Je sais, je sais... mais vendredi...Dimanche... c'est kif kif non? Bon ok, non, mais y'a rien à faire j'ai aucune mémoire! Et aucune excuse puisque les chapitres sont traduits et n'attendent que d'être publiés! Vraiment désolée
Bonne lecture
Le matin du troisième jour à square Grimmaud, Draco sauta joyeusement des escaliers à la cuisine, ou quelques personnes étaient installées à table, discutant de choses et d'autres en prenant leur petit déjeuner.
- Combien on sera? demanda Tonks à Remus, en coupant son bacon en petits morceaux qu'elle inonda de sauce tomate.
- Et bien, répondit le loup-garou en comptant sur ses doigts, nous serons sept, Molly, Arthur, leurs enfants…
- Tous ? demanda Tonks d'un air horrifié.
- Non, juste Ron, Fred, George et Ginny.
Nymphadora poussa un soupir de soulagement.
- Merlin merci ! J'ai eu une peur bleue.
Draco écarquilla les yeux, intéressé, tout en se hissant sur sa chaise.
- De quoi vous parlez ? pépia-t-il. De quoi tu as peur ?
Remus et Tonks rirent.
- Ne t'inquiète pas, lui dit Lupin, en lui tendant un peu de thé. Ce n'est rien d'important. Que veux tu pour ton petit déjeuner ?
- Ummmmm…
Le garçon prit un air de réflexion intense.
- Des toasts, s'il te plait ? Où sont oncle Sev'rus et Mione ? Ils vont rater le petit déjeuner et après ils auront faim.
- Je pense qu'Hermione est toujours au lit, pourquoi n'irais tu pas la réveiller avec un peu de café ?
Draco hésita en regardant sa cousine avec suspicion. Etait-ce un piège ? Pour le tester ? Le café était interdit, elle devait le savoir, alors pourquoi lui disait-elle d'en apporter à Hermione ? Elle savait sûrement que ça lui attirerait des ennuis, non ? Mais s'il n'obéissait pas, peut être qu'elle se mettrait en colère.
- Draco ?
La métamorphomage agita la main devant le visage crispé du garçon, le sortant de sa transe.
- Tu montes voir Hermione ?
- Je…je peux pas… murmura Draco en baissant la tête. S'il te plait, me force pas…
Tonks s'approcha de lui, inquiète de son étrange réaction, mais Draco, s'attendant au pire, tressailli et recula d'un pas, guettant nerveusement le moindre de ses gestes.
- Draco, tout va bien. Elle ne sera pas fâchée que tu la réveille, dit-elle gentiment, se méprenant sur son inquiétude. Je suis sûre qu'elle sera ravi d'avoir un petit remontant dès le matin. Tiens.
Elle lui tendit la tasse de café, s'attendant à ce qu'il la prenne. Au lieu de quoi, il poussa un cri étouffé et recula comme si la tasse allait le mordre. Nymphadora, ne comprenant pas comment une boisson pouvait inspirer autant de frayeur chez l'enfant, se tourna vers Lupin qui s'était plongé dans le journal.
- Umm, Remus ? Un peu d'aide, s'il te plait…
A contrecoeur, Remus posa doucement son journal et s'approcha de Draco, s'agenouillant pour être à sa hauteur. Le gamin se raidit, la lèvre inférieure fermement serré entre ses dents. Ses yeux balayait la pièce, sans savoir où se fixer.
Draco était sûr qu'il allait avoir de gros ennuis pour avoir désobéi à sa cousine, mais ce qui lui faisait le plus peur était qu'il n'avait pas la moindre idée de ce qu'ils allaient lui faire. Au moins, avec son père, Draco avait apprit à lire ses expressions pour avoir une idée de ce qui allait se passer, mais avec eux, il ne savait même pas quel genre de chose ils pouvaient lui faire.
- Je…je…je suis dé…désolé, murmura-t-il d'une petite voix tremblante. S'il vous plait, monsieur, je suis dé…désolé.
- Pourquoi Draco ? demanda Lupin d'une voix douce. Pourquoi es-tu désolé ? Qu'est ce que tu as fais de mal ?
« Alors, eux aussi connaissent le rituel » pensa Draco tristement.
- J'ai désobéi à Tonks. Je n'ai pas fais ce qu'elle m'a dit.
- Pourquoi ? Etait-ce déraisonnable ce qu'elle t'a demandé de faire ?
Mais là, Draco ne pouvait pas répondre. Il baissa la tête, voulant juste en finir. Pourquoi les adultes devaient-ils toujours retarder l'inévitable ? Pourquoi ils ne se contentaient pas de le frapper, sans lui poser toutes ces questions stupides ? Pourquoi ils faisaient monter ainsi la peur alors qu'ils allaient le faire de toute façon ?
Draco serra ses yeux fermés, se préparant à la gifle, ou à quoi que ce soit, qui le remettrait à sa place et lui ferait payer son insolence.
Mais quand Lupin toucha sa joue, il n'y eu pas d'éclair de douleur, juste de la gentillesse.
Draco ouvrit prudemment les yeux, osant à peine regarder, au cas où ce serait une ruse et que le coup attendait de le prendre par surprise.
- Qu'est ce qui ne vas pas, petit dragon ? murmura Remus avec douceur. Pourquoi as-tu si peur ?
- Vous n'allez pas… me…me frapper ? demanda Draco d'un ton incertain, regardant nerveusement Lupin.
Remus secoua la tête.
- Non. Sauf si tu le veux, bien sûr. Mais il va falloir me convaincre. Parce que je n'ai vraiment pas envie de te frapper.
Draco fronça les sourcils.
- Mais j'ai été vilain.
Le sorcier haussa les épaules.
- Non, tu ne l'as pas été. Et même si tu l'avais été, je n'aurais quand même pas envie de te frapper. C'est contre mes principes.
Draco réfléchit un instant.
- Oh, dit-il finalement. Je crois que je comprends.
Lupin sourit et ébouriffa les cheveux du garçon.
- Non. Tu es bien trop jeune pour comprendre. Je suis sûr qu'Hermione est réveillée maintenant, alors pourquoi tu ne lui apporterais pas un peu de thé ou de café pour qu'elle démarre bien sa journée ?
Draco hocha lentement la tête et attrapa une tasse de thé sur la table, avant de sortir avec précaution, la tenant à deux mains, pour prendre la direction de la chambre d'Hermione.
Quand ils entendirent Draco monter les escaliers, Tonks secoua la tête et recommença à manger son bacon.
- Tu comprends maintenant pourquoi il est devenu un adolescent aussi difficile ?
