Bonsoir
Merci à tout le monde pour les review !
J'ai adorée vos réactions !
Sinon, merci à Lily pour la correction et les commentaires que tu as fait et qui m'ont bien fait rire !
Bonne lecture tout le monde !
Bisous !
Je me réveillai en sursaut, j'étais totalement perdue. Légèrement désorientée, je me relevai dans le lit et regardai autour de moi. J'avais rêvé, rêvé que mes retrouvailles avec Edward avaient été parfaites, nous étions retourné à Seattle et il m'avait défendu devant sa famille. Un rêve. Juste un rêve.
Les souvenirs me revenaient petit à petit. J'étais dans la chambre d'Edward, au Texas. Il m'avait retrouvée par je ne sais quel moyen, j'avais fait l'erreur de vouloir le voir une dernière fois et voilà comment, sans nous dire un mot, nous avions couché ensemble.
J'ignorai quelle heure il était mais j'étais seule dans la chambre et dehors il faisait encore nuit noir. Je me levai, enfilai un peignoir qui se trouvait dans la salle de bain et regagnai le salon. Comme je l'avais espéré, Edward était là, debout devant la fenêtre, occupé à contempler le ciel noir.
- Edward ?
Il fallait que l'on parle. J'étais terrifiée. Je ne savais pas ce qu'il ressentait, je ne savais pas ce qu'il voulait. Pour ma part, je ne pouvais pas rester, je le voulais, j'en mourrais d'envie, je l'aimais comme une folle mais... les conséquences pourraient être terribles si je rentrais à Seattle avec lui. Pourtant cette nuit... mon Dieu j'étais perdue, complètement perdue.
- Isabella...
Doucement, Edward se tourna vers moi. Le manque de lumière dans la pièce m'empêchait de bien voir son visage mais le ton de sa voix n'annonçait rien de bon. Resserrant le peignoir autour de moi, je réunis tout mon courage pour avancer vers lui et l'affronter.
- Il faut que l'on parle, Isabella.
- Je... oui, je le sais.
- Je vais être clair, brutal peut-être, mais nous avons assez perdu de temps, non ?
- Je t'écoute.
Je n'étais franchement pas prête à l'écouter. Heureusement que la pièce était sombre, au moins il ne me voyait pas trembler comme une feuille.
- Je mérite mieux que toi Isabella. Je suis venu ici dans l'unique but d'achever notre histoire. J'ai cru un instant que nous pourrions vivre de nouveau quelque chose. Mais j'ai réalisé que c'était impossible. Tu m'as trahi. Tu m'as beaucoup trop fait souffrir. Je ne pense pas qu'un jour je pourrais te pardonner.
Sous le choc, je reculai jusqu'à m'asseoir sur l'un des fauteuils. À quoi je m'étais attendue ? Un conte de fée ? Edward sur son cheval blanc venant me délivrer de la tour où j'étais enfermée ? Une partie de moi l'avais espéré pourtant.
- Edward... pourquoi tu es venu ?
- Pour voir ce que ça ferait de te revoir.
- Mais nous... tu m'as... on a...
- Couché ensemble ? Oui mais il n'y avait aucun réel sentiment. Tu étais là, tu l'as senti. N'est-ce pas ?
Je ne répondis pas tout suite. C'est vrai que notre rapport avait tout été sauf romantique et tendre. Ça avait été violent, bestial, punitif. Je secouai doucement la tête. Mon cœur se brisait. J'aurais préféré qu'il ne me retrouve pas, j'aurais voulu qu'il ne me fasse pas miroiter un potentiel pardon.
- Tu as raison.
- Je sais. Je voudrais que tu partes, Isabella. Nous en avons fini ensemble. Inutile de nous faire plus de mal.
- Tu ne veux pas savoir ?
- De quoi ? Pourquoi tu es partie ?
- Oui.
- Non. Ça ne m'intéresse pas, du moins, ça ne m'intéresse plus. Sept mois sont passés, j'ai changé. Je me suis fait une raison. Ma venue ici, te voir, coucher avec toi... tout ça confirme quelque chose que je soupçonnais depuis un moment déjà.
- Quoi ?
- Je ne t'aime plus. Plus comme avant. Quelque chose est brisé et jamais rien ne pourra le réparer.
- On pourrait... essayer.
Ça m'avait échappé. Ce n'était pas raisonnable mais je l'aimais si fort encore ! Les sept mois n'avaient rien changé sur la nature de mes sentiments pour lui. Edward éclata de rire et alluma les lumières du salon.
