BONJOUR A TOUS ET A TOUTES, VOICI UN NOUVEAU VENU, LES PRESENTATIONS SERONT POUR LA FIN. Bonne lecture !

\ PDV général /

Camille avait réussi à ranimer Marie-f de la noyade. C'est en cherchant une grande goulée d'air que la jeune femme revint à la vie l'Unique de Thorin recracha toute l'eau qu'elle avait dans les poumons. Camille, Thranduil et surtout Thorin furent soulagés par la réaction de Marie-f la pauvre avait des haut-le-cœur pour expulser l'eau qu'elle avait à présent dans l'estomac, « c'est bon signe » avait commenté Camille pour rassurer Thorin. Il s'était mis à genoux pour soutenir son aimée très en colère, il allait répliquer contre Camille sur l'inconscience de leurs actes mais Thranduil fut plus rapide.

Il attrapa Camille par les épaules pour qu'elle le regarde et dit sur un ton de reproche : - « Vous avez été vraiment imprudentes toutes les deux d'agir sans nous en parler, cette expérience aurait pu mal finir si nous n'étions pas intervenus, à l'heure qu'il est vous seriez mortes. » Il finit sa phrase en regardant Thorin et serra Camille contre lui dans un geste brusque.

Il continua en la serrant contre sa poitrine : - « Ma tendre, je vous interdis de recommencer, c'est bien clair ? Je ne veux pas imaginer ce que deviendrait ma vie si je vous perdais. » Il l'écarta de son torse pour lui prendre le menton et l'embrassa. Camille allait rétorquer mais se ravisa, Thranduil avait raison, elle avait vraiment eu peur si son roi des elfes et Thorin ne les avaient pas espionnées, elles se seraient noyées.

Marie-f s'était calmée et tentait de reprendre une respiration normale. Thorin souleva son Unique pour la prendre dans ses bras, elle se blottit contre sa poitrine et ferma les yeux elle venait de perdre connaissance, sombrant dans un sommeil sans rêve. Le Nain, en regardant Camille, dit en contenant sa colère : - « Je vous remercie d'avoir sauvé Marie-f, sans votre rapidité à agir… Je n'ose imaginer le pire. Camille, je vous avoue que votre façon de guérir est vraiment bizarre, je n'avais jamais vu quelqu'un revenir à la vie comme cela je vous en suis très reconnaissant même si je désapprouve ce que vous avez fait. »

Camille se retourna en lâchant les bras de son Elfe : -« Vous savez Thorin, dans notre monde, il n'y a pas de magie, que des docteurs enfin je veux dire que nous n'avons pas de soigneurs ou de magiciens pour nous guérir, nous avons d'autres moyens, c'est tout. C'est vrai que nous l'avons échappé belle toutes les deux. » Dit-elle sur un ton gênée.

Thorin inclina la tête. Thranduil préféra attendre en bas des marches que Camille fasse rentrer le Nain dans ses appartements et couche Marie-f dans son lit, toujours en sous-vêtements. La peau de Marie-f était froide et très pale, Thorin la couvrit d'une couverture de laine que Camille lui avait passé celle-ci s'approcha de son amie endormie et embrassa son front, puis elle prit congé de Thorin et partit rejoindre Thranduil.

Une fois seuls, Thorin lui arrangea les cheveux pour lui dégager le front il y déposa un tendre baiser. Le Nain ne comptait plus le nombre de fois où son Unique avait frôlé la mort ses yeux étaient brillants, il s'autorisa à laisser couler ses larmes en silence. Il se colla à elle pour lui donner de sa chaleur et attendit que Marie-f revienne à elle. Fatigué, Thorin s'était assoupi lui aussi il se réveilla lorsque la jeune femme bougea pour étirer son corps, elle se retourna pour le regarder et posa sa main sur sa joue. Il l'attrapa pour l'embrasser et lui demanda tendrement : - « Comment te sens-tu, mon aimée ? »

- « Heureuse d'être en vie. Oui ! Je sais rien qu'en voyant ton regard sombre, tu vas me reprocher d'avoir pris des risques mais avec Camille on devait chercher le moyen de comprendre cette fichue prophétie et je pense que nous l'avons trouvé, je dois juste combiner mes visions avec les siennes et nous devrions y voir plus clair. »

- « Vous avez été folles d'agir de la sorte, mais au moins Camille a-t-elle pu te dire en quelle langue étaient écrites les phrases dans ton dos ? » Thorin avait un regard sévère.

- « Oui, c'est un dialecte qui vient de mon monde, donc c'est normal que Gandalf et Elrond n'arrivaient pas à le trouver dans leurs livres. Camille est née dans ce pays, et nous avons de la chance, elle peut le lire donc je te dirai ce qu'il en est car j'ai ressenti que quelque chose avait changé dans mon dos.

Marie-f fit une pause et choisit ses mots pour ne pas éveiller les soupçons de Thorin, puis reprit : - « Nous finirons par découvrir qui est au courant de ma venue dans ce monde puisque nous savons maintenant qu'Azog est encore en vie et qu'il cherche à te tuer ainsi que les garçons. »

Marie-f était perdue dans ses pensées. Elle savait que le nécromancien n'était autre que Sauron et que sa magie grandissait depuis qu'il avait pris l'anneau qui appartenait au père de Thorin ce pauvre Gandalf avait dû être fait prisonnier. Le magicien n'aurait pas parlé, même sous la torture mais qui alors ? Elle ferma les yeux pour quitter ces idées sombres.

Elle rouvrit les yeux avec une lueur d'envie quand elle regarda Thorin.

- « Dis-moi, puisque je suis là et que tu es là avec moi dans ce grand lit... » Elle laissa sa phrase en suspens avec un sourire sur les lèvres et, du bout d'un de ses doigts, elle dessina des arabesques sur la poitrine de son Nain.

