Et voici la suite :) j'espère qu'elle vous plaira ! La fin se rapproche.

Encore une fois désolée pour l'attente.

Katniss ne put s'empêcher de penser que bien qu'ils étaient censés être des frondeurs, les moyens mis en place ressemblaient étrangement à ceux de Coin au vue de la réunion auquel ils assistaient. Son attention s'était cependant rapidement détournée de Plutarch à l'arrivée d'Annie.

Alors que leur nouveau chef allait enfin débuter la réunion, elle se leva et parcourut les quelques mètres qui la séparait de la future mère. Elle prit une chaise et vint s'asseoir près d'elle. Plutarch la regardait semblant attendre son accord pour commencer. Elle secoua la tête en un signe positif.

« Annie, je souhaitais te parler, dit-elle tout bas.

-Je t'écoute Katniss, lui répondit l'intéressée par un sourire.

-En faite, je voulais te remercier d'être venue me voir à l'hôpital.

-Mais je t'en prie, les amies sont faites pour ça.

-Sincèrement, Katniss posa sa main sur son poignet avec douceur, je prends conscience du geste que tu as eu envers moi et de la réelle inquiétude que tu as éprouvée. Je tenais à m'excuser. Ce n'était pas sain pour ton bébé.

-Ne t'inquiète pas, il va très bien mais je suis rassurée de te voir à nouveau parmi nous et de savoir que tu as pu résoudre tes problèmes. Finnick t'appréciait beaucoup, il n'aurait pas aimé te savoir dans cet état.

-Je suis reconnaissante. Je crois que tu es la seule personne à réellement comprendre ma démarche bien que tu n'en connaisses pas les raisons. Mais tu as vécu ça.

-Oui, elle semblait troublée. A une période de ma vie, je me suis retrouvée avec les mêmes doutes que toi. Nous avons vécues toutes les deux des périodes difficiles. Il nous fallait accepter notre passé pour pouvoir construire un avenir.

-Oui, tu as raison. Comment se déroule la fin de ta grossesse ?

-Très bien, merci. La joie était revenue dans les yeux de la jeune femme. Je crois que c'est pour bientôt.

-Je le pense aussi. »

Elle lui sourit et décida de réaccorder son attention à la réunion.

« …il nous faut prouver que Coin n'est pas la femme qu'elle semble être. Et pour ça nous allons avoir besoin de vous Katniss.

-De moi. Vraiment ? Pourtant vous ne m'aviez pas inclus dans vos plans au départ.

-Les plans ont changé, tout a changé, lui répondit Plutarch. Coin est devenue méfiante depuis votre départ.

-Pourquoi ? S'étonna-t-elle. Entendons-nous bien, je déteste cette femme, on ne s'est jamais bien entendu elle et moi. Pour autant, je n'arrive pas à comprendre pourquoi elle n'a pas sauté sur l'occasion. C'était le moment rêvé pour elle. J'avais dégagé la voie en quelques sortes. Le champ était libre. C'était le moment ou jamais !

-Je ne suis malheureusement pas dans la tête de Coin, ni aucun de nous. Elle ne m'a donné aucune explication. »

Katniss hasarda un regard vers Gale qui le lui rendit. Mais elle sentit le regard de Peeta qui l'interrogea d'un haussement de sourcil sur cette discussion silencieuse.

Elle choisit de ne plus interrompre la réunion, écoutant avec attention Plutarch.

« Si nous avons terminé, chacun va pourvoir retourner dans ses quartiers.

-A propos de ça…

-Ne vous inquiétez pas Mlle Everdeen. Nous vous avons prévu un espace de repos, le coupa Plutarch.

-Je ne retourne dans ma chambre au palais ?

-Coin ignore que vous êtes sortis de l'hôpital. Vous ne pouvez donc pas y retourner. »

Elle souffla. Elle n'en finissait plus de déménager. Tout le monde commençait à évacuer la pièce quand elle fut saisie par le bras par Gale.

« Catnip, tu as une minute ? »

Elle hocha la tête.

Il l'emmena dans un petit jardin à l'extérieur. D'ici elle bénéficiait d'une bonne vue sur le Capitole. Leur nouveau camp de base se trouvait derrière le palais à quelque centaine de mètres.

