Note de Pilou : Magda a dû partir à l'étranger pour un séjour imprévu et de durée indéterminée. Elle s'excuse de ne pas avoir posté le chapitre avant son départ précipité. Elle s'excuse également de ne pas savoir ni quand elle rentrera, ni quand elle pourra écrire de nouveau. Je suis sûre que vous saurez faire preuve de patience. Elle m'a chargée de vous poster le chapitre et d'y ajouter un mot afin de vous prévenir. Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d'année !

Fin de la note.

Bonne lecture.

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POV Edward

- Allo ?

- Buongiorno, Signore. Je suis à la recherche de Mademoiselle Isabella Swan. Serait-elle présente ?

- Non, je suis désolé. Voulez-vous laisser un message ?

- Vous êtes ?

- Edward Cullen, je…

- Son fiancé ! Merveilleux ! Je suis Graziella Marchioni. Je voulais vous inviter tous les trois avec la petite à dîner ce vendredi soir…

Je n'avais pas la moindre idée de qui était cette femme manifestement italienne. Elle continuait de parler des personnes qui seraient présentes et je finis par comprendre. C'était la mère de Démétri… Bella avait parlé de moi à la mère de Démétri...

XOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOX

- Ne t'en fais pas, mon ange. Ça va aller.

Je posai ma main sur sa cuisse et la pressai gentiment. Elle soupira et posa sa main sur la mienne.

- Je sais, mon amour. C'est juste bizarre…

Et c'est elle qui disait cela. C'était encore plus étrange pour moi. Bella s'en rendit compte et m'adressa un sourire d'excuses. Je portai sa main à ma bouche et y déposai un baiser. Je comprenais ce qu'elle ressentait. C'était étrange.

Une lueur d'effroi traversa ses prunelles vertes.

- Est-ce que tu peux regarder devant toi, s'il te plait ?

Bella avait beau avoir confiance en moi et me trouver très bon conducteur – d'accord le très était de moi – elle n'était jamais rassurée en voiture. Une pression de sa main me récompensa quand je reportai mon regard sur la route. Elle me guida jusqu'à un petit immeuble de Little Italy, à quelques blocs de chez nous. Je trouvai une place pour me garer et allai l'aider à s'extirper de la voiture avant de faire sortir Carlie de son siège auto. Nous nous dirigeâmes vers l'immeuble et montâmes au premier étage. Elle prit une grande inspiration et sonna.

Quelques secondes plus tard, une femme rondouillette et un peu plus grande que ma compagne ouvrit la porte. Elle avait une soixantaine d'années, de longs cheveux tressés blond foncé striés de gris. Les mêmes yeux bruns que ceux de son défunt fils s'illuminèrent en nous voyant. Les années vécues à New York n'avaient pas effacé son accent italien que je reconnus pour l'avoir entendu au téléphone quelques jours plus tôt.

- Ah Bella, tu es là. Génial, nous t'attendions avec impatience. Les filles ne sont pas toutes là. Mais qui est ce bel Apollon à tes côtés. Ne me dit pas que c'est ton Edward ?

- Si c'est bien lui. Mme Marchioni, Je vous présente Edward. Edward, je te présente Mme Marchioni.

La femme m'offrit un grand sourire avant de nous prendre à tour de rôle dans ses bras. Carlie faisait sa timide et se cachait derrière moi. Elle avait agrippé mon jean de sa main.

- Graziella. Bella je t'ai déjà dit de m'appeler Graziella. Et de me tutoyer. Et c'est valable pour toi aussi, Edward. Entrez donc jeunes gens. Peppi est en train de cuisiner. Les ultra classiques spaghettis à la bolognaise. Vous allez adorer. Oh Carlie, qu'est-ce que tu as grandi ma jolie. Tu vas voir il y a plein d'enfants de ton âge.

La curiosité avait eu raison de la timidité de Carlie et elle lâcha mon jean pour suivre la mère de Démétri dans son appartement. Bella était déjà venue ici du vivant de ce dernier. Les élèves de Juilliard étaient tous internes mais Bella et la bande venaient manger régulièrement. Néanmoins si Bella avait revu sa famille depuis la mort de son ami, elle n'était jamais revenue dans leur appartement.

Nous retrouvâmes quatre des sept filles de Graziella dans le salon qui paraissait petit. Elles étaient accompagnées de leurs conjoints et de leurs enfants. Bella connaissait tout le monde. Comme à son habitude, Carlie se trouva vite des compagnons de jeu. Après avoir fait les présentations, nous discutâmes des occupations de chacun. Giovanna, la fille ainée de Graziella et Giuseppe, était pédiatre à Boston, tout comme son mari, et je fus aussitôt mêlé à une discussion sur les cas les plus étranges qu'ils aient vus pendant leur internat.

La soirée fut très agréable, malgré son étrangeté. Bella garda sa main dans la mienne pratiquement tout le temps, m'offrant son joli sourire qui éclairait son visage de la plus douce des manières. Tous les enfants dormaient dans la même chambre, des matelas avaient été disposés un peu partout. La famille entière se regroupa quand Bella leur raconta une histoire de son cru, parents autant fascinés que les enfants. Visiblement ce n'était pas la première fois parce que les gosses avaient réclamé cette histoire dès que les mots Au lit avaient été prononcés.

Nous étions prêts à partir, manteaux enfilés, quand une Carlie très endormie signala une envie pressante. Bella l'accompagna aux toilettes. Mme Marchioni en profita pour me glisser un mot. Elle m'avait surpris, je ne l'avais pas entendu arriver.

- Vous formez un très joli couple. Que dis-je une jolie famille tous les trois.

- Je vous remercie.

- Prends soin d'elles. Elles le méritent. Bella le mérite. C'est une gentille fille.

- Je vous le promets.

Elle m'embrassa comme si je faisais partie de la famille et en fit de même avec mes filles quand elles revinrent. Je pris Carlie dans mes bras et elle glissa dans le sommeil à peine le seuil de leur appartement franchi.

Le trajet du retour se fit plus calme. Bella garda ma main dans la sienne, passant même les vitesses avec moi. Quand je l'aidai à sortir de la Volvo, elle m'embrassa tendrement.

