Chapitre 35 : Snape & Lien

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Orion dormit à peine les jours suivants et passa toutes ses heures éveillées à lire et finir le livre de Sylvester, ainsi qu'à dévaliser la bibliothèque des Malfoy. A chaque fois, dans le livre de Sylvester, il y était écrit 'Un Nécromancien devrait savoir ceci', 'les connaissances secrètes des Nécromanciens ne sont pas rendues publiques', ou 'Les livres uniques de Corelus Pommel ont sûrement cette information', dès qu'il spéculait sur des choses qui pouvaient être faites avec un morceau d'âme ou une âme complète.

Qui était Corelus Pommel ? Orion se souvenait d'avoir vu le nom du sorcier pour la première fois, lorsqu'il avait lu le chapitre sur les expériences de Sylvester en faisant un Horcruxe animal et humain. Pommel était mentionné dans la partie technique qu'il avait lu en diagonale. Mais à part cela, le nom du sorcier était mentionné sans plus d'informations sur lui.

Orion avait pillé la bibliothèque des Malfoy et n'avait rien trouvé sur lui non plus. Au moins, les Malfoy lui avaient rendus la paix lorsqu'il avait cinglé agacé qu'il travaillait pour ses BUSEs. Draco l'avait regardé comme s'il devenait fou, Narcissa semblait inquiète et Lucius était satisfait qu'il dédise autant de temps à ses études, envoyant à Draco un regard froid qui signifiait clairement qu'il devrait songer à en faire de même.

Il avait reçu et donné ses cadeaux de Noël avec absence. Souriant seulement lorsque Lezander lui avait offert cinq ensembles de vêtements vampiriques chacun très stylé, impressionnant et confortable.

Le quatrième jour des vacances, tôt le matin, Orion alla au Manoir des Black par poudre de cheminette. Il passa toute la matinée, et une partie de l'après-midi à rechercher dans la bibliothèque des informations sur Corelus Pommel et tout ce qui pourrait l'aider avec les Horcruxes.

Aux environs de quatre heures moins dix dans l'après-midi, déjà épuisé et extrêmement déçu de ne rien avoir trouvé et après qu'un sorcier soit passé sur invitation pour le portoloin, Orion se laissa tomber dans le fauteuil de son père, derrière le large bureau et demanda un verre de Firewhisky à un elfe de maison.

Il l'avala cul-sec, et s'assit là, attendant Snape alors que ses pensées tourbillonnaient en lui.

Une chose traversa son esprit, c'était que s'il réussissait à bouger le morceau d'âme de l'Horcruxe dans un autre objet, il ne serait plus tenu par le serment qu'il avait fait. En effet, son serment, avait bien spécifié qu'il ne détruirait pas l'Horcruxe dans l'anneau des Gaunt, ne disant rien d'autre pour les objets. Au moins, il était soulagé d'avoir fait un serment aussi déviant que celui de Tom.

Donc il pouvait toujours utiliser ce petit morceau d'âme contre Voldemort. Il avait pensé à utiliser l'anneau tel quel, contre Voldemort. Mais la vérité était qu'il n'était pas encore réellement préparé à détruire l'Horcruxe, et Voldemort pourrait facilement découvrir que c'était du bluff. D'un autre côté, il ne voulait pas utiliser l'anneau comme un moyen de pression parce que c'était également une Relique. Voldemort pourrait le lui prendre il ne fallait pas qu'il prenne le risque.

Orion soupira. Mais à la vitesse où il allait, il ne savait pas quand il trouverait un moyen de bouger l'Horcruxe. Ou quand il pourrait utiliser la Pierre pour aider son père.

Soudainement, il entendit un pop et leva la tête.

Snape était là, regardant la pièce avec un dédain évident dessiné sur ses lèvres.

Orion se leva de son fauteuil et dit calmement, « Je suis content que vous soyez venu. Il fait bon de vous voir. »

« Je vous assure que vous êtes le seul, » ricana Snape. « Pensez-vous que je n'ai rien d'autre à faire de mieux pendant mes brèves périodes de vacances que de venir dans le manoir de votre cabot de père et de supporter votre présence ? »

« N'appelez pas mon père un cabot ! » Gronda Orion. « Peu importe ce que vous pensez de lui, vous le respecterez en ma présence, comme je vous respecte. »

« Comme vous me respectez ? » cracha Snape furieusement en avançant d'un pas menaçant. « Alors que vous avez forcé une toile de mémoire dans mon esprit et que maintenant vous me faites venir à votre bon vouloir ? »

« Vous savez que j'ai lancé la toile pour me protéger, et je vous ai appelé parce que nous avions des choses à nous dire, » répondit Orion calmement alors qu'il s'asseyait sur l'accoudoir du fauteuil. Il fit un mouvement de la main vers le sofa face à lui. « Asseyez-vous je vous prie. »

Snape resta debout le regardant avec une expression pleine de mépris et de dédain.

Orion arqua un sourcil et s'adossa mieux contre le fauteuil. « Allons, Snape, ne nous entendrons-nous donc jamais ? »

« Pas lorsque vous me forcez à prendre un satané portoloin et venir ici ! » Cingla Snape.

« Vous auriez pu refuser, » pointa Orion.

« Et avez-vous dit au Lord Noir que je suis un espion pour Dumbledore ? » siffla Snape irrité.

« Vous aviez un choix, chacun avec des conséquences, et vous avez choisi le moins démoniaque des deux. Je ne vois pas cela comme une obligation à faire quoi que ce soit, » répondit Orion calmement.

« Arrogant et présomptueux ! » cracha Snape. « Juste comme votre dégoûtant de pè… »

« Je veux que vous envahissiez mon esprit, » interrompit Orion d'une voix tranchante.

Les yeux obsidiennes de Snape s'écarquillèrent et il eut une expression malveillante. « Avec plaisir. »

Snape leva instantanément sa baguette et cingla avec ravissement, « Legilimens ! »

Le corps d'Orion frappa brutalement le dos du fauteuil, mais il garda ses souvenirs fermement verrouillés et un esprit vide. Leurs regards étaient l'un dans l'autre, et il sentait Snape pousser férocement essayant de briser ses barrières et atteindre les souvenirs.

'Pas mes souvenirs', siffla Orion dans son esprit et en conservant son regard dans celui de Snape. 'Vous ne pourrez pas les voir ils sont protégés. Je veux que vous atteignez quelque chose de plus inhabituel en moi.'

Mais Snape n'écouta pas, continuant de pousser contre ses barrières d'Occlumencie.

Orion le repoussa alors violemment de son esprit et il vit Snape trébucher de quelques pas.

« Pas mes souvenirs, j'ai dit ! » Cingla Orion à voix haute. « Cherchez quelque chose de plus étrange ! »

Snape intensifia son invasion, mais cette fois-ci rechercha autour de l'esprit d'Orion, tâtonnant douloureusement.

Soudainement, la force dans son esprit se retira et Snape le regarda intensément.

« Vous avez une connexion d'esprit avec quelqu'un. »

Orion hocha la tête. « Je pensais que vous le trouveriez. Je ne le peux pas moi-même, peut-être parce que je ne suis pas aussi expérimenté que vous l'êtes en Occlumencie et Légilimencie. » Il bloqua ses yeux dans ceux de Snape, et ajouta calmement, « C'est ainsi que j'ai vu vos souvenirs sur ma mère et comment j'ai su que vous aviez dit au Lord Noir quelque chose sur la prophétie. C'est une connexion avec le Lord Noir. J'ai vu ce qu'il a fait, quand il a envahi votre esprit il y a des années de cela. »

Snape s'assit brusquement sur le canapé, et plissa des yeux. « Vous avez une connexion avec le Lord Noir et pourtant vous parlez avec moi ? Vous me mettez en danger ! »

Orion ricana. « Vous n'avez pas pu voir mes souvenirs, si ? Le Seigneur Noir non plus. Je maîtrise assez l'Occlumencie pour empêcher cela. »

« Est-ce qu'il est au courant de la connexion ? » siffla Snape.

« Oui, » dit Orion calmement. « J'ai pu voir à travers ses yeux. J'ai eu des visions sur ce qu'il faisait, mais il n'a détecté ma présence qu'une seule fois, et donc il a découvert qu'Harry Potter était en vie. Mais il ne sait pas que c'est moi. »

« Vous devriez essayer davantage de garder votre esprit fermé ! » rétorqua Snape durement. Ses yeux noirs étaient plissés et il ricana, « Mais peut-être que vous appréciez avoir ces visions, Black. Peut-être que cela vous fait vous sentir spécial… important ? »

« Non, » siffla Orion, sa mâchoire serrée et ses doigts fermement accrochés autour de l'accoudoir de son fauteuil. Il inspira profondément et se calma. « Elles ont été utiles dans le passé. Mais plus maintenant. Il me bloque. Peu importe, je voulais vous demander si vous saviez quel genre de connexion c'était ? Comment cela s'est formé ? »

« Non, » répondit Snape froidement. « Je n'ai jamais vu quelque chose comme cela. Je peux simplement supposer que c'est relié à votre cicatrice. »

« Oui, je le pensais également, » dit Orion en frottant son front. Il ouvrit ses yeux sur Snape. « Que dit la prophétie ? »

« Ce ne sont pas vos affaires ! » Cingla Snape.

« Pardon ! Je sais que le Lord Noir a voulu me tuer à cause d'elle ! » rétorqua Orion furieux. « Si vous ne me le dites pas alors j'aurais cette information par la force ! »

« J'aimerais bien vous voir essayer, » siffla Snape d'une voix menaçante et en agrippant sa baguette.

Orion plissa des yeux mais fronça soudainement les sourcils. Il regarda Snape intensément et dit calmement, « Vous ne pouvez pas me le dire, n'est-ce pas ? Même si vous le vouliez, vous ne pouvez pas. Dumbledore a dû vous faire jurer de ne rien dire à personne. Ca tombe sous le sens. Ca a dû être après que vous l'ayez dit au Lord Noir et quand vous êtes allé voir Dumbledore. Dans l'accord passé, il vous a mis sous serment, non ? »

Snape arqua un sourcil et toussa, « Pas un simple serment, imbécile, c'était un Serment Inviolable. »

Orion serra les poings furieusement. « Cette sale chouette manipulatrice ! »

Les lèvres de Snape s'ourlèrent d'amusement face à la colère d'Orion.

Orion lui envoya un regard noir et cingla, « Vous n'avez pas juré de lui rester loyal, n'est-ce pas ? »

« Je ne suis pas un fou, gamin, » siffla Snape. « J'aime pouvoir garder des alternatives. »

« Pas cette fois, Snape. Cette fois est venu le moment de choisir. Je vous ai donné assez de temps pour y penser. Donc, quel est votre camp ? »

Les narines de Snape montraient sa fureur. « Vous n'avez aucun droit de me pousser à choisir si je soutiens le Lord Noir ou Dumbledore ! »

Orion lui sourit narquoisement. « Oh, non, vous ne m'avez pas compris. Ce ne sont pas vos seules alternatives. Je sais que vous haïssez le Seigneur des Ténèbres et je suis certain que vous méprisez Dumbledore, mais restez avec lui pour vous venger. Donc je vous donne un troisième choix qui pourrait être plus à votre convenance. » Il perça Snape de ses yeux et dit calmement, « Rejoignez-moi. »

Snape arqua un sourit et rit vicieusement. « Vous n'êtes qu'un insolent ! Vous pensez que vous pouvez à la fois vous dresser contre Dumbledore et le Seigneur Noir ? »

« Dumbledore, avec le temps, sans soucis, » rétorqua Orion calmement. « En ce qui concerne le Lord Noir, ça dépend de lui. Je ne le tuerai pas si… »

« Vous devez le tuer ! » Interrompit Snape d'une voix tranchante. « Vous n'avez pas d'autre choix ! »

Orion plissa des yeux. « Pourquoi cela ? »

Snape resta adossé contre le canapé et sourit narquoisement, « Qu'est-ce qui vous fait penser que le Lord Noir fera en découvrant que vous êtes Harry Potter, hmm ? Vous donner une tape dans le dos et dire 'Bravo de m'avoir berné toutes ces années, en prétendant être mon partisan, et en ayant récupéré des informations sur moi et mes Deatheaters' ? » Il rit méchamment, et quand il s'arrêta, il ajouta férocement, « Il vous tuera dès qu'il découvrira la vérité ! Il a tué pour bien peu ! Vous l'aurez ridiculisé devant tout le monde ! »

Orion bougea inconfortablement dans son fauteuil. Il le savait déjà, bien entendu. C'était pourquoi il avait remis à plus tard l'idée de mettre Voldemort au courant, parce qu'il n'était pas certain de comment Voldemort réagirait. Sa haine pour Harry Potter était profonde. Et il avait décidé avec rationalité qu'il dirait la vérité à Voldemort après être devenu son Deatheater ou son Consort. Voldemort n'aurait plus autant de raisons de le tuer après, il l'espérait. Oh, il avait considéré combattre Voldemort pour sa vie, mais la vérité était qu'il ne connaissait pas le vainqueur du duel. Ils pourraient se tuer l'un et l'autre. Ou Voldemort pourrait être plus puissant que lui, il n'avait jamais vu l'étendue entière de ses pouvoirs. D'un autre côté, ce que Tom lui avait dit lui faisait voir les choses avec plus d'objectivité. Tuer Voldemort, avant la guerre serait une grande perte pour les Ténèbres. Et pouvait-il réellement tuer Voldemort de sang-froid ? Le voulait-il ?

