Bonsoir!
Voici donc la suite de mon autre petit couple préféré, Ori et Dwalin :D J'ai coupé le chapitre en deux, considérant la longueur de mon document Word…
Merci encore de votre fidélité et pasez une excellente soirée!
*J.R.R. Tolkien n'approuverait peut-être pas ce que j'ai écrit, mais bon!*
Horacio vit qu'il y avait quelque chose de changer entre Thomas et William lorsqu'il les vit ensemble à les attendre dans le stationnement des résidences. Il vit aussi que William avait l'air terriblement fatigué et ses yeux portaient des cernes profonds. Il avait tout de même le sourire aux lèvres et se tenait collé sur Thomas, tous deux à parler de quelque chose qui semblait agréable pour Thomas. Près de lui, Kyle et Philip s'élancèrent sur William avec des câlins exubérants et lui demandèrent où il avait été et pourquoi il ressemblait à un zombie. William leur donna chacun un câlin, ria de leur commentaire zombie et attendit qu'Horacio soit avec eux pour leur expliquer qu'il avait été en studio d'enregistrement sans arrêt depuis le début novembre afin de compléter un projet important. Et sur cette mention, Thomas avait l'air si fier que son égo prenait probablement la même ampleur que la grosseur de leur Collège en entier. Horacio mit sa main devant sa bouche pour cacher son sourire. Il pouvait voir que c'était quelque chose que William avait conçu pour Thomas et celui-ci avait non seulement apprécié mais la chose avait nourrit sa fierté légendaire. William leur annonça aussi qu'ils étaient officiellement un couple et Horacio comprit la situation. Kyle et Philip dansèrent leur joie et Horacio les félicita avec un sourire béat. La situation entre Thomas et William était réglée. Ne restait plus que la sienne et celle de Dwayne. Si seulement les choses n'étaient pas si compliquées…
Horacio remercia Thomas pour le transport chez eux et leur souhaita des bonnes vacances jusqu'à Noel, lorsqu'ils se verraient tous au chalet. Avec un dernier signe de la main, il entra chez lui, afin de profiter de la compagnie de ses parents avant qu'ils partent dans le sud. Ils avaient décidé, pour la première année, de partir dans les tropiques pour une semaine et de revenir pour le jour de l'an. Horacio était terriblement content pour eux et les avaient aidés à choisir une plage et un complexe d'hôtel pour qu'ils soient dans le luxe sans payer un prix de fou. Ils avaient réservé un complexe quatre étoiles et demi et selon les commentaires des vacanciers du passé, le service était excellent et la plage magnifique. Ils allaient donc partir pour le lendemain, en même temps que Don, Nelly et lui partaient pour le chalet. Ils allaient rester là-bas jusqu'au 28 décembre et revenir pour trois jours à la maison avant de revenir avec leurs parents pour le jour de l'an. Il aida sa mère à ranger les bagages, pratiquant sa main qui, finalement, allait retrouver la mobilité d'antan selon les médecins et sa physiothérapeute. Il avait encore un peu de misère à faire certains mouvements, mais il était définitivement plus mobile et son orgueil prenait souvent le dessus sur les gestes qu'il faisait. Il était toutefois rassuré que le travail d'acharne pied pour sa réhabilitation portait fruit.
Horacio partit avec Don et Nelly le lendemain, presqu'en même temps que ses parents, pour arriver au chalet durant l'après midi avec une épicerie de l'enfer. Ils avaient été fort dans les dépenses et Horacio remerciait amplement ses parents pour leur avoir autant fournit avant de partir en argent pour la nourriture du temps des fêtes. Aussitôt arrivés, ils ouvrirent toutes les pièces pour faire circuler la chaleur, changea les draps des lits pour les prochains invités et partirent l'énorme foyer du salon pour faire une ambiance du temps des fêtes. Dans les fenêtres, il pouvait voir la neige tomber tranquillement à gros flocons et il du combattre le désir de faire des dessins dans la buée gelée des fenêtres. Il s'affaira à cuisiner un gâteau marbré au crémage vanille française pour leur dessert et Nelly fit des tortillas comme souper rapide. Ils profitèrent de leur première soirée de tranquillité pour se mettre en pyjama de bonne heure et écouter la télévision et lire sur le bord du foyer. Horacio sortit son cahier à dessin et s'amusa à dessiner les flammes du foyer, la texture des pierres du mur et des mains. En fait, il dessinait ses mains et celles de Dwayne, se touchant du bout des doigts. Rien d'explicite, rien qui pouvait faire croire que c'était eux, mais Horacio le savait. Il dessina encore une fois jusqu'à ce que ses yeux lui brule et qu'il soit trop fatigué pour continuer. Il souhaita alors bonne nuit à ses frères et monta à sa chambre pour aller dormir.
Horacio se réveilla le premier, comme d'habitude. Il avait dormi dans une position inconfortable qui lui avait engourdit le bras gauche et il sentait à peine sa main. Il décida de prendre sa douche afin de faire passer de la chaleur sur son bras pour retrouver de la sensation. Il fit attention pour ne pas faire de bruit, jusqu'à ce qu'il tente de prendre la bouteille de shampoing dans sa main gauche et l'échappa par manque de sensation tactile et de force. La bouteille tomba dans le fond de la douche et fit un vacarme qui résonna dans la pièce. Horacio roula des yeux. Bravo pour la discrétion, se disait-il. Pas une minute plus tard, il vit son frère Don entrer dans la chambre de bain en catastrophe lui demandant s'il était blessé ou autre. Horacio lui répondit qu'il avait seulement échappé la bouteille dans le fond de la douche et qu'il était désolé du bruit. Don se calma assez rapidement, mais demanda quand même s'il avait besoin d'aide. Horacio se mit à rougir et lui répondit qu'il était capable de se débrouiller sans problème. Don haussa des épaules, lui dit qu'il n'allait pas être très loin et que s'il avait besoin de quoi que ce soit, qu'il n'avait qu'à appeler. Horacio le laissa sortir de la chambre de bain en silence et roula des yeux. Définitivement, son frère s'en faisait trop.
