Chapitre 37 - Qui sommes-nous ?
-" Donc, selon la légende arthurienne, Merlin serait un hybride ? Mi-homme mi-démon ?" Demanda Hermione.
C'était dimanche et presque aux aurores, la jeune femme avait traîné le potioniste à la British Library de nouveau.
S'il n'avait qu'obtempéré, Severus avait tout de même insisté pour s'arrêter prendre un café. Il devait se l'avouer la fougue d'Hermione l'épuisait de bon matin. Elle n'avait pas pris le temps de s'accorder la moindre minute pour elle-même hormis ce moment simple qu'ils avaient partagé dans le bain la veille. Elle arborait des cernes dignes de ses plus grandes insomnies, mais elle était heureuse de plancher sur quelque chose qu'elle jugeait d'intéressant d'autant plus que ça les concernait directement.
Severus lui, prenait les choses avec énormément de recul. Il n'était pas question selon lui de traduire dans l'intégralité tous les dires de cette prophétie qui était tout de même un peu effrayante si on y réfléchissait bien.
Enfants de cambion et de nephillim, c'était d'un délire sans borne même si au fond de lui, le gamin fasciné par les légendes arthuriennes voulait y croire. Cette dimension dépassait la magie elle-même. C'était mystique, inexplicable et selon lui, ne pourrait pas être expliqué. Il était trop peu probable qu'il soit affilié à Merlin et Hermione encore moins d'une autre créature céleste.
Quoique.
Il aimait la regarder travailler. Elle était concentrée et rien au monde n'aurait pu déranger son cerveau fulminant, recopiant toutes les parties qu'elle trouvait intéressantes. Elle griffonnait sur son carnet à la vitesse de la lumière, se moquant bien des mèches de cheveux tombant de son chignon, ne prenant pas même la peine de les replacer, les voyait-elle seulement, gêner sa vue ? Hermione avait toujours été cette jeune fille studieuse, prête à aider ses camarades, la main levée vers le haut, insupportable je-sais-tout. Aujourd'hui, elle se contentait de travailler en silence, presque seule, mais partageait tout de même ses doutes avec son maître de potions.
Et en dehors de ça, c'était la bonté incarnée.
Vicieuse parfois, certes pour arriver à ses fins honorables, mais elle était douce, attachante et altruiste.
Tout l'inverse de ce qu'il avait été et ce pourquoi il avait été marqué.
Même s'il avait conduit sa vie dans des sacrifices qu'il n'aurait jamais imaginés étant gosse.
Il n'était plus malheureux, s'il y réfléchissait fort, il avait toujours caché son malheur, relativisant, imaginant que les choses auraient pu être bien pire.
Mais cette relativité avait pris fin en même temps que la guerre.
Du moins, lorsqu'il avait appris que tout était fini et qu'il ne trouverait aucun but à errer sur terre comme une âme damnée.
Elle avait été là.
Cet ange tombé du ciel.
Elle l'avait sauvé de trop nombreuses façons, et ce, malgré elle.
Il était simplement tombé amoureux.
Avec beaucoup de temps et d'apprivoisement.
Et maintenant que cette prophétie parlant d'eux était découverte, il aimerait se laisser porter par des choses qu'il ne pouvait maîtriser.
Pour une fois dans sa vie.
Cette vie infernale, marquée de pertes, de souffrance et de douleur, était à présent guidée par la seule chose qu'il n'avait jamais été capable de contrôler : l'amour ?
Depuis de nombreux mois, il savait qu'il aimait Hermione, il l'avait au début montré avec beaucoup de pudeur et des signaux étranges à interpréter. Ce qu'il pensait être au commencement du simple désir s'était peu à peu transformé en une chose qui l'avait consumé et qui brûlait encore aujourd'hui et lorsqu'il avait compris, sa panique avait engendré une foule de gestes, de mots et choses qui dépassaient largement sa méchanceté cathartique, avant de tomber de haut.