« Tu ne risques rien ici. Plutarch utilise cette planque depuis un moment déjà. Il ne t'y aurait pas caché s'il courait le risque que tu sois découverte. »

Elle acquiesça d'un signe de tête. Elle était toujours ravie de pouvoir être en extérieur.

« Par rapport à tout à l'heure… »

Katniss se retourna telle une fusée. Elle vit Gale, mal à l'aise, se gratter l'arrière de la tête.

« Si on pouvait oublier ça stp ! Je crois que ça a été suffisamment gênant pour toi comme pour moi.

-Oook… »

Après un long silence, elle ne put s'empêcher d'en parler à nouveau.

« Je suis désolée ! Je n'ai pas pensé une seule seconde que quelqu'un… qu'on se ferait… que tu allais entrer.

-Franchement Katniss. Elle le vit sourire. J'aurais presque envie d'en rire. »

Elle le regarda de travers. La surprise devait déformer ses traits.

« Je comprends ta surprise mais il n'y a pas que toi qui ait décidé de se remettre en question. Ce mois d'absence m'a également été très utile.»

Elle l'observa s'asseoir sur un petit banc. Elle remarqua, qu'effectivement, son meilleur ami semblait plus apaisé. Ses traits étaient moins tirés qu'à son départ. Il semblait même avoir repris un peu de poids.

« J'ai compris mes erreurs. Je me suis laissé emporter par cette guerre, par ce désir de vengeance, par cette haine qui brûlait en moi. Regarde où cela m'a mené, j'ai failli tout perdre. Lorsque Plutarch est venu nous voir pour nous informer qu'il t'avait retrouvé et surtout où tu te trouvais, j'ai compris. Quand j'ai vu l'état de Peeta aussi. Je me dirigeais droit vers ce gouffre où nous nous dirigions tous. La colère et la haine ne mène qu'à la souffrance. Cette guerre n'est pas faite pour nous mais pourtant c'est à nous de la mener. J'ai été égoïste. Je n'ai pas su renoncer à toi. J'étais jaloux et impulsif, blessé dans mon orgueil d'avoir échoué à t'avoir face à lui. »

Katniss s'assit en face de lui, caressant avec douceurs les fleurs qui poussaient en dessous.

« J'aurais dû être là pour te soutenir, pour vous soutenir, dans votre combat contre Coin. Alors quand Plutarch m'a annoncé sa propre rébellion ajouté aux informations que Peeta m'avait confié quelques temps plus tôt sur vos actions, je me suis rendu-compte de mes erreurs. Catnip, tu es avant tout mon amie. J'ai toujours des sentiments pour toi. Mais j'ai réussi à faire la paix avec moi-même à ce sujet. A accepter le fait que tu en aimes un autre et qu'il t'apporte ce dont tu as besoin : son amour en retour et du bonheur. Je veux vivre ça également. Il me faut juste trouver celle qui me l'apportera. Je ne veux pas devenir ton ennemi. »

Il s'arrêta. Inspira plusieurs fois avant de reprendre.

« Concernant Prim, il la regarda, j'ai compris qu'avant d'obtenir ton pardon, je devais déjà me pardonner moi-même. »

Katniss fit quelques pas.

« Je crois, commença-t-elle, que toi et moi avons beaucoup mûri en l'espace d'un mois.

-Je le crois aussi. Elle le vit esquisser un sourire. La faute à l'âge sans doute. »

Elle le regarda d'un air surpris. Lui souriait toujours.

« De quoi est-ce que tu parles ?

-Il me semble qu'un anniversaire avance à grands pas. »

Elle ne semblait toujours pas comprendre.

« Ta majorité Catnip. Tu as 18 ans dans quelques jours. »

Elle ouvrit la bouche. Elle avait complètement oublié ce détail. Son anniversaire n'était pas un événement qu'elle fêtait. Il y a encore 3 ans, elle aurait néanmoins été ravie d'avoir enfin 18 ans si elle n'avait pas déjà participé aux Hunger Games.

« Je pense qu'il s'agit tout de même d'une date importante. A ne pas oublier.

