Titre : Je te détruirais

Auteur : Orlane

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à J.K.R. sauf Mélindra Black et tous ceux que ne vous ne connaissais pas... Et bien entendu le monde de Buffy et de Charmed appartiennent à leurs auteurs respectif.

Résumé: Cinquième année pour Harry, Ron, Hermione et Mélindra. Mais les choses à Poudlard et ailleurs vont changer. Dans l'ombre, l'ordre du Phoenix renaît de ses cendres et au château, un vent de révolte souffle dans les couloirs. Plus rien se sera plus comme avant.

RAR :

- Lilou5701: Salut! Merci beaucoup pour ta review, ça m'a fait très plaisir. Je suis contente que ça t'ai plu. Oui, il y a moins d'actions contre Ombrage mais j'ai du mal à en caser à chaque chapitre^^. Pour être honnête avec toi, je peine affreusement à glisser la sortie d'Ombrage en bonne et due forme. Je vais néanmoins revoir encore une fois mes derniers chapitres pour l'inclure. J'espère que la suite te plaira. Bonne lecture.

-Nicolas: Hey! Comment vas-tu? Merci beaucoup pour ta review! Je suis contente que ça t'ai plu! Et oui, Dumbledore est vraiment trop fort. Je crois que la tête d'Ombrage à ce moment valait vraiment le détour! J'espère que la suite te plaira. Bonne lecture.

- Emily: Salut! Merci beaucoup pour ta review! Ça fait toujours autant plaisir. J'espère que la suite te plaira également. Bonne lecture.

- Cicou:Hello! Merci beaucoup pour ta review! Je suis contente que mes quatre derniers chapitres t'aient plu. Je pense qu'Ombrage doit effectivement trouver le temps long, être entourée de tant de personnes inamicales, puisqu'elle a désormais comprit que c'était du pur foutage de gueule... La crise de nerf est un de mes soucis pour la fin, j'ai énormément de mal à la caser... Mais je vais y travailler! Et Jarod en prend pour son grade. En même temps, la famille c'est sacrée chez les Wesaley et les Potter... Tu lis les Pierre Bottero? C'est vraiment un auteur génial. Je suis irrémédiablement fan! Et il est français en plus... Comme quoi, il n'y a pas que les anglais qui savent manier le Fantastique! Je reste néanmoins coupable de mon plagia mais.. C'était bien trop tentant. J'espère que la suite te plaira. Bonne lecture.

- Meian Kurayami : Tchou! Merci beaucoup pour ta review. Je suis contente que tu ai aimé le dernier chapitre. Les conséquences du bouillonnement magique que renferme Mélindra c'est plutôt du genre mortel lorsque que ça explose. Et même si Rogue est un être parfois méprisable, se prendre dans la figure les quelque chose d'au moins aussi puissant qu'un souffle atomique n'est peut-être pas vraiment souhaitable.^^ J'espère que la suite te plaira. Bonne lecture.

Note : Salut les gens! Comment allez-vous? Alors un nouveau chapitre... Encore une fois, et je m'en excuse, une longue partie est directement tirée du livre. Vous avez le droit de la sauter, je comprendrais^^. J'espère que ça vous plaira quand même. Bonne lecture.

Chapitre 34

Mélindra était dans la Salle sur Demande en compagnie de l'AD, concentrée sur le sortilège qu'elle devait effectuée en ce soir.

Elle ferma les yeux et chercha un souvenir heureux.

Celui qui lui vint en premier daté des vacances de Noël… Une journée passée avec son père, sa tante, ses amis et Remus à jouer aux cartes, à parler et à rire.

Elle se laissa envahir.

- Spero Patronum !

Le problème était que depuis Noël, Mélindra ne pouvait pas dire qu'elle avait vraiment était heureuse… Ses parents étaient morts et il lui fallait du temps pour s'y faire et vivre avec cette douleur au cœur.

Elle ne réussit à produire qu'un écran de fumée argentée.

A cet instant, la porte de la Salle sur Demande s'ouvrit et se referma sur une petite créature que Mélindra reconnu immédiatement : Dobby. Mais il semblait y avoir un problème : l'Elfe de Maison tremblait de la tâte au pied et ses yeux étaient écarquillés de terreur.

