Hellooo°°° !
Non, non, vous ne rêvez pas ! J'suis bien là !
10 jours sans internet (l'horreur...) et une tonne de paperasse en retard ont eu raison de moi...
Bref, me revoilà, bravant les brouillards verglacés d'min coin pour vous livrer ce chapitre !
Exceptionnellement je ne répondrai pas aux reviews : pas le temps aujourd'hui si je veux mettre ce chap en ligne ! mais j'y répondrai doublement la prochaine fois :D
Bienvenue aux nouvelles et ravie de te revoir Mamanlily :p ça fait plaisir de voir une "ancienne" !
La playlist du chapitre se trouve sur mon profil ;) J'ai préféré mettre les versions originales des trois derniers morceaux : Monsieur Cerrone ne méritait pas qu'on le remixe pour en faire une telle herde... alors si vous ne connaissez pas les versions autres que celles diffusées par B. Sinclar entre autres, n'hésitez pas!
Encore une fois, MERCI à ma fabuleuse bêtasse : Méla Cullen !
Sur ce, bon week-end, bonne lecture et...
... ENOY ! ! !
POV Jasper :
Dire que j'avais été surpris par l'invitation de cette Bella, qui avait attendu bien sagement notre retour à la maison, était un euphémisme. Cela faisait bien longtemps que je n'étais plus surpris par quoique ce soit, mais il avait fallu que cette fille débarque de nulle part, dans nos vies et apporte une toute nouvelle définition du mot « surprise » !
C'est vrai quoi ! Elle empêche mon petit frère de se métamorphoser en suceur d'âme, elle nous protège de monstres dérouilleurs de vampires venus d'on ne sait où – et pour une dérouillée, c'est une sacrée dérouillée que je me suis mangée… - elle éradique lesdits monstres aussi facilement que je tuerais un herbivore, elle est si puissante qu'elle pourrait aisément faire sauter la planète en un claquement de doigts, elle sauve Emmett des griffes de la Mort et le ressuscite… et après tous ces exploits, elle nous invite à danser ? C'est tout ? Pas de réponses, pas de questions, rien de tout ça, seulement danser ?!
Bon, c'est ma douce Alice qui est contente. Quoiqu'à ce stade, elle n'est plus contente mais carrément hystérique ! Heureusement que je possède mon talent et que je le laisse parfois agir en douce sur elle, parce qu'elle est fatigante à la longue. Le lapin des piles Duracell, même bourré d'amphétamines, serait incapable de tenir 5 minutes face au lutin survolté qui me sert d'épouse… Mais qu'elle est usante… Mais usante ! On dit que l'amour rend aveugle, et bien c'est vrai ! Ça rend sourd aussi… Oui, oui, sourd : ça fait des années que je ne fais plus attention aux gloussements hystériques.
Et là, je n'en reviens pas, voilà que je me fais jeter de notre chambre comme un malpropre par une Alice déchaînée !
- Mais… Mais… Alice ?!
- Mais enfin Jazzy ! On a à peine une minuscule petite heure pour se préparer ! Tu ne veux quand même pas nous distraire ?
Oh la garce ! Elle n'a pas osé, non ? Oh que si, elle ose… Les yeux de cocker larmoyants couplés à la lèvre inférieure tremblotante. Je suis incapable d'y résister… Je me passe toujours la main dans les cheveux qu'elle m'embrasse brièvement la joue avant de me claquer la porte au nez.
- Merci mon Jazzou ! Je t'aime !
Blasé, je rejoignis donc Emmett qui se marrait comme le gros imbécile dénué de tact qu'il est, dans le salon. Il m'envoya une manette en ricanant.
- Allez frangin, viens défoncer quelques E.T. avec moi !
Je me laissai tomber sur le sofa en grognant et m'attelais à la tâche. De toute façon, je n'avais rien d'autre à faire en attendant qu'Alice daigne sortir de notre chambre.
Alors que je dézinguai un extra-terrestre particulièrement hideux et visqueux à l'aide de mon super laser désintégrateur à particule moléculaire, une vague de colère mêlée à une incroyable frustration me parvint depuis l'étage. Edward devait encore être en train de se prendre la tête, pour ne pas changer… Puis petit à petit, la colère et la frustration firent place au plaisir, un plaisir grandissant…
Je me mordis l'intérieur de la joue pour m'empêcher de rire, ce n'était pas le moment qu'Emmett s'en aperçoive et me fasse cracher le morceau, parce qu'ensuite, Eddy en entendrait parler pendant des lustres de sa branlette sous la douche !
Eeeh ! Je suis un mec, je sais ce que c'est la masturbation ! Et croyez-moi, lorsque mon Alice me chauffe pour ensuite me laisser en plan, surtout en période des soldes, je n'ai pas d'autre choix que de recourir à ma bonne vieille main droite… Elle ne m'a jamais laissé tomber, elle !
