Chapitre 39
Mrs Barks était déjà confortablement installée à la table du petit déjeuner. Comme à son habitude, elle portait l'une de ses robes excentriques, venue de pays chauds et lointains. En la voyant, Elizabeth repensa avec plaisir à l'émoi et l'étonnement que sa présence au mariage de M Darcy avait suscité. Cela faisait bien longtemps que Mrs Barks ne paraissait plus dans le monde et il semblait qu'elle aussi avait gouté avec un certain plaisir à son exhibition à Pemberley. Georgiana la salua avec timidité et s'assit rapidement et en silence à sa place. M Darcy s'inclina et s'enquit avec amabilité de sa bonne installation. Mrs Barks le remercia avec chaleur tandis qu'il lui assurait qu'elle était la bienvenue à Pemberley aussi longtemps qu'elle le souhaiterait. Enfin Elizabeth s'approcha d'elle. Mrs Barks lui tendit familièrement la main et la serra avec tendresse. Les yeux ridés de la vieille femme exprimaient bien des choses, et Elizabeth comprit qu'elle lui exprimait de la reconnaissance. Touchée, la jeune femme l'embrassa comme elle l'aurait fait à sa propre mère, et s'assit juste à côté d'elle sans lui lâcher la main. M Darcy observait avec surprise la scène. Il n'avait pas songé que les deux femmes puissent être si proches. Il pensa qu'Elizabeth devait être douée du don de provoquer la sympathie et l'affection. Il se réjouit intérieurement que son épouse puisse bénéficier de la protection de Mrs Barks, pas seulement à cause de richesse, car même si lui-même était déjà fort bien pourvu, la fortune de Mrs Barks devait lui être dix fois supérieure, mais aussi grâce à sa renommée et l'influence qu'elle exerçait encore au sein de la société. Le souvenir des propos et de la conduite scandaleuse de Lady Catherine hantait encore son esprit. La protection que pouvait offrir Mrs Barks à Elizabeth était plus que bienvenue.
Le petit déjeuner se passa agréablement. Mrs Barks questionna aimablement ses hôtes et s'intéressa vivement à Georgiana, qu'elle trouvait d'une grande beauté mais quelque peu timide. Rassurée par la gentillesse et l'amabilité de la vieille femme, Georgiana sortit de sa réserve, constatant que Mrs Barks n'avait rien à voir avec Lady Catherine. A peine étaient-ils sortit de table que le bruit d'une voiture annonça l'arrivée de la famille Bennet et des époux Bingley. Elizabeth s'alarma quelque peu de la rencontre en si petit comité entre sa mère et Mrs Barks. A cet instant, la jeune femme comprit ce que M Darcy avait du ressentir et les objections relatives à sa famille prirent un nouveau sens pour elle. C'est donc avec inquiétude qu'elle observa les deux femmes. Mrs Barks, en femme de grande intelligence, cerna vite la personne à laquelle elle avait affaire, et après avoir échangé quelques paroles avec elle, s'éloigna vers le piano où s'était installée Georgiana, afin de mieux jouir de sa musique. Mrs Bennet ne s'en offusqua point, tout occupée qu'elle était à détailler avec Kitty et Mary la réception de la veille, les robes, les danses et la nourriture. Elizabeth et Jane s'étaient installées dans des fauteuils, légèrement retirées de la société. Les deux soeurs s'observaient mutuellement, conscientes qu'elles étaient désormais toutes deux des femmes mariées. Elizabeth rompit la première le silence.
" Ma chère Jane, je dois vous remercier pour votre sollicitude. Vos conseils m'ont été précieux et je ne saurais trop vous remercier."
Jane sourit et pressa affectueusement le bras de sa soeur.
" Votre bonheur est la plus belle de toutes les récompenses."
Les sourires qu'elles échangeaient en disaient long sur leur félicité partagée. Qui aurait pu penser il y a quelques mois de cela, qu'elles seraient un jour mariées à de parfaits gentleman fortunés ?