Severus Snape n'était pas un homme qui aimait en général. Les gens pour qui il avait éprouvé ce sentiment se comptaient sur les doigts de la main.
Il aimait sa mère, comme presque tous les enfants qu'il avait connu et il ne dérogeait pas à cette règle puisqu'elle avait été dans son enfance, son phare, celle qui avait toujours réussi à maintenir le cap, celle qui avait fait en sorte que le bateau ne s'échoue jamais même si au final cela avait été un beau fiasco. Elle avait fait de son mieux et jamais, au grand jamais il ne lui en voudrait pour les sacrifices et les péchés qu'elle avait commis.
Il avait aimé Lily, d'une certaine façon. Au début comme la sœur qu'il n'avait jamais eu, d'un amour fraternel. C'était sa seule distraction en dehors de son foyer sordide. C'était à elle qu'il s'en remettait lorsque sa mère était trop occupée, c'était à elle qu'il montrait ses blessures et comme toute bonne soeur qui se respecte, elle le soignait.
Chaque fois.
Sans poser de questions.
Au début si, elle posait un tas de questions, sa curiosité enfantine prenait le dessus, mais Severus était bien plus mature par ses expériences malheureuses et savait qu'il ne pouvait trop lui en dire, car de toutes façons elle ne pouvait pas comprendre ce qu'il vivait dans son impasse.
Ce ne fut qu'avec le temps, l'apprentissage et le cheminement normal de son adolescence que ce sentiment de fraternité avait laissé place à une dimension plus... Romantique.
Mais à sens unique.
Son manque de confiance en lui l'avait muré dans un silence profond et une nouvelle pudeur qu'elle n'avait su comprendre. C'était avant de faire tout les mauvais choix qui l'avaient conduit ici.
Puis elle avait été assassinée et les regrets l'avaient alors étranglé durant de longues années.
D'une certaine façon, il aimait Minerva, comme autre figure maternelle, peut-être moins névrosée. Cette relation avait pris un tournant extraordinaire bien des années après être entré à Poudlard, mais ce coup-ci, par la porte des professeurs. Elle avait mis du temps à lui faire confiance et finalement elle l'avait accepté avant de le renier durant la guerre. C'était aux yeux de Severus la pire dégringolade de sa vie. Il savait qu'il devait maintenir le status quo, même avec elle et pourtant son rôle de salopard fini s'atténuait en sa présence. Au fond de lui, il voulait qu'elle le perçoive toujours comme son lionceau et à son grand bonheur, ce fut tout naturellement que les choses s'étaient décantées après la bataille.
S'il y réfléchissait encore, il avait aimé Dumbledore, comme un père. Un père imparfait, un père manipulateur, mais c'était toujours mieux que ce qu'il avait connu. Même enfant, il avait vu que tous les pères n'étaient pas comme le sien. Longtemps, il avait fréquenté la famille Evans, et même en côtoyant d'autre élèves à Poudlard, il avait compris que la figure paternelle n'était généralement pas toxique comme était la sienne. Il n'avait juste pas eu de chance. C'est tout.
À présent et depuis de longs mois, il aimait Hermione et elle l'avait déjà abandonné une fois.
Il ne pouvait lui en vouloir d'avoir choisi un autre chemin suite à ses agissements contradictoires. Il ne pouvait lui en vouloir, car il admettait volontiers qu'il était unique responsable, qu'il n'avait pas su montrer et dire ce qu'il avait ressenti en sa présence, et même au fond de lui, il ne voulait pas l'admettre à l'époque.
Jusqu'à ce que Minerva et Irma s'en mêlent, jusqu'à ce que la présence de Crowley lui fasse réaliser cette chose horripilante qu'il détestait éprouver.
Maintenant, il s'en fichait et tout devait aller pour le mieux.
Il fallait également qu'il présente ses plus plates excuses à Tonks et Lupin pour son comportement déplacé.