Quoiqu'il en soit, mon petit frère semblait de moins en moins frustré – bah, c'est le but de la branlette me direz-vous ! – et de plus en plus déterminé. Tiens, il aurait une idée derrière la tête celui-là que ça ne m'étonnerait pas ! Je me trémoussais sur le sofa en me mordant l'intérieur de la joue lorsque mon frangin atteignit son orgasme. Non, ce n'est pas drôle ! Vous croyez que ça m'amuse de ressentir tout ce que les autres éprouvent ? Ah ! J'aimerais vous y voir, à ma place… Et en plus, en bon grand frère protecteur que je suis, je dois garder ses émotions sous contrôle – comme si je n'en avais pas assez des miennes ! –
Alors que je protégeais jalousement les émotions de mon petit frère du grand méchant Emmett, Carlisle s'avança dans le salon d'un pas traînant en soufflant d'exaspération, les mains enfoncées dans les poches de son jean, tel un enfant boudeur auquel on aurait refusé une sucrerie. Esmée lui embrassa tendrement la joue et lui caressa les cheveux.
- Ce n'est que partie remise, Carlisle ! Ce n'est pas la peine de bouder tu sais ?
- Oui, c'est bon ! Je sais ! Mais rends-toi compte, c'est une soirée complète avec cette mine de connaissances que je rate ! Tout ça à cause de ce maudit boulot et…
- Oh Carlisle… Arrête de raconter des sottises ! Tu adores ton travail, tu y passerais jour et nuit si nous n'étions pas là ! Je sais que tu attends des réponses mais à ta place, je patienterais. Crois-tu vraiment que cette Bella a hâte de satisfaire ta soif de connaissances après la façon dont tu l'as traitée ? Et n'oublie pas ton comportement épouvantable envers notre fils, parce que cette fille, elle, ne l'a pas oublié ! Sois patient mon chéri, tout vient à point à qui sait attendre.
Carlisle gémit puis finalement, il hocha la tête, embrassa le front d'Esmée, hurla un « à demain ! » à la cantonade, attrapa ses clefs de voiture avant de sortir, puis quelques secondes plus tard, sa Mercedes s'engagea dans l'allée.
Entre les émotions d'Edward et celles de Carlisle, j'étais plus frustré que jamais ! Je bondis du canapé lorsque la voix de mon Alice nous parvint depuis l'étage.
- Jazzou ! Em ! Allez vite vous préparer ! On décolle dans moins de 10 minutes ! Vos affaires sont dans la chambre d'Emmett et Rosalie ! Allez hop ! Plus vite que ça ! Pluus vite ! Pluuus vite…
Sachant que le colonel lilliputien allait m'en faire baver plus tard si je n'obtempérais pas au plus vite, je fonçais dans la chambre, que dis-je, la suite de Rosalie et Emmett, et m'habillais. Alice m'avait sorti un jean gris qui tombait sur mes hanches et je savais très bien pourquoi elle avait pris celui-là en particulier, bien que, ô sacrilège, je l'aie déjà porté : ma p'tite femme allait me mater le cul toute la soirée et se moquer de toutes les têtes humaines femelles que j'allais faire tourner. J'enfilais un tee-shirt, une chemise, mes pompes puis rejoignis Emmett. On était sapé de la même façon, seule la couleur changeait. Moi en gris et noir, lui en bleu et blanc. Beaux gosses un jour, beaux gosses toujours !
- Pfff… Sérieux si vous pouviez vous écouter penser… Vous êtes pires que des gonzesses ! Railla Edward en descendant nonchalamment les marches.
- Bah ! Pourquoi tu dis ça toi ? J'ai pensé à rien ! S'exclama Emmett en se grattant le crâne.
- Tu plaisantes ? Entre Jazz et ses « beaux gosses un jour, beaux gosses toujours » et tes « Cullen bro sont des aimants à fouf », on dirait deux nanas en train de comparer leur vernis à ongles ou leurs extensions et se complimenter l'une l'autre à quel point elles sont chaudes !
- Gnagnagna… J't'en foutrai de l'extension ! Grommela Emmett tandis que je tiquais sur la tenue de mon petit frère.
Bon sang ! Je deviens pire que mon Alice… Mais bon, ce n'est pas lui qui va devoir en prendre pour son grade ensuite !
- Euh… Eddy… Alice ne t'a pas posé des fringues dans ta chambre ?
- Si si.
- Et ?
- Elles sont toujours dans ma chambre, j'avais pas envie de les mettre.
Edward haussa une épaule puis alla se vautrer dans un sofa, posant les pieds sur la table basse du salon. J'étais sûr que mon Alice piquerait une crise en le voyant habillé ainsi…
Avec un blue jean savamment usé au niveau des genoux et râpé sur le dessus des cuisses, un simple tee-shirt blanc moulant et un perfecto en cuir, Eddy ressemblait à un James Dean nouvelle génération. À mon avis, les petites culottes allaient pleuvoir ce soir. Et vu le sourire narquois de mon petit frère, je me doutais que c'était l'effet désiré… Enfin… Celui désiré sur une petite culotte en particulier.
