D.A: Tous les personnages de Harry appartiennent à J.K Rowling ainsi que l'univers mais mes personnages ainsi que l'histoire sont à MOI!
N.A: Finalement je commence ce chapitre…35? Après des mois! Désolée l'école a pris le plus clair de mon temps pour écrire(je trouve ca poche mais bon)et mon chapitre de mon autre fic a pris plus longtemps que je croyais mais bon me revoilà c'est l'essentielJe vais tenter quelque chose d'impossible! Essayer de finir ce chapitre avant vendredi(on est lundi le 26 juin 2006,donc vendredi le 30 juin 2006 je vais essayer de le finir)maiis bon,ma m'essayer pareilDe toute façon je travaille pas beaucoup et l'école est finie alors!Vacances!yaay!lol En ce moment j'écoute le 3eme Harrry Potter mais je crois pas que ça vous intéresse plus que ça alors ma gueule et je commence! READ & ENJOY!
Chapitre précédent
Snape relâcha la jeune fille et se releva.
-Tu te crois si forte, pas vrai Black? Tu refuses toujours de devoir reconnaître que tu es dominé, n'est-ce pas? Mais tu verras, ça viendra, tu n'auras pas le choix d'accepter ce fait.
-Oh tu crois ça? Grogna la jeune fille en se relevant.
Snape eut un nouveau rictus et lui dit
-Tu ferais bien de dormir, petite Black. Tu ne pourras pas supporter une seconde journée sans avoir fermé l'oeil de la nuit.
Puis, il transplana avec un second Crack, laissant à nouveau la jeune fille seule avec le loup.
Chapitre 35: Individus indésirables
Près d'une semaine s'était écoulée depuis le départ de Miguelus. Celle-ci n'avait pas adressé la moindre parole à Louna lors de son départ, au grand plaisir de l'adolescente qui, de toute façon, n'était pas dans la demeure à ce moment. Depuis le jour où la jeune fille avait brisé le poignet de Miguelus, la tension n'était jamais retombée entre Snape et Louna. Au contraire, elle augmentait au fil des jours. Il ne se passait pas une journée sans qu'un n'essaie de provoquer l'autre. L'adolescente passait le moins de temps possible à la maison, comme elle l'avait toujours fait, mais Snape ne ratait jamais une occasion pour lui tomber dessus. À vrai dire, Louna ne ratait jamais non plus une occasion de provoquer l'homme, dont la patience était épuisée, tout comme la sienne. Wolfy devait souvent intervenir auprès de Louna afin que celle-ci arrête avant que ça ne dégénère. L'animal n'avait aucune idée de ce que Snape pourrait faire, mais il savait que Louna finirait par se battre contre l'homme. Celui-ci n'avait pas encore mis ses menaces à exécution, mais quelque chose laissait croire qu'il n'y tarderait pas si la situation ne se rétablissait pas.
Louna se trouvait une fois de plus dans la forêt. En compagnie de Wolfy, elle explorait de nouveaux endroits sous le soleil de fin d'après-midi. Tous deux se promenaient à travers les arbres et les racines, n'ayant aucune idée où de l'endroit où aller. Il n'y avait aucun sentier de formé dans cette forêt, indice que personne ne s'y promenait. Mais la jeune fille n'était pas effrayée. Elle était habituée de parcourir de longues distances en forêt sans savoir où cela la mènerait et, de toute façon, paniquer de servirait à rien, elle l'avait appris dès ses premiers jours en forêt. De toute façon, toute forêt avait une fin, même si elle avait une superficie de plusieurs centaines de mètres. Cela devait faire bientôt 2 heures qu'ils marchaient dans cette forêt et la jeune fille n'avait aucune idée de la distance qu'elle avait parcourue ni à combien de kilomètres se trouvait la maison de Snape. C'était une autre journée de canicule et Louna avait fini par enlever le chandail à manches longues noires, maintenant noué autour de sa taille, qu'elle portait par-dessus son vieux chandail gris sans manches. Wolfy, qui marchait à ses côtés, la langue pendante, aurait bien voulu s'arrêter et se reposer sous un arbre tellement il avait chaud.
-Alors Wolfy, tu vieillis? Tu ne peux plus supporter la chaleur? Demanda la jeune fille en ricanant, tournant les yeux vers lui
Si tu serais sous ta forme de loup en ce moment, tu serais dans le même état que moi alors ne joue pas à la plus maligne. Lui dit Wolfy en la regardant
-C'est ça, tu ne veux pas avouer que tu vieillis et que tu faiblis.
Va te mettre un manteau de fourrure et marche. Qui est le plus faible entre moi et toi si tu as déjà enlevé ton chandail à manches longues? Je crois que c'est toi alors cesse de geindre comme le petit louveteau que tu es. Lui dit Wolfy en essayant de lui attraper le mollet avec sa gueule.
-Je ne suis pas un louveteau et je ne me plains pas. Répliqua Louna en évitant le loup.
Wolfy relança son attaque et, encore une fois, l'adolescente l'évita. Elle se mit à courir à travers les arbres, poursuivie quelques secondes plus tard par le loup, qui arriva à ses côtés en quelques bonds.
-Oh non tu ne m'auras pas! Lui dit-elle en accélérant, sachant très bien que le loup ne pourrait pas continuer de courir très longtemps étant donné qu'il avait chaud
Mais, alors qu'elle prenait de la vitesse, elle se retrouva soudainement plaquée contre le sol. Le souffle coupé, elle resta étendue pendant plusieurs secondes. Le loup, parvenu à ses côtés, la poussa du museau et lui donna un coup de langue sur le front. La jeune fille se redressa et regarda autour d'elle, cherchant ce qui aurait pu la faire tomber. Mais elle ne vit rien et haussa les épaules, se disant qu'elle avait dû trébucher sur son autre pied. Elle fit un pas mais, alors qu'elle voulu en faire un second, son pied refusa de bouger. Intriguée, elle regarda son pied, mais n'y vit rien qui aurait pu l'empêcher de bouger. Elle commença à se débattre, tentant d'arracher son pied au sol, mais en vint. Elle se rassit sur le sol, prit sa cheville à deux mains et tira, mais rien n'y fit.
-Mais merde, qu'est-ce qu'il se passe! Dit-elle entre ses dents, la colère montant en elle.
Elle recommença à se débattre, arrachant les parcelles d'herbe et déplaçant la terre autour d'elle. Wolfy s'approcha de la jeune fille et vint renifler sa jambe, se demandant également pourquoi elle refusait de bouger. Puis, comme s'il venait de comprendre, il prit le bas de pantalon entre ses dents et le releva tant bien que mal. Louna, qui avait regardé le loup faire tout en essayant en vain de bouger sa jambe, regarda sa cheville et y remarqua le bracelet attaché autour. Une lueur rouge l'entourait.
-Je croyais t'avoir dit qu'il était inutile d'essayer de te sauver. Dit une voix glaciale
La jeune fille eut un léger sursaut et releva la tête. Snape était debout devant elle, les bras croisés, la regardant d'un air moqueur. L'adolescente poussa un grognement et se releva, se retrouvant à quelques centimètres de l'homme. Elle était beaucoup plus petite que lui de plusieurs têtes et semblait également plus frêle.
-Enlève-moi ça. Siffla-t-elle entre ses dents, une lueur de fureur brillant dans ses yeux noirs.
-Mais que ce passe-t-il, Black? Pourquoi es-tu incapable de bouger? Lui demanda-t-il avec un rictus moqueur
-Il y a un enfoiré d'enfant de pute qui m'en empêche.
Avant que Louna ait pu faire le moindre geste, Snape la saisit par le cou, ignorant les habituels grognements qui s'élevèrent à ses côtés.
-Si j'étais toi, espèce de morveuse, je surveillerais mon langage si je ne voudrais pas avoir d'ennuis. Dit-il à voix basse en sortant de son autre main sa baguette.
-Je n'ai pas peur de toi sale crétin. Dit-elle entre ses dents, fixant l'homme dans les yeux.
Celui-ci plissa les yeux et passa sa baguette sur la balafre qui barrait le visage de Louna, qui secoua la tête en lui écartant d'un coup son bras.
-Il est grand temps que quelqu'un t'apprenne à tenir ta langue et à surveiller ton langage. Dit lentement Snape en maintenant toujours sa baguette devant le visage de la jeune fille.
-Si tu crois que j-
Louna ne pu terminer sa phrase puisque, d'un seul mouvement de baguette, Snape fit apparaître des bulles roses qui sortaient de la bouche de l'adolescente. Il la relâcha et, pendant près d'une minute, la regarda s'étouffer sur le sol. Louna tentait de recracher ces bulles, mais à chaque fois qu'elle en recrachait, d'autres se formaient et se mêlaient avec sa salive, ce qui l'étouffait. Couchée sur la terre, elle tentait en vain de reprendre son souffle. Wolfy, qui était accouru à ses côtés, la regardait sans pouvoir rien faire. Finalement, l'homme mit fin au sortilège et regarda l'adolescente reprendre son souffle.
-Tu as été prévenu, Black. Dit l'homme d'une voix douce en regardant l'adolescente se relever
-La ferme espèce de sale enculé! Si tu penses m'impressionner avec ton petit sort, tu te trompes! Jamais je ne ferai ce que tu me diras! S'écria l'adolescente en continuant de débiter ses insultes, tremblante de rage
-Je vois que tu n'as toujours pas compris ta leçon.
Il refit le même mouvement de baguette et, encore une fois, regarda la jeune fille recracher d'énormes bulles roses. Elle tomba à genoux et, à quatre pattes sur le sol, toussait afin de faire sortir les bulles. Cette fois, Snape laissa s'écouler plus de temps que la première fois, une lueur mauvaise dans les yeux. Lorsqu'il arrêta le sortilège, la jeune fille prit une grande bouffée d'air et fut prise d'une quinte de toux.
-Mais qu'est-ce que tu as sur le bras? Demanda-t-il après environ une minute en empoignant le bras de la jeune fille.
Il la releva sans ménagement, sans laisser le temps à l'adolescente de reprendre son souffle, et observa son bras de plus près.
-Pauvre petite Black, tu as une cicatrice. J'espère que tu n'as pas trop pleuré lorsque tu t'es fait cette blessure. Dit-il d'un ton sarcastique alors que Louna dégageait violement son bras.
Il n'avait vu que la seule cicatrice qui dépassait sur son bras droit d'environ 2 centimètres. Apparemment, il n'avait pas eu le temps de voir qu'elle se prolongeait plus loin.
-La ferme espèce d'imbécile. Siffla-t-elle entre ses dents. La prochaine fois que-
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase puisque Snape venait de lui jeter pour la troisième fois le sortilège.