- Merci, mon amour.

Elle ne me laissa pas répondre en posant son doigt puis ses lèvres sur les miennes.

XOoOoOoOoOo OoOoOoOoOoOX

POV Esmée

Le téléphone de notre table de nuit se mit à sonner et m'extirpa d'un rêve merveilleux.

Vous savez ce moment dans L'Homme qui Murmurait à l'Oreille des Cheveux où Tom – Robert Redford – emmène Annie – Kristin Scott Thomas – en balade à cheval et qu'ils galopent librement dans les somptueux paysages du Montana ? Voilà, c'est au milieu de ce moment féérique que le téléphone m'a réveillée. J'étais sur le petit cheval brun et mon beau blond caracolait sur un beau blond. Parce que ce n'était Pas Robert Redford avec moi, même si je n'aurais pas dit non, mais bien mieux, c'était Carlisle. Nous galopions ensemble, crinières et cheveux au vent.

- Allo.

La voix de mon chéri était toute enrouée de sommeil. Je jetai un coup d'œil au réveil. 6h48. Une seule personne pouvait appeler à cette heure là sur notre téléphone fixe sans que ça soit une urgence vitale. Carlisle ne dit rien de plus au téléphone et me le tendit en grognant.

- C'est ta fille.

Bingo, Alice était la seule à faire cela. Carlisle se retourna et s'enfouit sous les couvertures.

- Alice ?

- Maman, tu tombes bien…

Bizarrement, en appelant à la maison à cette heure là, elle tombait sur moi…

- J'ai trouvé un nouveau traiteur, nous avons rendez-vous cet après-midi vers 16h. Bella et Edward seront là, Rosalie et Emmett nous rejoindront avec Carlie. Jazz sera avec moi. J'espère que cette fois-ci ce sera le bon...

Nous avions eu la chance de découvrir la Bella têtue. Celle qui ne se laissait faire par personne, pas même par Alice. La seule exception qui en faisait la règle, c'était Edward. Lui seul pouvait la faire changer d'avis quand elle se butait contre quelque chose. Même quand elle croisait les bras et que sa jolie voix répétait avec douceur, non, pour la plus grande joie de ses cousins qui savaient qu'il n'y avait rien à faire quand elle prenait cette attitude. J'adorais cette gosse, elle était parfaite dans notre famille. Parce qu'il fallait du caractère pour résister à mes trois enfants.

Et je la comprenais, c'était leur mariage. Ce jour là n'avait pas besoin d'être grandiose, sortant grandes pompes, trompettes et limousines. C'était un jour qui devait ressembler aux futurs mariés. Alice en prenait compte mais elle se laissait parfois emballer. Et les crèmes glacées industrielles, les petits fours en plastique, les plats où il fallait remuer la crème des heures pour trouver un petit morceau de viande, ce n'était assurément pas Bella. Ni Edward. Je leur avais proposé de cuisiner pour eux mais leur refus avait été direct, ferme et définitif. Bella avait ajouté que s'ils devaient en venir là, ce serait elle qui cuisinerait, personne d'autre. Jasper s'était alors levé et mis à genoux devant Alice.

- Pitié, trouve quelqu'un, mon amour.

Et il s'était reçu un croûton de pain de la part de Bella qui visait plutôt pas mal. Mon bébé s'était contenté de mimer les mêmes mots à sa sœur mais il n'échappa pas à l'attention de Bella. Mais quand elle avait voulu lui faire subir le même sort qu'à Jazz, il avait prit sa main et avait mangé le morceau de pain directement à sa source, la faisant rougir et éclater de rire. C'était le genre de scènes attendrissantes qui remplissaient notre quotidien pour notre plus grand bonheur.

L'avantage à avoir Alice au téléphone si tôt le matin, c'est que je pouvais continuer ma nuit sans qu'elle ne s'en rende compte. Sauf que ce matin, mon cher et tendre en avait décidé autrement. S'il s'était enfoui sous la couette pour se rendormir, ce n'était plus du tout le cas à présent. Je sentais ses mains caresser mon ventre par-dessus le fin tissu de ma nuisette. Une douce vague de désir me parcourut toute entière.

Carlisle remonta le vêtement et je sentis son souffle chaud directement sur ma peau, réveillant ma faim. Cette faim de mon homme depuis trente ans maintenant. Les battements de mon cœur s'accélérèrent et mes lèvres s'entrouvrirent. Il déposa ses lèvres sur mon ventre et un frisson me fit trembler des pieds à la tête. Il remonta ainsi jusqu'à ma poitrine qu'il aima comme au premier jour, quand elle n'avait pas encore nourri nos trois enfants. Je crois même qu'il l'aimait de plus en plus, comme il m'aimait et je l'aimais de plus en plus.

Sa tête et son sourire craquant jaillirent de sous les couvertures et je me soulevai un peu pour lui permettre de me retirer la nuisette. Il était allongé entre mes jambes et je pouvais sentir contre mon ventre son désir pour moi. Je remarquai alors que j'avais toujours le téléphone en main, même si celle-ci était posée sur le matelas. Je rapprochai le combiné de mon oreille avec un petit rire. Alice parlait toujours.

- Ecoute, ma chérie, tu me diras ça ce soir. Pour le moment, ton père et moi avons quelque chose à faire.

Carlisle me prit le téléphone de la main.

- Exactement. Nous sommes très très occupés. Bye, Honey.

Et il balança le téléphone derrière son épaule. Il me fit un sourire gourmand.

- Où en étions-nous, ma beauté ?

Il se pencha et nos lèvres se rejoignirent. Mes mains se nouèrent dans son dos et je répondis avec envie à son baiser. La culotte que je portais sous ma nuisette pour dormir était trempée et il s'en rendit compte quand il glissa sa main entre nous. Il se redressa et son caleçon et ma culotte ne furent plus qu'un souvenir. Il se rallongea sur moi et nicha sa tête dans mon cou. Son sexe se frottait contre le mien et ce contact nous arrachait des halètements de plaisir.