- AAAAAH ! MON DIEU ! Mais qu'est-ce que c'est que ça ?! Hurla ma douce Alice, les yeux exorbités rivés sur Edward.
- Un vieux jean Alice, ça s'appelle un vieux jean.
- Mais… Mais… mais je t'avais préparé ta tenue ! Tu devais être assorti à tes frères et…
- Et bien je ne serai assorti à rien du tout ! J'peux encore m'habiller comme bon me semble, non ? Tu veux pas non plus choisir la couleur de mes boxers ?
Edward commençait à s'énerver, chose fréquente lorsqu'Alice décidait d'être butée. Il faut dire aussi qu'entre ces deux-là, les disputes pour des broutilles étaient monnaie courante ! Une partie d'échecs gagnée, un tee-shirt troué, une biche piquée au nez et à la barbe… bref, autant ces deux-là pouvaient s'entendre comme larrons en foire, autant ils pouvaient aussi s'entendre comme chien et chat.
Ma douce Alice semblait au bord de l'apoplexie en voyant qu'Edward n'était pas décidé à se changer, alors afin de la calmer plus vite, je la complimentais sur sa tenue... hmmm… Une petite robe bustier noire et courte, à la fois simple mais très sexy sur elle. Ma chérie avait gagné 15 bons centimètres grâce à ses talons vertigineux et elle s'était réellement assortie à ma tenue en se parant de bijoux en or blanc. Alors qu'elle ne décolérait pas au sujet des fringues d'Eddy, j'en profitais pour lui murmurer des trucs cochons au creux de l'oreille … Non, non ! Je ne vous dirais pas de quoi je parle ! Déjà que mon télépathe de frangin le sait, pas besoin que la Terre entière ne soit au courant…
Rosalie aussi s'était assortie à Emmett, revêtant une robe bustier turquoise et exhibant ses plus beaux diamants. Emmett venait tout juste de poser les yeux sur elle qu'une bouffée de luxure faillit me mettre K-O. Heureusement, la sonnette retentit à cet instant et Alice s'empressa d'ouvrir la porte en sautillant de joie, dévoilant une Bella souriante.
Contrairement à ma sœur et à ma petite femme, Bella avait fait dans la simplicité et, étonnamment, elle était assortie à Edward, ce qu'il ne manqua pas de remarquer. Avec son jean moulant taille-basse, un simple débardeur blanc, une paire de boots à talons et ses cheveux ramassés en une haute queue de cheval, force était de constater que la jeune femme était absolument bandante… Eddy grogna et je m'excusais de mes pensées toutes sauf chastes. Mais ça vient d'où ces images ?
Alice sautilla comme une dingue et attrapa la main de la jeune femme hurlant un « une voiture œstrogènes et une autre testostérone ! ».
Une fois dehors, je m'aperçus que Bella était venue ici à pieds, vue l'absence de véhicule. Les filles embarquèrent dans la M3 de Rosalie et je grimpais avec Emmett dans la Volvo d'Edward.
Le trajet fut long. Très long. Trop long. Entre l'impatience et le désir émanant d'Edward, l'envie suintant d'Emmett, le tout couplé à mes propres émotions, je n'allais pas tarder à projeter ! Eddy dut le sentir puisqu'il enfonça le pied sur l'accélérateur. Évidemment, Rosalie n'apprécia pas de se faire doubler et ce fut bientôt une course acharnée, « les couillus contre les fendues » comme le disait si bien Em, jusqu'à Port-Angelès.
Le club dont parlait Bella se trouvait à la périphérie de la ville et, une fois sur le parking, je grognais en apercevant le peuple qui attendait pour entrer. À peine garé, nous nous empressâmes de sortir de la voiture pour rejoindre celle de Rosalie et ouvrir galamment les portières des jeunes femmes.
- Ooh ! Tout n'est pas perdu alors, la galanterie existe toujours chez les mâles ! Railla Bella alors qu'Edward lui proposait son bras.
La tension sexuelle entre ces deux-là était absolument invivable… Qu'ils aillent baiser comme des lapins mais qu'ils me foutent la paix, par pitié !
- Jasper ! Que de vulgarité, je suis outrée ! S'exclama faussement Bella alors qu'Edward riait sous cape.
Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas ses paroles. C'est vrai quoi ! Je n'avais rien dit, uniquement pensé que… Oh putain c'est pas vrai ! Pas encore un télépathe ?! Je gémis en voyant le coin des lèvres de la jeune femme frémir puis claquais mon front contre la carrosserie à plusieurs reprises. Qu'ai-je donc fait pour mériter ça ? Ma douce Alice se mordait la lèvre, apparemment elle était au courant pour Bella. Elle aurait au moins pu me prévenir, non ?