« Vous n'êtes plus aussi confiant ni présomptueux, hein ? » Dit Snape cruellement en sortant Orion d'une question bien difficile à répondre ses sentiments jouant en lui.

Snape continua à ricaner, « Pas comme la dernière fois, quand vous m'avez assuré que le Lord Noir ne vous tuerait pas en découvrant que vous étiez Harry Potter. » Puis il ajouta avec un rire dérisoire, « Parce que vous êtes l'un de ses plus puissants partisans. »

Orion lui envoya un regard noir. « Vous ne savez rien de Voldemort et moi, et comment nous sommes l'un vis-à-vis de l'autre. Que je le tue ou non, ce ne sont pas vos affaires. Même si je ne le fais pas, je m'opposerai à lui peu importe comment. »

« Si vous ne voulez pas le tuer, » grogna Snape, « Alors qu'ai-je à gagner en m'alliant à un garçon inexpérimenté et sans pouvoir comme vous ? »

« Vous venez de toucher juste, » rétorqua Orion froidement. « Vous vous allierezà moi. Je ne vous traiterai pas comme un mignon comme le font Voldemort et Dumbledore. Et par-dessus tout, je ne suis pas sans pouvoir. »

Snape ricana et fut sur le point de rétorquer avec acidité lorsqu'Orion l'interrompit impatiemment. « Je ne suis pas ici pour vous démontrer mes pouvoirs. Vous ne perdez rien en devenant mon allié. Si je meurs, alors vous serez libre de donner votre loyauté à qui vous le souhaitez. »

« Comme si j'avais besoin de votre permission pour cela, » cingla Snape. « Soyez assuré que c'est exactement ce que je ferai. Je ne vous vois pas rester en vie bien longtemps avec votre attitude arrogante ! »

« Ce n'est pas de l'arrogance ! » Siffla Orion. « Je suis bien plus de ressources que vous ne pouvez l'imaginer. J'ai de quoi faire chanter Voldemort, je vois occasionnellement ses plans, je sais comment ses Deatheaters opèrent et il m'apprécie à ma valeur maintenant. Je lui dirai bientôt qui je suis, après l'été. Et je le ferai d'une telle façon qu'il ne voudra pas me tuer. Au-delà de cela, j'ai des partisans. Ils sont encore jeunes, je vous l'accorde, mais ils deviendront des adultes puissants dans quelques années, lorsque la guerre commencera. Et vous êtes conscient que j'ai vu Remus, vous m'avez vu avec lui la nuit où mon père a été emmené à Azkaban. Remus me soutient également. Sans mentionner que j'ai mon propre espion auprès de Dumbledore, et vous n'avez pas besoin de connaitre son identité. »

« Vous n'êtes pas seulement stupide mais naïf également, » Cingla Snape. « Le Lord Noir n'apprécie personne ! Dès que vous ne lui serez plus utile, il vous tuera. Et je doute que vos capacités de persuasion vous sauveront de son sort de mort, quand vous lui direz qui vous êtes. Et je ne vois pas ce que le loup-garou a à voir avec tout cela ! »

Orion lui sourit narquoisement. « Oh, Remus a beaucoup à voir avec cela. Ne croyez pas que je vous dis tout cela parce que je vous fais confiance, ce n'est pas le cas. Mais la toile en vous ne vous permettra pas de répéter un mot de tout cela. Donc je peux vous le dire. Le Loup-Garou Alpha que vous cherchez désespérément est Remus. »

Snape arqua un sourcil incrédule et dit d'un ton méprisant ? « Ce loup-garou ne tuerait pas une mouche, encore moins devenir un loup-garou alpha. »

« Oh, Remus a changé pour le mieux, » rétorqua Orion malicieux. « Et il a le contrôle de toutes les meutes d'Angleterre sauf de Greyback. Et je parie qu'il travaille dessus. Et j'ai son soutien, et avec lui, celui de toutes les meutes. »

Snape devint pensif, bien que son visage ne perdait pas son air insatisfait. Finalement, dit-il, « Que m'offrez-vous, si je m'allie à vous ? »

« Un échange d'informations pour le moment, » répondit Orion. « Nous pourrions nous aider l'un et l'autre. Nous marchons tous les deux sur une ligne fine. Avec mes informations, je peux vous aider à éviter de titiller les soupçons de Dumbledore et du Lord Noir, pendant que vous jouez votre rôle d'espion. Et je vous aiderai si le Lord Noir vous accuse de quoi que ce soit. Quand la guerre commencera, et que je formerai mon propre groupe, vous pourrez nous soutenir. Je sais que vous n'êtes pas satisfait avec vos alternatives actuelles, donc vous pouvez me considérer comme un point neutre. Du côté des Ténèbres mais m'opposant parfois au Lord noir juste pour m'assurer qu'il ne fasse rien qui réduise nos chances pendant la guerre, ou quelque chose que nous n'aimons pas. Vous devez comprendre que l'on a besoin du Seigneur Noir pour la bataille. Perdre sa puissance serait un gâchis. Je peux vous demander de m'aider pour des choses mineures, comme vous le pouvez également. »

« Comme quoi ? » demanda Snape suspicieux et en plissant des yeux.

« Comme ce que vous avez fait en regardant dans mon esprit, » dit Orion calmement. « Des choses que je ne peux pas ou ne sais pas faire moi-même, mais qui ne représentent aucun danger pour vous. »

« Très bien, un échange d'informations, alors, » dit Snape.

« Et du soutien, » ajouta Orion sévèrement.

« Oui, » siffla Snape impatient.

« Bien, » dit Orion avec un petit sourire, « Nous pouvons faire nos serments, alors. »

« Je ne ferai pas de serment de sorcier ! » cingla Snape.

« C'est la seule façon pour que nous puissions assez nous faire confiance, et pour être capable de travailler ensemble ! » cingla Orion. « A présent, j'ai un avantage sur vous avec la toile que j'ai créée dans votre esprit. C'est aussi pour votre bien. Vous me donnerez plus d'informations, et avec plus de volonté, si vous savez que je suis également amené à faire de même pour vous aider. »

« Très bien, » dit Snape à travers ses dents serrées.

Puis ils commencèrent à avancer leurs mains l'une vers l'autre pour dire leurs serments alors que les mains s'attrapaient, quand Orion ressentit soudainement une explosion de rage consumante.

Il grogna de douleur alors qu'il plaquait sa main contre son front. Il était si furieux, si ivre de rage qu'il voulait juste tout mettre en pièces et tuer tout le monde à vue. Avec un grand effort, il se frotta le front pour se concentrer, Orion se força à distinguer ses émotions de celles de Voldemort. Après des minutes vraiment douloureuses de combat contre lui-même, hoquetant pour retrouver sa respiration, Orion s'affala contre le fauteuil.

'Il sait,' pensa Orion éberlué. 'Voldemort sait que la maison des Gaunt a été cambriolée. Il a dû le voir de son Manoir. Et il a dû vérifier si son Horcruxe était toujours en place. Donc il savait que quelqu'un l'avait volé.' Orion secoua sa tête douloureuse et sourit narquoisement. Oh, Dumbledore avait des ennuis maintenant. Aucun doute qu'il serait le premier suspect de Voldemort.

« Qu'est-ce que c'était ? » Cingla Snape. Il plissa des yeux et dit glacialement, « c'était votre connexion, non ? »

Orion le regarda surpris, il avait oublié que Snape était ici. Il sourit narquoisement. « En effet. et je vais vous en dire plus, et donc vous aider si nous prêtons serment maintenant. »

« Très bien, allons-y. » cracha Snape. « Je n'ai pas toute la journée. »

Puis ils agrippèrent rapidement leurs mains et dirent prudemment leur serment, inspectant chacun les mots qu'ils avaient à l'esprit avant de les dire n'acceptant rien de plus que ce qu'ils avaient dit.

Aussi tôt que la magie s'installa après la fin des serments, Orion resta sur son fauteuil, satisfait.

« Vous partirez aussitôt que le Lord Noir vous appellera, j'en suis certain. Mais avant tout, je dois savoir quelque chose. » Il montra son anneau à Snape et dit, « C'est un portoloin que le Lord Noir a fait pour moi. Pouvez-vous reconnaitre le sort ? Y'a-t-il un moyen de le désactiver ? »

Snape fronça les sourcils et l'observa avec le professionnalisme d'un Maître de son Art, il commença à lancer sort sur sort sur l'anneau. Beaucoup qu'Orion avait déjà utilisé, et d'autres qu'il ne connaissait pas.

Après quelques minutes, Snape dit avec un froncement de sourcils profond, « Je ne sais pas quel sort il a utilisé, mais ses propriétés sont remarquables, similaires à la Marque Noire. Il peut vous appeler à lui. Mais il ne peut pas vous faire mal ? »

« Ca brûle mais ça ne va pas au point de me causer une douleur insupportable comme votre Marque, » répondit Orion avec un froncement de sourcils. « Et il traverse les barrières de protection de Durmstrang, me permettant de revenir, ce qui ne devrait pas être possible. » Il soupira et ajouta, « C'est vraiment un sort puissant, sans aucun doute. Mais savez-vous comment l'annuler ? »

« Non, » répondit Snape courtement.

Orion hocha la tête. C'était trop demander à Snape qu'il résolve le problème pour lui. Il le regarda et demanda pensivement, « Et que pouvez-vous me dire sur la Marque Noire ? »

Snape écarquilla les yeux et dit durement, « Ne la prenez jamais, c'est le meilleur conseil que je puisse vous donner. »

« Pourquoi ? » dit Orion avec un autre froncement.

« Parce que la magie de la Marque se lie à votre noyau magique. Il n'y a aucun moyen de l'enlever. Personne ne sait quel sort le Lord Noir utilise pour la créer. »

« Avez-vous essayé… ? »

« Bien sûr que j'ai essayé ! » Cingla Snape furieux. « J'ai essayé tout ce qui me passait par la tête pour me débarrasser de ma Marque ! Mais je n'ai jamais réussi, personne ! »

« Vous dites que vous ne savez pas quel sort le Seigneur Noir utilise, » dit Orion avec un air pensif, « mais il le lance devant vous. Est-ce de la magie en fourchelang ? »

« Oui, » Cingla Snape. Puis il ajouta sarcastique, « Mais ne pensez pas que parce que vous êtes aussi fourchelang, vous serez capable de vous en débarrasser. C'est un sort de l'invention du Lord Noir et extrêmement complexe en le regardant. »

« Comment savez-vous que je suis fourchelang ? » Grogna Orion en plissant des yeux.

Snape toussa dédaigneusement. « Tous les Deatheaters d'un certain rang le savent. »

« Est-ce que vous l'avez dit à Dumbledore ? » dit Orion d'une voix froide et dangereuse.

« Non, » cingla Snape. « Pas par considération pour vous, je vous l'assure. Mais parce que vous aviez déjà lancé la toile dans mon esprit quand je l'ai découvert. »

Orion s'apaisa et Snape commença à se lever de son siège.

« Attendez, » dit Orion en verrouillant son regard à celui de Snape. « Une dernière question. »

« Oui ? » Cracha Snape impatiemment.

« Qu'est-ce que le Département des Mystères ? »

« Qu'avez-vous dit ? » dit Snape très calmement et Orion vit avec stupéfaction que Snape était énervé.

« J'ai dit, qu'est-ce que le Département des Mystères ? »

« Et pourquoi, » dit Snape lentement ses yeux perçants Orion, « demandez-vous quelque chose comme cela ? »

« Parce que, » dit Orion en regardant de près les réactions de Snape, « J'en ai rêvé. Un porte plus précisément, qui mène j'en suis sûr au Départe… »

« Il y a beaucoup de choses dans le Département des Mystères, Black, peu que vous comprendriez et peu qui vous concernent. Suis-je clair ? »

Snape semblait agité mais quand il parlait, il essayait de donner l'impression d'être froid et non concerné.

Orion plissa des yeux. « Je sais qu'il y a quelque chose d'important là-bas. Quelque chose que le Lord Noir et l'Ordre tentent de récupérer. »

« Que ceci soit mon premier acte pour honorer notre alliance, » siffla Snape en regardant fermement Orion. « N'y allez jamais. Cela restera en sécurité si vous n'y allez pas. »

Orion se leva et son confronta à Snape. « Si ça a quelque chose à voir avec moi, alors j'ai le droit de savoir ! Notre serment… »

« Nous avons juré de se donner des informations, et non pas de tout se révéler. Et encore moins des choses qui nous feraient faire de graves erreurs, comme dans ce cas ! » Cingla Snape avec impatience. « Ca n'a rien à voir avec vous ! Et essayez d'améliorer vos barrières face à ce que le Lord Noir vous envoie. Vous êtes idiot, le Lord Noir continuera à vous tourmenter avec des rêves et autres à travers votre connexion, si vous le gardez ouvert ! »

« Je ne peux pas, » grogna Orion. « J'ai essayé mais la connexion est trop forte. Je ne peux pas entièrement la fermer. »

« Alors essayez plus fort ! » Cracha Snape furieux.