-Je le crois aussi lui répondit-elle. »

Elle venait de passer sa première nuit dans sa nouvelle demeure. Elle avait été agitée mais elle se sentait néanmoins reposée. Les médicaments de l'hôpital lui permettaient de dormir mais ce sommeil sans rêve lui paraissait encore plus étrange que ses nuits avec ses cauchemars.

Elle avait beaucoup songé à Peeta. Sa présence lui manquait. Elle aimait se blottir contre lui la nuit et profiter de l'apaisement qu'il provoquait sur leurs songes respectifs. Elle savait toute la difficulté que cet éloignement représentait pour elle. Elle souffla. Elle devait retourner dans cet hôpital pour se rappeler ses motivations : la mission avant tout. Malgré tout, Peeta avait, une nouvelle fois, réussit à esquiver ses questions sur sa séquestration. Elle devait lui en parler à nouveau.

Elle se leva, fraîchement vêtue, puis elle s'enroula dans un long châle beige. Ne connaissant pas encore bien les lieux, elle se dirigea naturellement vers le petit jardin de la veille. Assise sur le banc occupé par Gale hier, elle fut surprise d'entendre feuler près d'elle. Elle se pencha et tenta de regarder à travers une des plantes quand elle vit Buttercup surgir devant elle en miaulant d'un air mauvais dans sa direction.

« Oh ! Alors comme ça on n'est plus amis toi et moi ? Tu te montrais pas autant de résistance la dernière fois !»

Elle tenta de se saisir de l'animal mais il essaya de la griffer.

« Je crois qu'il s'est, lui aussi, senti abandonné après ton départ. »

Elle se tourna vers Haymitch.

« Vous devenez matinal Haymitch.

-Ah chérie, si tu savais. »

Il s'assit près d'elle alors que Katniss tentait une nouvelle fois de se saisir du chat. Malgré ses réticences, elle réussit à le prendre avant de le coller contre elle, en l'entourant avec son châle.

« Vous avez changé vous aussi. »

Elle commença à caresser Buttercup avec une grande douceur afin de le calmer et en signe d'excuses. Haymitch la regarda faire.

« Qu'est-ce qui te fait dire ça gamine ?

-Une sensation. Je vous trouve changé. On dirait que tout le monde semble différent.

-Tu as parlé à Peeta hier.

-Oui, elle gratta Buttercup derrière les oreilles, mais je me suis rendue-compte qu'il avait évité le sujet en recentrant la conversation sur moi.

-Il est très doué pour ça.

-Il ne veut pas en parler. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi. Hier, elle détourna son regard du chat pour regarder son mentor, je l'ai pourtant invité à le faire. Il n'était plus aussi tendu qu'à nos premières retrouvailles. Pour autant, il n'a rien dit. Est-ce qu'il me cache quelque chose ?

-Je ne crois pas. Il se sent juste faible vis-à-vis de ce mal qui le ronge. »

Katniss se pencha et déposa un baiser sur la tête de Buttercup, enfin disposé à lui pardonner.

« Je m'inquiète pour lui.

-Je sais que ça ne me regarde pas mais…que vous êtes-vous dit hier ?

-Je lui ai expliqué les raisons de mon départ. Il a compris mes choix.

-C'est une bonne chose. Ton retour ne peut que l'apaiser.

-Ça ne change en rien mon inquiétude. Il est à la fois tellement proche et loin en même temps. Je sens qu'il me cache des choses. J'aimerais qu'il m'en parle mais il a érigé ce mur entre nous, cette barrière invisible qu'il actionne dès que j'évoque sa séquestration. Pourquoi ne m'en suis-je pas rendue compte plus tôt ?

-Désolé de te dire ça mais tu étais trop occupée à t'occuper, justement, de toi-même. Ne le prends pas mal. Tu devais le faire. Tu as eu le courage d'admettre que tu avais besoin d'aide. Ce qu'il se refuse à faire.

-A cause de moi. Il voulait m'aider moi plutôt que de penser à lui. Je ne vois vraiment pas comment l'aider, elle passa une main sur son front pour en dégager une mèche, d'autant plus avec ce que je lui aie dit hier. »

Haymitch l'interrogea du regard.

