Jeudi 7 Avril 2016
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Hermione fut aveuglée par la luminosité ambiante. Elle dû cligner des paupières plusieurs fois avant de s'y habituer. Elle comprit rapidement qu'elle se trouvait dans une chambre de l'hôpital magique Ste Mangouste et elle sentit automatiquement le soulagement en elle. Tout était finit, elle ne risquait plus rien.
Elle tenta de se relever, mais un poid sur sa cuisse l'en empêcha. Elle tourna la tête et apperçut une masse de cheveux blond soyeux posée sur sa jambe. Elle sourit et glissa sa main dans les cheveux de son petit ami. Drago se réveilla en sursaut et observa la jeune fille avec appréhension :
- Comment tu te sens ?
Elle tenta de lui répondre, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Elle remarqua alors à quel point elle avait la langue sèche. Elle lui sourit, pour lui faire comprendre que ça allait. Le jeune homme hocha la tête et appela un medicomage. La vieille femme examina attentivement Hermione, puis lui donna un verre d'eau et s'en alla. Une fois son verre avalé, la jeune fille se tourna vers Drago :
- Qu… Combien… de temps ?
Il attrapa sa main et lui sourit avec tendresse :
- Tu es restée inconsciente plus de 24 heures.
Hermione écarquilla les yeux d'horreur et le jeune homme reprit doucement :
- Tout va bien. Weasley n'a aucune séquelle. Il se repose dans une chambre un peu plus loin. Les mangemorts ont été emmené à Azkaban en attendant leur procès. Tout va pour le mieux.
Il lui sourit avec tendresse et la jeune fille demanda :
- Et toi ? Comment tu te sens ?
Son visage se voila quelques instants. Mais il se reprit rapidement et afficha une expression neutre en répondant :
- Ça peut aller.
Elle le fusilla du regard. Il éclata de rire avant de répondre sincèrement :
- J'ai était secoué. Te voir ainsi, à la merci de mon oncle, je… j'ai cru mourir en entendant tes hurlements. Et puis, mon père est arrivé. Je… Je n'étais pas vraiment étonné de le voir là, j'ai toujours sut qu'il faisait semblant d'être mourant, même si ma mère refusait d'y croire. J'étais surtout déçu, j'aurai vraiment aimé me tromper. Mais il ne changera jamais.
Sa voix était pleine d'une rage qu'il contenait difficilement. Il se racla la gorge et reprit :
- Tout ça, c'est de l'histoire ancienne. Ton ami va bien, et tu es saine et sauve. Le reste n'a aucune importance.
Hermione hocha la tête. Elle savait parfaitement que ce n'était pas sans importance, mais le blond ne voulait pas en parler pour le moment et elle n'insista pas. Elle se contenta de poser sa main sur son visage et de lui sourire tendrement. Il déposa un chaste baiser sur ses lèvres avant de lui dire d'une voix douce :
- Repose-toi, ma belle. Tu devrais pouvoir sortir dans l'après-midi.
La jeune fille écarquilla les yeux et s'accrocha à lui :
- Non, je…
- Chut, c'est tout. Je reste là, je ne bouge pas, ne t'inquiète pas.
Elle hocha la tête et sourit, avant de fermer les yeux et de se rendormir.
Plus tard dans la journée, un medicomage passa pour signer son autorisation de sortie. La jeune fille alla prendre une douche et s'habilla des vêtements que Ginny lui avait ramené plus tôt dans la journée. En sortant de sa chambre, elle insista pour aller rendre visite à Ron.
Quand elle entra dans la chambre du roux, elle se figea. Il était endormi et son visage semblait paisible. Mais il avait de lourdes cicatrices dans la nuque et sur le visage. Hermione s'approcha et lui caressa doucement le visage, sans le réveiller. Elle finit par déposer un baiser sur son front avant de sortir de l'hôpital. Une fois dehors, elle se tourna vers Drago :
- Je voudrais rentrer chez moi, maintenant.
Le jeune homme grimaça :
- On se retrouve plus tard ?
- Quoi ? Non ! Tu viens avec moi.
Il soupira :
- Granger, je ne crois pas que Potter serait ravi de me voir débarquer dans son salon.
La jeune fille leva les yeux au ciel :
- Après ce que tu as fais ces derniers jours, je crois franchement que ça ne le dérangera pas. Et puis, je suis trop faible pour transplanner. J'ai besoin que tu me ramène.