« Très bien ! »

Snape agrippa son portoloin pour partir, mais Orion plaça une main sur son bras et dit avec un sourire narquois, « Quand le Lord Noir vous appellera aujourd'hui, arrivez un petit peu en retard. Il est extrêmement en colère, et vous ne voulez pas être le premier Deatheater qu'il rencontrera. Cela vous sauvera quelque peu du Cruciatus. Et je suis sûr qu'il vous demandera si vous avez vu Dumbledore et s'il a agi bizarrement, peut-être excité de quelque chose. Dites-lui que vous l'avez vu hier soir et qu'il semblait très excité, même triomphant. »

Snape plissa des yeux et grogna, « Que savez-vous ? »

« Ce que je vous ai dit est assez pour que le Lord Noir soit satisfait de votre information. Et s'il se concentre sur Dumbledore, ça nous bénéficiera à nous deux. Et le Lord Noir vous en sera même reconnaissant pour lui avoir fourni les preuves dont il avait besoin pour confirmer ses soupçons. »

Snape était sur le point d'en demander plus, quand il agrippa soudainement son bras gauche.

« Il vous convoque, » dit Orion calmement en regardant le bras habillé de Snape.

« Oui, » grogna Snape. « Je dois y aller. » Il lança à Orion un regard mesuré et ajouta avec un sourire narquois, « Mais je ferai ce que vous avez suggéré, après tout, le serment que vous avez fait ne vous permettra pas de me placer intentionnellement en danger. »

Orion lui sourit de la même façon. « De même pour vous. »

« En effet, » dit Snape alors qu'il activait le portoloin et disparaissait de la vue d'Orion.

Orion s'affala dans le canapé, fatigué et frotta férocement son front. Quand est-ce que Voldemort se calmerait ? Il lui donnait tellement mal à la tête ! Enfin, il valait mieux que Voldemort planifie comment détruire Dumbledore que chasser Harry Potter.

Il sourit narquoisement. Snape serait un allié de valeur. Il commençait même à apprécier sa personnalité vicieuse et méchante. Snape pourrait l'aider à évoluer et le sorcier était très bien informé.

Orion fronça les sourcils, inquiet. Il ne savait toujours pas comment désactiver l'anneau-portoloin, mais il ne perdrait pas plus de temps sur cela. Pas quand il devait trouver un moyen de rendre à la Pierre de Résurrection son état original. Et encore moins quand les seules sources d'informations sur le sujet étaient les livres mystérieux de Corelus Pommel, et les connaissances Nécromanciennes – auxquelles il n'aurait pas accès avant sa sixième année, et cela s'il passait les tests de Vagnarov -, il espérait juste que la bibliothèque de Durmstrang avait quelque chose sur Pommel.

Et quelque chose d'autre l'inquiétait par rapport à ce que Snape avait dit sur la Marque Noire. Elle semblait être irréversible. Et si ses choix étaient entre la Marque et être un Consort, alors que devait-il choisir ? Il avait encore quelques mois, mais il ne savait pas quoi faire.

Et qu'est-ce qu'était le Département des Mystères ? La réaction de Snape avait été très bizarre. Comme s'il était effrayé que quelqu'un obtienne une arme… mais pourquoi ne devait-il pas y aller ? Cela l'impliquait clairement, si Snape était si catégorique.

Et soudainement, une pensée lui traversa l'esprit, et Orion hoqueta. Pourquoi ne l'avait-il pas compris avant ? Il avait parlé des deux sujets à Snape ! Est-ce que cela pouvait réellement être la prophétie ? Mais oui, quoi d'autre l'impliquait lui, à part la prophétie ? Et qu'est-ce que Voldemort voulait d'autre à part apprendre son contenu entier ? Spécialement maintenant qu'Harry Potter était en vie. Par la barbe de Merlin, c'était ça ! Orion fronça les sourcils pensif. Est-ce que les prophéties étaient gardées dans le Département des Mystères ? Il était impossible d'en être sûr, mais c'était logique. Mais pourquoi tout le monde s'en inquiétait ? Et l'Ordre ne voulait pas la voler puisque Dumbledore la connaissait. Ils la protégeaient ! Dumbledore soupçonnait donc définitivement qu'il était en vie, alors ! Pourquoi protéger une prophétie sur un garçon déjà mort ? Oh putain !

Orion frotta ses yeux en colère. Pourquoi est-ce que tout le monde s'inquiétaient tant d'une stupide prophétie ? Ce n'était que des conneries à son avis. Il savait que cela devait dire quelque chose concernant la naissance d'un garçon qui serait né puissant ou quelque chose comme ça. Et Voldemort s'était peut-être senti menacé et avait décidé de tuer un concurrent futur.

Orion grogna et dit d'une voix étrange, « Un garçon naîtra et deviendra le Seigneur Noir, et détrônera l'ancien… »

Il éclata d'un rire hystérique. Après quelques instants, il s'arrêta en s'entendant. Merlin, il perdait pied ! Il y avait juste une semaine, il avait pensé que tout s'améliorait et maintenant, il semblait que tout s'effondrait de nouveau. Il avait la Pierre, mais ne pouvait pas l'utiliser il avait un Horcruxe, mais qu'il ne pouvait pas menacer de le détruire sans le déplacer dans un autre objet il ne pouvait trouver aucune information qui pourrait l'aider il ne savait toujours pas comment repayer sa dette il était inquiet que Dumbledore sache quelque chose sur lui que Voldemort le découvre également et maintenant, il s'inquiétait d'une prophétie à dormir par terre ! Il pouvait déjà sentir la pression sur ses épaules revenir !

Orion soupira. Non, il suivrait les conseils de Snape. Après tout, Snape ne pouvait pas le mettre en danger intentionnellement, et le sorcier savait définitivement que c'était la prophétie. Donc si c'était si important qu'il n'aille pas au département des Mystères, alors il n'irait pas. Mais quand même, qu'est-ce que ça disait ? Pouvait-il ignorer les raisons pour lesquelles Voldemort avait tué James et sa mère, et essayé de le tuer lui ? La raison pour laquelle Dumbledore voulait désespérément Harry Potter…

Orion secoua sa tête frénétiquement. Non, il n'y penserait pas ! La tentation était là en effet, Snape avait raison !

Il se leva de son siège et rentra immédiatement au Manoir Malfoy.

Cette nuit, Orion ne trouva pas de sommeil réparateur tournant et se retournant dans son lit, la cicatrice transmettant de l'inquiétude, ses yeux bougeant frénétiquement sous ses paupières baissées, et ayant encore des cauchemars.

Ceux-là étaient différents, cependant. Il rêvait de ne pouvoir sauver son père après avoir mis tant de temps que l'âme de Sirius était usée au-delà de toute guérison possible… il rêvait qu'il devenait un Deatheater, et devenait un meurtrier froid et vicieux Voldemort lui caressait la tête comme un obéissant petit animal de compagnie… Il rêvait qu'il devenait un Consort, bloqué dans le Manoir de Voldemort, sorti seulement pour une baise rapide et dégagé aussi facilement alors que son fils lui était retiré pour être élevé comme un monstre cruel… Il rêvait que sa mère lui criait désespérément de découvrir ce que disait la prophétie, lui disant qu'elle avait donné sa vie pour lui et que la prophétie en était la cause… Il rêvait des images de personnes mortes qu'il aimait et qu'il avait vues pendant la Tâche finale tout le monde était mort et c'était de sa faute… il rêvait des yeux vides et morts de Lezander, le regardant et l'accusant de sa mort, l'accusant de ne pas lui retourner son amour, de ne pas l'avoir sauvé et son cœur se serra douloureusement et ressentit une culpabilité déjà ancrée en lui parce que sans Lezander, il avait l'impression de ne pouvoir continuer…

[…]

Le jour suivant, Orion avait vraiment une sale gueule, mais personne ne s'en inquiéta. Draco et lui retournaient à leurs écoles respectives, et il y avait beaucoup à faire.

Vers midi, Orion commença à faire sa valise. Après avoir placé les vêtements vampiriques que Lezander lui avait donnés dans sa valise, il attrapa ses dernières robes.

Ses mains s'arrêtèrent en sentant quelque chose dans l'une des poches. Avec un froncement de sourcils, Orion sortit l'objet et le regarda bêtement.

Il avait complètement oublié ce que Sébastien lui avait donné ! Il inspecta le bracelet en argent très masculin et élégant. Il le retourna entre ses doigts et vit finalement une petite inscription incrustée : 'Pierrefonds.'

Il fronça les sourcils. Il ne reconnaissait pas le nom. Il chercha rapidement dans son esprit. Ce n'était pas un nom de famille… cela devait être un endroit. Alors le bracelet était clairement un portoloin pour y aller. Cela devait être l'une des possessions de Sébastien. Le sorcier français avait insisté pour qu'il lui rende visite pendant l'été. Le nom était probablement le code d'activation.

Orion soupira fatigué, alors qu'il plaçait le bracelet dans l'une des poches de sa valise, le protégeant de sorts. Il devrait y aller. Mais il penserait à Sébastien et à ce que le sorcier voulait lui dire lorsqu'arriverait l'été. Il ne pouvait tout simplement pas ajouter une chose de plus dans ses inquiétudes.

Il fut sur le point de prendre une douche rapide pour prendre la poudre de cheminette jusqu'à St Petersburg et prendre le bateau pour Durmstrang, lorsqu'il sentit quelque chose bouger dans son esprit.

« Il est temps de faire ton choix, Harry : vas-tu mourir ou vas-tu me rejoindre ? » Demanda la voix froide de Voldemort sans préambule.

La main d'Orion se figea sur la porte de la salle de bains, une grosse boule dans le ventre. Il s'était attendu à ce que Voldemort lui laisse plus de temps.

Il se concentra et respira profondément, et rétorqua calmement, « Hello Marvolo. J'ai été assez occupé ces derniers temps, vous savez, en lisant de vieux Daily Prophet et en en découvrant plus sur le monde magique et mon rôle. C'était assez instructif et aussi j'ai pu voir que la communauté magique semblait m'adorer. Ils se demandent tous où je suis. Ils veulent leur Sauveur de retour, non ? »

« Et tu me dis cela parce que ? » siffla Voldemort avec impatience.

« Parce que j'ai appris que j'avais beaucoup de valeur, » dit Orion avec nonchalance. « Qu'est-ce que vous m'offrez ? »

Il pouvait presque voir Voldemort arquer un sourcil. « Donc tu me rejoins ? »

Orion toussota mentalement, « Pas si je ne juge pas que l'offre soit satisfaisante. »

« Je dois dire que tu me surprends, Harry. Je n'aurais jamais pensé que tu puisses être avec autant de sang-froid… » Puis il ricana, « Je m'attendais plus à voir l'idiotie et la sentimentalité de Potter. » Il marqua une pause et ajouta avec ravissement, « J'ai tué tes parents. »

« Oui, » grogna Orion. « Je crois que vous me l'avez assez montré. Et alors ? Voulez-vous que je refuse ? »

« Pas du tout, Harry. » dit Voldemort. « Je suis plutôt intrigué. Tu ne semblais pas si émotionnellement stable la dernière fois que nous avons parlé. »

« J'ai eu du temps pour évaluer mes choix, » cingla Orion.

« Et quels sont-il ? »

« Sois vous soutenir ou Dumbledore, bien entendu, » dit Orion calmement. « Le Monde Magique ne semble être divisé qu'entre vous deux. »

« Si tu soutiens Dumbledore, je t'assure que je te tuerai de mes propres mains ! » Gronda Voldemort.

Orion haussa les épaules mentalement, « Dumbledore est un sorcier puissant. Je suis sûr qu'il pourrait me protéger de vous. »

« Rien ne pourra m'empêcher de t'atteindre, » siffla Voldemort en colère.

« Mais, » l'interrompit Orion d'une voix tranchante, « Je ne veux pas nécessairement être sous sa coupe. Il semble exercer trop de contrôle sur les gens. J'aime mon indépendance. Je l'ai apprécié pendant plusieurs années. Vivre dans la rue vous change, vous durcit et fait que l'on veut vivre sa vie selon ses propres règles. Etant donné votre première attaque brutale contre mon esprit, vous ne pouviez percevoir cela de moi mais je ne suis pas un pantin. »

« Ce qui signifie ? » dit Voldemort froidement.

« Ce qui signifie que si je décide de vous rejoindre, je ne serai pas sous votre contrôle. »

« Quel garçon présomptueux et arrogant tu es, » ricana Voldemort. « Pourquoi te donnerais-je une autre position que celle d'un mignon ? »

« Parce que je suis le-Garçon-Qui-A-Survécu, » rétorqua Orion avec confiance. « Parce que vous me voulez avec vous. Certainement que vous panifiez déjà plusieurs façon d'utiliser mon statut et ma célébrité, donc je veux récupérer quelque chose de cela. Il n'y a rien de gratuit ! »

Voldemort dit d'une voix méprisante, « Tu n'as rien qui m'intéresse. Tu n'es pas entraîné, tu n'es pas éduqué et des pouvoirs médiocres au mieux. »

« Donc ? » répondit Orion. « Vous ne me voulez pas pour mes pouvoirs. Vous me voulez pour ce que je représente. Et c'est une valeur sûre. Je vous donnerai le Garçon-Qui-A-Survécu. Et vous que me donnerez-vous ? »

Il y eut une longue pause et Voldemort dit finalement, « Je peux te faire rencontrer des gens qui je suis sûr, tu voudras rencontrer. »

Orion fronça les sourcils. « Qui ? »

« Ah, tu ne sembles pas savoir, » dit Voldemort d'une voix plaisante. « Je peux te donner celui qui a trahi tes parents, tu peux te venger de lui. Et je peux te donner les amis de tes parents. Sais-tu que tu as un parrain ? »

Le sang d'Orion se refroidit. « De qui parlez-vous ? »

« Peter Pettigrew. Remus Lupin et Sirius Black. »

'Quoi ?' L'esprit d'Orion réfléchissait à toute vitesse mais il gardait ses pensées pour lui derrières de puissantes barrières de protection. Comment savait-il que Sirius était le parrain d'Harry Potter ? Ou que Remus était l'ami des Potter ? Snape ! Non, cela ne pouvait pas être Snape, il ne savait pas que Sirius était le parrain et il l'avait menacé de ne rien dire sur Remus… Pettigrew ! Ce sale traitre et putain de rat lui avait tout dit !

