Thème : Femen et Slutwalks

Femen est un mouvement féministe ukrainien qui s'est répandue à travers le monde qui consiste essentiellement à manifester seins nus avec des slogans choquant.

Slutwalks est un mouvement féministe canadien répandue aussi qui consiste à manifester en « tenue de salope ».

Personnages : France (Francis dans le rôle du gros macho incompris), Ukraine (Elena, prénom pris totalement au hasard, et ce n'est pas normal qu'elle n'ait pas de prénom !) et FemCanada (Mathilde, oui, je féminise Canada mais c'est pour les besoins de la cause) et Angleterre est mentionné (dès qu'il y a France, il y a forcément Angleterre, comment ça, ce n'est pas vrai ?).

Je n'ai pas trop l'habitude de traiter le thème du féminisme, j'espère avoir réussi dans mon entreprise.

Avertissement : Propos choquant.

« Non, je ne vous permets pas, s'écria Francis. Mathilde, ma chérie, descends de là immédiatement ! Tu as vu comment tu t'es fringuée ! Le premier mec passant par-là va te mettre la main aux fesses, et je ne permettrais pas qu'on touche à ma fille adorée ! Tu restes ma fille adorée même si tu fais des bêtises plus grosses que toi. Descends de là ! Et ne t'avise pas de te mettre à poil sous l'influence de cette tarée féministe !

- C'est pour la cause des femmes, gros pervers machiste, lui rappela Elena en levant bien haut sa pancarte ce qui attira le regard de tous sur son opulente poitrine nue.

- Mais j'ai rien fait, se défendit Francis.

- Justement, tu n'as rien fait pour toutes ces femmes qui se font violer, tabasser…

- Hé, ce n'est pas une généralité !

- Et pour tout le sexisme ambiant de ta société !

- Elena, on est tous content d'avoir un aperçu intéressant de ta personnalité mais, là, tu bloques tout le monde avec ta beauté fascinante, tenta Francis avec une voix séductrice.

- Evidemment, tu ne vois que mes seins, sale pervers. Lève un peu les yeux !

- C'est toi qui t'exhibe, je ne t'ai forcé en rien…Hé, mais c'est écrit en anglais ! Comment comptes-tu faire changer les mœurs de ma société si tu écris tes messages dans une langue indéchiffrable pour mes concitoyens ?

- On s'en fiche de tes problèmes avec Angleterre ! Je te parle des femmes, et quel que soit la langue c'est compréhensible !

- Avant de venir faire le ménage chez moi, tu devrais le faire dans ton pays. »

Le sifflement protestataire face à cette phrase donna des sueurs froides à Francis. Il devrait retourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler à des féministes. Et il avait raison sur le fond. Pourquoi venaient-elles manifester chez lui alors qu'elles pouvaient le faire chez elles ? Et faire ainsi avancer le monde en montrant l'exemple. Pourquoi lui ?

« Quel lapsus révélateur, commenta Malthide dont le petit shorty en cuir et le décolleté de son top provoquaient un paternalisme protecteur exacerbé.

- Je n'ai pas fait attention à ce que je disais !

- C'est une preuve que tu n'es même pas conscient des erreurs de langage de ton fabuleux pays.

- Je l'aurais dit à un homme pareillement ! »

Il n'aimait pas à avoir se justifier auprès des féministes, il en avait marre. A chaque fois, cela tournait en rond. Il faisait ce qu'il pouvait pour changer. Et n'allez pas dire qu'il n'était pas progressiste. Il faisait la tambouille pour son couple (un peu obligé pour sa survie, mais ça, c'était une autre histoire)… il faisait les courses… il passait l'aspirateur…il lavait la cuisine (pour sa survie aussi)...il…. Oh, et puis, il n'avait pas à se casser la tête, il était avec un mec fée du logis, rien à voir avec ces casses-burnes en petites culottes. Leur combat était noble et justifié, (pourquoi le faire comme ça ?), et il ferait bien des changements et des lois s'il le pouvait. Ne venait-il pas d'essayer la parité dans la représentation politique ? Changer des habitudes séculaires prendrait du temps. Défiler dans son beau Paris dans cette absence de tenue, où allait le monde ?

« Maintenant, arrêtez de vous donner en spectacle ! C'est fini les majorettes ! »

Pourquoi sa langue avait de nouveau fourché ?

« Et la pipe, c'est gratuit ! T'en auras pour ton argent, gros porc !

- Mais pourquoi tu dis ça, Elena !

- Pour la provocation !

- Mathilde, descends ! Papa, va faire une crise cardiaque !

- Jamais ! Sus à l'ennemi ! * (*Francis a compris de travers)

- Oh, non, elle détourne mes plus beaux cris de guerre contre lui ! Promis, je ferais des efforts si tu arrêtes, Mathilde, immédiatement ! Je ne veux pas qu'il t'arrive malheur ! T'as vu comment t'es fringuée ! Un mec ne peut pas résister, reviens à la maison mettre une tenue décente.

- Les mecs n'ont qu'à bien se tenir. On veut pouvoir s'habiller comme on veut.

- Mathilde, c'est trop choquant ce que tu portes ! »

Francis éleva la voix, elle sonnait un peu désespérée quand il s'adressa à sa fille de cœur.

« Descends de l'estrade ! »

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« Président, j'ai à vous parler, c'est vraiment important… »

Ah, si ça pouvait être aussi simple…