« Je ne sais pas si on peut appeler ça une pause mais, pour le moment, nous devons mettre notre couple de côté. Les enjeux sont trop importants pour ne pas être concentré à 100% dessus à cause d'un problème affectif.

-Je vois.

-J'ai besoin qu'il soit près de moi. Je ne peux pas me passer de lui. Mais cet amour ne doit pas compromettre notre mission.

-Je sais tout ça. Il l'a bien accepté ?

-Oui, il comprend et il est d'accord. Selon lui on a déjà trop joué au chat et à la souris. On pourra discuter de tout ça, une fois que tout sera terminé avec Coin.

-Sage décision. Cela prouve votre maturité à tous les deux. Et ce n'est en aucun cas un frein à votre relation. Ne culpabilise pas. Il y a de l'amour, réel, entre vous, je le sais maintenant. Ce n'est pas un peu d'attente qui remettra ça en cause. »

Elle acquiesça d'un petit signe de tête.

« Mais tu ne peux pas t'arrêter de t'inquiéter.

-C'est exact. Je pense à lui. Je ne peux pas m'en empêcher. Hier soir, je me disais même qu'au final c'était peut être pire d'être séparé qu'être ensemble si au final je ne fais que penser à lui.

-C'est parce qu'il y a trop de non-dits entre vous. Et, crois-moi, je pense que ton esprit va très prochainement être très occupé. »

Elle souffla. Elle fut surprise de voir la main d'Haymitch s'approcher de Buttercup afin de lui donner une caresse.

« Ne coupez pas toute relation. Continuez à discuter, reprit Haymitch, à vous confier, à vous comprendre l'un l'autre. C'est essentiel. Tu as besoin de lui et il a besoin de toi. C'est ensemble que vous devez lutter. En vous faisant confiance. Et une fois que toute cette merde sera réglée, votre relation amoureuse reprendra naturellement.

-Si tout le monde s'en sort indemne, souffla-t-elle lasse.

-Ne sois pas si pessimiste. Je conçois que tu t'y sois préparé, c'était la bonne chose à faire. Il se leva. Accepter ta propre mort ou celle de tes proches était obligatoire dans la lutte que tu as à mener.

-Alors vous n'êtes plus fâché contre moi ?

-Bien sûr que si, lui dit-il dans un sourire tendre. Un parent s'inquiète toujours quand son petit part sans prévenir. »

Elle lui retourna son sourire, marque de leur réconciliation.

Après être repassée par sa chambre pour y déposer Buttercup, qui désormais ne voulait plus quitter ses bras, elle se dirigea vers la petite salle de réunion utilisée hier. Parmi les nombreuses missions qu'elle s'était donnée à effectuer durant son séjour, l'une d'elle lui tenait particulièrement à cœur. Elle se mit à la recherche de Plutarch.

Elle observa les lieux, elle ne pouvait s'empêcher de noter les similitudes avec le 13. Cela la répugna.

« Katniss Everdeen. »

Elle se retourna, heureuse de trouver l'homme qu'elle cherchait.

« Plutarch. C'est justement vous que je voulais voir.

-C'est toujours un plaisir. En quoi puis-je vous être utile ?

-Vous m'avez retrouvé à l'hôpital grâce à vos nombreux contacts.

-C'est exact.

-Si vous avez pu me retrouver moi alors que l'information était cloisonnée alors je ne doute pas que ma demande sera facilement réalisable.

-Tout dépend de la demande.

-Lorsque vous agissiez encore sous les ordres de Coin, vous avez emmené Johanna dans l'un de ces hôpitaux.

-Je vois.

-Où est-elle ? Je veux qu'on la fasse sortir immédiatement.

-Mademoiselle Everdeen, vous recommencez avec vos exigences.

-A quel jeu jouez-vous Plutarch ? »

La brutalité de sa question le fit se retourner d'un coup sec.

« A aucun jeu Katniss. J'ai toujours été votre premier soutien. C'est moi qui ai poussé Coin à vous mettre sur le devant de la scène. Je savais que vous seriez parfaite. Vous êtes le Geai Moqueur. Mais vous doutez encore de vous. Nous sommes dans le même camp. Inutile de s'adresser à moi comme vous le feriez à Coin.

