Ce chapitre a été écrit par Natacha


Bon. Il a accepté. Je fais comment moi ? On part gentiment main dans la main aux yeux de toute l'université ?

N'importe quoi. Je vais devoir lui faire un plan de chez moi.

Il est retourné en cours et je me tiens la queue aux chiottes. Rien que le fait de savoir qu'il a accepté me bloque pour pisser.

Je me rhabille et je me lave les mains, me coiffe les cheveux, me sourit à mon beau reflet et sort des toilettes.

Je pars ensuite à mon bureau ou je marque un plan jusque chez moi pour le donner à Thomas. Et je lui écris un message même s'il est en cours.

Tu viendras ensuite dans ma classe pour que je te donne le plan pour aller jusque chez moi.

On partira à des horaires différents dont moi en premier.

D'accord ?

Ian

Je pose mon téléphone et je rédige la fin du plan. Ce n'est pas très bien dessiné, ni bien expliqué, mais ça fera l'affaire.

Mon portable vibre et c'est Thomas qui me répond. Tu n'es pas censé être en classe toi ?

D'accord, je serai là à la fin de mon cours. C'est bientôt terminé.

Thomas

On ne signe que par nos prénoms maintenant. C'est déjà un bon point. Ça avance lentement mais sûrement. Vaux mieux ça pour le moment.

Après la fin des cours, Thomas arrive et je lui donne le plan.

— Pars cinq minutes après que j'ai quitté la classe. D'accord ?

— D'accord.

Je prends mes affaires. Et je pars chez moi. Je rentre tranquillement et j'arrive relativement vite chez moi. Je range de façon expéditive et ça cogne à la porte.

Je fais entrer Thomas. Et l'installe au salon. Je m'assois à ses côtés et nous discutons quelque temps autour d'un verre de vin qu'il a accepté.

— Alors, qui t'a fait ça ?

Je pose mon verre et prends de quoi le désinfecter. Je pose mes mains sur son menton et commence à le soigner sous sa surprise et sa grimace. Sûrement de douleur.

— C'est les joueurs de foot. Ils m'ont cherché et ma réponse ne leur a pas plu.

— Tu t'es sûrement montré plus rusé qu'eux. Ils n'ont pas apprécié.

Il hoche légèrement la tête et je finis de le soigner. Je reprends mon verre et je bois mon vin. Sans le lâcher du regard.

— Est-ce que vous allez les faire virer ou les punir ?

— Bien sûr. On ne passe pas à tabac des élèves de l'université sans avoir des conséquences. Chaque acte à des conséquences.

Il hoche la tête et bois une gorgée de vin, puis s'en renverse sur lui, ce qui me fait rire. Je me lève et vais lui chercher une serviette puis revient l'essuyer doucement.

Nos visages sont proches et j'hésite à faire le premier pas. Il n'arrête pas de s'excuser et ça me bloque en même temps de m'énerver.

Je lève la tête et stoppe mes mouvements pour l'essuyer.

— Ce n'est rien Thomas.

Il me regarde et nos yeux se fixent les uns dans les autres. Sans même qu'il s'y attende, je pose mes lèvres sur les siennes et l'entraîne dans un baiser violent sans entrer dans le hard.

Il écarquille les yeux puis les ferme.

Et prolonge mon baiser.