Disclamer : Avengers(1&2), Captain America (1&2), Iron Man (1,2&3), Hulk, Thor (1&2), Agents of SHIELD et tout le reste le l'univers Marvel n'est pas à moi.
Titre : Hiccup
Résumé : Les accidents de parcours, ça me connaît. Il se peut même que j'en aie fait ma spécialité. Je croyais les avoir tous vu. Lorsque je l'ai rencontré, j'ai dû reconnaître que non. Il était un accident de parcours à lui tout seul. Ça, c'est ce que je croyais en le rencontrant. Maintenant, je ne sais pas si c'est lui ou moi qui a la poisse. Je vais sans doute finir par tirer à pile ou face pour savoir la réponse à cette question.
Note de l'auteur : Avengers 2 est sorti ! Mais, je vais le voir que dimanche, snif. Mais il est sortit ! Vivement qu'il sorte en DVD ^^.
Bonne lecture.
Réponses aux reviewers anonymes :
Isy : Si elle ne tournait pas autour du pot, Joyce ne serait pas Joyce. Son histoire avec Edward ne lui donne pas du tout envi d'avoir confiance en les hommes.
Bee : Merci beaucoup, ça me fait très plaisir ^^.
Andrea : Oui, elle va l'avoir, mais pas tout de suite;).
Chapitre 35 : Visite immobilière.
Ou comment mettre son nez partout dans les règles de l'art.
Feu-Follet m'avait prêté sa voiture. Contre cent dollars de garantie. Tout ça parce qu'elle craignait que je la lui rende abimée, simplement parce que j'avais des ennuis et que tout le monde le savait dans le Bourg. Ce qui est bien avec ce quartier, c'était que tout le monde savait tout ce qui arrivait aux autres. J'avais suivi Mickey jusqu'à une banlieue résidentielle bien trop chic pour lui. J'aime les banlieues parce que personne ne remarque lorsqu'il y a une voiture qui n'a rien à faire là dans la rue. Sans oublier que contrairement aux quartiers ouvriers, les gens ne sont pas sur la terrasse devant la maison, mais dans leur petit jardin derrière. Bref, personne ne remarque un inconnu dans sa voiture. Sans oublier que rare sont ceux qui voient ce qui se passe au-delà de leurs barrières blanches. Alors, je pouvais fixer une maison sans problème et sans voir les flics débarqués. J'étais au téléphone avec James, il avait voulu m'accompagner, mais, je lui avais signalé que je passai bien plus inaperçue seule qu'avec lui. Alors, nous avions fait un compromis. Mon téléphone était toujours branché et avait une ligne ouverte avec lui. Bref, cette histoire allait exploser mon budget de téléphonie.
-Ils parlent.
-Et quoi d'autre ?
-Ils s'approchent... Non ! Espèce de sale con !
-Qu'est-ce qui se passe ?
-C'est le type à l'autre bout du trottoir, il a shooté dans un pigeon.
Je dus réprimer un sourire à l'idée de la tête de James à ce moment. Je détestais faire une planque, surtout dans une voiture pour la simple et bonne raison que je n'aimais pas à avoir à faire pipi dans une bouteille. Je regardai l'heure à ma montre.
-On se rejoint Chez Georgette, je dois rendre la voiture, signalai-je.
Je raccrochai. Je me ferai sans doute engueuler pour ça, mais je commençai à avoir l'habitude. Je n'allais pas risquer de me prendre une contravention pour les beaux yeux de James. Même s'ils étaient vraiment beaux... Argh ! Saleté d'hormones ! Ce n'est pas parce que ça fait des années que je n'ai pas eu d'homme dans ma vie que je dois sauter sur le Soldat de l'hiver ! Non, non, non et non ! C'est non-négociable ! J'ai dit non ! Je ne veux pas être amoureuse ! Qui a dit qu'il y a une différence entre vouloir et pouvoir ? Moi ? Je ne vais pas m'auto-engueuler quand même. Le fait est que je suis attirée par James. Franchement, le seul moyen de ne pas être attirée par lui est d'être morte. Et encore, j'ai de doute que ça suffise.
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J'étais de retour Chez Georgette où j'attendais James en parlant à Feu-Follet. Ou plutôt, où Feu-Follet me cuisinait. J'avais oublié que cette fille aurait pu faire une excellente psychanalyste. Pour le coup, je méritai une baffe mentale. Pourquoi ? Parce que c'était une fille du Bourg, et que les filles du Bourg vivent pour radio potin. Au Bourg, rien n'est plus sacré qu'un bon secret, mais rien ne vaut un potin bien chaud.