Le reste de la semaine se passa sensiblement de la même manière. Les Bennet et les Bingley paraissaient tous les jours à Pemberley et l'atmosphère familiale qui régnait au château avait de quelque chose de réjouissant. Même si la réception de sa famille n'exigeait d'Elizabeth aucun effort particulier, la jeune femme se sentait épuisée. Les journées étaient bien remplies, partagées entre promenades dans le jardin et conversations au salon, et les soirées passées en agréable compagnie se terminaient toujours fort tard. Et que dire de ses nuits ? Fort heureusement pour elle, son père annonça qu'il quitterait Morney et Pemberley le lundi suivant. Malgré les exclamations et les objections de Mrs Bennet, il sentait le besoin de ses filles de retrouver une certaine tranquilité et de jouir enfin de leur nouveau foyer. Mrs Barks l'imita, arguant que malgré le charme de Pemberley, sa maison londonienne lui manquait. Si Elizabeth fut quelque peu chagrinée de ces départs soudains, elle fut consolée par la perspective de pouvoir recevoir et visiter sa soeur autant de fois qu'elle le souhaiterait, Morney et Pemberley n'étant situés qu'à quelques miles l'un de l'autre.
Lorsque les derniers invités eurent quitté Pemberley, le château retomba dans le calme et le silence qui faisaient le charme du lieu. C'était la première fois que les Darcy allaient se retrouver dans le cercle familial le plus strict. Elizabeth et Fitzwilliam n'avaient que peu échangé avant leur union sur les devoirs et le rôle qui serait dévolu à la jeune femme lorsqu'elle serait devenue maîtresse des lieux. L'été était toujours une grande période d'activité pour M Darcy. Le domaine de Pemberley devait sa richesse aux terres arables qui l'entouraient, et la survie de nombreux fermiers dépendaient du maître du domaine. Aussi pendant les mois d'été, M Darcy passait très peu de temps au château, visitant les domaines agricoles, donnant des directives et supervisant moissons et ramassages. La ch arge du château reposerait donc sur les épaules d'Elizabeth. C'est non sans inquiétude que la jeune femme reçut cette nouvelle. L'absence de M Darcy lui causait naturellement du chagrin mais la perspective d'assumer seule la charge d'un si grand domaine l'inquiétait. M Darcy la tranquilisa du mieux qu'il put et lui conseilla de se rapprocher sans attendre de Mrs Reynolds, lui ayant annoncé son départ prochain pour le début de semaine.
Le retour au calme avait permis à Elizabeth de reprendre rapidement le pas sur sa fatigue, et ce jeudi matin, elle se leva en silence pour ne pas réveiller son mari endormi. Elle l'observa en souriant quelques instants et déposa un baiser léger sur ses cheveux noirs. A pas de souris, elle se dirigea vers son boudoir et choisit une robe grise d'une grande simplicité. Après un rapide passage dans le salle de bain, elle coiffa ses cheveux en chignon haut. Lorsqu'elle s'avança vers la porte de sa chambre, le parquet grinça sous ses pas. S'immobilisant, elle tourna son regard vers le lit où la respiration silencieuse de son mari lui indiqua le sommeil. L'épais tapis qui courrait le long du couloir lui assura une parfaite discrétion. Pemberley semblait encore endormi, il devait être à peine sept heures. Pourtant en s'approchant de l'office, on pouvait entendre des murmures joyeux et sentir l'odeur du pain chaud juste cuit. Attirée par ce doux fumet, Elizabeth frappa à la porte de la cuisine avant d'entrer. A sa vue les murmures se turent et tous s'inclinèrent respectueusement devant la maîtresse des lieux. Jenny qui était attablée en compagnie de plusieurs autres femmes de charge, s'avança vers elle.
" Je ne vous ai pas entendu sonner Madame, je vous prie de m'excuser."
L'air contrit de sa femme de chambre amusa un instant Elizabeth.