- Harry Potter, monsieur… Couina L'Elfe. Harry Potter, monsieur... Dobby est venu vous avertir… Mais on a ordonné aux Elfes de Maison de ne rien dire…

Et Dobby se précipita vers le mur le plus proche pour se taper la tête dessus.

Il y eut un éclair bleu près de la jeune Black.

- Code Rose ! Cria la voix d'Athéna dans sa tête.

- Merde…

La jeune fille jeta un coup d'œil à son bracelet rose. Ombrage n'était plus très loin.

- CODE ROSE ! Hurla Mélindra en se tournant vers Harry.

Harry qui venait d'arriver à la même conclusion qu'elle grâce à Dobby.

Toutes les personnes présentes étaient immobiles, comme pétrifié de terreur.

- QU'EST-CE QUE VOUS ATTENDEZ ? Cria Harry. FILEZ !
Ce fut le branle-bas de combat, tous les membres de l'AD se précipitèrent vers la porte. Mélindra, quant à elle, attrapa fermement Hermione par l'épaule avant de s'évaporer en direction d'Ombrage.

- Qu'est ce que ? Marmonna Hermione en s'agrippant à sa meilleure amie, déboussolée par son voyage.

- Il faut leur donner du temps.

Et la jeune Black lança le sort pour colorer ses vêtements en rose.

Hermione comprit et au moment où Dolores Ombrage passa l'angle du couloir, elles étaient prêtes.

- OOooooooohhhhh ! Mademoiselle Dolores ! Comment allez-vous Mademoiselle Dolores ? Cria Mélindra tout près des oreilles d'Ombrage

Ombrage qui leur lança un regard noir.

- Je n'ai pas le temps les filles, nous discuterons une prochaine fois.

- Qu'est-ce qu'il se passe Mademoiselle Dolores ? Minauda Hermione.

- Rien qui ne vous concerne. Retournez dans vos dortoirs.

- Mais… Essaya Mélindra.

Trop tard, Ombrage les avait dépassé, suivit de la brigade Inquisitoriale.

- Merde. Jura Hermione.

- On passe au plan B. Va te mettre à l'abri, je m'occupe de la brigade Inquisitoriale.

- Merry !

Mais déjà sa meilleure amie avait disparue dans un écran de vapeur d'eau.

Mélindra se cacha à l'angle d'un couloir tout près de la Salle sur Demande. Collin Crivey passa devant elle sans la voir. A la façon dont il se dépêchait, il devait être poursuivit.

Goyle passa à son tour, mais lui, ne continua pas sa route.

La jeune fille, après l'avoir attrapé par les épaules pour l'arrêter, passa son bras autour de la gorge de l'armoire à glace et serra doucement.

Une fois que le Serpentard fut inconscient, elle le posa à terre, vérifia rapidement qu'il était encore vivant, fit basculer sa tête de gorille en arrière pour ne pas qu'il étouffe avec sa propre langue et disparue.

Elle allait lancer un sortilège de saucisson à Parkinson mais c'est ce moment là que choisit Ombrage pour passer devant elle suivit de Harry.

Harry qui lui envoya un regard mauvais quand elle s'avança pour le rejoindre. Il tapota sa cicatrice de deux doigts et continua sa route.

Mélindra resta longtemps interdite. Trop longtemps.

- Tiens, tiens, Black… Comment ça va depuis le temps ? Qu'est ce que tu fais ici ? Lui demanda la voix traînante de Malefoy dans son dos.

- Je me prom…aïe ! Répliqua Mélindra avant de porter sa main à son ventre. Maudit Potter… Il en fait exprès.

- De quoi tu parles, Black ?

- Toi, la fouine, tu la fermes !

Et elle s'éloigna d'un pas claudicant en direction de sa salle commune.

Elle n'était pas dans le bureau de Dumbledore ce soir là, mais elle su tout ce qu'il s'y passa sans en perdre la moindre miette.

Une chose était sûre, Ombrage allait regretter amèrement d'avoir fait partir Dumbledore de Poudlard.

Mélindra mangeait tranquillement son dessert en compagnie de ses amis. Elle secoua la tête d'un air désespéré devant la remarque de Ron. Elle releva le visage.

Ses yeux accrochèrent les siens.