-Et tu veux que rien ne se passe entre vous deux ? Tu es sure de ça ?
Je dus déglutir pour retirer la boule qui venait de se former dans ma gorge. Elle avait raison. Je savais qu'il y avait un peu plus que ça entre James et moi, mais, je ne voulais surtout pas mettre un mot dessus. J'avais trop peur de le faire. Je la regardai un instant avant de parler d'une voix ferme. Sans oublier que j'avais l'impression d'avoir dix ans de moins. L'une des premières leçons que j'avais apprise, c'était « si tu veux un cookie après l'école, il faut que tu racontes ta journée à maman, sans mentir, bien entendu ». Et je n'avais jamais été la petite fille qui gagnait des prix d'orthographe, qui était choisie pour la crèche vivante, et toutes ces conneries de petites filles sages. Non, moi, j'étais celle qui allait chez le proviseur pour insubordination. Oui, j'ai commencé à être une grande gueule dès le primaire. La seule chose qui m'a toujours sauvée était mes bonnes notes. Sauf au niveau de ma mère, le numéro de la vie scolaire a toujours été dans son répertoire, que ça soit pour mes frères ou pour moi. Bon, retournons à mon interrogatoire.
-Nous sommes coéquipiers. Il n'y a rien de plus, affirmai-je.
-Arrêtes, un aveugle verrait qu'il ne te regarde pas comme on regarde un coéquipier.
-Et il me regarde comment ?
-Comme un homme regarde une femme à qui il veut donner une bonne raison de chanter Alléluia.
-Je ne suis pas intéressée.
-Tu ne sais pas ce que tu dis.
-Peut-être, mais, je sais ce que je fais.
-Si tu continues comme ça, tu seras toujours, toute seule, avec ta solitude.
-Non, parce que j'adopterai un hamster !
Feu-Follet haussa un sourcil. Elle avait raison et nous le savions toutes les deux. J'étais totalement mordue de James, et si je refusais de l'avouer, c'était parce que j'étais morte de peur. Non, en réalité, j'étais totalement terrifiée. La dernière fois que j'avais osé aimer un homme, j'avais fini par le tuer. Je ne pouvais pas dire la véritable raison de ma peur à mon amie. J'ignore si elle aurait compris. Avant qu'elle eût le temps de me cuisiner, James rentra dans le restaurant. Sauvée par un tueur, c'est le comble, même pour moi.
-Je dois y aller ! Fis-je sans doute un peu trop vite pour détromper mon amie.
J'attrapai James et le fis sortir du restaurant avant que Feu-Follet eut le temps de réagir.
-Tu connais une partie de mon travail, il serait temps que je te montre le reste, déclarai-je pour détourner les pensées de James de ma précipitation.
-Quelque chose me dit qu'en réalité, tu veux fuir ton amie.
-Moui, répondis-je en faisant une petite moue coupable.
Ce n'est pas de ma faute si elle était entrain de m'interroger à coup de cookies et de verres de lait. Je n'ai jamais su dire non à ses cookies. James déposa un baiser sur ma joue avant de passer devant moi. Je sentis ma moue disparaître. C'était un bisou amical ou pas ? Ça devait être un bisou amical, parce que si ce n'était pas le cas, j'allais rougir. Et franchement, ça sera la cerise sur le gâteau. J'allai le rejoindre à la voiture, le cœur étrangement léger. Nous partîmes du parking en silence, et aucun de nous ne parla durant tout le reste du trajet.
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James gara la voiture à quelques rues de la maison. Sur ce point-là, je lui faisais confiance, si j'étais douée pour l'espionnage, lui était un maître dans l'art de passer inaperçu. Je passai une veste noire au-dessus de ma chemise blanche. Je n'étais surement pas la femme la plus discrète de la planète, mais je savais que dans la nuit, il fallait plutôt porter des couleurs sombres pour passer inaperçu. Je mis un coup de sac dans l'une des fenêtres qui vola en éclats. James haussa un sourcil et je lui envoyai un sourire innocent alors que je mis des gants jetables en latex.
-Ce n'est pas moi ! Fis-je en ouvrant la fenêtre.
-Oui, je vois ça.
Nous pénétrons à l'intérieur. C'est moi où cette maison était vide ? Mais quand je dis vide, c'est vide, même pas un mégot de cigarette. Personnellement, ce seul fait suffit à m'y faire sentir pas à ma place. J'avais déjà vu des maisons comme ça, et ce que ça cachait n'était jamais très joli à voir. Je chassai ces souvenirs tout au fond de ma mémoire. Ce n'était pas le moment de réveiller de vieux démons.
