Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux qui sont sortis de mon imagination.
Hello tout le monde !
J'espère que vous avez passé un bon Noël et que vous avez été gâté.
Personnellement, j'ai passé un excellent Noël tout blanc, cela faisait longtemps que l'on ne s'était pas retrouvé sous plusieurs centimètres de neige !
Bref, voilà la suite, avec peut-être quelques minutes de retard sur le timing annoncé.
Je suis navrée, mais je n'ai pas eu le temps de répondre à vos reviews, désolée. En tout cas, merci beaucoup, énormément pour tous vos messages ! Merci !
Passez une bonne fin d'année ! Un bon réveillon du nouvel an et à l'année prochaine ! ^_^
Bonne lecture !
Chapitre 33 : Disputes et réconciliations
Carlisle rejoignit la terrasse où tous leurs invités étaient installés autour d'une table et savouraient leur dessert. Il déposa son plateau avec les cafés ou thés selon le goût de chacun. Il s'installa auprès de son amour qui posa sa tête contre son épaule, Carlisle déposa un baiser dans ses cheveux tout en écoutant les nouvelles que Kate lui donnait de leurs collègues restés en Afrique. Alice, quant à elle, était survoltée par son défilé qui avait eu des répercussions favorables sur sa carrière et Jasper tentait de la calmer aussi bien qu'il le pouvait. Emmanuel et Bella avaient enfin terminé d'emménager et apparemment Tony se plaisait dans sa nouvelle maison. Rosalie et Emmett étaient radieux et il se demandait ce que leurs sourires cachaient, y'aurait-il bientôt un autre mariage à l'horizon ? Bref, l'ambiance était légère, agréable et ils profitaient tous de cette magnifique soirée de septembre.
« -As-tu vu Julian dernièrement ? Demanda discrètement Edward à Jasper.
-Oui, il est heureux et ravi de son séjour en Floride. Apparemment, la MI, qui finance le foyer, a offert, à tous les pensionnaires et aux éducateurs, des vacances, ils ont passé deux jours à Disney avant de visiter la Floride, je peux te dire qu'ils étaient tous ravis.
-J'irais les voir dans la semaine, dit Edward.
-Tu risques d'être assailli, rigola Jasper, ils vont tous vouloir te montrer leurs souvenirs. J'ai mis une heure pour atteindre l'infirmerie et commencer mes consultations.
-Te connaissant, mon amour, il te faudra compter la journée, le taquina-t-il.
-Vous trouvez pas ça étrange ? Questionna soudain Alice.
Un léger silence s'abattit sur eux, tous se tournaient vers le petit lutin en se demandant ce qu'elle pouvait trouver étrange.
-Ben oui, j'avais besoin de fonds pour mon défilé et hop, la MI décide de me parrainer. Ca a été pareil pour Jasper, ils ont remboursé son prêt étudiant, expliqua Alice. Et toi, Bella, tu voulais voyager et bosser pour une grande boîte, ils t'ont embauché et ils viennent de faciliter votre mutation à tous les deux aux Etats-Unis ! Vous trouvez pas ça bizarre ?
-Ils ont aussi fait un envoi important de matériel médical et de médicaments au camp où je travaille, révéla Kate.
-Ils ont financé des travaux dans toutes les casernes de New-York pour qu'on ait un lieu agréable où se détendre entre nos interventions, poursuivi Emmett.
-Ca devient flippant là, plaisanta Rosalie avec un petit rire nerveux, cette entreprise a aussi alloué des fonds à l'association où je fais du bénévolat pour les femmes battues.
Carlisle massa discrètement la main de son compagnon qui s'était raidi face à toutes leurs révélations.
-Jacob m'a dit qu'ils venaient de rembourser l'emprunt pour son garage, confia aussi Bella.
-Là, c'est sûr ! Y'a un truc ! Déclara Emmett. A croire que quelqu'un nous espionne !
-Je dirais plutôt que vous avez un ange gardien, intervint Carlisle.
-Et vous deux ? Interrogea Emmanuel. Il n'y a pas d'intervention de la MI dans vos vies ?
-Non, souffla Edward mal à l'aise.
-Je suis désolé de te contredire, mon cœur, dit Carlisle en volant à son secours, mais Jasper vient de dire que le foyer où tu fais du bénévolat recevait leur aide.
Jasper acquiesça et tous se perdirent pendant quelques secondes dans leurs réflexions. Soudain, Emmett et Jazz se jetèrent un coup d'œil complice avant de se tourner vers eux.
-Alors, Carlisle, parle-nous de toi, susurra Emmett en prenant un air de conspirateur.
-Oui, aurais-tu quelques milliards cachés dont tu ne nous aurais pas parlé ? Poursuivit Jasper. Ainsi qu'une entreprise avec les sigles M et I ?
-Vous êtes de très mauvais détectives, rit Carlisle, certaines de ces actions ont eu lieu bien avant que je ne vous rencontre.
-Il marque un point, releva Rosalie.
-Ouais, acquiesça Alice, n'empêche, vous devez bien admettre que c'est bizarre ?
