Ce chapitre a été posté lors du NaNoWriMo et n'a pas été relu, merci de votre compréhension (il sera relu dans le futur).
N'hésitez pas à m'envoyer votre amour et vos critiques en review, je m'en nourris avec ma muse pour continuer de vous produire cette fanfiction.
Pluie de paillettes sur vous !
Chapitre 34
Au détour de la rivière
23 septembre
" Et alors la chèvre réponds au sous-marins : ça serait super sympa, vraiment, mais j'peux pas, j'suis dentiste. " je conclu en écartant vivement les bras.
Les nains se regardent tour à tour, je vois Ori tenter d'articuler quelque chose avant d'y repenser à deux fois et de fermer la bouche.
" C'est CECI ta blague préférée ? " demande Bilbo pendant que je lui file un énième morceau de bois.
" Bah … heu … Oui. J'avais prévenu que vous la trouveriez pas drôle. C'est vous qui avez insister pour que je la raconte quand même. " j'accuse en les regardant tous les cinq droits dans les yeux.
" Oui, non, mais là … " tente Kíli.
" C'est pas que c'est pas drôle, c'est que c'est pas une blague, je sais. " je finis pour lui en citant Kaamelott.
" C'est tout à fait ça. " conclu Ori en hochant lentement la tête, les sourcils froncés. Je pense qu'il cherche encore le sens profonds de mon humour.
" Mais du coup, pourquoi tu la trouve drôle toi ? " continue de tenter de comprendre Nori.
Je hausse les épaules en m'éloignant une nouvelle fois du chemin avec Tulio. Je souris secrètement, parce qu'en fait 75% du fun de cette blague c'est de prévenir en amont que personne ne pigera, l'étirer autant que l'inspiration du moment le permet et après, observer l'entourage ne pas comprendre, parce que c'est une blague absurde de base et qu'elle n'est pas drôle, en fait, même en l'étudiant de prêt. On y comprends jamais rien. Je le sais, je sais toujours pas pourquoi j'ai éclaté de rire la première que je l'ai lu. Pourtant j'ai cherché.
" Mais déjà, pourquoi les machines sous-marines mangent des chaises ?
- Non, la véritable question, c'est : pourquoi des machines qui marchent avec un liquide aurait besoin de consommer des meubles en bois ? "
Je les entends se chamailler en fond.
J'me demande comment ils réagiraient si …
" Eh, j'en ai une autre, j'vous la raconte ?
- Pourquoi pas … " répond Bilbo qui est le seul à avoir l'air d'avoir abandonné de comprendre mon humour.
" C'est un homme qui rentre dans un café. Et Plouf. "
Moment de silence avant que Kíli et Gimli explose ensemble de rire, à moitié plié sur l'encolure de leur monture. Quelques instants plus tard, tout le monde rit à plein poumons.
" L'humour de ton monde est ridicule. " commente Ori, la larme à l'oeil.
Sur le chemin menant de la Forêt Noire au long lac, j'ai pas arrêté de ramasser des morceaux de bois. J'ai aucune idée de l'essence, les arbres de la forêt sont chelou et même Bilbo ne reconnaît pas l'espèce, mais j'adore leur couleur blanche. On dirait presque du bois de cerf. Niveau dureté, ça ressemble beaucoup à du frêne, donc un peu galère à travailler, mais jolie.
Autant dire que je jouie avec bonheur de la charrette de Bilbo qui me laisse faire à ma guise.
En fait, si je demande gentiment, je crois que Bilbo me laisse à peu près tout ce que je veux. Jusque-là j'ai pas vraiment eut de résistance. Alors sois je suis très raisonnable, sois Bilbo est trop gentil pour son propre bien.
Enfin sortie des pattes des elfes qui nous ont déposé au bord de leur forêt, on voit d'ici les ruines de Lacville qu'on ignore plus ou moins pour privilégier la Montagne Solitaire. Les poneys ressentent notre excitation et leur allure est sautillante.
On est plus dans le pas tranquille du départ de notre voyage, clairement.
Si tout va bien et vu combien on est prêt de la montagne j'ai franchement très peu de doute qu'un soucis arrive, d'ici cinq jours ou une semaine grand maximum on devrait enfin être de retour à Érebor. Tout le monde pépie gaiement au sujet des premiers trucs qu'ils feront.
Avec Bilbo, Nori et Ori on a prévu d'aller surprendre Dori en premier, avant de commencer à réfléchir où on habitera.
On s'est mit d'accord sur une chose : je laisse Bilbo choisir notre lieu d'habitation, puisque tout me convient au fonds et je me concentre sur ma future carrière d'éleveuse de chevaux, ainsi que de Nori. Après moult discussion, avec Ori, on a réussit à faire décider Bilbo à se creuser son propre smial ou au moins, une réplique. On ne sait pas encore si ça se fera dans la montagne (Nori et Ori nous ont assuré qu'il restait encore bien des emplacements prêt à être creuser) ou à son abord, mais l'idée d'une réplique de son smial a bien plu à Bilbo. Ce sera comme avoir un bout de la Comté avec nous, en plus de toutes les babioles et meubles qu'on apporte. Pour ma part, si j'aime beaucoup l'architecture naine, je préfère vivre dans l'univers moelleux et arrondis des hobbits, donc l'idée me plait beaucoup. De toute façon, tant que je vis dans les pattes de Bilbo, ça me va, au fonds.