-" Severus !" L'appostropha-t-elle, voyant qu'il était perdu dans ses pensées tout en la fixant.
-" Quoi ?" Grogna-t-il en clignant des yeux, revenant à la réalité.
-" Merlin, mi-homme mi-démon, tout ça..."
-" Eh bien ?"
-" Tu penses que c'est vrai ?" Haussa-t-elle un sourcil angoissé.
-" Je le penserais lorsqu'on aura retrouvé Excalibur." Pouffa-t-il. " Tu ne peux pas interpréter les légendes de la Table Ronde dans notre monde, c'est un conte relaté par Chrétien de Troye, au même titre que la Bible, le Coran ou la Torah, c'est invérifiable."
-" Ne blasphème pas !" Rit-elle.
-" Je ne peux blasphémer, Hermione, si je puis dire les choses ainsi, notre religion, c'est la magie. Je ne nie pas la présence d'une force supérieure, mais vois-tu... Je pense avec une grande conviction que tous ces écrits parlant de prophètes sont intimement liés à la magie et que sans le savoir, les moldus prient quelque chose qui aurait puisé sa source en elle, que leurs prophètes n'étaient ni plus ni moins que des sorciers et qu'à l'époque son usage était bien plus spectaculaire." Chuchotta-t-il.
-" Mais... Tu es un homme de science." S'étonna-t-elle.
-" La science moldue ne peut expliquer la magie et pourtant, on ne peut nier que de grandes avancées ont été faites au fil du temps sur la compréhension du monde, de l'espace, de l'existence entière. C'est dans la nature de l'homme de vouloir comprendre ce qui l'entoure et tu remarqueras que les moldus s'en remettent de moins à 'dieu'. L'humain veut savoir et lorsqu'il ne comprend pas les choses, telle la magie, parfois sans rationalité, ils croient au surnaturel, car c'est plus rassurant... Ce qu'ils ne savent pas, c'est que la magie explique presque absolument tout. Par exemple, les fantômes n'existent pas que dans notre monde, les moldus aussi peuvent les voir, est-ce que tu comprends mon raisonnement ?" Questionna-t-il.
-" Si je comprends bien, tu es en train de me dire que la magie serait seule maîtresse de la création ?"
-" Non, il y a des faits scientifiques qui expliquent notre origine, mais que le vivant, du moins le conscient peut en revenir à la magie au moment du trépas... Il n'y a pas que des fantômes de sorciers qui peuplent ce monde, il y a également des fantômes de personnes moldues. Je crois sincèrement que la magie est sacrée et que c'est la seule chose qui pourrait tout lier ensemble. Il y a de la place pour la science et pour l'inexplicable selon les moldus, et l'inexplicable, c'est nous, les sorciers et encore au-dessus, il y a la magie qui nous gouverne. Nous ne sommes pas des prophètes, certains en auraient prit avantage dans des temps reculés, mais nous n'y étions pas et je ne dis pas que ce que je pense est la Vérité." Déclara-t-il suavement.
Hermione resta bouche-bée un long moment analysant cette diatribe qui sonnait particulièrement intime.
-" Severus... C'est... C'est brillant... Et d'une grande sagesse."
-" Tu sembles étonnée."
-" Oui, complètement !" Avoua-t-elle. " C'est l'étrange discours d'un athée qui croit en une force supérieure."
-" Agnostique, le terme, c'est agnostique." Corrigea-t-il.
-" Mais... Alors pour les anges et les démons ?"
-" Certainement des créatures fantastiques. Peut-être des créatures disparues, décimées, mais dans le cas de la prophétie, peut-être est-il possible que ce soient nos traits de personnalités qui aient été décrits, c'est certainement aussi simple que ça... Ne cherche pas à tout analyser, une prophétie peut s'interpréter de milliers de façons." Dit-il posément.
-" Oui, mais... Cela parle de la fin d'une malédiction." Se souvint-elle alors.