-Oui, Alice, convint Edward, mais je pense pas que ce sera ce soir que nous résoudrons ce mystère. Quelqu'un veut un autre café ou autre chose ?
-Je pourrais avoir une tisane ? Questionna Rosalie.
-Tu veux une tisane ? Releva Jasper en ricanant. Depuis quand Madame Caféine prend-elle une tisane ?
-Depuis que tu vas être tonton, mon cher, déclara Rose les yeux brillants de joie.
Un nouveau silence régna sur la tablée avant que des cris de joie ne s'élèvent. A tour de rôle, ils se levèrent pour étreindre et féliciter les futurs parents.
-Félicitation, ma Rose, entendit-il Edward murmurer, tu le mérites, depuis le temps que vous l'attendiez, tu seras une merveilleuse maman.
-Merci, Edward, lâcha Rosalie en déposant un baiser sonore sur la joue de son compagnon.
-Bon, je vais aller chercher du champagne pour fêter ça !
A peine avait-il dit ces quelques mots, qu'Edward se précipita dans l'appartement. Personne ne releva son comportement étrange, il fut le seul à comprendre et, à son tour, il quitta la table. Carlisle rejoignit la cuisine où Edward était appuyé contre le plan de travail, la tête baissée. Quand il entendit des pas, son amant se redressa et fit mine de chercher des verres dans le placard qui ne contenait que des assiettes. Carlisle l'enlaça tendrement et posa un doux baiser sur sa nuque.
-Tu veux bien prendre deux bouteilles de champagne, je ne sais pas lesquelles choisir ? Demanda Edward d'une voix un peu tremblante.
-Edward…
-Non ! Claqua la voix de son compagnon. Ne dis rien !
-Je…
-Carlisle ! Je t'ai demandé de te taire, n'aborde pas ce sujet où tu risques de me prendre sur le plan de travail, malgré la présence de nos invités ! »
Le médecin ferma les yeux, il n'y avait aucune trace d'humour dans les paroles de son ange, seulement une froide constatation. Sans un mot de plus, Edward le planta là et partit vers la terrasse avec les flûtes à champagne. Encore bouleversé par la rancœur qu'il avait perçue chez son compagnon, Carlisle inspira profondément pour chasser la mélancolie qui menaçait de l'envahir, il prit deux bouteilles au hasard et rejoignit la terrasse. Les bouchons ne tardèrent pas à sauter et la fin de soirée se passa dans la joie si l'on omettait le fait que sa moitié l'ignorait superbement. Leurs invités ne tardèrent pas à prendre congés. Edward raccompagna leurs amis pendant qu'il commençait à débarrasser avec l'aide de Kate.
« -Rentre à ton hôtel, tu dois être fatiguée, dit-il.
-Je ne rentrerai pas tant que tu n'auras pas vidé ton sac, Cullen, avertit Kate en leur remplissant deux coupes et en l'entraînant vers la balancelle. Que se passe-t-il ?
-Que veux-tu dire ?
-Ne me prends pas pour une idiote, j'ai bien vu que ton chéri te faisait la tête.
-Ca va lui passer, marmonna Carlisle en prenant une gorgée d'alcool.
-Ca m'étonnerait.
-Moi aussi, avoua-t-il en passant une main lasse sur son visage.
-Je peux peut-être t'aider ?
-Il veut un enfant, lâcha soudain Carlisle.
-Oh… Et c'est un problème ? Interrogea doucement Kate.
-Nous sommes deux hommes au cas où tu ne l'aurais pas remarqué ! Et puis… Et puis comment pourrais-je élever un enfant alors que je passerai aisément pour son grand-père ? Non, c'est de la folie. On… Nous sommes très bien comme ça.
-Je connais plein d'hommes qui deviennent père à ton âge, glissa sa meilleure amie. Te poserais-tu autant de questions si vous étiez un couple hétérosexuel ?
-Je ne pense pas, avoua Carlisle avec franchise. Si nous adoptons, si on nous en donne l'accord, le temps des démarches, de l'agrément, j'aurais quoi ? 52 ans à l'arrivée de l'enfant ? Non, je ne me vois pas élever un enfant à cet âge. Quand il aura 10 ans, j'en aurais 62, je ne pourrais pas l'accompagner comme je le souhaiterai, je serai trop vieux pour lui apprendre à patiner, à skier, pour faire de longues balades en vélo avec lui alors qu'Edward… Edward aura le même âge que les pères des amis de notre enfant et…
-Carlisle, stop ! Tu te compliques la vie pour rien ! Coupa Kate.
-Sans parler du regard des autres ! Je ne supporterai pas que mon enfant ait à faire face aux remarques, aux railleries parce qu'il aura deux papas. Je…
-Tu te rends bien compte que ce ne sont que des prétextes, l'interrompit son amie, la véritable question que tu dois te poser est : veux-tu d'un enfant avec Edward ?
-Je… Je ne veux pas le perdre, confia Carlisle le cœur au bord des lèvres.
-Réponds-moi, s'il-te-plaît, insista-t-elle.
-Non, je ne veux pas d'enfant, avoua le blond.