- Tu es sérieuse ? Non ! Nous essayerons, mais ça finira mal. Nous souffrirons encore plus. Je ne veux plus perdre de temps. Oui, nous avons vécu de belles choses, mais je préfère en garder de bons souvenirs. Si tu reviens dans ma vie, je finirai pas te haïr et haïr nos souvenirs. Tu as suffisamment fait de mal comme ça. N'en rajoute pas.
- Edward, je ne voulais pas partir ! On m'a obligée ! Je n'avais pas le choix !
- On a toujours le choix, Isabella !
- Ils étaient tous contre moi. Ils m'ont forcée à faire ça !
Dans un rugissement terrifiant, Edward cria tout en s'approchant de moi.
- JE M'EN FOUS ! Si tu savais à quel point je m'en tape ! J'ai dépassé tout ça ! Je ne ressens plus rien pour toi ! Je ne veux plus te voir ! Si tu es triste et malheureuse, tu en es la seule responsable ! Il fallait réfléchir à tout ça avant de partir, ma grande ! Ne viens pas pleurer maintenant ! Tu sais quoi ? C'est moi qui suis désolé ! Te baiser ce soir a été mon erreur ! J'aurais dû te dire mes intentions ce matin. À la seconde où je t'ai revue, j'ai compris que tu ne serais jamais plus rien pour moi. J'aurais dû repartir. Alors oui, pour ça, excuse-moi !
J'étais sous le choc, terrifiée, anéantie et blessée. J'aurais dû m'en douter, je pensais être prête à entendre ces mots, j'en étais persuadée même. Pourtant, je devais reconnaître que je m'étais trompée une nouvelle fois. Je pleurais, je l'aimais et je ne voulais pas admettre que c'était fini. Edward s'impatienta.
- Je t'en prie ! Arrête de pleurer, tu n'as plus quatre ans ! Plus tu restes, plus ça sera dur. J'ai un avion dans trois heures. S'il te plaît, prends tes affaires et rentre chez toi. Je vais demander à l'hôtel de t'appeler un taxi.
- Edward je t'en prie. Écoute-moi...
Exaspéré, il secoua la tête et disparut dans le couloir et la chambre. Il avait réuni mes affaires et prit mon bras pour me forcer à me lever.
- Tu me fais mal ! Edward, s'il te plaît. Je t'aime... je t'en supplie, écoute-moi.
- Tu m'aimes ? Tu m'aimes après ce que tu m'as fait ? Après m'avoir lâchement quitté, abandonné ? Non, ce n'est pas ça l'amour ! Quelles que soient les raisons, tu aurais dû te battre, trouver un moyen, prendre des risques ! Nous aurions réussi à vaincre les obstacles ensemble !
- Faisons-le maintenant ! Il n'est pas trop tard !
- Il est beaucoup trop tard. Au revoir Isabella. Je ne veux plus entendre parler de toi. Je préfère t'avoir en souvenir que de t'avoir à mes côtés !
Sur ce, il me fit sortir de sa suite, balançant mes affaires dans le couloir et en fermant la porte sans un dernier regard. En larmes, je frappai à sa porte en le suppliant de m'écouter. Je racontai même l'histoire, Esmée, Rosalie, les menaces, le chantage... mais la porte resta close. C'était fini... vraiment fini. Pendant sept mois, j'avais vécu avec l'espoir que tout s'arrangerait, qu'un jour nous nous retrouverions et que notre amour serait plus fort que tout le reste. Mais maintenant, je n'avais plus aucun espoir. Plus aucune raison de vivre, de croire à la vie. Je n'avais plus rien. Même plus mon chat... Brad Pitt était tombé malade et j'avais dû le faire piquer.
Brisée, en larmes et sans espoir, je ne voulais plus rien, plus rien vivre, plus rien ressentir... je voulais juste disparaître, qu'on me laisse tranquille, qu'on ne me fasse plus jamais souffrir. J'en avais assez de toute cette souffrance. Mon regard tomba alors sur l'une des fenêtres du couloir de l'hôtel. Une vingtaine d'étages me séparait du sol. C'était bien suffisant. Sans réfléchir, vide de tout, je me dirigeai vers la fenêtre. Je l'ouvris et la froideur de la nuit me fit frissonner. C'était haut. Je n'avais pas peur. Sans trembler, je me hissai jusqu'à me mettre debout sur le rebord.