Des yeux gris qui l'observaient avec un air indéchiffrable.

Depuis quand Malefoy l'observait ?

Un sourire malicieux se dessina sur ses lèvres aux souvenirs de leur petit jeu durant l'entraînement matinale, quelques semaines auparavant.

Elle accentua sa prise sur le combat muet que Malefoy avait lancé et se pencha un peu plus en avant tandis qu'elle portait sa cuillère à la bouche.

Elle imita sciemment le geste soit disant irrésistible d'après les séries télévises qui polluaient la fameuse boîte à image.

Geste qui consistait à passer sa langue sur ses lèvres avec le regard provocant qui allait avec.

Elle jouait… Ça faisait partit du jeu de l'inimitié qu'elle entretenait avec le jeune homme.

Et c'est avec un plaisir certain qu'elle le vit légèrement rosir et détourner le regard.

Elle afficha un immense sourire goguenard tout en se rassoyant au fond du banc.

- Qu'est ce qu'il y a ? Lui demanda Hermione.

- Rien… Répondit-elle en voyant passer le Serpentard devant la table des lions, en direction de la sortie.

...

Mélindra pressait le pas et jetait fréquemment un coup d'œil à sa montre. Elle devait se dépêcher de rejoindre Ombrage. Le timing était serré et ne bénéficiait pas de liberté…

Elle devait vraiment se dépêcher.

Une main se saisit de son bras et sans comprendre ni comment, ni pourquoi, Mélindra se retrouva plaquer durement contre un mur dur et froid de Poudlard.

Deux yeux aciers se vissèrent dans les siens.

- Tu joues à un jeu dangereux, Black ! Grogna Draco Malefoy à son oreille.

Mélindra sourit malgré la situation et malgré le fait que Malefoy était un peu trop proche à son goût.

Lentement, elle fit remonter sa main libre sur l'épaule du jeune homme et le fit basculer à son tour contre le mur du couloir.

- Dans ce cas j'ai de la chance que tu sois à Serpentard. Répondit-elle à la menace du jeune homme, près, très près, de ses lèvres, avant de s'en aller.

...

Mélindra n'avait pas assisté au cours d'Occlumencie d'Harry. Pas ce soir… De toute façon, ça n'aurait servit à rien, quoiqu'elle fasse Harry lui envoyait décharge de douleur et autre. Et quoique fasse Rogue, il ne pouvait jamais percé sa magie Acathlante qui protégeait son esprit alors…

Mélindra était présentement entrain de se battre avec Draco Malefoy, comme souvent durant les cours des troisièmes années…

Enfin, jusqu'à ce qu'une lame chauffée à blanc lui transperce le ventre.

La jeune Black s'écroula sur le sol de la grande salle avec un gémissement de douleur, les mains crispés sur son ventre.

...

Sa vue se troubla rapidement, remplacée parce que voyait Harry.

...

Des dizaines de tables et d'élèves étaient alignés dans la grande Salle…

Mélindra ne comprit pas.

Jusqu'à ce quelle reconnaisse le jeune homme qui écrivait à une vitesse affolante sur son parchemin.

Cheveux gras, nez crochu…

Severus Rogue.

Qu'est ce que Harry avait encore fait ?

Elle lu comme Harry l'intitulé du questionnaire.

DÉFENSE CONTRE LES FORCES DU MAL

BREVET UNIVERSEL DE SORCELLERIE ÉLÉMENTAIRE

- Plus que cinq minutes!

La voix fit sursauter Harry. Il se retourna et vit le sommet du crâne de Flitwick qui avançait un peu plus loin entre les tables.

Le professeur Flitwick passa devant un élève aux cheveux noirs ébouriffés... Très ébouriffés..

Mélindra sentit que Harry se déplaçait vers le jeune homme aux cheveux ébouriffés.

Des cheveux ébouriffés semblables à ceux de Harry…

Le garçon s'était redressé à présent, il posait sa plume, reprenait son parchemin au début pour relire ce qu'il avait écrit...