Enfin posé le soir, après m'être assuré que tous les chevaux avaient fini leur ration et avait accès à de l'herbe pour la nuit, je m'éloigne vers la rivière. Je ne suis pas encore sale, on est parti de chez Thranduil qu'hier après tout, mais je me débarbouillerais bien rapidement en en profitant pour me rafraîchir.
Une voix me fait cependant ralentir le pas. Déjà, parce que j'avais pas vu que j'étais pas la seule à quitter le campement. Mais surtout parce que … Je reconnais les paroles ?
" Les vaches rousses, blanches et noires
Sur lesquelles tombe la pluie
Et les cerisiers blancs made in Normandie
Une mare avec des canards
Des pommiers dans la prairie
Et le bon cidre doux made in Normandie "
J'aperçois dans l'eau la silhouette de Nori que j'avais reconnu à la voix. Il ne fait pas franchement attention à moi ou fait exprès de m'ignorer, je penche pour la seconde option et chante à haute-voix en lavant ses vêtements dans la rivière.
Je m'approche de lui et au moment où j'arrive à deux pas de l'eau, le regarde se retourner vers moi, souriant et toujours chantant. En sois, je devrais pas être étonné qu'il connait par coeur une chanson de mon monde. Me demander des chansons ou histoire de mon monde est une passion pour tous ceux qui me connaissent à peu près et donc, surtout pour les nains de la Compagnie de Thorïn, Gimli et Bilbo. Non, ce qui est étonnant c'est qu'il connaisse cette chanson particulière, puisque c'est l'une des deux chansons que je chante de façon quasi automatique quand je me lave. Parce que c'est celles que je chante depuis que je suis gamine, que ça me rassure et que ça me détends de façon quasi-automatique, c'est une de mes habitudes. Sachant que je ne la chante que quand je suis seule … ça veut dire.
" Tu m'observes souvent quand je me lave ? " je demande en l'ignorant pour retrousser mes manches et m'accroupir pour mettre mes mains dans l'eau.
Le nain ne me réponds pas et fini sa chanson, un sourire de contentement aux lèvres. Je secoue la tête, totalement amusée.
" J'aurais dû me douter que tu m'espionner, c'est un peu ton job et c'était idiot de penser que vous me laisseriez me laver seule dans la nature. " Une question me taraude cependant. " Depuis quand ? "
Nori finit de torsader ce qui doit être un t-shirt pendant que je finis de me débarbouiller le visage.
" Depuis le Dernier Pont, en Terre Solitaire. Thorïn m'avait ordonné de te garder dans mon champs d'audition lorsque tu te baignais après ta petite escapade surprise. " Je me redresse pendant qu'il se rapproche de moi. Donc, depuis … Bien avant Fondcombe. Wow et j'ai jamais rien capté. " Je ne suis pas un espion pour rien, c'est normal que tu n'ai rien remarqué. "
Je ris nerveusement.
" Je n'ai aucun secret pour toi, quoi.
- Oh, si tu as plein de secret, mais pas quand à tes choix de chansons lorsque tu te laves. " ris-t-il en me prenant dans ses bras. J'hurle quand il fait mine de me jeter à l'eau, mais finalement, il me jette sur son épaule.
" J'espère que tu es propre, je ne t'ai pas attiré dans mes filets pour que tu prennes des bains seules à l'avenir. "
Ce qui me fait hoqueter de rire.
" Tu es un monstre ! " je hurle en faisant semblant de le frapper dans le dos, m'aggripant comme je peux avec mes jambes autour de sa taille.
" Non, je suis un nain. Et toi une hobbite mal chanceuse d'être tombée amoureuse de moi. "
Je ris pendant qu'il re-adapte sa prise sur moi, me plaçant sur son dos. Je resserre mon étreinte autour de son cou.
C'est pas comme ça que j'imaginais ma relation avec lui. C'est … étrange. Comme être avec un meilleur ami qui connaît tous mes défauts et me supporte, mais aussi me soutient et me laisse deviner ses propres secrets. Il aurait pu me cacher éternellement le fait qu'il m'observe me laver depuis bien longtemps, mais à sa façon et de façon indirecte, il vient de me l'avouer. Doucement, il me laisse entrer dans ses petits papiers et ses secrets deviennent les miens. Je n'ai jamais eut de relation aussi … unique. Être en couple avec Nori, c'est comme enfin avoir trouver ma moitié. Celui qui me complète, tout en étant totalement différent. Je suis à l'aise avec lui. A l'aise avec mon corps, à l'aise avec mon esprit. Je suis moi-même, sans restriction. Je le suis avec mes amis, avec Bilbo, avec la compagnie, mais avec un conjoint … J'ai toujours eut des efforts à fournir pour ne pas être agaçante ou celle qu'elles ou ils voulaient que je sois. Avec Nori, tout est naturel. Notre relation semble couler de source, comme une évidence qu'on ne peut refuser.
J'en viens à me demander si j'étais vraiment amoureuse de mes précédentes relations.
" Je t'aime, tu sais ? " je lui glisse tendrement à l'oreille avant d'embrasser son cou avant qu'on arrive au campement.
" Moi aussi je t'aime. " murmure-t-il avant d'hausser la voix " Regarder ce que j'ai pêcher ! "
Au cas où, la blague de la chaise et des sous-marins, c'est du dadaïsme, si vous me la demandé j'vous la raconte en entier, mais ... c'pas important, c'est de l'humour absurde au possible.