- Bella !
Je tournai la tête. La vie était une vraie salope ! Juste à côté de moi, se trouvait la terrasse de la chambre d'Edward. Il était là, un verre à la main. Je m'en fichais, il ne m'aimait plus de toute façon.
- Bella, qu'est-ce que tu fais ?
- J'ai tout perdu. Je n'ai plus rien, plus personne. Même mon chat est mort ! J'ai vécu avec l'espoir qu'un jour nous nous retrouverions.
- Bella ne fais ça ! Attends, j'arrive, on va discuter.
- Nous venons de le faire. Je ne représente plus rien pour toi. Tu t'en fiches. Garde-moi en souvenir. C'est bien mieux.
- Isabella, je t'en prie.
Je le regardai. Il était si beau. Je lui souris. J'étais presque heureuse. Heureuse qu'il soit le dernier visage que je verrais. Bizarrement, j'étais apaisée qu'il soit là.
- Je t'aime Edward. Ta mère et Rose m'ont forcée et menacée pour que je parte. Je ne voulais pas.
- On va parler. Descends de là je t'en supplie !
- Je ne suis plus rien pour personne. Même plus pour toi. Au moins je t'aurais revu une dernière fois. Je t'ai sincèrement aimé, Edward. Plus que tout au monde. Mon véritable amour.
- Bella... je suis sérieux, arrête tes conneries.
- Je t'aime.
Après un dernier regard pour lui, je me laissai simplement tomber alors qu'il hurlait mon prénom. Le vide, le noir, plus rien. J'étais enfin libre de tout.
Comme si je manquais d'air, mon corps se cambra et mes poumons se remplirent d'air. J'étais trempée de sueur, mon sang pulsait jusqu'à mes oreilles, si fort que je n'entendais que le rythme incontrôlable et effrayant de mon cœur en tachycardie. Incapable de bien respirer, je regardai autour de moi. Seule dans la chambre d'Edward. Je me rassurai un peu en voyant ma robe accrochée à la porte, mes affaires sur la table de nuit, les photos au-dessus de moi. Malgré tout, je n'arrivais pas à me calmer. Où était Edward ? Et s'il faisait mes valises ? Folle d'angoisse, morte de peur et en larmes, je sortis du lit. Ce cauchemar avait été si réel, j'avais crus rêvé de mes retrouvailles avec Edward, mais elles étaient vraies, le reste était juste un horrible cauchemar. Il fallait à tout pris que je m'assure que cette fois, j'étais dans la réalitée.
- EDWARD !
Pourquoi il ne répondait pas ? Brad Pitt ! Où était mon chat ! Je courus dans le couloir et atteignis le salon.
- Edward ! EDWARD !
Sortant en catastrophe de la cuisine, Edward se montra avec un air paniqué sur le visage. Éclatant en sanglots en le voyant, je me précipitai dans ses bras.
- Oh Edward !
- Bella... chérie, je suis là. Calme-toi.
Il me serra contre lui. Je n'arrivais pas à me contrôler. Ce rêve était juste affreux, si réel... j'avais tout ressenti, absolument tout ! Tremblante de peur et de froid, le cœur battant toujours à tout rompre et secouée de sanglots incontrôlables, je m'accrochais à lui aussi fort que je le pouvais.
- Bébé, je t'en supplie calme-toi mon amour. C'était un rêve... un horrible cauchemar visiblement. Mais tu es là, avec moi, à Seattle. Je t'aime Bella. On va se marier. Nous sommes ensemble.
- Brad Pitt... où est-il ? Il... va bien ?
- Brad Pitt ? Euh oui. Je l'ai vu...
- Où ? Il va bien ?
Je m'écartai d'Edward, je délirais complètement, secouée par ce cauchemar, mais j'avais besoin de voir mon chat. Comme si j'étais ivre, je titubai dans la pièce à la recherche de Brad Pitt. Edward était là, il allait bien mais mon chat ?! Comme une désespérée, je me mis à le chercher partout dans l'appartement, renversant divers objets sur mon passage, la vue toujours troublée par mes larmes.
- Bella. Il est là, il est là... Regarde, il va bien. Regarde Bella, Brad Pitt va bien.
Edward avait Brad Pitt dans les bras. J'étais soulagée, mais loin d'être calmée. Titubante, je m'avançai vers eux et, manquant de délicatesse, je pris mon chat contre moi. Habitué à mes crises de larmes et de panique, Brad Pitt n'avait pas peur. Il se laissait simplement faire. Edward nous enveloppa ensuite de ses bras et il tenta de me calmer.
