Désolée du retard, c'était les vacances après tout !

Mais le voilààà !

Oh et Mouflette, je savais que certains aller croire ça en relisant le chapitre, et non elle sombre pas dans l'alcool. xD C'est juste décompressant un verre puis souvent dans un bar si tu prends rien on te vire donc voilà voilà.


L'été approchait à grand pas, et Anna... Elle commençait à arriver à ses fins. La preuve était là, elle avait convaincu ses parents de la laisser inviter Mérida, le week-end ou ils l'avaient autorisé à venir. Mais la jeune fille s'attendait très bien à une hyper protection et voir même des caméras de surveillance de partout, malheureusement. Elle soupira. Les deux rousses étaient venues tôt dans la matinée, saluant Walt et Lilianne d'une simple bise (ce dont Anna se priva de faire) et elles se dirigèrent vers la chambre. A peine entrée qu'elles de jetèrent sur le sol. Anna inspira doucement l'air si familier qui lui avait manqué. Un point fixe était placé ici, un point qui la rassurait bien plus qu'une accolade n'aurait pu le faire. Ce fut relaxant et elle sentit son cœur battre moins vite. Elle avait cette sensation presque libre, le stresse du questionnement qui s'envolait, et cette boule dans le ventre qui se desserrait (bon, ça ne semblait pas vraiment à une boule mais plus à une forme dans les plus allongées).

Mais même si les deux jours qui se présentaient auraient pu être parfait, elle entendait tout de même les pas rôdant derrière la porte de bois. Boum. Boum. Comme un garde qui surveillerait une couronne de diamants, à l'ouïe attentive. Un but précis, dont rien ne pourrait le faire changer de trajectoire. Anna n'osait même pas imaginer ce qu'ils se disaient derrière le bout de bois et comment ils agissaient. Banni de son esprit. Et il en fallut peu pour qu'elle arrive à se demander s'ils osaient coller leurs oreilles contre la porte pour en savoir plus. Espérer ne pas entendre un étrange gémissement ou le son d'un baiser peut-être. Chose stupide qu'Anna n'aurait jamais osé depuis la révélation. Mais ça en était énervant qu'ils ne comprennent pas une fois pour toute. Putain.

Ils ne laisseraient jamais tomber ? Et de quoi avaient-ils si peur ? C'était Mérida après tout ! En plus d'être attirée par Flynn (D'après ce qu'Anna en avait rapidement conclu) Anna était amoureuse d'Elsa et bien plus qu'elle n'aurait pu l'être. Son père croyait-il que l'amour n'existait pas dans cette voie là ? Une pensée qui lui donnait envie de taper le sol. Comme si toutes les jeunes filles lesbiennes seraient seulement sur terre pour contaminer le plus de personnes, en les attirant avec de jolies phrases -comme si les garçons ne le faisaient pas- et les attrapant dans leurs filets avant de laisser les nouveaux-nés s'attaquer aux restes de la population. C'en était presque drôle. Ironiquement. Ça en crispa le visage de la plus jeune, couvert de taches de rousseur, le nez et les sourcils plissés. C'était dans ces moments là qu'elle se questionnait sur pourquoi n'avait-elle pas une famille ouverte comme elle l'était ?

Après tout... Anna aurait pu être hétérophobe -loin que le mot existe mais qu'importe- c'était juste dégoûtant de voir ça. Quand on a rien qui nous permette d'être jugé, on voit pas vraiment le fait que ça fait, mais il suffit qu'un jour qu'on change, pour voir le monde s'abattre. C'est alors qu'on se met à accepter tout le monde. Une thérapie pour nous. Une nouvelle proie pour eux.

