Bonjour tout le monde, vous avez passé un bon week-end ?
J'espère que le nouveau chapitre va vous plaire, bonne lecture !
RAR anonymes :
Guest : Oui, Hermione est la seule à se bouger un peu. Enfin, même si cela ne marche pas trop :) Merci pour ta review ! Bisous
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Colin émergea doucement alors qu'il sentait qu'on le secouait. Une main sur son épaule le remuait tandis qu'une voix murmurait à son oreille :
- Hey… Colin, réveille-toi.
Le gardien reconnut alors celui qui venait troubler son sommeil comme étant son frère. Avec réticence, ses paupières s'ouvrirent et son regard, encore flou, tomba sur le visage grave de Dennis. Ce dernier ouvrit à nouveau la bouche quand il fut sûr d'avoir son attention.
- Le matin va bientôt arriver, il faut se préparer.
Colin ramena ses mains sur son visage et se frotta les yeux vigoureusement. Il était sur le ponton. Le reste des gardiens et une partie de l'armée avaient dormi sur le bois ou dans les maisons situés sur la côte. Après avoir baillé bruyamment, le gardien se releva avec l'aide de son frère et regarda autour de lui. Plusieurs centaines d'hommes, encore à moitié endormis, se trouvaient sur la côte de Gryffondor. On ignorait quand l'ennemi allait attaquer et il fallait donc rester sur le qui-vive.
Le ventre de Colin gronda et Dennis sourit avant de l'entrainer un peu plus vers l'intérieur des terres. Des tentes y étaient installées pour les blessés et les réapprovisionnements. La veille, tard dans la nuit, il y était allé et avait dû attendre pour que l'on puisse soigner sa joue balafrée. A présent, la blessure était refermée, mais il en garderait tout de même une cicatrice. Les deux garçons pénétrèrent dans une tente et réussirent à dénicher un peu de pain et d'eau. Puis, après avoir dévoré le tout, ils retournèrent à leur poste. Silencieusement, ils sortirent leurs dagues, les lavèrent dans l'eau salée et contemplèrent la mer encore calme. Autour d'eux, les autres hommes évoluaient et se préparaient aussi. Peu de personnes parlaient, de brefs chuchotements pouvaient se faire entendre mais les clapotis de la mer les couvraient. Un silence de mort pesait et personne n'avait le cœur à le briser. Dennis et Colin, assis côte à côte, sentaient la tension monter. Aucun bateau n'était en vue, mais tous savaient que ce n'était qu'une question de minutes avant qu'une marée de navires vienne noircir l'horizon. La main sur la dague de l'ainé trembla et, dans le silence, il essaya de supporter ce calme avant la tempête. Son cadet, aussi tendu que lui, posa sa paume sur la main qui tenait le manche et lui apporta son soutien. La veille, ils avaient pu voir à quoi ressemblerait la bataille, comment les corps joncheraient le sol, avec quelle vitesse le sang coulerait et, surtout, avec quelle difficulté ils éviteraient la mort.
Heureusement, le temps d'attente ne s'éternisa pas et une ligne noire se forma à l'horizon. D'un seul mouvement, tous les hommes assis se levèrent et les soldats, armés de leurs boucliers, vinrent se placer devant les autres. Les archers, eux, se placèrent derrière tandis que les messagers se dirigeaient vers la ville afin d'aller chercher le reste de l'armée. Amassés, les Gryffondors attendirent l'arrivée de l'ennemi. La tension augmentait inévitablement et beaucoup de soldats se secouaient afin d'éviter la raideur de leur muscles. Finalement, les bateaux aux voiles vertes furent à portée de vue. Ils s'arrêtèrent cependant avant d'atteindre les bouts des jetées. Indécis, les soldats rouges s'agitèrent, ne comprenant pas la manœuvre de l'armée d'en face. L'arrivée de flèches répondit à leurs interrogations et une voix cria dans la foule :
- Boucliers au premier rang !
Les hommes se resserrèrent, créant une masse solide et compacte recouverte d'une carapace. Seulement, cela n'empêcha pas une nouvelle nuée de flèches de se ficher dans le bois des boucliers. Les rangs se resserrèrent encore et soudain tout détonna. Les boucliers de bois de bois explosèrent, dispersant la foule de soldats. Pris de peur, les Gryffondors se mirent à crier et à fuir les explosions qui venaient de toutes parts. Colin vit alors son frère se faire éloigner de lui et emmener avec un groupe. La voix beugla à nouveau, tentant de passer au dessus des cris affolés.
- Revenez ! Les archers, tirez !
Une volée de flèches rouges en flammes partit en direction des bateaux, cependant l'armée continua de se dissiper. Les explosions continuaient de tout réduire au même rythme que les flèches ennemies arrivaient. Colin avait perdu de vue son frère et criait son nom. Courant à travers la foule, il le chercha du regard. Il finit par le trouver, au niveau des petites maisons. Un morceau de bois de bouclier en plein ventre, il était accroché à une porte et peinait à garder les yeux ouverts. Quand il vit son ainé se rapprocher de lui, une larme coula sur sa joue et il tendit une main dans sa direction.