" Soyez sans crainte Jenny, je n'ai pas sonné, vous n'avez donc pu m'entendre."
L'air surpris de la bonne et des autres femmes présentes mit Elizabeth en joie.
" Qu'y a-t'il pour votre service Madame ?"
La cuisinière essuya rapidement ses mains enfarinées sur son tablier.
" Serait-il possible de déjeuner ?"
La cuisinière hocha la tête et donna rapidement des ordres pour que le repas soit prêt dans les plus brefs délais. Une autre femme sortit un plateau d'argent et commença à disposer couverts, tasses et assiettes pour le service d'Elizabeth.
" Si cela ne vous dérange pas, je préfèrerais déjeuner ici."
A ces mots, la bonne chargée du service faillit laisser tomber son plateau. Seule une grande expérience lui permit d'éviter la vaisselle brisée. La cuisinière s'inclina et reprit son office. Avec naturel, Elizabeth s'installa au bout de la table, devant une place laissée libre. Elle se servit elle-même une tasse de thé et voulut garnir une assiette de petites patisseries juste sorties du four. La porte s'ouvrit et Mrs Reynols entra, suivie par une jeune lavandière présente dans le pièce au moment de l'arrivée de Mrs Darcy qui était partie l'avertir. La voir ainsi attablée au milieu des domestiques de Pemberley la laissa sans voix. Jamais en trente cinq en service, elle n'avait vu une lady dans une cuisine. Elizabeth s'avança à sa rencontre et la salua, l'invitant à se joindre à elle pour le petit déjeuner. Le naturel et la gentillesse d'Elizabeth la désarma, et sans même y penser elle se retrouva assise à côté d'elle. La jeune femme lui servit elle-même le thé et s'enquit du parfum de confiture qu'elle préférait pour ses tartines. L'étonnement passé, les domestiques s'étaient rassises autour de la table et se hâtaient de terminer leur déjeuner. Parfaitement à son aise, Elizabeth beurrait ses tartines et goutait avec plaisir à toutes les patisseries que lui présentait la cuisinière, comme si sa présence en ce lieu était parfaitement normal. Mrs Reynolds s'était bien gardée d'intervenir en présence des nombreux domestiques, mais la conduite de Mrs Darcy lui semblait fort peu appropriée. Lorsque la cuisine se fut vidée de ses occupants, l'intendante prit la parole.
" A-t'on refusé de vous servir au salon ?"
Elizabeth la regarda avec étonnement et secoua la tête en signe de dénégation. Devant l'air d'incompréhension de l'intendante, la jeune femme crut bon de s'expliquer.
" A vrai dire, je pensais vous trouver dans la cuisine lorsque je suis descendue. Je pensais que vous preniez vos repas à l'office. Les bonnes odeurs et la douce chaleur du lieu m'ont incité à rester. Cela m'a semblait être une bonne occasion d'apprendre à connaître le personnel du château."
Mrs Reynolds lui expliqua qu'elle possédait un petit bureau où elle prenait ses repas et d'où elle dirigeait la maisonnée.
" C'est à sujet que je souhaitais vous voir. M Darcy m'a avertie de son départ prochain et souhaite qu'en son absence je m'occupe de Pemberley."
Mrs Reynolds acquièça. L'intention d'Elizabeth était louable mais l'initiative qu'elle avait prise en s'installant à même la table de ses domestiques pouvait s'avérer désastreuse pour son autorité. Tandis qu'elles se levaient, Elizabeth poursuivit :
" Je souhaite donc que vous m'entreteniez de toutes les tâches qui incombent à la maîtresse de Pemberley. Je m'en remets à vous."
