Coucou mes petits vampires et loups garous !

Oui, je sais, ce fut inhumain d'attendre 2 semaines. Oui oui oui. Mais à ma décharge j'ai beaucoup papillonné j'ai été voir cléopatre, je me suis affichée devant des gens connus… Bref j'étais occupée à me ridiculiser, à croire que je veux en faire un sport national !

Parlons peu mais parlons bien. Plus que 3 chapitres mes petits amis. Oui ! Rien que pour ça, je sors un mouchoir tiens ! *et c'est MON MOUCHOIR* *le planque devant la mine de ses lecteurs de peur qu'on le lui pique.

Julie est donc la meilleure posteuse du chapitre précédent… même s'il y a eu un peu de triche quand même ! lol ! tu as beaucoup meublé avec les « je remets la musique » sans oublier que tu as attendu qu'Inès poste tout pour commencer à reviwer toi ! lol

Inès est donc seconde cette fois ! :D

Félicitation cependant les filles !

Merci aussi à toutes celles qui suivent rédemption, qui me laissent un petit mot d'encouragement… Après tout, cette fic n'existe que parce que vous êtes là !

C'est un court chapitre qui cloture donc Rédemption. Il ne manque que les 3 épilogues alternatifs et je pense poster peut être des bonus ici. Je suis encore en instance de délibération… A vous de me dire si je poste ici ou pas. Sachant qu'il y a des larmes, des trahisons, et des LEMONS *oui, je sais j'aurais du le mettre en premier Dark Vador s'est emparé de mon âme et ne veut pas me la rendre ! Au secours Han ! Niark Niark Niark. Nous sommes en plein dans le côté obscur… Tremblez mortels (et immortels d'ailleurs !), les guerres ne sont jamais belles à voir !

PS : Je suis heureuse, je vous ai bien embrouillé !

Je vous embrasse bien fort et vous signale que la prochaine mise à jour sera dans 15 JOURS pour des raisons privées !

Je ne fournis pas les cordes ni les mouchoirs ni les pistolets et je ne paye pas le psy. Je n'ai pas non plus mis en place un groupe de soutient dsl ! Je pense que vous vous auto soutiendrez !

Votre dévouée auteur qui tient à sa peau, même si on dirait pas comme ça

Eléa Telmar

oOoOoOoOoOo

Bella POV

Je me sentais faible et flageolante. Jacob me serrait dans ses bras en pleurant comme un enfant. Je le regardais, avec toute la douceur que je pouvais avoir. Mon loup pressait ses mains sur ma jugulaire, afin de m'empêcher de me vider de mon sang. C'était peine perdue. Démétri m'avait mordue… Les bruits me paraissaient lointains, assourdis. J'avais conscience qu'on s'affairait autour de moi mais je ne comprenais pas pourquoi. Je papillonnais des cils, épuisée. C'était trop tard. J'allais mourir. J'allais mourir et le perdre. Des larmes perlèrent à mes yeux. C'était trop dur. Trop dur de le laisser seul au monde. Je vis dans ces yeux tout l'amour que je lui insufflais encore. Il avait besoin de moi. Le voir si malheureux me donna des remords. Il ne s'en remettrait pas. Il ne s'en remettrait jamais. L'imbécile me donnait de la peine à mourir. Je m'en serais allée en paix s'il n'était pas revenu. Mais le revoir, juste avant de passer sur l'autre rive me bouleversa. Mais, même si je trépassais, j'avais fait mon devoir. J'avais sauvé ma petite fille. Elle s'était dressée fièrement face au vampire, sans vraiment sembler le craindre. Elle n'avait pas conscience du danger. De son petit air hautain elle lui avant lancé :

-« C'est moi que tu veux ? »

Démétri s'était mis en position d'attaque, prêt à la massacrer. Alors qu'il fondait sur elle, je m'étais interposée. Jamais un vampire ne lèverait la main sur mon bébé. S'en était suivit un combat violent… et il m'avait eu en traitre, alors que je me retournais pour voir si ma fille allait bien, s'il ne lui avait pas fait de mal. Ma courageuse Elizabeth…

Elle pleurait elle aussi et je voyais bien qu'elle se sentait coupable. Elle l'était en réalité… Mais ce n'était qu'une petite fille. Une petite fille qui n'avait pas tout compris dans cette histoire et qui croyait bien faire en s'avançant vers les Volturi.