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Nous finir par retourner à la voiture. Nous n'avions rien trouvé dans cette maison. Même pas une table. Une autre que moi en aurait été désespérée. Moi, je me contentais de trouver ça vraiment intéressant. S'il n'y a même pas un meuble dans cette baraque, pourquoi Mickey y est resté plus de trois heures. Pour faire une sieste ? Ce n'est pas le genre de ce type de dormir à la dure sur le sol. Et puis, nous sommes dans le New Jersey, personne ne dort par terre. L'absence d'indices était un indice en soit. Je ne voyais pas Mickey tenir une réunion dans une maison vide, mais, je le voyais très bien contrôler que le travail à bien était fait. Le travail... Ceux que l'on pouvait faire dans une maison vide n'étaient pas nombreux. Je fermai les yeux. Je n'aimais pas l'idée à laquelle je pensais. Je ne l'aimais vraiment pas. Je pris mon portable et composai un numéro.
-Oui ? Grogna une voix.
-Tonio ! Fis-je d'un ton léger.
-Il est trois heures du matin, Joyce. Arrête ton cirque et dit moi tout.
-Est-ce que Trenton a perdu une personne appartenant à sa pègre, il n'y a pas longtemps.
Il eut un court silence pendant lequel je voyais parfaitement mon frère prendre sa tête de flic.
-Qu'as-tu fait ?
-Pourquoi tu m'accuses ? Je n'ai rien fait ! Ce n'est pas moi. Je passais par hasard dans une rue et j'ai vu un gamin péter une vitre, je suis allée voir les dégâts et j'ai trouvé que la maison était vraiment louche.
-Joyce...
C'est fou toute la fatigue que mon frère peut faire passer dans un mot.
-J'ai suivi Mickey, et il m'a conduit à une maison totalement vide. Il y est resté plusieurs heures.
-J'ai une sœur qui trouve des scènes de crime, soupira Antonio.
-Une potentielle scène de crime ! Corrigeai-je.
-Ça change tout, ironisa mon frère. Joyce, tu vas rentrer chez toi, et ne plus te faire remarquer, d'accord ?
-Sinon ?
-Sinon, la dissimulation d'arme à feu est punissable par la loi dans le New Jersey.
Message reçu. Si je ne veux pas finir la nuit en cellule, je rentre chez moi.
-Oui, monsieur ! Fis-je.
-Ne m'appelle pas monsieur.
-Oui, Madame !
Mon frère soupira. La conversation était finie. Je raccrochai et retournai à mes pensées. Si je pouvais parler beaucoup, il m'arrivait de ne pas dire un seul mot pendant des heures parce que je réfléchissais sur un détail qui me gênait. Le problème actuel, c'était qui était mort et pourquoi ?
-Et maintenant ?
Je sursautai. James n'avait pas dit un seul mot pendant que je parlais à mon frère, mais, je savais qu'il avait bien ton entendu. Sans oublier que lui aussi savait faire un plus un.
-Je n'ai plus d'adresse pour aujourd'hui, dis-je.
James ne me répondit pas, mais je voyais bien qu'il ne prenait pas la direction du Bourg. Je le regardai en me demandant mentalement ce qu'il faisait.
-On va où maintenant ?
-Tu verras bien.
Je me mis à bouder. Et au bout d'une vingtaine de minutes, je vis où il m'emmenait. Pour le coup, je l'aurai embrassé s'il n'était pas en train de conduire. Comme en réponse à l'information, mon ventre se mit à gargouiller. J'adore le New Jersey, on peut trouver tout et n'importe quoi à n'importe quelle heure.
-Un fast-food ! M'exclamai-je.
-J'étais sûr que ça allait te plaire.
-Règle n°38 : les mots les plus doux à l'oreille ne sont pas « Je t'aime » mais « Buffet à volonté », lui signalai-je en souriant de toutes mes dents.
James eut un micro-sourire avant de se garer. Une chance que je sais que c'est un tueur, sinon j'aurai pu croire qu'il est l'homme parfait.
-Un jour, une certaine personne m'a fait comprendre que parfois, on a juste besoin d'un bon hamburger.
Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais envie de sourire comme une idiote. Argh ! Je suis morte. Joyce, ma fille, tu peux être amoureuse de qui tu veux, mais pas de lui. Je m'obligeai à calmer mon enthousiasme. James était le seul homme qui avait croisé la route capable de me faire perdre mon sang-froid qui m'avait valu le surnom de « Coeur de Glace ». Ce nom voulait tout dire. Je me montrais imperméable à certains sentiments. Imperméable aux sentiments qui pouvaient me gêner dans mon métier. Mais lui... Il était réussi à franchir toutes mes barrières en un temps record. Je n'avais jamais été une personne qui faisait confiance aveuglement à quelqu'un d'autre que ma mère, mais, j'avais confiance en lui.