« Alors, intéressé, Harry ? »

Orion se força au sang-froid et ricana. « Je ne sais pas qui vous pensez tromper. Pettigrew est mort, Black l'a tué. Black a trahi mes parents. Je pourrais éventuellement être intéressé pour me venger de lui. Mais Black est mort à Azkaban. Et je ne sais même pas qui est ce Lupin. J'ai lu des choses sur les deux autres mais pas Lupin. »

« Ah, de ce que j'ai entendu, Lupin est vraiment une personne amicale, » dit Voldemort. « Je suis sûr que tu adorerais le rencontrer. En ce qui concerne Pettigrew et Black tu as été mal informé. Le Daily Prophet s'est trompé. Les deux étaient mes partisans, mais c'est Pettigrew qui a trahi tes parents, et je t'offre de te venger de lui. Black est devenu un partisan plus tard, et il est ton parrain. »

« Mais il est mort. Donc vous ne m'offrez qu'un ami et un traitre. »

« Pas exactement, » dit Voldemort froidement. « Black est… en train de récupérer d'une maladie. Tu auras également ton parrain bien aimé. »

'Cet enculé de menteur !' siffla Orion furieux. Il se calma. Il était évident que Voldemort voulait jouer sur les attaches du cœur et qu'il ne lui donnerait que cela. Il n'y avait pas d'autres raisons pour qu'il l'informe de la vérité sur celui qui a trahi les Potter. Voldemort voulait lui rendre une famille, pour le manipuler à travers eux plus tard. Menaçant certainement de faire du mal à Remus et Sirius s'il n'exécutait pas ses ordres ou quelque chose comme ça. Et bien, il devait le détourner de cette idée. Il ne placerait pas Remus plus en danger qu'il ne l'était.

« Peu importe, ça ne fait pas tellement de différence. Un traitre et deux amis, alors. Que je ne connais pas et qui ne comptent pas pour moi. Je dois vous avouer que l'offre ne me tente guère. »

« Alors quoi ? »

« Une position qui correspond au pouvoir que je détiens déjà dans la communauté magique. Je suis sûr que Dumbledore me donnerait cela. Et vous l'avez dit vous-même, vous êtes très puissant, avec beaucoup d'amis puissants. Alors, je veux un statut au dessus d'eux tous. »

« Je n'ai pas d'égal, » grogna Voldemort.

Orion ricana. « Pas égal. Mais je veux mon indépendance, pour que personne ne soit au dessus de moi, et avec une position de puissance et respect. Je veux être impliqué dans les décisions que vous et vos partisans prenaient. Après tout, si je veux faire partie du Monde Magique, je dois apprendre. Vous pouvez me considérer comme un allié, qui vous soutiens, mais qui n'a pas de maître. »

« Tu en demandes trop et offre bien peu, » siffla Voldemort. « Je ne peux pas te faire confiance, de plus tu dois prendre ma Marque. »

« Non, » gronda Orion. « Je suis certain que vous avez des partisans que vous n'avez pas marqué. »

« Oui, » cingla Voldemort furieux. « Mais il y en a peu et ils sont très puissants. Tu ne peux contribuer qu'à une influence politique, pas de capacités de combat ou de pouvoirs. » Il marqua une pause et ajouta d'une voix commune, « Je suis d'accord seulement si tu obtiens quelque chose pour moi. »

« Parlez-vous de la même chose à laquelle nous avons déjà parlé pendant notre dernière conversation ? »

« Oui, » dit Voldemort nonchalamment. « C'est un objet important, qui sera facile pour toi à prendre. Si tu le retrouves pour moi, alors nous avons un accord. Je t'enverrai même quelques partisans pour t'aider. »

Orion se tendit. Il savait ce que Voldemort voulait. La prophétie. Mais il ne devrait pas la récupérer, et encore moins la lui donner. Et Voldemort planifiait certainement de tuer Harry Potter après avoir eu et entendu la prophétie peu importe ce qu'elle disait.

« Si c'est si facile, alors pourquoi vous ne le récupérez pas vous-même ? »

« Parce que j'ai des choses importantes à faire ! » Gronda Voldemort.

« Je ne sais pas, ça sonne comme un piège, » dit Orion en prétendant une incertitude. « Je vais devoir y penser. »

« Il n'y a pas le temps, » ricana Voldemort. « Si tu n'acceptes pas cette tâche, alors notre marché est rompu. »

« J'ai dit que je devais y penser ! » Cingla Orion en colère. « Vous ne me forcerez à rien ! Et si c'était un piège pour me livrer aux Aurors, ou pour voler quelque chose ou pour que je sois tué dans l'action ? »

« Allons, allons, un petit gamin des rues comme toi n'auras aucun problème à voler une petite broutille, » dit Voldemort avec mépris. « Ou tu es inutile comme voleur également ? Tes quelques qualités semblent se réduire à mesure que notre conversation progresse. »

« Comme je l'ai dit, » rétorqua Orion d'une voix tranchante. « Je vais y penser quelques mois et je vous donnerai alors la réponse. »

« Tu n'as pas des mois ! » siffla Voldemort. « Cela doit être fait aussi tôt que possible ! »

« Non, » dit Orion d'une voix courte. « Je vous ferai savoir lorsque je serai prêt. C'est mon dernier mot. »

Soudainement, Orion sentit une force horrible envahir son esprit, et il trébucha de plusieurs pas et grogna face à l'insoutenable douleur, il le contra férocement avec toute la force qu'il pouvait rassembler.

Après quelques moments, Orion gronda, « Souhaitez-vous que l'on finisse comme la dernière fois ? Arrêtez cela ou nous allons nous détruire mentalement ! »

« Alors accepte, » siffla la voix de Voldemort dans son esprit alors qu'il intensifiait son attaque.

Ils criaient tous les deux d'une douleur agonisante alors qu'ils se confrontaient à leurs barrières de protection mentales.

« Je vous ai dit que je vous rejoindrai, il n'y a aucune raison de continuer à se battre ! » Gronda Orion.

Abruptement, la présence de Voldemort s'évanouit.

Orion trébucha au sol, son corps tremblant de fatigue et son nez saignant abondamment. Il avait un sérieux mal de tête et sa cicatrice invisible le lançait sans merci, et même ses yeux semblaient lui faire mal alors qu'une larme coulait sur sa joue.

Il appuya sa paume contre son nez, et, alors qu'il regardait son sang, engourdi, il essaya de calmer sa respiration et son esprit. La douleur commença doucement à s'évanouir.

Il trébucha en se levant et alla jusqu'à la salle de bains. Orion alluma la douche et se mit directement sous le jet d'eau froide, arrêtant ainsi son saignement de nez et apaisant son mal de tête.

Alors que l'eau mouillait ses vêtements, il les enleva et resta le front contre le carrelage froid.

Il avait besoin de réfléchir clairement et rationnellement… quelque chose avait dû se passer pour que Voldemort réagisse de cette façon. Probablement un rapport de Deatheater ou quelque chose du genre.

Orion soupira. Il ne voyait aucune solution au problème Harry – Voldemort. Il ne pouvait pas obtenir la prophétie pour Voldemort, donc il devait simplement décliner jusqu'à ce qu'il soit prêt à lui dire la vérité pendant l'été, après avoir rempli sa dette. C'était la seule sortie de toute cette merde. Et peut-être qu'il aurait trouvé une façon de déplacer l'âme dans un autre réceptacle, pour qu'il puisse l'utiliser dans leur confrontation. Au moins, il l'espérait. Il n'y avait pas d'autre façon.

Tout était tellement compliqué !

[…]

Pendant le premier mois d'école, Orion alla à la bibliothèque à chaque occasion. Après avoir sans cesse recherché Pommel, il finit par abandonner. Il n'y avait rien sur le sorcier dans la bibliothèque de Durmstrang. Avec une résignation, il accepta de devoir attendre jusqu'à l'année prochaine, quand il aurait une chance d'assister aux cours de Nécromancie de Vagnarov. Seulement après avoir appris la Nécromancie il pourrait restaurer la Pierre de Résurrection et aider son père. Son cœur se brisa parce que le temps passait et il n'avait toujours pas été capable de sauver son père. Et il n'était pas certain de devenir un puissant Nécromancien il n'avait pas pris le chemin de la solitude comme Loki l'avait fait.

Février s'évapora et Orion se sentait incroyablement stressé, inquiet, et avait les épaules lourdes. Ses rêves sur le Département des Mystères étaient revenus comme une vengeance le laissant haletant et couvert de sueur, tremblant d'anticipation, cette envie d'aller au-delà de la porte et atteindre la prophétie. C'était devenu une obsession, l'obsession de Voldemort et il ne pouvait rien faire pour chasser les rêves. Une partie de lui ne le voulait même pas.

Les cours devinrent plus durs et on les surchargeait de devoirs sans fin, et alors que Juin et les WITs approchaient, Orion passa tout son temps à étudier cinq ans de sorts et malédictions, entrainant sa magie noire, et se poussant jusqu'à atteindre de nouveaux niveaux, se préparant également pour les cours de l'Armée des Ténèbres, et se disputant mentalement avec Voldemort qui insistait pour qu'il retrouve l'objet pour lui. Orion arrivait à cours d'excuses plausibles, mais au moins, il assurait constamment Voldemort qu'il voulait devenir son allié. Mais il n'était pas trompé par les affirmations de Voldemort concernant le fait qu'il aurait une place à ses côtés une fois qu'il aurait récupérer l'objet. Voldemort ne laisserait pas Harry Potter vivre à moins que la prophétie dise qu'il n'était pas un danger pour lui. Alors que les rêves s'intensifiaient, et que Voldemort insistait encore en lui offrant de lui rendre les amis de ses parents, la détermination d'Orion pour ne pas aller chercher la prophétie faiblissait. Seuls les avertissements de Snape l'arrêtaient, mais cela le hantait tout de même nuits et jours.

Orion se sentait épuisé, surmené et piégé. L'impatience de Voldemort faisait rage et son humeur l'affectait grandement il répondait mal à ses amis, il répondait aux professeurs, et chaque petite chose l'ennuyait, alors qu'il avait constamment mal à la tête. Il commença à repousser ses amis, s'isolant dans des salles de classes vides pour étudier, s'entrainer et faire des recherches avec une détermination obsessive et fiévreuse.

Un jour, deux choses se passèrent qui semblaient indiquer que tout allait bien s'écrouler autour de lui.

Pendant le petit-déjeuner, Orion reçut un colis inattendu de Cédric. Cela contenait une lettre dans laquelle Cédric lui disait qu'Hermione Granger l'avait approché avec un plan pour contre-attaquer Umbridge et dire la vérité au public.

Avec l'aide de la petite amie de Cédric, Cho Chang, qui avait convaincu un camarade de les aider, ils avaient publié un article. Cho avait parlé avec une étudiante Ravenclaw, Luna Lovegood, dont le père était l'éditeur et le propriétaire du Quibbler. Cédric avait adressé au magasine sa lettre.

Orion avait rapidement tourné les pages et avait trouvé l'article mentionné. Il pouvait à la fois détecter les délégations de Cédric et Hermione. Il détaillait l'attaque d'Hogwarts et comment Neville avait été tué, et présentait des arguments qui emmenaient à la conclusion que c'était le travail de Deatheaters qui obéissaient aux ordres de Vous-Savez-Qui.

Orion avait grogné en lisant la courte interview que Cédric avait donnée en accompagnement de l'article. Dedans, Cédric réitérait le fait qu'Orion avait sauvé sa vie et qu'il s'était vaillamment mêlé à la foule pour se battre contre les Deatheaters. L'article entier dénonçait les mensonges du Ministère et l'interférence non désirée d'Umbrige dans la direction de l'école.

Orion admirait les ressources d'Hermione, puisque l'article avait été écrit par Rita Skeeter, qui avait écrit plus professionnellement et sérieusement qu'habituellement. Il se demandait souvent pourquoi il n'avait plus vu d'articles de Rita. Il était clair maintenant qu'Hermione avait dû trouver que Rita était un animagus non enregistré et la faisait chanter pour qu'elle écrive l'article pour eux.

Il savait que la plupart des sorciers ne prendraient pas sérieusement ce qui était publié dans 'The Quibbler', mais c'était le seul article avec une interview de l'un des témoins, donc il pouvait toujours en convaincre pas mal.

Ce qui inquiétait le plus Orion était qu'il était sous le feu des projecteurs. Voldemort ne devait pas être très content du portrait héros que Cédric avait peint de lui. Et cela donnerait à Voldemort des raisons de soupçonner qu'il s'était joué de lui, et même lui faire comprendre qu'il était Harry Potter. Voldemort était très paranoïaque, sans aucun doute croyait-il que tout avait été planifié par Dumbledore, ou quelque chose du genre. Et si le monde Magique le prenait maintenant pour un héros, en tant qu'Orion Black, que se passerait-il lorsqu'ils découvriraient qu'il était également Harry Potter ? Ils ne le lâcheraient plus. Ils demanderaient qu'il joue son rôle de Garçon Qui A Survécu et le Sauveur.

