Note : Mes déboires d'écriture ont continué … Le principal défi de cette histoire est de mettre en place des déviations et de parvenir tout de même à coller autant que possibles à l'histoire. Malheureusement, il y a des personnages vivants dans mon histoire, mort dans la série. Ca complique beaucoup de choses. Et il y a également beaucoup d'évènements, beaucoup de personnages à gérer … Faire avancer l'action dans ces circonstances est relativement compliqué.
Warning : Âmes sensibles s'abstenir,Scènes violentes, Thèmes difficiles
… Chapitre 34 : Princesse …
Ses yeux papillonnèrent une seconde, elle se tourna sur le flanc. Elle se sentait courbaturée, tous ces muscles hurlaient à la torture. Elle tâtonna la surface sous elle, c'était du béton. Que faisait-elle allongée sur du béton ? Elle fouilla ses souvenirs en frottant son visage et soudain, elle se souvient. Logan l'avait agressé. Elle se redressa doucement et c'est là qu'elle la vit. C'était une cuisse de femme, dans un angle étrange, elle suivit du regard les courbes fines jusqu'aux hanches, puis remonta le long du ventre de la femme. Une autre personne était assoupie sur elle. Caroline ne comprenait pas, pourquoi autant de gens étaient les uns sur les autres … ? Et c'est là qu'elle comprit. Cette odeur. Cette odeur terrible. Ces filles n'étaient pas vivantes. Elle était devant un charnier.
Elle hurla.
Son cri résonna sur les murs autour, le rendant plus angoissant encore. Son dos se couvrit de sueur froide. L'instant d'après, une lampe se braquait dans ses yeux. L'instinct de survie reprenant le dessus, elle recula tout en trébuchant sur elle-même. Elle devait se lever et courir. S'enfuir. Son cœur pompait son sang à toute allure. Il tapait dans ses tempes.
« Caroline ! Caroline, c'est maman. Calmes-toi, je suis là. »
Dès qu'elle comprit les sens des mots, elle se jeta contre la lampe, dans les bras de sa mère. Elle ne prit pas garde à l'arme à feux que celle-ci tenait en observant tout autour d'elles. Liz faisait le tour des bâtiments, à la recherche de Logan, lorsqu'elle avait entendu les coups de feu. Elle s'était précipitée jusqu'ici et avait trouvé son corps. Son cœur avait été sorti de sa poitrine et jeté un peu plus loin. Elle avait failli vomir, mais elle pensait à sa fille, avant tout. Elle ne savait pas qui avait fait ça, et quelques part, ce n'était pas grave, tant qu'il partait, loin. Elle devait juste retrouver Caroline. Elle avait vu l'empilement de corps et la panique avait envahi son corps. Sa fille était-elle là ? Jetée contre d'autres filles perdues, mortes depuis des jours ? Et elle l'avait entendu. Son petit ange. Caroline semblait terrifiée. Liz avait fait le tour du charnier, son arme et sa lampe en avant et elle l'avait retrouvé. A présent, elle devait les évacuer toutes les deux. L'assassin de Logan rodait peut-être encore.
« Caroline. Ecoutes-moi. Il faut qu'on parte d'ici. Maintenant. Tu peux te lever ? »
Sa fille n'avait pas l'air blessée … mais c'était dur de juger d'un seul regard. Et s'il l'avait transformée ? Elle préférait ne pas y penser. Caroline hocha de la tête et ensemble, elles se redressèrent. Liz l'attira contre elle, lui ordonnant de ne pas regardait pas terre dans l'espoir de lui épargner la vue du corps mutilé et de l'organe qui gisait plus loin et elle la guida jusqu'à la sortie, aussi vite que possible.
Elle devait prévenir les secours. C'était vital. Urgent. Alors dès qu'elle put, elle sortit son téléphone tout en continuant son chemin vers sa voiture, garée non loin. L'homme qui avait fait cela à Logan n'aurait sans doute pas de mal à briser une vitre, mais elle se sentirait tout de même mieux à l'intérieur.
Dans l'ombre, Damon regarda le Shérif s'éloignait avec sa fille. Il s'était planqué en l'entendant approcher et à présent, il devait s'éclipser. S'il avait été en meilleur état, il aurait pu se faire hypnotique, leurs expliquer que rien ne s'étaient produit, qu'elles s'étaient fait une soirée entre filles, pour resserrer les liens familiaux. Seulement, il avait encore des balles dans le corps, il avait mal, il était épuisé et assoiffé. Hors de question de s'approcher d'une femme consciente de la force d'un vampire et préparée à l'affronter dans cet état-là. De toute façon, il y avait pleins de vampires en ville, il n'en doutait pas. Cacher minutieusement sa présence ne rimerait pas à grand-chose.