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Il faisait nuit et je regardai la route en rêvassant. Dans ma tête, les idées s'entrechoquaient sans que je puisse y mettre le moindre ordre. Il s'était passé trop de choses en peu de temps. J'étais fatiguée de tout ça. Je voulais juste une pause, rien qu'un jour de pause. Je devais me faire trop vielle pour continuer à continuer à vivre comme ça.
-Tu crois que cette histoire aura une fin heureuse ? Lui demandai-je.
-Les fins heureuses sont des histoires qui ne sont pas encore terminées.
Devant sa réponse, mon cœur se mit à battre plus vite. Je devais me tromper sur le sens de sa phrase. Il ne pouvait pas avoir sous-entendu ce que je pensai qu'il avait sous-entendu. Pour me calmer, je m'obligeai à regarder le paysage. Je connaissais ce coin, la nuit, il était prisé par les couples en quête de tranquillité depuis des générations. C'est moi où il faisait très chaud dans cette voiture ? J'étais attirée par lui, c'était un fait. Je voulais me perdre tout au fond de ses bras, c'était un autre fait. Voler une minute d'éternité avec lui me tentait, encore un fait. Mais, il y avait un mais. Je ne pouvais pas céder. Ça ne serait pas raisonnable. Ça ne serait pas convenable. Ça ne serait pas bien. Ça ne serait pas... Oh, mon cœur, calmes-toi ! Je finis par réaliser que la voiture s'était arrêtée. Je me mis à lui jeter des regards timides, ne sachant pas très bien quoi faire.
-J'aime ça, me murmura-t-il au creux de l'oreille.
Rien que sa voix ne fit frissonner de la tête aux pieds, et pourquoi, j'y percevais un soupçon d'amusement. J'essayais de me rappeler pourquoi je ne pouvais pas m'abandonner dans ses bras. J'étais encore un Agent du SHIELD et lui toujours un criminel. Je ne pouvais pas tomber dans le piège de mes sentiments. Je n'en avais pas le droit. Et pourtant, mon corps n'était pas de cet avis. Mon cœur non plutôt. Seule ma raison faisait obstacle. Lentement, je tournai la tête vers lui ayant dans l'idée de lui lancer mon regard le plus froid.
-J'aime te voir lutter contre toi-même pour ne pas perdre le contrôle. Le moment où l'on voit le mieux que tu es encore parfaitement humaine, c'est lorsque ta raison combat tes envies, continua-t-il en remettant une mèche rebelle derrière mon oreille.
Je suis si transparente que ça ? Maintenant, je comprenais ce que ressentait la biche qu'une voiture va bientôt percuter. Elle voyait venir la catastrophe, mais elle ne pouvait pas bouger un seul muscle pour s'enfuir. Mon rythme cardiaque augmenta, je luttai pour garder mon calme. James se pencha vers moi. L'intensité de son regard me faisait rougir. Ma raison me hurlait de fuir, mais je lui dis un gros merde. James n'était pas l'homme parfait, mais il était vivant et honnête, sans oublier qu'il avait un corps à se faire damner une sainte. Le Soldat de l'hiver eut un petit sourire victorieux. Rien qu'à ça, je sus qu'il savait que ce n'était pas ma raison qui avait gagné mon combat intérieur. Il passa un bras autour de mes épaules. Je n'avais pas peur, je savais que je ne fuirai pas. Je ne voulais pas partir. Je voulais rester tout contre lui pendant des heures. Nos souffles se mêlèrent et je fermai les yeux tout en passant ma main dans ses cheveux. Nos lèvres continuèrent à se rapprocher doucement, mais surement... Nous étions, tous les deux, trop usés par la vie pour ne pas profiter de chaque seconde... Il suffisait d'une caresse pour transformer ce moment en instant d'éternité... J'entendais uniquement mon cœur battre tellement fort... Soudain, il eut comme des bruits de pétards que je reconnus tout de suite. On nous tirait dessus.
Avouez que pendant cinq secondes vous avez cru que je serais gentille et que je vous donnerai la scène que vous attendez avec impatience depuis le début d'Hiccup. Bah non. Je suis la seule à savoir si James et Joyce vont enfin s'embrasser et, ou, finir ensemble. Et je ne vous le dirai pas, sinon, ça ne sera pas drôle.
A la revoilure.