- Bella, c'était un cauchemar. Tout est fini maintenant. Je suis là, Brad Pitt aussi.
Il me souleva alors dans ses bras et s'assit avec moi sur le canapé. J'étais toujours en larmes.
- Emmett, tu peux lui apporter de l'eau, s'il te plaît ?
- Ouais.
Emmett ? Je ne l'avais même pas vu. Je m'en fichais !
- Bella, c'était quoi ce rêve ?
Je secouai la tête, je refusais d'en parler, d'y repenser.
- Ma puce, tu dois me le dire, il ne faut pas que tu le gardes pour toi. Regarde dans quel état tu es.
- Tiens, son verre d'eau.
Je reconnaissais bien sûr la voix d'Emmett. Edward attrapa le verre, me le tendit et je le bus d'une traite avant de frissonner.
- Passe-moi la couverture, elle est trempée, elle va attraper froid.
Gentiment, Emmett passa une couverture sur mes épaules, m'enveloppant avec Edward. Je me sentis soudainement en sécurité, protégée. Je me calmai et caressai mon chat, entendre ses ronronnements me faisait du bien aussi.
- Quelle heure il est ?
- 3h.
- Pourquoi tu n'étais pas avec moi ?
- Je... j'ai fait un rêve aussi, je n'arrivais pas à me rendormir. J'ai lu les messages d'Emmett, je l'ai appelé et il est venu. Ça va faire une heure qu'il est là. Parle-moi, ma chérie.
Je fermai les yeux et respirai doucement, comme pour me donner du courage.
- Nous étions au Texas. Dans la suite que tu louais. Nous avions fait l'amour et puis à mon réveil dans la nuit, au lieu de parler comme nous l'avons vraiment fait, tu m'as dit des choses horribles. Tu disais que coucher avec moi t'avait fait comprendre que tu ne m'aimais plus, que j'avais tout gâché, que plus jamais nous ne pourrions vivre ensemble comme avant. À la seconde où tu m'avais revue, tu avais su que je ne serais plus rien pour toi. Alors tu m'as mise à la porte. Tu ne voulais plus me revoir. J'étais désespérée, malheureuse... J'ai... vu une fenêtre, tu étais sur la terrasse, tu m'as vue et as essayé de me faire descendre. Mais j'ai quand même sauté.
J'étouffai un nouveau sanglot et Edward me serra encore plus contre lui.
- C'est ce que j'aurais fait. Si tu n'avais plus voulu de moi...
- Je veux de toi, bébé. Ne pense jamais le contraire.
- Même Brad Pitt était mort ! Je n'avais plus rien. Ton amour était mon seul espoir et je l'avais perdu.
- Oui mais Brad Pitt est là, et s'il meurt c'est parce que tu l'étouffes. Et moi je t'aime, je t'aimerai toujours. Ça ne changera pas, Bella. C'est un affreux cauchemar. Je t'en prie, enlève le suicide de ta tête. L'idée que tu te sois manquée une fois me fait déjà froid dans le dos, alors savoir que tu y penses encore me rend très nerveux.
Je ne répondis pas, je me concentrais sur ma respiration. Il fallait que je me reprenne. Fermant les yeux, je me laissais aller sous les caresses d'Edward et le ronronnement apaisant de mon chat.
- C'est bien Bella... tu veux quelque chose ? À boire ? À manger ?
- Non rien. Juste rester là.
- Alors reste là. Je ne te lâche pas.
Je souris et une fois complètement calme, je me rappelai vaguement du fait qu'Edward avait parlé d'Emmett.
- Emmett est là ?
- Il est pas assez gros ?
- Arrête.
- Ouais il est là.
J'ouvris les yeux et cherchai du regard mon beau-frère. Lorsque nos regards se croisèrent, Emmett me fit un timide sourire. J'en fis autant.
- Salut.
- Salut Bella.
- Désolée que tu aies vu ça.
- Ne le sois pas. C'est à moi de m'excuser pour ma mère et... ma femme. Et même mon chauffeur !
- Tu ne savais pas... n'est-ce pas ?
- Je te jure que non, Bella. Je n'aurais pas laissé Edward comme ça.
- La barbe...
Je sentis Edward rire sous moi et il embrassa mon front. Emmett sourit lui aussi avant de me répondre.