Cela lui laissa un goût amer dans la bouche et une boule se forma dans son ventre.

Pour empirer les choses, le même jour, après un cours d'Arts Noirs épuisant dans lequel Rosier les avait fait se battre contre tous les autres à la fois, il avait eu une vision.

Il ne pouvait même pas se souvenir quand est-ce qu'il avait eu une dernière vision de Voldemort. Il attribua cela à sa fatigue, ce qui laissait son esprit plus ouvert et connecté que d'habitude.

Après les cours d'Arts Noirs, Orion atteignit son dortoir, qui était vide. Il resta son front contre la fenêtre près de son lit cela apaisa sa cicatrice invisible. Puis il se déshabilla et alla au lit, en souhaitant que son mal de tête disparaisse. Il se sentait également légèrement malade.

Il roula sur un côté, ferma les yeux et s'endormit pratiquement du premier coup…

Il était debout dans une pièce sombre et illuminée par une seule bougie. Ses mains se refermèrent sur le dos d'une chaise en face de lui. Il y avait des longs doigts et blancs comme s'il n'avait pas vu la lumière du soleil depuis des années, et elles semblaient larges et élégantes contre le velours sombre du fauteuil.

Devant le fauteuil, dans une flaque de lumière venant du candélabre, était agenouillé un homme en robes noires.

« Il semblerait que j'ai été mal conseillé, » dit Orion d'une voix froide qui pulsait de colère.

« Maître, j'implore votre pardon, » croassa l'homme agenouillé au sol. L'arrière de sa tête brillait avec la lumière. Il semblait trembler.

« Je ne te blâme pas, Rookwood, » dit Orion de cette voix froide et cruelle.

Il relâcha sa grippe sur le fauteuil et fit les cents pas autour, se rapprochant de l'homme au sol, jusqu'à ce qu'il soit directement debout devant lui dans les ténèbres, baissant les yeux d'une hauteur plus haute que d'habitude.

« Tu es sûr de ce que tu avances, Rookwood ? » Demanda Orion.

« Oui, Mon Seigneur, oui… j'avais l'habitude de travailler dans le Département après… après tout… »

« Avery m'a dit que Bode serait capable de la récupérer. »

« Bode n'aurait jamais pu la prendre, Maître… Bode aurait dû savoir qu'il ne le pouvait pas… sans aucun doute, c'est pourquoi il s'est battu si fort contre l'Imperius de Malfoy… »

« Lève-toi, Rookwood, » chuchota Orion.

L'homme agenouillé faillit tomber dans sa précipitation pour obéir. Son visage était marqué les cicatrices étaient mises en relief par la lueur des bougies. Il resta un peu incliné tout en étant debout, et il osa un regard terrifié vers le visage d'Orion.

« Tu m'as bien servi sur ce coup, » dit Orion. « Très bien… j'ai perdu du temps sur des plans inutiles, il semblerait, mais peu importe… j'avais supposé que ce serait le cas. J'ai un plan alternatif qui est déjà en cours… Je vais devoir être plus – insistant avec le garçon… Tu as la gratitude de ton Seigneur, Rookwood… »

« Maître… oui, maître, » hoqueta Rookwood d'une voix rauque de soulagement.

« J'aurai besoin de ton aide. J'aurai besoin des informations que tu pourras me donner. »

« Bien sûr, Mon Seigneur, bien sûr… tout ce que vous voulez… »

« Très bien… tu peux y aller. Envoie-moi Avery. »

Rookwood s'éloigna toujours incliné, et disparut à travers la porte.

Seul dans la pièce, Orion se tourna vers le mur. Un miroir ancien et élégant pendait dans l'ombre. Orion s'avança vers lui. Son reflet devenait de plus en plus large et clair dans les Ténèbres… un visage blanc magnifique… des yeux carmin qui étaient pleins de vie et qui brillait de malveillance…

Il sentit un tiraillement en lui, un désir de toucher ce visage, de succomber à ces intenses yeux rouges… de tendre sa main et le toucher… si proche… s'il pouvait juste le toucher… s'abandonner au tiraillement… de le rejoindre enfin…

Soudainement, il sentit un sursaut dans son esprit et vit les yeux carmin se plisser en signe de réflexion.

Il tendit une main pour toucher son propre reflet alors qu'il dit froidement, « Qui… ? »

« NOOOOON ! »

« Quoi ? » Cria une voix proche.

Orion bougea dans tous les sens, emprisonné dans ses propres draps et tomba hors du lit. Pendant quelques secondes, il ne sut pas où il était il était convaincu d'être sur le point de voir Voldemort debout devant lui, pointant sa baguette sur lui et lui demandant qu'il était.

Puis vraiment très près de lui, la voix de Lezander parla, « Est-ce que tu vas arrêter de te comporter comme un fou pour que je puisse t'approcher ! »

Lezander le dégagea de ses draps et Orion le regarda, lui qui était illuminé dans la lueur de la lune, couché sur le dos et sa cicatrice invisible lui faisant mal. Lezander le regarda comme s'il venait juste de se préparer pour aller au lit, un bras était hors de son pyjama.

Orion sauta sur ses pieds. « Va chercher Calypso s'il te plaît, je dois vous dire quelque chose. »

Lezander lui envoya un coup d'œil interrogateur puis quitta rapidement la pièce.

Orion s'assit sur son lit, fatigué, et frotta férocement son front. Il ne leur avait pas dit qu'il faisait des rêves sur le Département des Mystères, mais il en ressentait le besoin immédiat. Rookwood y avait travaillé, alors cela signifiait que cela avait à voir avec le Département des Mystères et la prophétie.

La porte s'ouvrit à la volée, et Calypso entra. Elle regarda autour d'elle, inquiète, et ses yeux se posèrent sur Orion.

Orion conjura rapidement deux fauteuils devant lui alors que Lezander les atteignait.

« Que se passe-t-il, Orion ? » dit Calypso en s'asseyant à son tour. « Lez dit que tu étais en train de rêver et que tu te débattais dans ton lit. »

« Ouais, » répondit Orion. « J'ai eu une vision. Mais avant tout, je dois vous dire quelques petites choses que je ne vous ai pas dites avant. Pas parce que je ne vous fait pas confiance, j'ai juste… enfin, je ne voulais pas vous inquiéter et j'espérai que cela ne mènerait à rien. Mais je ne pense pas que Voldemort va laisser passer ça. »

Il leur parla rapidement de ses rêves sur la porte, et de trouver qu'elle menait au Département des Mystères, grâce au portrait de Phinéas et la vision qu'il avait eu en tant que Nagini. Puis il leur dit qu'il pensait que la prophétie était là-bas, derrière la porte, et que Voldemort voulait l'avoir, et il insistait pour que ce soit Harry Potter qui la vole, sans mentionner ce que c'était. Il n'avait rien dit sur Snape, son alliance avec lui resterait un secret.

Calypso sauta de son lit et dit, en pointant un doigt accusateur sur Orion, « Tu as sauvé ce Weasley ! C'est un sorcier de la Lumière, Orion, un membre de l'Ordre ! Comment as-tu pu ? »

« Oh, tais-toi, Calypso, » cingla Lezander défensivement. « Orion a fait ce qui était juste. »

Calypso trébucha sur ses mots, « Ce qui était juste ? Il a sauvé un ennemi ! »

« C'est le père de six enfants, Calypso, » rétorqua Orion d'une voix tranchante. « Tu as toi-même perdu un parent, tu devrais savoir ce que ça fait. »

Calypso détourna l'affirmation. « Nous tuerons beaucoup de parents pendant la guerre, Orion ! Est-ce que tu vas tous les sauver ? »

« Non, » répondit Orion hésitant, « mais je… je ne pouvais simplement pas le laisser mourir. J'étais très en colère contre Voldemort. Je voulais aider quelqu'un avec succès… je ne le regrette pas ! Et je n'ai pas à justifier mes actions ! » Il marqua une pause, lui sourit narquoisement et ajouta, « Au-delà de tout cela, Weasley me doit une dette de vie, maintenant. Y as-tu pensé ? Même s'il ne le sait pas, sa propre magie le forcera à m'aider un jour. Un membre de l'Ordre qui me doit une dette de vie, c'est plutôt utile. »

Calypso renifla de dédain, mais Lezander regarda Orion inquiet, et dit, « Tu as vu à travers les yeux du serpent de Voldemort ? »

Calypso s'assit et dit avec un froncement de sourcils sur son visage, « C'est très bizarre. Voir à travers les yeux du Seigneur peut être expliqué par ta cicatrice, bien que je ne comprenne pas pourquoi ou comment…, mais son serpent… »

Orion bougea sa main nonchalamment, « Cela importe peu maintenant. Ce qui m'inquiète c'est l'obsession incessante de Voldemort concernant la prophétie. »

« Es-tu certain que c'est dans le Département des Mystères ? » S'enquit Calypso.

« Oui, je suis absolument certain de cela. Il m'envoie des rêves, et insiste pour que ce soit Harry Potter qui l'obtienne pour lui. »

Lezander fronça les sourcils. « Pourquoi il ne la prend pas lui-même ? »

« Il ne peut pas, » dit Calypso avec un toussotement. « Il garde le profil bas depuis que les sorciers de la Lumière ne veulent pas croire à son retour. Il ne peut pas aller au Ministère de la Magie, ce serait trop dangereux pour lui, il pourrait être révélé. »

« Et bien, il devient de plus en plus désespéré, » dit Orion, « parce que je continue de refuser d'y aller, et maintenant, avec la vision que j'ai eue aujourd'hui, je ne suis pas sûr de ce qu'il va faire. »

Il leur avait parlé de la vision en détail, hormis la partie avec le miroir. Cela l'énervait toujours de voir à quel point Voldemort avait failli interconnecter Harry Potter et lui. Mais au moins, il savait que Voldemort ne l'avait pas découvert, parce que sinon son anneau lui brûlerait férocement le doigt.

« Bode ? » dit Calypso pensivement. « Attends ! J'ai lu quelque chose sur lui dans le Daily Prophet il y a quelques jours. C'était un très petit article. Je ne pensais pas à ce que cela signifiait à l'époque mais ça a du sens ! »

Orion bloqua son regard sur elle. « Je ne me souviens d'aucun article. »

Calypso renifla de dédain. « Et bien, j'ai lu tous les articles de plusieurs journaux récents, tu n'as même pas lu le Daily Prophet. Tu es tellement occupé avec d'autres choses et tu t'enfermes dans des salles de classe. »

Orion se renfrogna. « J'étudiais. »

« Et tu nous ignorais, » l'interrompit Calypso avec ennui.

« Et que disait l'article ? » coupa Lezander avec impatience.

« Que Bode était une Langue de Plomb, qui avait été blessé pendant son travail, perdant la faculté de parler et se comportant comme s'il était une tasse de thé. Il a été emmené à Sainte Mungo, mais a été tué par une plante nommée le Filet du Diable qui l'a étranglé à mort, » dit Calypso. « Je pensais juste que c'était drôle qu'une Langue de Plomb soit incapable de parler. »

Orion ricana, puis, il devint instamment sérieux et dit avec un froncement de sourcils. « Lucius a lancé l'Imperio sur Bode. Bode doit avoir été blessé parce que… »

« Il a tenté d'avoir la prophétie, » l'interrompit Lezander en le regardant inquiet. « Voldemort essaye de l'avoir par tous les moyens. »

« Et c'est pourquoi ils ont tué Bode, » l'interrompit Calypso calmement. « Quand Bode a essayé de voler la prophétie, quelque chose de drôle lui est arrivé. Je pense qu'il devait y avoir des sorts défensifs dessus, ou autour, pour empêcher les gens de la toucher. C'est pourquoi Bode a été envoyé à Sainte Mungo, son cerveau s'était comme déconnecté et il ne pouvait plus parler. Mais l'article disait qu'il guérissait, avant que la plante ne l'attaque. Et le Lord Noir ne pouvait pas risquer qu'il aille mieux, non ? Je veux dire, le choc qu'il a dû recevoir en essayant de toucher la prophétie a dû lever l'Imperius. Une fois que Bode aurait récupéré sa voix, il aurait expliqué ce qu'il avait tenté de faire. Les sorciers de la Lumière auraient découvert qu'il avait été envoyé pour voler la prophétie. Bien sûr, il aurait été facile pour Lucius Malfoy de mettre le sort sur lui. Il n'est jamais en dehors du Ministère. »

Orion hocha la tête. « Lucius est toujours là, pour voir Fudge et d'autres personnes officielles du Ministère, et son sort de l'Imperius est l'un des plus puissants que j'ai vu. » Il fronça les sourcils et ajouta, « Mais personne ne peut toucher la prophétie… Non, ce n'est pas vrai. Je dois être capable de la toucher, c'est pourquoi, à part son plan avec Bode, Voldemort veut qu'Harry Potter la vole. Voldemort le soupçonne déjà. »

« Il semble que Rookwood vient juste de confirmer cela à Voldemort, » dit Lezander calmement. « Que seul Harry Potter et Voldemort peuvent la toucher, probablement parce que la prophétie parle de vous deux. »

Il perça Orion de son regard et ajouta calmement, « Voldemort ne te laissera pas tranquille maintenant. Il va t'envoyer ces rêves plus souvent. »

« Je pense que tu devrais aller la chercher, » dit Calypso. « Avant que quelqu'un d'autre ne le fasse. Tu as besoin de savoir ce qu'elle dit. »

Orion frotta son front fatigué. « Je veux savoir ce que ça dit. Mais elle est en sécurité là-bas pour l'instant. Si seulement Voldemort et moi pouvons l'avoir, alors je la laisserai là pour un petit moment. Je suis certain que Voldemort et l'Ordre ont des gens pour la garder. Si j'y vais, ils pourraient me découvrir, et donc savoir que je suis Harry Potter. »

« Mais et si Voldemort tente de la voler lui-même ? » dit Lezander avec inquiétude.