Elle lui fit une moue désespérée. Ils roula des yeux et sourit, amusé :
- Tu es une vraie manipulatrice, Granger. Tu aurais été parfaite, à Serpentard.
- Merlin, non !
Ils éclatèrent de rire. Le jeune homme prit Hermione dans ses bras et l'embrassa tendrement tout en transplannant.
XXX
Quand Hermione entra chez elle, suivie de Drago, elle ressentie un puissant sentiment de sécurité. Enfin, elle était à la maison !
- Harry ? Je suis rentrée !
Elle entendit des pas courir dans le couloir, puis le jeune homme apparut dans le salon. Elle se jeta dans ses bras. Il lui rendit son étreinte :
- Oh, Hermione, je suis tellement heureux de te voir ! Tu vas bien ? Comment tu te sens ? Tu veux t'asseoir ?
Le jeune homme n'avait même pas remarqué la présence du blond. Il observait son amie avec une inquiétude sincère. Elle sourit :
- Tout va bien, Harry. Je ne suis pas en sucre.
Il sourit et entraîna la jeune fille jusque dans la cuisine où il la força à s'asseoir pour lui servir une part de pizza :
- Mange, ça te fera du bien !
Hermione lança un regard en direction du blond, qui se tenait nonchalamment dans l'entrebâillement de la porte. Harry suivi son regard et sourit en voyant le Serpentard :
- Malefoy ? Je ne t'avais pas vu. Entre, viens t'asseoir avec nous.
Le blond haussa les sourcils, surprit par l'accueil de son rival. Celui-ci secoua les épaules :
- C'est ok. Après tout, tu as sauvé Hermione. Et tu nous as aidé à sauver Ron. Allez, viens t'asseoir, j'aime pas me répéter.
Drago secoua les épaules et vint prendre place à côté d'Hermione. Il l'observa manger pendant un moment. Soudain, des flemmes vertes s'échappèrent de la cheminée et Ginny et Blaise entrèrent dans la pièce. La jeune fille se figea en apercevant le blond, puis elle vit sa meilleure amie et courut se jeter dans ses bras :
- Oh Hermione ! Je suis si heureuse de te voir ! Comment tu te sens ?
La brune leva les yeux au ciel :
- Ça va, tout va bien. Je suis en pleine forme, vraiment.
La rousse hocha la tête, puis Blaise vint prendre Hermione dans ses bras sans faire de remarque. Ils s'assirent tout les deux à table et Ginny sourit :
- Nous étions justement venus prendre des nouvelles.
Drago se fit un plaisir de faire le rapport de ce qu'avaient dit les médicomages concernant l'état de la jeune fille. Puis il donna quelques nouvelles de l'état de Ron :
- Quant à Weasley, ils pensent qu'il pourra sortir demain, s'il s'est assez reposé. Les cicatrices devraient s'estomper d'ici quelques jours. Sauf celle de son cou, elle était trop profonde pour qu'ils puissent la faire entièrement disparaître.
Harry demanda :
- Et pour sa jambe ?
Le blond soupira :
- Il devra faire quelques semaines de rééducation, le temps de s'habituer à sa prothèse. Mais les médicomages pensent que ça ne devrait pas lui poser de problème. Même pour sa carrière.
Hermione s'exclama :
- Quoi ? Comment ça, sa prothèse ?
Ses amis la dévisagèrent avec angoisse et Drago posa sa main sur son épaule en souriant tristement :
- Ils ont dû lui couper une jambe.
La jeune fille poussa un cri d'effroi et le blond s'empressa d'ajouter :
- Tout va bien, Granger.
Elle s'énerva :
- Non, tout ne va pas bien ! Tu m'avais dit qu'il n'avait aucune séquelle !
Il grimaça :
- Je sais. Je… Je ne voulais pas t'inquiéter dans l'immédiat, tu avais besoin de te reposer…
Elle secoua la tête sans dire un mot, la gorge trop nouée. Ginny sourit :
- Ne t'en fais pas, Hermione. Ron adore sa prothèse, il dit que c'est sa première blessure de Guerre.
La brune leva les yeux au ciel :
- C'est tout lui, ça.
Ils éclatèrent de rire.
XXX
Quelques heures plus tard, Ginny et Blaise étaient repartis et Harry s'excusa :
- Je vais aller me coucher, il se fait tard et j'aimerais être à l'hôpital quand Ron se réveillera demain.