La jeune Black eut un sourire. Elle comprenait maintenant pourquoi son père disait que Harry ressemblait énormément à James. Il avait la même forme de visage, les mêmes lèvres, les mêmes mains… Seuls le nez et les yeux différaient…

James bâilla en ouvrant grand la bouche et se passa la main dans les cheveux en les ébouriffant encore un peu plus. Puis, après avoir jeté un regard au professeur Flitwick, il se tourna sur son siège et adressa un sourire à un autre élève assis quatre rangs derrière.

Mélindra tourna la tête pour suivre le regard de son parrain.

Elle vit son père répondre à James en levant le pouce. Son père était confortablement installé sur sa chaise qu'il balançait d'avant en arrière. Il était très beau, ses cheveux bruns tombaient sur ses yeux avec une sorte d'élégance désinvolte… Des yeux bleus nuits qui n'étaient pas encore voilés par Azkaban.

Ensuite, son regard se posa sur Remus Lupin. Il paraissait pâle et faible et semblait absorbé dans sa copie d'examen. Les sourcils légèrement froncés, il relisait ses réponses en se grattant le menton avec le bout de sa plume.

Elle remarqua que Harry sembla chercher quelqu'un du regard… Elle pensa à Lily… Et fut sidérée quand le regard de son meilleur ami se fixa sur Peter Pettigrow… Petit, le nez pointu, les cheveux châtain clair sans éclat. Queudver paraissait anxieux, se rongeait les ongles, les yeux fixés sur son parchemin, le bout de ses chaussures raclant le sol. De temps à autre, il jetait un coup d'œil à la copie de son voisin en espérant y lire quelque chose.

Harry l'observa un long moment puis se tourna à nouveau vers James qui griffonnait quelque chose sur un morceau de parchemin. Il avait dessiné un Vif d'or et traçait à présent les lettres « L. E. »

Mélindra sourit… Comme c'était meugnon…

- Posez vos plumes, s'il vous plaît ! Couina le professeur Flitwick. Cela vous concerne également, Stebbins ! Veuillez rester assis pendant que je ramasse les parchemins ! Accio !

Plus d'une centaine de parchemins s'envolèrent aussitôt pour atterrir avec force entre les bras tendus de Flitwick qui tomba à la renverse sous le choc. Il y eut quelques rires et deux élèves, parmi ceux assis au premier rang, se précipitèrent pour l'aider à se relever.

- Merci... Merci, dit le professeur Flitwick d'une voix haletante. Très bien, vous pouvez sortir, maintenant !

Harry regarda à nouveau son père. Entre-temps, il avait enjolivé les lettres « L. E. » qu'il raya brusquement. Puis il se leva d'un bond, fourra sa plume et son questionnaire d'examen dans son sac qu'il balança sur son épaule et attendit que Sirius vienne le rejoindre.

Mélindra vit que son parrain attrapait une jeune fille aux cheveux chocolat par le bras. Il lui murmura quelque chose… La jeune fille leva les yeux aux ciels et lui assena un coup de poings dans le ventre avant de quitter la grande salle. Non sans ébouriffer les cheveux du grand Sirius Black. Mélindra ne le vit pas mais devina aisément le regard noir de son père ainsi que son grognement de chien en colère.

Mélindra avait sentit son estomac se serrer en reconnaissant la fille en question : sa mère.

A la différence de son père qui avait un regard encore innocent, un regard de gamin, les yeux de sa mère brillaient d'une lueur sombre, grave… La même que dans ses yeux à elle.

Harry tourna la tête et Mélindra aperçut Rogue un peu plus loin. Il se faufilait parmi les tables en direction des portes de la Grande Salle, toujours absorbé dans son propre questionnaire. Les épaules rondes mais le corps anguleux, il avait une démarche saccadée qui faisait penser à une araignée et ses cheveux graisseux voletaient autour de son visage au rythme de ses pas.

Un groupe de filles en grande conversation séparait Rogue de James, Sirius et Lupin. Harry se glissa au milieu pour conserver Rogue dans son champ de vision tout en écoutant ce que disaient James et ses amis.

- Ça t'a plu, la question dix, Lunard ? Demanda Sirius tandis qu'ils arrivaient pans le hall d'entrée.

- J'ai adoré. Répondit vivement Lupin. Donnez cinq signes permettant d'identifier un loup-garou. Excellente question.

- Tu crois que tu as réussi à les trouver tous ? Demanda James d'un ton faussement inquiet.