- Estime-toi heureuse, tu ne l'as vu que quelques heures avec. Moi, tous les jours.
- Il m'a fait l'amour avec.
- Oh merde, tu as pris un bain de crème contre les irritations après j'espère.
Je ricanai. Même si je sentais bien un certain malaise dans la pièce, Emmett et moi étions encore capables de plaisanter ensemble.
- Tu m'as manqué, Emmett.
- Toi aussi. Bon je... vais vous laisser. Edward merci.
Sans bouger, Edward lui répondit.
- Reste dormir ici si tu veux. Il est tard. Paul te conduira demain matin si tu veux.
- Je ne veux pas déranger.
- Bella a fait son cauchemar, j'ai fait le mien, nous devrions être tranquilles. Sérieux Em, reste.
Emmett hésita puis il me regarda. Je l'encourageai d'un sourire. Sa présence ne me gênait pas.
- Ok je reste. Merci.
- De rien. Fais comme chez toi.
L'aîné des Cullen hocha la tête puis il disparut dans la chambre d'ami après nous avoir souhaité bonne nuit. Une fois seuls, Edward nous allongea le canapé, face à face, nous couvrant de l'épaisse couverture. Brad Pitt en profita pour s'échapper et aller dormir sur un fauteuil.
- Tu vas mieux ?
- Oui. Mais c'était si réel. De quoi parlait le tien ?
Il grimaça et je compris qu'en parler n'était pas dans ses projets.
- Edward, tu dois me parler. Tu ne peux pas garder ça pour toi.
- Je te cherchais. J'étais dans mon bureau, en réunion. J'ai eu un coup de téléphone. On m'annonçait ta mort.
Oh... pendant une seconde, je fuis son regard puis je l'embrassai.
- Eh bien... au moins nos rêves étaient accordés.
- Ce n'est pas drôle. Promets-moi que tu ne feras plus jamais rien d'aussi stupide.
- Pas si tu es là. Je te le promets.
- Moi aussi. Pas de mort avant 100 ans !
Je pouffai.
- 100 ans ! Pas sûre que je tienne jusque là...
- Essaye.
- On va essayer. Comment va Emmett ?
Il soupira et passa sa main dans mes cheveux.
- Mal. Il a perdu sa fille, sa femme et sa mère lui ont menti, elles ont fait souffrir beaucoup de monde. Même son chauffeur l'a trahi. En fait, même si j'ai souffert... Emmett souffre encore plus.
- Nous serons là pour lui.
- Bien sûr. Il m'a toujours soutenu et aidé, j'en ferai autant.
- Je le ferai aussi.
- Je sais. Tu veux dormir ?
- Non.
Je caressai doucement son visage.
- Nous sommes un couple d'enfer !
- Les meilleurs ! Deux insomniaques, atteints de terreur nocturne ! Le top.
- Au moins on se soutient.
- Ouais...
Je souris.
- Dis-moi ? Tu me montrerais ton plan pour New York ? Tu m'as dit que tu avais fait des recherches et quelques démarches.
- Maintenant ?
- Oui ! Pourquoi pas. Quitte à ne pas dormir, autant préparer notre avenir.
- Ok. Mais il y a de la lecture.
- Pas de problème. Mais je vais avoir besoin de tes explications, j'y connais vraiment rien en sport.
- Pas de problème.
Nous nous levâmes et après un détour dans la cuisine pour du café, nous allâmes dans le bureau où il alluma son ordinateur. Par la suite, je passai une bonne heure à lire tout le dossier qu'Edward avait commencé à monter pour créer son entreprise. Assis face à moi, il ne dit pas un mot durant toute ma lecture, même pas quand je prenais quelques notes.
Ce fut avec les yeux douloureux et fatigués que je terminai de lire le dossier. J'avais appris beaucoup choses, pas compris beaucoup d'autres aussi... en fait c'était cinquante, cinquante. Je trouvais son projet plutôt bon, mais pas super convaincant.
- Alors ?
- Hum.. j'ai pas tout compris. Quelques mots techniques et sportifs. Mais c'est pas super important pour le moment.
- Mais le reste ?
- Je trouve ça brouillon. Tu veux faire quoi en fait ? En une phrase.
- Euh... je veux mettre en avant le sport. Créer des équipements, les vendre. Faire du développement sportif, sponsoriser.
- Sur quel sport ?
- Tout ceux que j'aime pratiquer.