J'enroulais un bras possessif autour de la taille d'Alice, Emmett fit simultanément de même avec Rosalie, et je fus étonné de voir mon petit frère agir avec autant d'assurance, puisque Edward balança avec une apparente nonchalance son bras autour des épaules de Bella – je dis bien apparente, parce que intérieurement mon petit frère était à la limite de se faire pipi dessus. Il leva les yeux, exaspéré, et Bella pouffait silencieusement de rire en glissant discrètement son pouce dans un passant de la ceinture de mon frangin. Je ne serais pas étonné que ces deux-là s'éclipsent plus tôt que prévu… Le regard pétillant de malice, Bella me fit un clin d'œil avant de nous entraîner vers l'entrée du club.
Lorsqu'ils aperçurent notre petit groupe, les videurs s'empressèrent de nous faire signe d'entrer directement, ce qui leur valu plusieurs grognements exaspérés et jérémiades des humains qui attendaient leur tour. Le désir, l'envie, la jalousie, la luxure que nous attirions sur notre passage étaient difficilement supportables, mais malheureusement chose commune. Depuis le temps, j'étais habitué à la réaction des humains envers notre beauté surnaturelle et je savais comment y faire face, mais je me pris une véritable claque lorsque la frénésie sexuelle que déclencha Bella sur les hommes et les femmes me parvint. Eddy grogna et resserra son étreinte.
Je ne comprenais pas comment elle arrivait à déclencher de telles pulsions. Comment faisait-elle pour que même moi, pourtant fou amoureux de ma compagne, j'en vienne à la désirer physiquement ? Malheureusement, j'avais beau réfléchir à la question, elle restait sans réponse…
J'hallucinais complètement lorsque deux hommes, manifestement en couple vu leurs émotions et leurs gestes affectifs l'un envers l'autre, se mirent à baver d'envie une fois que leurs regards eurent croisé Bella. Elle trouve même le moyen de donner envie à la population gay de changer de bord !
J'étouffais un rire lorsque le patron du club, frétillant de plaisir, sautilla jusqu'à nous et nous dirigea dans le carré VIP. Les filles le remercièrent avec un sourire enjôleur et l'imbécile ne savait plus où se mettre. Il repartit en bafouillant, puis alla ensuite hyper ventiler dans son bureau avant de se servir un whisky pour se ressaisir.
L'alcôve dans laquelle nous avait installés le patron se trouvait à l'étage, avec vue panoramique sur le bas et le ciel puisqu'à cet endroit, une immense plaque de plexiglas faisait office de toit. L'éclairage tamisé ainsi que les sofas et fauteuils moelleux apportaient un côté intimiste aux lieux, contrastant avec les lumières presque agressives de la salle en contre-bas. Le club en lui-même avait l'air plutôt sympa, je comprenais aisément pourquoi il y avait tant de monde pressé d'entrer. Les baffles crachaient un son de bonne qualité, le D.J mettait l'ambiance. La soirée promettait d'être bonne, à condition qu'on arrive à repousser les hordes de chiens en rut et de chattes en chaleur qui risquaient à coups sûrs de nous accoster…
- Chaudasses à 10 heures ! S'exclama Rosalie en secouant la tête, dégoûtée.
Je me tournais dans la direction indiquée et manquais de m'étouffer en apercevant Newton et les « chaude-pisse sisters » avancer dans la boîte avec des allures de propriétaires…
- Wow ! Vous voyez ce que je vois ou je suis victime d'hallus ? Demanda Emmett, les yeux écarquillés et retenant difficilement un éclat de rire.
- Non, non frangin, on voit bien la même chose que toi… Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Ricana Edward en étouffant un rire contre l'épaule de Bella.
Cet imbécile de Newton portait un costard noir et une chemise blanche qui auraient été classe sur n'importe qui d'autre, sauf que sur lui, ça donnait l'impression de voir un mac qui cherche le client pour ses « filles », Mallory et Stanley… Vêtues de minishorts blancs ultra courts et de brassières faisant office de hauts qui détonnaient sur leur bronzage artificiel d'un magnifique orangé, rehaussées par des baskets à talons compensés démesurés, fardées de maquillage outrancier, croisement entre « bozzo le clown » et « Elvira reine des ténèbres » et coiffées de couettes type « écolières sages », les deux grues se pavanaient aux côtés de l'atrophié du bulbe, attirant les regards, moqueurs pour les uns, et salaces pour les autres. Elles étaient pendues à son bras et se dandinaient en gloussant comme des dindes dès qu'elles recevaient un regard appréciateur. Personnellement, ça me coupait toute envie un tel étalage de viande et de vulgarité…
- Sérieux, c'est pas une basse-cour ici ! Feula Rosalie en jetant un regard noir aux deux poules de mauvais goût d'un soir. Jamais je n'aurais pensé qu'un tel endroit accueille n'importe qui !
- Bah ! Elles ont dû promettre de sucer les videurs. Répondit pensivement Emmett.
- À mon avis, c'est déjà fait ! Répliqua Edward en roulant des yeux.