- Je pense que oui, répondit Lupin très sérieusement.

Ils se mêlèrent à la foule qui se pressait aux portes du hall, avide de sortir dans le parc ensoleillé.

- Premier signe: il est assis sur ma chaise. Deuxième signe: il porte mes vêtements. Troisième signe: il s'appelle Remus Lupin.

Queudver, qui les avait rejoints, fut le seul à ne pas rire.

- Moi, j'ai mis la forme du museau, les pupilles des yeux et la queue touffue. Dit-il d'un air anxieux, mais je n'ai rien trouvé d'autre...

- Tu es donc tellement bête, Queudver ? Dit James, irrité. Tu fréquentes pourtant un loup-garou une fois par mois...

- Pas si fort. Implora Lupin.

- Moi,j'ai trouvé que c'était du gâteau, cet examen. Disait Sirius. Je serais surpris si je n'obtenais pas un Optimal.

- Moi aussi. Dit James.

Il mit une main dans sa poche et en retira un Vif d'or qui se débattait.

- Où est-ce que tu as eu ça ?

- Je l'ai piqué, dit James d'un ton désinvolte.

Il se mit à jouer avec le Vif d'or qu'il laissait s'envoler à une trentaine de centimètres avant de le rattraper. Ses réflexes étaient excellents et Queudver paraissait impressionné.

Lupin avait sorti un livre qu'il s'était mis à lire. Sirius regardait les autres élèves se presser sur la pelouse. Il affichait un air hautain et ennuyé, mais avec beaucoup d'élégance. James, lui, continuait de jouer avec le Vif d'or qu'il laissait filer de plus en plus loin et rattrapait à la dernière seconde, au moment où il était presque parvenu à s'échapper. Queudver le regardait

bouche bée. Chaque fois que James réussissait à saisir le Vif d'extrême justesse, Queudver étouffait une exclamation et applaudissait. Au bout de cinq minutes, Mélindra commença à s'énerver et se demanda comment son parrain pouvait supporté ça, mais James semblait prendre plaisir à être l'objet de son attention. La jeune Black remarqua que James avait la manie de s'ébouriffer les cheveux d'un geste de la main pour éviter qu'ils ne paraissent trop bien coiffés. Elle remarqua également qu'il ne cessait de lancer des coups d'œil en direction des filles assises au bord du lac.

Les garçons…

- Range ça, tu veux ? Dit enfin Sirius - une fois de plus, James venait de rattraper le Vif d'or d'un geste virtuose et Queudver avait poussé un cri d'admiration - sinon, Queudver va tellement s'exciter qu'il finira par s'oublier.

Queudver rosit légèrement et James eut un sourire.

- Si ça te gêne... Dit-il en rangeant le Vif d'or dans sa poche. Apparemment Sirius était le seul qui pouvait décider James à cesser de jouer les m'as-tu-vu.

- Je m'ennuie. Dit Sirius. J'aimerais bien que ce soit la pleine lune.

- Espère toujours. Dit Lupin d'un ton grave derrière son livre. Si tu t'ennuies, on a encore l'épreuve de métamorphose, tu n'as qu'à me faire réviser. Tiens...

Il lui tendit son livre, mais Sirius renifla d'un air méprisant.

- Je n'ai pas besoin de ces idioties, je sais déjà tout.

Mélindra leva les yeux au ciel. Elle ressemblait beaucoup à son père, mais Merlin merci, elle n'avait pas hérité de ce côté-ci.

- Tiens, voilà de quoi t'amuser un peu, Patmol. Dit James à voix basse. Regarde qui est là...

Sirius tourna la tête et s'immobilisa comme un chien qui vient de sentir la piste d'un lapin.

- Parfait. Murmura-t-il. Servilus.

Harry se retourna pour suivre le regard de Sirius.

...

Rogue s'était relevé et rangeait le questionnaire des BUSE's dans son sac. Lorsqu'il quitta l'ombre des buissons et s'éloigna sur la pelouse, Sirius et James se levèrent à leur tour.

Lupin et Queudver restèrent assis. Lupin était toujours plongé dans son livre mais ses yeux restaient immobiles et une légère ride était apparue entre ses sourcils. Queudver regarda successivement Sirius et James, puis Rogue, une expression d'avidité sur le visage.