-" Veux-tu mon avis ?"
-" Oui !"
-" Je me fiche de savoir de quoi parle tout ça. Tu vois bien qu'il n'y a rien de négatif, ni de menaces... Tout ce que je veux, c'est..."
Il soupira, peu certain de savoir s'il devait terminer sa phrase ou non. Il baissa le regard, nerveux et alors la main d'Hermione vint caresser la sienne pour l'inciter à poursuivre. Lorsqu'il rencontra ses yeux de miel, implorant des réponses, il ne put résister à l'appel de la sirène.
-" Tout ce que je veux, c'est être avec toi." Termina-t-il, la gorge en boule.
Hermione renifla et relâcha un sourire en même temps que la tension qui l'habitait avant de se mordre la lèvre de plaisir.
-" Je crois que tu as raison... Je... Je n'ai pas passé suffisamment de temps avec toi depuis cette fameuse nuit... Je me suis laissé emporter par mes recherches et j'ai... Je suis désolée." S'excusa-t-elle.
-" Ne le sois pas, je sais que c'est dans ta nature et... Tu es une érudite, tout comme moi. Rien ne sert de tout vouloir comprendre. Les choses sont ce qu'elles sont et si tu veux apporter une analyse simplifiée à notre prophétie, je dirais que ça raconte l'histoire de deux personnes que tout oppose, d'un amour qui jaillit dans la rivalité des Gryffondor et des Serpentards durant une froide nuit de janvier, d'un ange et de son démon." Fit-il.
Hermione rit bruyamment, serrant la main de Severus malgré les protestations et l'appel au silence des autres personnes en étude autour d'eux, dans la bibliothèque. Elle se moqua des regards noirs, le seul qui lui importait était celui du Serpentard.
-" Je ne suis pas un ange, Severus." Dit-elle ensuite.
-" C'est tout comme." Fit-il un brin vexé par son rire qui pourtant n'était pas moqueur.
-" Rentrons à Poudlard et je vais te montrer que je n'en suis pas un." Laissa-t-elle planer avec un sourire goguenard.
Il plissa le regard, malicieux et se mordit la lèvre avec langueur.
-" Tes désirs sont des ordres." Déclara-t-il doucereusement.
Le lundi après-midi, Severus fut convoqué par la directrice, seul.
Il n'avait pas eu plus amples explications quant à sa demande soudaine, officielle, sur une note très formelle.
Un léger stress l'avait alors étreint, se demandant alors ce qu'elle avait tant besoin d'urgent de lui parler.
Après le déjeuner, deux heures avaient été banalisées pour les élèves des classes à qui il devait faire cours et cela correspondait étrangement avec son appointement avec la directrice.
Après un repas frugal, il s'était alors dirigé chez Minerva sans savoir de quoi il en retournerait.
Elle l'accueillit sobrement, avec un thé et des biscuits, après l'avoir fait asseoir dans le fauteuil face au sien.
Suite à quelques banalités, Severus choisit d'attaquer le problème, voyant qu'elle commençait à tourner autour du pot.
-" Pourquoi est-ce que vous vouliez me voir, Minerva ?"
L'écossaise avait alors opiné silencieusement comme mimique signifiant qu'elle ne pouvait décemment pas éviter le sujet de conversation.
De son placard, elle sortit un parchemin et le posa face à Snape qui l'analysa en le rapprochant de ses yeux.
Mr David Crowley
Poudlard, le 5 Janvier 2002
Madame,
Par la présente lettre que voici, je vous informe de ma décision de quitter le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal, occupé depuis le 4 janvier 2001.
Cette décision est à appliquer immédiatement car je n'effectuerait pas mon préavis.
Dans un délai de deux semaines, je vous demanderai de remettre ma dernière solde ainsi qu'un certificat de travail.
Respectueuses salutations.
D.C.
