Inséparables.

Les tréfonds de la haine.

Auteur : Angelscythe.

Genre : Romance, souffrance, tristesse, shonen-ai, deathfic.

Couple : AkuSai et Akuroku.

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Square Enix et/ou Disney.

Note : Correction et relecture faites par Mikukearu qui aide aussi pour les idées :)


Chapitre 36 : Revirement.

Ce matin-là, Axel et Saïx parlaient, assis dans un divan de la Zone Grise. La tension était à son comble à cause du baiser de la veille et du désir toujours bien présent. Cependant, le roux était toujours hésitant sur la personne à choisir.

Le commandant ne connaissait pas les raisons qui faisaient hésiter son, ex, partenaire et il était ainsi obligé d'attendre dans l'anxiété la plus totale. Cependant, il devait avouer qu'intérieurement, il était content de pouvoir être à ses côtés, de lui parler comme avant. Il le faisait rayonner.

Il ne devait pas avoir un cœur, mais il sentait toutes ses émotions, tous ses sentiments en lui qui étaient si fort, si bouleversant. Il ne le disait à personne, pas même à Xigbar, pas même à Axel, parce qu'il ne comprenait pas tout ce qu'il y avait en lui. Surtout quand il était supposé ne pas avoir de cœur.

Malgré qu'il lui parlait, le bleu faisait quand même son travail et, quelques fois, il répondait par un faible grognement alors qu'il préparait les ordres de missions, réécrivant avec soin le briefing qu'il allait donner ou qu'il avait donné dans le cas de Xaldin qui était parti très tôt.

Des pas se firent entendre et Saïx leva les yeux. Il avait pensé qu'il s'agirait peut-être de son ami qui était, techniquement, en congé. Il était rare de le voir se lever tôt en congé mais ça arrivait.

Cependant, la personne qui rentrait n'était autre que Roxas. Ce dernier vint immédiatement vers Axel. Ce dernier se leva et franchit la distance qui les séparait.

Le bleu hésita sur la façon de se comporter. Il n'aurait pas supporté voir Axel s'occuper de lui juste à côté de lui mais le voir partir pour l'adolescent l'énervait également.

Saïx baissa les yeux et se concentra à nouveau sur son travail. Il sentit le fauteuil s'affaisser. Il voulut lever les yeux pour voir qui s'était installé mais le câlin qu'il reçut lui affirma que Demyx avait profité du fait que le roux déserte pour lui voler sa place.

- Tu iras en mission avec l'immonde puterelle, aujourd'hui.

- Oh ? Je n'aime pas aller en mission avec, c'est troooooop fatiguant. Soupira Demyx.

- Je sais. Désolé.

- Bah… Fit le châtain en frottant sa joue contre la sienne.

- Boooooss. Minauda une voix.

- J'ai une envie de meurtre soudaine. Dit Saïx d'un ton morne.

- Je suis gentil, pourtant. Rétorqua le possesseur de la voix, qui n'était autre que Roxas.

Le commandant en second posa ses affaires et se leva, s'arrachant à l'étreinte de Demyx qui poussa un faible gémissement pour marquer son désaccord.

- Aujourd'hui, tu fais équipe avec Demyx. Récupération de cœur à la Ville d'Halloween. Les consignes sont les mêmes que la dernière fois. Mais je suis magnanime. Tu as intérêt à ce que tout se passe bien. S'il y a une seule chose qui tourne mal, tu le paieras. Et s'il arrive quelque chose à Demyx…

- Quoi ?

- Devine ? Souffla le bleu avec un sourire sadique.

- Mon chaton. Gémit le blond vénitien en se cachant contre Axel.

Ce dernier lui caressa doucement les cheveux bien qu'il savait que Saïx était tout à fait capable de mettre fin aux jours de Roxas pour « si peu ».

- Allez, Roxas, on part. Fit le sitariste en prenant la main de son supérieur pour s'aider à se lever.

Axel sourit doucement et il embrassa la chevelure du blond vénitien.

- Vas-y, mon petit soleil.

Saïx se tendit une fraction de seconde. Le porteur de la Keyblade, lui, se renfrogna d'un coup.

- Ne m'appelle pas « petit ». Hurla Roxas.

- O… O… Ok. Fit le roux en le relâchant.

Le treizième grinça avant de se tourner vers Saïx qui avait les poings serrés. Il le fixa avant d'ouvrir un portail et de partir. Demyx sembla hésiter deux secondes avant d'embrasser la joue du bleu et de s'engouffrer dans la masse informe qui disparut derrière lui.

Le roux s'approcha de son, ex, partenaire et il lui prit la main dans l'espoir de pouvoir le détendre un peu. Les mains du bleu se relâchèrent un peu et il leva la tête pour ancrer ses yeux dans les orbes vertes.

