Bonjour à tous !
Ade lonesome : Oui, Ethan est maladroit, idiot, incapable de parler de ses sentiments, mais il n'est pas méchant.
Lehana : C'est cool tu pars pas mal pendant tes vacances j'ai l'impression ! :D tu es où, là, en vacances ? (même si je me doute que tu ne me répondras que quand tu reviendras… ^^ )
Les Serdaigles ne sont pas comme nous il faut croire… Tu as choisi / es dans quelle maison, toi ?
Une tomate botoxée, c'est une bonne idée… Je vais peut-être ré écrire ma fiction de ce point de vue…
Un nouveau chapitre du point de vue de Sirius, avant que je parte en vacances dimanche ! Et en plus, cette nuit, j'ai eu une illumination pour écrire un passage sur lequel je bloquais ! Bon, c'est dans le futur, alors ça ne vous dit rien, mais je suis contente, je vais pouvoir avancer dans l'écriture de cette fiction !
Chapitre 35 : Le Lapin de Pâques
Queenie passe la porte de la serre de botanique, essoufflée, et s'installe le plus discrètement possible à sa place. Je devine qu'elle est en retard à cause de Caleb, et je suis un peu moqueur. C'est mignon, mais je ne pense pas que leur histoire durera. Une intuition.
De là où je suis, je n'entend pas ce qu'elles disent, mais il me semble bien qu'Enora et Arizona se moquent gentimment d'elle, car Queenie rougit en entendant leurs paroles. Juste à côté d'elles, Meredith sourit aussi, et son regard croise rapidement le mien.
Elle détourne les yeux, soudain passionnée par une petite pelle de jardinage verte. Nous ne nous sommes pas spécialement parlés depuis le feu d'artifice, et cela me manque. Elle est fiancée, d'accord, mais son futur époux n'est pas à Poudlard, qu'est-ce qui l'empêche de sortir avec d'autres garçons avant ? Elle n'est quand même pas amoureuse de ce Vronski ? Et rien ne l'empêche d'être amie avec moi, non ?
- Aujourd'hui, nous allons travailler sur une plante moldue. Il s'agit d'un simple figuier, vous devez trouver l'engrais magique adapté à cette plante moldue, déclare le professeur Chourave.
Nous allons tous chercher un pot contenant un figuier sur les étagères situées au fond de la salle de classe. Meredith est juste derrière moi, attendant son tour, et je lui tend un pot.
- Merci, marmonne-t-elle avant de retourner à sa place.
- Tu rames, Sirius ? me demande James avec un sourire moqueur.
- Je dirais même mieux, ajoute Remus, il creuse.
- Hilarant, dis-je d'un ton vexé.
Je choisis plusieurs engrais et commence les tests. J'en verse quelques gouttes sur la terre, prêt des racines et j'attend environ cinq minutes, pour voir s'il y a une réaction. Les engrais magiques sont normalement très rapides. Au cinquième essai, j'obtiens enfin un résultat, que je note sur un parchemin, mais je continue tout de même mes expérimentations.
Au bout de deux heures, le cours prend fin et nous quittons enfin la serre.
- Sirius ! me hèle Queenie.
Je me retourne pour l'attendre, et les gars se dirigent vers le château en m'indiquant qu'ils m'attendront devant la salle du prochain cours. Queenie me rejoint d'un pas rapide. Ses copines sont toujours dans la serre, je suppose qu'Enora galère à s'enlever toute la terre qu'elle avait dans les cheveux.
- Je voulais te dire que je vais fêter mon anniversaire pendant les vacances de Printemps et que tu es invité, m'explique-t-elle.
- Merci, c'est cool.
- Tu voudras bien dire à James qu'il est invité ? me demande-t-elle. Vu qu'il sort avec Arizona et que c'est ton ami, il peut venir aussi.
- Et Peter et Remus ?
Elle semble hésiter, c'est vrai qu'elle les connaît beaucoup moins, mais quand elle aura appris à les connaître et à les apprécier, elle se rendra compte que ce sont des amis formidables.
- Oui, ok, lâche-t-elle finalement, en souriant.
- Merci, Queenie, m'exclamé-je.
- Arrête, je n'aime pas mon prénom !
- On n'avait pas dit que l'on t'en trouverait un autre, justement ? rié-je.
Elle sourit, puis s'éloigne, les filles étant enfin sorties de la serre. Je rejoins rapidement les gars pour notre cours suivant. Je suis impatient d'être ce soir, notre grande blague spéciale pour remonter de moral de James Potter est prévue pour le dîner, et je commence à être excité à l'idée de notre plaisanterie.