-Alors, ne lui donne pas de faux espoirs, tu dois le lui dire sinon vous allez vous détruire.
-Il va me quitter, Kate, il veut tellement d'un enfant. Tu l'as vu avec Tony ? Tu as vu sa réaction face à l'annonce de Rosalie ? Je ne veux pas le perdre, je ne le supporterai pas… Je préfère… Je préfère me taire et …
-Et faire quoi ? Repousser l'échéance jusqu'à ce qu'il soit dans le même état d'esprit que toi ? Tu es conscient que ce moment n'arrivera peut-être jamais ?
-Je sais, c'est pourquoi, je vais le laisser faire.
-Vous allez vous faire du mal et vous allez rendre un enfant malheureux, le prévint Kate.
-Elle a raison.
Carlisle sursauta en entendant la voix de son amour. Edward se tenait dans l'embrassure des baies vitrées, un triste sourire illuminait son visage et il retenait péniblement ses larmes.
-Kate, je pense que tu devrais rentrer, dit Edward, il se fait tard.
-Tu as raison.
Sa meilleure amie se leva et l'enlaça pour lui murmurer des paroles encourageantes à son oreille. Kate salua son compagnon avant de les laisser seuls. Alors qu'il cherchait des mots, les moins blessants possibles, le jeune homme se dirigea vers la table pour débarrasser. Carlisle hésita quelques secondes avant d'aller l'aider. Une fois l'appartement rangé, Edward se dirigea vers leur chambre, il le suivit. Le jeune homme se dévêtit et se glissa sous le drap. Il le rejoignit.
-Edward, je suis désolé… Parle-moi, s'il-te-plaît.
-Il n'y a rien à dire, décréta son amour d'une voix tremblante, je suis navré de ne pas avoir pris en compte tes sentiments. Je me suis montré égoïste et je te prie de bien vouloir m'excuser, de toute manière, ce n'était qu'une stupide lubie de ma part.
Carlisle se figea en entendant les propos de son compagnon, ces mots n'étaient pas les siens. Il posa une main sur l'épaule du jeune homme pour l'obliger à se retourner et à lui faire face.
-Edward, je… Nous pouvons en discuter, je ne veux pas que tu…
-Carlisle, arrête ! Je ne te quitterai pas, je t'aime trop pour ça. Tu as raison, nous sommes bien tous les deux, alors, pourquoi changer cela ? On pourrait peut-être avoir un chien ?
-Un chien ? Attends, tu passes d'un enfant à un chien ? Edward, tu…
-Ou un chat ? Mais pas un enfant, je n'en veux plus…
-Edward, tu ne peux pas avoir aussi facilement changé d'avis, je te connais bien et tu ne dis jamais rien qui n'est pas réfléchi. Tu veux cet enfant et…
-Tu te trompes.
Alors qu'il allait essayer de faire parler son compagnon, ce dernier se jeta sur ses lèvres et le plaqua contre le matelas, l'écrasant de tout son corps. Carlisle comprit immédiatement que son amant cherchait à le faire taire comme lui l'avait fait ces dernières semaines. Il se laissa aller sous ses caresses, lui laissant l'illusion qu'il avait oublié leur discussion, puis, quand Edward ne s'en douta pas, il échangea leurs places d'un coup de rein. Ses mains enserrèrent les poignets du jeune homme et il s'assit sur ses cuisses pour qu'il reste tranquille.
-Ne crois pas que tu vas te dérober, prévint Carlisle. Maintenant, je veux que tu me donnes une raison valable expliquant pourquoi tu ne veux plus d'enfant !
Pour toute réponse, Edward gigota pour tenter d'échapper à son étreinte, mais il ne lâcha pas prise. Il pouvait lire de la souffrance dans les prunelles émeraude de son amant, une souffrance qu'il voulait absolument faire disparaître.
-Edward, mon amour, parle-moi. Je suis là pour toi, alors, dis-moi ce qui te chagrines autant. Est-ce l'annonce de Rose ?
-Non, je suis content pour eux, ils attendent cet enfant depuis tellement longtemps.
-Alors, qu'est-ce que c'est ?
-Je… Après notre discussion à Cat Island, j'ai réfléchi et je suis arrivé à la conclusion que je ne voulais pas d'un enfant.
-C'est bizarre, mais je ne te crois pas, pas après avoir vu ta réaction de tout à l'heure. Dis-moi la vérité, s'il-te-plaît.
-Je… Tu vas me faire enfermer si je te dis ce qui m'a fait changer d'avis, avoua nerveusement Edward.
-Je t'écoute et te promets de ne pas te conduire à l'asile.
Le jeune homme ferma les yeux et il relâcha ses poignets en voyant qu'il ne fuirait pas. Carlisle s'allongea et son amant vint se blottit contre lui en quête de réconfort.
-Je rêve d'avoir un enfant, c'est vrai, admit Edward, mais… Je ne sais plus, c'est confus dans mon esprit… Peut-être est-ce une simple envie…
-Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
-Parce que tout le monde autour de nous a des enfants, expliqua Edward.
-Je ne pense pas que ce soit ça, le contredit Carlisle, c'est plus qu'une envie.