« Il ne le fera pas, il ne peut pas révéler son existence, » insista Calypso.

« Si Voldemort essaye, » répondit Orion en faisant courir ses doigts dans ses cheveux, « alors j'irai et je me battrais pour l'avoir. »

Lezander fronça les sourcils. « Et comment tu sauras s'il va essayer ? »

Orion lui sourit narquoisement. « Je ne pense pas qu'il va essayer dans l'immédiat. Voldemort va essayer de persuader Harry Potter d'abord, en envoyant plus de rêves et en parlant avec moi à travers notre connexion. Mais s'il essaye, il va certainement convoquer ses Deatheaters pour qu'ils le rejoignent. Je le saurai ainsi. » Il se tourna vers Calypso et ajouta, « Et tu dois essayer d'écouter les conversations de ton père via le réseau de cheminette. Si les Deatheaters planifient une incursion au Ministère de la Magie, ton père sera impliqué et ils utiliseront le réseau de Cheminette pour communiquer et planifier les choses, lorsqu'ils ne se rencontrent pas. Toutes les cheminées dans les maisons des Deatheaters doivent être bloquées pour empêcher l'espionnage et c'est la même chose à Durmstrang. Je suis certain qu'ils utiliseront le réseau. »

Calypso hocha la tête. « Tu as raison, j'ai vu mon père utiliser fréquemment la Cheminée pour parler aux autres Deatheaters, quand il ne pouvait pas quitter Durmstrang. J'ai fait attention et j'ai écouté sans être détectée. »

« Merci, » dit Orion en lui souriant chaleureusement.

Calypso lui sourit narquoisement. « J'espère que tu te souviens de toutes les choses que je fais pour toi. Espionner mon propre père ! Il me dépècerait vivante s'il savait ! »

Orion toussa. « Ton père t'adore, il ne te punit même pas quand tu te conduis mal. »

« Je ne me conduis jamais mal, » dit Calypso avec un sourire arrogant. « Je suis une fille de sang pure noire parfaite. »

« Bien entendu, » ricana Orion. « Si seulement il savait toutes les choses dans lesquelles tu es impliquée… Sans mentionner l'A.T… »

« Il serait fier, » dit Calypso avec un reniflement dédaigneux. « Je suis une sorcière indépendante et pleine de ressources. »

Lezander lui sourit narquoisement. « Nous t'avons corrompu, petite Calypso. Ah, rien que de penser que tu étais une petite fille innocente et conforme aux règles et que tu es devenue une femme magnifique à la recherche d'aventures. Cela remplit mon cœur de joie. »

Orion gloussa et il partagea avec Lezander un coup d'œil conspirateur. Il perça les yeux dans ceux de Calypso et ronronna, « Il a raison, tu sais ? Tu es devenue une sorcière très attirante. »

Les sourcils de Calypso atteignirent la ligne de ses cheveux.

Lezander lui fit un sourire et dit d'une voix suave, « Je disais justement à Orion, l'autre jour, que nous devrions t'inclure. Est-ce un threesome t'attirerait, amour ? »

« Vous êtes des idiots ! » Rétorqua Calypso avec un rougissement féroce sur ses joues. Elle renifla de dédain et les frappa à la tête. « Vous êtes trop immatures pour moi. »

« Oui, tu préfères des sorciers plus matures, n'est-ce pas ? » dit Orion avec un sourire démoniaque.

« Snape ! » Toussa Lezander en riant.

Calypso se leva de son fauteuil et leur sourit. « Précisément, Snape. Peut-être, quand tu seras plus âgé et plus attirant pour moi, je considèrerai ta proposition. » Elle arqua un sourcil et grogna, « mais je doute que tu atteignes mes attentes. Trop gay à mon goût. »

Orion rigola et dit à son dos, « Nous serions heureux d'expérimenter tout cela, chérie ! »

Elle se retourna avant de fermer la porte, et dit avec un sourire joueur, « Nope, pas tentée pour le moment. Quand tu grandiras, Orion. »

Orion gloussa quand elle partit. Lezander s'assit à ses côtés et dit calmement, « Tu voulais la détourner de cela, pourquoi ? »

Orion se tourna vers lui et dit avec sérieux, « C'est dur pour elle, de m'aider mais de soutenir le Lord Noir à la fois. Je lui dois beaucoup pour tout ce qu'elle a fait pour moi. Et elle s'inquiète pour moi, son père et les WITs. Je ne veux pas mettre plus de poids sur ses épaules, mais j'ai besoin d'elle. Mais qu'elle ait un peu le cœur léger est bon pour elle. »

« Et pour toi, » dit Lezander en l'inspectant de près et en faisant courir ses doigts dans les cheveux d'Orion. « Tu as l'air épuisé et tu as de nouveau perdu beaucoup de poids. Tu es toujours occupé, impatient et inquiet. »

Orion soupira et chercher le toucher de Lezander. Il dit calmement, « Je sens que je ne sais pas comment gérer toutes les choses qui m'arrivent. Je n'arrive pas à trouver une solution pour fixer les choses. »

Lezander l'encercla dans ses bras. « Un pas à la fois, Orion. Tu n'as pas à tout faire en même temps. Et tout ira bien, tu verras. » Il déposa un petit baiser sur les lèvres d'Orion et dit en se levant, « Repose toi cette nuit. Tu en as bien besoin. »

Orion hocha la tête et se fondit dans son lit. Mais ses rêves n'en furent pas pour autant plus paisibles.

[…]

Au début de Mars, Orion reçut des nouvelles qui le firent réfléchir. Il avait commencé à lire le Daily Prophet de nouveau, après avoir vu les informations importantes qu'il avait raté comme l'article de Bode.

Un jour, il lut que Dolorès Umbridge – la Grande Inquisitrice d'Hogwarts – par le décret de l'Education numéro vingt-trois, avait maintenant le pouvoir de mener une enquête sur n'importe quel professeur, les suspendre ou même les virer.

Une semaine plus tard, pendant l'une de ses rapides discussions avec Draco, en utilisant le miroir à double sens, il lui avait dit qu'Umbridge avait viré Trelawney. Mais cela ne l'avait pas alerté, il comprenait entièrement Trelawney semblait être un imposteur, il avait dû la supporter l'année dernière en cours de Divination. Ce qui l'étonnait c'était la réaction de Dumbledore. Il s'était confronté à Umbridge et lui avait dit devant tout le corps étudiant, que bien qu'elle puisse virer Trelawney, elle ne pouvait pas la virer de l'école. Trelawney vivrait toujours à Hogwarts.

Pourquoi est-ce que Dumbledore attirait sur lui les foudres d'Umbridge, et donc du Ministère, juste pour garder une sorcière folle dans le château ? Il y avait quelque chose de suspicieux par rapport à cela. La sorcière était inutile, même en temps que professeur. Alors pourquoi est-ce que Dumbledore la gardait si elle n'allait même plus enseigner ?

Orion eut une révélation subite. Dumbledore faisait cela pour protéger Trelawney ! Mais de quoi ? De qui ? Qui pouvait possiblement s'intéresser à elle ? Puis il comprit enfin. Dumbledore la protégeait des Deatheaters, de Voldemort il n'y avait personne d'autre contre qui la protéger. Il hoqueta face aux implications. Elle était un professeur de Divination, supposément de la lignée même de Cassandra, comme elle le disait occasionnellement à ses étudiants. Et Dumbledore l'éloignait des griffes de Voldemort. C'était clair c'était elle qui avait fait la prophétie !

Pour la première fois, il bénissait l'interférence de Dumbledore.

Le jour suivant, tôt le matin, Orion s'étira dans son lit et se retourna, profondément endormi.

Il se rua le long du couloir du Département des Mystères, passa les murs blancs, passa les torches – la porte noire devenait de plus en plus large il bougeait si rapidement qu'il allait entrer en collision avec elle, il n'était plus qu'à quelques mètres, et il pouvait voir une petite lueur bleue…

La porte s'était ouverte ! Il allait la franchir enfin, dedans, les murs étaient noirs, le sol était noir et la pièce était circulaire avec des bougies qui illuminaient la lumière de bleu et il y avait plus de portes autour de lui… il devait continuer… mais quelle porte choisir ?

Quelqu'un le secoua fortement. Orion ouvrit soudainement les yeux et cria, « Non ! J'y étais presque ! »

Lezander était près de son lui et fronça les sourcils, « Presque de quoi ? »

Orion se dépêtra des couvertures de son lit et sauta sur ses pieds.

« De l'atteindre ! De savoir où c'était ! » dit Orion furieux contre Lezander.

« J'espère qu'on est pas en train de parler de la prophétie ! » Siffla Lezander calmement, « Tu sais que Voldemort t'envoie ces rêves ! Tu ne dois pas en tenir compte ! »

« Mais je veux l'atteindre ! » dit Orion désespéré. « Je veux savoir ce que ça dit ! »

Lezander l'attrapa par les épaules et gronda, « C'est ce qu'IL veut ! Pas toi ! »

« Si moi aussi ! » Rétorqua franchement Orion. « Cela me rend dingue. Chaque nuit, j'en rêve, chaque nuit, je m'en rapproche, mais je ne traverse jamais la porte. Et je viens juste de la franchir ! »

Lezander raffermit sa prise, « Elle sera en sécurité et loin de Voldemort si tu ne l'attrape pas. Tu l'as toi-même admis. »

« Mais je veux savoir ce que ça dit, » répondit Orion avec passion. « Elle parle de moi, Lez ! J'ai le droit de savoir ! »

« Oui, » dit Lezander calmement en perçant Orion de son regard, « mais tu ne peux pas y aller sans avoir planifié ton coup. C'est ce qu'il veut. Je t'aiderai à l'obtenir, si tu veux. Mais je pense que tu ne le devrais pas. C'est en sécurité pour le moment. »

Orion soupira et plaça son front contre le torse de Lezander. « Tu as raison, bien entendu. Je ne devrais pas agir sauf si je sais que Voldemort y va lui-même. »

« Je suis content que nous soyons d'accord, » dit Lezander avec un petit sourire.

Orion leva les yeux sur lui et retourna son sourire.

Il jeta un coup d'œil par la fenêtre et vit que c'était l'aube. Orion se tourna vers Lezander et chouina, « Pourquoi tu m'as réveillé à Merlin sais quelle heure ? »

Lezander lui sourit narquoisement, « As-tu oublié quel jour c'est aujourd'hui ? Nous avons une réunion de l'A.T dans dix minutes, et nous simulons notre première bataille ! »

« Circé ! » dit Orion excité. « J'avais oublié ! Dépêchons-nous ! »

[…]

Orion était habillé avec l'un des vêtements vampiriques que Lezander lui avait donné, avec son petit ami à ses côtés, et un large groupe de membres de l'AT excités et impatients derrière lui.

A travers une large clairière se tenait Calypso avec son groupe de membres, incluant Titania qui était à ses côtés.

Chaque équipe avait vingt-cinq étudiants, puisqu'il y avait cinquante membres de l'AT, après qu'Orion ait demandé à Titania, il y avait de cela quelques mois, d'inviter plus de sixième et septième années suivant ainsi les conseils de Vagnarov.

Orion avait déjà dit à son équipe quoi faire. Il les avait mis par deux, un bon en défense avec un autre bon en attaque, et occasionnellement dans les groupes de trois, lorsque l'un des membres n'était pas aussi doué que ses partenaires. Orion avait séparé le groupe en deux flancs de dix membres chacun, laissant un flanc central avec cinq personnes l'incluant lui et Lezander.

« Prêt, Black ? » Cria Titania avec un sourire narquois sur ses lèvres à travers la clairière.

« Quand tu veux, ma chère ! » rétorqua Orion avec un sourire impatient sur le visage.

Il se tourna vers son équipe et lança rapidement un sort sur eux, qui lui permettrait de leur donner des ordres à l'oreille. Il avait trouvé ce sort utile en recherchant des sorts à inclure dans ses cours pour l'AT.

« Est-ce que vous m'entendez ? » tenta Orion en chuchotant.

Son équipe hocha la tête avec des sourires narquois sur leurs visages et des étincelles d'anticipation dans leurs yeux.

« A vos marques ! » cria Calypso en pointant sa baguette dans le ciel.

En un instant, des étincelles rouges illuminèrent le ciel, et la bataille commença, les étudiants courant en avant, criant des sorts noirs, il y avait des fuseaux de couleurs partout.