L'air grave de la jeune femme montra à Mrs Reynolds toute la bonne volonté et l'envie de bien faire de la nouvelle Mrs Darcy. Elle s'inclina respectueusement et l'entraina à sa suite dans son bureau. Elizabeth détailla avec intérêt la petite pièce. On aurait dit une cellule monastique. Les murs étaient blancs et propres. Une petite fenêtre apportait de la clarté. La pièce était meublée simplement d'un bureau et de deux chaises. Une large armoire occupait tout un pan de mur. Mrs Reynolds s'en approcha et l'ouvrit avec une petite clé qu'elle sortit de sa poche. Elle s'empara d'un lourd trousseau de clés qu'elle tendit à Elizabeth. Il devait bien peser une livre et la plupart des clés semblaient anciennes.
" Afin de débuter votre instruction, si vous me permettez l'emploi de ce mot, je vous propose de vous montrer toutes les richesses du château."
Le reste de la matinée fut donc occupée à visiter Pemberley de fond en comble, du grenier où étaient entreposé du mobilier, l'aile de réception qui servait trop peu souvent au goût de Mrs Reynolds, et les diverses pièces de réceptions du rez-de-chaussée. Chaque armoire, chaque vaisselier, chaque placard fut ouvert et le contenu détaillé à la pièce près par Mrs Reynolds. Elizabeth l'écoutait religieusement, regrettant parfois de ne pas avoir pris un carnet afin de noter les observations de l'intendante. Elle s'efforçait néanmoins de graver dans son esprit le plus de détails possibles. Au détour d'un couloir, elles croisèrent M Darcy. Il salua Mrs Reynolds et entraina son épouse un peu à part. Il semblait agité et soucieux.
" Je m'inquiétais de ne point vous voir ce matin. J'ai interrogé les domestiques et une femme de chambre m'a répondu que la dernière fois qu'elle vous avait aperçu, c'était à la cuisine en train de prendre votre petit déjeuner."
Elizabeth baissa les yeux. L'intendante lui avait déjà fait remarqué toute l'incongruité de son comportement de ce matin, mais elle ne pensait pas que M Darcy fut si rapidement au courant.
" Je vous l'ai déjà dit, vous n'êtes plus à Longbourne. Ce type de conduite ne peut que vous être nuisible ici. Toute la domesticité est au courant que Mrs Darcy prend ses repas à l'office comme une vulgaire femme de chambre."
Elizabeth serra les dents. Elle avait fait une erreur, elle en était consciente. Mais elle trouvait que son époux manquait cruellement de patience à son égard et le lui fit remarquer.
" Peut être me trouvez-vous injuste mais sachez que j'agis dans votre intérêt. Je ne serais pas toujours là pour vous protéger."
" Faites-vous allusion à Lady Catherine ?"
M Darcy blêmit. Il avait espéré qu'Elizabeth oublierait l'incident survenu le soir de leur mariage et qu'elle ne poserait pas davantage de question.
" Ce n'est ni le lieu ni le moment pour évoquer cela. Je ne peux m'attarder davantage, une affaire urgente m'attend. Je serais de retour pour dîner."
Elizabeth le regarda s'éloigner. Venaient-ils d'essuyer leur première dispute ? Elle ne saurait le dire. Mrs Reynolds avait observé la scène de loin. Elle se doutait que la scène de la cuisine était déjà parvenue aux oreilles de son maître et qu'Elizabeth venait d'en faire les frais. Pourtant elle arborait un air tranquille et elles reprirent leur déambulation dans le château comme si de rien n'était. Lorsque la visite et l'inspection furent terminées, il était près de quatorze heures. Elizabeth s'enquit auprès de la cuisinière pour savoir si Georgiana avait déjà déjeuné. Une réponse affirmative engagea Elizabeth à convier Mrs Reynolds à partager sa table.
" Si cela ne présente aucun inconvénient à mon rang bien entendu."
La remarque fit sourire l'intendante.
Le déjeuner fut vite expédié et les deux femmes continuèrent la visite de Pemberley. Le début d'après midi fut consacré à l'office où Mrs Reynolds lui expliqua ce qui était traditionnellement servi à la table de Pemberley. Elizabeth était surprise. Certes la richesse du domaine permettait une grande diversité de mets, mais elle ne s'était pas attendue à trouver des produits exotiques dans le garde-manger du château. L'intendante lui expliqua qu'elle disposait de nombreux fournisseurs jusqu'à Londres, capable de lui trouver des oranges en une journée par exemple.