- « Que cherches-tu à me faire comprendre ? » Dit-il d'un air faussement interrogateur en la regardant faire.

- « Je viens de réaliser que lorsqu'on vient de frôler la mort et bien il faut profiter du moment présent et ne plus se poser de questions sur les bons choix à faire et tu vois, je m'en suis trop posée. Il faut profiter de la vie tout simplement. Thorin, je t'aime, n'en doute jamais, peu importe ce que je pourrais faire pour toi. » Dit-elle en lui caressant la joue.

Thorin ne comprit pas vraiment ce qu'elle sous-entendait mais ne chercha pas plus loin, il passa un bras dans son dos pour l'amener plus près de lui et l'embrassa tendrement.

Les yeux dans les yeux, Marie-f lui dit : - « J'ai envie de toi, s'il te plaît, faisons l'amour tout simplement, et oublions tous ces soucis pour un temps. J'ai besoin de te sentir en moi, que tu me fasses frémir de plaisir. » Elle lui sourit en disant tout cela. - « Je te choque une fois de plus en prenant les devants comme ça ? » Dit-elle sur un ton un peu gêné : - « Parce que sinon ce n'est pas grave, on attendra d'être à Erebor pour... » Thorin lui coupa la parole en l'embrassant, avec un sourire sur les lèvres, et lui dit : - « Non, je m'y suis fait, j'ai compris que de là d'où tu venais, parler de faire l'amour ouvertement n'est pas choquant. Je t'avoue qu'il ne me déplait pas que tu oses me dire que tu me désires. »

Thorin enleva la couverture qui recouvrait son aimée, Marie-f ferma les yeux lorsqu'il l'embrassa dans le cou qu'elle lui offrait sa barbe courte sur la peau de son Unique provoqua chez celle-ci des frissons sur tout le corps, les mains du nain les ressentirent, ce qui l'encouragea à embrasser le haut de sa poitrine. Ses seins étaient emprisonnés dans son soutien-gorge, il réussit à le dégrafer du premier coup. Elle soupira de plaisir et lui dit : - « Il n'y a pas à dire, tu es très habile de tes mains dégrafer un soutien-gorge d'une main, bravo ! »

- « Seriez-vous en train de vous moquer de moi, Madame ? » Dit-il, faussement vexé.

- « Non mon roi, bien au contraire, c'est un compliment qui doit vous inciter à aller plus loin.

Il retira le sous-vêtement pour l'envoyer quelque part dans la chambre, ce qui le laissa libre de continuer le chemin de ses baisers sur sa poitrine elle se cambra en soupirant lorsqu'il se mit à titiller le bout d'un de ses seins en les pinçant du bout de ses lèvres, elle avait le souffle court à présent. Il fit une pause pour retirer sa chemise, ce qui provoqua chez Marie-f un petit grognement d'impatience elle fut vite satisfaite en sentant les lèvres de Thorin sur ses hanches. De ses deux mains, il retira le dernier rempart qui le séparait du plaisir qu'il allait lui donner et il l'envoya hors du lit, son Unique était à présent toute nue. Elle le regardait droit dans les yeux, elle était sans pudeur devant lui, elle assumait sa nudité. Contrairement aux naines qu'il avait eues dans son lit, qui préféraient le faire dans le noir ou sous les draps et avec les rideaux de son lit tirés pour ne pas être vues, Marie-f ne fermait pas les yeux pour se cacher de lui c'est ce qu'il aimait chez son Humaine.

Elle le repoussa en douceur pour qu'il se couche à côté d'elle. Ce fut à son tour de s'occuper du corps de son amant Thorin étendit ses bras de chaque côté du lit et se laissa faire. Elle commença par embrasser une épaule et remonta jusqu'à son cou, puis continua délicatement le chemin de ses baisers sur ses pectoraux il soupira d'aise. Elle alterna de petits coups de langue et des baisers sur tout son torse, sa respiration se fit plus forte, elle provoquait des sensations puissantes chez son amant. Marie-f s'arrêta pour défaire sa ceinture et le lacet de son pantalon, elle le retira en même temps que son caleçon long et les envoya voler dans la pièce. Marie-f se mit à effleurer du bout des doigts la peau de ses hanches et de ses cuisses, elle se pencha pour embrasser cette peau et faisait exprès de ne pas toucher le sexe tendu du Nain, qui était très excité par toutes les caresses qu'elle lui procurait. Elle était penchée sur lui lorsqu'elle voulut le prendre en bouche, mais il se redressa, le regard fiévreux il avait le souffle court et réussit à lui dire : - « Non, pas comme ça ! » Elle parut étonnée et s'assit sur ses talons pour attendre ce qu'il comptait faire. Il se releva, s'assit en face d'elle et, tout en la recouchant, il lui dit : - « Tu m'as dit que tu voulais faire l'amour simplement, je trouve que tu m'as donné assez d'excitation comme ça je ne pourrai pas tenir longtemps à ce rythme-là. »

Thorin s'allongea sur Marie-f et, pour ne pas trop être lourd, il s'appuya sur un bras ; ils s'embrassèrent avec passion, leurs bouches en demandaient toujours plus. Marie-f avait le souffle court, ses mains agrippèrent les épaules de Thorin lorsqu'il la pénétra en douceur il y allait très lentement pour leur donner du plaisir à tous les deux, il se retira presque entièrement pour la reprendre cette fois-ci plus durement. Marie-f se mordit la lèvre pour ne pas gémir trop fort, elle avait le regard brûlant sous les coups de rein de son amant.

On toqua à la porte et une voix se fit entendre. Thorin s'arrêta et Marie-f releva la tête, tous deux regardaient la porte sans rien dire, ils avaient la mine de deux enfants pris sur le fait après avoir fait une bêtise.