- Colin, murmura-t-il.
- Je suis là, dit son frère en arrivant en courant.
L'ainé essaya d'arracher l'énorme épine mais la grimace que fit son frère, suite à son geste, le fit arrêter de suite. Impuissant, il ignora alors les bruits autour et termina la distance les séparant. Sa main alla caresser la joue mouillée et il tenta un faible sourire.
- Ca va aller…, souffla-t-il tout en essayant d'ignorer la tâche rouge qui se répandait sur la poitrine de son frère.
Dennis sourit à son tour et hocha la tête. Il prit la main de son frère entre les siennes et la serra fort contre son cœur.
- Tu vas tous les tuer, hein ? chuchota-t-il, ensuite.
- Ensemble, répondit Colin sur le même ton.
Après un dernier sourire timide, le cadet laissa son dernier souffle sortir de sa bouche. Sa tête partit alors en avant et son menton se cogna contre son torse, tandis que ses mains lâchaient leur prise sur celle de son frère. Ce dernier, horrifié, lui rattrapa la tête, colla sa joue contre la sienne et laissa enfin les sanglots s'échapper de sa poitrine.
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Harry ouvrit doucement ses paupières et porta rapidement sa main à ses yeux. Le soleil filtrait à travers les rideaux et un rayon se trouvait exactement au niveau de son visage. Agacé, le brun se retourna dans ses draps et tomba sur un corps chaud. La peau lisse de son amant l'attira et il reposa en souriant sa tête sur le dos nu offert. Draco grogna dans son sommeil mais n'ouvrit pas les yeux pour autant. Le sourire ne quittant pas ses lèvres, l'ancien gardien laissa sa main se glisser sur la peau soyeuse et, du bout des doigts, il caressa le creux du dos de son compagnon. Malgré lui, Harry ne pouvait s'empêcher d'être heureux. C'était lui qui avait passé sa nuit avec Draco, lors de sa soi-disant nuit de noces, et c'est lui qui passerait le reste de ses nuits avec lui. Pris d'un élan de passion, le brun se redressa un peu et couvrit la peau douce se présentant devant lui de baisers tendres. Quand il arriva au niveau des flancs, le blond gloussa et essaya de lui échapper. Des mains fermes le maintinrent cependant en place et les lèvres descendirent encore plus bas.
- Cela ne t'a pas suffi la nuit dernière ? souffla la voix encore endormie du Serpentard.
- Jamais suffisant, marmonna le brun en continuant ses baisers.
Il ne put cependant pas terminer sa descente car Draco se retourna et s'assit.
- Attends. Il faut qu'on parle.
- Tu es sûr ? questionna Harry en vrillant son regard vers l'entrejambe à présent dévoilée de son amant.
- Oui… Arrête… Ah…
Le brun ne l'écouta pas et continua sa tâche d'embrasser chaque parcelle de peau libre en se concentrant cependant au niveau du centre de gravité du corps du blond. Vaincu, ce dernier retomba en arrière. Sa tête s'enfouit dans les oreillers tandis qu'il fermait les yeux afin de mieux savourer la caresse. Quelques instants plus tard, il donna un coup de rein et gémit bruyamment de frustration. Le brun s'était relevé. Il n'eut cependant pas le temps d'ouvrir les yeux que déjà quelque chose de beaucoup plus chaud engloutit sa virilité. Ce fut alors au tour de Harry de gémir et de se cambrer. Impatient, Draco ne lui laissa pas le temps de reprendre les commandes et les fit basculer afin de se retrouver au dessus. D'un geste vif, il se saisit des jambes du brun et les maintint afin de mieux se mouvoir. L'ancien gardien lui sourit et se laissa dominer avec joie. Peu de temps après, le blond s'effondra sur son compagnon et ils reprirent lentement leurs souffles. Finalement, Harry se dégagea et se leva. Tout en se dirigeant vers la salle de bain, il demanda :
- Alors ? Tu voulais que l'on parle de quoi ?
Draco, perdu, le regarda disparaître dans la pièce attenante. Il était encore avachi sur le lit et peinait à retrouver ses esprits. Le bruit de l'eau coulant le ramena à la réalité et il s'empressa de rejoindre son amant. Une fois tous les deux lavés, il reprit :
- Tu comptes aller voir Sirius aujourd'hui ?
- Hum… Oui.
- Laisse moi t'accompagner.
- Ton père ne veut pas que tu quittes le palais, et il a raison. Tu es de Serpentard.
- Mais c'est dangereux !
- Je ferai attention. Je dois absolument le voir pour le tenir au courant de ce qu'il se passe. Et il ne doit plus avoir de nourriture…
- Mais…
- Non, Draco. Ce n'est pas négociable.
Boudeur, le blond quitta la salle de bain et se dirigea vers son placard. Une fois habillé, il observa son compagnon faire de même, glisser sa dague dans sa botte et se diriger vers la sortie. La moue sur son visage disparut alors vite.
- Attends !
Il le rattrapa et le serra fort contre lui.
- Tu feras attention, hein ?