Ce fut après dix minutes de marche incessante devant sa chambre qu'elle hésita à se lever pour voir ce que faisaient encore ses parents, soupirant un coup. La seconde rousse semblait comprendre l'énervement qu'Anna gardait en elle, et elle posa gentiment sa main sur son épaule avant de tapoter, en guise de signe de compassion. Et pendant ce temps, elle continuait son récit sur ses derniers exploits sportifs et les questions qu'elle se posait concernant le dit garçon ( et deux-trois autres qu'il y avait en classe, mais qui ne lui faisaient pas un tel effet.) Elle trouvait que son amie, qui avait été amoureuse -et qui l'était toujours d'ailleurs- serait plus apte et en mesure de lui dire si elle aussi, elle avait enfin des sentiments pour quelqu'un. Car pendant toutes ces années, l'Écossaise s'était plus souciée de ses problèmes familiaux et de son futur que avec quel beau garçon elle pourrait peut-être sortir. Surtout qu'en plus, ce genre de choses n'étaient pas des plus évidentes et qu'un peu d'aide n'est jamais de refus pour comprendre la loi étrange que va produire son cerveau et son cœur.

Alors qu'elles étaient en pleine discussion, et qu'elles ne voyaient pas le temps passer, elles se coupèrent net lorsque la voix grave de Walt se rapprocha du lieu ou elles étaient.

"Oui, hum c'est à quel sujet ? Vous êtes sûre ? Je ne doute pas de votre parole, non, non..." Ce fut à peine audible, mais on percevait l'inquiétude de sa voix derrière le téléphone. La poignée baissa brutalement, et la porte claqua presque. Anna releva son visage du bas et son père eut une mine étrange. Il lui tendit l'objet noir de la main gauche. Elle eut un temps d'hésitation. "C'est pour toi. Ça vient de l'hôpital je crois." Elle ouvrit, béate, la bouche de quelques millimètres et tendit doucement son bras vers le sien pour saisir l'objet électronique. En plus qu'elle soit étonnée qu'on l'appelle, c'était aussi la première fois que son père lui donnait tellement de... Liberté. Ou tout le contraire de ce qu'il avait été depuis qu'Hans avait envoyé la photo. Il ne semblait pas méfiant, ce qui étonnait les deux jeunes filles, toujours affalées sur le sol. Elle l'approcha de son oreille pour écouter une voix féminine inconnue et grésillante et répondit d'un "Allo ?" faible.

Son cœur était serré, et le moment passa trop vite. Très très vite. C'était comme si elle avait assisté à la scène, telle une animation dans un jeu, et que maintenant, c'était à elle de reprendre les commandes, de trouver quoi faire. Elle lâcha l'appareil, sa gorge se serra. Il en fallut pourtant peu pour que des larmes perlent de ses yeux jusqu'à son menton, creusant ses pauvres joues, et qu'elle se lève d'un bond. Qu'elle pousse Walt et qu'elle se dirige vers les escaliers à toute vitesse. Son organe vital rebondissait à pleine vitesse dans son buste, elle ne prit même pas le temps de prendre une quelconque veste et laissa la porte d'entrée ouverte, se jetant à pleins poumons dans les rues vides. Ses nattes rousses frappaient en arrière dans le vent, et la seule pensée à ce qu'elle venait d'entendre l'achevait. Elle n'avait même pas envie d'écouter son père, qui, quant à lui, ramassait l'objet qu'elle venait de lâcher pour mieux se renseigner. Mérida n'en savait pas plus et allez savoir ce qui venait d'arriver. Mais ça venait d'arriver, malheureusement.

Ce fut au bout de quelques minutes qu'elle atteint le grand bâtiment blanc. Elle souffla, elle aurait presque pu sourire, mais elle s'avança dedans, tremblante, et ouvrit vigoureusement la porte transparente pour arriver dans un lieu immaculé, de mort, ou presque mort, de patients, de médecins et d'infirmiers inquiets. Quelques visiteurs de famille proches attendaient eux aussi, mais elle ne prêta un regard que droit devant elle, vers le comptoir ou elle s'élança. Anna reprit de l'air et, toujours les larmes s'effondrant de ses iris, elle osa demander un renseignement. "Quel est le numéro de la chambre d'Elsa Frozen s'il vous plait ?" Sa voix coupa court et sec dans un souffle mal placé. L'infirmière, dans sa blouse blanche, leva deux trois documents avant de lui annoncer le nombre 003. D'un geste du regard et du menton elle la remercia avant de se jeter dans le couloir à côté pour arriver devant la chambre et presque défoncer la porte qui s'ouvrit difficilement.