- « Marie-f, c'est Camille, je voulais savoir si tu allais mieux ? »

A ces mots, une lueur de provocation illumina le regard de Thorin il se mit à sourire quand il croisa celui de son Unique, il l'embrassa et se remit à bouger très lentement. Marie-f avait du mal à déglutir sous les va-et-vient et le plaisir que lui provoquait Thorin, et Camille attendait une réponse. Elle le supplia du regard pour qu'il arrête de bouger ainsi, mais le nain n'avait visiblement pas l'intention de lui obéir, il continua à faire de longues poussées en elle. Marie-f se racla la gorge et finit par répondre :

- « Merci Camille, je vais bien mieeeuuxxxx. » Thorin venait de lui donner un coup de rein plus fort.

- « Tu es sûre que ça va ? »

- « Hummmmmm oui ça va allleeeerrrrrrr ! » Marie-f poussa un soupir de plaisir qu'elle ne pouvait plus contenir.

- « Je repasserai tout à l'heure. » Camille souriait, elle se doutait bien que, derrière la porte, son amie et le Nain ne jouaient pas aux cartes elle ne put résister à l'envie de balancer une vanne à l'attention de Thorin : - « Ha ! Au fait Thorin, je vous demande d'y aller mollo, j'aimerais que vous ne me démontiez pas mon lit, je viens de le changer il n'y a pas longtemps. » Elle éclata de rire rien qu'en imaginant la tête du nain elle repartit, fière d'avoir mis en boite Thorin, une fois de plus.

Marie-f plaqua ses deux mains sur sa bouche pour camoufler son rire quant à Thorin, il relâcha sa tête sur la poitrine de son Unique. Il n'en revenait pas, cette Camille avait le don de l'agacer avec ses réflexions. Marie-f posa ses mains sur les épaules de son amant et lui dit à l'oreille : - « Ne me dis pas qu'elle t'a fait perdre tous tes moyens ? »

Thorin poussa un soupir d'agacement et lui dit en relevant la tête : - « Cette fille est vraiment insupportable, une vraie gamine, je me demande comment l'autre peut la supporter. »

Marie-f repoussa Thorin pour s'asseoir sur le lit le nain, surprit, lui demanda : - « Que fais-tu ? »

- « C'est très simple, je vois que tu es plus préoccupé par Camille que par moi, donc je vais me rhabiller. » Dit-elle, faussement vexée.

Thorin l'attrapa par les poignets pour l'approcher de lui, il l'embrassa fougueusement et la repoussa brusquement sur les oreillers. Il contempla un instant son corps, puis se coucha sur elle il maintint d'une main ses poignets au-dessus de sa tête et lui dit de sa voix grave : - « Je vais vous prouver qu'il n'y a que vous qui occupez mes pensées, madame. » De sa main libre, il passa son bras sous sa cuisse.

Thorin la pénétra un peu rudement, ce qui provoqua chez Marie-f un petit cri de surprise. Le nain imposa sa cadence de vas-et-viens, tantôt lente, tantôt rapide Marie-f haletait à chaque coup de reins de son amant. Elle faisait bouger son corps en se cambrant pour suivre les mouvements de Thorin, le nain en profitait pour titiller le bout d'un de ses seins avec sa langue pour exciter ce petit bout de peau qu'il savait très sensible chez elle.

Marie-f perdait pied, elle avait de plus en plus de mal à se maîtriser son corps s'enflammait, Thorin savait comment la rendre folle avec sa façon de lui faire l'amour. Elle n'avait plus qu'une envie, c'était de fusionner avec son Unique elle le supplia de la prendre maintenant son corps été en feu. Thorin aimait la voir dans cet état-là. Elle le suppliait encore, il aimait la dominer dans leurs ébats, quand c'est lui qui donnait le coup de grâce final de leurs jeux amoureux.

Il enleva son bras de sous sa cuisse et plaça ses bras tendus de chaque côté de sa tête. Marie-f, enfin libérée, remonta ses cuisses pour emprisonner les hanches de Thorin elle se mit à onduler du bassin pour l'obliger à aller plus vite, il n'allait plus pouvoir tenir encore longtemps.

- « Thorin, arrête de jouer avec moi comme ça… » Dit-elle au bord de la jouissance.

Il l'embrassa dans le cou, et lui dit : - « Vos désirs sont des ordres, madame. » Ses coups de reins devenaient de plus en plus rapides, il sentait le sexe de son Unique se contracter autour de lui. Ils se regardaient dans les yeux avec cette envie de n'être plus qu'un. Marie-f attrapa les bras de Thorin avec un regard supliant quand elle sentit le point culminant de son orgasme arriver, le nain ne tarda pas à la rejoindre il poussa un grognement de plaisir en cambrent des reins pour être plus en elle lorsque sa jouissance arriva. Leurs corps étaient couverts de sueur, Thorin roula sur le côté et se coucha sur le dos, ils étaient tous les deux essoufflés.

Marie-f mit un petit moment à reprendre ses esprits, elle avait savouré le fait de faire l'amour avec Thorin, ils avaient eu peu de moments intimes comme celui-là mais ils devenaient à chaque fois plus intenses elle s'était redressée pour regarder son amant. Il avait fermé les yeux, sa respiration était plus calme en le voyant détendu, elle se dit qu'elle n'avait jamais aimé quelqu'un comme ça, elle l'avait dans la peau, son destin était lié à lui, elle ne pourrait plus vivre sans Thorin. Elle ferait tout pour que sa mission réussisse, il ne devait pas mourir. Ses yeux étaient au bord des larmes et sa gorge se serra.

Elle avait même accepté qu'il puisse la rejeter voire la bannir de sa vie lorsqu'elle prendrait sa place en tant que roi, du moment qu'il soit sain et sauf de toutes façons, elle finirait par trouver une solution pour lui redonner son titre.