-Tu n'as toujours pas compris la leçon, Black. Je pensais que tu serais plus intelligente que cela, mais je crois que je me suis trompée. Tu es aussi intelligente que ta sale bête, sinon moins. Je crois que je vais te laisser ici pendant encore quelques heures, comme cela, tu pourras réfléchir un peu, si tu en es capable. J'espère que tu auras compris quelque chose lorsque je reviendrai te chercher. Dit-il lorsqu'il mit fin au sortilège, regardant la jeune fille cracher les dernières bulles.
-Tu ferais bien d'enlever ce stupide sort! S'écria-t-elle alors qu'il lui tournait le dos
-Tu ferais bien d'apprendre où est ta place et à la tenir. Répliqua Snape d'un ton menaçant.
-J'ai la même place que toi! Enlève-moi ce stupide sortilège! Enlève-le!
-Tu croies pouvoir me donner des ordres, Black? Détrompes-toi. Tu resteras ici jusqu'à ce que je revienne te voir et là, on verra si tu as compris ta leçon ou non. Essaie de ne pas te sauver. Dit l'homme avec un rictus moqueur
Puis, avant que Louna ait eu le temps de répliquer, il transplana, laissant l'adolescente seule.
-SALE ENCULÉ TU ME FAIS SUER! S'écria-t-elle au vide.
Sous le regard impuissant du loup, elle recommença à se débattre. Elle eu beau user de toute sa force, de tirer de toutes les manières, rien n'y fit, son pied restait cloué au sol. Ce n'est qu'au bout d'une heure, essoufflée, qu'elle arrêta et se laissa tomber sur la terre. Elle prit une profonde inspiration et poussa un grognement rageur. Puis, se redressant, elle s'en prit au bracelet, cherchant un moyen de l'enlever, même si elle avait déjà essayé le premier jour où Snape le lui avait posé. Au bout d'une quinzaine de minutes, elle s'en lassa et se laissa retomber sur le dos. La rage qu'elle ressentait n'avait toujours pas diminué. Wolfy lui donna un léger coup de museau sur la joue et lui donna un coup de langue affectueux. La jeune fille poussa un soupir agacé, mais posa néanmoins une main sur la tête du loup. Elle se redressa et, posant ses bras sur ses genoux, regarda autour d'elle. Mis à part quelques chants d'oiseaux, que la jeune fille entendait quelques fois, la forêt était calme et silencieuse. Louna soupira longuement. Que pouvait-elle faire, mis à part attendre que l'homme revienne? L'adolescente laissa échapper un grognement, auquel Wolfy répondit.
-Ce n'est qu'un sale imbécile de chien. Dit Louna entre ses dents
Je sais, mais ne viens pas me dire que tu ne l'as pas cherché. Eut l'air de lui dire Wolfy en se postant devant elle.
-Il m'a cherchée! Qu'est-ce que tu voulais que je fasse? Que je le laisse faire? Tu ne sais pas à quel point j'avais le goût de le frapper lorsqu'il a parlé de ma cicatrice.
Calme-toi Louna. Je sais qu'il t'a cherché puisque vous passez votre temps à vous provoquer à chaque fois que vous êtes l'un en face de l'autre. Mais fais attention. Tu as bien vu ce qu'il t'a fait, il serait bien capable d'utiliser d'autre sortilège.
-Il ne me fait pas peur. Si tu crois que je vais arrêter juste parce qu'il commence à me jeter des sortilèges, tu te trompes.
Le loup eut l'air de soupirer longuement puis lui dit
Je sais que tu n'as pas peur de lui, mais je ne veux pas qu'un jour, cela tourne en bataille ou je ne sais quoi. Alors fais attention.
-Oui papa. Dit-elle en roulant les yeux.
Le loup poussa un grognement et bondit sur elle, la plaquant au sol. Il se coucha sur elle afin de lui donner plus de difficultés et entreprit de lui lécher le visage. Louna, qui avait eu le souffle coupé lorsque le loup l'avait plaquée au sol, se débattait. Elle tournait la tête de gauche à droite afin d'échapper à la langue du loup, mais cela ne servait à rien.
-Dégage Wolfy. Fiche le camp de sur moi, aller dégage. Dit-elle en riant.
Mais le loup ne se leva pas et continua son manège tandis que Louna essayait de le repousser. Finalement, elle l'entoura de ses bras et le renversa, puis elle le repoussa et se leva, le regardant se remettre sur ses pattes. Ils se regardèrent pendant un long moment sans faire le moindre mouvement.
Non mais regarde-toi. Où as-tu été traînée sale petite morveuse? Tu es sale! Sembla lui dire Wolfy
En effet, Louna était sale. Ses mains étaient couvertes de terre et il y en avait sous ses ongles. Ses bras avaient quelques marques de terre de même que son visage et son pantalon, ainsi que le dos de son chandail, en étaient tachés. La jeune fille était certaine également d'en avoir dans les cheveux.
-Tu es jaloux? Demanda Louna après s'être regardée
Oui.
-Tu n'as qu'à te rouler dedans alors.
Ils continuèrent de se chamailler pendant un long moment. Louna finit par se rasseoir sur la terre et chercha dans ses poches quelque chose à manger. Mais elle se rendit compte qu'elle avait épuisé ses réserves. Elle poussa un grognement et regarda autour d'elle. Mis à part quelques oiseaux et écureuils qui passaient, il semblait qu'il n'y avait pas âme qui vive dans cette forêt. Pourtant, la jeune fille savait qu'il y avait d'autres animaux dans cette forêt, des animaux beaucoup plus gros et, certains, plus dangereux. Un grognement roula au fond de sa gorge. Plus les jours passaient et plus elle avait l'impression de retourner en arrière, ce qu'elle ne souhaitait pas. Certes, l'orphelinat avait été beaucoup plus pire que ce qu'elle devait endurer, mais certain moment, comme celui-ci, lui donnait l'impression d'être retournée là où elle s'était jurée de ne jamais y remettre les pieds. Son regard était fixé devant elle, dans le vide, et elle s'efforçait de ne pas penser à ces 2 années qu'elle avait dû endurer.
C'est ainsi que le temps s'écoula, lentement, aux yeux de la jeune fille. Le soleil poursuivait sa course incessante et, plus il descendait, plus les ombres des arbres s'allongèrent autour de l'adolescente. Bientôt, le soleil disparu, laissant la pénombre s'installer dans la forêt. À présent, Louna n'arrivait plus à voir le bout de ses doigts, mais elle n'était pas effrayée en pleine forêt et, à vrai dire, elle s'y sentait mieux et y dormait mieux que lorsqu'elle se trouvait entre quatre murs. Elle inspira profondément l'air frais du soir, appréciant l'odeur qu'avait la forêt à cette période de la journée. Wolfy était couché à ses côtés et scrutait les ténèbres afin de s'assurer, comme à son habitude, qu'il n'y avait rien d'anormal. Peu à peu, les étoiles percèrent le ciel et la lune apparut à son tour, projetant de faibles lueurs dans la forêt. Cependant, l'épaisseur du feuillage des arbres bloquait la majorité des rayons qui tentaient de pénétrer dans la forêt. Au bout d'un moment, Louna leva la tête vers le ciel et observa les étoiles. Elle se laissa tomber sur le dos et resta ainsi pendant un long moment, immobile, à fixer le ciel. Finalement, la noirceur ainsi que le silence de la forêt, que seuls quelques hiboux brisaient de leurs hululements, eurent raison d'elle et la jeune fille finit par s'endormir d'un sommeil léger. Wolfy fit le tour de la jeune fille en scrutant les ténèbres et revint vers elle. Il s'allongea aux côtés de l'adolescente, posa la tête sur la hanche de celle-ci et s'endormit à son tour.
Ce fut par un craquement sec et retentissant que la jeune fille se réveilla. Instinctivement, elle se releva rapidement et s'apprêta à courir mais, ayant oublié qu'un de ses pieds ne pouvaient plus bougé, elle retomba aussi vite qu'elle s'était levée. Wolfy s'était réveillé en même temps qu'elle et grognait, montrant ses crocs pointus à ce qui approchait. Une lumière apparue et éclaira la jeune fille qui referma les yeux, aveuglée par la lumière. Elle plaça une main devant la source lumineuse et se releva, se rappelant de l'endroit où elle se trouvait et ce qu'elle y faisait. Combien de temps avait-elle passé à dormir, elle ne pouvait le dire.
-Alors Black, as-tu appris ta leçon? Demanda la voix moqueuse de Snape.
Louna ne fit qu'émettre un grognement en guise de réponse et attendit la suite.
-Je ne parle pas ton langage, Black. Mais je vais interpréter ta réponse comme étant un oui. Alors, tu t'es bien amusée?
La jeune fille serra les poings et fixa Snape d'un regard rempli de haine, mais s'abstint de répondre.
-J'espère que tu n'étais pas trop effrayée et que tu ne t'es pas trop plainte à ta sale bête.
-Pour qui est-ce que tu me prends? Siffla-t-elle d'un ton haineux, la rage commençant à monter.
-À ce que je vois, tu t'es débattue contre le sortilège. C'était stupide de ta part, mais ça ne me surprend pas.
Sans pouvoir se retenir, Louna bondit vers l'homme, mais oublia une seconde fois le sortilège et tomba à plat ventre sur le sol. Snape ricana méchamment et, pointant le faisceau lumineux dans les yeux de la jeune fille, lui dit
-Je crois que je vais te laisser ici encore quelques jours pour que tu puisses te calmer. Qu'est-ce que tu en penses, Black?
-J'aimerais mieux rester dans cette forêt plutôt que de retourner vivre dans la même maison que toi. Répliqua la jeune fille en se relevant, une main devant les yeux
Cette réplique lui valut un grognement désapprobateur de Wolfy. Elle tourna la tête vers lui et émit un autre grognement auquel le loup répliqua encore une fois.
-J'ignorais que tu parlais le même langage que lui.
-La ferme. Dit-elle entre ses dents
-Qu'est-ce que tu as dit?
Louna ouvrit la bouche, mais un grognement de Wolfy l'en dissuada. Tremblante de rage, elle serra les poings, mais ne dit rien de plus.
-J'ai cru t'entendre me dire de me la fermer.
-Tu as dû halluciner, c'est courant, avec l'âge. Répliqua Louna sans pouvoir se retenir
-Très drôle Black. Tu es aussi stupide et arrogante que ton père.
-Je-n'ai-pas-de-père! T'entends! S'écria-t-elle
-Ne me parle pas de cette manière, Black. Dit Snape d'un ton menaçant.
-Je vais te parler comme je veux!
-Tu veux passer la nuit ici ou tu vas décider de te taire pour que j'enlève ce sortilège?
À grande peine, Louna garda le silence, fixant l'homme d'un regard flamboyant de haine.
-Voilà qui est mieux, Black.
La jeune fille due se mordre l'intérieur des lèvres pour ne pas répliquer. Tremblante de rage, elle attendait que Snape enlève le sort. Non pas que cela lui dérangeait de passer une nuit dans la forêt, mais c'était le sortilège dont elle voulait se débarrasser. Elle entendit l'homme murmurer quelques paroles inaudibles et, quelques secondes plus tard, sentit son pied devenir soudainement plus léger. Elle le leva et ce n'est qu'à ce moment qu'elle réalisa à quel point sa cheville était ankylosée. C'est à peine si elle arrivait à la bouger.