- J'ai hâte d'être ce soir, confié-je à Peter en m'asseyant dans la salle de cours.
- Moi aussi, me répond-t-il, j'espère que tout va marcher.
- Bien sûr, nous sommes les Maraudeurs, ce n'est pas pour rien, non ?
- Silence, nous reprend le professeur.
Et c'est bien en silence que le cours se termine. Nous sortons tous les quatre la salle et James parle des exposés de métamorphose sans que nous arrivions à nous concentrer, Peter, Remus et moi. Nous sommes obnubilés par la blague de ce soir.
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Peter me fait un clin d'œil quand je m'assois à ma place, dans la Grande Salle, et Remus sourit à son tour et lève le pouce. Tout est prêt, notre grande blague peut avoir lieu. C'est toujours étrange de faire quelque chose dans le dos de James, en fait, cela ne m'arrive presque jamais. Même quand j'ai passé la nuit avec Lily, il l'a su immédiatement. Mais là, c'est justement pour lui que nous le faisons, pour lui changer les idées.
Les analyses de Gary sont vraiment mauvaises, et, dans les lettres de Mathilde, je devine à demi-mots son désarroi et son angoisse. James a hâte que les vacances commencent pour pouvoir revoir ses parents et soutenir sa mère par sa présence. Gary est apparemment de plus en plus fatigué, et les médicomages pensent à l'hospitaliser.
Je chasses ces pensées de ma tête en me disant que nous avons monté toute cette blague justement pour sourire, rire, et ne pas penser aux problèmes qui nous attendent, à l'extérieur de Poudlard.
- Au fait, nous sommes invités à l'anniversaire de Queenie, annoncé-je soudain aux gars en y repensant. C'est pendant les vacances de Printemps.
- Cool, c'est une bonne idée ! s'exclame Remus. J'ai l'impression de ne pas avoir fait la fête depuis tellement longtemps.
- Depuis Nouvel Au, au moins, l'horreur, se moque Peter.
Les plats arrivent sur les tables et chacun commence à se servir. Sachant que la blague n'épargnera personne, elle a été conçue dans ce but, je me sers une grand portion d'haricots verts, m'attendant au pire et au meilleur. Tous les élèves commencent à manger et au bout de cinq minutes, on entend des exclamations, des cris, des hurlements et même des pleurs.
Dans toute la salle, à toutes les tables, et même à celle des professeurs, les cheveux des élèves changent de couleur. Le professeur Dumbledore se voit affublé d'une barbe rose bonbon, tandis que le professeur Slughorn, lui, a des cheveux d'un vert Serpentard. Rogue a les cheveux bleu ciel, pétant. Tandis que James se retrouve avec des cheveux roux flamboyant, une petite touche personnelle de Remus, qui croit beaucoup au retour de Lily comme Unique Amour Pour Toujours de James et de leur jeu favori le « Je t'aime, moi non plus ».
- Qui a bien pu faire ça ? me demande James en se tournant vers moi.
Il explose de rire et regarde mes cheveux avec des grands yeux. Je tire une mèche pour voir la couleur dont j'ai hérité. Jaune paille. Magnifique. Comme ça, on est fixé, j'aurais eu beaucoup moins de charme en blond.
- Aucune idée, dis-je le plus naturellement possible, peut-être nos remplaçants.
- Je ne savais pas qu'on avait des doublures officielles, renchérit Remus, c'est le symbole suprême de la célébrité.
- Ah, je ne fais jamais moi-même mes cascades, me justifié-je, c'est trop dangereux !
Peter ne tient plus et il s'effondre sur la table, mort de rire. James nous regarde avec incompréhension, puis il réalise soudain, et il se tape le front avec la paume de sa main.
- C'est vous ! Bande de cachotiers !
Il regarde tout autour de lui, dans la Grande Salle, le sourire aux lèvres.
- Qui a fait ça ? s'exclame le professeur MacGonagall, debout, à la table des professeurs.
Ses cheveux ont pris des motifs écossais, et je n'arrive pas à la regarder sans exploser de rire. Nous essayons de rester sérieux alors que ses yeux scrutent la Grande Salle.
- Je pense qu'un antidote sera très simple à fabriquer, déclare le professeur Slughorn.
- Je suis certain que tout est prévu et que les couleurs s'estomperont d'elles-mêmes, lance le directeur.
- Je crois que Dumbledore m'a fait un clin d'œil, marmonne Remus.
Cette remarque relance l'hilarité de notre groupe. Je suis tellement plié de rire que j'en ai mal au ventre. Cela fait longtemps que nous ne nous sommes amusés ainsi !