Je tapotais alors délicatement le dos de mon Alice qui manquait de s'étouffer de rire après avoir eu une petite vision annonciatrice des évènements à venir. Apparemment, elle savait la cacher à Edward puisque ce dernier grommela et se plaignit d'avoir, une fois encore, droit à « la maison de Mickey » en toile de fond.
- Tu ne pourrais pas changer de disque, Alice ? C'est vraiment saoulant à la longue !
Ma petite femme lui répondit d'un clin d'œil amusé en ricanant. La musique changea alors et « blurred lines » de Robin Thicke se fit entendre.
- Hmmm… De convenance on dirait ! Marmonna Rosalie en indiquant la piste où se dandinait le trio débile.
Et en les voyant danser, si on peut effectivement appeler ça danser, je ne savais plus s'il fallait rire ou pleurer. Nous avions droit à un spectacle particulièrement affligeant…
Newton, Stanley et Mallory devaient se croire à une skin-partie ou sur le tournage d'un film X, car leur façon de danser était absolument inappropriée.
Newton était pris en sandwich entre les deux filles qui se frottaient outrageusement contre lui comme des chiennes en chaleur tout en le caressant de manière suggestive, puis leur « danse » se fit plus osée au fur et à mesure des paroles. Stanley, bouche ouverte en un O absolument répugnant et resserrée autour d'un doigt qu'elle faisait coulisser entre ses lèvres, se mit alors dos contre son torse et ils mimèrent un acte sexuel pendant que Mallory se dandinait dans le dos de Newton en lui caressant la taille et le haut des cuisses.
I know you want it… I know you want it… But you're a good girl… The way you grab me… Must wanna get nasty… Go ahead get at me… (1)
Ils auraient pu copuler sur la piste qu'on n'aurait pas vu grande différence… Absolument écœurant. J'avais l'impression d'avoir non pas des humains en face de moi, mais des animaux, ni plus, ni moins. Et encore, je suis sûr qu'un animal serait capable d'un peu plus de retenue !
- Viens mon Jazzou ! Allons leur enseigner ce que ça signifie danser avec classe !
Je fus alors brusquement éjecté de mon siège par une Alice surexcitée, pour ne pas changer, et elle m'entraîna à sa suite jusqu'à la piste, où nous commençâmes à nous mouvoir au rythme de la musique. Nous fûmes rapidement rejoins par Emmett et Rosalie, ainsi qu'Edward et Bella. J'en étais étonné d'ailleurs, bien qu'il sache danser, mon petit frère détestait ça et il fallait toujours le traîner de force ! Il faut dire aussi qu'il n'avait jamais eu une partenaire auparavant autre que les femmes de la famille, et les rares fois où il avait été obligé de faire danser Tanya s'étaient terminées en parties de « sauvons Edward des griffes de la succube ». Apparemment, Bella avait dû avoir un aperçu de mes pensées parce qu'elle se mit à rire, alors que mon frère, lui, gémissait de gêne.
- Jazz pitié ! Me rappelle pas ça, quelle horreur !
- Je comprends mieux pourquoi tu as affectueusement renommé Tanya « le poulpe ». C'est vrai que ça fait très… tentaculaire cette danse ! Ahana Bella entre deux éclats de rire.
Alice, Emmett et Rosalie, se remémorant le souvenir en question, se mirent à rire avant de grogner lorsque les regards des trois attardés congénitaux se posèrent sur nous avec envie. Leurs sourires leur donnaient des allures de chat ayant repéré un canari bien juteux…
Si nous étions scandalisés par leurs comportements des plus outranciers, ce ne fut rien comparé au choc qu'ils ressentirent en voyant qu'Emmett et Rosalie s'étaient « rabibochés » et que Bella était avec nous. Ses idiots avancèrent vers nous en se dandinant, persuadés que leur comportement sur la piste allait nous attirer. Désillusion, quand tu nous tiens !
- Nous avons perdu Eddy ! Ricana Emmett.
Je tournais la tête en dans la direction que mon frère indiquait et ne pus m'empêcher de sourire en voyant mon petit frère et Bella, complètement perdus dans leur monde. Les yeux dans les yeux, leurs corps évoluaient, parfaitement synchronisés l'un à l'autre, sur les basses et rythmes classiques techno. Bien qu'ils ne se touchent pas, leurs gestes étaient d'une sensualité intolérable. S'ils ne voulaient pas être à l'origine d'une véritable orgie, il allait falloir qu'ils calment un peu le jeu…
Le rythme changea alors et en apercevant le coin de leurs lèvres s'étirer en un sourire absolument lubrique dès les premiers accords de musique, je me mordis l'intérieur de la joue pour contenir un gémissement. Si en plus le DJ ne m'aide pas…
Les baffles se mirent alors à cracher « Tonight » d'Enrique Iglesias et je retournais vivement m'asseoir pour me cramponner à la table basse alors que mon frère et Bella se perdaient dans une bulle de sourires, baisers, caresses et mains baladeuses…
So put it on me… Let's remove the space between me and you... Now rock your body…
Damn I like the way that you move… (2)
Leurs corps bougeaient au rythme de la musique et je me donnais l'impression d'être un voyeur en les observant danser. S'ils n'étaient pas en pleine parade nuptiale avec leurs corps aussi étroitement enroulés l'un autour de l'autre, ils n'en étaient pas loin !