- Esmée…

- Ouiii…

- Je t'aime…

- Moi aussi, je t'aime…

Il descendit doucement le long de mon corps. Enfin, il arriva plus bas. J'étais prête. Prête pour lui. Prête à perdre le contrôle. Haletante, je sentis ses doigts caresser ma fine toison. Quand il lécha ma chair gonflée et humide, je n'y tins plus. Je posai mes mains sur sa tête et m'abandonnai sans retenue. Sa langue et ses doigts me menèrent, à la limite du supportable, jusqu'à l'explosion de mon plaisir qui se répandit dans tout mon corps. Quand les spasmes eurent fini de m'agiter, il remonta et m'embrassa tendrement. Je me laissai le temps de récupérer un semblant de souffle avant de le pousser pour le renverser sur le dos.

Je m'installai à califourchon sur lui, savourant la pression de son érection sur mon intimité. Je me penchai pour l'embrasser longuement, mes mains parcourant son torse. Il finit par stopper mon geste, me prit le menton et me regarda dans les yeux.

- Fais-moi l'amour, ma beauté.

Je me soulevai sur mes genoux et guidai son membre jusqu'à mon entrée avant de m'empaler doucement dessus. Carlisle poussa un gémissement rauque. Ses mains se posèrent sur mes hanches pour m'accompagner alors que je le chevauchais d'abord lentement, puis de plus en plus vite. Je me cambrai pour l'accueillir au plus profond de moi. La tension monta par vagues. Je pris ses mains de mes hanches pour les poser sur ma poitrine qui se balançait au rythme de nos mouvements.

Carlisle avait les yeux mi-clos et je fermai les miens, me laissant envahir par les sensations. Puis quelque chose céda en moi et je me détendis complètement. Ma tête bascula en arrière alors que mon intimité se refermait autour de la sienne. Il gémit et son orgasme éclata, le laissant tremblant. Il se déversa en moi alors que je continuais de me mouvoir sur lui. Puis je m'affalai littéralement sur lui.

Nous restâmes ainsi enlacés dans les bras l'un de l'autre le temps de reprendre notre souffle. Le sentiment de plénitude et d'amour toujours intact après ces trente années de bonheur nous enveloppa et ce fut le réveil de Carlisle qui nous sépara. Ses rendez-vous commençaient tard ce jour, mais pas assez à mon goût. Je serais bien restée sous la couette avec mon époux toute la journée.

Après une douche et un bon petit déjeuner, Carlisle partit dans la salle de bain finir de se préparer. Le carillon de l'entrée résonna, je laissai mon café et allai répondre.

- Bella ? Entre donc.

- Bonjour, Esmée.

- Bonjour, ma belle.

Elle avait l'air nerveux, gardait les yeux baissés et se triturait les mains.

- Je suis désolée de te déranger mais est-ce que je peux te demander un service ?

- Bien sûr, ma chérie.

- Voilà, j'étais sensée faire enlever mon plâtre cet après-midi. Et d'habitude quand je vais voir le chirurgien, c'est toujours à son cabinet en ville mais là, je suis obligée d'aller à l'hôpital. Et les hôpitaux et moi, nous ne sommes pas vraiment amis. Alors Edward m'avait dit qu'il viendrait avec moi. Sauf que le chirurgien vient de m'appeler et cet après-midi, il ne peut pas me recevoir. Alors il m'a demandé de venir ce matin. Mais Edward ne peut pas venir ce matin. Il a des opérations intéressantes, je ne voudrais pas lui faire perdre cette occasion. Il n'est libre qu'à partir de quatorze heures. Seulement, je ne pense pas y arriver toute seule…

Je coupai court à ce monologue qu'elle avait débité à toute allure et mis un terme à la panique que je sentais monter en elle. Je posai ma main sur son bras.

- Je viendrais avec toi.

Elle me regarda enfin dans les yeux et me fit un petit sourire qui n'atteignit pas ses yeux.

- Je risque d'être bloquée longtemps à l'entrée…

- Ce n'est pas grave, ma puce. Je ne suis pas pressée. Je n'ai pas de rendez-vous ce matin.

Mon mari nous rejoignit dans l'entrée et me jeta un coup d'œil interrogatif avant d'enlacer Bella qui avait l'air de vouloir rentrer dans un trou de souris.

- Bonjour, Bella.

- Bonjour, Carlisle.

- Mon chéri, tu peux nous emmener avec toi, Bella va enfin pouvoir se débarrasser de l'œuvre d'art qui entoure sa jambe.

La frousse de Bella à l'idée d'entrer dans un hôpital était de notoriété familiale et mon époux comprit immédiatement. Il fit un sourire rassurant à Bella.

- Bien sûr. Tu dois être contente de t'en débarrasser.

- Oui.

Le cœur n'y était pas vraiment, pourtant il était également de notoriété familiale, voire même publique, que Bella n'avait qu'une hâte, celle de faire retirer ce plâtre qu'elle supportait de moins en moins. Il faut dire que deux mois avec des béquilles – qu'elle n'utilisait plus du tout à présent – avait de quoi rendre impatient n'importe qui.

Nous montâmes tous les trois à bord de la Mercedes de Carlisle qui nous déposa devant l'accueil de l'hôpital. Bella resta pétrifiée, les yeux baissés. Je posai une main sur son épaule.

- A quelle heure est-ce que le chirurgien t'attend ?

- A onze heures.

- Il nous reste près de deux heures. Veux-tu que j'aille nous chercher un café ou un chocolat chaud et que nous attendions un peu sur le banc là-bas ?

Elle me regarda, reconnaissante et acquiesça.

- Va t'asseoir, je te rejoins.

Lorsque je ressortis de l'hôpital avec mes deux chocolats chauds, Carlisle était assis avec Bella. Ils ne me virent pas arriver, le banc tournant le dos à l'entrée.

- Ça va aller. Et si tu as besoin de plus de temps pour entrer et que le Dr Green ne peut pas te prendre, je te caserai entre deux de mes consultations ou entre deux cours.

Même de là où je me trouvais, je pus voir le rouge monter aux joues de Bella.

- Je ne voudrais pas vous ennuyer. Je suis sûre qu'un neurochirurgien a autre chose…

- Je le ferai avec plaisir, Bella. Tu peux aussi attendre la fin des blocs d'Edward.