J'observais la neige autour de moi… Elle s'était teintée de rouge et on aurait dit un sorbet à la fraise. C'était plutôt joli. Comme le ciel, d'or. On regarde vraiment des choses insignifiantes quand les portes du trépas s'ouvrent devant nous. C'était mon sang sur cette neige pourtant… et cela m'indifférait. Tout ce qui m'importait, c'est que ça soit beau. Esthétique. Je murmurais :

-« Jake, écarte Liv'… Ce… n'est pas… bien… pour une… enfant… »

Je fermais les yeux, épuisée par ma phrase. J'avais tellement mal. Déjà, le poison de Démétri commençait à engourdir mon âme. Je songeais que ça devait faire le même effet qu'un humain mordu par un crotale. Elizabeth se jeta sur moi, en pleurs elle aussi. Elle piaillait sur mon torse :

-« Je suis désolée maman ! Maman, tu vas t'en sortir hein ? Tu as promis ! Tu as promis de ne pas me laisser toute seule ! Maman ! MAMAN ! » Cette fois ci, elle commença a me secouer avec toute la force de l'énergie du désespoir. Que pouvais-je répondre à ça ? J'avais promis en effet, mais demain je serais aussi froide que la glace.

Mes lèvres tremblèrent et je la serrais contre mon cœur. Ma respiration devint plus haletante, plus pénible. Cependant, je devais jouer la comédie, encore un peu… Avant que ça ne soit tout à fait fini. Je voulais profiter de mes derniers moments avec les gens que j'aimais. Liv' avait besoin de moi… Je répondis avec douceur :

-« Mon ange, tu te souviens de… de notre conversation de… à propos des gens… qui partent faire un très long voyage ?

-Comme papa ?

-Non. Ton papa était parti pour un long voyage mais il est revenu.

-Il y a des gens qui reviennent jamais de leur grand voyage ?

-Oui… Je te l'ai dit tout à l'heure…

-Oh… Comme papi ?

-Oui… Et bien maman… va aussi partir… pour le très grand… voyage.

-Tu m'aimes plus ? » S'écria ma petite fille, dépitée.

Je la regardais et me perdis dans l'océan couleur de nuit de ses prunelles. Mes mains se perdirent dans la masse de ses longs cheveux noirs qui lui descendaient jusqu'aux reins et qui, avec le vent et la course étaient tout emmêlés, parsemés de brindilles.

-« Non mon cœur, bien sur que non. Je t'aime très fort Liv'. Sois en certaine. Mais je dois quand même y aller…

-Pourquoi ?

-Parce que le temps est venu. Tu comprendras quand tu seras plus grande… » Dis-je en l'embrassant sur le front avant de reprendre :

-« Et tu me feras… le plaisir… de te brosser les cheveux… jeune fille ! » Elle répliqua :

-« Oui maman.

-C'est bien. Sois gentille aussi avec ton père. Et très sage.

-Oui maman. » Je soupirais un grand coup, et ma fille demanda :

-« Comment je me souviendrais des gens qui sont aussi parti pour le grand voyage ? Tu avais dit que tu t'en souviendrais avec moi !

-Ton papa t'aidera… Je suis sûre qu'il t'aidera à te souvenir de moi… Maintenant… »

Je cherchais autour de moi quelqu'un qui puisse éloigner Liv'. Je ne voulais pas qu'elle me voit quand je partirais. Mon cœur s'emballa parce que je ne voyais presque plus rien.

C'est alors qu'un éclair blond arriva à mes côtés. J'entendis sa voix dire :

-« Elizabeth, viens avec moi… »Je remerciais Jasper dans mon fort intérieur et murmurais : « Prends soin d'elle Jazz… Liv !?

-Oui maman.

- Souviens-toi que je serais toujours là… » Soufflais-je en indiquant mon crâne « et là. » Terminais-je en pointant avec mon doigt mon cœur. Je la vis sourire, parce que c'était exactement ce que je lui avais dit dans la matinée.