-Désolée. Je me sens un peu à cran.

-C'est normal. Vous avez beaucoup de questions et autant, si ce n'est plus, de besoins de réponses. Je peux au moins vous en donner une. Cela concerne votre question.

-Je vous écoute.

-Je sais où est internée Mademoiselle Mason. Et croyez-moi si je le pouvais, je la ferais sortir immédiatement. Malheureusement, je n'en ai pas les moyens au risque de compromettre ma couverture. »

Katniss souffla de désespoir.

« Alors nous ne pouvons rien faire ?

-Si, remporter cette guerre.

-Comment ?

-Là est toute la question. »

Plutarch ne semblait pas si bien dire car il les convoqua en fin de journée, comme la veille pour discuter stratégie. La réunion avait déjà débuté depuis un moment mais Katniss était forcée de constater qu'ils n'avançaient pas.

« Il nous faut un moyen fort, commença Plutarch, le seul moyen de montrer le vrai visage de Coin est de la mettre au pied du mur, qu'elle n'ait plus le choix. Sinon, elle sera bien trop habile et elle nous fera passer pour les méchants.

-On en revient toujours au même problème, lâcha Haymitch lasse de tourner en rond. Notre seul moyen de faire tomber Coin est de lui enlever le soutien, la confiance que le peuple a confié en elle. Il faut la décrédibiliser, articula-t-il.

-Quelle était votre idée initiale ? demanda Katniss.

-Comment ça ? répondit Plutarch.

-Eh bien, vous n'avez pas arrêté de me…

-Vous êtes au courant que la réponse est juste sous nos yeux ? le coupa Gale qui venait d'entrer dans la salle. »

Ils se tournèrent tous vers lui.

« Développe, l'encouragea Haymitch.

-En qui le peuple a-t-il encore plus confiance que Coin ?

-Katniss, répondit d'une voix posée Peeta.

-Ca doit venir d'elle. Ils ne croiront qu'elle. Plutarch, vous êtes responsable de la communication ? »

L'intéressé acquiesça d'un signe de tête.

« Organiser une fête d'anniversaire est tout à fait dans vos cordes alors, n'est-ce pas ? »

Voyant où il voulait en venir, Katniss se redressa sur sa chaise en secouant la tête en un geste négatif. Elle avait toujours détesté fêter son anniversaire, alors le faire devant tout Panem. Elle remarqua Peeta qui la regardait un petit sourire aux lèvres et fit abstraction de la réaction d'Haymitch.

« Et nous fêterions l'anniversaire de ?

-En l'honneur de Katniss bien sûr et de sa majorité. Vous vouliez la mettre sur le devant de la scène, et bien voilà, vous avez une excellente raison. Tout le monde regardera la sauveuse. Katniss n'a pas été vu en public depuis, il souffla, des lustres ! Ils voudront la voir, ils l'écouteront au nez et à la barbe de Coin.

-Tu oublies le fait que Coin me croit internée, souligna Katniss. Sans compter que Plutarch m'en a échappé si tenté qu'elle souhaitait m'y récupérer.

-On pourrait vous renvoyer, répondit Plutarch. L'information de votre évasion n'est connue que de mes hommes en place dans l'établissement. On vous y renvoi, dans le même temps je convaincs Coin de fêter votre anniversaire en grande pompe. Le symbole de votre baroute d'honneur, votre dernière apparition publique dans un état d'extrême fragilité mental. L'assurance pour Coin de garder sa place, de s'assurer définitivement que vous n'êtes plus une menace.

-Attendez, je viens à peine d'en sortir et vous voulez déjà m'y renvoyer ?

-Qui y est allée la première… »

Elle lança un regard noir à son ancien mentor.

« Vous n'êtes pas sérieux ? Vous croyez sincèrement que Coin me laisserait faire la fiesta pour mes 18 ans et à ses frais en plus ?

-On pourrait s'arranger pour négocier que durant cette petite fête tu annonces les nouveaux Hunger Games. Ça pourrait la convaincre, ajouta Peeta. »

Katniss regarda Peeta d'un air courroucé.

-Excellente idée ! jubila Plutarch.

Dans l'attente de vous lire ;)