-Tu y penseras à deux fois la prochaine fois que tu voudras te sauver.
-Je n'ai pas voulu me sauver! Je ne faisais que marcher!
-Tes limites sont celles de la ville alors n'essaie plus d'en sortir.
-Je n'essayais pas d'en sortir!
-Silence!
-NON!
-Tais-toi! À moins que tu ne préfères que je te jette un autre sortilège. Dit Snape en lui agrippant le bras.
Louna commença aussitôt à se débattre, mais l'homme la secoua et lui dit
-Tu préfères rester ici avec le sortilège ou tu vas arrêter de te débattre et prendre ta sale bête si tu ne veux pas qu'elle reste ici?
La jeune fille grogna, mais cessa de se tortiller et entoura de son bras libre la taille de Wolfy. Puis, ils transplanèrent et atterrirent devant la maison. Cependant, Snape ne relâcha pas la jeune fille et la traîna jusque dans la maison.
-Maintenant, monte dans la chambre. Dit-il en la jetant sur les escaliers.
Louna le fixa pendant quelques secondes puis, s'abstenant difficilement à répliquer quelque chose, monta l'escalier et regagna la chambre en boitant, suivie de Wolfy. Elle claqua la porte de la chambre et poussa une exclamation rageuse à moitié étouffée. Elle se laissa glisser contre la porte en enfonçant les doigts dans ses cheveux. Le loup vint à ses côtés et, la poussant gentiment du museau, lui dit, lorsqu'elle le regarda,
Je t'avais dit qu'il ne tarderait pas à sévir contre toi et qu'il chercherait à te provoquer.
-Et tu espères quoi? Que je vais le laisser faire sans rien répliquer? J'en ai assez de lui et je n'ai plus de patience. Je me fiche de ce qu'il pourrait me faire, je ne vais plus me retenir. Déclara-t-elle en serrant les poings.
Je ne veux pas qu'il commence à te faire mal. Tu sais aussi bien que moi qu'il pourrait utiliser des sortilèges plus puissants que celui des bulles. Eut l'air de lui dire Wolfy en gémissant.
-Je m'en fiche, qu'il le fasse. S'il est trop lâche, qu'il les utilise, ses stupides sortilèges.
Tu sais bien que tu ne fais pas le poids face aux sortilèges plus puissants
-Et alors? Répliqua Louna, agacée.
Elle se leva et se dirigea vers la fenêtre. Sa cheville commençait à bouger normalement, mais était encore un peu ankylosée. La jeune fille se coucha sur la moquette et ferma les yeux. Le loup vint se coucher à ses côtés, ferma à son tour les yeux alors que Louna lui entourait le cou de son bras et enfouissait la tête dans son pelage, comme elle avait l'habitude de faire. Il soupira longuement et s'endormit.
La pluie réveilla Louna le lendemain matin. Celle-ci s'étira longuement et se leva. Elle regarda par la fenêtre et vit qu'il tombait des cordes.
-On va être trempés Wolfy. Lui dit-elle alors que le loup s'étirait en baillant longuement.
Sale comme tu es, une douche ne te fera pas de mal. Eut l'air de répliquer Wolfy d'un regard moqueur.
-Si moi j'en ai besoin d'une, alors je ne parlerai pas de toi espèce de sac à poux. Répliqua-t-elle avec un sourire moqueur.
Le loup s'élança vers la jeune fille, qui l'évita aisément et qui plaqua l'animal au sol.
-Qu'est-ce qui t'arrive Wolfy? Demanda-t-elle, assise sur son dos afin de le maintenir au tapis.
Wolfy grogna et réussi, au bout de quelques minutes, à faire basculer la jeune fille de son dos. Avant qu'elle n'ait eu le temps de se relever, il posa ses antérieurs sur les épaules de l'adolescente et se mit à lui lécher le visage. Louna se débarrassa rapidement du loup et se releva.
-J'ai faim. Aller viens, allons voir ce qu'il y a de bon en ville. Dit-elle en se dirigeant vers la porte.
Wolfy la suivie et ils sortirent de la chambre. Tout était calme et silencieux dans la maison.
-L'autre gros débile dort encore. Dit Louna après avoir rapidement jeté un coup d'œil en direction de la cuisine et du salon.
-Le gros débile se trouve derrière toi, espèce d'idiote, et il ne dort plus. Dit une voix glaciale dans son dos
La jeune fille se retourna brusquement et se retrouva face à Snape.
-Où croies-tu aller ainsi?
-Ce n'est pas de tes affaires. Répliqua sèchement Louna
-Tu croies ça?
-Oui, je le crois.
-Je vais t'apprendre quelque chose, Black. Tu n'iras nulle part aujourd'hui.
-Essaie de m'en empêcher. Siffla la jeune fille entre ses dents.
Elle lui tourna le dos et se dirigea vers la porte d'entrée. Une fois devant, elle voulut l'ouvrir, mais la poignée refusa de bouger. Louna tenta plusieurs fois de la tournée, sentant la colère remonter en elle, mais la poignée refusa de céder.
-Ouvre la porte. Dit Louna en se retournant, les poings serrés.
-Hors de question. Je t'ai dit que tu n'irais nulle part aujourd'hui donc, tu n'iras nulle part.
-La ferme! Ouvre cette porte!
-Il me semble t'avoir déjà répondu à ce sujet.
-Je me fiche de ce que tu as dit! Je me fiche de tout ce que tu me dis! Ouvre la porte! Je ne vais pas rester enfermée toute la journée dans cette fichue maison!
-La ferme Black. Je t'ai dit que tu ne sortirais pas alors oui, tu vas rester ici pendant toute la journée. Je ne t'ouvrirai rien du tout alors cesse de te plaindre.
Louna grogna et fixa Snape d'un regard meurtrier. Puis, elle passa devant lui et entra dans la cuisine
-Tu ferais bien d'oublier la porte de la cuisine, elle est verrouillée, je ne suis pas stupide. Dit l'homme avant même que Louna ait pu se rendre au fond de la pièce.
L'adolescente s'arrêta et pris une profonde inspiration avant de se retourner.
-Qu'est-ce que ça peut bien te faire si je sors? Tu ne m'as pas dans la maison et moi, je n'ai pas à t'endurer. Alors laisse-moi sortir. Dit-elle en s'efforçant de garder son calme.
L'homme eut un rictus moqueur et lui dit
-Hors de question, Black. Tu restes ici. Hier, tu aurais dû obéir, mais tu as choisi une autre option alors maintenant, tu payes les conséquences. Tu sauras quoi faire pour la prochaine fois. Et puis, de toute façon, avec le temps qu'il fait, tu aurais senti le chien mouillé et tu aurais mis de la saleté partout.
-Va te faire foutre! Si tu croies que je vais t'obéir, tu te trompes! Je te l'ai déjà dit plus d'une fois, mais je crois que tu commences à perdre la mémoire, sale vieux débile! Et je ne sens pas le chien!
-La ferme Black! Il est temps que quelqu'un t'apprenne que tu ne peux obtenir tout ce que tu veux et le respect. Apparemment, tu n'as pas été élevée et personne ne t'a enseigné quoique ce soit. Tu n'as pas été assez punie non plus.
-Pour qui est-ce que tu te prends? Tu n'as aucun papier qui dit que tu as ma garde légale, tu n'as rien signé alors n'essaie pas de te prendre pour mon tuteur. Tu croies que je n'ai pas été punie, que personne ne m'a rien enseigné? Tu ne sais pas de quoi tu parles alors tu ferais bien de te la fermer avant de te rendre ridicule. Tu ne connais rien de moi, et c'est bien ainsi, je n'ai aucune envie que le contraire se produise. Tes punitions, tu peux te les foutre où je pense puisqu'elles ne seront d'aucune utilité. Siffla-t-elle entre ses dents en approchant de l'homme, tremblante de rage.
-Tu croies que j'aurais voulu signer le moindre papier pour toi? Jamais je n'aurais voulu avoir une enfant bâtarde comme toi.
Louna grogna et poussa violement l'homme, qui recula de plusieurs pas. Elle leva la main mais, avant qu'elle ait pu faire quoique ce soit, Snape lui attrapa le poignet. Il ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais, avant qu'un son puisse en sortir, Louna fit apparaître une boule de feu dans sa paume restée ouverte et tourna la main vers le bras de Snape. La manche prit instantanément feu et l'homme relâcha brusquement le poignet de la jeune fille. Alors que Snape était occupé à éteindre le feu, Wolfy agrippa la manche de la jeune fille et la tira vers lui afin qu'elle le suive. Mais, alors que Louna s'apprêtait à suivre le loup, elle fut brusquement plaquée contre le mur. Snape lui agrippa une poignée de cheveux et lui renversa la tête. De son autre main, il sortit sa baguette et appuya la pointe sur la gorge de la jeune fille, qui essayait de faire lâcher prise à ses cheveux.
-Je te conseille de ne plus jamais recommencer ce que tu as fait, tu m'entends? Je n'hésiterai plus à utiliser des sortilèges dont tu ignores jusqu'ici l'existence. Murmura Snape en approchant son visage à quelques centimètres de celui de la jeune fille, les yeux flamboyants de haine.
Wolfy grognait à ses côtés et montrait les crocs. Louna grogna également et, sans ciller, murmura à son tour
-Alors, qu'est-ce que tu attends pour les utiliser? Tu as peur? Au fond, tu n'es qu'un sale lâche.
Snape enfonça sa baguette sur la gorge de l'adolescente, mais Wolfy émit un demi-aboyement et l'homme sursauta, surpris. Louna en profita pour le repousser, réussit à dégager ses cheveux et gravit l'escalier, suivie de Wolfy, qui surveillait l'homme d'un regard rempli de haine. Elle se dirigea vers la chambre et claqua la porte une fois le loup entré. Elle se laissa glisser contre le cadre et prit de profondes respirations, tentant de maîtriser les tremblements de rage qui lui parcouraient le corps. Elle desserra lentement les poings et regarda ses paumes, où les marques de ses ongles étaient apparentes. Elle poussa un grognement et se prit la tête à deux mains, essayant de se calmer. Mais la rage qu'elle avait accumulée ces derniers temps refusait de partir. Elle était parfaitement consciente de ce qu'elle avait fait et ne le regrettait pas, mais elle savait que, sans le loup, elle ne se serait pas arrêtée. Cela aurait pu tourner au cauchemar, pensait Louna, à l'exception peut-être que Snape ne soit pas comme les autres et aurait tenter de mettre fin à la bagarre, mais elle en doutait.
Elle resta ainsi un long moment à remuer ses sombres pensées lorsque Wolfy lui toucha le bras avec son museau. Elle releva la tête et soupira profondément. La jeune fille se leva et alla à la fenêtre, où elle put voir qu'il tombait toujours des cordes.