- Ca va ? Questionna Axel.

- Oui, mais toi ? Il t'a crié dessus.

- Il est pas toujours facile à vivre mais…

Le roux posa son doigt sur son nez.

- Tu n'es pas toujours mieux.

- Pardon ?

- La fois où tu as critiqué les cookies que je t'ai fait. La fois où tu m'as traité d'abruti parce que je comprenais pas le court de français. La façon dont tu me traitais quand je perdais contre toi. La façon dont…

- J'ai compris. Coupa le bleu.

Il détourna légèrement le regard.

- Le ton n'y était pas. Tu savais que je ne le pensais pas que c'était ma façon de t…

Le commandant en second se tut. Il n'arrivait pas à dire les mots pourtant, ils brûlaient ses lèvres.

- Ben Roxas aussi…

- Penses ce que tu veux.

- Merci.

- Tu me rends ma main ? Demanda Saïx.

- Hein ? Ah oui. Tiens. Fit le roux en lâchant sa main.

Un micro-sourire passa sur les lèvres du bleu avant qu'il ne se rasseye. L'assassin sembla hésitant avant qu'il n'ouvre un portail et le désigne.

- Moi… je vais travailler.

- Bon travail.

- Toi aussi. Sourit Axel avant de s'engouffrer dans la masse informe.

µµµ

Saïx était presqu'allongé dans les divans de la Zone Grise. Il utilisait ses genoux pour marquer des informations sur un papier à l'aide d'un crayon. Il remettrait tout cela au net une autre fois. Il avait pris beaucoup d'avances sur la plupart de son travail et pouvait se permettre de se la couler douce.

Il y avait même un livre sur le sol, signifiant qu'il avait pris une pause lecture pendant son travail.

Le bruit d'un portail se fit entendre et Saïx se redressa. Il remarqua Roxas sortir et eut un rictus froid en se levant. Il s'avança jusqu'à la zone noire et ignora le blond vénitien. Ce dernier n'essaya pas de le provoquer et il s'empressa de filer.

Ca surpris un peu le commandant en second mais il n'allait pas se plaindre. Demyx sortit à son tour et il eut un léger sourire.

Saïx allait lui demander pour le rapport mais il remarqua du sang sur sa clavicule droite. Il fronça les sourcils et posa sa main sur son épaule pour le maintenir en place.

- Ce sang… Qu'est-ce que…

- Euh… un débris de pierre projeté par le double-lame…

- Blessé… Tu es blessé. Prononça Saïx.

- Oui.

Le bleu eut un rire nerveux avant de s'éloigner d'un pas. Il se tourna et il se rendit jusqu'à la chambre d'Axel. Il ne frappa même pas à la porte et il rentra dans la pièce. La porte claque violemment, faisant sursauter Roxas qui tomba sur le lit.

Saïx marcha sur lui et il l'attrapa par le col de son manteau.

- Une seule chose. Je t'ai ordonné une seule chose.

- C'est pas de ma faute.

- Je m'en fiche. Je t'ai dit… Commença le bleu.

- Arrête sale malade mental, lâche-moi ! Hurla le porteur de la Keyblade en se débattant.

- Une seule chose. Siffla le commandant en second.

Demyx rentra dans la pièce et il attrapa le devin lunaire par le bras pour l'éloigner de Roxas.

- Calme-toi, grand-frère.

- Je ne suis pas ton grand-frère. Prononça Saïx.

- Commence par être moins protecteur. Sourit doucement le châtain.

Le bleu secoua la tête. Il repoussa violemment Roxas qui, heureusement pour lui, tomba sur le lit.

- Tu as de la chance. Ca va passer pour cette fois. Cette unique fois. Profite bien parce que encore une seule incartade et je te tue.

Le commandant en second se pencha sur lui et eu son visage à quelques centimètres du sien seulement. Roxas se tendit, pouvant sentir son souffle contre ses lèvres et son nez mais, surtout, sentant ses yeux orange le percer.

Il semblait chercher à le détruire de l'intérieur. Trouver son âme, la sonder et l'anéantir.

- Par contre… si tu fais souffrir Axel. Tu n'auras pas une seule seconde chance. Je t'annihilerais.

- Il m'aime. Et ça, tu ne le supportes pas.

- Fais gaffe.

- Il est si important que ça à tes yeux ? Sourit froidement Roxas.

Demyx n'entendait rien de là où il était et il aurait voulu pouvoir les séparer, plus inquiet pour Saïx que pour le blond vénitien.

- Alors regarde-moi te le prendre. Chuchota le porteur de la Keyblade.