Et elle était là, comme elle l'avait imaginé, au milieu de la salle, sur un lit blanc, aussi pur que l'était toute la pièce. Elle crut une seconde que son cœur aurait pu s'arrêter, et elle se précipita à ses côtés pour attraper une de ses mains, qui fut gelée. Les larmes transparentes tachèrent le drap froissé et elle plongea ses yeux verts sur les paupières neige que la blonde avait. Ses cheveux étaient attachés dans une natte qu'elle n'avait jamais vu et sa frange retombait doucement sur son front. Elle serra ses doigts, comme si elle avait encore peur de la perdre. Et elle était ravissante sous les rayons étincelants du jour qui la caressaient tel l'ange qu'elle aurait pu être. Derrière elle, en même temps que de faibles pulsations, elle percevait la machine qui produisait de petits bips nerveux et inquiétants, tout le contraire qui aurait pu la rassurer. Une dame entra, paniquée par les bruits de pas d'Anna, mais s'arrêta brutalement derrière et n'osa pas les déranger.

A vrai dire, la scène était déchirante. La rousse pleurait toutes les larmes de son corps, la tête baissée vers sa poitrine, comme si elle priait. Et Elsa, elle était allongée dans sa blouse claire, aux motifs ronds, sa peau aussi blanche que les meubles du lieu. Elle avait l'impression d'avoir tout perdu sur l'instant, et elle ne savait rien de la situation, mais la voir inconsciente était juste douloureux. Non... Elsa réveilles-toi ! Ne me laisses pas toute seule ! Je t'en supplie... "Je t'en supplie..." Les mots furent interrompus de sanglots inutiles qu'elle essayait de calmer, mais c'était peine perdu malheureusement. Elle ne bougeait plus et le temps semblait sur pause. Elle avait du mal à se dire qu'Elsa allait mal. Qu'elle avait eu un stupide accident de voiture et que le coupable s'était lâchement enfui. Il y avait de mauvaises personnes comme ça, à qui on ne pouvait rien. Ni leur faire payer ce qu'ils avaient fait aux autres, ni rien du tout même. Et même si elle se serait vengée, la douleur continuait de parcourir son esprit et son cœur.

Au bout de quelques minutes, la dame vêtue de beige toqua contre la porte, le bruit résonnant et faisant sursauter Anna qui se releva, et sécha de sa main libre ses joues maintenant froides, la clim aidant à quelque chose. "C'est votre amie ?" Un faible hochement répondit à la question. "Il faudra lui laisser un peu de repos, mais ne vous inquiétez pas, le choc n'était pas des pires. Elle va s'en sortir, loin de là." Et malgré l'état de la situation, elle arriva à rire en posant un bloc-note avec seulement écrit quelques gribouillis. Ce qui n'arriva même pas à décrocher un stupide sourire des lèvres ancrées d'Anna, arrangeant une petite mèche derrière son oreille et s'écartant. Elle prit une seconde avant de pouvoir lâcher la douce sensation qu'avait la main d'Elsa dans la sienne, la brisant encore une fois au plus profond d'elle. "Seulement quelques côtes cassées."

La rousse faillit déglutir, s'étouffant elle-même. Seulement ? Pour elle qui ne s'y connaissait pas, ça semblait beaucoup. Mais pas assez pour se faire un trop grave souci. Les larmes dégoulinèrent une seconde fois, ce qui fit se pencher la femme aux formes un peu plus honoreuse que celle de la plus jeune. "Elle va même très bien, ne vous en faîtes pas ! Est-ce votre sœur pour que vous vous souciez autant de son état ?" Et cette fois, malgré la tristesse qui encerclait son esprit et ce sentiment d'incertitude, elle arriva à bouger ses lèvres pour former presque un début de smiley. "Non, c'est... C'est ma petite amie." Elle lâcha rapidement les mots. Elle n'avait plus tellement l'habitude, et depuis la réaction de ses parents, elle n'osait même plus le dire aux autres sous peine de revivre encore le même clavaire. Ce fut alors un écarquillement des yeux de sa part suivit d'un sourire qu'elle se sentit rassurée. "Et bien, vous formez un très joli couple." Anna articula doucement "Merci." Elle joignit ses mains avant de se retourner vers la blonde endormie, telle la Belle au bois dormant.