-« Je m'en souviendrais maman. »

Elle ne savait pas que je venais de lui dire adieu. C'était la dernière fois que je voyais ma petite fille et mon cœur faible se serra un peu plus. Que deviendrait-elle ? Qui épouserait-elle ? Aurait-elle des enfants ? Quel métier exercerait-elle ? Quelles études ? Quelle fac ? J'allais tant rater… Je revins à Jacob, qui me regardait partir. Sa main serrait la mienne à la rompre. Il pleurait et la baisait follement. J'ironisais :

-« Là, là Jacob, ce n'est pas la fin du monde…

-Je suis tellement désolé Bella. Tellement… J'aurais du te protéger. C'était mon job… Je suis ton mari et je n'étais pas là pour te défendre… je… Je m'en voudrais toute ma vie… Je… Pardonne-moi Bee… Ma petite abeille… Je… Je ne veux pas… Je… Tu ne dois pas me laisser là… Tu ne dois pas t'en aller. J'ai besoin de toi Bella, même si tu me quittes, même si c'est Edward que tu veux… Je veux… Je te veux…

-Jacob… » Bredouillais-je avant de fermer les yeux… Ma tête ballota et je sentis d'autres mains sur moi. J'ouvris mes prunelles et aperçus de l'or teinté de vermeil. Les yeux d'Edward.

-« Jake, tu veux bien nous laisser un moment… s'il te plait ? » M'enquis-je. Mon loup, meurtrit mais compréhensif s'effaça, me laissant avec mon vampire.

Edward s'agenouilla à mes côtés et embrassa mon front. Ses prunelles s'étaient teintes en noir et il me sembla désespéré. Je me contentais de dire :

Tu es si… beau… Tu l'as toujours été… Déjà quand je t'ai vu pour la première fois à la cafétéria… Tu m'as regardé dans les yeux et c'est… la seule chose… à laquelle j'ai pensé.»

Il sourit et baissa les yeux, humble.

-« Moi je me demandais pourquoi une fragile petite humaine arrivait à me cacher ses pensées… Ou sinon, j'ai cru que tu ne pensais pas tout simplement ! »

Je ris doucement, arrachant avec chacun de mes spasmes, une douleur infinie à mon corps. Mais je m'en moquais. Avoir mal signifiait que j'étais en vie. Encore un peu… Il s'approcha de moi et murmura :

-« Tout va bien aller, Jacob a raison pour une fois… Tu vas t'en sortir.

-Edward, ne dis pas de choses stupides… » Dis-je, platement. Il semblait cependant avoir repris espoir. Je vis ses lèvres s'approcher des miennes et Jacob gronda. Il s'écarta de moi pour revenir à mon amoureux :

-« Le chien, calme tes pensées ! Il y a des années, j'ai réussi à la sauver alors qu'elle avait été mordue par l'un des miens ! »

Il faisait référence à James. Mais je n'étais qu'une fragile humaine alors… Maintenant, j'étais une louve et le venin vampirique était mon poison mortel. Alors qu'il revenait à moi et posait ses lèvres sur ma jugulaire, une nouvelle voix se fit entendre :

-« Edward, recule-toi tout de suite ! » Mon vampire sursauta et j'aperçus le docteur Cullen avec Esmée. Edward murmura en souriant de toutes ses dents couleur perle:

Carlisle ? Tu es en vie ?

-Oui. J'ai des échardes dans le torse, ce qui est pour tout te dire on ne peut plus désagréable, mais ta mère m'a aidé à m'en sortir…

-Bella n'était pas chez elle, alors j'ai pensé qu'avec un peu d'aide… » Hoqueta Esmée. Elle me regarda avec une douceur infinie avant de dire :

-« Je suis tellement désolée, Bella. Je pensais bien faire. »

Je fermais les yeux pour lui faire comprendre que ça n'était pas grave. Plus rien n'était grave désormais. J'appelais :

-« Edward ? » Le roux s'agenouilla de nouveau et caressa mon visage. Je me pelotonnais contre sa main glacée qui me semblait de moins en moins froide. Je pleurais et il me dit :

-« Qu'est ce qu'il y a, Bella ?

-Je suis triste. Triste de te dire adieu.

-Je…

-Edward, je n'ai plus beaucoup de temps… Il faut… que je te dise… avant… trop tard… »

Haletais-je en m'agrippant à son bras. Il sembla apeuré mais m'obéit.