Elle se pencha sur lui et dit : - « Je vais me rafraichir un peu, je reviens. » Il lui répondit, les yeux toujours clos, par un : - « Hummmmm! » Elle déposa un léger baiser sur son large torse. Marie-f partit dans la salle de bain pour faire une toilette intime et enlever la sueur qu'elle avait sur le corps. Elle constata que son sexe était sec, la semence de Thorin avait disparu c'était vraiment bizarre, comment c'était possible ? Elle ne réfléchit pas plus et passa une chemise longue en coton que Camille avait mis à sa disposition. Lorsqu'elle revint dans la chambre Thorin s'était rhabillé, elle fut surprise et lui demanda : - « Tu ne restes pas avec moi ? »

Il finissait de boucler sa ceinture et se retourna pour lui dire : - « Non mon aimée, je voudrais voir nos compagnons Thranduil m'a laissé libre pour que nous soyons ensemble, mais je trouve étrange qu'il ne me demande rien en retour. » Il l'attrapa par la taille et embrassa son front, puis lui dit : - « On se revoit demain. » Et il partit.

Marie-f alla se recoucher et posa sa tête sur le coussin où reposait son Nain, elle n'allait pas tarder à s'assoupir lorsque quelqu'un toqua à la porte.

- « Dame Marie-f, c'est Thranduil, puis-je entrer ? »

- « Une minute s'il vous plait ! » Elle ramassa vite ses sous-vêtements, remit sa culotte et envoya son soutien-gorge sous le lit puis lui dit : - « C'est ouvert, entrez ! »

Le roi des elfes entra et inclina la tête pour saluer la jeune femme elle l'invita à s'asseoir dans le coin de la chambre qui faisait office de salon. Thranduil s'assit dans un fauteuil et Marie-f sur le canapé face à lui.

- « Que puis-je pour vous, roi Thranduil ? »

- « Camille m'a parlé des visions que vous avez eues ensemble et j'ai compris que le destin du seigneur Thorin et le vôtre étaient liés et donc par conséquent, dans un futur proche, le roi sous la montagne ne pourrait pas être celui que l'on croit, est-ce exact ? »

Marie-f ne répondit pas à la question, elle essaya de garder un visage impassible à force de voir Thorin le faire, elle tentait de maîtriser ses émotions. Elle se posa la question, pourquoi Camille avait tout dit à Thranduil ?

Thranduil croisa les jambes et s'enfonça dans le fauteuil avant de lui dire : - « Vous gardez le silence mais je peux vous assurer que le secret sera bien gardé Camille et moi ne dirons rien car c'est avec vous que je compte faire affaire. » Il fit une pause et se pencha en avant puis ajouta : - « Vous savez que les nains n'ont pas tenu leur engagement envers ma personne ce qui est advenu de leur peuple du fait de leur soif de pouvoir et d'or et de leur entêtement les a mené à la ruine. »

Thranduil observait Marie-f et continua en allant droit au but sur sa revendication : - « Par contre, si un nouveau roi qui ne serait pas influencé par l'or... » Il arrêta sa phrase, il avait l'air de quelqu'un de déterminé, et il reprit : - « Ecoutez Marie-f, si je peux vous parler ainsi, jouons franc-jeu je veux récupérer les gemmes que les nains ont refusé de me rendre. Dans le cas où vous deviendriez roi, j'ose espérer que vous me rendrez ce qui me revient de droit.

Voilà pourquoi Thranduil n'exigeait rien de Thorin, il avait compris que le pouvoir allait changer de main, il venait voir la personne qui pourrait lui rendre les joyaux que les nains lui avaient spoliés.

Marie-f recula dans le canapé, croisa les bras comme l'aurait fait Thorin pour se donner de la contenance et dit : - « Je suis d'accord avec vous, jouons franc-jeu je comprends mieux pourquoi vous n'avez rien revendiqué au "roi" Thorin. » Elle avait bien appuyé sur le mot roi. « Camille et moi avons déjà discuté de ce que le roi Thrôr vous a refusé. Pour ce qui est de mon futur, rien n'est encore sûr comme on dit chez moi, "ne tirons pas de plan sur la comète" voulez-vous. »

Thranduil se leva d'un bond et commença à s'emporter : - « Que voulez-vous dire par là, que vous émettez des doutes à me rendre mes gemmes ? »

- « Houuuu ! Tout doux Thranduil, pardon je voulais dire roi Thranduil. Calmez-vous et retournez dans votre fauteuil, je n'ai rien dit de tel d'abord je dois voir Camille et nous devons comparer nos visions pour comprendre l'ordre du déroulement de ce futur. Si vous vous engagez à garder le secret qui me concerne, il est bien évident que je vous rendrai le trésor qui vous revient depuis toutes ces années. »

Thranduil parut soulagé par les propos que venait de tenir Marie-f : - « Je ne porte pas les nains en haute estime, mais le fait que vous vouliez sauver celui que vous aimez est légitime je le comprends, il y très longtemps j'ai perdu la mère de mon fils et je n'avais plus goût à la vie. Puis Camille est arrivée ici, nous avons appris à nous connaître et à nous comprendre Camille m'a dépeint un portrait de moi dans votre monde qui ne me correspond pas. Enfin, c'était pour vous dire que Camille est ma seconde chance face au bonheur, je ne laisserai personne lui faire du mal, je la protégerai au péril de ma vie s'il le faut. »

Marie-f n'en revenait pas, le Thranduil qu'elle avait en face d'elle était vraiment étonnant mais quant à son engagement à rendre les pierres, n'avait-elle pas été trop rapide à répondre ? Marie-f se sentit mal à l'aise en prenant cette décision, elle commençait à comploter contre Thorin.

Thranduil se leva pour prendre congé de la jeune femme : - « Marie-f, je vous remercie. Camille et moi nous vous soutiendrons lorsque le grand jour sera venu, je mettrai mon armée à votre service, le mal ne gagnera pas. Je veux retrouver la forêt de Vertbois d'antan, ces monstres doivent être exterminés et nous gagnerons grâce à vous. » Il prit la main de Marie-f pour y déposer un baiser et s'en alla.