Mains caressant ou empoignant fiévreusement la taille… Bassins ondulant furieusement l'un contre l'autre… Cheveux tirés et langues léchant goulûment le cou… n'aidaient en rien mon état ni celui des humains, pour la plupart bourrés d'ecstasys, qui s'agitaient frénétiquement sur la piste.
Ils donnaient l'impression d'être seuls au monde, perdus dans leur bulle de volupté et de sensualité, leurs regards noircis et pourtant illuminés par un étrange éclat argenté ancrés l'un à l'autre.
You know my motivation… Given my reputation… Please excuse me I don't mean to be rude… But tonight I'm fucking you… Oh you know that tonight I'm fucking you… (3)
Complètement ignorants des regards envieux qui leur étaient lancés et des tentatives désespérées des Pieds Nickelés pour se faire remarquer, mon frangin et Bella ne se rendaient même pas compte que la température avait grimpé de quelques degrés. La façon dont leurs corps ondulaient fiévreusement l'un contre l'autre était à la fois totalement indécente mais surtout d'une sensualité exacerbée. Heureusement qu'ils étaient encore tous deux vêtus parce qu'on pourrait aisément croire qu'ils font l'amour sur la piste de danse… Si je ne peux pas me retenir avec leur comportement, ils en seront tenus pour responsables !
J'en étais à me claquer la tête sur la table lorsqu'une épouvantable odeur de chien mouillé me donna la nausée, vite suivie par un élan de colère. Génial ! Il ne manquait plus que les clébards… Le petit Jacob, les yeux assassins et noirs de haine, s'approchait dangereusement de mon frère et coula un regard possessif vers Bella. Il agrippa férocement le poignet de la jeune femme et la tourna brutalement vers lui avant de la relâcher brusquement et de s'éloigner au plus vite, la queue entre les jambes, sous les grognements furieux d'Eddy. Puis subitement, la fureur de mon frère se métamorphosa une fois de plus en désir lorsque la jeune femme se remit à onduler contre lui. Par pitié, qu'il calme un peu ses ardeurs, je n'en peux plus !
Je me redressais, surpris, lorsque j'aperçus ma douce Alice sautiller jusqu'au DJ et je réfrénais un grognement sauvage lorsque je la vis lui murmurer quelques mots au creux de l'oreille. Ce dernier hocha frénétiquement la tête puis Alice le remercia chaleureusement avant de sautiller joyeusement jusqu'à moi et de se jeter sur mes genoux en riant.
- Rhoo… Sois pas jaloux mon Jazzou ! Je lui ai dit que c'était notre anniversaire et voulais savoir s'il n'avait pas un peu de disco en réserve ! Tu te rappelles les 70's mon Jazzou ? Aaaah… Elle me manque cette époque, qu'est-ce qu'on s'éclatait sur la piste !
Je ricanais en repensant à ces années-là et redoublais de rire en voyant la grimace dégoûtée d'Edward. C'est vrai que pour lui, le disco n'est ni plus, ni moins qu'une atrocité doublée d'une effroyable erreur du point de vue musical ! Je remballais donc difficilement mon talent puis suivis ma petite femme avec entrain lorsque les percussions d'un bon vieux classique de Cerrone se firent entendre. Rosalie, un sourire époustouflant aux lèvres comme je ne lui avais encore jamais vu, se laissait guider par un Emmett en pleine forme. À le voir ainsi, il était difficile de croire qu'il était mourant quelques heures auparavant… Ma sœur semblait enfin débarrassée de sa colère et sa rancœur, elle rayonnait littéralement de joie et de bonheur au bras d'Emmett et gloussait de plaisir alors qu'il la faisait virevolter dans tous les sens. Mais ce qui m'étonnait le plus était de voir mon petit frère s'éclater comme un gosse sur la piste sur un fond de disco, un sourire presque dément aux lèvres !
- Bah ! J'pensais qu'il avait horreur de ça Eddy !?
- T'es pas le seul, Em, t'es pas le seul…
- C'est peut-être une abomination musicale, mais avec la bonne partenaire, l'exercice est sympa ! Ricana Edward en observant Bella, le regard dégoulinant d'adoration.
C'en était presque écœurant cette adoration… La jeune femme gloussa de ravissement avant de l'observer avec une ferveur proche du fanatisme amoureux. Berk ! C'en était tellement sirupeux leurs débordements affectifs qu'un humain ferait un coma diabétique rien qu'en les regardant !
- Ça peut être très sympa le disco, mon petit vampire… Et ne te plains pas, tu n'as pas connu l'horreur des menuets d'antan ni les lyres désespérantes des skolions d'autrefois !