Pendant environ trente minutes, ce fut un pandémonium. Calypso hurlait des ordres, lançait des sorts et en évitait d'autres, pendant qu'Orion faisait la même chose, mais chuchotait ses ordres sans que l'ennemi ne l'entende. Les deux donnaient des ordres alors que leurs équipes se battaient férocement, des membres tombaient à gauche et à droite, mais beaucoup récupérait et se relançait dans la bataille. Finalement, alors que les équipes se réduisaient, puisque beaucoup avaient été touchés, Calypso et Orion finirent par rentrer dans la bataille.

« Flanc gauche, attaquez leur centre, » chuchota Orion en continuant de courir et en lançant des sorts.

Lezander évita un sort et poussa Orion sur un côté alors que ce dernier lançait un bouclier de protection autour d'eux et plusieurs sorts rebondirent contre.

« Flanc droit, » pantela Orion en évitant un Cruciatus, « désarmez le petit groupe à votre droite et retrouvez le flanc gauche. »

« Sever Flagellum ! » Cria Lezander à ses côtés.

« Touchez Orion ! » Hurla Calypso par-dessus le bruit des étudiants qui courraient et criaient de douleur.

« Flanc Central, » Siffla Orion, « Suivez-moi et attaquons Calypso et son groupe. »

« Reflecto Alica ! » Hurla Orion face aux nombreux sorts qui venaient de l'ennemi.

« Escudo Protectum ! » Lança Lezander directement.

« Crucio ! » Fit Orion en touchant un pauvre étudiant de l'équipe de Calypso. Il le garda quelques seconds et chuchota, « Flanc gauche et droit, rejoignez-moi maintenant ! »

Ils coururent vers le groupe de Calypso qui se tenait maintenant en formation de plusieurs rangs, en position de duel et criant toute sorte de sorts noirs.

Le ciel était plein de sorts de couleur et l'air saturait de magie alors que les grognements et sifflements de douleur pouvaient être entendus, et les cris de malédictions vibraient dans l'atmosphère.

Orion rapprocha Lezander alors qu'un sort arrivait à ses côtés, et il pointa immédiatement sa baguette sur Titania et cria, « Impero ! »

'Lance l'Incarcerus sur Calypso !' commanda-t-il.

« Incarcerus ! » dit Titania d'une voix monotone.

Surprise, Calypso tomba au sol, pieds et poings liés alors que ses camarades luttaient contre les soldats d'Orion maintenant qu'il n'y avait plus personne pour leur donner d'ordres.

Après quelques minutes de plus, ce fut fini, et seuls des grognements de douleur et des hoquets pouvaient être entendus.

Orion relâcha Titania de l'Imperius et fit disparaitre les liens de Calypso.

Il sourit aux membres de l'A.T et dit fièrement, « Excellent pour notre premier essai ! Maintenant Calypso va vous distribuer diverses potions de soin qu'elle a fait ce dernier mois. Une fois que vous serez guéris, nous discuterons de la bataille. »

Les membres s'assirent au sol, épuisés, grognant et vérifiant leurs blessures, mais avec une expression satisfaite sur leurs visages.

Quand tout le monde eut pris leurs potions, Orion s'adressa à eux, « C'était super, mais comme vous l'avez vu, une chaine de commande dans chaque équipe aurait dû être formée. Quand Calypso et Titania sont tombées, vous n'aviez plus personne pour vous donner les ordres. C'est une grande erreur, que j'ai moi-même commise. Au-delà de ça, vous vous groupez autour de vos leaders, pour les protéger, mais cela ne devrait pas être nécessaire. Chaque leader devrait avoir un petit groupe pour le défendre, tandis que les autres se battent indépendamment. »

Il marqua une pause et ajouta pensivement, « Nous avons également besoin de pratiquer diverses formations. Nous savons que le camp de la Lumière sera composé de plusieurs sous groupes : les Aurors, l'Ordre, possiblement les professeurs d'Hogwarts, d'autres sorciers et sorcières de la Lumière indépendants, les centaures probablement, et quelques autres créatures – les Veela peut-être. Nous devons apprendre des sorts utiles contre ces créatures, et voir aussi quelle formation est la meilleure pour contrer une armée divisée en sous-groupes. Je pense à un combat de type guérilla, frapper et se camoufler, répétitivement, rapidement, avec précision, en petits groupes et en attaquant là où cela fait le plus mal. Je pense que cela pourrait marcher pour nous, puisque nous ne sommes que cinquante, un très petit groupe en comparaison des Deatheaters et autres partisans du Lord Noir, et comparé aux sorciers de la Lumière. »

« Nous pourrions chacun étudier un type de formation armée et l'expliquer dans notre prochaine réunion, » suggéra un garçon.

« Super idée, » sourit Orion. « Comme ça nous aurons plusieurs formations à essayer, et pendant la bataille, nous pourrons passer de l'une à l'autre, en fonction de comment progresse le combat. »

Les membres hochèrent la tête, impatients, et Orion dit avec enthousiasme, « Très bien, à Mercredi alors. Allez en cours et essayez de faire croire que vous venez de vous lever ! »

Les étudiants gloussèrent alors qu'ils quittaient la clairière, et Orion et son groupe d'amis discutèrent avec excitation de la bataille alors qu'ils se dirigeaient vers le premier cours de la journée.

[…]

Le mois passa rapidement, l'A.T simulait des batailles quatre fois dans la semaine et apprenait par cœur beaucoup de formations donnant à chaque équipe une incroyable flexibilité pour changer les tactiques et stratégies en milieu de combat. Une chaine de commande fut établie dans chaque équipe, un leader devait toujours prendre la relève lorsqu'un tombait, mais permettait aussi de petits groupes de se former et qu'ils puissent se battre avec indépendance. A la fin, chaque membre avait une petite idée de ce qu'était le leadership lorsqu'ils devaient prendre le commandement d'un sous groupe.

Alors que Juin approchait, Orion donna une pause à l'A.T, pour que les étudiants puissent étudier leurs examens de fin d'année. La pression des examens pouvait se sentir parmi les étudiants de cinquième et septième années. La bibliothèque et les salles communes étaient des territoires indisputés d'étudiants stressés. Même les premières années respectaient le silence amené par la concentration, plus de peur d'être méchamment brutalisé qu'autre chose.

Calypso était une boule de nerfs, et elle répondait sèchement à n'importe quelle personne qui brisait sa concentration, attrapant ses nombreux livres et quittant la pièce où toute personne, osait la déranger.

Lezander semblait non affecté par la pression et le stress. Il étudiait tranquillement dans la salle commune des Hydres, avec un pied posé négligemment sur une table basse et tournant les pages de ses livres, intégrant les informations avec intérêt et facilité.

Orion n'était pas mieux que Calypso. Bien qu'il ne se sente pas nerveux, il étudiait encore pour ses WITs, entrainait sa Magie Noire et ses deux mains, jusqu'à ce qu'il tombe de sommeil, exténué. Il devenait de plus en plus grincheux alors que la pression augmentait Voldemort brisait sa concentration avec ses discussions demandeuses et furieuse, et ses rêves sur le Département des Mystères s'intensifiaient et l'attaquaient à chaque moment.

Et il en vint à se sentir piégé et désespéré par les choix que Voldemort lui avait donné pour qu'il repaye la dette – ce qui causait des scénarios dans son esprit, nuit et jour – si bien que le jour avant ses WITs, il s'assit finalement seul dans sa chambre et décida de faire un choix, une fois pour toute. Il pensait à Lezander, la Marque Noire, porter un héritier, et à ce que sa vie serait en fonction du choix qu'il aurait fait. Avec une détermination féroce, Orion décida finalement quoi faire.

[…]

C'était le quinze juin, deux semaines après que les cinquièmes années stressés et épuisés aient commencé leurs examens, et le dernier jour pour les Hydres, la Transformation Humaine.

Les cinq Hydres avaient déjà fait les tests écrits et pratiques. Maintenant, seuls Orion, Lezander et Calypso restaient avec le Ministre Danois de la Magie comme examinateur, pour prouver qu'ils pouvaient se transformer en Animagus.

L'ancien sorcier hocha la tête et en un coup, ils fermèrent leurs yeux et se concentrèrent sur la transformation.

Orion était épuisé et ne souhaitait rien d'autre que de se coconner dans un lit avec Lezander. Il sourit intérieurement pour cette pensée. Il ne pouvait pas attendre de…

Il mit cette pensée de côté avec réticence, plissa des yeux et se concentra sur la transformation.

Soudainement, il marchait le long d'un sombre couloir dans le Département des Mystères une fois encore, marchant avec un rythme ferme, courant parfois, déterminé à atteindre sa destination enfin… la porte noire s'ouvrit devant lui comme d'habitude, et il fut dans la pièce circulaire avec toutes ces portes…

En face du sol de pierre et à travers la seconde porte… des lumières dansaient sur les murs et le sol, et un mécanisme bizarre cliqueta, mais il n'eut pas le temps de l'explorer, il devait se dépêcher… Il jogga les quelques mètres qui restaient jusqu'à la troisième porte qui s'ouvrit comme les autres…

Orion hoqueta. Il n'avait jamais atteint cette pièce avant. 'Mais pas maintenant !' se dit-il. Il avait besoin de se concentrer pour se transformer en Firebreath… mais sa curiosité était trop forte.

C'était une pièce de la taille d'une cathédrale avec des étagères remplies de sphères… son cœur battait très vite maintenant… il allait enfin pouvoir y aller, cette fois… quand il atteignit le nombre quatre vingt dix-sept, il tourna à gauche et se dépêcha de courir le long de l'aile entre deux rangs…

Mais il y avait une forme au sol à la fin, une forme noire bougeant au sol comme un animal blessé… l'estomac d'Orion se contracta avec peur… et excitation…

Une voix issue de sa propre bouche, une voix froide et aigue vide de gentillesse humaine…

« Prends là pour moi… lève là, maintenant… je ne peux pas la toucher… mais toi oui… »

La forme noire au sol bougea légèrement.

Orion vit une main avec de longs doigts blancs attraper une baguette et s'élever à la fin de son propre bras…

'Oh pour l'amour de Merlin !' siffla Orion avec impatience. 'Pas ça, peu importe ce que c'est. Pas maintenant !'

Orion repoussa férocement la vision hors de son esprit et avec une détermination froide, bloqua tout accès à son esprit et se concentra sur sa transformation.

En une respiration, il se transforma en Firebreath, baissa ses paupières internes et ouvrit ses yeux.

Il regarda autour de lui et vit Scaly et Wildmane se retransformer en leurs formes humaines.

Le vieux sorcier danois applaudit avec une énergie et admiration inattendue.

« Magnifique ! Excellent ! » dit-il excité. « Très bien vous trois ! » Il regarda le Wyvern et ajouta, « Incroyable ! »

Quand Orion se retransforma, l'Officier Ministériel dit, « Allez-y maintenant ! Vous avez terminé vos WITs. Nous vous enverrons les résultats par hibou, en juillet. »

Les trois amis quittèrent la pièce d'examen contents, et avec des sourires satisfaits sur leurs visages.

[…]

« Et bien, ce n'était pas si mauvais, si ? » demanda Calypso alors qu'ils marchaient le long du couloir. « Je ne suis pas sûr de m'en être si bien sortie à l'écrit, j'avais plus de temps. Il y avait tant à écrire sur chaque question ! Est-ce vous avez inclus le sort pour acquérir des yeux de serpent dans la question quarante-cinq ? Je n'étais pas sûre si je devais le faire, j'avais l'impression que ça faisait trop – et sur la question vingt-trois… »

« Calypso, » dit Lezander avec un sourire impatient, « c'est fini… on ne va pas faire un après exam à chaque fois. Apprécie juste le fait que ce soit notre dernier WIT ! »

« Je plussoie, » sourit Orion. « Nous sommes enfin libre ! Je ne veux plus y penser, nous avons tous bien fait. J'aimerais me reposer. » Il lança un coup d'œil à Lezander et ajouta, « Et je veux m'occuper de choses plus… plaisantes. »

Calypso renifla de dédain. « Très bien, je vous laisse. Je vais rendre visite à mon père alors. »

Elle se retourna et prit un autre couloir. Lezander arqua un sourcil à Orion et Orion ajouta en souriant narquoisement et en attrapant sa main.

« Allez viens, Lez, » dit Orion en trottinant avec son petit ami. « J'ai attendu cela pendant très longtemps ! »

Aussitôt qu'ils atteignirent leur dortoir, heureusement vide sans Viktor et Loki, Orion poussa Lezander sur son lit.

Lezander rit face à la hâte d'Orion. « Qu'as-tu à l'esprit ? »

« Oh, tu vas voir, » dit Orion avec un sourire séducteur.

Les yeux bleu pâles de Lezander s'assombrirent de désir, mais il dit calmement, en calmant les ardeurs d'Orion pour le déshabiller. « Tu sais que… »

« Je veux me lier avec toi, » interrompit doucement Orion alors qu'il se couchait près de Salazar et qu'il verrouillait son regard à celui de son petit ami.

