Bonjour/Bonsoir ! :-)

Désolée pour ce retard, l'histoire est presque terminée mais j'ai moins de temps pour écrire et surtout la série m'a un peu démoralisée :-s voici un des derniers chapitres, je vous souhaite une bonne lecture et je vous remercie pour votre patience et vos commentaires,

Bonne lecture :-)

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— Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qu'il se passe ici ?! s'exclama Elena!bis en regardant les deux Bonnie simultanément, l'air incrédule.

— Je... Je sais que cela peut sembler difficile à croire, E... Elena, balbutia Bonnie, mais... Damon et moi, nous venons d'un univers parallèle.

— Un univers parallèle ? répéta Stefan!bis, tout en haussant un sourcil.

— C'est une longue histoire, frérot, répondit Damon, tandis que son « frère » lui lançait un regard méfiant.

— Nous avons besoin d'aide, un grand danger nous menace dans notre monde, expliqua Bonnie tout en regardant l'autre Bonnie avec la sensation étrange de s'observer dans un miroir.

Et d'ailleurs, pourquoi s'était-elle jetée dans les bras de Damon ? L'avait-elle pris pour « son » Damon, à moins que le vampire ait encore fait des siennes lors de leur premier voyage ?

— Alors tu lui as tout dit ?! demanda Bonnie!bis à Damon, qui eut soudain l'air affreusement gêné.

— Dit quoi ? demanda suspicieusement Bonnie en regardant le vampire.

— Rien, répondit-il sans la regarder, mais la sorcière était furieuse.

— Je sais que tu n'as aucun souvenir, mais tu as fait quelque chose, Damon, et j'ai bien l'intention de découvrir ce que c'est !

— Bonnie, murmura son double, Damon n'a rien fait de mal, je te le jure. Il a juste... il m'a aidée à donner un sens à ma vie.

La jeune femme ouvrit la bouche mais fut incapable de parler : alors Damon avait vu la vie pathétique que l'autre Bonnie menait ! Elle était soulagée qu'il n'ait aucun souvenir de ces horribles moments, et elle songea qu'elle demanderait des explications à l'autre Bonnie quand elle aurait trouvé le moyen de neutraliser Klaus.

— Nous en discuterons plus tard, dit-elle en lançant au vampire un regard d'avertissement. Notre priorité, c'est de vaincre Klaus.

— Qui ? demanda Stefan!bis.

— Un très ancien vampire, dit Damon, ravi de changer de sujet.

— Et pourquoi pensez-vous que la solution se trouve ici ? leur demanda Elena!bis.

— Une intuition, répondit Bonnie, tandis que son double prenait la parole.

— Je sais comment vous aider, murmura-t-elle. Je possède de nombreux grimoires, je les collectionne depuis que j'ai pris conscience de mes pouvoirs. Est-ce que tu... est-ce que tu veux les voir ? demanda la jeune femme à l'autre sorcière.

— Merci... Bonnie.

— Et moi?! s'exclama Damon en les voyant s'éloigner.

— Quoi, toi ?

— Witchy, je ne vais pas rester ici tout seul !

— Viens avec nous, proposa Elena!bis en l'observant attentivement. Il y a... il y a tellement de questions que j'aimerais te poser.

La jeune femme était intriguée par cette autre version de son petit ami.

— Je ne crois pas que..., commença Stefan!bis, mais Elena!bis l'interrompit.

— Tu n'es pas obligé de nous accompagner.

— Bien sur que si, je ne suis pas venu jusqu'à Mystic Falls pour rien !

— Est-ce que j'ai raté un épisode ? demanda Damon en feignant l'amnésie. Les amoureux sont en guerre ?

— Les amoureux ? demanda Elena!bis, surprise. Mais je... je sors avec Damon.

— Est-ce que tu veux dire que, dans ton monde, commença Stefan!bis, Elena et moi nous...

Il n'eut pas besoin de terminer sa phrase pour que Damon comprenne sa question : dans son monde à lui, Elena et Stefan sortaient ensemble, contrairement à cet univers parallèle où Elena avait choisi Damon.

— Je vois que vous avez des tas de choses à vous dire, alors nous allons vous laisser, dit rapidement Bonnie. A tout à l'heure !

— Hé attends ! s'exclama Damon, mais Bonnie s'enfuit en entrainant l'autre Bonnie avec elle, tandis que Stefan!bis et Elena!bis entouraient Damon et lui posaient plein de questions.