Il descendit les escaliers du premier étage et vit que Don et Nelly étaient à la table, à regarder es nouvelles de la matinée et tous deux avaient l'air horriblement fatigués. Il demanda à Nelly s'il était réveillé depuis longtemps lui aussi et celui-ci lui fit un sourire en mentionnant qu'il avait, lui aussi, entendu un bruit de shampoing dans la chambre de bain. Horacio soupira et s'excusa du bruit et de son geste maladroit. Nelly lui fit signe que c'était loin d'être la fin du monde et il se leva pour prendre son tour dans la chambre de bain. Horacio en profita pour se faire une tasse de chocolat chaud et guimauves. Il avait la tasse dans sa main lorsque celle-ci le lâcha à nouveau, et échappa de l'eau bouillante sur le plancher. Il ne se brula pas, mais Don le poussa du chemin pour ne pas que l'eau lui arrive sur les pieds. Horacio regarda sa main gauche et la plia deux ou trois fois pour lui redonner un peu de force. Mais Don prit la chose à l'extrême. Il ordonna Horacio de sortir de la cuisine, de ne rien toucher et de s'asseoir car, visiblement, il n'était pas encore capable de se débrouiller seul. Un peu offusqué, Horacio lui dit que ce n'était que sa main qui était engourdit suite à une mauvaise posture de sommeil. Mais Don ne l'écouta pas. Il insista pour qu'il ne fasse rien et qu'on s'occupe de lui comme dans les débuts de sa blessure car, clairement pour lui, il avait besoin d'aide. Mais Horacio tenu son bout insistant fortement pour qu'il puisse avoir son autonomie d'action sans utiliser l'aide des autre. Don se fâcha et ordonna Horacio de s'asseoir. Horacio resta debout, croisa ses bras et répondit « non ». Don s'avança vers lui, le prit par le bras fermement et l'assied sur une des grandes chaises de leur cuisine de force. Et Horacio se fâcha. Il en avait assez. Il perdit patience avec l'attitude de Don, à toujours l'empêcher de faire ce qu'il voulait et il lui dit en long et en large, avec verbe et véhémence. Il n'eut même pas connaissance que Nelly descendit du premier étage tellement il était dans sa bulle de colère. Lorsque Don tenta de glisser un mot dans la conversation à sens unique, Horacio le coupa, parla plus fort et finalement, il leva les bras dans les airs de frustration, prit son manteau, ses bottes et son sac à matériel de dessin et quitta le chalet en trombe.
Il marcha longtemps sur le bord du lac gelé et rempli de neige et, malgré la température, il était tellement fâché qu'il n'avait même pas froid. Il était bien habillé pour la température, avec le foulard et les mitaines qu'il s'était lui-même tricoté. Il n'avait pas mangé du matin et heureusement, il avait des collations plein son sac. Il s'installa dans un bout de la forêt où il pouvait s'asseoir et entama une barre de céréales et noix, avec un peu de fruits séchés. Il regardait autour de lui la nature avec un œil critique et décidément, le soleil rendait le paysage fantastique. Il admirait à quel point le blanc pouvait être resplendissant dans les rayons et que bientôt, il allait devoir se mettre des lunettes fumées pour continuer à observer la nature. La météo avait annoncé un peu de neige et il se doutait que les nuages au loin, l'autre côté du lac, était ceux qu'il attendait. S'il ne voulait pas rentrer au chalet, il avait l'option du gazebo avec foyer près du lac sur leur terrain. Pour l'instant, il se contenta de se promener et, à l'occasion, de faire un esquisse ou deux, question de se changer les idées. Mais sa colère resta dans son cœur. Il était blessé profondément par les paroles de Don. Il avait tellement l'impression qu'il s'était fait traité en incompétent qu'il en avait les larmes aux yeux. Il continua son chemin, réalisant qu'il avait fait presque le tour du lac et que les nuages étaient au dessus de sa tête. Il n'allait pas pouvoir continuer à dessiner à l'extérieur dans la nature lorsque a neige allait tomber. Décidé à ne pas rentrer au chalet pour l'instant, il se dirigea dans le gazébo, laissant ses bottes à l'entrée dans le vestibule.
Le plancher était un peu froid pour ses pieds mais il ne tarda pas à sortir des couvertures et faire un feu dans le foyer, appréciant qu'il n'y avait pas une fenêtre qui donnait à l'extérieur. Toutes celles-ci avaient été placardées avec du gros bois et il resta dans la semi pénombre pendant un certain temps, jusqu'à ce que le feu lui donne assez de lumière pour voir à l'intérieur. Il n'avait plus envie de dessiner comme tel, mais sortit tous les cahiers de dessins qu'il avait de son sac, s'installant pour regarder ses dessins un à un, détail par détail. Il y avait un cahier spécifiquement pour les dessins de la nature, un pour les dessins d'architecture et le dernier, pour les personnes qu'il connaissait. Il passa sa main sur le troisième cahier, sachant qu'il y avait beaucoup de dessins de Dwayne à l'intérieur et que si ce cahier tombait entre mauvaises mains, celui-ci allait être un peu mal interpréter. Il rangea donc le cahier à nouveau dans son sac, incapable de le voir sortit près de lui. Soupirant amèrement sur cette situation, il prit son cahier de paysage de nature et commença à regarder chaque dessin.