-Qu'est-ce qu'on va faire? Demanda-t-elle à haute voix en tournant la tête vers le loup.
Son estomac criait famine depuis quelques temps, mais elle l'ignora, comme elle le faisait autre fois.
J'en sais rien…Tu peux toujours aller voir s'il y a un livre qui t'intéresse dans la maison. Eut l'air de lui dire Wolfy en baillant.
Louna haussa les épaules et reporta son regard à la fenêtre. Mais, au bout de quelques minutes, elle s'en lassa et se dirigea vers la porte, qui, à sa grande surprise, n'était pas verrouillée. Elle passa la tête en dehors de la pièce et regarda autour. Snape n'était pas dans les parages et elle n'entendait rien. Lentement, elle sortit de la pièce et se dirigea vers l'escalier, Wolfy à ses côtés. Louna descendit précautionneusement l'escalier et, une fois à la dernière marche, elle écouta et regarda autour d'elle. Encore une fois, le silence régnait et elle ne voyait pas une ombre. La jeune fille se dirigea rapidement vers le salon et, une fois à l'intérieur, regarda autour d'elle. Il n'y avait pas loin de 3 étagères remplies de livres de sorcellerie de toute sorte. Il y avait également un fauteuil, un divan et une table basse. Lentement, Louna regarda les livres, en prit quelques-uns et les remit à leur place initiale après les avoir feuilleter. Son choix s'arrêta sur un livre traitant de la magie noire et elle le prit. Elle s'assit sur le plancher, ouvrit le livre et commença à lire en récitant quelques passages à Wolfy, qui l'écoutait. Ce n'est qu'au bout d'une heure environ qu'elle referma le livre et le remit à sa place. Elle en prit un second, plus épais et traitant également de la magie noire et décida de remonter à la chambre. Elle ouvrit le grimoire et commença à feuilleter tout en marchant mais, arrivée à la première marche, le livre lui sauta brusquement des mains et, lorsqu'elle leva la tête, Snape se trouvait en face d'elle, le regard flamboyant de haine.
-Je ne crois pas que ce livre soit approprié pour toi, Black. Dit-il en tenant le livre dans sa main
-Alors, il n'est pas approprié pour toi non plus. Rends-le moi. Dit la jeune fille entre ses dents.
La rage revint subitement en elle et Louna se remit à trembler. Elle en avait assez que Snape lui dise quoi faire et ne pas faire. Elle sentait également que l'homme était excédé par son attitude.
-Contrairement à toi, je suis adulte alors que tu n'es qu'une enfant. Je suis celui qui établi tes règles tant que tu seras ici et il me semble que l'une d'entre elles disait de ne PAS fouiller!
-Depuis quand m'as-tu vu respecter des règles? Elles sont faites pour être brisées alors si tu t'imagines que je vais les suivre, tu te trompes. Siffla Louna entre ses dents
-Espèce de petite ingrate insolente. Ne t'a-t-on jamais appris à être reconnaissante envers les personnes qui s'occupent de toi?
-J'ai dû manquer ce chapitre du livre Comment être la bonne petite fille que tout le monde voudrait. Ça ne m'intéressait pas. Et puis, depuis quand est-ce que tu t'occupes de moi? Je suis parfaitement capable de me débrouiller seule, sans rien.
-Peut-être que si tu n'aurais pas sauter autant de chapitre, tu n'aurais pas ce caractère d'animal et que tu aurais même une famille. Dit l'homme d'un ton moqueur
-Je n'ai pas un caractère d'animal! Et je n'ai pas besoin d'une stupide famille! Je ne suis pas comme les autres enfants, t'entends?
-Bien sûr que non. Tu es plus détestable que les autres. Ce n'est pas étonnant que personne ne te veuille. J'espère que tu ne t'es pas trop demandé la question. Tu es une enfant détestable, haïssable, ingrate, stupide, indocile et méchante. Ce n'est pas étonnant que les plus jeunes aient peur de toi, tu effrayes tout le monde. Dit lentement Snape d'un ton rempli de haine
-LA FERME! S'écria Louna en serrant les poings, tremblante de rage
-La vérité fait mal, Black? Demanda l'homme d'un ton moqueur
-Tu veux savoir quel est le problème avec toi? C'est que tu existes!
À peine eut-elle terminé sa phrase qu'elle reçut deux magistrales gifles qui l'envoyèrent au plancher. Ce n'était pas les gifles qui l'avaient fait tomber, mais plutôt l'effet de la surprise. Bien qu'elle n'ait jamais douté qu'il en serait incapable, elle n'avait jamais pensé qu'il la frapperait un jour. Surprise, elle se redressa et toucha l'une de ses deux joues engourdies, comme elle avait l'habitude de faire autrefois afin de voir si elle saignait. Louna leva ses yeux au regard meurtrier vers Snape et le fixa, un grognement roulant au fond de sa gorge.
Celui-ci tentait vainement de se débarrasser du loup, qui, cette fois, avait planté ses longs crocs pointus à la base du genou de l'homme et griffait son mollet. Snape releva la tête afin de dégager ses cheveux, mais son regard croisa celui de la jeune fille. Pour l'homme, il ne s'était rendu compte de ce qu'il avait fait que lorsqu'il avait senti les crocs du loup se planter dans sa jambe. La dernière phrase que la jeune fille lui avait dite avait ramené un souvenir qu'il aurait préféré oublier. Il soutenait son regard chargé de haine et de reproches sans savoir quelle serait sa réaction. Le loup referma davantage sa mâchoire, arrachant un petit cri de douleur à l'homme, qui détourna les yeux pour regarder l'animal. Il essaya de le repousser, mais c'était inutile et il n'arrivait pas à bouger la jambe. Il sentait toujours le regard de la jeune fille posé sur lui et essayait de ne pas y prêter attention. Il savait que le loup pourrait lui arracher une partie de sa jambe et il n'avait pas envie que cela arrive. Il sortit sa baguette et la pointa sur la tête du loup, qui le fixait haineusement et grognait férocement.
Lorsqu'elle vit la baguette de Snape se pointer sur le loup, Louna allongea le bras et posa une main sur le dos de Wolfy. Celui-ci relâcha sa prise et vint se poster devant Louna en grognant, montrant toujours ses crocs rougis par le sang. Celle-ci s'était relevée et, tremblante de rage, fixait toujours l'homme d'un regard flamboyant de haine. Elle vit que la jambe de Snape saignait et elle ne put s'empêcher de ressentir un sentiment de joie en voyant le sang descendre sur le plancher. Mais rien ne parut sur son visage. Puis, au bout de quelques minutes, elle poussa violement Snape contre le mur et tourna les talons. La porte s'ouvrit d'elle-même lorsqu'elle arriva devant et elle sortit dehors sous la pluie battante, Wolfy sur les talons. Une fois sortie, elle se mit à courir dans la rue déserte avec le loup, qui se léchait les lèvres. Elle ne tarda pas à être trempée jusqu'aux os, mais c'était bien le dernier de ses soucis. Avec ce temps, personne ne sortait de chez-soi.
Snape fut un peu sonné lorsque sa tête alla frapper de plein fouet le mur sur lequel Louna l'avait poussé. Il savait qu'elle avait réussi à sortir mais comment, il n'en avait pas la moindre idée puisqu'il n'avait pas enlevé les sortilèges. Il regarda sa jambe. Son mollet était en sang et lui faisait horriblement mal et, au niveau de son genou, il y avait quatre trous parfaitement visibles d'où s'échappait le sang. Il jura et passa sa main au dessus de sa jambe. Le sang arrêta et les plaies se refermèrent sans laisser la moindre trace ni douleur. Il se redressa et ce n'est qu'à ce moment qu'il réalisa que la jeune fille était partie. Il prononça quelques mots et une carte apparue devant lui. Il repéra rapidement le point rouge qui indiquait la jeune fille, qui se déplaçait rapidement. Il pointa le point avec sa baguette et prononça encore une fois quelques mots.
Louna s'arrêta brusquement et tomba à plat ventre sur le sol mouillé, égratignant ses mains au passage. Toujours couchée sur le sol, elle se retourna à moitié et regarda ses pieds. Sans même l'avoir soulevé, elle savait que son pied ayant le bracelet ne pouvait plus bouger. Wolfy revint vers elle et la poussa gentiment avec son museau. Il était aussi trempé qu'elle et son poil collait contre lui, lui donnant un aspect maigrichon. Louna posa une main sur sa tête et se releva. Elle croisa les bras et attendit, sachant très bien qu'elle ne pourrait se défaire du sortilège une fois que Snape l'aurait enlevé. Ses cheveux étaient complètement mouillés, de même que ses vêtements, et la pluie ruisselait sur son visage, qui n'exprimant rien d'autre que la haine. Quelques minutes plus tard, elle entendit le léger craquement d'une personne qui transplanait et, malgré le bruit de la pluie, elle entendit des bruits de pas. Un coup de tonnerre résonna dans le ciel et, lorsque tout retomba silencieux, Louna dit d'un ton haineux
-Alors, Snape, ça t'a fait du bien de me frapper? Ça t'a défoulé?
Mais l'homme ne répondit pas et, lorsque la jeune fille sentit que le sortilège était levé, elle se retourna afin de lui faire face et le regarda dans les yeux. Wolfy, les oreilles pointées vers l'avant, les poils de la nuque hérissés, grognait férocement en regardant l'homme.
-Aller, avoue que tu en as ressenti une certaine joie, avoue que tu mourrais d'envie de trouver une raison pour enfin me frapper.
-Tais-toi, Black.
-Ou sinon quoi? Tu vas me frapper? Oh vas-y, tu sais que ça va te défouler. Frapper les plus jeunes que toi est tellement plus facile. Aller, fais comme les autres.
-Ça suffit Black. Dit Snape d'un ton ferme.
Une rage sourde s'empara à nouveau de la jeune fille. Elle fixait Snape avec tellement de haine qu'un enfant aurait voulu rentrer sous terre. La pluie avait plaqué ses cheveux contre sa tête, de même que sur son visage, et une mèche lui barrait le front. Elle s'était remise à trembler et serrait les poings avec tant de force que ses jointures étaient blanches.
-Il est temps de rentrer, je n'ai pas envie de devoir m'occuper de toi si tu attrapes une pneumonie. Dit sèchement Snape en évitant de regarder son visage, où deux marques rouges étaient visibles sur ses joues.
La jeune fille grogna, mais ne bougea pas.
-Tu sais que tu n'es qu'un sale lâche aussi stupide et ignorant que les autres? Cracha sèchement l'adolescente
-Je t'ai dit de te taire, Black.
-Tu ne m'effrayes pas, Snape.
Mais un grognement venant du côté gauche l'avertit qu'il était préférable d'arrêter.
-Tu sais que tu as franchi les limites, Black, et que tu t'avances en terrain dangereux
-Oui, puisque maintenant tu vas t'amuser à me frapper.