Elle secoua la tête de haut en bas. Je savais bien qu'elle ne voulait pas qu'Edward s'occupe de cela même si mon bébé l'aurait fait avec plaisir.

- Merci, Carlisle.

- De rien, ma belle.

Mon époux se leva et me vit. Il m'adressa un clin d'œil avant d'embrasser Bella sur le front.

- Je te laisse en de bonnes mains.

Il s'approcha de moi et m'embrassa avant de me glisser à l'oreille.

- Si tu es encore là, on pourra en profiter pour manger ensemble. Je donne un cours à onze heures donc je finis tard mais quand Edward sera libre, je devrais pouvoir l'être aussi.

- Je serais là.

- Elle va y arriver.

- J'en suis certaine. Elle est parfois plus fragile qu'elle ne le pense, mais l'inverse est vrai aussi.

J'allai retrouver Bella. Nous parlâmes un moment, essentiellement de restauration et de décoration. Elle avait beau répéter ne rien y connaître, elle avait de bonnes idées, toutes simples et pratiques, notamment pour les cuisines. On voyait bien qu'elle aimait préparer des petits plats, ce qui n'était pas plus mal quand je repensais aux cinq zouaves qui profitaient de sa cuisine. J'appréciai réellement ce moment insolite à parler avec elle sur un banc devant l'hôpital.

Sa voix était plus posée qu'un peu plus tôt mais son corps ne s'était pas détendu, bien au contraire. Vingt minutes avant l'heure de son rendez-vous, elle se leva, raide comme la justice. Je fis comme avec mes enfants quand je les emmenais chez le dentiste il n'y a pas si longtemps que cela et pris sa main dans la mienne. Après s'être arrêtée cinq minutes devant l'entrée, elle prit une grande inspiration et entra.

POV Bella

Je me sentais ridicule mais c'était plus fort que moi, j'avais une peur panique des hôpitaux. Le soutien sans faille d'Esmée m'avait aidée à vaincre cette phobie pour cette journée. Sans jamais me pousser, elle était restée là, patiente, jusqu'à ce que j'ose enfin entrer dans l'édifice. Retirer le plâtre prit à peine dix minutes, dont deux pour faire la radio et une infirmière me donna gentiment de quoi laver ma jambe. C'était très étrange de retrouver la sensation pleine de ma jambe.

Je montai ensuite avec Esmée à l'étage de Neurochirurgie où elle me présenta aux collègues de Carlisle en tant que fille de cœur et future belle-fille. Cela me toucha énormément. Vers midi et demi, elle me proposa avec un sourire de rejoindre le service où travaillait Edward. Esmée, quant à elle, allait retrouver l'amphithéâtre où son époux donnait un cours. Ils nous rejoindraient en pédiatrie pour aller manger.

L'odeur, les sons et l'ambiance de l'hôpital me gênait toujours mais bien moins fortement qu'avant. La perspective de retrouver mon amour ne devait pas y être très étrangère. Mon cœur ne palpitait plus pour les mêmes raisons.

Je pris donc l'ascenseur pour monter à l'étage réservé à la pédiatrie. Je me dirigeai vers le poste infirmier et attendit patiemment que les trois jeunes, un homme et deux femmes, finissent de parler, en gardant une distance de discrétion.

- Bonjour, excusez-moi, je cherche le Dr Cullen.

J'eus l'impression de passer un scanner du corps entier tant leurs regards dédaigneux se firent insistants.

- Il est au bloc opératoire. Il n'est pas libre pour le moment. Veuillez attendre dans la salle là-bas.

Je fis ce qu'ils m'avaient demandé mais au bout de vingt minutes, je revins les voir. C'était à présent trois jeunes infirmières qui gloussaient derrière le comptoir. J'eus l'impression de me faire descendre du regard par celles qui étaient déjà là à mon arrivée.

- Excusez-moi, pourriez-vous le prévenir que je suis là, je suis…

- Ecoutez, Mademoiselle, je vous ai dit qu'il était au bloc. Veuillez attendre.

Et elle se replongea dans la conversation avec ses deux amies. Je retournai m'asseoir. En temps ordinaire, je me serais sans doute un peu plus imposée mais l'hôpital ne me mettait pas vraiment dans une position de confiance en moi alors j'attendis encore. Cela faisait presque une heure que j'attendais quand j'entendis une voix familière.

- Bella ? Qu'est-ce que tu fais là ?

- Salut Tanya.

POV Tanya

Je venais de finir de préparer mes blocs de l'après-midi et m'apprêtais à aller manger quand je vis une silhouette familière dans la salle d'attente.

Bella.

Elle m'expliqua les raisons de sa présence et je crus rêver quand elle m'annonça attendre Edward depuis une heure. Pour avoir été avec lui au bloc toute la matinée, je savais qu'il avait déjà fini il y a une heure. Et ça ne ressemblait pas du tout à l'Edward que je connaissais de laisser sa fiancée poireauter autant de temps.

A moins que…

Remarquant les petites poules présentes au poste infirmier, une idée germa dans ma tête. Je dis à Bella que je m'occupais de trouver son chéri et passai derrière le comptoir.

- Salut les filles.

- Salut Tanya.

- Dites-moi, ça fait longtemps qu'elle attend, la petite brune là-bas ?

- Oh un moment. Et elle risque d'attendre longtemps.

- Oui, cette gamine s'est mis en tête que le Dr Cullen l'attendait.

- Comme si c'était possible.

- Quand on voit à quoi elle ressemble.

- Et des petites gamines comme elle, on en voit tous les jours.

- Elles ont toutes soit disant rendez-vous avec Eddie.

- Enfin d'habitude, elles sont quand même mieux que ça.

Je n'en revenais pas du discours de ces pimbêches. On aurait dit ma cousine Lauren. Bella n'était pas à l'aise du tout et je savais, d'après Jacob, que les hôpitaux n'étaient pas sa tasse de thé. Mais on ne pouvait pas passer à côté du fait que c'était une jolie fille. Elle ne portait peut-être pas la dernière tenue fashion à la mode mais son jeans se mariait parfaitement avec sa marinière blanche à rayures bleues marine et le tout lui allait comme un gant. Je ne répondis rien aux filles sous peine d'être trop acerbe et partis à la recherche d'Edward.