Marie-f se retrouva seule, elle remonta ses genoux sous son menton et passa ses bras autour de ses jambes. Elle se mit à réfléchir sur ce que Thranduil venait de dire elle se sentait mal, la culpabilité la tenaillait. Thranduil la voyait déjà roi sous la montagne, elle devra prendre des décisions pour un peuple qui n'était pas le sien comment ils allaient tous le prendre ? Une pointe de stress lui comprima le ventre.

Quelqu'un toqua à la porte et l'ouvrit sans attendre Camille était toute souriante suite à la discussion qu'elle avait eue avec Tauriel à propos de Kili. Camille trouva son amie pensive sur le canapé, elle ne l'avait pas entendue entrer : - « Marie-f ça va ? Alors, ce petit calinou avec Thorin ? »

Marie-f n'était pas d'humeur à plaisanter : - « Comment as-tu pu tout raconter à Thranduil sur notre mission ? » Dit-elle en colère.

- « Ecoute Marie-f, je suis ici depuis presque deux ans. Quand Thranduil a découvert le dessin que j'avais dans le dos et quand ensuite nous avons découvert que Yavanna était ma mère, je lui ai raconté une partie de l'histoire et n'oublie pas que Gandalf lui a passé une lettre et les messages d'Elrond qui parlaient de toi et de la prophétie, il n'a pas mis longtemps à comprendre. Je n'ai pas parlé de Bilbo et de ce qu'il a pu trouver chez les Gobelins. D'ailleurs, où est-il ? »

- « Moi aussi j'aimerais bien le savoir, je ne l'ai pas vu depuis les araignées. Si l'histoire suit son cours, il est ici, mais où? »

- « Bon, chaque chose en son temps allez Marie-f, raconte-moi ce que tu as vu et tourne-toi que je puisse voir ton dos. J'espère que ce sera plus clair, si les mots ont changé de sens nous aurons une partie de l'énigme, et en combinant ce que nous avons vu chacune nous saurons comment sauver Thorin. »

- « Ok, je vois une grande bataille avec des milliers de morts, hommes, elfes, nains, gobelins, wargs ce ne peut être que celle des cinq armées si on colle à l'histoire. Ensuite je vois Thorin qui se bat contre Azog, il tombe sur la glace et lâche Orcrist elle est trop loin, il n'arrive pas à l'attraper, on est toujours bon mais c'est là que tout change : Azog reçoit une flèche dans l'épaule qui tient son épée au moment où il allait se pencher sur Thorin, il a un geste de recul. La glace se fend et éloigne Thorin du combat, je me vois ramasser Orcrist, je ressens la force de mon père à travers l'épée mais il y a autre chose en plus, comme une protection autour de moi. La tête d'Azog qui tombe. Voilà, pour moi ça se finit à ton tour, dis-moi. »

- « Je pense pouvoir compléter ce que tu as vu. Thorin et ses neveux sont déjà partis, je suis avec Thranduil sur son cerf, toi tu es avec Dain, le cousin de Thorin, sur un gros sanglier nous partons pour les retrouver. Je suis juste derrière toi, nous courons pour rejoindre Thorin, je tends mes mains pour te donner l'énergie que ma mère m'envoie, voilà ce que tu ressens quand tu dis avoir une protection autour de toi. Il y a Thranduil, Dain, Dwalin et une petite escorte de nains et d'elfes qui nous protège il y a du sang partout, tu me dis "protège-le" en me montrant du doigt Thorin. C'est la force que j'ai en moi qui brise la glace où se trouve ton nain. Tu es debout avec une épée à la main, couverte de sang Dain est devant toi, il crie "vive le ROI", il s'incline en mettant un genou à terre. Je regarde autour de moi, il y a beaucoup de monde parmi les soldats, je vois Fili et Kili. Les elfes et les hommes qui se trouvent là ont tous un genou au sol, la tête baissée, ils répètent en chœur "vive le ROI". Ça se finit comme ça. » Sauf que Camille préféra garder pour elle la réaction qu'allait avoir Thorin, elle en avait la gorge serrée rien que d'y penser.

- « Camille, je suis soulagée que les garçons soient en vie et pour Thorin, tu le vois ? »

- « Oui ! Je ressens juste sa présence mais il est bien vivant, je peux te l'assurer. »

Marie-f poussa un soupir de soulagement. Camille se rapprocha de son amie et lui dit : -« Soulève ta chemise que je puisse regarder. » Marie-f s'exécuta, elle sentait les doigts de Camille parcourir les phrases tatouées sur son dos celle-ci ne disait rien tellement elle était concentrée, ce qui l'inquiéta. Elle se mordit la langue pour ne pas lui demander au moins mille fois "Alors, ça dit quoi ? "

Camille se racla la gorge tout en baissant la chemise de son amie Marie-f se tourna et attendit fébrilement sa réponse : - « Ca confirme bien ce que nous avons vu, c'est très clair, tu n'échapperas pas à ton destin : en tuant le mal, la montagne tant convoitée sera libérée et protégée par cet acte, c'est toi qui deviendra "roi", et tu mettras au monde un petit Thorinou à Erebor. Pour la partie "sauver le roi déchu", c'est bizarre elle a disparu, les mots se sont volatilisés.

Camille se mit à bailler en étirant les bras et dit : - « Je trouve qu'on a bien avancé, non ? »

- « Il nous manque toujours une pièce à notre puzzle je te rappelle que Sauron est au courant de ma présence, qui a bien pu lui donner l'information ? Il a dû choper Gandalf, mais je ne pense pas qu'il ait parlé. En plus, il a récupéré l'anneau qui appartenait au père de Thorin donc il a gagné en puissance. »

- « Ok, je te suis dans le film, Galadriel, Saruman et Elrond se battent contre lui et libèrent Gandalf, mais il n'y a personne d'autre, c'est là que l'histoire change, c'est la pièce qui nous manque. Ecoute, si on allait se coucher ? Je suis crevée, j'aimerais aller dormir, nous verrons pour le reste demain si tu veux bien. » Camille fit une bise sur la joue de son amie et lui dit : - « Bonne nuit ma belle, ne cogite pas trop, ha! J'oubliais, demain nous mangerons tous les quatre ensemble histoire de mieux se connaître. » Elle finit sa phrase par un clin d'œil.

