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Of course, I understood, crazy girl ! Après tout, sans folie n'être humain ne saurait être humain, disait Erasme ^v^
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Elle fut tirée d'une rêve étrange où Folken lui hurlait de prendre garde. Ses yeux durent s'habituer à l'obscurité, elle se demanda ce qui l'avait réveillée. Entraînée à Tokyo pour s'éveiller au moindre bruit ou mouvement suspect, elle savait qu'elle ne pouvait s'être éveillée par pur hasard alors que la nuit était encore noire. Alors elle remarqua un mouvement. Une ombre marchait dans sa direction, étant passée par la fenêtre ouverte alors qu'elle était fermée lorsque la jeune fille s'était endormie. N'ayant pas bougé, ses yeux braqués sur cet inconnu, elle se demandait que faire. Et si 'était son imagination ? Elle remarqua les portes entre-baillées menant aux deux chambres voisines. Elle ne pût penser plus longtemps. L'intrus lui bondit dessus, lui emprisonnant la bouche de l'une de ses mains alors que l'autre tenait de lui lier les poings. Elle se débattit du mieux qu'elle pût, incapable de se dégager de cet homme qui était assis en califourchon sur son ventre. Elle finit par mordre dans sa main qu'il retira en jurant et hurla avec toute la voix qu'elle avait. Un cri de panique, un cri d'horreur, un cri à glacer le sang de quiconque ne s'y attend pas.
Trois portes s'ouvrirent presque simultanément. De sa gauche arrivait le Seigneur Néra, sabre au clair, de sa droite le Seigneur Law en hurlant de rage et de la porte principale jaillissait Van suivit de près de gardes. L'assaillant saisit aussitôt la fiancée royale par la tignasse, la faisant passer devant lui, une lame sous sa gorge, ordonnant :
- Plus un pas !
Les vassaux, à un mètre du lit, s'immobilisèrent comme un seul homme. Van, face au lit, accompagné des gardes, fixait sombrement l'inconnu, son poing serré autour du manche de son épée. Le Comte Valki pestait derrière son roi, son arme en main aussi.
- Vous voilà soudain bien calmes, messieurs. Quel est le mal si son sang coule, si grave que obéissez à mon ordre, siffla avec amusement l'assaillant.
- Relâches notre future reine et ta tête ne volera pas, ordonna le Seigneur Law.
- Ma mission me l'interdit. Ils ont dit...Hmm... Morte ou vive !
- Qui t'a envoyé, lança Van.
- Un bon ami à vous, il essaie de mettre en cage ce petit oiseau mais vous ne cessez de l'en empêcher, sourit l'homme.
- Feru, devina Van avec amertume.
- Mon Seigneur Feru, voyons. Il a un certain rang tout de même !
- Pourquoi elle ? Lança le Comte Néra.
- Car elle a brisé son commerce en empêchant la suite de le guerre, voyons, fit-il comme s'il s'agissait d'une évidence.
Hitomi savait que son amant et ses vassaux étaient dans l'impossibilité d'agir à cause de sa potion peu avantageuse. Elle remercia ses cours de self défense et agit aussitôt, jugeant la position trop inconfortable pour son pauvre dos à peine guéri.
D'un seul coups, elle saisit le bras armé de ses deux mains et d'un mouvement de l'épaule, elle le fit basculer devant elle, l'envoyant s'écraser sur le marbre dur et froid de sa chambre. Il l'emporta ,par les cheveux, dans sa chute, elle fut vite réceptionnée par Van alors que ses deux vassaux plongeaient sur l'individu pour le maîtriser et le bâillonner, aidés des gardes.
- Il ne t'a rien fait au moins, s'inquiéta Van en écartant doucement un mèche rebelle de son visage.
- Vous avez eut un timing parfait, le rassura-t-elle alors qu'il la posait sur son lit.
- Emmenez ce malade en prison ,nous le jugerons demain, ordonna le Comte Law à ses hommes qui traînaient dehors l'agresseur de la fiancée royale. L'intrus ne souriait plus, son visage en sang, son corps endolori.
- Dur dur de garder une reine en vie, sourit le Comte Néra avec ironie.
- Il est certes angoissant d'être interrompu en pleine lecture par un cri de panique, soupira le Comte Valki.
- Hmm... Il aurait dut mourir ici, soupira le Comte Law.
- S'il avait péri, il n'y aurait eut aucunes pistes quant à la localisation de Feru, lui signala Hitomi en baillant, allant s'asseoir sur son lit.