- Ça va, Servilus ? Lança James d'une voix forte.

Rogue réagit si vite qu'il semblait s'être attendu à cette attaque. Lâchant son sac, il plongea la main dans une poche de sa robe de sorcier et sa baguette était à moitié levée lorsque James cria :

- Expelliarmus !

La baguette magique de Rogue fit un bond de quatre mètres dans les airs et retomba derrière lui avec un petit bruit mat. Sirius éclata d'un grand rire qui ressemblait à un aboiement.

- Impedimenta ! Dit-il en pointant sa propre baguette sur Rogue qui fut projeté à terre au moment où il plongeait pour ramasser la sienne.

Autour d'eux, les élèves s'étaient retournés et regardaient. Plusieurs d'entre eux se levèrent pour venir voir d'un peu plus près. Certains semblaient inquiets, d'autres avaient l'air de s'amuser.

Rogue était allongé par terre, le souffle court. James et Sirius s'avancèrent vers lui, leurs baguettes brandies. En même temps, James lançait des regards par-dessus son épaule vers les filles assises au bord du lac. Queudver était également debout à présent. Il avait contourné Lupin pour mieux voir et contemplait le spectacle avec délectation.

- Alors, comment s'est passé ton examen, Servilo ? Demanda James.

- Chaque fois que je le regardais, son nez touchait le parchemin. Dit Sirius d'un air mauvais. Il va y avoir de grosses taches de gras sur toute sa copie, ils ne pourront pas en lire un mot.

Des rires s'élevèrent un peu partout. De toute évidence, Rogue n'était pas très aimé. Queudver émit un ricanement aigu. Rogue essayait de se relever mais le maléfice agissait encore sur lui. Il se débattait comme s'il était attaché par d'invisibles cordes.

- Attends... un peu. Haleta-t-il en regardant James avec une expression de haine. Attends... un peu !

- Qu'est-ce qu'il faut attendre ? demanda Sirius avec froideur. Qu'est-ce que tu as l'intention de nous faire, Servilo, t'essuyer le nez sur nous ?

Rogue laissa échapper un flot de jurons et de formules magiques mais avec sa baguette à trois mètres de lui, rien ne se passait.

- Qu'est-ce que c'est que ces grossièretés, lave-toi la bouche. Dit James d'un ton glacial. Récurvite !

Des bulles de savon roses s'échappèrent alors de la bouche de Rogue. La mousse qui recouvrait ses lèvres le faisait tousser, l'étouffait à moitié...

- Laissez-le TRANQUILLE !

James et Sirius se retournèrent. James se passa aussitôt la main dans les cheveux.

L'une des filles assises au bord du lac s'était levée et s'approchait d'eux. Elle avait une épaisse chevelure roux foncés qui lui tombait sur les épaules et d'extraordinaires yeux verts en amandes -les yeux de Harry. La mère de Harry.

- Ça va, Evans ? demanda James.

Tout à coup, le ton de sa voix était devenu beaucoup plus agréable, plus grave, plus mûr.

- Laisse-le tranquille. Répéta Lily.

Elle regardait James avec la plus grande répugnance.

- Qu'est-ce qu'il t'a fait?

- Eh bien voilà. Répondit James qui sembla réfléchir à la question. Le plus gênant, chez lui, c'est le simple fait qu'il existe, si tu vois ce que je veux dire...

Un bon nombre d'élèves éclatèrent de rire, y compris Sirius et Queudver, mais Lupin, toujours concentré sur son livre, resta impassible, tout comme Lily.

- Tu te crois très drôle. Dit-elle d'un ton glacial. Mais tu n'es qu'une abominable petite brute arrogante, Potter. Laisse-le tranquille !

- C'est d'accord, à condition que tu acceptes de sortir avec moi, Evans. Répondit précipitamment James. Allez... Sors avec, moi et je ne porterai plus jamais la main sur le vieux Servilo.

Derrière lui, les effets du maléfice d'Entrave se dissipaient. Rogue rampait imperceptiblement vers sa baguette en crachant

- Je ne sortirai jamais avec toi, même si je n'avais plus le choix qu'entre toi et le calmar géant. Répondit Lily.