-« Je… t'ai aimé. Avant. Mais maintenant, je sais que… si j'ai de la peine… à te quitter… j'en ai plus… de laisser Jacob. Je t'ai aimé Edward mais… je ne t'aime plus. Plus comme avant. Tu es un ami. Si tu n'étais pas parti… Si le destin ne s'était pas joué de nous… Nous nous serions mariés. On aurait été ensemble. Mais la vie en a fait autrement. Je… Retourne auprès des tiens… Reste avec eux, ils ont besoin de toi. Moi, j'ai mon clan. Ma famille. Adieu Edward, adieu. »

Je tendis mes lèvres et il s'en empara avec fougue. Je lui avais fait cet aveu et j'étais vraiment désolée que ça soit la dernière image qu'il ait de moi… Mais je ne pouvais plus lui mentir. Je ne pouvais plus. Jake feula derrière nous et je rompis le baiser. J'écartais doucement Edward de moi et murmurais pour la seconde fois:

-« Va t'en auprès des tiens… Ils ont besoin de toi. »

Il m'obéit la gorge nouée. C'est alors que j'entendis une forte clameur en provenance des bois… Ce que je vis termina de m'horrifier. Alec, Aro, Caïus et Marcus s'approchaient et chacun tenait respectivement dans ses bras Emmett, Rosalie, Leah… Et Alice ! Au vu du sang noir qui coulait et du fait qu'ils ne se débattaient pas, j'en conclus que pour eux aussi c'était fini. Mes larmes recommencèrent à couler sur mes joues. Alice était morte. Les Cullen avaient perdu des membres de leur famille… A cause de moi.

ALICEEEEE ! » Hurla Jasper et j'hoquetais de frayeur et de douleur.

Jasper POV.

Bella pleurait et Jacob venait de reprendre place auprès d'elle quand ils arrivèrent.

Les Volturi. Je les vis tenir des cadavres… Une masse blonde, un géant brun… Mon cœur mort se serra quand je reconnus les corps inanimés d'Emmett et de Rosalie, dont les doigts étaient encore enlacés. Même morts, ils étaient inséparables. Puis, il y eut un vide dans mon être : le corps frêle d'Alice gisait dans les mains d'Alec, du sang noir coulant de son cou, à moitié tranché. Je rugis et me précipitais sur lui. Après l'avoir percuté de plein fouet, je serrais le corps de ma femme contre mon cœur. Ce n'était pas possible ! Ca ne pouvait pas être possible ! C'était un cauchemar, c'est ça… juste un cauchemar ! Mais les vampires ne dorment pas… Non… Non… NON !

Elle n'avait pas le droit de me laisser tout seul ! Pas le droit ! Qu'étais-je sans elle ? Elle m'avait tout donné. Elle ne pouvait pas tout me reprendre… Ca n'était pas juste. Alice ne pouvait pas être partie. Je n'arrivais pas à concevoir l'éternité sans son rire franc, ses manières délicates, sa passion pour le shopping et nos accrochages quand à notre dressing que je devais toujours agrandir. C'était ma vie, je n'en voulais pas de nouvelle. Je n'en avais jamais voulu. Alice avait eu peur dès que j'avais compris que Liv' était ma chanteuse et qu'elle s'était imprégnée de moi. Mais quoi qu'il puisse advenir, si elle avait vécu, je l'aurais toujours aimée. C'était ma femme, mon espoir. Comment vivre quand notre espoir nous a quitté ?

Son corps aux courbes parfaites reposait entre mes mains comme si elle n'était qu'une poupée de chiffon. Je caressais son visage, ses joues, ses lèvres, baisais ses paupières bleutées, sa bouche rose. Sa peau diaphane scintillait sous la lumière du soleil couchant et elle avait la texture d'une pêche.

Elle semblait si sereine, si paisible. On aurait dit qu'elle dormait. Mais les vampires ne peuvent pas se reposer. Je l'attirais à moi, perdu dans les méandres de ma douleur, qui me rendait presque fou. S'y ajoutaient celles des autres membres de ma famille. Esmée et Carlisle semblaient anéantis, tout comme Edward, qui tenait sa tête entre ses mains et restait muet. Moi, une boule dans ma gorge m'asphyxiait, j'avais besoin de hurler, de pleurer, sans pouvoir y parvenir. C'est Edward qui m'indiqua ce qui s'était produit, là bas, lisant dans les pensées de Carlisle à n'en pas douter.