L'homme prit une profonde inspiration et poursuivit, comme s'il n'avait rien entendu
-Tu as dépassé ma patience, Black. Je ne tolèrerai plus la moindre anicroche. J'espère que tu m'as bien compris.
-Bien sûr. On peut résumer que tu vas me frapper plus d'une fois.
L'homme allongea le bras mais, alors qu'il s'apprêtait à agripper le bras de la jeune fille, celle-ci le repoussa et le loup vint se placer devant elle, montrant les crocs.
-Calme-toi, Black, et dis à ta sale bête de se tenir tranquille. Il est temps de rentrer. Dit Snape
Il lui agrippa le bras tandis que Louna prit Wolfy dans ses bras. Puis, ils transplanèrent. L'homme poussa la jeune fille devant lui et la fit entrer dans la maison. Il referma la porte et rejeta Louna à quelques mètres de lui.
-Tu sais où aller. Je ne veux plus te revoir de la journée. Dit-il en sortant sa baguette
Mais la jeune fille ne bougea pas et le fixait avec le même regard qu'auparavant. L'homme se jeta un sort et il devint sec instantanément.
-Tu croies que je vais faire ce que tu m'as dit? Tu rêves. Je vais faire ce que je veux, tu n'auras qu'à endurer. Siffla l'adolescente entre ses dents.
Elle lui tourna le dos et monta l'escalier. L'homme la regarda faire et, lorsqu'il entendit la porte claquer, il se dit à lui-même
-Tu veux peut-être faire ce que tu as envie, mais pour l'instant, tu fais ce que je veux que tu fasses.
Puis, il descendit l'escalier menant au sous-sol.
Louna claqua rageusement la porte de la chambre et enfonça les doigts dans ses cheveux.
-Il m'énerve! Il croit qu'il peut me contrôler! Il croit que je vais l'écouter et faire ce qu'il dit! Eh bien, il se trompe! J'en ai assez de ce sale enfant de pute! Il va payer, ça je le jure, même si je devrai attendre 5 ans!
Wolfy, assit devant elle, la laissa faire ainsi pendant près de dix minutes. Puis, il la poussa gentiment du museau et, lorsqu'elle le regarda, lui dit
Essaie de te calmer, ça ne te servira à rien pour l'instant de laisser éclater ta rage. Garde-la pour le moment opportun. Tu ferais bien de te changer également, sinon tu vas prendre froid.
-Et alors? Qu'est-ce que ça peut faire? Je ne vais pas mourir d'un rhume. Répliqua sèchement
À moins que tu ne veuilles que ça ne dégénère en pneumonie, comme c'est déjà arrivé, et que tu soies clouée au lit avec Snape pour s'occuper de toi.
À peine eut-il fini que Louna se dirigea vers son sac et y prit de nouveaux vêtements. Elle se changea tout en pestant contre l'homme qui l'hébergeait. Puis, elle se dirigea vers la porte mais, lorsque celle-ci refusa de s'ouvrir, Louna laissa éclater sa rage contre la porte tandis que Wolfy la regardait, couché près du lit.
Quelques jours avaient passé. La pluie avait cessé et le soleil était revenu ainsi que la chaleur, cette fois moins étouffante. Louna se promenait dans les rues de la ville, ne sachant trop que faire. Elle avait refait sa réserve de nourriture et, n'ayant pas mangé depuis deux jours, s'était gavée de chocolats et de restauration rapide volés le jour suivant l'incident d'avec Snape. Wolfy marchait à ses côtés, les oreilles pointées vers l'avant et la queue levée, jetant de bref regards autour de lui. La jeune fille fendait la foule sans se préoccuper des gens qu'elle bousculait ou qui l'accrochaient au passage. Elle traversait les rues à n'importe quel moment, ignorant les conducteurs enragés par son attitude. Elle arriva bientôt devant un boulevard très achalandé et, ignorant le feu de circulation, décida de traverser. Une voiture failli renverser Louna alors que celle-ci approchait du trottoir. Le conducteur pila sur les freins juste au bon moment et se mit à vociférer sur la jeune fille. Mais celle-ci se retourna et ricana, un sourire méchant sur les lèvres. L'homme jura et se remit en route tandis que Louna se retourna et se mit à courir. Mais à peine avait-elle fait quelques mètres qu'elle heurta une personne de plein fouet et se retrouva sur le sol. Louna grogna et se redressa, regardant la personne qu'elle avait heurter.
-Regarde où tu vas la prochaine fois, petite, tu pourrais bien te faire mal la prochaine fois. Lui dit la personne alors que Louna se relevait.
C'était un jeune policier qui la regarda en souriant. Mais Louna eut un rictus et regarda le partenaire du jeune homme.
-Qu'est-ce qui se passe? Grogna celui-ci
-Oh rien, juste une enfant avec son chien qui ne regardait pas où elle allait.
-Ces jeunes.
Le second policier se tourna vers elle et se figea. Un sourire mauvais se dessina sur les lèvres de la jeune fille alors que l'homme la dévisageait. Il avait une cicatrice au visage et son oreille gauche était déformée.
-Toi! Tu es revenue! S'exclama l'homme en reconnaissant Louna.
-Mais de quoi est-ce que tu parles? Demanda la jeune policier, confus
-Olé les gars. Ça faisait longtemps! Dit Louna
L'homme se précipita sur elle, mais l'adolescente fut plus rapide et fit un bond vers l'arrière
-Essaie de m'attraper sale vieux flic incompétent! Cria Louna avec un sourire méchant avant de se mettre à courir.
-REVIENS ICI TOUT DE SUITE SI TU NE VEUX PAS QUE JE T'ARRÊTE MOI-MÊME! Cria le policier alors que la jeune fille se faufilait entre les gens.
-Mais de
-Cette sale morveuse est toujours recherchée, je t'expliquerai plus tard, mais il faut l'attraper alors cour! Dit le plus vieux avant de se mettre à courir en boitant.
-Comme au bon vieux temps, hein Wolfy? Dit Louna au loup, qui courait joyeusement à ses côtés.
La jeune fille jeta un coup d'œil par-dessus son épaule et vit qu'ils étaient à une certaine distance derrière elle. Elle continua de fendre la foule alors que les deux policiers avaient plus de difficulté.
-On va voir si tu vas commettre la même erreur deux fois, gros nul. Dit la jeune fille pour elle-même.
Puis, sans même regarder, elle se jeta à nouveau dans la circulation, sautant de justesse sur le capot d'une voiture qui l'aurait renversée.
-Oh non, tu ne m'auras pas deux fois. Dit le policier à voix basse en voyant le manège de Louna.
Alors qu'elle avait déjà presque fini de traverser le boulevard avec Wolfy, l'homme sortit son badge et traversa la rue avec son partenaire. Une fois de l'autre côté, il sortit son arme et visa la jeune fille, qui courait toujours.
-Mais tu es fou! Qu'est-ce que tu fais! Elle n'est qu'une enfant! Range ton revolver! S'écria le jeune policier alors que les passants s'arrêtaient afin de regarder la scène.
-Peut-être, mais elle m'en a fait voir. Aux grands mots les grands moyens.
Puis, il visa la jambe droite de Louna et tira. Alors qu'elle continuait de courir, Louna sentit soudain quelque chose passer sur le côté de sa jambe, au niveau du genou, et lui déchirer la peau. Elle ressentit une douleur fulgurante à la jambe et tomba à plat ventre sur le sol. Wolfy s'arrêta et se précipita vers Louna en gémissant. Il lui lécha le front alors que celle-ci essaya de se redresser. Elle regarda par-dessus son épaule et vit les policiers avancer vers elle.
-Mais il est devenu cinglé ce sale enculé. Dit-elle entre ses dents en s'accotant sur ses coudes. Vite, pars! Aller, va t'en! Ajouta-t-elle en regardant le loup
Celui-ci la regarda, surpris. Il gémit et vint se coucher devant elle en lui donnant des coups de langue sur le visage. Les policiers approchaient rapidement et Louna savait qu'il ne tarderait pas à arriver à sa hauteur.
-Aller, dégage! Même si je me relèverais, ils me rattraperaient! Le salaud m'a touché le genou! Aller, va-t'en et va chercher Snape. Sinon, tu risques de ne plus me revoir avant un certain temps! VAS-Y! S'écria t-elle en voyant que le loup ne bougeait pas.
Celui-ci gémit et se leva, mais resta debout devant Louna. Il regardait les policiers approcher et, lorsqu'ils s'arrêtèrent près de la jeune fille, le loup se mit à grogner férocement en fixant les deux hommes. Louna le fusilla du regard et Wolfy se mit en route avec un dernier gémissement.
-Te voilà enfin! S'écria le policier le plus vieux.
-Je croyais que tu n'allais jamais arriver jusqu'à moi et que tu allais mourir d'une crise cardiaque en route. C'est vrai que du coin de la rue jusqu'ici, c'est beaucoup pour toi. Environ 400 mètres. Répliqua Louna en ricanant méchamment.
L'homme lui donna un coup de pied sur le pied, dont la jambe était meurtrie, et lui dit
-À ce que je vois, tu es toujours aussi insolente pour ton âge. Mais j'en connais un qui sera ravi de te revoir et peut-être règlera-t-il ce léger problème.
-Johnny? Ouais, c'est ça. Aussi nul que toi. C'est pour cette raison qu'il n'a jamais réussi à m'apprendre quelque chose. Dit la jeune fille entre ses dents.
Sa jambe lui faisait horriblement mal, mais elle faisait du mieux qu'elle pouvait pour ne pas le laisser paraître. Elle sentait le sang s'écouler et imbiber son pantalon pour ensuite aller sur le trottoir. Une foule de gens était maintenant massée en cercle autour d'eux. Certains fixaient les policiers avec mépris, d'autres n'affichaient aucune expression.
-Tiens, regarde, gros nul, tu as un public. Dit Louna en ricanant, après avoir regardé tous ceux qu'elle pouvait voir.
-Assez parler morveuse. Met tes mains dans ton dos et maintenant!
-Tu ne comptes pas la menotter? Elle n'est qu'une enfant! S'exclama le jeune policier, qui était resté silencieux jusqu'à maintenant.
-Mêle-toi de ce qui te regarde! Et toi, j'ai dit les mains dans le dos!
-Tu rêves, espèce d'enculé. Pour qui est-ce que tu me prends? Tu n'as qu'à le faire toi-même. Fini toi-même ce que tu as commencé!
Quelques rires fusèrent parmi la foule et le policier devint rouge de colère. Il se pencha et attrapa le poignet droit de la jeune fille mais, lorsque sa main se posa, Louna la regarda, grogna, et la mordit sauvagement. L'homme poussa un cri de douleur et retira sa main, mais Louna ne la lâcha pas et se retrouva à moitié redressée.
-Lâche-moi espèce de sauvage! Lâche-moi! S'exclama le policier en essayant de faire lâcher prise à la jeune fille.