Mon souffle se coupa lorsque je perçus le sérieux de ses propos. Mine de rien, nous venions d'en apprendre un peu plus sur elle à la suite de son allusion sur la musique médiévale et celle de la Grèce Antique… Elle était donc si ancienne que ça ?
- Eh Eddy ! C'est vrai c'qu'on dit ?
- De quoi tu parles Emmett ?
- Bah que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, tiens ! Rhaaa… Que c'est bon de s'taper une vieille si tu préfères !
Emmett se mit à rire bruyamment à sa blague, on aurait dit un vieux phoque asthmatique, et mon petit frère grogna, le regard noir de colère. Bella, elle, se semblait pas offusquée par les paroles d'Em et se contenta de secouer la tête en ricanant doucement, un sourire indulgent aux lèvres.
Newton et les Newtonettes se trémoussaient comme des sauvages au point où ils en étaient complètement grotesques, et le petit Jacob tentait désespérément d'attirer l'attention de Bella en faisant des moulinets ridicules de ses bras tout en jouant à « frotti-frotta » contre une fille horriblement siliconée. Les bouffons !
- HA ! Les Newtonettes ! Mais où as-tu été pêcher un truc pareil, Jazz ? Ricana Edward en secouant la tête.
- Bah quoi ! Y'a eu « Cloclo et ses Claudettes », nous on a Newton et ses Newtonettes !
Je reniflais dédaigneusement, décidément mon petit frère n'a plus d'humour, puis fis danser mon Alice. Aaah… les années disco… que de bons souvenirs !
Rapidement, je m'aperçus qu'Edward et Bella étaient une fois de plus enfermés dans leur bulle, perdus dans le regard l'un de l'autre et virevoltant au rythme des basses et percussions. Je n'aurais jamais cru que mon petit frère avait ça en lui ! Si on m'avait dit que je verrais Edward danser avec plaisir, surtout du disco, j'aurais ri au nez de l'imbécile qui m'aurait sorti une telle absurdité ! Et pourtant…
Edward et Bella étaient en parfaite synchronisation, leurs corps pirouettaient harmonieusement, leurs gestes étaient fluides, précis, comme s'ils faisaient cela depuis des décennies. J'avais l'impression de me retrouver au beau milieu de « la fièvre du samedi soir », face à John Travolta et Karen Lynn Gorney ! Et, incroyable mais vrai, mon frère s'amusait comme un petit fou.
Alors que je faisais tourbillonner Alice, je me rendis compte que tous les humains, trio débile en tête, et les Quileute semblaient être en transe. Les yeux fixes, le regard vague, ils dansaient, dansaient, dansaient… Ils n'avaient plus que ça en tête, danser. Ils semblaient… hypnotisés.
Je me tournais alors rapidement vers Edward et Bella qui, eux, étaient toujours dans leur bulle, mais les choses avaient changé. Leurs yeux étaient de cette étrange couleur cristallisée et luminescente, les puits de lumière rivés les uns aux autres sans jamais rompre le contact visuel. Puis subitement, je perçus des vagues de luxure… plaisir… envie… désir… émaner depuis chaque recoin du club pour se diriger vers Edward et Bella. Il n'y avait pas un seul humain qui n'ait pas son intérêt braqué sur eux, même s'il ne les voyait pas, toujours en transe…
Mon frère et la jeune femme continuaient d'évoluer en parfaite harmonie alors qu'Alice et moi nous étions arrêtés de danser, moi pour observer le couple et elle à la recherche d'une quelconque vision.
Les émotions des humains et Quileute affluaient de tous côtés, semblables à des vents nourrissant une tempête et, en observant plus particulièrement le phénomène, je compris alors que c'était tout à fait ça : les humains nourrissaient un véritable ouragan émotionnel qui tourbillonnait autour d'Edward et Bella…
- Mais que… Mais que… Emmett ! EMMETT !
Je me retournais subitement en percevant le cri terrorisé de Rosalie et aperçus mon frère tomber comme une masse à même le sol, le corps parcouru de violents spasmes alors que d'horribles borborygmes s'échappaient difficilement de sa bouche.
Autour de nous, les humains étaient totalement ignorants des évènements qui se déroulaient devant eux puisqu'ils étaient toujours plongés dans cette étrange transe, apparemment initiée par Edward et Bella…
Ces derniers, eux, virevoltaient continuellement alors que les émotions humaines étaient aspirées par la tornade émotionnelle qui prenait une ampleur folle entre leurs corps. Le phénomène avait beau être invisible à l'œil nu, même pour la vision aiguisée d'un vampire, mon talent me permettait de voir la puissance du tourbillon généré par la luxure des humains hypnotisés. Le vortex émotionnel continuait à enfler, enfler… et plus il enflait, plus Emmett convulsait au sol sous les hurlements hystériques de Rosalie.