-Peut-être, je… je me suis imaginé avec un enfant dans les bras, cet enfant… Mais… Mais à chaque fois, l'enfant c'était Tony, révéla rapidement son compagnon en craignant sa réaction.
-Je vois, murmura simplement Carlisle.
-Voilà pourquoi je te dis que c'est une lubie qui va me passer, je me suis attaché à ce petit bonhomme et … Je ne sais plus.
-Chut, souffla Carlisle en le sentant désemparé et sur le point de s'énerver. Calme-toi. Tu as subi pas mal de chocs ces derniers temps, je pense que c'est normal que tu sois un peu confus dans tes sentiments. Tu en as parlé avec Jason ?
-Non, mais je pense qu'il a compris que je me suis beaucoup trop attaché à Tony. Ce soir, au cours du repas, j'ai bien failli l'arracher une dizaine de fois des bras de ses parents et je crois que si Manu ne m'avait pas demandé de l'endormir j'aurais piqué une crise pour l'avoir ne serait-ce que quelques minutes avec moi. Tu crois que je deviens dingue ?
-Non, non, tu ne l'es pas, le rassura Carlisle en le serrant dans ses bras.
-En tout cas, il va falloir que je fasse attention, j'ai l'impression que Bella et Manu ont remarqué mon comportement, je les ai entendu se disputer à mon sujet.
-Ah, bon ? Et que disait-il ? Demanda-t-il très intéressé.
-Je ne sais pas, je n'ai pas pour habitude d'écouter aux portes. En tout cas, mon prénom et celui de Tony sont revenus souvent dans la conversation. Manu semblait en colère contre Bella, il voulait absolument qu'elle me parle au sujet de Tony, sinon, il le ferait à sa place. Je crois que je vais garder mes distances avec eux pendant quelques temps, même si cela m'en coûte, je ne veux pas être un sujet de discorde entre eux.
-Je ne pense pas que ce soit le cas, admit Carlisle.
-Ah, non ? Alors, comment interprètes-tu leurs paroles ?
-Je ne sais pas.
Carlisle avait bien une petite idée sur la raison de la dispute entre Bella et Emmanuel, mais il ne tenait pas à donner de faux espoirs à son compagnon s'il se trompait. Cependant, il se promit de parler rapidement à Bella pour tirer cette histoire au clair.
-Et si on en revenait à ma proposition ? Lâcha-t-il au bout de quelques minutes de réflexion.
-Laquelle ? Questionna Edward en se redressant pour l'observer avec interrogation.
-Laissons passer un peu de temps, nos sentiments seront plus clairs et nous pourrons avancer.
-Je pense que tu as raison, concéda Edward.
-Bien et si tu terminais ce que tu avais commencé tout à l'heure ? Proposa Carlisle en caressant le dos dénudé de son conjoint.
-Qu'est-ce que je faisais ? S'interrogea le jeune homme d'un ton taquin. Je crois qu'il faut que tu me rafraîchisses la mémoire.
Carlisle sourit avant d'attraper son compagnon pour le plaquer contre le matelas et s'emparer de ses lèvres, sa langue s'invita dans le palais du jeune homme pour rencontrer sa sœur, ces dernières bataillèrent pendant que leurs corps se fondaient l'un contre l'autre.
-Tu es fatigué ? Demanda son amant quand leurs lèvres se séparèrent.
-Pourquoi ? Questionna Carlisle intrigué.
-Réponds à ma question.
-Non.
-T'es plutôt en bonne condition physique, non ?
-Je pense que tu le sais, répondit le blond. Qu'as-tu derrière la tête ?
-Allonge-toi !
-Pourquoi ?
-Carlisle ! Gronda Edward légèrement énervé. Je me suis plié à tes caprices pendant nos vacances, tu pourrais en faire autant !
Carlisle acquiesça de mauvaise grâce, un peu craintif du traitement que lui réservait son amour. Certes, il savait que celui-ci ne lui ferait jamais de mal, il imaginait déjà le plaisir qu'il allait ressentir, mais quelque chose lui disait qu'Edward n'allait pas le laisser jouir sans l'avoir longuement torturé. Il sortit de ses pensées quand son amant quitta le lit pour aller dans la salle de bain et revenir avec un coffret noir qu'il n'avait jamais vu auparavant.
-Qu'est-ce que c'est ? Tenta-t-il de savoir.
-Tu crois sincèrement que je vais te répondre ? Le nargua Edward.
Le jeune homme s'assit sur ses cuisses et posa le coffret en bois sur son ventre, Carlisle frissonna au contact de la matière froide.
-Tu me fais confiance ? Lui demanda son compagnon en ouvrant la boîte.
-Oui, répondit Carlisle tout en tentant de voir ce qui se trouvait à l'intérieur.
-Ferme les yeux.
Le blond soupira pour la forme avant de s'empresser d'obéir à son amant. Quelques secondes plus tard, il sentit un tissu fin et doux caresser son visage, il comprit rapidement qu'Edward lui bandait les yeux.
-Comme ça tu ne tricheras pas, murmura le jeune homme à son oreille.