J'avouais sans vergogne avoir été drôlement attirée par lui lors de notre première rencontre. Mais je m'étais vite rendue compte que ce que j'appréciais chez lui, c'était qu'il ne me regardait pas comme une bimbo écervelée comme le faisaient la plupart des hommes. Et cette attirance s'était transformée en amitié. Ce n'était pas non plus mon meilleur ami mais c'était quelqu'un sur lequel je savais pouvoir compter en toutes circonstances.

Et il était un peu à l'origine de ma rencontre avec Jacob. Edward passait son temps à éviter ce dernier quand il venait à l'hôpital pour s'excuser. Il avait fini par me raconter ce qui s'était passé. Et un jour où Jacob était revenu à la charge, c'était moi qui étais allée lui parler. Mais son air de chien battu avait eu raison de moi et je l'avais invité à prendre un café. Une chose en entraînant une autre, nous nous étions mis à nous fréquenter et nous vivions ensemble maintenant.

J'arrivai au bureau d'Edward.

POV Edward

Je finissais de compléter mes dossiers avant de rejoindre mon ange. Elle était très angoissée à l'idée de devoir venir à l'hôpital pour faire retirer son plâtre. Je lui avais proposé de le faire à la maison mais elle avait refusé en rougissant, arguant que ce n'était pas à moi de subir les conséquences de sa phobie hospitalière. Et que de toute façon, il fallait qu'elle passe une radio. Je lui avais proposé d'emprunter l'appareil à faire des radios mais Alice avait cassé ma baraque en arguant que le orange ne m'allait pas et que, quitte à me faire enfermer, il valait mieux que je trouve un Etat qui n'obligeait pas ses prisonniers à porter cette couleur.

J'avais fini mes opérations en avance et avais appelé Bella, tombant sur son répondeur, pour la prévenir de me rappeler si elle voulait que je la rejoigne plus tôt. Je m'étais ensuite plongé dans mes dossiers. Ce côté administratif n'était pas ma partie préférée du métier mais je profitai du temps que j'avais grappillé pour ne pas avoir à revenir après le rendez-vous de Bella.

Il ne me restait plus qu'un dossier quand Tanya frappa et entra dans mon bureau.

- Dis-moi Edward, es-tu au courant qu'une jolie brune aux yeux verts t'attend depuis près d'une heure dans la salle d'attente ?

Je me levai brutalement.

- Vu ton air étonné, je vais dire que non.

- Bella est là ? Dans l'hôpital ? Elle va bien. ?

- Un peu angoissée sans doute, énervée d'avoir à attendre mais oui, elle avait l'air d'aller bien…

- Mais pourquoi n'a-t-elle pas demandé à me voir ?

- Oh… elle l'a fait mais tes fans font de la rétention d'information.

Je soupirai. Elles n'étaient pas croyables. J'avais beau les repousser encore et toujours, elles s'accrochaient. Une idée se forma dans mon esprit. Tanya rigola devant mon soudain sourire.

- J'espérais que tu penserais comme moi.

Je me dirigeai d'un bon pas dans les couloirs. Une fois dans le hall, je marquai un temps de pose. Devais-je me disputer dès à présent avec les trois garces de l'accueil – les trois seules infirmières du service dont tout le monde, médecins et patients, voulait se débarrasser – ou devais-je retrouver directement ma belle et me disputer avec les trois garces après ?

Tous mes sens s'échauffèrent à la vue de Bella. Nous nous étions endormis comme des masses la veille au soir et c'est le réveil qui nous avait sortis des bras de Morphée ce matin. Je m'étais éveillé avec une terrible faim d'elle mais pas le temps de m'en occuper comme je le souhaitais. La voir me rejoindre dans la salle de bain uniquement vêtue de ma chemise et d'une culotte avait été une torture.

Elle paraissait plongée dans ses pensées et je n'avais qu'une envie, caresser sa peau soyeuse et me nicher contre son corps accueillant et chaud. J'imaginais nos bouches se dévorer, nos mains s'explorer, nos jambes s'entrelacer, j'imaginais plonger en elle…

Ma décision fut prise et sans même jeter un coup d'œil aux vipères, je parcourus les derniers mètres qui me séparaient de mon ange. Elle me vit arriver et m'adressa un regard surpris en se levant. Je l'attrapai par la taille et la pressai contre mon corps. Je fondis sur son visage et l'embrassai avec vigueur.

Alors j'oubliai le pourquoi de l'espèce de démonstration publique à laquelle je m'adonnais et m'abandonnai totalement à ce baiser. Plus rien ne comptait plus que ce corps contre le mien, que cette bouche qui se mouvait contre la mienne, que le passage que m'ouvrirent ses lèvres pour que je plonge dans sa chaleur. Mes mains se glissèrent derrière son dos pour se caler dans le creux de ses reins et la ramener contre moi.

POV Bella

Lorsque je vis arriver Edward, son regard me surprit totalement. Il avait l'air en colère. Peut-être les infirmières avaient fini par le déranger au bloc et il était furieux de cette interruption. Mais cette fureur laissa place à autre chose quand il me vit. De la détermination et de l'envie. Il était carrément sexy comme cela avec sa blouse blanche et les familières ondes de chaleur montèrent en spirale dans mon ventre. Il s'approcha à grandes enjambées et se mit à m'embrasser.

J'eus l'impression de me faire emporter par une tornade de sensations. Mon cœur battait furieusement et mon esprit se vida. J'oubliai tout. Je crois bien que vous auriez même pu me demander mon nom, j'aurais été incapable de vous le donner. J'en oubliai même de respirer. Je montai mes mains autour de sa nuque et m'accrochai à lui comme à une branche d'arbre au dessus d'un torrent déchaîné. Je lui rendis son baiser avec la fièvre que mon angoisse avait fait monter toute la journée de la veille et de cette nuit où j'avais dû quitter notre lit pour marcher un peu et faire quelques étirements tant j'étais stressée par cette venue à l'hôpital. Je m'étais pourtant endormie à peine allongée.