Hermione hocha la tête et il s'apprêtait à s'en aller quand il ajouta :
- Tu es le bienvenu ici ce soir, Malefoy, si tu veux rester.
Le blond écarquilla les yeux de surprise, mais ne fit aucun commentaire, se contentant de le remercier. Harry lança un sourire gêné à Hermione et s'en alla.
La jeune fille se sentit rougir légèrement, mais elle ne fit aucun commentaire. Quelques minutes plus tard, le couple monta à l'étage et Hermione hésita quelques secondes :
- Tu préfère dormir dans la chambre d'ami ou…
- Comme tu veux.
Elle sourit et hocha la tête en se dirigeant vers sa chambre. Une fois la porte refermée sur eux, la jeune fille rougit fortement :
- Ça fait bizarre, de te voir ici.
Drago examinait la pièce en souriant. Les murs étaient peint d'une jolie teinte lilas, un bureau en pin était installé dans un coin de la pièce. De l'autre côté se trouvait une immense bibliothèque, en pin également. Au milieu de la chambre, sous la fenêtre, se trouvait un immense lit deux places dont les draps était d'une jolie couleur beige. Le jeune homme sourit :
- On dirait la salle sur demande, il y a quelques mois.
La jeune fille rougit de plus belle :
- Je ne sais toujours pas pourquoi elle t'est apparue ainsi.
- J'avais demandé un endroit où tu te sentirai à l'aise.
Elle hocha la tête sans faire de commentaire. Le jeune homme s'approcha de la bibliothèque et examina les livres qui y était installés. Hermione sourit :
- Ce ne sont que mes préférés. Nous avons une pièce qui sert de vraie bibliothèque, mais elle n'est pas encore très fournie.
- Tu rêves d'une grande bibliothèque ?
Elle hocha la tête en souriant comme une petite fille :
- Evidemment !
Il éclata de rire avant de lancer :
- Je te ferai visiter celle du Manoir, si tu veux. Elle est presque aussi importante que celle de Poudlard.
La jeune fille écarquilla les yeux :
- Tu voudrais m'emmener chez toi ?
Le jeune homme se figea, puis sourit :
- Pourquoi pas ?
Hermione rougit de plus belle et secoua la tête :
- Je vais aller prendre une douche. Fais comme chez toi, d'accord ?
Elle déposa un rapide baiser sur ses lèvres et s'enfuit dans la salle de bain.
Quand elle en ressortit, elle se sentait mieux. Sa gêne l'avait abandonné, et elle se sentait sereine et détendue. Elle sourit en observant Drago, allongé nonchalamment sur le lit. Il avait enlevé ses chaussures et ses chaussettes, ainsi que sa veste qu'il avait soigneusement installée sur le dossier de la chaise de bureau. Il était entrain de lire un livre qu'Hermione ne reconnu pas tout de suite. Puis, quand elle aperçut la couverture du bouquin, elle éclata de rire, ce qui attira l'attention du blond. Il lui sourit tendrement :
- Ce livre est bizarre.
- Moi je l'adore. J'ai souvent eu l'impression d'être Alice qui découvre le Pays des Merveilles, depuis que j'ai découvert que je suis une sorcière.
Le jeune homme l'interrogea du regard. Elle s'assit à côté de lui sur le lit et expliqua :
- C'était étrange, pour moi. Je ne savais rien de la magie, j'ignorais tout. Et ça m'est tombé dessus, comme ça. J'avais l'impression de tomber dans le terrier du lapin, quand Madame Pince est venue m'annoncer mon état de sorcière.
Il éclata de rire et lui demanda :
- Et moi, dans tout ça, quel personnage j'incarne ?
Elle fronça les sourcils :
- Hm. Je ne sais pas. En tout cas, Dumbledore, c'était sans conteste le Chapelier Fou !
Ils éclatèrent de rire. Drago s'approcha doucement de la jeune fille et posa sa main avec tendresse sur son visage :
- C'est tellement bon, de t'entendre rire.
La jeune fille s'arrêta, émue. Sa respiration se fit haletante alors qu'il s'approchait d'elle. Il posa son front contre le sien et soupira :
- C'est le plus beau son que j'ai jamais entendu…
Hermione sentait son cœur battre la chamade. Cette proximité était étrange, c'était différent des moments passés avec lui ces derniers temps. Drago aussi le ressentait, il y avait un genre d'électricité dans l'air. Il s'approcha un peu plus de la jeune fille et l'embrassa tendrement.