Carlisle acquiesça distraitement avant de sentir les mains de son compagnon sur les siennes. Edward lui fit s'agripper les barreaux de leur lit et il se retrouva attaché à ces derniers par des menottes dont la fourrure chatouillait sa peau sensible.
-Qu'est-ce que…
-Je te conseille de te taire si tu ne veux pas que je te rende fou de désir, murmura Edward à son oreille.
Face à ces quelques mots, Carlisle sentit son sexe s'éveiller. Son amant dû s'en rendre compte car il émit un léger claquement de langue avant que sa main n'effleure son sexe qui gonfla un peu plus à son contact. Son bassin se tendit à la recherche du corps de son amant, mais une légère claque sur sa cuisse le fit sagement s'immobiliser sur le lit.
-Ne bouge pas.
Il obéit à son compagnon, il pouvait sentir la chaleur de son corps à quelques centimètres du sien, la main du jeune homme se posa sur sa nuque, il lui souleva doucement la tête pour prendre un des oreillers sur lesquels il s'appuyait. Le coussin ne tarda pas à atterrir sous ses fesses après que son amant lui ait fait écarter les jambes, l'exposant ainsi à son regard sans aucune pudeur. Carlisle n'eut pas le temps de rougir de sa position qu'une langue taquine se posa dans le creux de son épaule. Sensuellement, elle traça des arabesques sur son torse avant de venir agacer ses mamelons à tour de rôle. Carlisle laissa échapper des soupirs de plaisir qui s'accentuèrent quand la langue traça des cercles autour de son nombril avant de jouer avec celui-ci. Puis, lentement, sûrement pour le torturer, elle s'aventura un peu plus bas, retraçant le V que formaient ses muscles, suivant la fine ligne de poils blonds qui conduisait à l'expression de son désir. Alors qu'il pensait qu'Edward allait enfin s'occuper de son sexe, il ne ressentit pas sa langue, non, simplement un souffle chaud qui le fit tout de même tressaillir.
-Edward, geint-il.
Il n'obtint aucune réponse. Pourtant, même s'il ne pouvait pas le voir, il était certain que le visage de son amour était prêt de son membre car il pouvait toujours sentir son souffle sur ce dernier. Il sursauta légèrement en sentant deux lèvres se poser sur son aine, son bassin bougea doucement suppliant qu'on lui accorde l'attention qu'il méritait.
-Sois sage, prévint Edward d'une voix rauque.
-S'il-te-plaît, supplia Carlisle.
-Ne m'oblige pas à te faire taire.
Il ne savait s'il avait envie d'obéir ou non, d'un côté, il avait envie de savoir ce que son compagnon ferait s'il lui désobéissait, de l'autre, il savait que le jeune homme pouvait se montrer assez retord et qu'il risquait de regretter son élan de curiosité.
-Edward, s'il-te-plaît !
-Tu me cherches ? Ne t'avais-je pas demandé de te taire ?
-Edward, mon amour, je t'en prie, demanda-t-il en soulevant son bassin.
-Je te promets que tu vas te taire ! Ouvre la bouche !
Un fin sourire étira ses lèvres avant qu'il n'obéisse, alors qu'il s'attendait à être bâillonner, il sentit quelque chose de familier contre ses lèvres. Il détendit les muscles de son visage prêt à l'accueillir. Edward s'enfonça en lui, un grognement sourd secoua le torse du jeune homme quand il buta au fond de sa gorge.
-Ca va ? S'enquit Edward d'une voix rauque.
Pour toute réponse, Carlisle enserra le sexe de son amant avec sa bouche, le jeune homme gémit.
-Tu veux continuer comme ça ?
Toujours incapable de formuler le moindre mot, il se contenta de faire racler ses dents sur la peau sensible de son compagnon qui émit un râle de plaisir.
-Très bien, souffla le jeune homme.
La seconde suivante, il ne sentit plus les fesses de son amant qui étaient au départ sur son torse, il supposa qu'Edward devait être agenouillé face à lui. Les mains de son compagnon agrippèrent ses mèches blondes, guidant ses mouvements sur son sexe, lui imposant un rythme rapide et soutenu. Ses lèvres descendaient et montaient sensuellement sur le sexe gorgé de plaisir de son compagnon, sa langue titillait son gland lorsqu'il le lui permettait et ses dents le taquinaient en éraflant doucement sa peau quand il le pouvait. Soudain, il ne sentit plus les mains d'Edward dans ses cheveux. Un grognement de mécontentement secoua son torse quand le sexe de son amant disparu à son tour.
-Edward ! L'appela-t-il d'un ton qui lui parut désespéré.
-Patience, souffla Edward dont les lèvres effleurèrent son gland.