Les vassaux rengainaient, parlant de l'insécurité du palais trop accessible en temps de festivités, à tel point que n'importe quel truand peut se trouver dans les murs du palais à toute heure... Van assurait que l'absence de ses Généraux était le seul point faible de la sécurité pour le moment. Sinon jamais la chambre n'aurait été attaquée.
A l'entente d'un bruit léger, régulier, ils se turent, se tournant vers le lit occupé. Hitomi s'était rendormie, épuisée. Van tira son drap sur ses épaules, l'installant convenablement et invita ses vassaux à poursuivre cette conversation dans sa chambre, laissant ouvertes les deux portes « Au cas où... » ...
Le soleil inondant la pièce rafraîchie par cette matinée de fin d'hiver, Hitomi se réveilla en baillant. Elle renifla, sentant qu'elle avait pris un coups de froid et se leva finalement. Ses pieds chaussés de bottes longues, une simple tunique et un pantalon épais sur son corps, elle agrafa une cape autour de ses épaules et se dirigea lentement vers les écuries.
Le Seigneur Valki lui apprenait à rester en selle depuis près de trois longues semaines. Malgré la patience de son instructeur et l'attention qu'elle prêtait à ces leçons, la jeune femme finissait souvent désarçonnée. Elle en avait le dos en compote même si elle tentait de tomber en roulades ou de se réceptionner sur ses pieds. Elle réussissait son coups une fois sur deux. Cela n'aidait pas ses courbatures.
Elle arriva, enfilant ses gants de cuir simple, presque imperceptibles pour ses mains, elle ressentait tout, comme si sa peau entrait en lien avec la matière et ne ressentait pas le froid. Elle trouva sa monture, une cheval d'infanterie sensé être discipliné mais semblant haïr la jeune fille. Hitomi lui donna une pomme même si elle ne l'appréciait pas et le sella tranquillement alors que les garçon d'écurie et palefreniers s'agitaient en la voyant porter l'objet.
- Voyons, je ne suis pas enceinte, je peux bien me débrouiller, soupira Hitomi en voyant deux jeune hommes lui prendre sa selle des mains pour la placer sur la monture.
- Peut être, mais nous sommes là pour ce faire alors ne vous donnez pas cette peine, milady !
- Tous les matins j'assiste à cette scène hilarante, commenta en riant le Comte Valki qui arrivait, accompagné des Seigneurs Néra et Law.
- Bonjour, messieurs, salua Hitomi en leur faisant une brève révérence. Il s'inclinèrent bien bas. Elle demanda :
- Que nous vaut l'honneur de vôtre présence, Sire Néra, Sire Law ?
- Oh ! Nous avons ouïe dire que vous partiez en ballade ! Étant donné que les Généraux sont aujourd'hui en conférence avec un envoyé diplomatique et sa Majesté, nous avons jugé rassurant de vous accompagner, sourit le Comte Néra.
- Toujours obsédés par ma sécurité, sourit Hitomi à moitié amusée.
- Bien évidemment ! Firent-il en chœur. Nous le serons toujours !
Ainsi donc, trois montures furent préparées et Hitomi, en selle, attendit qu'ils aient tous pris place pour lancer sa monture au pas.
- Nous ne nous risquerons pas près de la forêt, annonça le Comte Valki, chevauchant près de la jeune fille.
- Pourquoi cela, sourcilla-t-elle.
- Les gardes de la muraille annoncent la présence de dragons au dessus de la forêt. Cela ne serait pas prudent de les provoquer, lança le stratège Law.
- En effet, convint-elle, se souvenant du dragon que Van avait affronté lors de leur première rencontre.
Les quatre montures avançaient au pas, tranquillement, profitant simplement du calme de ce début de journée. Hitomi était étonnée de voir sa monture calme . Habituellement, cette rosse ne cessait de cabrer, tentant de désarçonner sa cavalière au bout d'une heure de leçon.
Son regard émeraude était levé vers la Lune des Illusions... La Terre... Elle ne regrettait pas de l'avoir quittée. Elle n'y était pas à sa place, là avait été sa pensée des années durant. Il avait fallu qu'elle frôle la mort pour s'en rendre compte... Il avait fallu que Amano lu loge une balle dans l'épaule pour qu'elle comprenne.