- Draco, on dirait la femme éplorée qui laisse son mari partir à la guerre, se moqua le brun.
- Mais c'est la guerre dehors… Mais attends, tu viens de me traiter de femme éplorée, là ?
- Pas du tout.
Le blond se dégagea de l'étreinte et lui tapa sur la tête, sa moue revenant sur son visage.
- Va crever la bouche ouverte !
Un rire tendre s'échappa des lèvres du brun tandis qu'il lui embrassait légèrement les lèvres.
- Je serais prudent, promis.
Puis après un dernier clin d'œil, il fila.
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Sirius soupira. Cela faisait plus de vingt quatre heures qu'il était dans cette vieille maison et il en avait déjà assez. Maintenant qu'il avait quitté la prison, il n'avait qu'une envie : respirer l'air libre et marcher. Seulement, à présent, il était à nouveau enfermé. L'ancien prisonnier souffla et se dirigea vers une fenêtre. Au loin, on entendait les cris et l'agitation. Même si la guerre n'avait pas atteint cette partie de la capitale, on ne pouvait pas l'ignorer. Sirius avait été enfermé pendant plus de quatorze ans dans une prison par son roi et pourtant il voulait toujours défendre son pays. James et Lily n'auraient jamais accepté qu'une telle chose arrive. Il ne fallait pas que leur mort soit vaine. Fier de sa résolution, Sirius se prépara à quitter cette nouvelle prison. Il fouilla la maison et finit par dénicher une dague de gardien. Elle était vieille et rouillée mais elle ferait l'affaire. Après avoir une dernière hésitation, après tout son filleul lui même lui avait expressément demandé de rester à l'intérieur, il quitta l'endroit et claqua la porte derrière lui. Dans les rues, il n'y avait pas grand monde et le peu de personnes qu'il rencontra fuyait les regards et s'empressait de rentrer chez eux. Sirius se laissa guider par les cris. Au fur et à mesure qu'il avançait, il croisait de plus en plus de personnes, certaines blessées, les autres apeurés. Rapidement, il comprit d'où les cris provenaient. Le reste de l'armée quittait la capitale pour les côtes et les familles se séparaient. Un frisson glacial lui parcourut l'échine lorsqu'il pensa aux pertes qu'apporterait une telle guerre. Sa main se resserra sur sa dague et il pressa le pas. Il fut cependant interrompu dans sa course par une altercation. Dans une ruelle sombre, il vit un homme se faire plaquer contre un mur par un autre. Le premier mince, à peine discernable dans la pénombre, grogna tandis que le second, plus rondouillet, lui parlait. Curieux, l'ancien prisonnier s'approcha discrètement et écouta.
- Tu crois que tu vas m'échapper misérable morveux ? Tu aurais dû mourir ce jour-là. Voldemort n'accepte jamais que ses proies restent en vie.
- Comment ? souffla l'autre, la voix étouffée par la main pressant sa gorge.
- Je n'ai eu qu'à venir lors de ce stupide mariage et disparaître dans la foule.
Sirius fronça les sourcils. Il connaissait cette voix. Mais d'où ? Peu importait. Il ne faisait aucun doute que l'homme gras était de Serpentard. L'ancien prisonnier s'approcha et put alors discerner les traits de l'homme contre le mur. Son ventre se tordit d'angoisse lorsqu'il reconnut son filleul et il courut dans leur direction. Quelques instants plus tard, l'autre homme se trouvait au sol, la lèvre en sang. Sirius se tourna vers Harry et demanda :
- Ca va ?
Le brun hocha la tête et murmura :
- C'est lui.
Un échange de regard plus tard et Peter Pettigrow fut cloué au mur par la poigne ferme de deux hommes en colère. L'ancien prisonnier siffla :
- Alors c'est toi ? Tu as tué James et Lily !
L'homme couina et peina à répondre :
- Je ne faisais que mon travail…
Un coup dans le ventre le coupa dans sa phrase.
- Tais toi ! cria Sirius.
Le parrain se tourna vers le filleul et murmura :
- J'aimerais bien lui donner une mort longue et douloureuse mais nous manquons de temps. Tu le fais ou je m'en occupe ?
- Vas-y, souffla Harry, un peu intimidé par la tournure des évènements.
Peter s'agita, gigotant dans tous les sens, et supplia :
- Non… Harry… Tes parents étaient de bonnes personnes… Ils n'auraient jamais accepté que…
Sa phrase fut à nouveau coupée, une lame fine se faufila dans son poitrail et atteint son cœur avec précision. Un dernier couinement quitta la bouche de Pettigrow et Harry recula. Il lâcha la lame rouge de sang et regarda, horrifié, le corps s'affaisser au sol. Son parrain se saisit de la dague, l'essuya sur les habits du mort, puis la remit dans les mains de son filleul.
- Viens, on y va. On retourne dans ta maison. Allez.
Le soutenant par les épaules, il l'aida à avancer et les deux hommes quittèrent la ruelle sombre.
OoOoOoOoOo
Alors ? Ca vous a plus ?
A jeudi.