- Tu vas dans tous les sens. Ça sera quoi au final ? De la création d'équipements ? Du sponsoring ? De la communication ? Marketing ?
Il fronça les sourcils et se gratta la joue. Je l'avais contrarié mais il n'était pas fâché.
- Tu proposes quoi ?
- J'y connais rien, tu le sais. Mais peut-être que tu devrais miser sur une entreprise qui aide d'autres entreprises.
- De conseil ?
- Ouais. Tu aides diverses boites à se gérer, comme ça tu touches à tout, tous les sports et tous les domaines. La communication, l'événementiel, le marketing, le relationnel.
- Créer un holding... Je fais ma société mère que je dirige, je rachète des boites sur la tangente, je les remets à flot.
- Oui. Et tu peux toucher à tout. Au lieu de créer une petite boite pas trop définie. Comment un type aussi brillant que toi n'a pas pu y penser tout seul ?
- Je ne suis pas au top de ma forme. Ça ne m'a même pas traversé l'esprit. Il va falloir retravailler tout ça.
- Mais plus tard, et je poserai mes questions au même moment, là j'ai mal à la tête.
- Bien sûr. Viens là !
Je souris et fis le tour du bureau pour aller me mettre sur ses genoux.
- Il faudrait que j'aille au bureau dans la journée.
- D'accord. Je sais ce que tu vas me dire... « je ne te laisse pas seule, je ne veux pas rentrer et ne plus te voir à l'appartement »
- Bien joué.
- Vas-y quand Alice sera là. Enferme-nous prends les clefs et je t'enverrai un texto toutes les dix minutes.
- Ce n'est pas un peu trop, non ? Je pense pouvoir surmonter ma peur en sachant que tu es avec Alice.
- Tu as raison. On ne doit pas vivre dans l'angoisse à chaque fois que l'un de nous s'en va. Même si l'idée de ne jamais me séparer de toi semble plutôt séduisante.
- Je ne serai pas absent longtemps. Juste une heure ou deux.
- D'accord. On va se coucher ? Je ne dirais pas non à une sieste.
Il m'embrassa, me prit dans ses bras et nous allâmes dans la chambre. Couchés l'un contre l'autre, nous nous câlinâmes. Étonnamment, c'est lui qui s'endormit en premier. Quant à moi, même si l'envie de dormir avait été plutôt forte tout à l'heure, je n'arrivais pas à fermer l'œil. Durant presque deux heures, je me contentai de regarder Edward dormir. Il avait l'air si calme, il était si beau. Je ne me lassais pas de regarder son visage. Il m'apaisait, ses petites grimaces me faisaient sourire, il était trop craquant.
À 6h, je décidai de me lever pour aller préparer aux garçons le petit-déjeuner. Je me mis à faire des crêpes et des pancakes, je pris même le temps de faire un gâteau au chocolat. Il était 7h quand j'entendis trois petits coups à l'entrée de la cuisine. C'était Emmett. Il était en jogging et torse nu. Je me sentis un moment gênée de le voir si peu vêtu mais j'en fis abstraction.
- S'lut Queen B !
- Salut p'tit ours ! Café ?
- S'il te plaît. T'es debout depuis longtemps ?
- Je ne me suis pas rendormie. J'ai fait des crêpes, des pancakes et un gâteau au chocolat est dans le four. Mais tu peux prendre des céréales si tu veux. Edward doit bien en avoir.
- Non, je ne suis pas au régime. Crêpe, pancake et gâteau, ça c'est mon truc !
- Je m'en doutais un peu.
- Il est où Eddy Ed ?
- Il dort.
- Ah. Merci...
Je déposai sa tasse de café devant lui et il se mit à fixer le liquide noir avec absence. Le pauvre, il avait vraiment l'air déprimé. Je me sentais terriblement mal pour lui.
- Emmett, ça va ?
- Hein ? Ouais ! Oui c'est parfait merci.
- Non, toi, est-ce que ça va ?
- Oh. Oui, oui.
Je m'assis face à lui et me servis une tasse de café.
- Je suis désolée pour tout ce qui arrive, Emmett.
- Je t'ai déjà dit que tu n'y étais pour rien. Ne le sois pas.
Je n'insistai pas et allai faire les crêpes. S'il voulait parler, il le ferait. Après une dizaine de crêpes de cuites, Emmett se remit à parler.
- Edward... m'a dit que tu avais déjà perdu un bébé. Quand tu étais avec Jacob.
- Euh... oui.