- « Toi aussi bonne nuit, et pour ce qui est du repas je ne sais pas si c'est une bonne idée d'avoir Thranduil et Thorin à la même table il faudra leur mettre des couteaux à bouts ronds par sécurité. » Marie-f sourit rien que d'y penser.

Camille partit, Marie-f retourna se coucher et souffla sur les dernières bougies elle s'enroula dans les draps et choisit le coussin où Thorin avait posé sa tête, il restait encore un peu de son odeur. Elle finit par s'endormir mais son sommeil fut agité par un dragon qui lui courait après pour l'épouser, un rêve de dingue.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Thorin entra dans la chambre en silence, les lourds rideaux cachaient la lumière du jour. Marie-f dormait à plat ventre, la tête enfouie dans le coussin qu'elle emprisonnait de ses bras Thorin monta sur le lit, il tira doucement le drap qui couvrait son Unique et, du bout des doigts, il se mit à caresser une de ses chevilles avant de remonter sur sa cuisse. Il sentit les frissons parcourir sa peau inconsciemment, elle écarta une de ses jambes en poussant un soupir et en le nommant dans son sommeil, ce qui fit sourire Thorin, elle devait rêver de lui et cela l'attendrit. Dans un demi-sommeil, Marie-f sentit la main de Thorin la caresser. Elle finit par se réveiller et se mit sur le dos, puis étira ses bras pour les passer autour du cou du Nain qui lui dit bonjour et lui demanda si elle avait bien dormi avant de l'embrasser : - « Bonjour ! » répondit-elle. – « Oui j'ai pas trop mal dormi mais tu m'as manqué. J'ai juste fait un rêve bizarre, Smaug me poursuivait, il était tombé amoureux de moi et voulait m'épouser non mais je te jure, ce que le cerveau peut débloquer des fois ! Je suppose que tu as dormi en bas avec la compagnie, ils n'ont pas trouvé étrange que tu puisses être libre de venir et de repartir ? »

Thorin s'était couché sur le côté en reposant sa tête sur sa main et regardait son Unique d'un air pensif il lui dit : - « J'en ai discuté avec Balin, lui aussi trouve bizarre le comportement de ce maudit elfe nous allons rester sur nos gardes, tôt ou tard il finira par me demander quelque chose. » Il fit un demi-sourire et ajouta : - « Tu as une imagination débordante mon aimée, le seul que tu épouseras… » Il laissa sa phrase en suspens, Thorin se rapprocha pour prendre ses lèvres et finit de dire : - « Ce sera moi mon amour, par notre union je te ferai reine. » Les yeux du nain témoignaient de toute la tendresse qu'il éprouvait pour elle tandis qu'il lui caressait la joue.

Marie-f se sentit gênée et garda le silence. Elle se leva pour que Thorin ne puisse pas voir son trouble du fait qu'il ait parlé de leur mariage et de la possibilité qu'il fasse d'elle sa reine. La sincérité et l'honnêteté de son nain lui fit une pointe au cœur sans parler de Thranduil et d'une éventuelle requête que l'elfe ferait, tous ces mensonges et ces secrets lui pesaient sur la conscience.

Elle partit dans la salle de bain, laissant Thorin dans le lit elle éleva la voix pour qu'il puisse l'entendre : - « Camille nous a proposé de partager un repas ensemble, enfin je veux dire tous les quatre. » Elle se douta bien que Thorin allait mal le prendre, s'asseoir à la même table que son ennemi, ça n'allait pas être de la tarte pour le convaincre. Depuis la chambre, Thorin gardait le silence elle commença à faire sa toilette, il lui restait encore un petit bout de dentifrice dans son tube. Elle se lavait les dents quand deux mains l'attrapèrent par la taille et la firent sursauter de peur. Thorin la retourna et eut un moment de recul et de dégoût en la voyant la bouche pleine de mousse blanche elle lui dit : - « Bin quoi ? C'est important l'hygiène dentaire, ici vous n'avez pas de dentiste, il faut que je fasse gaffe, j'ai pas envie qu'on me les arrache avec une tenaille. »

Le nain s'assit, les jambes tendues contre le bord de la baignoire pour laisser son Unique se laver.

- « Bon, tu n'as toujours rien dit pour le repas on pourrait parler de ce que nous avons vu Camille et moi, vous aurez nos conclusions. » Elle pensa "voilà un argument pour le convaincre".

Thorin, qui avait les bras croisés et le front plissé, n'était pas vraiment convaincu par ce que venait de dire son Unique il cherchait un prétexte pour échapper à ce repas. La porte de leur chambre s'ouvrit, ils entendirent Camille les appeler Marie-f répondit : - « On est dans la salle de bain. »

- « Vous êtes visibles au moins ? Je ne voudrais pas être choquée. »

Thorin leva les yeux au ciel, Camille venait juste d'arriver et le nain était déjà agacé par ses réflexions. Marie-f s'approcha de lui et l'embrassa avant que son amie ne les rejoigne elle lui dit à l'oreille : - « Je sais que je t'en demande beaucoup, mais peux-tu prendre sur toi juste quelques heures pour ce repas, s'il te plait ? » Elle attrapa sa tête entre ses mains et y déposa un baiser appuyé pour le convaincre un peu plus.