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Les deux Bonnie marchaient en silence, aucune des deux n'osant prendre la parole car la situation était étrange. Cependant, Bonnie mourrait d'envie de poser des questions à son « double » : comment avait-elle fait la connaissance de « son » Damon ? De quoi avaient-ils parlé tous les deux ? Ces questions la rongeaient mais la jeune femme n'osait pas les poser.

— Vas-y, demande-moi ce que tu veux, entendit-elle brusquement.

— Excuse-moi ?

Bonnie!bis sourit.

— Tu te poses des questions, je le vois bien. J'ai... j'ai l'impression de me voir dans un miroir, je reconnais chacune de tes expressions.

— C'est vrai, avoua Bonnie dans un murmure. Je... je ne savais pas que tu avais fait la connaissance de mon... enfin, du Damon de mon monde.

— Il est venu me voir, lors de votre arrivée ici, expliqua Bonnie!bis, en s'arrêtant devant un café. Si tu veux connaitre toute l'histoire, on devrait rentrer prendre un verre.

L'autre jeune femme acquiesça et elles s'installèrent ensemble à une table.

— Donc, Damon est venu te voir, résuma Bonnie, un peu agacée. Je lui avais pourtant dis que je.. enfin que tu étais heureuse ! Il ne peut pas s'empêcher de se mêler des affaires des autres !

— Ne lui en tiens pas rigueur... Bonnie, dit-elle doucement. Grâce à lui, ma vie a changé du tout au tout. J'étais au plus mal, je subissais ma vie au lieu de la vivre, et regarde-moi aujourd'hui ! Je n'avais plus souri depuis longtemps, jusqu'à ce que je rencontre... ton Damon.

— Ce n'est pas « mon » Damon, corrigea Bonnie sans pouvoir s'empêcher de rougir.

— Quoi qu'il en soit, répondit-elle en souriant, il a changé ma vie et je lui en serai éternellement reconnaissante.

— Mais... comment ?

Bonnie!bis but une gorgée de thé avant de poursuivre.

— Dès son arrivée, Damon est venu chez moi et m'a avoué qu'il venait d'un autre monde, il me l'a prouvé en me faisant voyager jusqu'au Manoir pour que j'en aie le coeur net : il y avait bel et bien 2 Damon présents en même temps.

— Il ne vous a pas vus j'espère ? s'inquiéta Bonnie.

— Non, ne t'en fais pas. Damon m'a dit qu'il avait décidé de faire en sorte que je sois heureuse car il se sentait coupable que tu ne le sois pas.

Surprise, Bonnie fronça les sourcils, puis son visage se détendit : ainsi, Damon avait voulu bien faire et « réparer ses erreurs », même s'il ne s'agissait pas vraiment d'elle.

— Damon a réussi à me convaincre, poursuivit Bonnie!bis, et je me suis surprise à ressentir un terrible vide après qu'il soit venu me dire au revoir.

— Il... il est venu te dire au revoir ?! s'exclama la sorcière, qui croyait que Damon avait été en retard car elle pensait qu'il était retourné observer Elena et l'autre Damon.

— Juste avant votre départ, opina Bonnie!bis. Je n'aurais jamais cru que je serais aussi triste de le voir partir, et je me suis accrochée à ce souvenir de lui.

Tout en disant cela, Bonnie!bis sortit le briquet de sa poche.

— Damon te l'avait donné, comprit Bonnie dans un souffle.

— Il m'a dit qu'à chaque fois que je me sentirais perdue, ce briquet m'aiderait à m'éclairer et à retrouver mon chemin.

Refusant de laisser l'émotion l'envahir, Bonnie ferma les yeux pour refouler les larmes qui se formaient au coin de ses paupières.

— C'est quelqu'un de bien, et il tient à toi, Bonnie... à... à nous.

— Je m'en rends compte, répondit-elle en ouvrant ses yeux qui étaient maintenant légèrement humides. Mais tout cela n'a servi à rien car Damon a tout oublié.

— Quoi ?!

— On lui a effacé ses souvenirs avant notre retour chez moi.

Une profonde tristesse se peignit sur les traits de Bonnie!bis.

— Je comprends ce que tu ressens, murmura Bonnie en lui touchant doucement le bras. Damon t'a oubliée alors que tu te souviens de tout.