Je m'ouvrais avidement à Edward, le laissant mener la danse mais l'accompagnant aussitôt dans chacun de ses mouvements. Il était sauvage, possessif. Puis il se fit moins brutal, moins passionné, plus tendre.

Trop vite le baiser prit fin.

Lorsque je repris pied, je me rendis compte de l'endroit où nous venions de nous donner en spectacle. Heureusement, il n'y avait plus de jeunes patients et les personnes présentes rirent ou applaudirent. Je rougis violemment et me cachai contre lui. Je sentis son corps vibrer quand il se joignit aux rires des autres. Lorsque je relevai la tête vers lui, je pus contempler son regard intense, brûlant de désir.

Edward me prit la main et me conduisit jusqu'au poste d'accueil. Il s'adressa aux trois mégères d'une voix glaciale. Elles étaient stupéfaites et avaient l'air dépité.

- La prochaine fois que ma fiancée me demande, que je sois au bloc ou pas, je veux être prévenu.

Leurs visages se décomposèrent complètement et leurs bouches s'ouvrirent en me regardant. Je détournai mon attention. Je vis du coin de l'œil Tanya me faire un petit signe de victoire et je la remerciai d'un sourire avant que les portes de l'ascenseur ne se referment sur elle. Edward m'entraîna à sa suite dans le service. Il me présenta aux gens que nous croisions. La plupart d'entre eux se dirent ravis de pouvoir enfin mettre un visage sur mon nom. Ceux qui avaient assisté à la scène du hall rirent en lui tapant dans le dos. Edward en profita pour me faire visiter, m'expliquant brièvement mais clairement le fonctionnement du service.

Lorsqu'il me fit entrer dans un bureau qu'il me présenta comme le sien, je refermai la porte derrière nous et, sous son regard interloqué, je tournai la clef. La lueur de désir qui envahit alors son regard atterrit directement dans mon bas-ventre et je sentis le fruit de mon excitation humidifier ma culotte.

Je m'agrippai à sa blouse et me hissai sur mes pointes de pied pour l'embrasser. Ses mains vinrent prendre mes fesses en coupe et me soulevèrent. J'enroulai aisément mes jambes autour de lui. Je me penchai à son oreille et lui soufflai.

- N'as-tu rien remarqué ?

Il interrompit les baisers qu'il déposait dans mon cou et je m'en voulus d'avoir fait cesser ce doux traitement.

- Ton plâtre !! Tu ne l'as plus !

Il me posa par terre et se mit à genoux. Il souleva mon jeans et embrassa ma jambe anciennement plâtrée. Je remerciai l'inventeur de l'épilation laser, le médecin qui l'avait pratiqué sur moi et l'infirmière qui m'avait donné de quoi me laver.

J'attrapai son visage et le relevai vers moi pour l'embrasser. Le brasier qui s'était allumé en moi courait le long de mes veines.

- Bella, si on continue, je…

Je le fis taire d'un baiser fougueux. C'était trop tard. Sa voix rauque et l'intensité de son regard avaient eu raison de ma lucidité. Le feu avait embrasé mes reins et je risquai de mourir de combustion s'il n'éteignait pas l'incendie en moi. Je défis les boutons de sa blouse puis de sa chemise avec fébrilité, ne m'interrompant que lorsqu'il me retira ma marinière. Ses mains étaient déjà partout sur moi, laissant les traces brûlantes de leur passage. Dès qu'il fut torse nu, je parcourus son torse de mes lèvres et de ma langue, accompagnées de mes mains.

- Je suis désolée.

Mes mains atteignirent la boucle de sa ceinture. Il me retira mon soutien-gorge.

- Pourquoi mon ange ?

Je défis les boutons de son jeans. Ses mains et sa bouche caressaient mes seins, s'emparant de l'un après l'autre pour en mordiller la pointe.

- Pour t'avoir fait une scène à l'université quand tu m'as embrassée un peu vigoureusement devant tout le monde.

Je n'étais pas vraiment logique comme fille. Je n'avais pas du tout apprécié la manière dont il m'avait clamée comme sienne devant les autres étudiants. J'aimais désespérément l'embrasser ou qu'il m'embrasse mais pas me donner en spectacle de manière délibérée, de sa part, surtout quand il me faisait perdre le contrôle. Je m'étais sentie totalement dépendante et ce n'était pas quelque chose que j'aimais.

Je l'embrassai à nouveau, mes mains remontant sur son torse. Les siennes faisaient glisser ma fermeture éclair. Je retirai mes chaussures et sentis qu'il en faisait de même.

- Je n'avais pas compris.

C'était sa manière à lui de me protéger, de se protéger, de nous protéger. Je n'avais pas fait de scène mais j'avais un peu – beaucoup – boudé. Et là, j'avais été ravie de l'effet que ça avait eu sur les trois garces comme il les avait appelées, dans une référence moqueuse aux trois grâces.

- Maintenant je comprends. Je suis vraiment désolée, je…

Ce fut son tour de me faire taire d'un baiser. Je m'écartai brutalement de lui et me débarrassai de mon jeans, de mes chaussettes et de ma culotte par la même occasion. J'attrapai le haut de son jeans et fis de même, emportant chaussettes et caleçon. Je pris soin de récupérer son portefeuille dans lequel je trouvai un préservatif.

Je le déroulai sur son sexe dur et tendu avant d'effectuer des va-et-vient qui lui arrachèrent des gémissements de plaisir.

- Maintenant, Bella. Je te veux maintenant.

Il me poussa doucement en m'embrassant vers le canapé au fond de son bureau mais quand nous y arrivâmes, ce fut ma jambe anciennement plâtrée qui tapa contre le meuble. Dans un geste réflexe, je fis demi-tour et me retrouvai à genoux sur le canapé.

- Oh putain, Bella…

Je tournai uniquement la tête et quand je vis son regard brûlant de mille feux, je me contentai d'écarter les jambes et de prendre appui sur le dossier.

- Bella… es-tu sûre ?

- Oui.

Il attrapa mes hanches doucement, s'agenouilla derrière moi et je sentis sa virilité passer sur mes fesses et venir se loger entre mes cuisses. Je le voulais en moi mais ne voulais pas le supplier. Je voulais qu'il laisse l'amoureux transi au placard et qu'il devienne l'amant impulsif qu'il pouvait être. Je n'eus à attendre que quelques secondes.