- Comment tu l'as vécu ?
- C'était très différent. Je n'étais enceinte que de quelques semaines. Je n'ai pas eu le temps de vraiment m'attacher au bébé. Jacob non plus. On le savait depuis cinq minutes qu'il était déjà parti. Et puis, je n'étais pas prête, j'étais morte de trouille.
- Tu y penses parfois ?
- Oui... je me demande comment serait ma vie. Si ce bébé était né, est-ce que j'aurais divorcé ? Est-ce que Jacob serait... mort ? Est-ce que je serais là devant toi ?
- Je ne sais pas où on a merdé.
- Edward m'a dit que c'était une fille.
- Ouais. Elle était toute mignonne. Je l'ai tenue dans mes bras, on aurait dit qu'elle dormait. On l'a appelée Jenna.
- C'est très joli.
- Ils ont dit que c'est son cœur qui n'allait pas.
- Ce n'est pas votre faute, tu sais. Je vais peut-être dire quelque chose d'affreux mais... c'est peut-être ce qui devait arriver. Peut-être que si elle était née et malade, elle aurait souffert.
- Peut-être. J'en sais rien. Mais j'ai perdu mon bébé. Et puis maintenant, j'apprends que Rose a participé à ton départ. Edward m'a tout raconté en détails. Même l'épisode médicaments en surdose...
- Oh.
Je baisai les yeux et me concentrai sur mes crêpes.
- J'ai demandé à Rose pourquoi elle avait fait ça.
- Je ne suis pas certaine de vouloir l'entendre.
- Je comprends que tu lui en veuilles.
- Emmett, je veux pas que tu divorces à cause de moi. Je ne me le pardonnerais jamais. Quoi qu'elle m'ait fait, elle t'aime...
- Wow ! Je divorcerai pas. Je suis en colère, je suis triste, je ne comprends pas mais... malgré tout, je l'aime. Et j'aime mon frère et je t'aime toi. Alors je resterai marié à Rose, même si on traverse une crise. Et je continuerai à vous voir Edward et toi. D'ailleurs, j'attends avec impatience qu'il me demande d'être son témoin de mariage... j'ai déjà mon discours de prêt ! Ça va être hallucinant !
Je pouffai de rire, je craignais le pire. Mes crêpes et pancakes finis, je me mis à table avec lui et l'observai se goinfrer.
- C'est bon ?
- Délicieux !
- Tu devrais aller courir pour éliminer tout ça après. Tu t'es empaffé en sept mois.
- N'importe quoi ! Tu délires ma grande ! T'as vu Edward ? Lui, il a changé.
- Il est toujours aussi magnifiquement beau. Avec des bras musclés comme les super-héros... genre Batman, Superman...
Emmett fit un bruit étrange avec sa bouche, on aurait dit Brad Pitt qui feulait.
- C'était quoi ça ?
- Batman n'est pas un super-héros, queen B.
- Ah oui ? C'est quoi alors ? Sa cape et son costume ridicule servent à quoi ?
- C'est juste un héros.
- Quelle différence ?
- Tu n'as donc aucune éducation ?
- Hey !
- Salut bébé.
Je tournai la tête vers Edward qui, comme son frère, n'était vêtu que de son bas de pyjama. Je me levai pour l'accueillir, il me prit dans ses bras en me serrant fort contre lui avant de m'embrasser sans retenue. Si Emmett ne s'était pas raclé la gorge, je serais étendue sur le plan de travail.
- Qu'est-ce tu fous à poil devant ma femme, toi ?
- J'ai mon string, panique pas ! T'es pas mieux, toi non plus tu ne connais pas le t shirt.
- J'ai le droit, je suis chez moi et c'est ma femme. Ça sent trop bon ici !
Je souris et m'éloignai pour lui faire une assiette.
- Crêpe, pancake et gâteau chocolat.
- Bella, épouse-moi !
- Hum... ok !
Il sourit et s'installa à côté de moi.
- Merci chérie. Alors, vous parliez de quoi ?
- De ton micro pénis. Bella m'a tout dit. Tu as songé à l'opération ? Ce n'est plus tabou tu sais, n'aies pas honte.
Edward secoua la tête.
- Toi, tu as un micro cerveau.
Je souris et embrassai l'épaule de mon compagnon.
- Non, il allait m'éduquer sur les super-héros. Visiblement, j'y connais rien.
- Ah. Pourquoi ?
- Elle prend Batman pour un super-héros.