— Je suis juste un peu déçue, dit-elle, les lèvres tremblantes. Quand j'ai sauté dans ses bras, j'ai vraiment cru qu'il se souvenait de moi et qu'il était content de me revoir.

— Je suis désolée.

— Ne le sois pas, je crois que c'est pour le mieux. Vous allez repartir, de toute façon.

— Nous partirons quand j'aurai trouvé une solution, dit la jeune femme. Laisse-moi t'expliquer toute l'histoire depuis le début...

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— Alors comme ça, tu viens d'un monde parallèle ? dit Stefan!bis en observant Damon, les bras croisés sur sa poitrine.

— C'est la 5ème fois que je le répète, tu es aussi bouché que mon vrai frère ! s'exclama le vampire en lançant un regard amusé à Elena!bis.

Malgré elle, cette dernière sourit. Ce Damon était tellement différent de son petit ami!Il était plus souriant, plus amusant.

— Tu sais, « mon » Damon n'est pas comme toi, déclara-t-elle brusquement. Il... il est plus renfermé, plus sombre. Et maintenant que je t'ai rencontré, ajouta-t-elle en regardant Stefan!bis, je comprends pourquoi : il a des secrets de famille qu'il m'a cachés depuis le début de notre relation.

— Je ne suis pas venu pour vous causer des ennuis ou briser votre coupe, se défendit Stefan!bis. Je suis venu parce que Bonnie me l'a demandé.

— Attends un peu, intervint Damon, surpris. Bonnie t'a demandé de venir à Mystic Falls ?

— J'imagine qu'elle pensait pouvoir réconcilier les frères Salvatore, dit Stefan!bis en haussant les épaules.

Ainsi, Bonnie!bis avait voulu que son « double » retrouve la chose qui lui manquait le plus : la présence de son frère. Tristement, Damon secoua la tête : les choses étaient vraiment trop injustes. Il aimait « sa » Bonnie, qui, elle, était amoureuse d'Alex, et la Bonnie du monde parallèle semblait s'accrocher un peu trop à lui. Damon tenait à elle, mais c'était de sa petite sorcière qu'il était amoureux.

— J'ai une question, ajouta gravement Stefan!bis. Ensuite, je m'en irai, c'est promis.

Tout en disant cela, il jeta un coup d'oeil en direction d'Elena, car il savait que sa présence la dérangeait.

— Est-ce que... est-ce que ton frère et toi, vous vous entendez bien, là d'où tu viens ?

Tout en plissant les paupières pour se concentrer, Damon réfléchit.

— Stefan et moi, expliqua-t-il lentement, nous aimons nous chamailler. Je me moque de son obsession pour ses cheveux, de son air trop sérieux, et lui, il me fait sans cesse des reproches. C'est notre manière de fonctionner à nous, les frères Salvatore. Et je n'ai pas besoin de lui dire que je tiens à lui, pas plus qu'il n'a besoin de me dire qu'il tient à moi : depuis 150 ans, nos vies ont toujours été entremêlées même si nous avons eu nos mauvaises périodes, et malgré nos différences, je sais que Stefan laisserait tout tomber pour me venir en aide si j'en avais besoin, et vice-versa.

Sans un mot, Stefan!bis hocha la tête, tandis qu'Elena!bis dévisageait Damon, surprise par sa confession : son Damon à elle, avait-il lui aussi besoin de la présence de son frère ? Et pourquoi ne lui en avait-il jamais parlé ?

— Vous avez de la chance, tous les deux, murmura finalement Stefan!bis. J'ai... j'ai toujours rêvé que... que Damon et moi, nous puissions mettre nos différends de côté après toutes ces années. Mais je doute qu'il désire la même chose.

— Au contraire, je pense que tu lui manques.

Stefan!bis regarda Damon, étonné par la conviction dans sa voix.

— Comment peux-tu le savoir ?

Mal à l'aise, Damon regarda Elena!bis, qui ne ratait pas une miette de leur conversation.

— Si tu n'oses pas parler à cause de ma présence, fais comme si je n'étais pas là.

— Elena, je...

— Damon, parle s'il te plait !

— D'accord, murmura le vampire en cherchant ses mots. J'ai... j'ai observé Damon, car ce n'est pas la 1ère fois que Bonnie et moi nous voyageons dans ce monde, et je l'ai vu composer le numéro de Stefan avant de raccrocher.

— Quand ? demanda Elena!bis.