Ce fut alors que le calme et le silence semblaient retomber dans la salle que la voix grave et familière de quelqu'un à qui elle n'aimait plus vraiment adresser la parole entra dans le couloir et la fit se crisper. Oh, putain, merde. Mais la voix était suivie d'une plus aiguë, et de celle d'une seconde rousse qu'elle avait appris à reconnaître avec le temps. Mais ce qui la fit louper un battement et sentir son pouls et son sang s'accélérer dans ses tempes, c'était plus les cris qui y sortaient. Elle entendait ses pas, il était là. Et lorsqu'elle sentit la vibration de la porte se retournant, elle comprit qu'elle allait avoir à faire au destin et à la prendre en main. Faire face à ce qu'elle voulait et à ses obstacles. "Encore avec cette traînée Anna... Je n'aurais jamais dû te donner ce putain de téléphone." Les insultes de sa bouche étaient si brutales, peut-être les plus brutales qu'elle n'avait jamais entendu. Comme un coup dans la poitrine. Habituellement ça lui passe au-dessus de la tête, mais de lui, c'était si froid et dérangeant.

"Papa s'il te plait..."

Anna se recula d'un pas en pleure, comme le fit l'infirmière surprise. Son père se précipita sur sa fille. Elle se sentit si faible, comme si il allait encore l'asséner de coups. Anna ferma les yeux, comme une protection, mais son esprit lui disait autre chose. Elle devait faire quelque chose et dire stop à tout ça. Elle ouvrit ses paupières après un énorme effort et le regarda droit dans les yeux. Anna. Elle avait cette impression qu'Elsa était là pour lui parler. Anna, fais-le. Tu peux le faire. Tu dois le faire. Arrêter de te faire marcher dessus. Sauver ton destin et faire ce que tu veux de ta vie. Tu dois remettre en ordre les choses, je sais que tu le peux. Au pire des cas, tu vivras ta vie comme tu l'entends, tu te fous d'eux. Des mots assez forts pour qu'elle s'avance avant qu'elle ne soit face à face avec le visage rouge de colère de Walt, sourcils froncés. Derrière, sa mère, aux cheveux bruns impeccable, tenait ses mains nerveusement entre elles, comme Mérida jouait avec une mèche folle rousse de sa chevelure.

Elle se plaça juste en face de lui, comme un duel, et elle ouvrit la bouche. "Papa, je te jure, j'en ai vraiment marre. Je me suis laissée faire tu vois, mais maintenant j'ai plus envie de faire comme si ça m'atteignait pas. T'es un putain de connard homophobe, et tu le vois même pas ! Tu sais ce qu'est l'amour hein ? Tu t'es bien marié à maman, et c'est pas pour rien ! Pourquoi le fait qu'Elsa soit une fille et si dérangeant ? Je sais pas, avant que tu ne saches tout tu l'aimais bien jusqu'à preuve de contraire. Faut que t'arrêtes vraiment et que tu prennes conscience des choses et de ce que tu es ! De plus tu te crois parfait, tu plis tout le monde à tes ordres car tu as du pouvoir, mais sans ça, t'es quoi ? Un con qui aurait personne autour de lui, simplement, et tant que tu n'as pas compris tout ça, tu ne me mérites pas, tu ne me mérites pas dans ta famille, tu ne mérites pas de me voir, de me parler, de me considérer comme ta famille. Il y a tellement d'hommes qui sont mieux que toi, qui ont compris ce qu'était la vie, ce qu'était avoir un avis et être différent de la société. Toi t'es qu'un aveugle qui voit pas plus loin que ce que tu espères voir. Si la vérité te fait quelque chose, tant mieux, j'espère que tu comprends, et si elle te fait rien, et bien tu peux dire adieu à la seule fille qui tu as, et tu sais très bien que quand je dis que c'est fini, c'est fini. Je veux plus avoir à faire à l'horrible personne que tu es, c'est tout. Putain d'homophobe et de mouton de l'Etat."