- Pas de chance, Cornedrue. Dit vivement Sirius qui se tourna à nouveau vers Rogue. Oh ! Attention!

Mais il était trop tard. Rogue avait pointé sa baguette droit sur James. Il y eut un éclair de lumière et une entaille apparut sur la joue de James, éclaboussant sa robe de sang. James fit volte-face. Un deuxième éclair de lumière plus tard, Rogue se retrouva suspendu dans le vide, les pieds en l'air. Le bas de sa robe était tombé sur sa tête, révélant deux jambes maigres et un caleçon grisâtre.

Des acclamations s'élevèrent de la petite foule des élèves.

Sirius, James et Queudver rugissaient de rire.

Lily, dont le visage furieux avait un instant tressailli comme si elle allait sourire, lança :

- Fais-le descendre !

- Mais certainement. Dit James.

Il donna un léger coup de baguette et Rogue retomba par terre comme un petit tas de chiffons. Se dépêtrant de sa robe, il se hâta de se relever, la baguette brandie, mais Sirius s'exclama :

- Petrificus Totalus ! Et Rogue bascula à nouveau par terre, raide comme une planche.

- LAISSEZ-LE TRANQUILLE ! Hurla Lily.

Elle avait sorti sa propre baguette, à présent, sous l'œil méfiant de James et de Sirius.

- Ah, Evans, ne m'oblige pas à te jeter un sort. Dit James avec gravité.

- Alors, libère-le du maléfice !

James poussa un profond soupir puis se tourna vers Rogue et marmonna la formule de l'antisort.

- Et voilà. Dit-il tandis que Rogue se relevait tant bien que mal. Tu as de la chance qu'Evans ait été là, Servilus.

- Je n'ai pas besoin de l'aide d'une sale petite Sang-de-Bourbe comme elle !

Lily cligna des yeux.

- Très bien. Dit-elle froidement. Je ne m'en mêlerai plus, à l'avenir. Et, si j'étais toi, je laverais mon caleçon, Servilus.

- Fais des excuses à Evans ! Rugit James d'une voix menaçante, sa baguette magique pointée sur Rogue.

- Je ne veux pas que tu l'obliges à s'excuser ! s'écria Lily en se tournant vers James. Tu es aussi mauvais que lui.

- Quoi ? Protesta James. JAMAIS je ne t'aurais traitée de... tu-sais-quoi !

- Tu te mets les cheveux en bataille parce que tu crois que ça fait bien d'avoir toujours l'air de descendre de son balai, tu te pavanes avec ce stupide Vif d'or, tu jettes des maléfices à tous ceux que tu n'aimes pas simplement parce que tu sais le faire... Ça m'étonne que ton balai arrive encore à décoller avec une tête aussi enflée. Tu me fais VOMIR!

Elle tourna les talons et s'éloigna à grands pas.

- Evans ! Lui cria James. EVANS !

Mais elle ne regarda pas en arrière.

- Qu'est-ce qui lui prend ? Dit James en essayant sans succès de faire comme s'il s'agissait d'une question très secondaire à laquelle il n'attachait aucune importance.

- Si je lis entre les lignes, je dirais qu'elle te trouve un peu prétentieux. Répondit Sirius.

- Ah, c'est ça ? Très bien. Marmonna James qui paraissait furieux à présent. Très bien...

Il y eut un autre éclair de lumière et Rogue se retrouva à nouveau suspendu les pieds en l'air.

- Qui veut me voir enlever le caleçon de Servilo ?

Mélindra ne su jamais si James Potter arriva à ses fins.

La dernière chose qu'elle vit fut le visage de Rogue : livide de rage.

...

- Mélindra, ça va ? Lui demanda Faith alors qu'elle reprenait conscience dans la grande Salle.

- Je ne sais pas vraiment…

Et pour cause. Elle savait que les meneurs des Maraudeurs étaient des vraies teignes… Des petits crétins prétentieux. Mais elle n'avait jamais imaginé que c'était à ce point là.

Il fallait qu'elle retrouve Harry, parce que le connaissant, il allait encore se compliquer la vie.

...

Alors, votre verdict?

Vous vous êtes pas trop ennuyé dites moi?

Laissez moi une petite review.

A la semaine prochaine.

Orlane

Mis en ligne le 03/05/2009