-« Elle a voulu retenir Aro qui tentait de nous poursuivre. Elle l'a attaqué. Il perdait du terrain. Alors, Alec, voyant son maître en danger n'a pas hésité. Il n'a même pas utilisé son don. Il l'a prise par derrière et a commencé à la déchiqueter. Il a brulé des chairs pour qu'Alice ne puisse pas se remembrer. Ca c'est passé très vite. Elle n'avait aucune chance. Je… Je suis désolé, Jasper. »

Elizabeth s'approcha de moi, posa sa main sur la mienne. Elle me regarda avec ses yeux plein d'intelligence et dit doucement :

-« Elle n'aurait pas voulu que tu sois triste parce qu'elle aimait trop être heureuse. Et moi, je suis sûre qu'elle a été très heureuse avec toi. »

Je lui souris pauvrement et murmurait à la petite fille qui tentait de me consoler :

-« Oui… On a été très heureux tous les deux. Et très amoureux. Je suis toujours très amoureux. Je… Qu'est ce que je vais devenir sans toi, sale petit lutin de malheur ! » M'insurgeais-je, au comble du désespoir. La réponse fusa de la bouche de la gamine :

-« Tu vas réapprendre à vivre. Comme n'importe quel homme. »

Je dévisageais Liv', très étonné de sa réaction. Elle ne pouvait pas avoir dit ça, du haut de ses six ans. Elle ne pouvait pas avoir dit ça. Mais elle l'avait dit, comme si de rien n'était. Elle était d'une étonnante lucidité, ça en devenait…

-« C'est une louve… Si son papa à grandi en taille, elle c'est l'intellect qui évolue à vitesse grand V. Et ce qui se passe bah… »

Edward n'avait pas besoin de finir sa phrase j'avais compris. Je savais que les lycans révélaient toute leur puissance suite à un événement qui les avait chamboulés. Liv' terminait donc de muter en ce moment. Elle devenait plus mature, plus adulte. Je me reconcentrais sur Alice, mon Alice qui était partie. Je relevais son top pour voir ce qui l'avait blessé et réprimait un haut le cœur en voyant qu'on avait arraché une partie de sa cage thoracique. C'était horrible de la voir en si mauvais état. Cependant, alors que j'étudiais ses mains de violoniste, j'aperçus qu'elle serrait un petit bout de papier. Je m'en saisis et reconnus avec bouleversement son écriture. J'ouvris le pli et commençais à le déchiffrer, les mains tremblantes d'émotion.

Jazz, mon amour,

Si tu lis cette lettre, c'est que je suis morte. C'est étrange à écrire cette phrase quand on est encore en vie. Et pourtant c'est vrai… C'est tellement vrai. Je suis morte. Ne sois pas triste « major », nous nous sommes bien aimés toi et moi. Tu étais mon monde et j'aurais pu tout faire pour que tu restes en vie. Même te perdre.

Te souviens-tu de notre conversation sur l'amour ? Tu soutenais que jamais tu ne pourrais me quitter. Je suis partie toute seule comme une grande. Jasper, ne m'en veux pas… Je dis ça parce que je te connais et que tu dois m'en vouloir, te sentir trahi, abandonné. Si j'avais eu d'autres options, saches que je serais encore là, auprès de toi. Mais ça n'était pas le cas Jazzt ne t'en veux pas non plus. Je veux que tu gardes en souvenir de moi nos fous rires, notre joie de vivre, nos petits bonheurs simples qui ont ponctués notre existence d'immortels. Je ne suis plus là, c'est mon choix et, comme le disait si brillamment Edward, tu dois l'accepter, même si tu ne le comprends pas, même s'il te semble mauvais, absurde… C'est mon choix.

Mon tendre amour, saches que je ne suis plus là mais que je veille sur toi. Je serais toujours une flamme dans ton cœur. Toujours. Je réfère mourir aujourd'hui en t'offrant une chance de vivre, de trouver la paix, que vivre un millénaire de plus sans toi. Rien n'est perdu pour jamais. Ce que tu penses que tu as perdu, tu le trouveras dans un autre lieu. Ne sois pas fâché, contre personne… J'avais vu cette ombre, l'ombre de la mort s'abattre sur Emmett, Rosalie et toi ! Que voulais tu que j'y fasse ? Je suis trop romanesque, tu me l'as toujours reproché. Peut être après tout. En tout cas, c'était plus que je ne pouvais le supporter. Tu comprends ? Jasper, tu as encore tant de choses à accomplir, je l'ai vu, crois moi. Tu es un homme bon, Esmée, Carlisle et Edward auront besoin de toi. Elizabeth aussi.

