Chapitre 35 Nouveau départ pour Israël

L'avion de ligne faisait route vers Tel Aviv avec à son bord, Gibbs, McGee, Tony et Ziva. Gibbs posa le regard sur Ziva qui dormait la tête posée sur l'épaule de son mari. Sans l'aide de Tali, ils allaient clairement avoir plus de mal. Mais il n'avait pas le choix dans tous les cas, il se promit de récupérer Alaina ou mourir.

Tony : Elle dort toujours avant une mission. Tu te rends compte Gibbs que c'est une mission suicide.

Gibbs : Oui.

Tony : Gibbs, si Ziva et moi… si on s'en sort pas, tu pourras prendre soin d'Alaina et Louanne. Je ne te demande pas de veiller sur Ziva, elle me suivra dans la tombe mais... Je sais que c'est beaucoup te demander…

Gibbs : Tu peux compter sur moi.

Doucement il posa un baiser dans les cheveux de sa compagne avant de fermer les yeux un peu plus serein quand à la suite des évènements. Gibbs était impressionné par le calme de son agent. Comme si celui-ci était en paix avec l'idée de mourir. Ses derniers temps, il avait découvert le sens des véritables liens ses deux là. Et il comprenait mieux pourquoi Vance avait essayé de les éloigner. A deux ils étaient capables de contourner les ordres d'une manière ou d'une autre. A deux, ils prenaient le risque de perdre les deux parce que plus le temps passait et plus l'un ne pouvait survivre sans l'autre. Voyager en première classe avait ses avantages et on vint leur proposer des rafraichissements. D'après leurs papiers, Gibbs et McGee étaient Marshal De Beaumont, le père, et Thomas De Beaumont, le petit frère. Le voyage fut long et les yeux clos, Tony replongea dans certain de ses souvenirs pour passer le temps. Il se souvient des visites qu'il avait faites avec Ziva pour choisir une maison. Ils en étaient à leur cinquième maison et la jeune femme commençait sérieusement à en avoir marre.

**Flashback**

Ziva : Tony, je suis fatiguée…

Oui elle était fatiguée, il le voyait clairement sur ses traits, l'explosion avait eu lieu six mois auparavant, mais elle était toujours sous traitement médical pour éviter l'infection. Ses oreilles étant encore sérieusement à vif. Les médecins lui avait dit que la douleur devait être terrible et pourtant il ne l'avait jamais vu se plaindre. Mais elle était souvent fatiguée, elle commençait souvent à baisser sa garde vers 15h. Ne travaillant pas sur une enquête, Tony avait réussi à entrainer sa compagne sur les pistes d'une maison. Mais après quatre heures de visites, elle n'en pouvait plus.

Tony : Une dernière. Tu devrais l'aimer.

Ziva : D'accord pour une dernière mais tu me devras un massage en contre partie.

Tony : Tout ce que tu voudras, mon amour.

Elle lui jeta un regard noir. Elle n'aimait pas qu'il emploi ce genre de mots, parce que ça la renvoyait chaque fois à ses sentiments alors qu'ils n'étaient pas un couple. Et pourtant depuis son retour de Somalie un an auparavant, ils n'avaient jamais été aussi proche depuis leurs retrouvailles. Elle vivait chez lui, squattait la chambre d'amis, même si elle passait plus de temps dans son lit que dans sa chambre à elle.

Tony : L'agent immobilier nous attend là-bas.

Ziva : Je n'aime pas que tu prennes les décisions pour moi.

Tony : J'ai gagné du temps, tu aurais refusé je l'aurais appelé.

Ziva : Allons-y avant que je change d'avis.

Il lui ouvrit la porte de la voiture galamment, mais elle lui prit les clefs des mains et se glissa sur le siège conducteur. Il l'observa faire et vu sa détermination dans son regard. Il prit donc la décision de se glisser sur le siège passager et l'observa, elle glissa la clef dans le démarreur et l'alluma puis ferma les yeux. Elle n'avait pas reprit la voiture depuis le jour de l'accident. Elle n'avait pas eu assez de confiance en elle. Ouvrant les yeux, elle se tourna vers Tony.

Ziva : Tu es mes oreilles ?

Tony : Pour toujours.

Elle esquissa un sourire puis il programma le JPS pendant qu'elle appuyait sur l'accélérateur. Elle gara la voiture devant une grande maison, un pavillon de banlieue, la maison était immense, a vue de nez, 200 ou 300m². Celle-ci présentait un panneau « à vendre » dans le jardin, et au moment où Ziva se gara un peu brutalement, une jolie femme blonde sortit d'un monstrueux 4x4 rouge flambant neuf. Ziva stoppa le moteur et se tourna vers Tony.

Ziva : Tu te moques de moi ?

Tony : Fais moi confiance, mia bella.

Ils descendirent du véhicule mais alors que Tony allait placer son bras autour de la taille de Ziva, celle-ci resta à distance.

Tony : Sally.

Sally : Monsieur DiNozzo, ravie de vous revoir.

Tony : Moi de même. Je vous présente ma compagne Ziva David. Ziva, Sally Collas, l'agent immobilier.