Alors que Remus et Peter se retournent et observent la salle, James se tourne vers moi et me lance un regard interrogateur.
- Sans moi ? chuchote-t-il.
- Nous voulions te changer les idées, vis-à-vis de Gary et…
James détourne les yeux, et je suis également un peu embarrassé d'évoquer son père dans de telles circonstances. Mais, mon meilleur ami se retourne vers moi et sourit à nouveau.
- Merci, murmure-t-il, c'est génial. J'en avais besoin.
Il désigne d'un geste de la main le frère de Queenie, chez les Serpentards, qui est affublé de mèches zébrées noires et blanches.
- Ceux qui ont fait cela laisseront une trace dans cette école, ajoute-t-il, d'une voix forte. Mais, j'ignore qui a eu cette idée…
Quelques élèves de Gryffondor assis non loin de nous explosent de rire et applaudissent. Personne n'est dupe et tout le monde s'attend à ce que soit nous, de toute façon.
- Nous devrions aller boire un verre, ce soir, pour fêter ça ! lancé-je.
- Réunion de préfet, grimace James.
- Sérieusement ? soupiré-je. Après les vacances, je veux que l'on sorte ! En plus, il y a une nouvelle boîte de nuit à Pré-au-Lard.
Les gars rigolent, mais acquiescent à ma requête.
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Remus feuillette le dernier Poudlard News. Une peinture du feu d'artifice orne la couverture. Comme je le pressentais, Queenie n'avait pas fait de photos de la scène. Bon, ce n'est pas très étonnant, vu qu'elle était avec Caleb. Judith n'a rien dit de spécial, peut-être que, comme moi, elle pense que ça ne va pas durer entre eux.
Nous avons principalement parlé du Nouvel An Chinois, des entraînements de DCFM et Judith a publié son article sur la politique moldue. Ce numéro s'est moins bien vendu que le précédent, mais c'est assez normal. Nous avions été dans la réaction rapide suite à l'attaque du quai du train, et ainsi, nous avions plus de lecteurs potentiels. Aujourd'hui, nous redevenons un journal plus confidentiel.
- Comme je vous l'avais promis, nous allons fêter Pâques, ici, à Poudlard, déclare le professeur Dumbledore, alors que je me sers un bol de café. Dans cet obectif, continue-t-il, les cours de cet après-midi sont annulés pour vous permettre de participer à la chasse aux chocolats de Pâques qui aura lieu dans le Parc.
Son annonce déclenche des hourras et des applaudissements, particulièrement chez les élèves issus de familles moldues qui connaissent déjà cette fête. L'annulation des cours de l'après-midi égaye également tous les élèves, mais moins certains professeurs qui vont un peu la moue. J'entend déjà le professeur Vector se plaindre que le programme ne sera jamais terminé à temps pour les ASPICS.
- Chercher du chocolat dans le parc, c'est parfait ça, se réjouit Remus.
- Je suis bien d'accord, renchérit Peter.
- Apparemment il y a un lapin géant en chocolat qui est caché, dit soudain James, on paye une bouteille à celui qui le trouve en premier.
- Pari tenu, nous exclamons-nous en cœur.
Décidémment, j'ai hâte d'être cet après-midi.
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Il fait encore frais, mais le soleil commence à pointer le bout de son nez sur l'Ecosse. Le Printemps arrive doucement, lentement, mais sûrement. La grande majorité des élèves se sont rassemblés dans le parc, vers l'entrée principale du château, attendant le top départ donné par le directeur. Soudain, j'aperçois celle que je cherchais des yeux depuis tout à l'heure.
- Meredith !
Non, Sirius Black ne laisse pas tomber aussi facilement ! La Serdaigle se retourne et ses cheveux noirs s'envolent et retombent sur son épaule, suivant le mouvement de sa tête.
- Est-ce que ça te dirait de chercher les chocolats avec moi ? demandé-je.
- Je ne sais pas, Sirius…
- Je te propose seulement de te promener avec moi et de chercher du chocolat, dis-je.
- Je ne veux pas que tu te fasses de film, murmure-t-elle.
- Ne t'inquiète pas, j'ai très bien compris que tu étais fiancée à un type russe dont tu ne dois sûrement pas te souvenir, m'énervé-je.
- Sirius !
Lassé par cette discussion et ce troisième rateau, je m'éloigne et rejoins les gars qui discutent des termes du pari. James me lance un regard désolé, quand il voit que je reviens bredouille.
- James, on se met ensemble ? lance Arizona en s'approchant de nous.
- D'accord, dit-il en embrassant sa petite amie.