Je sais que tu m'as dit mille fois qu'il n'y aurait jamais rien entre vous, que c'est une enfant. Je sais que tu t'y serais tenu parce que tu es un homme d'honneur, parce que tu m'aimes plus que tout au monde et parce que tu me respectes. Je sais tout ça. Mais, Jazz, à quoi bon te mentir ? Un jour, la petite fille deviendra une jeune femme. Et qu'en sera-t-il le moment venu ? Je ne suis pas de mauvaise foi et je sais que ce n'est pas de ta faute. Rien n'est de ta faute d'ailleurs mon doux amour. Jasper, je suis morte et elle vit. Elle vit et quelque chose vous lie. Quelque chose qui n'est peut être pas plus fort que notre passion mais qui est différent. Je ne veux pas que tu te refuses d'être heureux sous prétexte que tu portes mon deuil. Je sais que tu ne m'oublieras jamais parce que tu m'as aimé… Et sans doute m'aimeras-tu toute ta vie. Mais à quoi bon aimer quelqu'un qui ne reviendra plus ? Je te veux heureux et vivant. C'est pour ça que je ne suis plus là. Je sais, j'ai vu qu'elle te rendrait heureux. D'une autre façon que moi. Tu trouveras avec elle la rédemption que je n'ai pas pu t'offrir. Jazz, je t'aime, je t'aime tellement et je suis désolée de devoir mourir. Te perdre est la chose la plus difficile à laquelle je dois renoncer. Mais il le faut. Car je ne peux vivre sans toi. Le monde où tu n'existes pas est un monde faux, ou je n'ai pas ma place. Je t'aime de tout mon cœur et j'espère que tu comprendras mon geste. Ne m'en veux pas. Ne t'en veux pas.

Eternellement et irrémédiablement à toi.

Je t'aime.

Alice.

Je repliais ma lettre, après l'avoir relue plusieurs fois. Il y avait dessus des traces de doigts sales. Ses empreintes. Ses mots. Son choix. Son choix de mourir pour moi. Je ne m'en sentais pas digne et sous ses doigts, elle avait autant exprimé ce qui lui avait fait prendre cette décision, (se sacrifier pour moi), mais elle me donnait sa bénédiction pour un amour que je refusais de toutes mes forces. J'aimais Alice et jamais je ne pourrais la trahir. La fille de Bella n'était rien. Je voulais Alice. Simplement Alice.

Mon Alice, ma vie, mon espérance.

Je hurlais de douleur et étouffais mes cris dans sa poitrine, au creux de sa clavicule…

-« ALICE ! Je ne peux pas te perdre, je n'y survivrais pas ! Et c'est de ta faute petit lutin ! Tu m'as fait t'aimer ! Tu m'as laissé entrer en toi, dans ta vie, dans ton cœur. JE VEUX MA FEMME ! ALICE ! ALICE ! ALICE ! »

Mais Alice était loin désormais, très loin… Et elle ne revint pas.

Bella POV

J'entendais la voix de Jasper au loin et j'avais mal de le savoir tellement malheureux. Puis, j'ancrais mon regard dans les prunelles brûlantes de Jacob Black. Il pleurait toujours et mon cœur se serra. Son visage rieur et solaire me semblait étranger désormais, nimbé de larmes. Il serra ma main et la porta à ses lèvres. Je sentis sa bouche chaude, brûlante même parcourir ma menotte, l'embrassant avec fièvre et passion. Il caressait mes joues, mes tempes, dessinait des arabesques autour de ma mâchoire. C'était un moment très intime, très pur. J'en avais besoin. L'air glacé me brûlait de plus en plus et je sentais la vie s'échapper de moi. Je pris son visage dans mes mains et posais son front contre le mien. J'étais bien maintenant, dans sa chaleur, les yeux clos, sentant son souffle me lécher le visage. Ses bras raffermirent leur emprise autour de mes hanches, m'attirant toujours plus à lui. J'avais l'impression que plus rien n'existait, que nous étions revenu au tout début de notre histoire… Car tout avait réellement débuté à la Push, quand je m'étais jetée du haut de ses mêmes falaises. Mon cœur ralentissait peu à peu et j'entendais à mesure que mon cœur s'affaiblissait les pleurs de Jake redoubler.

-« Bella, bats toi. Je ne veux pas te perdre. Tu… Bella, la vie sans toi ça n'est pas… Je ne veux pas… »Il me toisait de ses grands yeux marron emplis de détresse. Je soupirais, lasse :

-« Jake, ne me rends pas les choses plus difficiles. J'ai tellement envie de rester avec toi. Je meurs d'envie de te rendre heureux de te refaire l'amour, de t'embrasser, de me perdre dans tes yeux, de faire de la moto, de vivre. »

Il s'empara de mes lèvres une nouvelle fois, comme si m'embrasser pourrait raviver la flamme de la vie qui s'échappait à chacune de mes paroles.