" Il arrive aussi que Miss Georgiana préfère prendre un chocolat chaud lors des froides journées de décembre, plutôt que l'habituel thé."
Elizabeth était déconcertée. Même si elle n'avait jamais manqué de rien à Longbourne, leur table n'avait pas été aussi bien ni aussi richement garnie que celle de Pemberley. Se souvenant des paroles de son époux, elle se reprit.
" Pemberley n'est pas Longbourne. Le chocolat, les oranges, tout cela est monnaie courante."
Elle garda cette réflexion pour elle.
" Quel est le plat préféré de M Darcy ?"
Voilà bien une chose qu'elle ignorait totalement. Mrs Reynolds sourit.
" M Darcy a une préférence pour l'agneau."
Elizabeth enregistra précieusement cette information.
L'intendante présenta ensuite la liste des repas prévus pour la semaine à la jeune femme qui l'examina avec soin.
" Souhaitez-vous apporter une modification Mrs Darcy ?"
La cuisinière attendait les instructions.
" Demain midi, à la place du boeuf vous servirez de l'agneau."
Mrs Reynolds sourit. Elizabeth fit encore quelques modifications mineures et valida le reste. Dès lors l'habitude fut prise et le nouvelle Mrs Darcy commanda les repas de Pemberley à la manière de Lady Anne.
Lorsque cinq heures sonna, Elizabeth prit congé de Mrs Reynolds. L'intendante semblait satisfaite de la présence d'esprit de sa jeune maîtresse. Elle avait craint que M Darcy ne se marie avec une jeune écervelée, dont la beauté et le babillage lui aurait fait tourné la tête. Fort heureusement, Mrs Darcy était une personne bien faite, tant sur le plan de la beauté que de l'esprit, et elle se réjouissait fort qu'elle règne sur Pemberley. Elizabeth de son côté louait la chance d'avoir Mrs Reynolds pour l'épauler. Sa mère ne l'avait aucunement préparée à tenir le premier rôle dans une maison de cette importance, et les conseils et l'expertise de la vieille intendante se révélaient d'autant plus précieux. La jeune femme se dirigea vers le salon de musique où elle espérait bien trouver Georgiana. A peine se fut-elle engagée dans le couloir que la sourdine du pianoforte se fit entendre. Elizabeth resta quelques instants derrière la porte à l'écouter jouer, ayant peine à interrompre de si belles envolées. A la fin du morceau, elle frappa doucement et entra. Les joues roses et les yeux brillants de Georgiana lui firent grand plaisir. La jeune fille se leva pour accueillir sa nouvelle soeur. Elizabeth la félicita pour sa jolie mine et pour l'exécution de son morceau.
" Je dois aussi vous présenter mes excuses pour vous avoir délaissé toute la journée. Si vous le voulez bien, nous passerons la soirée ensemble, je crois que votre frère ne sera pas des nôtres avant tard dans la soirée."
Les deux jeunes femmes prirent le thé dans le salon de musique et discutèrent des progrès et des difficultés de Georgiana sur des différents morceaux. Elles ne se séparèrent qu'une heure avant le dîner, le temps pour elle de se préparer.
De retour dans sa chambre, Elizabeth sonna. Elle avait envie d'un bain. La joviale Jenny ne se fit pas prier et peu de temps après la baignoire était remplie. Elizabeth plongea avec délices dans l'eau chaude. Dans sa tête se bousculaient mille pensées. Elle le sentait, Pemberley était un endroit qui devenait cher à son coeur et son désir de bien s'en occuper n'en était que plus grand. M Darcy comptait sur elle et elle ne comptait pas le décevoir. Un rapide coup d'oeil à la pendule lui rappela que sa jeune belle-soeur l'attendait pour dîner.
