mettre en travers de notre route est une tare familiale. Finit-il avec un sourire mauvais.

-Londubat ? S'écria Bellatrix tandis qu'un sourire éclatait sur son visage fou. Ooooh, mais j'ai eu le plaisir de rencontrer tes parents !

-JE LE SAIS BIEN ! S'écria Neuville avec une haine que Harry ne lui connaissait pas.

-J'ai bien envie de m'amuser un peu avec toi aussi, chantonna Bellatrix en faisant quelques pas en avant. Je me demande combien de temps durera le fils Londubat...

-Ne l'approchez pas ! Cria Harry, d'en bas des gradins en pointant sa baguette sur la sorcière.

Au même moment, une explosion fit voler l'un des portes de la salle dans un épais nuage de fumée ! Surprenant les Mangemorts, des sortilèges partirent dans leur direction sans qu'ils n'aient le temps de se protéger ! Profitant de cette distraction, Neuville se mit à dévaler les grandes marches des gradins pour se mettre à l'abri. Harry en fit de même, mais avant de se protéger derrière l'Arche, il eu le temps d'apercevoir le visage de leurs sauveurs.

Lupin, Maugrey, Tonks et Kingsley.

Évitant un trait de lumière rouge, Harry se faufila à couver jusqu'à Neuville qui se servait d'une petite montagne de gravas comme bouclier.

-Harry tu va bien ?

-Oui et toi ? Pourquoi tu n'es pas resté avec les autres ?

-Quoi ? Je n'allais pas te laisser tous seul ! S'écria le brun.

Au même instant, un sort explosa près d'eux, creusant un cratère effrayant là où Neuville avait sa mains quelques secondes plus tôt. D'un commun accord, ils se remirent à courir sous le sortilège du protego afin de trouver une autre échappatoire. Harry faillit glisser sur ce qui se révéla être l'œil de Maugrey avant de se faire attraper par le coup par un Mangemort qui avait perdu son masque. Le survivant reconnu l'homme qui était sensé exécuter Buck il y a quelques années.

Tous n'étaient que Chaos autour de lui. Harry voyait le monde courir et tanguer. Même le bruit n'avait plus aucun sens ni aucune logique. Où était-il ? Sur les gradins ? Devant l'Arche ? Dans une autre pièce ? Tout autour de lui n'étaient que poussière et terreur. Des cris et des sorts fusaient de partout et tous son corps le faisait souffrir. Il se rendit alors compte qu'il ne respirait plus, son souffle était coupé par les mains de son agresseur. Où était Sirius ? N'était-ce pas pour lui qu'ils étaient venus ? Alors pourquoi n'était-il pas là. L'Ordre était venu les sauver, mais ils n'étaient pas assez nombreux pour s'opposer à tous ses Mangemorts. C'était un combat déséquilibré qu'ils allaient perdre.

Dans un état second, Harry sentit l'une des mains de son agresseur quitter son coup pour récupérer la Prophétie. Ce fut ce petit instant de répit qui permit au survivant de riposter. Avec l'énergie du désespoir, il commença à balancer ses jambes en avant pour les enrouler autour de l'homme. Ce dernier, surprit, desserra un peu plus son emprise sur le coup du brun qui en profita pour faire basculer son corps sur le côté, emportant le Mangemort avec lui.

Ils dévalèrent une nouvelle fois les gradins. Harry se surprit à penser que cela allait devenir une habitude. Par chance, dans leur chute, son agresseur l'avait lâché et Harry lui était tombé dessus. Mais il eu à peine le temps d'entendre le craquement du crâne du Mangemort sur le bord de la dernière marche qu'une autre main lui attrapais le bras.

Lucius tourna le survivant face à lui avant d'essayer de lui arracher la prophétie des mains.

-Donne-la moi Potter ! Maintenant ! Hurlait-il.

-Jamais !

Alors que Malfoy allait lui lancer un sort, quelqu'un le stupefixia par-derrière. Se relevant tant bien que mal, Harry se fit à nouveau agresser. Mais cette fois-ci, c'était Lupin qui se plaçait devant lui pour le soutenir.

-Harry ! Prends Neuville avec toi et partez d'ici avec les autres ! On se charge des Mangemorts !

Deux autres mages noirs commençaient déjà à leur arriver dessus et Harry se rendit bien compte qu'ils ne s'en sortiraient pas comme ça. Ils n'étaient pas assez nombreux. Ils avaient besoin de renfort !