Il s'éloigna dans la direction opposée à la petite famille d'un pas lourd. Il devait partir avant que d'autres personnes n'arrivent. S'il n'y avait eu que le vampire, elle l'aurait sans doute enterré en silence. Mais il y avait un témoin, sa fille, et des dizaines de corps à identifier. Alors la zone serait rapidement dangereuse. En marchant, il sortit son nouveau téléphone, il n'avait pas été touché par les balles. Une chance. Il composa lentement le numéro d'Elena.
« Oui ?
- Elena. C'est moi.
- Oh, Damon. Ca va ? »
A l'autre bout du « fil », la joue contre son écran, Elena fronçait les sourcils. La voix de Damon semblait étrange. Un peu haletante. Une voix qu'elle avait déjà entendue, quand il était lourdement drogué.
« Ouais. »
La réponse marmonnée ne la convainquit pas vraiment. Elle coinça le téléphone contre son épaule et commença à mettre ses affaires dans son sac. S'il allait mal, mieux valait qu'elle se rende à la scierie pour le soutenir. Ça lui éviterait de commettre un meurtre. Elle ne pouvait pas se douter que le meurtre avait déjà été commis.
« Tu ne m'appelles jamais. Qu'est-ce qui se passe ?
- Caroline est vivante et avec sa mère. Tout va bien.
- Tu … Tu es allé la chercher ?
- Oh, tu sais, c'est tout moi. Le preux chevalier au secours de ses dames. »
Le ton était purement ironique. Il ne voulait pas qu'elle le voit de cette façon-là. Il voulait qu'elle soit intimement persuadée qu'il n'avait fait le déplacement que pour satisfaire sa curiosité malsaine. C'était une bien meilleure version ! Oui. Elle ne devait rien attendre de lui et surtout pas qu'il vole au secours de chacune de ses amies au moindre problème, car il savait qu'un jour ou l'autre, il se défilerait et il la décevrait. Alors autant ne rien lui laisser espérer. Pas de chevalier, pas de prince charmant, juste un mec paumé et désagréable.
« Merci Damon. Je pars de la maison, j'arrive dès que possible. Je me dépêche.
- Ok. »
Damon raccrocha et éclata d'un rire sec. S'il y avait un chevalier, c'était Elena et lui se ferait jolie princesse capricieuse et infernale. Oh, il adorait les rôles dans ce genre. Il ferait une superbe princesse. Il tangua un peu plus. Enfin, il ferait une superbe princesse, s'il parvenait jusqu'à la scierie. Il allait devoir faire une pause « épilation », entre temps.
Il s'écroula contre un mur. Il n'était pas tout à fait assez loin, mais il avait besoin d'une pause. La rage qui l'avait envie et lui avait permis de bouger l'avait totalement quitté pour laisser place à une lassitude extrême. Depuis combien de temps ça durait ? Il ne voulait pas de cette vie-là sans Katherine. Sans la femme qu'il aimait. Il avait tellement changé. Il enfonça ses doigts dans sa chair, une nouvelle fois, à la recherche de la balle. Un grognement animal monta dans sa gorge. Il serra les dents. Elle aussi aurait changé … Il avait testé la soif, terrible, extrême, violente, … C'était de la torture. Si elle n'était pas folle à l'époque … Ses ongles frôlèrent le bout de bois et il tenta de l'attraper. Il ne parvient qu'à l'enfoncer davantage. Katherine aimait jouer avec le sang, mais elle n'aimait pas le gaspillage. Elle n'aurait pas aimé le voir avec une chemise luisante d'humidité, brillante de sang. Il écarta la plaie. Elle était une dame après tout. Une princesse à sa façon. Désirable, désirée, parfois possédée, quand elle le voulait bien, en fonction de son jeu du moment, quelques instants et de nouveau désirable, inaccessible. Comme aujourd'hui. Il attrapa la balle et tira. Il sortit autant de sang que de bois, mais qu'importe. Elle était si proche et si loin. Il était déjà allé devant la porte du caveau. Elle était scellée. Il tâtonna une nouvelle plaie. S'il avait des doigts plus fin, l'exercice serait plus aisé. La porte était scellé et il entendait les gémissements de l'autre côté. Il détestait se sentir impuissant comme ça. Il n'y était allé qu'une fois.
Il se releva. Il entendait les sirènes au loin, il était décidément bien trop proche. Il sauta par-dessus une clôture assez haute et traça sa route jusqu'à la forêt toute proche. Maintenant, il devait rejoindre Elena et qui sait, peut-être le laisserait-elle bénéficier de ses doigts si fin ? Il se fit un sourire à lui-même, oui, il allait bien trouver une blague salace à lui faire sur le sujet. Il avait tout le trajet pour y réfléchir. Réfléchir à ses farces pour oublier quelques secondes sa culpabilité… C'était lui qui avait fait enfermer Katherine. Il avait été aussi égoïste que Stefan … pour la garder vivante, il l'avait condamné à plus d'un siècle de torture … Il ne devait pas penser à ça. Il déglutit et plaqua un grand sourire sur son visage. C'était bien mieux ainsi.