Alors qu'il se demandait pourquoi le jeune homme n'approfondissait pas la caresse, il sentit un liquide froid se répandre entre ses fesses. Un soupir de soulagement lui échappa, Edward allait mettre un terme à son supplice ! Les doigts du jeune homme ne tardèrent pas à s'inviter dans son entrée serrée, ils jouèrent avec sa chair, l'élargissant doucement, le préparant à recevoir plus. Un cri de plaisir résonna dans la chambre quand Edward toucha à plusieurs reprises sa prostate. Les doigts de son amant l'emmenaient vers les sommets du plaisir alors que son sexe douloureux lui rappelait qu'il n'avait pas encore eu l'attention qu'il méritait. Carlisle ne tarda pas à se tortiller sous les assauts du jeune homme. Soudain, les doigts disparurent et il sentit quelque chose de plus imposant à l'entrée de son rectum.
-Qu'est-ce que…
Il ne put terminer sa phrase, d'une poussée, il s'était retrouvé comblé, mais pas par le sexe tant désiré de son amant. Alors qu'il allait protester, l'objet se mit à vibrer et bouger en lui. Les vibrations entretenaient le feu de son désir en se répercutant dans ses chairs, pendant que la tête du vibromasseur heurtait à intervalle régulier sa prostate.
-Putain !
Ses doigts agrippèrent les barreaux du lit alors que le plaisir déferlait violemment en lui. Il pouvait entendre sa respiration laborieuse qui se mêlait à ses cris de jouissance.
-Tu es magnifique.
Carlisle sursauta en entendant la voix de son amant près de son oreille. Il tourna la tête, cherchant ses lèvres ou un simple toucher, mais il ne le trouva pas.
-Edward…
Un léger rire résonna sur sa droite, malgré la présence des menottes, il tenta de se tourner pour toucher, frôler son amant, mais il ne réussit qu'à enfoncer un peu plus le vibromasseur qui heurta sa prostate, lui arrachant un cri de plaisir.
-Tu vois, il n'y a pas que toi qui puisse aller dans un Sex Shop, susurra Edward à son oreille.
-Edward, s'il… S'il-te-plaît.
-Oui, Carlisle, que veux-tu ?
-Toi ! Hurla-t-il autant de plaisir que de frustration.
Un râle de satisfaction franchit le seuil de ses lèvres quand il sentit celles de son amant contre les siennes. La langue d'Edward s'invita brutalement dans sa bouche, leur baiser fut fiévreux, brutal. Carlisle gémit en sentant le membre dressé de son compagnon contre son ventre.
-Prends-moi ! Ordonna-t-il alors qu'Edward frottait son sexe contre son ventre. Pitié, prends-moi !
Son compagnon semblait décidé à n'en faire qu'à sa tête car au lieu de le prendre, il sentit la bouche du jeune homme se poser sur son sexe qu'elle ne tarda pas à avaler.
-Oh, mon Dieu ! Haleta-t-il.
-Je t'en prie, appelle-moi, Edward, plaisanta son amant.
Il aurait aimé répliquer quelque chose, mais il se retrouva incapable d'articuler un seul mot tant le désir grondait en lui. Edward était en train de lui faire perdre la tête avec sa langue pendant que le vibromasseur s'activait délicieusement en lui. Il n'allait pas tarder à rendre les armes, pourtant, quelque chose lui disait qu'il devait encore tenir, le meilleur restait à venir.
-Prends-moi, répéta Carlisle une nouvelle fois.
-Tu n'aimes pas ? Questionna Edward en appuyant sur le vibromasseur.
-Si ! Cria le blond. Mais… Mais…
-Tu sais quoi ? Puisque tu l'as demandé, je ne le ferai pas.
Un gémissement de dépit lui échappa alors qu'il secouait sa tête de droite à gauche en signe de refus, il voulait le sentir en lui ! Les mains d'Edward se crispèrent sur ses épaules après qu'il lui eut fait allonger un peu ses jambes. L'une des mains du jeune homme lâcha son épaule pour se poser sur son membre, Carlisle mordit violemment sa lèvre inférieure quand son amant s'empala sur son sexe.
-Edward !
Son compagnon s'immobilisa dès qu'il fut enfoncé en lui jusqu'à la garde. Carlisle mordilla une nouvelle fois sa lèvre, il retenait son envie de bouger car il se doutait qu'Edward avait besoin d'un temps d'adaptation. Rapidement, les mains de son compagnon agrippèrent ses épaules, Edward s'appuya sur ses genoux pour soulever son bassin avant de revenir s'empaler sur son membre. Leurs gémissements peuplèrent rapidement la chambre alors qu'ils se déhanchaient fébrilement l'un contre l'autre. Carlisle aurait aimé pouvoir agripper la taille de son amant, caresser son corps, il tira sur les menottes, mais ces dernières ne cédèrent pas.
-Détache-moi ! S'il-te-plaît !
-Non !
-Edward…
Pour toute réponse à ses supplications, les ongles de son amant s'enfoncèrent dans sa chair. Il pouvait sentir le souffle chaud de son compagnon caresser son visage et son torse. Une des mains du jeune homme quitta son épaule et il ne la sentit plus sur son corps, alors qu'il se demandait où elle pouvait être, une image hautement érotique se dessina dans son esprit.
-Edward ! Appela-t-il d'une voix rauque.
