Chapitre 33
-Sérieusement !?
Je m'étais levée dans la classe. Je me rassis gênée. Ceci me faisait penser à Karen.
-Tu as vraiment fais ça ?! Repris-je
-Oui ! me répondit Ema. Shindou m'a demandé si tu étais forte pour trouver des cadeaux je lui ai répondu « Oui ! La dernière fois, elle m'a offert une peluche super cool alors qu'elle me connaissait a peine ! » Et donc il m'a dit qu'il irai te voir pour son problème et pouf ! T'as un rendez-vous !
Sacrée Ema ! C'était donc bien elle qui en était l'origine !
-Mais maintenant, reprit-elle, tu me dois une peluche super cool !
-Je retiendrais. Et je dois trouver quoi au fait pour sa cousine ? Parce que je ne la connais pas je te rappelle !
Elle réfléchit un moment.
-Tu lui prends un truc que toutes les filles aiment ! Ca va forcément lui plaire ! Au pire, tu prends un truc que toi tu aimes ça marche tout le temps !
D'accord j'avais compris. Une fois chez moi, je regardais les tenues que j'avais pour demain.
« -Surtout n'oublies pas de t'habiller correctement et fémininement ! » m'avait-elle rappelé.
Mais je ne savais pas quoi me mettre moi ! Je regardais une nouvelle fois, et je choisis des bottines, un jean, un t-shirt et une veste légère. C'était simple et féminin.
Le jour J, j'enfilais mes vêtements et me dirigeais vers chez Shindou. La dernière fois que j'étais venue, j'avais bien mémorisé le chemin.
Je sonnais à sa grille. Il ouvrit la porte d'entrée et traversait l'immense jardin. Il avait des habits soignés et très chic : il portait une chemise à flanelles noires et blanc, un pantalon noir de marque et des chaussures marron.
-Salut. Je ne t'ai pas trop fait attendre ?
-Non c'est bon. On va au centre commercial ? C'est à cinq minutes à pied d'ici.
Nous nous dirigions donc à l'endroit indiqué.
-Sans être indiscrète, demandais-je, tu as pris combien pour ton cadeau ?
-Environ trois cents euros. Pourquoi ?
Trois cents euros ?! Il me disait ça comme si c'était rien !
Mon visage se figea.
-Il y a un problème ?
Je repris vite un sourire.
-Non non, tout va bien…
Nous avancions parmi les magasins. Nous allions dans ceux de sports, de peluches… Et nous nous arrêtions devant un magasin de bijoux.
Les pièces qu'ils proposaient étaient magnifiques. Il y en avait pour tous les gouts ils y avaient toutes les pierres précieuses…
En regardant les bijoux, je m'arrêtais devant un beau collier : c'était une chaine simple en argent, avec comme pendentif une belle croche de musique.
J'en fus moins étonnée quand je vis le prix « 259 euros » ! Je n'avais pas ça sur moi…
Nous continuons donc notre chemin. Je proposais des idées de cadeaux mais malheureusement, sa cousine avait l'air difficile…
Nous mangions dans un fast-food. Je vis la tête de Shindou se décomposer en voyant les menus.
-Je ne connais pas ces plats…
Quoi ?! Il n'a jamais mangé au fast-food !? En même temps, il vient d'une famille riche alors…
-Eh bien, tu découvriras ! Il faut que tu apprennes à manger dans des restaurants comme celui-ci : c'est l'un des plus connus des ados.
Il hocha la tête. Nous prenions tous les deux le même menu avec hamburger et frites.
- On n'a pas de couverts ?
-Non ! Ici, tu manges avec tes mains.
Les regard déterminé, il saisit son hamburger et prit la première bouchée. Son visage s'illumina :
-Humm…C'est super bon !
Je souris. J'étais contente de lui avoir appris ce qu'était un fast-food.
Après manger, nous fîmes quelques magasins mais nous n'avions toujours rien trouvé.
Nous nous arrêtions devant un fleuriste.
-Je pense qu'elle n'aimera pas avoir des fleurs…soupirais-je
-Je n'en suis pas si sûr… Elle dit souvent que l'hibiscus est sa fleur préférée…
-L'hibiscus ? C'est une fleur ?
-Oui. C'est une fleur rose qui pousse sur les arbres. Elles sont chères, mais elles sont très belles.
-Eh bien nous n'avons qu'à lui offrir un tapis d'hibiscus !
Nous rentrions dans le magasin et sortions avec beaucoup d'hibiscus.
-Voilà ! Ca devrait faire l'affaire…
Nous marchions en direction de chez nos maisons mais nous nous arrêtions sur un banc pour discuter.
-J'ai bien aimé passer la journée avec toi. Je te remercie pour l'aide.
-De rien, c'est normal !
Cela m'a fait énormément de bien de passer cette journée avec lui. J'en étais convaincue : c'était lui que j'aimais plus que tout.
Au moment de se dire au revoir, il me tendit une petite boîte fourrée.
-Tiens ! C'est pour te remercier d'aujourd'hui.
-Il ne fallait pas !
Il rentra chez lui en me faisant signe. Pendant que je marchais j'ouvrais mon cadeau : c'était la chaine argentée avec la croche que j'avais vu dans le magasin de bijoux. Je le mis autour du cou c'était devenu mon bien le plus précieux.