— Après... que vous ayez... enfin, tu vois. Tu étais endormie, mais Damon ne parvenait pas à dormir.

Il ne vint même pas à l'esprit d'Elena!bis que Damon avait observé des instants intimes entre son petit-ami et elle : tout ce à quoi elle pensait, c'était que son Damon ne lui disait pas tout. Il n'était pas totalement heureux, et elle était maintenant convaincue qu'il ne l'aimait pas assez pour lui confier ses secrets les plus profonds.

— Je vois, dit Elena!bis à voix basse. Et... et Katherine ?

— Quoi, Katherine ?

— Dans ton monde, est-ce qu'elle existe ?

— Elle existe, confirma Damon tout en regardant Stefan!bis. Katherine nous a presque détruits, Damon et moi.

— Ici, c'est Damon et moi, qu'elle a détruits, dit Elena!bis, les yeux plein de larmes.

— Quoi ?!

— C'est... tout est ma faute, intervint Stefan!bis. J'étais tellement en colère que Damon ait raconté des mensonges à mon sujet que j'ai tout avoué à Elena : je lui ai dit que Damon avait menti en affirmant que je l'avais transformé parce que j'étais jaloux que Katherine l'ait choisi. Elle... Katherine n'a choisi personne, elle s'est lassée de nous deux et elle nous a laissés tomber. Je n'aurais jamais du revenir ici, Elena, je suis désolé.

— Tu n'y es pour rien Stefan, sanglota-t-elle en s'essuyant les yeux. J'ai juste... été trop stupide ou trop amoureuse.

— Ne dis pas ça, murmura le vampire en lui tendant un mouchoir.

Sans un mot, Damon les regardait, de plus en plus en colère : comment avait-il pu être aussi horrible dans cet univers ? Il savait qu'il n'y était pour rien, mais cela le rendait malade, il devait faire quelque chose. Il allait faire quelque chose.

— Désolé de vous fausser compagnie, mais j'ai quelque chose d'important à faire.

— Bonnie ne sera pas contente si tu pars, commença Stefan!bis, mais Damon était déjà parti.

— Bon, dit Elena!bis d'une voix lasse, je pense que je vais rentrer chez moi. Je n'ai aucune envie d'aller au Manoir et de voir Damon.

— Attends...

Stefan!bis la retint par le bras.

— Je... je dois t'avouer quelque chose, Elena.

— S'il te plait, ne m'annonce pas d'autre mauvaise nouvelle, j'ai eu mon compte pour aujourd'hui !

— En fait, je voudrais... te présenter mes excuses.

Elle secoua la tête.

— Tu n'as pas à t'excuser, Stefan, au contraire : grâce à toi, j'ai découvert les mensonges de Damon.

— Je voudrais m'excuser pour une autre raison, Elena. Ce... ce fameux soir où tu as connu mon frère, j'étais là, avoua-t-il.

Elena!bis le regarda attentivement, suspendue à ses lèvres.

— Encore une fois, poursuivit-il, je voulais reprendre contact avec mon frère, mais comme à chaque fois, je me dégonflais et je partais sans oser lui parler.

— C'était... le soir où mes parents sont morts.

— Je ne peux pas m'empêcher de penser que si je n'étais pas parti, j'aurais pu les sauver, avoua tristement Stefan!bis.

— Ce n'est pas de ta faute, Stefan, c'est de la mienne. C'est moi qui ai téléphoné à mes parents, c'est à cause de moi si ils ont pris la route ce soir-là.

— Non, ce n'est pas de ta faute, tu ne peux pas t'en vouloir.

— Mais je ne m'en veux pas ! s'exclama-t-elle, et c'est ce que je ne comprends pas : je ne ressens aucun sentiment de culpabilité. C'est... c'est comme si je savais que c'était de ma faute, mais je n'en ai rien à faire. Et je déteste ce sentiment !

— Je crois avoir une petite idée... tu as probablement été hypnotisée, Elena.

Cela la frappa brusquement.

— Mais oui, c'est évident ! J'étais renfermée sur moi-même, je ne voulais voir personne, et tout ce dont je me souviens, c'est que, soudainement, je n'ai plus été triste et je suis sortie avec Damon. Je... je vais le tuer !

— Attends au moins d'en avoir la preuve, peut-être avons-nous tort, dit Stefan!bis, mais au fond de lui, il savait que c'était probablement la vérité.

— Damon me doit des explications, et il va me les donner tout de suite !

A suivre...