-…
-Edward ! Je veux te voir ! Pitié…. »
Carlisle pria pour que son amant accède à sa requête, après tout, il avait toujours voulu voir son regard quand il jouissait, il y lisait tant d'amour qu'il ne pouvait s'en passer. Un soupir de soulagement lui échappa quand une main tremblante dénoua le foulard qui obstruait sa vue. Son sang bouillie dans ses veines quand il vit son amant à califourchon sur lui, s'empalant sur son sexe. Carlisle tira une nouvelle fois sur les menottes, désireux de toucher le corps couvert de sueur d'Edward, mais, une nouvelle fois, elles l'en empêchèrent. Il se contenta alors de le regarder tout en tentant de repousser sa jouissance. Cependant, voir le jeune homme glisser sur son membre tout en se caressant rendait la chose très difficile, voire impossible. Ses yeux ne cessaient de suivre le mouvement souple de la main de son compagnon qui caressait son membre, Carlisle aurait aimé être à la place de cette main et l'accueillir en lui que ce soit dans sa bouche ou dans son antre.
Tout à coup, il remarqua un sourire narquois sur le visage d'Edward. Le jeune homme se pencha, créant une délicieuse friction à leur point de jointure, et se redressa en tenant un petit boîtier. Il déglutit péniblement en comprenant les intentions de sa moitié, il ne tiendrait pas ou alors la folie allait avoir raison de son esprit. Edward augmenta l'intensité de l'objet qui le torturait délicieusement. Son corps se mit à trembler, son souffle se bloqua dans sa poitrine alors qu'il criait sa libération, se déversant dans l'antre accueillant de son amant. Carlisle plongea son regard dans celui de son amant dont les doigts se crispèrent sur ses épaules. L'orgasme terrassa son compagnon qui cria son prénom tout en jouissant entre leurs deux corps. Carlisle fit taire sa moitié en l'embrassant avec douceur avant que ce dernier ne le repousse tout en stoppant le vibromasseur.
« -Edward ! Grogna-t-il en tentant de l'embrasser une nouvelle fois.
Carlisle se raidit en entendant un long sifflement. Les doigts d'Edward étaient toujours crispés sur ses épaules alors que le jeune homme cherchait à retrouver une respiration normale.
-Inspire calmement, lui conseilla le blond.
Edward voulut lui obéir, mais Carlisle n'entendit que des bruits d'étouffement. Le jeune homme lâcha ses épaules pour désunir leurs corps, il le vit se pencher vers le chevet à la recherche sûrement de son inhalateur.
-Ca ne sera pas suffisant, l'avertit-il alors que son compagnon grognait face à l'absence d'effet immédiat du produit qu'il venait d'inhaler. Détache-moi, je …
A la place, Edward préféra se lever et il l'observa gagner d'un pas titubant la salle de bain. Carlisle soupira tout en se laissant tomber sur les oreillers, une injection devrait rapidement apaiser son amant. Tout à coup, il entendit le bruit de verre brisé accompagné de la chute de quelque chose de lourd. Il se redressa et voulut se lever, mais il se retrouva bloqué par les menottes.
-Edward ? Appela-t-il avec inquiétude. Edward, ça va ?
Carlisle lâcha plusieurs injures tout en tirant violemment sur les menottes, Edward avait dû faire un malaise et il se retrouvait attaché à ce foutu lit !
-Putain ! S'écria-t-il en tentant de se libérer. Edward ! Tiens, bon, j'arrive !
Le blond s'énerva un peu plus, ses poignets devenaient douloureux tant il tirait dessus. Le médecin aperçut alors son téléphone portable sur le chevet, d'une manière ou d'une autre, il devait l'attraper et appeler des secours ! Pendant un instant, la gêne l'envahit, il n'osait imaginer la tête des pompiers qui le trouveraient ainsi… Mettant cela de côté, il essaya d'attraper le téléphone quand un rire un peu rauque résonna. Il tourna vivement la tête vers l'entrée de la salle de bain où Edward l'observait en riant entre deux inspirations difficile.
-Tu vas me le payer ! Gronda Carlisle. J'étais mort d'inquiétude !
-J'ai fait tomber la pile de serviettes sur les flacons en m'appuyant contre l'armoire, expliqua Edward.
-Viens immédiatement me détacher !
-Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, avoua son compagnon en s'approchant tout de même.
-Edward ! Dépêche-toi ! »
Le jeune homme grimpa sur le lit après avoir pris la clef des menottes qui se trouvait dans le coffret. Tout en lui murmurant des excuses, il défit les menottes. Une fois ses poignets libres, il se les massa avant d'attraper Edward pour le plaquer sur le lit. Il aurait aimé se venger du tour que le jeune homme venait de lui jouer, mais ce dernier respirait encore difficilement. Malgré la chaleur, il le prit dans ses bras et tout en caressant tendrement son torse, ils s'endormirent.