-« Ce n'est que dans les contes de fées que la princesse ne meurt pas à la fin, sauvée par le baiser de son prince charmant. Et, même si ce que l'on a vécu était un conte de fées Jake… Je ne suis pas une princesse… Et tu es trop velu pour être un prince charmant ! »

Il rit de son rire enfantin qui me plaisait tant. Je séchais ses larmes et soufflais :

-« Je ne veux pas que tu pleures. Je veux que tu souries. Que tu sois le Jacob que j'aime, mon meilleur ami, celui qui m'a fait faire les trucs les plus dingues de ma vie. Je veux voir, une dernière fois, le visage heureux que tu avais après que nous soyons rentrés de ce bar espagnol ou on avait dansé toute la nuit…

-El sol y la luna… Tu t'en souviens.

-Je n'ai jamais oublié… » Murmurais-je, attendrie par le souvenir. « Tu étais venu tellement beau, bien habillé… Un ange… »

Jake se dérida et je revis l'homme que j'aimais. Que j'avais appris à aimer. Qui était mon âme sœur. Jacob, mon Jacob.

-« Tu es arrivé quand tout était de nuit dans ma vie…

-Je sais Bella. Je n'ai jamais voulu te faire souffrir.

-Non… Ne t'excuse pas. Grace à toi, la joie y est entrée. »

Je me pelotonnais dans les creux de son cou et humais son odeur de sous bois. Mon corps s'alanguissait peu à peu. Je m'en allais.

-« Jacob ?

-Bee ?

-C'est toi que je voulais. C'est toi que je veux…

-Qu'est ce que tu dis ?

-Je te choisis toi. Je suis navrée que se soit dans de pareilles circonstances, mais, si Edward t'avait tué aujourd'hui, je l'aurais sans doute massacré de mes mains.

-Bella tu n'es pas obligée de… » Avança t'il.

-« J'ai besoin que tu le saches Jake. Je t'ai choisi. Tu es mon mari. Tu es celui qui a toujours été là. Qui a toujours compris. Tu étais capable de tout pour moi.

-Je suis à toi.

-Et moi à toi.

-Je t'aime Bella Black.

-Je t'aime Jacob. » Dis-je en ronronnant. « Je t'aime et je veux que tu me fasses la promesse de ne pas être trop triste quand je ne serais plus là… Parce que mon esprit t'accompagnera partout où tu seras…

-Je ne peux pas te promettre ça…

-Essaie au moins. Fait la paix avec les Cullen aussi. Et occupes toi bien de Liv'. On dit que les enfants élevés par un seul parent sont invivables à l'adolescence, je te souhaite donc beaucoup de courage ! » Ris-je et un affreux râle bloqua ma respiration quelques secondes. Je haletais avant de reprendre mes esprits « Ca va, ça va…

-Je te jure. Et si elle me rend dingue, je ne me priverais pas pour la klaxonner quand je la déposerais au collège ou autre…

-Je te fais confiance pour ça, mon amour. »

Je fermais les yeux et revoyais mon passé. C'était étrange, ce flash back avant de mourir. Je n'étais plus triste dans les bras de Jacob. Je n'avais plus peur.

Il serait là, jusqu'à la fin. C'était tout ce dont j'avais besoin : de sa main dans la mienne quand la lumière blanche super accueillante pointerait le bout de son nez. Je n'avais jamais beaucoup réfléchi à la manière dont je mourrais, même si, ces derniers mois, j'avais eu toutes les raisons de le faire, mais je n'aurais jamais imaginé que ça se passerait ainsi. Que ça serait aussi douloureux.

Le venin brûlait mes chairs et je luttais à chaque instant pour voler quelques précieuses secondes à la mort, pour rester encore un peu avec Jacob. Haletante, je rouvrais mes prunelles et fixais les yeux noirs de mon loup, qui souriait comme je le lui avais demandé. Il semblait presque serein et son calme m'apaisa encore un peu.