Camille déboula dans la salle de bain juste au moment où les Uniques se séparaient de leur baiser, elle mit une main sur ses yeux et leur dit : - « Franchement vous abusez, vous saviez que j'arrivais, vous pourriez être plus discrets. »

Thorin, qui n'avait plus envie de se laisser faire, rétorqua : - « Mais personne ne vous a autorisée à entrer dans la chambre. Pour la discrétion, vous non plus ce n'est pas votre fort, chez moi on frappe avant d'entrer dans une pièce. »

Marie-f se frappa le front avec le plat de la main en les entendant Thorin était tombé dans le jeu de Camille à celui qui vannerait le plus. Un nain pas très patient, une amie qui aimait le mettre en boite et un roi elfe qui en savait un peu trop, ce repas allait être très rock and roll pour elle.

- « STOP ! Temps mort tous les deux, j'aimerais finir de me préparer, recevoir Thranduil en chemise de nuit ça le fait pas trop. Thorin, je te conseille d'aller fumer ta pipe pour te détendre dehors, et toi Camille, ou tu restes avec moi, ou tu sors, c'est clair ? »

- « Bon ok je reste avec toi, et pardon Thorin, je ne peux pas m'empêcher de vous balancer des trucs, c'est plus fort que moi. » Elle papillonna des yeux pour chercher le pardon de Thorin.

Le nain ne répondit pas, il s'approcha de son Unique et la plaqua contre lui en l'agrippant par les fesses pour un baiser très très passionné Marie-f, sous la surprise de ce baiser, avait la tête qui tournait. Avant de quitter les jeunes femmes, Thorin s'adressa à Camille : - « Là vous pourrez dire que vous êtes choquée. » Il partit, content d'avoir pu remettre à sa place cette humaine à la langue bien pendue.

"Un point pour Thorin, zéro pour Camille" voilà où en était Marie-f, à compter le score, c'était vraiment pas possible.

- « Non Camille, ne répond pas, j'en ai marre de vous entendre car ça ne finira jamais entre vous deux bon, dis-moi ce que je pourrais porter ? »

Camille ouvrit une grande penderie, plusieurs robes courtes étaient suspendues, elle en attrapa une et la tendit à son amie. Marie- f se regarda dans le miroir avec la robe toujours sur son cintre, elle approuva avec un sourire. La robe qu'elle avait choisie était toute simple, de coupe droite. Son encolure ronde laissait les épaules nues, elle se fermait par un long lacet dans le dos, les manches s'arrêtaient aux coudes, et un large ruban soutenait la poitrine la longueur du devant de la robe était plus court que le derrière, c'est ce qui faisait l'originalité du vêtement, c'est pour cela que Marie-f avait dit oui.

Le temps passa et l'heure du repas approcha.

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

\ PDV Marie-f /

Nous étions tous les quatre attablés, la discussion avait du mal à se faire Thorin n'avait visiblement aucune envie de faire un effort, malgré les coups de pied que je lui mettais sous la table. Thranduil leva la tête de son assiette et me demanda : - « Que faisiez-vous dans votre ancien monde Marie-f ? Camille était dans la mode, elle m'a expliqué que beaucoup de femmes appréciaient ce qu'elle faisait, et vous ? »

J'allais mettre ma fourchette dans la bouche lorsque leurs yeux se posèrent sur moi, ils attendaient ma réponse, il n'y avait que Thorin qui connaissait une partie de mon travail il faut dire que je ne lui avais quasiment rien confié de ma vie passée, juste que je travaillais avec Richard dans la construction de bateaux. Je reposai ma fourchette et attrapai ma serviette pour m'essuyer la bouche.

- « J'habitais une grande ville au bord de la mer, l'entreprise où je travaillais construisait des bateaux de luxe, j'avais sous mes ordres plusieurs hommes et femmes. Mon travail consistait à valider si le bateau pouvait prendre la mer ou non. » Je fis une pause pour ajouter, un peu gênée : « Cette entreprise, je l'avais créée avec mon ex-mari. »

Thranduil parut étonné : - « Vous voulez dire que vous avez été mariée ? Quand vous dites "ex", c'est qu'il est mort ? Pardon, je ne voulais pas être indiscret. »

- « Non, il n'est pas mort. Dans notre monde, quand on ne s'aime plus, on se sépare, que l'on soit mariés ou non il suffit de signer des papiers pour que tout finisse. » Je dis cela en regardant Thorin.

- « Voilà une bien étrange coutume », dit Thranduil, « pour nous les elfes, et je pense que pour les nains il en va de même… » Il regarda Thorin. « …La personne avec laquelle nous choisissons de nous unir, c'est pour la vie mais il peut y avoir des exceptions, regardez-nous Camille et moi. » Il dit cela pour se rattraper, il voyait mon air embarrassé et les regards que Thorin m'envoyait.

Le silence reprit, je n'osais plus rien dire. Une sonnerie retentit dans le salon où nous dînions tous les quatre.

Camille fut la première à réagir et dit : - « Marie-f, je crois que ton téléphone sonne ! »

- « C'est pas possible, il n'y a pas de réseau ici. » Dis-je.

- « Regarde, il est allumé ! »

Je me levai pour voir, je portais ma main à la bouche lorsque je vis le nom qui s'affichait sur l'écran tous se levèrent en voyant ma réaction, ma main se mit à trembler lorsque je décrochai.

- « Allo Richaarrrd, c'est toi ? »

- « Ho! Marie-f, on m'a enlevé et torturé, j'ai été obligé de dire ton nom et Mirkwood. C'est grâce à la magie que je peux communiquer avec toi il y a quelqu'un qui veut te parler, c'est Bilg, non, Balg. »

- « Tu veux dire Bolg ? » Je me tournai pour regarder Camille et je posai mon I-Phone sur la table pour le mettre sur haut-parleur afin que tous entendent.