Ma douce Alice paniquait, elle ne voyait absolument rien. Moi je ne craignais qu'une chose, qu'un humain découvre le surnaturel de la situation, ce qui nous poserait de sérieux problèmes, Volturi en tête… Cependant, hormis nous, vampires, et Bella, toutes les autres personnes présentes dans le club semblaient en transe. Je compris alors que Bella les maintenait tous sous son emprise. Comment ? Je n'en avais aucune idée, malheureusement.
- Préparez-vous à fuir dès que ce sera fini. Il vous faudra porter Emmett.
- De… de.. De quoi tu parles ? Cé-c'est toi qui lui as fait ça ?
Rosalie pleurnichait à la fois d'inquiétude mais surtout de rage. Une haine sans égale à l'encontre de la jeune femme enfla en elle alors que ses yeux noirs comme une nuit sans lune flamboyaient d'une lueur assassine. Bella posa alors son regard luminescent sur ma sœur, le visage impassible.
- Il faudrait savoir ce que tu veux, Rosalie. Ne m'as-tu pas demandé de sauver ton compagnon ?
- Si mais…
- Mais rien du tout ! Il n'est pas encore tiré d'affaire, le pire est à venir. Il a besoin de prendre des forces. Forces que le sang ne lui apportera pas.
- Il… Il est devenu comme… comme Edward ?
- Non Rosalie. Edward est…unique.
La jeune femme avait susurré le mot « unique » avec tant de douceur, de tendresse, qu'il était évident d'entendre à quel point mon petit frère comptait pour elle. J'avais l'impression d'être un intrus alors qu'ils s'observaient avec tant de ferveur que ça en devenait gênant.
Le vortex émotionnel continuait à prendre de plus en plus d'ampleur, il devenait de plus en plus fort, violent, alors que les humains et Quileute aux alentours commençaient à dodeliner sur place, toujours en transe et étrangement vidés émotionnellement. Et alors que le tourbillon émotionnel n'avait jamais été aussi énorme, il déferla sur Emmett avec une puissance dévastatrice, au point où je me retrouvais à genoux face à tant de brutalité…
Mon frère, bouche ouverte en un cri silencieux, fut violemment courbé par la puissance du choc, son torse se souleva si brusquement que je crus un instant que son cœur mort cherchait à s'échapper de sa poitrine, puis Emmett retomba lourdement au sol dans un bruit mat, inconscient.
- Partez. Maintenant !
Rosalie ne se le fit pas dire deux fois et aidée d'Alice, elles entraînèrent mon frère inconscient à l'extérieur alors que je restais quelques secondes en arrière, observant l'étrange couple qui continuait à danser, mine de rien. Leurs yeux avaient repris leurs couleurs habituelles, ambrée pour Edward et chocolat pour Bella. Autour de nous, les humains sortaient de leur transe sans même s'apercevoir qu'il s'était passé quelque chose d'inhabituel. Ébahi au plus haut point, je refermais ma bouche dans un claquement sonore à la suite d'un signe de mon petit frère. Je ne m'étais même pas aperçu que je les observais bêtement, bouche-bée !
Mais qu'est-ce qui a bien pu se passer ici ? C'était quoi ce bordel ?
Je détestais ne pas savoir, je voulais des réponses !
Comprenant que le lieu n'était pas des plus appropriés pour cela, je soufflais d'exaspération et repris finalement le chemin de la sortie lorsqu'Edward me mima un « tu les auras demain » du bout des lèvres.
Mouais… à condition qu'il ne se perde pas une fois de plus dans son je ne sais pas quoi sensoriel pendant une dizaine de jours !
Il rejeta la tête en arrière en riant avant de me mimer un « aussi ». Finalement, me sentant de trop dans cet endroit bondé d'humains ignorants et ayant l'impression d'être un intrus dans leur étrange relation fusionnelle, je leur fis un signe de la main et rejoignis rapidement les filles et Emmett dans la M3 de Rosalie.
Allongé de tout son long sur la banquette arrière, la tête posée sur les genoux de sa femme qui lui caressait tendrement les cheveux, sourire aux lèvres, Emmett ronflait comme un bienheureux. Oui, il ronflait. Incroyable mais vrai… Et honnêtement, une dizaine de tronçonneuses tournant à plein régime n'aurait pas fait autant de bruit !
Je m'installais donc au volant de la voiture tandis qu'Alice observait avec un sourire attendri notre frère dormir du sommeil du juste. C'est l'esprit embrouillé par un millier de questions que je repris le chemin de la villa, espérant qu'Edward et Bella ne mettront pas dix jours à nous rejoindre pour y répondre…
1 - Je sais que tu la veux… je sais que tu la veux… mais t'es une bonne fille… la façon dont tu me chopes… ça devient cochon… vas-y viens à moi…
2 - alors mets-le sur moi… supprimons l'espace entre toi et moi… maintenant bouge ton corps… putain c'que j'aime la façon dont tu bouges…
3 - tu connais ma motivation… étant donné ma réputation… s'il te plait excuse-moi je ne veux pas être cru… mais ce soir je vais te baiser… oh tu sais que ce soir je vais te baiser…