C'était sûrement la meilleure façon d'en terminer. A la place d'un autre, de celui que j'aimais. Jacob était en vie, c'était le plus important. Rien ne comptait d'autre que lui, que son bonheur, que ses espoirs, que sa vie qu'il pourrait recommencer à bâtir avec une autre fille qui saurait le rendre encore plus heureux que moi. Parce que moi, en l'aimant, je n'avais réussi qu'à le faire souffrir. Mais dieu, que j'en étais éprise.

C'était là, au seuil du trépas que je comprenais tout.

Que tout devenais clair, limpide comme de l'eau de roche. Après tant d'années de doutes, après tant de malheurs et de périls. Enfin. Aussi pétrifiée que j'étais face au néant et à l'inconnu, je n'arrivais pas à regretter ma décision. J'avais courus pour lui dire que c'était le jour où les Volturi arrivaient pour qu'il ne meure pas, j'avais sauvé ma fille des crocs de Démétri. J'avais fait le bon choix, même si je devais payer le prix fort.

Je tendis mes lèvres et il comprit. Il écrasa sur elle un baiser sauvage, violent, désespéré, comme s'il pouvait ainsi m'insuffler un souffle vital. Elle n'est pas donnée à tout le monde la chance de s'aimer pour la vie. Dix décennies, dix années, dix mois, dix secondes ?Et nous voici à plonger dans les eaux troubles de mes souvenirs lointains…

Quand la vie vous a fait don d'un rêve qui a dépassé toutes vos espérances, il serait déraisonnable de pleurer sur sa fin.

Jacob POV.

Bella ne me quittais pas des yeux, et je contemplais encore un peu ses prunelles d'un chocolat tendre et profond. Son regard coulait sur moi comme une friandise et elle me sembla superbe. Jamais plus elle ne serait aussi belle que maintenant, agonisante, avec du sang à la commissure de ses lèvres. Elle m'observait de ce même regard que lorsque je l'avais réveillée sur la plage, après lui avoir sauvé la vie, plus de 55 ans auparavant. De mon pouce, je chassais le sang et embrassais son front. Elle murmura en m'agrippant le bras, secouée par des spasmes :

Jacob… » Puis, sa voix monta crescendo « Jacob… JACOB… JACOB ! »

Je la serrais contre moi, alors que des larmes perlaient à ses yeux. Je pus lire la terreur des ses prunelles, alors qu'elle affrontait ses derniers moments. Je voulais lui dire, qu'elle sente que j'étais là. Elle se battait pour rester encore un peu en vie, mais chaque seconde était une bataille qui lui arrachait mille souffrances. Elle s'en allait. Elle s'en allait et je devais l'aider à partir.

-« Ca va aller Bee… Tu peux t'en aller. Tu peux aller voir la lumière blanche super accueillante. Ca va aller… Tu peux partir… » J'embrassais son front tandis qu'elle papillonnait des cils, avant de les clore, épuisée. « Ca va aller… Je ne suis plus fâché… Je prendrais bien soin de Liv'… et de moi aussi, je sais que tu détestes que je mange trop d'hamburgers. Nemehotates… Ya taksim ya ölüm...» Des grosses larmes roulèrent sur mes joues. J'embrassais ses poignets avec ferveur une ultime fois. Puis, dans un soupir doux, comme ceux qu'elle poussait après l'amour, son âme s'envola rejoindre celles de nos ancêtres.

Sa tête se renversa et sa main chuta au sol dans un bruit mat.

Elle était morte.

Bella était morte.

oOoOoOoOoOo

Voilà voilà voilà !

Comme je n'ai pas d'Edward Cullen, de Jacob Black ou de Jasper Hale personnel(je cherche, je cherche mais les vampires centenaires et liseurs de pensées tout comme les sublimes manipulateurs de sentiments se font rares de nos jours, sans oublier les loups garous sexy… snifff. De plus, si j'en avais trouvé, pensez bien que je serais bien occupée… Ailleurs, à d'autres choses ! ;D Oui oui, dans ces cas là, la polygamie est encouragée ! Faible femme que je suis !)

Mais n'oubliez pas de pense au petit bouton vert qui m'indique ce que vous pensez, ce que vous ressentez !

De plus… C'est mon seul salaire ! :D

La young lucky girl sadique (TRES SADIQUE !) vous salue.

A très vite

Votre dévouée auteur qu'il ne faut SURTOUT PAS tuer sinon vous ne saurez jamais le fin mot de l'histoire !^^ Donc REPOSEZ ce pistolet !

Eléa Telmar.