- Tu vas me rendre fou… fou de désir et fou d'amour…

Et il me pénétra d'un coup de rein puissant, si profondément et si complètement que mon souffle se coupa, que mon cri s'étouffa avant de sortir de ma gorge et que mon cœur cessa de battre avant de rattraper les battements perdus comme un forcené. Mon corps entier frissonna. Je préférais de beaucoup pouvoir voir mon amant dans les yeux quand nous faisions l'amour mais dans cette position, mes sensations étaient décuplées. La fusion de nos corps était parfaite maintenant qu'il s'était penché en avant pour mordiller ma nuque et mon cou.

J'accompagnai ses mouvements d'emblée rapides qui l'amenaient à chaque poussée au plus profond de moi. Je faillis rire contre moi-même. Cette manière qu'il avait de me faire sienne ne me posait aucun problème. Alors pourquoi diable avais-je réagi comme cela à l'université ? Mais la force de ses poussées et le rythme endiablé qu'il maintenait eurent raison de mes pensées. L'une de ses mains sur mon ventre me pressait davantage contre lui tandis que son autre main vint caresser mes seins, jouant avec le mamelon, titillant la pointe.

Gardant tout de même une infime conscience du lieu où nous étions, je m'efforçais de rester silencieuse. Seuls nos souffles hachés et les claquements de son corps contre le mien s'entendaient dans la pièce. Je sentis la tension monter jusqu'au point de non retour et quand sa main descendit caresser mon sexe brûlant et que ses dents se refermèrent sur ma nuque, je dus mordre mon poignet pour ne pas hurler mon plaisir. Edward m'accompagna immédiatement en un paroxysme de volupté.

Je me laissai tomber sur le canapé et, surpris, il tomba sur moi. Aussitôt il roula et m'attira dans ses bras. Il jeta le préservatif. Nous nous embrassâmes tendrement, savourant l'instant que nous venions de passer. Nous étions brillants de sueur. Edward chuchota.

- Jamais plus je ne pourrais dormir sur ce canapé de la même façon.

J'éclatai d'un rire franc auquel il se joignit. Il se pencha de nouveau à mon oreille.

- Tu peux t'excuser quand tu veux. Et si tu veux, je m'excuserais aussi.

Je ne pus que lui sourire avant qu'il ne m'embrasse à nouveau.

Au bout d'un moment, nous nous rhabillâmes et nous rendîmes à peu près présentables. Edward avait encore un dossier à écrire. Je m'installai sur ses genoux et enfouis ma tête dans sa poitrine, prétextant fermer les yeux pour le respect du secret médical. La fatigue accumulée de deux jours d'angoisse et d'une nuit sans sommeil commençait à s'accumuler. Je me laissai somnoler, bercée par les mouvements de sa poitrine.

Un léger coup se fit entendre à la porte et me sortit d'une petite sieste réparatrice qui n'avait pourtant duré qu'un quart d'heure.

- Etes-vous visibles les enfants ?

- Oui !

Edward se tendit à ma réponse. Je lui murmurai.

- J'ai ouvert la porte quand nous nous sommes habillés.

Il rit doucement. Ses parents entrèrent main dans la main, un sourire malicieux sur le visage. Le sourire de Carlisle s'élargit.

- Alors Bella ? Comment va ta jambe ?

- Très bien. Je pose le pied par terre sans douleur, je peux plier et déplier genou et cheville sans accroc et comme je ne boite plus, je vais avoir moins de courbatures à la hanche et au dos le soir.

Je me tournai vers Edward.

- Mais si tu veux continuer tes massages, je n'ai absolument rien contre.

POV Edward

Etant donné comment finissaient ces massages, et le regard coquin de Bella quand elle m'annonça cela, je n'allais certainement pas m'arrêter en si bon chemin. J'éclatai de rire.

Mes parents souriaient. Ma mère prit la parole.

- Est-ce que vous avez faim ?

Je pressai les cuisses de Bella, toujours sur mes genoux. Elle m'envoya un léger coup de coude qui me chatouilla plutôt qu'autre chose. L'estomac de Bella mit fin à nos chamailleries. Elle disait de son ventre qu'il réagissait directement au mot faim. Bella rougit doucement et se leva.

Nous allâmes manger dans un restaurant 24/24 une salade légère puisque nous retrouvions les autres chez le traiteur moins de deux heures plus tard. Face au souvenir de ce qui s'était passé entre nous dans mon bureau, j'avais le plus grand mal à me concentrer sur la conversation. La manière dont elle s'était abandonnée dans mes bras, la vision de ses fesses fermes et rebondies, de ses hanches aux courbes ultra féminines, de sa taille fine…

Je jetai un coup d'œil à ma compagne. Elle était drôlement sexy avec ses rondeurs très sensuelles que je devinais aisément sous son haut de marin et son jean qui, lui, ne cachait rien de ses formes. Je m'efforçai de discipliner les pensées pleines d'une fièvre toute passionnée qui m'avaient envahi. Sans succès.

Ma main jusque là posée chastement sur son genou remonta sur sa cuisse. Je glissai un doigt vers l'intérieur de sa cuisse avant de m'éloigner un peu et de la presser gentiment. Je répétais mon manège et sentis Bella frissonner sous mes caresses impudiques. Si nous avions été tous les deux, je n'aurais pas tenu et me serais enfui avec elle jusqu'à trouver un endroit correct pour assouvir notre passion. Mais Bella était plongée dans une grande conversation avec mes parents sur ses études.