Lezander se figea et le regarda en retour. « En es-tu sûr ? »

« Sans l'ombre d'un doute, » dit Orion avec un sourire chaleureux. Puis il ajouta doucement avec une profonde émotion alors qu'il caressait tendrement le visage de Lezander, « C'est toi que je veux, Lez. Je te choisis. Je choisis le bonheur à tes côtés. Je sais que tu es le seul qui peut me donner cela, et je veux te le rendre aussi. Sans toi, j'aurais succombé à la pression depuis longtemps. Tu te préoccupes de mon bien être, tu m'aimes, tu me fais me sentir aimé, alors que je pensais ne jamais avoir droit à cela. Et malgré nos différences, tu m'as soutenu, tu m'as compris, avec une patience infinie. La seule chose qui m'importe c'est sauver mon père et être avec toi. Nous avons nos propres voies à suivre, mais nous pouvons le faire ensembles, en s'aidant l'un l'autre. J'y ai pensé depuis longtemps, le seul futur que je veux pour moi est avec toi à mes côtés. »

« Oh, meu inima, mon cœur, » chuchota Lezander en embrassant doucement les lèvres d'Orion. « Tu penses vraiment ce que tu dis. »

« Oui, » répondit Orion. Il chuchota dans un souffle et dit, « Lez, je deviendrai un Deatheater, mais je veux quand même que nous soyons ensembles. »

Lezander fronça les sourcils. « Pourquoi tu veux devenir un Deatheater ? Je pensais que tu voulais former ton propre camp. »

« Oui, » dit Orion calmement, « mais Voldemort… j'ai une dette envers lui pour m'avoir aidé à ramener mon père hors d'Azkaban. Je ne te l'ai pas dit avant parce que je voulais faire mon propre choix sur le sujet. Mais peut-être, que je pourrais me débarrasser de la Marque Noire c'est un sort en fourchelang. Je peux le faire, avec le temps. Et au final, je soutiendrais quand même les Ténèbres. »

« Je ne veux pas qu'il te marque, » gronda Lezander.

Orion soupira et caressa les longs cheveux de Lezander. « Je ne le veux pas non plus, mais je n'ai pas le choix. Mais ne t'inquiète pas, je m'en débarrasserai. Et une dette ne peut être annulée que par celui qui en est le récepteur, et Voldemort ne ferait jamais une telle chose. »

Lezander garda son front contre celui d'Orion et dit calmement, « Je sais qu'il n'y a pas d'issue de secours pour les dettes de sorcier. J'aurais aimé que tu me le dises avant… mais je comprends que c'était à toi de prendre la décision. » Il leva la tête et regarda Orion et ajouta avec détermination, « Cela importe peu que tu deviennes un Deatheater. Comme tu l'as dit, tu allais participer à la guerre d'une façon ou d'une autre. Et je t'aiderai, je serai à tes côtés. »

« Tu n'as pas à… »

« Je le veux, » dit Lezander calmement. Il regarda dans les yeux d'Orion et dit avec une voix emprunte d'une profonde émotion, « Je t'aime, tu vas devenir mon compagnon. J'ai attendu longtemps pour cela… je serai là pour toi, comme tu le seras pour moi, pour m'aider à régner sur mon clan, après la guerre. »

« Oui, » dit Orion doucement, en rapprochant Lezander et croisant ses bras autour de son cou, « nous nous aiderons. Toujours ensembles. Partenaires. Compagnons de vie. »

Lezander l'embrassa profondément et commença à retirer les vêtements d'Orion, alors qu'Orion faisait de même avec les siens se caressant chacun lentement, se repaissant du toucher de l'autre et de la sensation des muscles roulants sous leurs doigts.

Orion embrassa Lezander comme un affamé, envahissant sa bouche chaude, sentant ses incisives tranchantes contre sa langue, explorant, savourant alors que son excitation augmentait. Et il sentit cette chaleur une fois encore, l'envelopper, alors que Lezander répondait aussi passionnément, en caressant son estomac lentement, avec plaisir, comme s'il essayait de mémoriser chaque centimètre de son corps avec ses doigts.

« Je t'aime, je t'aime… » chuchota Lezander doucement alors qu'il jouait avec le cou d'Orion et en retirant doucement son pantalon.

Orion frissonna de plaisir et releva légèrement ses hanches pour pouvoir faire passer le vêtement.

Les yeux de Lezander s'émerveillèrent du corps d'Orion, le corps de son compagnon en devenir.

« Tellement beau, » chuchota-t-il.

Orion lui sourit. « Toi aussi. »

Lezander lui sourit narquoisement, « Je suis beau, mais toi, meu dragoste, tu es magnifique. »

« Et tien. »

« Et mien, » chuchota Lezander, le cœur sautant dans sa poitrine et son désir atteignant un niveau incomparable à ces mots.

Orion abaissa lentement le pantalon de Lezander, ses yeux imprimant chaque centimètre du corps à la fois doux et dur de son petit ami, et s'assombrirent face à son besoin désespéré.

Lezander poussa Orion sur son dos, et se positionna sur lui, remuant des hanches contre celles d'Orion alors qu'il grognait et Orion gémissait, quand leurs érections se frottèrent ensembles, envoyant des vagues de plaisir dans tout leur corps.

Orion croisa ses jambes autour de la taille de Lezander, s'arquant sous lui, et haletant d'un désir fou, son sang courrait dans ses veines, son esprit était voilé de passion, de désir et d'anticipation.

Lezander agrippa les hanches d'Orion et se frotta contre lui, gémissant en sentant leurs chaudes excitations se toucher.

Orion rejeta sa tête en arrière et eut un grognement de gorge, sentant son sang bouillir, en voulant plus, en ayant besoin de plus. Il resserra ses jambes et bras autour de Lezander et chuchota, « Je ne te permettrai jamais de mourir, Lezander. Je te protègerai toujours. Je t'aime, j'ai tant besoin de toi. »

Lezander le regarda surpris et dit calmement, « Je sais cela, Orion. Je te protègerai toujours également. Je t'aime, Orion. Peu importe ce qu'il se passe, cela ne changera jamais. »

« J'ai envie de toi maintenant, Lez, » pantela Orion contre le cou de Lezander, le souffle chaud le faisant frissonner.

Lezander l'embrassa profondément, sa langue explorant passionnément la bouche chaude d'Orion, goûtant sa saveur envoûtante, son odeur unique, qui le rendait fou de désir, il ne pouvait plus se retenir il voulait faire d'Orion son compagnon.

Il lécha le cou d'Orion et fit courir une main le long de son excitation, et l'agrippa fermement, bougeant lentement sa main de haut en bas, rendant ce membre plus dur encore.

« Oh, doux Merlin ! » Laissa échapper Orion en s'arquant et en poussant dans la main de Lezander.

Lezander se perdit dans les orbes à moitié ouvertes d'Orion, voilés de désir et de besoin.

Il chuchota le souffle court, « Epouse-moi, Orion. »

Orion enregistra lentement les mots de Lezander dans son esprit fiévreux. Il écarquilla ses yeux. « Quoi ? »

« Quand nous aurons dix-sept ans, dis-moi que tu vas m'épouser. Nous serons des compagnons à partir de maintenant, mais nous serons aussi des époux. Dis oui, Meu Dragoste. »

Le cœur d'Orion sauta, s'accéléra et battit fort dans sa poitrine, alors qu'un bonheur qu'il n'avait jamais jusqu'alors jamais ressenti envahit son cœur. Il n'y pensa pas deux fois, « Oui, un millier de fois oui ! »

Une expression de pur bonheur se dessina sur les magnifiques traits de Lezander, montrant à Orion qu'il ne l'avait jamais autant aimé que maintenant.

Lezander dévora Orion jusqu'à le laisser le souffle court, puis il jeta un dernier coup d'œil à Orion, le couvant de tout son amour, avant de plonger ses dents dans son cou chaud.

Orion hoqueta et pencha sa tête en avant, alors qu'il sentait les lèvres chaudes de Lezander sucer son cou, son sang coulant dans la bouche de Lezander, et une vague de plaisir intense, consumant ravagea son corps, l'amenant à une extase infinie.

Son corps trembla d'un plaisir intense, chaud, tandis que Lezander continuait de prendre plus de sang que jamais. L'esprit d'Orion était complètement voilé par le désir, il ne pouvait même pas se rappeler de son propre prénom il ne connaissait que le plaisir et ce besoin désespéré.

Lezander s'arrêta, et lécha la plaie d'Orion les deux petites incisions marqueraient Orion comme son compagnon de vie pour toujours. Il mordit rapidement son poignet et le plaça contre les lèvres ouvertes d'Orion.

« Bois, Meu Dragoste, bois, » chuchota-t-il.

Alors que leurs yeux se verrouillaient, Orion agrippa le bras de Lezander et lécha le poignet ouvert. Du sang chaud et exquis coula dans sa bouche, et il gémit d'un plaisir inimaginable, alors qu'il goutait Lezander, le sentant courir dans son corps, mélangeant son propre être, les unissant ensemble par le sang, par l'essence.

Orion se sentit s'enflammer, chaque nerf était tendu de plaisir alors que le sang chaud de Lezander entrait dans son système sanguin, sentant une vague intense d'énergie et de puissance courir dans son corps, le changeant, le perfectionnant lui donnant des siècles de vie, une puissance plus forte, une vitesse plus rapide, fortifiant ses muscles, lui donnant une santé infinie et presque une éternelle jeunesse.

Lezander chuchota tendrement, alors que le corps d'Orion était ravagé par les changements, et qu'il était arqué de plaisir et criait d'extase, alors qu'il sentait sa propre magie Noire s'intensifier sous l'assaut, comme s'il accueillait une nouvelle vie inattendue.

Lezander retira son poignet et lécha rapidement la plaie profonde, la soignant. Puis, il tint fermement le corps d'Orion contre lui, le berçant, et embrassant son visage, alors que son compagnon continuait à ressentir les effets du plaisir intense et de cette nouvelle énergie.

Orion ouvrit les yeux et Lezander hoqueta, les yeux émeraude d'Orion étincelaient de puissance et de force, l'envoûtaient. Si beaux, si intenses… jamais il ne les avait vus ainsi…

Orion caressa lentement le visage de Lezander et dit d'une voix rauque, « Je te sens en moi, dans mes veines. » Il ferma ses yeux et dit d'une voix essoufflée, « Je peux sentir ton cœur battre, en chœur avec le mien… je me sens… différent, si différent… puissant, tellement puissant… imbattable, en vie, fort… je sens… tout… »

« Le sang de Vampire, » chuchota Lezander en transe.

« Oui, » dit Orion doucement en ouvrant les yeux et en les plongeant dans ceux de Lezander, « Ton sang exquis. » Il lécha ses lèvres teintées de rouge, fit courir son doigt le long des lèvres chaudes de Lezander et chuchota, « Merci. »

« Tu es un Zraven, maintenant, » dit Lezander calmement.

Orion lui sourit et dit doucement, « Oui, mais pas encore ton compagnon de vie. Pas complètement. Scelle le lien, Lez. »

Il embrassa Lezander ardemment, alors que leurs corps étaient entremêlés, sentant un besoin désespéré de faire l'amour et de compléter leur lien un désir fiévreux courait dans son sang changé, il sentait le cœur de Lezander battre contre sa poitrine, sa chaleur envelopper son propre corps, voulant désespérément qu'ils deviennent un.

« Lez, j'ai besoin de toi, maintenant, » chuchota Orion le souffle court. « S'il te plaît, fais-le maintenant ! Pas de préparation, je peux le supporter. Juste fais-le ! »

Lezander hocha silencieusement la tête et se positionna sur le corps d'Orion qui semblait étinceler sous lui. Son érection lui faisait mal tant il en avait besoin et il sentit une attraction inexpliquée vers Orion, l'essence d'Orion l'envoûtait et l'appelait. Il agrippa les hanches d'Orion tout en regardant dans ses yeux.

Abruptement, il y eut un grand bang et quelqu'un entra dans la pièce avant de s'arrêter et d'haleter.

« Merlin, Circé et Morgane ! » Cria Calypso en se détournant de la vue.

Lezander se figea, tourna sa tête vers elle et gronda furieusement, « Il vaut mieux que ce soit important, Calypso ! »

« Ca l'est ! » Cria-t-elle d'une voix aigüe. « Pour l'amour de Merlin, habillez-vous, habillez-vous ! »

Orion fronça les sourcils et leva les yeux sur Lezander. Lezander soupira et commença à se lever du lit, relevant Orion avec lui. Ils s'habillèrent rapidement tout en partageant un baiser passionné et des sourires secrets.

Lezander enlaça Orion par derrière et joua avec son cou et chuchota, « Ne t'inquiète pas, nous finirons plus tard. »

Orion lui envoya un sourire plein d'envie. « Je parie ton cul, oui. »

Lezander lui sourit narquoisement, « Non, mon amour, le tien. »

« En effet, » gloussa Orion heureux.

« Vous avez fini ? » dit Calypso désespérée.

« Oui, » cingla Orion en restant contre la poitrine de Lezander. « Qu'est-ce qu'il se passe ? »

Calypso se tourna pour les regarder et Orion se tendit immédiatement et s'inquiéta en voyant l'expression hystérique de son visage.

« Quoi que s'est-il passé ? » S'alarma Orion.

« Les Deatheaters vont au Département des Mystères maintenant ! »

A suivre...


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Quelqu'un... mon chat m'a griffé à l'oeil et ça ne me fait pas mal, y'a "juste" les vaisseaux ultra visibles avec sûrement un qui a dû péter pour me faire une tache comme je l'ai dans le coin de l'oeil... quelqu'un a-t-il déjà été dans cette situation ? Si oui, quels conseils (autre que voir un ophtalmo / docteur / urgences) ?

Purée comment je suis trop frustrée que Lezander et Orion ne soient pas allés jusqu'au bout -.-" Tom les aurait dé-fon-cés ! XD

Bisouxxx tout plein !