Mais Lupin ne lui laissait pas le temps de protester et commença à faire barrière entre lui et les leurs assaillants.

-Fuis je t'ai dit ! James ne me le pardonnera jamais s'il t'arrive quoi que ce soit !

-Vous n'y arriverez pas tous seuls ! Il nous faut des renforts !

-Harry va t'en !

-Lupin attention ! Cria la voix de Tonks d'un coin de la pièce.

Harry tourna la tête juste à temps pour voir un trait de lumière verte lui foncer dessus. Lupin le poussa alors en arrière, bloquant la trajectoire du sortilège de ses mains...

.

-PROTEGO !

Le sort se heurta à la barrière magique avec tant de force qu'ils créèrent des étincelles de lumière mortelles. Harry releva la tête juste à temps pour rencontrer les yeux de son parrain.

-Qui vous a autorisé à mourir vous deux ? Lança l'homme en prenant place à leurs côtés.

-Professeur ! Hurla la voix de Neuville à travers le chaos.

-Dumbledore ?!

Plusieurs Mangemort semblèrent hésiter à prendre la fuite en entendant le nom du directeur de Poudlard. Cela n'était pas prévu, c'était un adversaire d'un tout autre niveau qui venait de débarquer !

En effet, cela n'était pas prévu... Mais ce qu'ignoraient les Mangemorts, c'était que l'arrivée du directeur faisait en fait parti du déroulement logique de l'histoire. Le destin, qui avait été si difficilement modifié, venait de reprendre son cours normal. Ainsi, l'Ordre du Phoenix se battait avec les Mangemort au cœur même du Ministère de la Magie. Tous étaient présents. Tous reprenaient son cours. Bellatrix, ignorant l'arrivée du vieil homme, se joignit aux deux Mangemorts pour attaquer Harry, Sirius et Lupin. Le directeur, bien trop occupé à lutter contre les assaillants de Maugrey, ne pus rien faire pour empêcher l'inévitable.

Ainsi, comme le destin l'avait prévu, Bellatrix commença à concentrer ses sortilèges uniquement sur son cher cousin. Harry vit ses deux-là monter sur l'estrade de pierre qui soutenait l'Arche et s'envoyer toujours plus de sorts à la face. Lupin se battait, lui, au côté d'Harry tout en le protégeant comme il le pouvait. Les sorts pleuvaient, encore et encore. Les rapprochant toujours plus du moment fatidique.

Harry sentit un sort lui exploser prés de son oreille, le rendant presque sourd. Il répliqua d'un sortilège de stupéfix tellement puissant qu'il envoya valdinguer son adversaire, et Lupin en profita pour entraver l'autre.

Leur chance avait tourné, c'est ce que ce dit Harry à cet instant. Il était maintenant sûr de leur victoire. Ils allaient s'en sortir. Mais le destin est cruel et bien huilé. Comme s'il n'avait jamais attendu que ça, il se mit en route. Sirius évita un jet de lumière rouge et éclata de rire face à cette maigre tentative.

-Allons ! Tu peux faire mieux que ça ma chère cousine ! La provoqua-t-il d'une voix forte qui résonna étrangement dans la grande salle.

Ainsi fut scellé le destin.

Profitant de ce moment d'inattention, Bellatrix releva sa baguette.

-Avada Kedavra !

La scène sembla se dérouler au ralenti. Comme si le destin voulait faire durer l'instant le plus possible. Le jet de lumière verte parti comme un éclair de mort vers Sirius. Ce dernier souriait encore. Harry eu juste le temps d'écarquiller les yeux. Il voyait le sort foncer sur la silhouette de dos de son parrain. Sa seule famille.

Puis il entendit un bruit, comme celui d'une branche qui craque. Et quelqu'un apparu juste devant Sirius.

Ce dernier regarda la forme qu'il tenait presque dans ses bras. Elle était frêle comme celle d'une femme. Pendant un instant, il crut que Tonks s'était téléportée dans ses bras. Mais non.

Relevant la tête pour croiser le regard bien vivant de Sirius, Alia s'autorisa un dernier sourire.

-J'ai réussi...

Son souffle fut le dernier... Avant qu'elle ne se laisse glisser sur le côté, tombant à travers le voile noir de l'Arche Mystérieuse.


À suivre...