Après trois jours d'âpres discussions dans la semaine qui avait suivi celle de la rentrée, Bella avait fini par accepter la proposition du doyen et de ses professeurs pour faire cette année à la fois sa quatrième et sa dernière année de masters. Malgré son scepticisme, elle avait plus que brillé à ses tests de début d'année et ses résultats à Londres étaient parfaits. Le doyen lui avait montré un emploi du temps où elle pourrait gérer tous ses cours, étant donné qu'elle n'allait pas aux cours de langues. De plus, un peu plus de la moitié des cours de quatrième année étaient au programme d'une de ses années de formation en angleterre. Cela lui demandait un travail personnel plus important mais rien d'infaisable quand on voyait Bella travailler. Ma compagne avait été ennuyée parce que cela signifiait qu'elle ne pourrait plus assurer son travail à la bibliothèque or elle s'était engagée avec Angéla. Deux minutes de discussion avec cette dernière me l'avait mise de mon côté et Angéla refusa de revoir Bella dans la bibliothèque tant qu'elle n'avait pas résilié son contrat d'embauche et accepté la proposition du doyen.

Je précisai mes caresses et Bella étouffa un soupir en toussant. Elle repoussa alors ma main. Je me tins tranquille un moment, prenant une part plus active dans la conversation. Mais quand j'allais recommencer mon petit jeu, je sentis les doigts de Bella presser un endroit très précis et sensible. Je la vis sourire du coin de l'œil alors que j'expirais difficilement. La surprise m'excita tout autant que l'audace dont faisait preuve Bella. Je ne l'aurais pas cru capable de faire cela.

J'étais vraiment à l'étroit dans mon jean. Bella continuait sa douce caresse, ne s'éloignant que lorsqu'elle sentait que je ne tenais plus, pour mieux revenir après. J'avais l'impression que j'allais bientôt exploser pourtant je ne voulais pas qu'elle cesse son exquise torture. Elle avait rougi mais c'était tellement habituel chez elle que cela devait passer inaperçu aux yeux des autres. Savoir ce qui était réellement à l'origine de ses rougissements – et que j'étais le seul – me fit durcir davantage. Quand Papa commença à aborder des sujets demandant plus de concentration, je dus arrêter ses doigts effrontés. Je gardai sa main entre mes cuisses. Quand il fut l'heure de partir, je mis mon long manteau avant de me relever.

Le froid du mois de novembre finit par avoir raison de mon érection, ainsi que le fait de me concentrer sur l'idée que ma grande sœur m'emmenait choisir mon costume pour le mariage le lendemain. Penser au mariage me ramenait à Bella et à mon désir pour elle mais la tendresse et la joie que j'éprouvais à l'idée de l'épouser réussissaient à maintenir mon corps dans un état plus neutre. L'idée d'avoir Alice avec nous, puisque Emmett et Jasper étaient de la partie, dans les cabines d'essayage me calmait franchement.

Je sentis le bras de Bella se glisser autour de ma taille et je posai le mien sur ses épaules. Depuis une semaine, malgré mes protestations, elle avait abandonné ses béquilles et j'avais à nouveau pu marcher en la tenant par la main, par la taille ou par les épaules. Elle s'était d'ailleurs moquée de moi en me traitant gentiment de doux hypocrite puisque j'appréciais autant qu'elle de pouvoir le faire. Je n'avais pas été jusqu'à lui donner raison mais elle savait, tout comme moi, qu'elle gagnait sur ce coup là.

En chemin, dans la voiture, elle se mit à rire doucement, sous mon regard surpris et un large sourire de mes parents. Elle se cacha contre moi et murmura.

- Désolée, c'est la tension qui redescend, j'ai juste envie de rire, comme ça, pour rien.

J'attrapai son menton pour plonger dans son regard.

- Ne sois pas désolée, j'adore t'entendre rire, c'est l'un des plus beaux sons qui existent, à mon oreille.

Je l'embrassai doucement.

Mes parents nous déposèrent non loin de la boutique du traiteur et allèrent chercher une place pour se garer. Nous avions laissé ma voiture à l'appartement parce qu'il était toujours difficile de trouver un parking libre dans ce coin de New York. Nous étions légèrement en retard. Lorsque nous parvînmes devant la façade, nous entendîmes des cris. Un spectacle assez hallucinant nous attendait à notre entrée. Alice et Emmett d'un côté, Rosalie, Jasper et Carlie de l'autre se tenaient à chaque bout de la pièce, cachés derrière une table renversée, et se lançaient des petits fours.

Je restai bouche bée devant la scène. Bella fut plus prompte à réagir que moi mais, si je m'attendais à ce qu'elle se mette à crier et à leur dire d'arrêter, j'en fus pour mes frais. Elle se précipita du côté Hale et je fus la cible de son premier projectible. Je courus me protéger derrière l'abri de fortune de ma sœur et de mon frère et tentai de me venger.

C'est ainsi que nous découvrirent nos parents une quinzaine de minutes plus tard. Nous étions couverts de morceaux de petits fours des pieds aux cheveux. Il n'y avait nulle colère dans les yeux de Maman quand elle se campa, les poings sur les hanches, devant la porte. Juste de la stupeur. Nous nous redressâmes et nous regardâmes tous avec un petit air penaud avant d'éclater de rire. Je m'approchai de ma belle. Je lui écrasai gentiment le petit four que j'avais encore dans ma main sur le nez avant de le lui retirer à coups de langue et de dents.

- Je les aime bien ces petits fours !

Il s'avéra que toute cette scène n'était que la mascarade d'un pari entre Emmett, Jasper et Samuel dont l'oncle était propriétaire de la boutique. L'objet du pari étant le fait que Bella entre ou non dans la bataille. Les perdants, Emmett et Samuel, durent tout nettoyer.

Pendant que mon frère et Sam s'affairaient, nous goûtâmes tranquillement les différents choix proposés par l'oncle de Samuel. Nous avions trouvé notre traiteur et notre repas pour le mariage.

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Parce qu'il y tient depuis le début de cette fiction et qu'il le fait dès que j'ai le dos tourné, je vous transmets un message d'un de mes chats : « )p)pXD WSQ gfe' tt y_è hhh hhhg , ;;;;;;;; kj ;;;;;;;;;;;;;;hj;;;;;;;; ». Voilà. Je ne sais pas exactement ce qu'il a voulu dire, mais sa prose ne sera pas effacée comme j'ai l'habitude de le faire. Je ne pense pas que ce soit un appel au secours, ne prévenez pas la SPA ou BB.

Et là, vous êtes en train de vous dire que j'ai complètement craqué… vous n'avez peut-être pas tort…

A bientôt

Magda