- La chasse aux œufs et chocolats de Pâques va bientôt commencer, déclare le professeur Dumbledore d'une voix forte.
- Tu ne te mets pas avec les gars ? me demande soudain Queenie, en s'approchant de moi.
- Non, on a parié sur celui qui aurait le lapin géant en chocolat le premier, dis-je.
- Et toi, tu ne te mets pas avec Caleb ?
Elle hausse les épaules.
- La dernière fois que je t'ai aidé pour un pari que tu avais fait avec James, tu as gagné, me lance-t-elle en souriant.
- Pas faux.
Je lui souris et nous décidons de partir ensemble chasser les œufs de Pâques. Le directeur envoie quelques étincelles dans les airs et tous les élèves s'élancent dans le parc, commençant à fouiller dans les bosquets et les fourrés.
Je me dirige du côté du terrain de Quidditch, où peu d'élèves ont choisi d'aller, se concentrant plutôt sur le tour du lac. Queenie me suit. Soudain, une grenouille en chocolat s'échappe d'un buisson et Queenie se baisse pour l'attraper d'un geste rapide de la main.
- Bien vu ! lancé-je.
Elle ramasse un petit bout de bois par terre et d'un coup de baguette, Queenie le transforme en panier, avec un couvercle, dans lequel elle place la grenouille. J'ai bien fait de participer à cette chasse aux œufs avec elle, elle est maligne ! Chaque fois, elle me surprend un peu plus. Lorsque nous arrivons au terrain de Quidditch, nous avons déjà trouvé trois grenouilles, des petits œufs et un sachet de bonbons à la menthe.
- Ne serait-ce pas ton traître de frère ? s'exclame soudain la voix moqueuse d'Evan Rosier.
Je retourne pour découvrir Rosier, Macnair et mon frère, aux pieds des tribunes, sur le terrain de Quidditch.
- Ne cherche pas les emmerdes, Rosier, tu sais que je peux te battre, dis-je.
- J'ai appris beaucoup de sorts que tu ignores, ces derniers temps.
- Je me demande bien qui a pu te les apprendre, ironise Queenie.
Je suis aussi surpris qu'eux de l'entendre, mais visiblement pas pour les mêmes raisons.
- Ne te mêle pas de cela, Queenie, tu te causerais des ennuis inutilement, la réprimande Rosier.
- C'est toi qui nous aborde sans raison, répliqué-je, et qui te cause des ennuis tout seul.
- Stupefix ! s'exclame immédiatement Rosier.
Je le contre d'un simple Protego, et Queenie et moi nous cachons dans les gradins de Serdaigle, observant le groupe des trois Serpentards.
- Tu es lâche Sirius Black ? Tu te caches comme un pleutre ? lance Gregory Macnair.
D'un bond, je me lève et sors de ma cachette. La baguette à la main, je suis prêt. Encore cachée, Queenie lance un Protego qui me couvre, ce qui me permet d'attaquer directement, sans avoir à penser à me défendre.
- Dentesaugmento !
Les dents d'Evan Rosier se mettent à grandir à une vitesse hallucinante, puis je lui lance un sort qui colle la langue au palais, l'empêchant de lancer des sortilèges parlés. On va voir s'il est aussi doué en sortilèges informulés !
- Tarantallegra ! s'écrie Macnair.
Mes jambes se mettent à s'agiter toutes seules, sans que je puisse les contrôler. Queenie me lance un sortilège qui stoppe le maléfice.
- Tu es un moins que rien, Black, un traître à ton sang, me lance Macnair.
- Tu dis vraiment des saletés, Macnair, dis-je, récurvite !
De la mousse blanche se forme dans la bouche de Macnair, comme si on avait aspergé ses lèvres d'eau et de liquide vaisselle.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? s'écrie le professeur de vol, Madame Bibine, en marchant à grands pas sur le terrain de Quidditch.
- Rien du tout, Madame Bibine, tout va bien, répond Regulus de sa voix obséquieuse habituelle, quand il veut se faire bien voir.
Elle ne s'approche pas plus et hoche la tête, en entendant les paroles de Regulus. Mon frère me lance un regard noir et annule les sorts qui empêchent ses amis de parler et de continuer à ses battre. Ils s'éloignent tous les trois, et je suis tellement mal de me sentir si loin de lui, désormais.
Soudain, Queenie s'élance des gradins et saute sur le terrain, s'élançant de quelques mètres dans les airs. Elle tombe au sol et je ne vois pas ce qu'elle fait. Quand elle se relève, elle a de la terre sur le visage et dans les cheveux, et elle tient dans ses bras un gigantesque lapin en chocolat.
- On a gagné, rit-elle.