Avec un soupire, elle détacha son regard de l'astre, perdue dans ses pensées, ses souvenirs de sa vie de reporter à Tokyo. Avait-on annoncé sa disparition ? Et ces plans nuisibles que lesquels elle travaillait le soir de l'attaque ? Est-ce que les Parrains des quelques grandes familles de yakuza déshonorées avaient mis leur plan à exécution ? Elle n'en savait rien. Elle savait juste que si cela arrivait, elle finirait par croiser un nouvel ennemi : l'État. Car ce plan qui avait mis en péril sa vie voulait que par manipulation génétique, tout individu dont une trace d'ADN est conservée, peut être, par la volonté des grosses pointures, convoqué.
Il s'agissait là d'un jeu de neutrons et électrons. En dissociant l'ADN conservé et en tentant de rappeler chaque neutron à son origine et chaque électron à son origine, l'Etat avait réussit à trouver un moyen de piéger ses ennemis. Ainsi avaient péri les plus grands reporters, auteurs de polémiques, camarades de lettre de la jeune fille, les quelques semaines avant l'attaque. Hitomi n'en avait pas parlé à Van. Cela li était totalement sorti de l'esprit. Mais ce plan si détestable la tenait en cage et elle sentait les barreaux se resserrer maintenant que nul ne surveillait son appartement où son ADN se trouvait partout. Cheveux, ongles, sang sur quelques bandages...
Elle remarqua alors les regards intenses que lui lançaient les vassaux de Van. Elle leur sourit, disant :
- Je pensais à la Terre, navrée.
- Vôtre patrie vous manque, demanda avec tact le Comte Néra.
- Non, je pensais juste à l'arme qu'un ennemi vieux comme le monde a crée et que je tentais de détruire avant mon arrivée sur Gaia, fit-elle en souriant.
- Une arme ? De quel type ?
- Biologique. Une sorte de récepteur capable de faire traverser une infinité de lieux à un corps physique pour qu'il soit en un lieu voulu.
- Pourquoi existe-t-il une telle chose, sourcilla Law.
- Parce que nous, reporters de polémiques, sommes traqués par l'État, répondit Hitomi.
- Quelles sont les chances pour que cela fonctionne sur Gaia, demanda le Comte Valki, mesurant enfin l'ampleur de la situation.
- 100%. Il n'y a pas de limites spatiales pour un appel de cette ampleur, fit Hitomi d'une voix sombre.
- Alors vous pouvez... commença le Comte Néra avec horreur.
- Oui, je peux disparaître à tout instant et je viens juste de m'en souvenir, acheva la jeune femme, se mordant les lèvres de frustration.
- Et les piliers ?
- De lumière ? Je peux en créer à condition d'être désespérée ou en danger mortel, répondit Hitomi avec amertume.
La monture de la jeune fiancée semblait ne pas apprécier cette conversation qui faisait que nul ne faisait attention à elle. Avec un hennissement de colère, elle fila droit vers la forêt. Hitomi, solidement accrochée à ses rennes, ses pieds dans ses étriers, hurlait :
- Mais que fait-il ?
- Une folie ! Répondit avec colère le Comte Valki dont la monture coursait celle de la fiancée, suivi de ses camarades.
- Lady Hitomi, restez en selle, une telle chute vous tuera ! Hurla le Comte Néra, souriant car il savait que ses propos ne rassuraient pas.
- Ouah ! La belle idée ! Je ne comptais pas plonger ! S'exclama la jeune fille.
- Cela nous rassure. Tentez de vous allonger en selle, des dragons arrivent ! Lui hurla le stratège Law en dégainant.
En effet, les quatre montures fonçaient droit vers la forêt. Hitomi hurlait maints jurons à son fichu cheval. Les vassaux tentaient de ne pas provoquer les dragons qui les frôlaient de leurs serres.
Soudain, son cœur manqua un battement et elle sentit comme un crochet la transpercer pour la soulever vers le ciel.
Comprenant ce qu'il se passait, elle laissa un petit : « Oh ! » lui échapper alors qu'un éclair rouge traversait le ciel pour frapper la Lune des Illusions.
La monture désobéissante s'engouffrait dans les bois. Les vassaux en selle, fixaient la Lune des Illusions où leur reine semblait avoir été capturée. Ils sourcillèrent, se demandant que faire. Ils soupirèrent face à ce dilemme qui s'imposait à eux et à leur monarque et se dirigèrent vers la palais au galop.
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.... HHAHAHHAHAHAH YOU HAVE TO WAIT ! Love you , love you, dearlin XD Je Star to parler English... X'D...