Une voix gutturale retentit dans la pièce : - « L'Humaine que l'on nomme Marie-f, viens retrouver mon maître si tu veux que ce Richard vive. »

La porte s'ouvrit sur un soldat de la garde de Thranduil : - « Seigneur, nous sommes assiégés par des orcs ! »

- « C'est bon, je viens, ne lui fais pas de mal. » Dis-je sans regarder ceux qui m'entouraient.

Le téléphone s'éteignit de lui-même.

Thorin m'attrapa par les épaules et me dit : - « Non, tu ne peux pas aller avec ce monstre il n'y a pas de marché qui tienne, je refuse que tu te livres pour ce Richard, si c'est bien lui. »

Je regardai Camille furtivement, elle avait compris la pièce manquante à nos questions venait de me téléphoner.

- « Thorin, je n'ai jamais dit que je me livrerai. » Je me détachai de lui pour sortir de mon sac ma petite arbalète et lui dis : - « C'est avec ça que je vais aider Richard, comme je l'ai fait pour vous avec les trolls. »

Nous nous trouvions tous dans le grand hall derrière les grandes portes se trouvait une armée d'orcs et mon ex-mari. J'avais les mains qui tremblaient, j'étais à présent moins sûre de moi. Thorin le vit, il attrapa ma main libre et me dit : - « Tu n'es pas obligée de faire ça, pas après ce qu'il t'a fait. »

- « S'il devait mourir ici par ma faute, je pense que j'aurais du mal à me regarder dans une glace. C'est peut-être un nul, mais il n'en reste pas moins celui qui a partagé une partie de ma vie. Je peux t'assurer que rien ne changera entre nous mon amour. » Je l'embrassai tendrement.

Je fis signe à Thranduil pour que l'on ouvre une des portes je cachai ma main armée dans mon dos. Je poussai un long souffle pour évacuer mon stress, j'avançai la tête haute et le pas assuré pour ne pas montrer ma peur.

\ PDV général /

Camille s'approcha de Thorin et lui dit : - « Vous avez une femme très courageuse, ne doutez jamais d'elle. »

Thorin regardait partir Marie-f et lui répondit : - « Non, ce n'est pas du courage, c'est de l'inconscience si ça tourne mal… Camille, je ne veux pas la perdre. » Son cœur se serra à cette pensée.

- « Pour ça ce n'est pas un problème, regardez plus haut. »

Thorin leva les yeux et vit qu'au-dessus des portes, il y avait des passerelles où plusieurs elfes étaient armés d'arcs et d'arbalètes géantes, prêts à tirer pour défendre Marie-f ils visaient les orcs par des meurtrières de la grandeur de leurs armes.

\ PDV Marie-f /

Je vis Richard, il était dans un sale état, sa chemise en jean était couverte de sang et son pantalon en toile était déchiré aux genoux il se tenait un bras qui avait l'air salement amoché.

Je restais à une bonne distance pour parler : - « Bon, je suis là. Bolg, relâche-le, c'est entre toi et moi Richard, regarde-moi. Bolg, qui est ton maître ? Richard, tiens-toi prêt à courir allons Bolg, tu peux me le dire à présent. Richard, à trois tu fonces vers les portes, ok ? » Il fit signe que oui, je parlais vite pour embrouiller Bolg je me préparai à tirer. « 1, 2, 3 ! » Je tendis mon bras pour loger une flèche dans l'épaule armée de Bolg, il poussa un cri de douleur Richard détala comme un lapin et entra dans la forteresse. Je marchais en même temps à reculons pour tirer encore une flèche dans le ventre du monstre albinos. La porte se referma devant moi avant que les orcs ne réagissent, et une pluie de flèches et de javelots en bois s'abattit sur les assaillants. Je me suis mise à trembler, je n'en revenais pas de ce que je venais de faire quelqu'un m'attrapa dans ses bras, je pensais que c'était Thorin mais il était bien trop grand. Richard me colla contre lui et me dit : - « Marie-f, merci, pardon pour ce que j'ai fait mais il m'a torturé si longtemps… J'ai essayé de tenir mais à chaque fois c'était plus violent. »

Il perdit l'équilibre, il tomba sur un genou et partit en arrière en s'évanouissant je dus me défaire de ses bras pour ne pas tomber avec lui.

Camille s'approcha de nous et regarda Richard : - « C'est lui ton ex alors ?! » Elle s'approcha plus près et ajouta : - « Non mais c'est pas possible comme il lui ressemble ! » Elle regardait Thorin, elle faisait des va-et-vient de la tête pour les comparer.

- « Marie-f, il est super... » Elle ne finit pas sa phrase, mais Thorin l'écoutait.

- « Camille, je vous en prie, finissez votre phrase, il est quoi ? » Dit le nain, qui avait du mal à digérer que l'Humain ait pu prendre son Unique dans les bras.

- « Eh bien, je voulais dire, avec une barbe plus longue... »

- « Ferme-la, Camille. » Dis-je.

- « Non, j'insiste. » Dit Thorin.

- « … Une barbe et une tignasse plus longue… »

- « Non Camille, je t'en prie. » Recommençai-je, implorante.

- « Marie-f, arrête de lui couper la parole veux-tu ! » S'énerva Thorin.

- « Bon ok, il vous ressemble énormément, on dirait des jumeaux mais lui est plus grand. Je comprends que Marie-f soit attirée par vous, voilà je l'ai dit.

Thranduil appela des soigneurs pour transporter Richard dans leurs officines je n'osais plus regarder Thorin après les déclarations de Camille, qu'allait-il penser de moi ? Mais quel boulet celle-là à dire tout haut ce qu'elle pensait !

UN CHAPITRE TRES LONG, MAIS J'AVAIS DU MAL A LE COUPER DONC VOUS SAVEZ QUI EST LE NOUVEAU VENU, PAS TROP DÉÇUS J'ESPERE ! MERCI POUR VOS MESSAGES ET LES PETITES ETOILES QUI ME FONT TOUJOURS PLAISIR, MERCI INFINIMENT.