Alors elle se tut finalement. Telle une bombe qui se déposa. Et le silence devint très vite assourdissant autour d'eux. Il semblait choqué, et voir sa fille en pleure n'était pas la meilleure chose à laquelle il avait pu faire face. Il relâcha doucement ses poings qui s'étaient préparés à donner des coups, et il s'éloigna un peu, en baissant son visage. Comme s'il avait honte. Pendant ce temps, dans le calme des autres encore abasourdis des précédentes actions, Anna, rouge comme une pivoine de s'être lâchée et d'avoir tellement versé de larmes, se retourna pour voir Elsa avec un immense sourire. Elle s'était réveillée. La jeune fille lui rendit son sourire et se jeta sur elle et lui agrippa la main, approchant son visage de celui de sa bien-aimée. Voilà. Tout était fini. Les tourments étaient mis de côtés, et quoi qu'allait être l'avis de son paternel, Anna s'en fichait, elle avait ce qu'elle voulait, elle avait Elsa. Elle s'avança pour humer son odeur désespérante qui lui avait manqué, l'odeur de la menthe et de la vanille chatouillant son odorat.

Elsa fit de même, bougeant comme elle le put sa main de libre pour caresser l'épiderme de sa petite amie, l'épiderme chaud de leurs soirées ensembles. Elle élargissait son sourire, clignant doucement des yeux. Elles ne voulaient plus jamais se perdre et se quitter du regard, l'amour qu'elles dégageaient était fou et surement la plus belle chose du monde. L'amour... Anna murmura doucement "Elsa," Son accent roulant le s tel un serpent venimeux "Tu m'as fait si peur, si peur de te reperdre, encore et encore, à cause d'un connard qui sait pas conduire..." En temps normal, Liliane aurait reproché le langage de sa fille, mais elle était plus touchée par la situation qu'elle ne voulait pas briser. Après tout, elle aussi fut amoureuse de son marie. L'amour pouvait être sous tellement de formes qu'il se fallait d'accepter. Qu'importe qui aime qui.

Elsa fit vagabonder son pouce froid contre sa joue presque sèche. "Hey, regarde-moi, je vais bien, tu vas bien, on est là, ensemble, et plus jamais on ne sera re séparées, que te faudrait-il de plus ma jolie Anna ?" La rousse eut un petit rire, et elle s'approcha encore. "Peut-être un baiser de ta part." Laissant son sourire influencer les choses. Et même si sa famille se tenait derrière, Anna s'en foutait. La blonde se suréleva comme elle put, et plongea ses lèvres ardemment contre les siennes qui lui avaient tellement manqué. Quelques secondes magnifiques, et un smiley partagé. Le gout frais d'Elsa lui avait fait un manque atroce, et la douceur qu'avait la langue d'Anna avait été un supplice pour la blessée de juste se dire qu'elle n'aurait peut-être pas pu l'embrasser encore une fois. Le geste décrocha aux premiers abords un hoquetement surpris de l'homme dans la pièce, mais qui ne dérangea pas du moins le couple. Et elles restèrent bloquées là, souriante. Juste eux deux, dans leur monde.

Puis, Walt eut à son tour un sourire derrière les deux jeunes filles. Il avait enfin compris. Elle était heureuse, simplement heureuse, que pouvait-il demander de plus ? Le discours lui avait fait comme un coup de fouet dans le dos, et maintenant, il se mettait presque à regretter le passé. Mais il savait que à présent, le futur réservait tellement pour eux, pour elle, et pour elles.