Edward s'éveilla au milieu de leurs draps défaits, le jeune homme rougit en se rappelant leurs ébats de la veille. Il chercha son amant, mais le blond n'était pas dans leur lit, ni dans leur chambre, par contre, le bruit de l'eau lui apprit que Carlisle prenait sa douche. Edward se leva en se demandant pourquoi son compagnon était déjà sous la douche, ils ne travaillaient pas aujourd'hui et après leur nuit, il avait pensé qu'ils profiteraient d'une grasse matinée ensemble. Il aurait aimé rejoindre son amant sous la douche, mais sa respiration était encore un peu douloureuse. Comme il était réveillé, il décida de préparer le café tout en se demandant ce qui avait pu tirer son compagnon du lit.
Le jeune homme était dans la cuisine quand il entendit un bip dérangeant. Il mit en marche la cafetière avant de se rendre dans son bureau et plus précisément vers le fax qui signalait l'absence de papier dans le bac. Il rajouta des feuilles et attendit que le fax passe. Quand ce fut fait, il prit la télécopie qu'il venait de recevoir, il fronça les sourcils en lisant le contenu.
« -Edward ?
Lentement, il se tourna vers sa moitié qui l'observait avec hésitation, Carlisle devait se demander quelle allait être sa réaction et a priori il semblait la craindre.
-Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda-t-il en désignant le document.
-Je… J'ai besoin de tirer un trait sur mon passé, avoua son compagnon.
-Je peux le comprendre, admit Edward, mais… pour ça tu ne devrais pas voir ton père plutôt que ton frère ?
-Je… J'ai besoin de me confronter à lui, de lui montrer qu'il n'a pas gagné, confia Carlisle.
-Je ne sais pas si c'est une bonne idée.
-Edward…
-Il… Il peut te faire plus de mal que tu ne l'imagines. Ce n'est pas une bonne idée, répéta-t-il.
-Calme-toi.
En quelques enjambées, Carlisle vint le prendre dans ses bras. Tendrement, il le berça tout en lui murmurant des paroles rassurantes.
-Je suis navré, je ne pensais pas que ça te mettrait dans un tel état.
-Il… Tu ne sais pas… Tu ne sais rien…
-Edward, il faut que je…
-Que tu quoi ? S'énerva le jeune homme en le repoussant. Que tu ailles le voir pour lui balancer notre bonheur au visage ?
-Je… Oui.
-Et qu'est-ce que ça changera ? Tu le feras enrager, mais crois-tu que cela atténuera le mal qu'il a fait ? Non ! Et puis, tu crois quoi ? Qu'il va t'écouter sans réagir ? Sans chercher à te blesser ?
-Ne t'inquiète pas pour moi, je suis…
-Non ! Tu ne sais rien ! Comment vas-tu réagir quand il te dira comment… comment… Non… Il va te dire ce que… ce qu'il m'a obligé… Je ne veux pas !
-Edward, je…
-Renonce, s'il-te-plaît.
-Mon amour, je l'ai fui, je les ai fuis durant toute ma vie. Je suis heureux et libre alors je veux montrer à ma famille…
-C'est vrai que je ne peux pas comprendre ! Coupa Edward. J'ai eu une famille heureuse et nous étions très proches, mais il me semble que tu oublies quelque chose d'important c'est moi ta famille maintenant et plus eux !
Enervé, Edward fusilla son compagnon du regard avant de le bousculer pour sortir. D'un pas pressé, il prit la direction de l'entrée, il avait besoin de prendre l'air, de s'éloigner pour pouvoir se calmer avant de dire quelque chose qu'il regretterait. Sa main était posée sur la poignée de la porte quand Carlisle l'emprisonna dans ses bras.
-Lâche-moi ! Il faut que j'aille faire un tour avant de…
-Edward…
-Je t'ai dit de me lâcher ! S'agaça-t-il.
-Edward, tu es nu ! Lui cria Carlisle alors qu'il ouvrait la porte.
La seconde suivante, la porte se referma dans un claquement sonore. Les joues cramoisies, il se tourna vers son amant qui arborait un petit sourire moqueur.
-Te fous pas de ma gueule, Cullen ! C'est pas le moment !
Sans un mot de plus, il fila vers leur chambre et ouvrit son armoire à la recherche d'un boxer. Il venait d'enfiler son sous-vêtement quand Carlisle le rejoignit.
-Tiens !
Edward observa l'accord de visite délivré par le juge. Il haussa un sourcil tout en jetant un coup d'œil agacé à son amant.
-Déchire-la.
Le jeune homme fut surpris d'entendre la demande de sa moitié. D'un pas timide qu'il ne lui connaissait pas, Carlisle s'approcha de lui, hésitant à le prendre dans ses bras.
-Fais-le, s'il-te-plaît. Tu as complètement raison quand tu as dit que tu étais ma famille et je ne veux pas te décevoir comme eux m'ont déçu. »
Edward sourit avant de déchirer la feuille en plusieurs morceaux qui terminèrent dans la poubelle. Il ouvrit ses bras à Carlisle qui vint aussitôt se blottir contre lui. Leurs lèvres se trouvèrent et ils basculèrent sur leur lit. Leurs vêtements volèrent, mais les courbatures de Carlisle et sa respiration douloureuse les empêchèrent de se réconcilier comme ils l'auraient souhaité. La tête posée sur le torse de son compagnon, Edward ferma les yeux pour savourer cet instant parfait.