Liouna maintenait toujours sa prise et se mit à grogner lorsque le second policier la prit par les épaules. Il la tira vers lui et, finalement, au bout de quelques minutes, Louna lâcha sa prise. La trace de sa mâchoire était bien visible sur la main de l'homme et quelques gouttes de sang perlaient sur sa main. Louna sentit quelque chose se passer en elle à la vue du sang et se mit à grogner tranquillement en fixant la main de l'homme. Elle se doutait que c'était probablement le loup en elle qui avait goûté au sang et qui en réclamait d'autre, mais Louna ne fit rien pour l'arrêter. Pourtant, il lui semblait que la pleine lune n'était pas pour bientôt. Ses pensées furent interrompues par le policier. Il l'arracha des mains de son partenaire, la jeta à plat ventre et la plaqua au sol en lui posant un pied dans le dos.
-Tu croyais m'avoir, hein, sale morveuse! Qu'est-ce que tu vas faire, maintenant, hein? Lui dit le policier en lui mettant les mains dans le dos.
-Ce n'est pas moi qui avait l'air d'un parfait crétin parce que mon otage me mordait la main et ne voulait pas la lâcher. Répliqua Louna entre ses dents alors que le policier lui passait les menottes.
-La ferme! À partir de ce moment, tu n'as plus le droit de parler, compris?
-Non, tu peux répéter? Demanda la jeune fille, ce qui fit rire les gens massés autour d'eux.
-Espèce de sale petite peste! Lui dit-il en la frappant derrière la tête.
Louna entendit une voiture s'arrêter près d'elle. Le policier la releva sans ménagement et l'amena rapidement à la voiture de police que son partenaire était parti chercher. La jeune fille boitait et, lorsque l'homme l'avait relevé, elle avait senti le sang couler le long de sa jambe. Alors qu'elle avançait péniblement, le sang continuait de glisser le long de sa jambe, signe que sa blessure n'avait pas cessé de saigner. Le policier la fit entrer dans la voiture, ou plutôt la jeta sur la banquette arrière, et s'assit également à l'arrière.
-Tiens, tu voulais me tenir compagnie? Demanda sarcastiquement la jeune fille alors que la voiture commençait à rouler.
-Bien sûr que non. Il faut bien que quelqu'un te surveille pour éviter que tu fasses un de tes sales coups.
Il regarda la jeune fille, qui avait ramené ses mains devant elle.
-Vraiment, je ne vois pas pourquoi tu l'as embarquée et je crois que les menottes n'étaient pas nécessaires. Et pourquoi lui as-tu tiré dessus, bon sang! Je vais être obligé de te dénoncer!
-Oh non, tu ne dénonceras rien. Tu vas la fermer sur ce sujet si tu ne veux pas que je m'arrange pour te faire perdre ton poste, est-ce clair!
Louna ricana méchamment en les regardant.
-Toi, cesse de rire! Je ne veux plus t'entendre jusqu'à ce qu'on soit au poste, tu m'entends!
-Je ne suis pas sourde comme toi, surtout lorsque tu es à côté de moi.
-La ferme!
-Décide-toi! Tu me poses une question et après, tu me dis de me la fermer.
-Je ne veux plus-
-M'entendre. Mais je n'écoute personne alors ça ne sert à rien, gros nul. Combien de temps as-tu passé à me chercher comme un parfait crétin?
-Ce n'est pas toi qui poses les questions ici, c'est moi! S'écria l'homme en levant le poing vers la jeune fille.
-J'ai peur, au secours, venez me sauver. Dit sarcastiquement Louna en roulant des yeux.
-Tu n'as pas changé, sale morveuse!
-Contrairement à certain, qui est devenu encore plus nul et plus grognon. C'est une illusion ou bien tu n'as plus de patience?
-Tu ferais bien de te la fermer.
-Ou sinon quoi? Tu vas me battre?
-Ou sinon, je t'en colle une dans ta sale petite tête dépourvue de cervelle! S'écria l'homme en plaquant son revolver sur la tempe de la jeune fille.
Louna ne fit que ricaner.
-Vas-y, tire, qu'est-ce que tu attends? Aller. Il va y avoir de la cervelle partout de plus que du sang. Les gens pourront voir puisque le tout va aller directement contre la vitre. Quel beau spectacle. Aller, tire! J'en ai rien à foutre, de crever! Dit la jeune fille avec un sourire mauvais
-LA FERME! Cria le policier en plaquant la tête de la jeune fille contre la fenêtre à l'aide de l'arme.
Mais celle-ci continua de ricaner en fixant le policier, ce qui le mit davantage en colère. Le conducteur s'arrêta brusquement et sorti du véhicule. Il fit le tour et ouvrit la portière du côté où se trouvait son partenaire.
-Mais qu'est-ce que tu fou? Retourne au volant!
-Non, on échange. J'en ai assez de vous entendre et ôte ce fusil de sa tête ou sinon je te dénonce et je suis certain qu'elle n'hésitera pas à venir appuyer ce que je dirai au chef.
Les deux hommes se regardèrent longuement puis, après plusieurs minutes, le policier baissa son arme et sortit en jurant du véhicule. Il alla s'installer au volant alors que son partenaire prenait place à côté de la jeune fille. La voiture se remit à rouler et l'homme qui conduisait prit la radio et passa un appel au poste.
-Qu'est-ce que tu as fait de ton chien? Je l'ai vu courir. Demanda gentiment l'homme aux côtés de Louna
-Ce n'est pas un chien.
-Qu'est-ce qu'il est, alors?
-Un loup, qu'est-ce que tu croies?
-Un loup? Mais il n'y a pas de loup ici! Et puis, c'est interdit de posséder un loup.
-J'en ai rien à foutre, des stupides règlements. Dit sèchement Louna en le regardant
-Comment t'es-tu fait cette cicatrice? Demanda le policier en remarquant, pour la première fois, sa balafre
-Je me suis fait griffer par un loup-garou lors de la pleine lune, il y a quelques mois. Répondit-elle avec un sourire mauvais.
-Très drôle, jeune fille. Quel est ton nom?
-Tu t'imagines que je vais te le dire? T'es nouveau parmi la bande de nuls, pas vrai?
-Cette peste se nomme Louna. Répondit le policier alors qu'il finissait son appel.
-Vas-tu enfin pouvoir me dire pourquoi tu amènes cette enfant et pourquoi tu as tenu à la menotter! Demanda avec impatience le plus jeune
-Parce que cette petite morveuse s'est enfuie de l'orphelinat voilà bientôt trois ans et qu'elle était recherchée. Nous avons passé des mois à la chercher sans jamais pouvoir mettre la main dessus ni la localiser parce qu'elle ne se trouvait jamais deux fois au même endroit. Même les chiens n'arrivaient pas à suivre sa piste. C'est une petite rusée qui a malheureusement de l'intelligence et qui nous échappait. Mais un jour, alors que j'avais été affecté à un autre poste pour quelques jours, dans une autre ville, voilà que Louna-l'anguille se pointe enfin. Elle venait de voler dans un magasin et je l'avais reconnu juste en regardant ses vêtements et son apparence. Alors je l'ai poursuivie et, alors que j'allais mettre la main dessus, la voilà qui se jette dans la rue.
-Alors le crétin m'a suivie et à cause de qui crois-tu maintenant qu'il boite et qu'il est défiguré? Une voiture a renversé le gros nul qui se trouve devant moi. Termina Louna avec un sourire méchant.
-L'Anguille s'est échappée et moi, j'ai passé quelques semaines à l'hôpital.
-N'espère pas que je te prenne en pitié, tu n'avais qu'à ne pas me suivre, espèce d'imbécile. Et tu n'étais pas plus près de m'attraper ce jour-là qu'aujourd'hui. Et puis, depuis quand ais-je un surnom?
-Depuis que personne au poste ne réussissait à t'attraper, ils disaient que tu leur filais sous les doigts comme une stupide anguille. Maintenant, tu la ferme, je ne veux plus t'entendre, est-ce clair?
-Je vais me la fermer si je veux, salaud. Je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi, ni de personne.
-Tu peux garder ta rébellion pour quelqu'un d'autre, j'en ai rien à foutre de tes crises. Je ne veux plus t'entendre, sinon, tu auras à faire à moi.
-Oh j'ai peur.
Sans quitter la route des yeux, l'homme donna un grand coup de poing dans le grillage séparant la banquette arrière de l'avant. La jeune fille leva un sourcil interrogateur, de même que l'homme assis à ses côtés.
-Ça, ça aurait été ce que tu aurais reçu dans la figure. Alors maintenant, la ferme!
-Pourquoi je devrais? Demanda Louna avec un sourire méchant
-Tais-toi maintenant, Louna. Tu veux le mettre encore plus en colère?
-Hey, c'est lui qui m'a tiré dans la jambe! Dit Louna en grognant en tournant son regard sur le jeune homme assis à ses côtés
-Si tu te serais arrêtée, rien de tout cela ne serait arrivé, maintenant la ferme sinon, je t'en colle une sitôt au poste.
-Arrête, s'il te plaît. Ça suffit maintenant. Et ça compte pour toi aussi. Je ne veux plus entendre le moindre mot sortir de vos bouches jusqu'à ce que nous soyons arrivés au poste. Ordonna le jeune policier, désignant également son collègue.
-Tu croies que la morveuse va t'écouter? Tu rêves. Dit le policier au volant en grognant
Louna eut un rictus et ne dit plus un mot jusqu'à ce qu'ils soient arrivés au poste. Elle se demanda alors si Wolfy était arrivé à la maison de Snape. Elle essaya d'imaginer la tête que ferait celui-ci en voyant Wolfy sans Louna. Elle savait que l'homme serait probablement en colère contre elle et qu'il ne tarderait pas à lui reprocher de s'être fait prendre, mais il était trop tard pour qu'elle puisse se sauver. La voiture s'arrêta devant l'immeuble qu'elle connaissait plus ou moins à force d'être passée devant. L'homme coupa le contact et sortit. Il ouvrit la portière où se trouvait Louna et la saisit par le collet. Il la sortit, la plaqua contre l'automobile et, avant que son collègue ait eu le temps d'arriver à ses côtés, la gifla.
-Ça, c'était pour ce que tu m'as fait voilà trois ans! Dit-il alors que Louna se mettait à grogner.
Il la relâcha et, alors que Louna s'apprêta à se jeter dessus, le jeune policier la retint par la taille.
-Tu n'avais pas à lui faire ça! Cesse de vouloir te venger, ça ne servirait à rien! Dit-il en maintenant tant bien que mal la jeune fille qui se débattait.
-Peut-être, mais ça ma fait du bien. Maintenant, je vais te dire comment ça va se passer. Entre toi et moi, c'est moi qui commande, vu? Alors tu vas la fermer à propos de tout ce qui c'est passé et tu ne vas simplement que m'approuver. N'oublie pas que je peux te faire perdre ton poste, c'est clair? Quant à toi, l'Anguille, il y a une personne là-dedans qui doit être impatiente de te voir et que tu doit connaître très bien. Dit l'homme en fixant Louna d'un sourire mauvais.