Ziva décida de ne pas esquisser un mot avec ses lèvres et lui répondit en langage des signes. Tony comprit que la jeune femme semblait ne pas vraiment apprécier la jeune femme devant eux. Il faut dire qu'elle était très belle. Grande, blonde, des yeux verts, et pourtant Tony ne l'avait pas considéré comme une amante potentielle. A vrai dire, il s'était plutôt concentré sur trouver une maison pour vivre avec Ziva. Ce qu'il ressentait était bizarre ses derniers temps. Depuis un moment en fait. Il avait quitté Ziva en Israël et avait repris sa vie, couchant avec des femmes, se moquant de leurs briser le cœur. Kate le lui avait bien souvent reproché mais lui s'en moquait. Il avait perdu la seule qui faisait battre son cœur. Et puis un jour Kate était morte et Ziva avait refait surface dans sa vie, chamboulant de nouveau son cœur. Elle n'était plus vraiment la toute jeune femme qu'il avait du quitter contraint et forcé. Mais il y avait eu Jeanne… Pourquoi la vie et surtout les sentiments étaient tellement difficiles. Et Ziva qui semblait maitriser la jalousie comme un art. Il leva les yeux au ciel, elle avait décidé de faire la sourde-muette. Et bien il jouerait les traducteurs. Mais étrangement bien que cynique, Ziva n'était pas méchante dans ses propos et avait salué la blonde.

Tony : Ma par… ma fiancée vous salut.

Sally : Oh, elle est muette ?!

Ziva leva les yeux au ciel mais n'ouvrit pas la bouche pour autant.

Tony : Seulement sourde en fait.

Sally : D'accord. Je vous fais visiter la maison ?

Tony : On est là pour ça.

Ziva posa la main sur l'avant bras de Tony pour attirer son attention et signa.

Tony : Ziva demande des renseignements sur la maison avant d'y entrer.

Sally : Bien sur, la maison fait 310m², sur deux niveaux, il y a cinq chambres, un salon salle à manger, une immense cuisine aménagée. Et la cave fait la superficie du rez de chaussée de la maison soit 155m²…

Ziva : (en langage des signes) Tony c'est de la folie, cette maison est immense !

Tony : Attends de la voir, moi je te dis qu'elle est parfaite.

Et il avait eu raison, la maison avait séduite Ziva qui s'y voyait déjà. Après ça, ils étaient rentrés à l'appartement, et la jeune femme s'était endormi comme une masse sur le canapé.

**flashback end**

Gibbs lui repensait à la conversation qu'il avait eu avec le directeur Vance.

**Flashback**

Vance : Le SecNav doit absolument ignorer que tu as le pouvoir sur le couple DiNozzo.

Gibbs : Pourquoi ?

Vance : Parce que nous sommes face à une situation inconnue et concentrer autant de pouvoir entre les mains d'un homme comme toi peut se révéler dangereux.

Gibbs : Pourquoi ?

Vance : Parce que tu es un électron libre Gibbs. Tu fais peur. Et des agents Athéna sont des armes puissantes.

Gibbs : Je veux juste qu'ils puissent vivre leur vie.

Vance : Mais ça les hautes sphères ne le savent pas. Gibbs tu as toujours fait ce que tu voulais. Tu as passé par-dessus bien des ordres de tes supérieurs pour faire ce que tu jugeais juste ou normal.

Gibbs : Je n'essaye pas de monter une armée.

Vance : C'est pourtant ce qu'on pourrait penser de l'extérieur. Tu as deux agents Athéna à ta solde, et un autre serait prêt à t'obéir. Une autre est morte sous tes ordres. Gibbs, tu te rends compte que la plupart des personnes qui connaissent le projet Athéna n'en ont jamais rencontré plus d'un voir deux grand maximum. Sans parler de cette Tali Cohen Solal. Je dirais qu'elle en sait plus qu'elle ne veut bien le dire sur le projet.

Gibbs : Je n'en sais rien. Je l'ai juste interrogé au sujet du couple DiNozzo après leur disparition. Elle m'a aidé dans quelques traductions c'est tout.

Vance : Gibbs, n'essaye pas de me mentir. Mais garde tes informations, je n'en veux pas. Je ne voulais déjà pas la responsabilité de deux agents Athéna…

**Flashback end**

Il avait du mal à se rendre compte qu'il disposait d'autant de puissance. Il n'avait jamais totalement vu ses deux agents à l'œuvre mais avait plus ou moins compris qu'ils disposaient de sacrés ressources physiques et intellectuelles. Ca expliquait aussi pourquoi ils arrivaient à faire leur travail en passant autant de temps à s'amuser. Et dire qu'ils se rendaient en Israël pour infiltrer le Mossad et récupérer une jeune fille qui ne les suivrait certainement pas docilement. Une enfant de Tony et Ziva, très certainement un génie dans toute sa puissance. Il avait clairement peur de cette enfant. Elle était plus qu'une arme en puissance, une sorte d'anomalie qui n'aurait jamais du voir le jour. Et cette anomalie avait un nom : Alaina. Soudain des instructions furent données en hébreu et anglais annonçant la descente prochaine de l'appareil. Tony posa sa main sur l'épaule de sa compagne qui s'éveilla doucement avant de lui esquisser un sourire pour le mettre en confiance et se mettre en confiance face à la suite des événements.

TBC…