Avec des yeux paresseux, Severus analysa proprement la lettre.
Crowley avait été court et concis.
Il n'y avait aucun détail quant à sa décision et pourtant les mots, les termes qu'il avait employé et son écriture nerveuse montraient qu'il avait écrit la chose à toute vitesse, calqué sur un modèle type de démission, sans fioritures. C'était un petit exploit pour ce gars mélodramatique.
Il tendit de nouveau le parchemin à la directrice.
-" Si tu as besoin de te pencher aussi près d'un papier, tu devrais peut-être songer à mettre tes lunettes plus souvent." Lui dit-elle.
Il roula des yeux au ciel, lui qui s'était moqué d'Hermione deux jours avant pour la même raison.
La lecture dans l'obscurité lui avait flingué les yeux, au même titre que la bibliothécaire.
-" Bref... Donc nous n'avons plus de professeur de DCFM... C'était à prévoir." Reprit-elle.
Le regard du potioniste cligna, peu certain de savoir comment accueillir la chose.
-" Vous avez un reproche à me faire, madame ?" Haussa-t-il un sourcil.
-" Pas réellement, je n'ai pas mon mot à dire là-dedans et certainement pas pour les raisons qui l'ont poussé à démissionner."
-" À la bonne heure." Glissa-t-il sur un murmure.
Minerva produit un sourire léger avant que son embêtement momentané ne refasse surface.
-" J'ai quelques options qui s'offrent à moi." Commença-t-elle en se levant et prenant sa tasse de thé entre les mains.
De son côté, Severus détendit ses jambes, comprenant qu'il allait rester là un long moment. Il trempa un biscuit dans son mug et suça le thé avant de croquer.
-" J'imagine que si vous m'avez convoqué, c'est soit parce que vous butez sur un problème, soit que vous aimeriez me ménager avant de prendre une décision qui me mettra de toute évidence en colère." Planta-t-il après avoir dégluti.
La vieille femme se tourna, les lèvres plissées montrant une moue qui lui signifiait qu'il touchait la vérité du doigt.
-" La malédiction de Tu-Sais-Qui étant levée, je peux engager n'importe qui à durée déterminée... Je peux également engager d'anciens professeurs." Laissa-t-elle planer.
Le Serpentard fronça les sourcils et un mauvais pressentiment refit surface.
Quirell était mort.
Lockhart était devenu barjo.
Alastor était mort.
Ombrage ? Il étouffa un rire nerveux avant de s'étrangler avec une miette de biscuit.
Lupin ?
Oh pitié...
-" Vous avez des idées précises ?" Demanda-t-il sans pour autant y mettre de l'assurance.
-" Eh bien... Oui, j'ai trois noms qui me viennent en tête. Le premier serait Remus Lupin."
Severus ferma les yeux et renquilla son malaise.
-" Continuez..." Incita-t-il.
-" Monsieur Potter..."
Il allait péter les plombs.
-" D'accord... Et ?"
-" Toi."
Là il ouvrit les yeux bien grands.
-" Moi ?"
-" Oui, toi... Je pourrais faire revenir Horace." Dit-elle.
-" Seul Dumbledore avait eu le pouvoir et la persuasion nécessaire pour faire revenir le professeur Slughorn." Il mima une liasse de billets dans ses doigts. " De plus, il serait peut-être temps de laisser cet homme à sa retraite, quant à moi... Je n'ai plus envie de ce poste, même si cela m'éviterait d'avoir à faire avec Potter ou Lupin." Avoua-t-il les dents serrées.
-" Si ce n'est pas Horace, ce serait un autre de ses anciens apprentis, je suis certaine que tu dois te souvenir de quelqu'un."
Il avait bien un nom en tête, mais c'était hors de question.
-" Non, je suis très bien à mon poste Minerva, merci beaucoup." Ronchonna-t-il tout en buvant son thé encore chaud."
-" Très bien." Souffla-t-elle résignée.