La jeune fille se mit à grogner. Elle savait très bien que Johnny se trouvait à l'intérieur de l'immeuble, mais elle n'avait pas pensé le revoir si tôt. En fait, elle n'avait pas pensé le revoir du reste de sa vie. Mais elle n'allait pas se sauver. Elle allait faire ce qu'elle avait toujours fait avec lui, se battre plutôt que de plier l'échine devant lui. Elle suivit le plus vieux policier à l'intérieur du poste alors que le plus jeune la suivait. Avant de franchir la porte, elle regarda autour d'elle et soupira longuement lorsqu'elle vit que Wolfy ne se trouvait pas dans son champ de vision. Il y avait beaucoup d'agitation à l'intérieur de l'immeuble. Beaucoup de gens attendaient leur tour pour quelque chose, d'autre se trouvait avec un policier à leur côté. Louna les regardait, la tête haute, alors que les policiers l'amenaient vers le fond du poste
-Mais qu'est-ce que la fillette a bien pu faire pour se faire arrêter? Des graffitis sur le mur de son école! S'exclama un homme avant d'éclater de rire
-Et toi, je suppose que tu as été assez stupide pour ne pas t'arrêter à un feu rouge et qu'ensuite, tu as insulté le policier qui t'a arrêté? Répliqua sèchement Louna en le regardant
L'homme était crasseux et un policier se tenait à ses côtés. Contrairement à Louna, il n'avait pas de menottes aux poignets et semblait trouver l'agitation plutôt amusante. Il avait également l'air d'un ivrogne.
-Peut-être, fillette, mais moi, mes mains sont toujours libres. Dit-il avant de rire une nouvelle fois.
Ignorant les policiers qui l'encadraient de même que la douleur à sa jambe, elle se précipita sur l'homme et lui assena, les mains jointes, un coup en pleine figure.
-Je suis toujours capable de te frapper, espèce d'ivrogne. Siffla-t-elle entre ses dents tandis que l'homme se tenait le visage à deux mains.
Les deux policiers se précipitèrent vers la jeune fille et la traînèrent plus rapidement vers un bureau tandis que le policier à côté de l'homme blessé ne faisait que regarder celui-ci, un sourire amusé sur les lèvres.
-Qu'est-ce qui t'a pris de faire ça? Lui demanda le policier le plus jeune, qui lui tenait un bras
-Ce n'est pas de tes affaires! Tu t'imagines que parce que tu es policier, tu as le droit de tout savoir?
-La ferme et entre là-dedans. Dit le plus vieux en ouvrant une porte.
Il la jeta à l'intérieur de la pièce et, passant sa tête à l'intérieur, dit
-Voilà la petite fugitive, Chef. L'Anguille s'est finalement fait attrapé.
-Très bien. Je m'en occupe. Répondit le chef.
Louna entendit la porte se refermer dans son dos et elle regarda la pièce. Elle était grande avec des photos accrochées sur les murs. Il y avait une étagère remplie de livre, deux classeurs, des chaises rembourrées. De grandes fenêtres éclairaient la pièce. Sur le bureau traînait un ordinateur sur lequel le chef était penché et des feuilles et dossiers jonchaient le bureau. Louna regarda un dossier ouvert avec plus d'attention. Il lui semblait avoir vu son nom écrit sur l'une des feuilles et, en regardant, elle vit qu'il s'agissait bel et bien de son dossier, qui ne contenait aucune photo.
-Bon, eh bien, commençons si nous voulons en finir. Dit le chef en levant les yeux de son ordinateur.
Louna ramena son regard rempli de haine sur le policier, le fixant dans les yeux sans ciller. L'homme était plus âgé que les autres et de nombreux cheveux gris se trouvaient sur sa tête. Des rides creusaient son visage fatigué. L'homme ne se fit pas impressionné par l'attitude de la jeune fille. Il en avait vu d'autre, plus âgés certes. Le chef de frotta les yeux et déclara
-Un dossier de plus de réglé dans cette ville. Même si cela va faire trois ans.
-Vous ne pouvez pas savoir quel soulagement cela me fait de savoir que l'un de mes enfants à ma garde est retrouvé, même après des années.
Louna reconnut la voix de Johnny et posa son regard sur lui.
-De quoi est-ce que tu parles, gros imbécile? La seule chose que tu es soulagé, c'est d'avoir retrouvé l'enfant sur lequel tu aimais le plus battre. Dit Louna entre ses dents.
Un silence se fit dans le bureau jusqu'à ce que Johnny décide de le rompre en éclatant de rire, mais Louna avait vu une lueur de panique traverser ses yeux.
-Mais de quoi parles-tu, Louna? Je n'ai jamais levé la main sur toi! Ni sur aucun autre! Tu n'as pas changé, toujours à rechercher mon attention. Pauvre petite. Ses parents l'ont abandonnée très jeune, alors il est normal qu'elle recherche de l'attention, peu importe la manière utilisée.
-Je vois. Bon, alors Louna, tu retourneras avec cet homme ici présent dès que nous aurons terminé de régler quelques petits détails.
-Le plus tôt sera le mieux je crois. Elle doit avoir hâte de retourner chez elle. Dit Johnny en entourant les épaules de la jeune fille et en l'approchant à lui, la manquant de la faire tomber à cause de sa jambe blessée.
-Dégage! Si je me suis sauvée, c'est peut-être parce qu'il y a une raison! S'écria Louna en repoussant violement le bras de Johnny et en s'éloignant.
-Bien sûr, parce que tu n'avais pas assez de mon attention. Tu ne veux pas celle des autres, je l'ai compris. Tu vas voir, tu vas avoir davantage mon attention, je te le promet. Dit Johnny en posant les yeux sur elle pour la première fois.
Ce n'est qu'à ce moment que Louna comprit le sous-entendu du mot attention. Cela voulait en fait dire qu'il la battrait sitôt rentré à l'orphelinat. Johnny allait probablement la battre jusqu'à ce qu'elle soit incapable de bouger le moindre de ses muscles, peut-être même plus. Il devait être en colère contre elle parce qu'elle s'était enfuie. Louna secoua la tête afin de chasser ces mauvaises pensées. Non pas qu'elle était effrayée, mais elle savait que Wolfy arriverait bientôt, mais elle ignorait si Snape le suivrait et, sans oser se l'avouer, Snape était le seul à pouvoir la sortir le jour-même du pétrin dans lequel elle s'était mise. Wolfy ne pouvait rien faire, mise à part attaquer tous les policiers du poste, mais il se ferait descendre rapidement.
-Bon, eh bien, si vous le dîtes, c'est parfait, tant qu'elle ne se sauve plus et qu'elle aille tout ce dont elle a besoin. Il ne nous reste plus qu'à-
Mais le policier fut interrompu par des coups rapides frappés à sa porte.
-Chef, désolé de vous déranger, mais nous avons besoin de vous. C'est urgent! Dit une voix derrière la porte.
-C'est bon, j'arrive. Répondit le chef. Veillez m'excuser, je vais essayer de me dépêcher. Vous devez certainement avoir plein de choses à vous dire alors profitez-en. Oh, et je vais voir si je ne peux pas t'envoyer quelqu'un pour t'ôter ces menottes. Ajouta-t-il en regardant Louna
Celle-ci eut un rictus et suivit des yeux le chef jusqu'à ce que la porte se soit refermée.
-Alors, où étais-tu passée pendant tout ce temps, Morveuse? Demanda Johnny alors que Louna se tournait vers lui.
Elle se baissa, mais ne fut pas assez rapide et reçut le poing de l'homme sur l'œil gauche. Elle retint un gémissement et recula afin d'éviter un second coup.
-Tu croies que je vais te le dire! Tu rêves espèce d'enculé!
Elle s'accroupit et envoya son poing de toutes ses forces dans le ventre de Johnny. Celui-ci allongea le bras pour la prendre à la gorge, mais elle s'écarta et le mordit tout en le griffant sauvagement.
-Toujours aussi sauvage, à ce que je vois, peut-être même plus. Grogna Johnny en lui envoyant un coup de genou dans le ventre.
Celle-ci eut le souffle coupé et lâcha sa prise. L'homme la saisit alors à la gorge et la jeta sur le plancher. Puis, avant qu'elle n'ait eut le temps de se lever, il lui envoya un second coup de pied dans le ventre. Louna eut encore une fois le souffle coupé et se recroquevilla sous le choc.
-Je t'ai vu boiter en entrant dans la pièce. C'était quelle jambe déjà? Celle-ci? Dit Johnny d'un ton sadique en appuyant son pied sur la jambe droite de la jeune fille.
Celle-ci ne put retenir un petit gémissement et se mordit l'intérieur des lèvres alors que l'homme appuyait de plus en plus.
-Ça me manquait d'entendre tes gémissements de douleur, Morveuse. Dommage que tu ne soies plus aussi faible que lorsque je t'ai vu pour la première fois. Dit-il en ricanant méchamment, regardant la jeune fille.
Louna rassembla ses forces et, rapidement, elle se retourna sur le dos et envoya son pied gauche dans le ventre de Johnny, qui, cette fois, eut le souffle coupé. Elle se releva, portant tout son poids sur sa jambe gauche, et frappa Johnny à n'importe quel endroit qu'elle pouvait atteindre. Elle frappa de toutes ses forces jusqu'à ce que Johnny lui envoya un crochet sur la joue droite. Louna bascula sous l'impact et toucha l'endroit où il avait frappé. Un filet de sang se trouvait sur ses doigts et Louna regarda Johnny d'un regard meurtrier.
-Les bagues font mal, n'est-ce pas? Demanda l'homme en la regardant.
Il lui montra le dos de sa main, dont chacun des doigts portait une bague, certaines contenant des pierres précieuses.
-Je vois maintenant où est passé l'argent qui est sensé nourrir les autres et leur donner les choses dont ils ont besoin. Dit Louna entre ses dents en se relevant.
-J'ai des nouvelles à t'apprendre, Morveuse. Dit l'homme en la giflant.
-Oh vraiment? Lesquelles? Tu as été élu gagnant dans la catégorie des batteurs d'enfants de même que dépourvu d'intelligence? Répliqua-t-elle en frappant Johnny
-Tu te rappelles de tes chers petits protégés? Mia et Mickael? Ils sont revenus pour quelques temps après que tu te sois sauvée.
Louna esquiva les coups de Johnny.
-Je m'en fiche, ils me détestent de toute façon. Dit-elle d'un ton amer après un moment de silence.
-Pauvre Louna. Des petits protégés te détestent, mais Mia m'a demandé où tu étais passée.
-Et alors? Je m'en moque. C'est de ta faute ce qui est arrivé. Répliqua-t-elle avant de recevoir un coup sur la tempe qui l'envoya au sol.