La brune réagit instantanément. Elle se jeta sur lui avec passion, glissant ses mains dans les cheveux soyeux du blond et pressant son corps contre le sien. Surprit, il lui rendit néanmoins son baiser avec autant de passion, faisant glisser sa main libre sur la hanche de la jeune fille. D'un geste souple, il l'allongea sur le dos et se positionna au dessus d'elle, une jambe glissée entre les siennes.
Hermione en voulait plus. Elle fit glisser ses mains le long du visage de Drago et s'arrêta sur son cou, l'attirant plus près d'elle. Le jeune homme se laissa faire, faisant pression sur le corps de la jeune fille. La brune ressentit un plaisir indicible en sentant l'érection de son homme contre sa hanche. Elle lâcha un gémissement tandis qu'il s'écartait légèrement d'elle pour en suite déposer un chapelet de baisers dans son cou. Il écarta la bretelle de son débardeur pour avoir un meilleur accès à son épaule et poursuivre son exploration. Hermione avait l'impression que sa peau brûlait partout où il l'embrassait.
D'un geste maladroit, Hermione défit le premier bouton de la chemise du blond. Ses mains tremblaient tellement qu'elle eut énormément de mal à y parvenir. Drago sentit les tremblements de la jeune fille et l'arrêta avec douceur :
- Non, attends. Tu n'es pas obligée, tu sais.
Il avait comprit depuis longtemps que la jeune fille n'avait aucune expérience et il ne voulait surtout pas la brusquer. Il ajouta tout en caressant son visage avec tendresse :
- Je peux encore attendre. Je veux que tu sois sûre de toi.
Elle lui sourit :
- Je suis prête. J'en ai envie.
Le jeune homme en fut ravi, mais il insista malgré tout :
- Tu es certaine ?
Elle fouilla son regard avec anxiété :
- Tu ne l'es pas ?
Drago retint un éclat de rire :
- Bien sûr que si. Mais… Je sais que tu… enfin… Que tu n'as jamais…
Elle rougit et demanda :
- Et toi ?
Cette fois, il grimaça :
- J'ai déjà pratiqué. Mais je ne veux pas que tu sois intimidée. Je ne veux pas que tu t'y sentes forcée. Je veux que ce soit parfait, pour toi.
Hermione fut émue :
- Ça l'est, crois moi. Je…
Elle déglutit difficilement avant de plonger son regard dans le sien :
- Je t'aime, Drago.
Il sourit de toute ses dents :
- Je t'aime aussi, Hermione.
Elle se jeta sur ses lèvres avec une passion dévorante. Ils n'avaient besoin de rien de plus. Elle tenta de déboutonner sa chemise, mais finit par perdre patience et se contenta d'arracher les boutons d'un geste sec. Le jeune homme sourit contre ses lèvres et d'un geste souple, il positionna la jeune fille sur ses genoux. Assise à califourchon sur lui, elle put lui enlever sa chemise et ses doigts se mirent à courir le long de ses bras, de ses épaules, glissant ensuite dans son dos. Lorsqu'il passa ses mains sous le débardeur de la jeune fille, celle-ci s'écarta légèrement de lui et leva les bras en l'air. Il retira le tissu et se recula pour admirer le corps de la jeune fille. De son côté, Hermione admirait la courbe parfaite de son torse nu, fin et musclé. Lorsqu'il la caressa le long de sa nuque, elle se cambra et pencha la tête en arrière, faisant pointer sa poitrine vers le jeune homme. Il fit glisser ses mains entre ses seins, jusqu'à son nombril. Hermione gémit. Il la saisit par les hanches et la fit de nouveau basculer pour se positionner au dessus d'elle.
NA : Oui, je sais, c'est horriblement frustrant. Mais là, je n'ai aucune excuse. Comme vous le savez, si vous avez prit la peine de lire mes nombreuses notes d'auteur, aha !, c'est ma première fiction. Et, j'ai un peu honte de l'avouer (à 21 ans, quand même, je ne devrais pas avoir de problème avec le sexe, surtout que je suis maman, aha !) mais je n'ai jamais écrit de scène sexuelle, et franchement, j'ai encore un peu de mal avec ça. J'espère que vous ne m'en voulez pas et que vous pourrez me pardonner cette horrible frustration (moi-même, je suis frustrée, j'vous jure !)
Enfin voilà. Petit chapitre de tendresse avant la suite des événements qui seront... enfin, je vous laisse découvrir par vous-même ! Aha !