- Chérie, Batman n'est pas un super-héros.
- Alors éduquez-moi, les gars !
Emmett se frotta les mains avant de parler.
- Bella, pour être un super-héros, il faut être super et être héros ! Batman n'est pas super, il est juste héros.
- Pourquoi il n'est pas super ? Il a le costume, il se bat, il est super fort, il sauve les gens...
- Mais il n'a pas de supers pouvoirs. Il sait se battre, il est intelligent et il est riche, ce qui lui permet de s'acheter de supers joujoux !
- Je vois... alors que Superman il vole et il a des yeux laser !
- Voilà !
Edward termina sa crêpe et tapa sur la table avec ses mains pour imiter un roulement de tambour.
- Ma puce, tu es prête pour une interro ! Spiderman ?
- Super-héros ! Piqué par une araignée, ADN modifié.
- Bravo ! Iron man ?
- Super-héros. Il vole !
Emmett fit un bruit de buzzer tout en baissant les pouces.
- Faux ! Il a juste, comme Bruce Wayne, alias Batman, un paquet de fric, super intelligent et des armures super cool pour jouer.
- Ok, ok... désolée.
- Nouvelle chance... Captain América ?
- Héros, il se bat juste bien.
- Non ! Bella non ! Tu faisais quoi en regardant les films !
- Je ne l'ai pas tous vus.
Les frères se regardèrent, choqués. Puis Edward secoua la tête.
- Je vais t'éduquer, bébé ! Tu ne peux pas rester comme ça !
Je hochai la tête et bus du café.
- Donc... Dark Vador est un super-héros ?
- Euh non !
- Pourquoi, il a des pouvoirs. Il a la force !
- Oui, mais il n'est pas gentil, il ne sauve personne.
- Il a sauvé Luke, son fils, et il a tué Palpatine ! Grâce à ça, la force a pu détruire l'étoile de la mort ! Si la force a gagné, c'est grâce à l'aide de Dark Vador. Et il a été gentil ! C'était un Jedi.
Emmett me regarda avec étonnement.
- T'es calée sur Star Wars !
- Jacob était fan. Je les ai vus au moins douze milles fois chacun.
- Ok, mais ça n'empêche que Dark Vador n'est pas un super-héros. C'est un méchant.
- Si tu étais dans son camp, tu le verrais comme un super-héros.
- Ok, c'est le super-héros des méchants.
- Et Harry Potter ?
Edward pouffa et Emmett soupira.
- C'est un sorcier, Queen B !
- Oui mais c'est un super-héros, non ? Il a des pouvoirs et il sauve les gens. C'est un gentil.
- Mais il ne sauve pas une nation. Il ne sauve pas un pays ou une ville. Il n'est pas connu de tous. Il n'évolue que dans le monde des sorciers.
- C'est un super-héros sorcier.
- Ils savent pas ce que c'est qu'un super-héros à Poudlard.
- Mais si, c'est Harry Potter ! Et Cédric Diggory, un grand super-héros !
Edward explosa rire.
- Tout ça pour ça ?! Pour Cédric. Bella...
- Bah quoi.
Je haussai les épaules et terminai mon café. Emmett ne comprenait rien du tout.
- Je ne pige rien. C'est qui Cédric ?
- Le pauvre naze qui meurt dans le labyrinthe.
- Il sert à rien lui. On le voit trois secondes sentir les pieds de Voldemort.
- Hey !
Je m'offusquai mais ça ne fit aucun effet aux Cullen. Emmett se leva.
- Bella, je ne te parlerai que lorsque tu seras prête. Edward, si tu veux qu'elle entre dans la famille, assure-toi qu'elle ait les bases.
- Compte sur moi !
- J'y crois ! Bella, sois attentive, prends des notes et ne me déçois pas ! En attendant que bébé Isabella grandisse, les grandes personnes doivent aller au travail !
Je ris et il disparut de la cuisine. Tranquillement, Edward et moi terminâmes notre petit-déjeuner et lorsqu'Emmett réapparut, il fit une entrée en catastrophe. Il semblait terrifié, paniqué et très nerveux. Il portait son pantalon de costume, il avait enfilé sa chemise mais elle n'était pas boutonnée. Alarmé Edward se leva.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Je viens d'avoir maman au téléphone.
- Ouais et ?
- Laurel a disparu !
Et voilààààà !
A la semaine prochaine !
ne me détestez pas trop !
biiiizzzzz
Lexi