-Et tu sais quoi? Je m'en moque que ce soit ma faute, tu n'as qu'à endurer sans chigner. Dit-il en lui envoyant un coup de pied à la figure avant qu'elle n'ait pu se relever.
Un goût de sang se répandit dans sa bouche et elle sentit une douleur aiguë à la mâchoire.
-C'est ce que je fais depuis toujours alors la ferme! Dit-elle en crachant du sang.
L'homme la regarda en riant puis, faisant craquer ses jointures, dit
-La deuxième est que Patrick est revenu pour te voir, il y a peut-être quelques jours.
-Je me fiche de lui, qu'il crève comme les autres.
-Tu es toujours aussi charmante, à ce que je vois. Personne ne t'a dont pas encore élevé?
-La ferme! Tu étais chargé de le faire! Tu avais ma garde!
-Je l'ai toujours, Morveuse.
-Tu ne l'as jamais eu pour moi! Tu n'es qu'un sale con d'enculé qui ne pense qu'à l'argent. Tu n'es qu'un sale lâche! Tu ne sais rien faire de bon à l'exception de me battre! Tu ne fais même pas ton travail comme il devrait être fait! Au fond, c'est toi qui es en manque d'attention!
-Tu aurais mieux fait d'apprendre à fermer ta sale gueule. Mais il faut croire que tu n'as rien compris de ce que j'ai voulu t'enseigner. Ce n'est pas étonnant que jamais personne ne voudra de toi. Tu n'es qu'une vulgaire rejet, une enfant dont les parents ne voulaient pas. Répliqua Johnny en poussant Louna
Mais celle-ci se retint et, aveuglée par la rage, se jeta sur Johnny. Celui-ci la saisit par le collet et la jeta devant lui.
Pendant ce temps, Wolfy courait du plus vite qu'il le pouvait à travers la ville. Il aurait aimé aller plus vite, mais ses pattes n'y arrivaient pas. Il traversa une rue et tourna à gauche afin de sortir de la ville. Il mit une bonne quinzaine de minutes à arriver à la maison de Snape. Une fois devant la porte, il se leva sur ses pattes postérieures et se mit à gratter la porte de ses antérieurs. Il émit des demi-aboyements, espérant que l'homme l'entendrait et viendrait lui ouvrir. Au bout de cinq minutes, la porte s'ouvrit et, avant que Snape ait eu le temps de passer la tête à l'extérieur, Wolfy s'engouffra dans la maison. L'homme haussa un sourcil, referma la porte et regarda l'animal, qui se trouvait devant le salon. Celui-ci ne savait pas quoi faire. Il s'assoyait, se relevait et tournait en rond pour se rasseoir. Il gémissait, grognait, aboyait à moitié.
-Qu'est-ce que tu fais là? Demanda l'homme au bout de plusieurs minutes
Wolfy se leva, courut vers la porte, puis vers l'homme, et une nouvelle fois vers la porte afin de lui faire comprendre qu'il devait le suivre. Mais Snape n'était pas accoutumé au langage de l'animal et ne comprit rien à cela. Le loup grogna de mécontentement. Comment pourrait-il lui faire comprendre quelque chose? Il regarda autour de lui, cherchant un moyen
-Où est Black? Demanda Snape au bout d'un moment
Le loup sauta sur ses quatre pattes et se dirigea vers la porte en gémissant.
-Ne me dit pas qu'elle s'est cherchée des ennuis? Demanda Snape
Il se sentait stupide de demander de telles questions à un loup qui, de toute manière, ne peut répondre par la parole. Wolfy grogna et Snape prit cela pour un oui. L'homme soupira de découragement et fit apparaître une carte à l'aide de sa baguette. Lorsqu'il trouva le point rouge, il le grossit afin d'avoir un plan agrandi et, lorsqu'il vit où elle se trouvait, il se tourna vers le loup et lui demanda
-Elle est au poste de police!
Wolfy fit un mouvement de tête de haut en bas et, encore une fois, l'homme prit cela pour un acquiescement.
-Comment est-ce que cette sale morveuse s'est retrouvée là-bas! Elle mérite que je la laisse au poste!
Wolfy désapprouva par un grognement et se dirigea vers la porte.
-Pourquoi devrais-je aller la chercher maintenant? Elle peut bien passer quelques heures en prison jusqu'à demain. Cela lui ferait apprendre quelque chose.
Encore une fois, le loup grogna, plus férocement cette fois. Il gratta la porte à nouveau pour inciter l'homme à le suivre. Puis, il alla derrière les jambes de Snape et le poussa avec ferveur.
-Fiche-le camp, sale bête. Elle va attendre, maintenant, va jouer dehors!
Mais le loup ne l'écouta pas et attrapa le pan de sa robe dans sa gueule, qu'il tira. L'homme essaya de le lui enlever, mais le pan de la robe se déchira.
-Sale bête, regarde ce que tu as fait.
Wolfy, le morceau de tissus toujours entre ses dents, grogna et se dirigea vers la porte, qu'il gratta à nouveau.
-Bon, d'accord, on va aller chercher ta stupide morveuse! Mais je n'y vais pas à pied alors tu as intérêt à venir si tu ne veux pas marcher.
Wolfy se précipita vers l'homme et attendit, assit face à lui. Pendant un moment, Snape considéra le loup, se demandant comment il allait faire pour transplaner avec lui. Au bout d'une minute, il dit simplement
-Donne ta patte.
Wolfy la lui donna et Snape se sentit complètement stupide de tenir la patte d'un loup pour que celui-ci puisse transplaner.
-Tu ferais bien de ne pas lui raconter cela.
Le loup grogna. Puis, Snape tranplana et ils atterrirent dans un endroit désaffecté où il n'y avait personne. L'homme se dirigea vers la porte, regarda à l'extérieur afin de voir s'il y avait quelqu'un et, après s'être assuré que la voie était libre, il sortit avec Wolfy. Le loup se précipita au devant et, en quelques minutes, fut devant le poste.
-Saleté de moldu. Murmura Snape pour lui-même en rejoignant le loup. Trouve-la, je vais te suivre.
Le loup partit au-devant et attendit que Snape lui ouvre la porte. Puis, il bondit à l'intérieur, leva la tête pour sentir l'air et se précipita vers le fond du poste.
-Il y a un chien dans le poste! Attrapez-le! S'exclama un policier
Mais Wolfy était trop rapide et il eut tôt fait de se rendre devant la porte où se trouvait Louna. Snape arrivait derrière, lui, ignorant les policiers qui lui disaient qu'il était interdit d'aller plus loin. Il ouvrit la porte à la volée et entra dans la pièce. Mais à peine eut-il fait un pas qu'il attrapa Louna au vol. Wolfy se mit à grogner férocement en avançant vers l'homme qui se trouvait dans la pièce.
-J'ignorais que tu avais un chien, Morveuse. Tu traînes avec depuis combien de temps? Tu as réussi à combler ton manque d'affection?
-C'est un loup, espèce d'ignorant! Je n'ai qu'un seul mot à lui dire et il te déchire en mille morceaux! Répliqua Louna en se débattant.
-Qu'est-ce que vous faîtes avec elle? Vous n'avez aucun droit de la prendre, elle est sous ma garde. Dit Johnny en regardant Snape
-Pas dans votre monde. Répliqua Snape avec un rictus
-Tu n'as pas ma garde! S'écria Louna en le frappant
-Vous n'avez pas envie d'avoir cette fille. Vous n'en tirerez rien de bon, je vous le garantis.
-La ferme Johnny! S'exclama la jeune fille en se débattant
Snape lança un dernier regard méprisant à l'homme, passa un bras autour de la taille de la jeune fille et sortit de la pièce. Louna, dont les pieds ne touchaient plus le sol et qui avait la tête vers le bas, se débattait vivement, donnant des coups de poing sur la jambe de Snape alors qu'ils traversaient le poste.
-Je te conseille de te tenir tranquille, Black. Dit Snape entre ses dents alors qu'ils sortaient de l'immeuble
-OU SINON QUOI! CriaLouna, dont la patience était épuisée depuis longtemps et dont la rencontre avec Johnny l'avait rendue agressive
-OU SINON JE TE RETOURNE AU POSTE ET TU TE DÉBROUILLERAS POUR EN SORTIR, COMPRIS! Cria à son tour l'homme dès qu'ils se furent éloignés.
La jeune fille cessa de se débattre et cracha du sang mêlé à de la salive sur le trottoir. Wolfy marchait à côté d'elle et, alors que Louna se faisait transporter, elle lui caressa le cou et lui murmura
-Bien joué Wolfy.
Celui-ci lui lécha le visage, inquiet, mais la jeune fille éloigna la tête. Une fois rendu devant l'immeuble abandonné, Snape lâcha Louna, qui tomba à quatre pattes sur le trottoir, et lui agrippa le bras en l'amenant à l'intérieur, suivi de Wolfy.
-Tien ta sale bête. Lui ordonna-t-il
Louna grogna, mais passa un bras autour de la taille de Wolfy et, quelques secondes plus tard, ils transplanèrent.
Et voilà! Suite bientôt j'espère!J'Espère que vous avez aimé,j'ai coup le chapitre un peu sinon, ça aurait été encore plus long!Finalement, on est le 14 juillet'j'ai po réussi mon défi impossible lol!Merci a tous ceux qui reviews!Et qui lisent. REVIEWVER PLEASE! Ah, et Bibi, si jamais tu voies ce message,tu peux me donner ton e-mail?J'aimerais répondre à tes review ok?MerciDÉSOLÉ TOUT LE MONDE POUR LES FAUTE DE FRAPPE!
Byebye!
Louna
ANNONCE IMPORTANTE!Bon, maintenant que j'ai votre attention, je vais vous annoncer une nouvelle. Je vous avertis je ne blague pas. Sans que je sache pourquoi, ma fic a subi une baisse de review et ce, jusqu'à me retrouver avec un seul review par chapitre.Peut-être que vous ne me comprenez pas, mais cette situation me fatigue. J'écris pour le plaisir d'écrire et parce que j'aime écrire cette fic et je la poste pour vous en faire profiter mais j'aimerais bien savoir si cela VAUT la peine que je mette la suite ou non! Je sais que certaines personnes la lisent sans reviewver mais comment voulez-vous que je sache si vous aimez ou non! Si vous voulez que je continue, faîtes-moi le savoir dans un review(Un review n'est pas simplement pour les mauvais commentaires) et il me faut AU MOINS 5 REVIEWS positifs pour que le prochain chapitre apparaisse! S'il vous plaît, laissez votre e-mail, à moins que vous ne fassiez des reviews posted, pour que je puisse vous répondre. J'en ai marre de poster sans obtenir de commentaire à propos de ma fic! Ça vous prendrait 2 minutes de votre temps! Seulement un mot même! Je n'en demande pas temps que ça! Et pour les fautes, désolé, je tape vite, je pense plus vite que j'écris et bien souvent, j'écris tard le soir! En tout cas, merci de votre attention pour ceux qui se sont rendus jusqu'à la fin.
