-Le peuple ne réclame qu'une seule chose. LA MORT ! Tuons l'auteuse ! Roussette t'es foutue, tes lecteurs t'ont vus toute nue... Pourquoi j'ai écris une rime aussi pourrie ?
-Kwaaa ? Tu m'as vu à oilpé, Linda ? Tu sais mon horrible secret ? Que j'ai un grain de beauté en forme de grain de beauté sur l'omoplate ? Naoooon, mon grand secret !
-... Bon, on va te trucider. Tous les lecteurs le veulent pour tes cliffhangers débiles. T'es fichue.
-Naoon ! Laissez moi le bénéfice du doute x) on verra après si vous me détestez ? Je penche pour oui.
...
Merci à tous ceux qui laissent des reviews, cela réchauffe mon petit coeur meurtrit et glacé par un abus de Titanic. J'vous aime. Ce chapitre est à lire avec What Now de la géniale Rihanna. Ouais, j'aime Rihanna, c'est une reine x)
-A moi ! One piece... Ne nous appartiendra jamais ? Alors en attendant, on viole méthodiquement tous les personnages avant de les rendre lobotomisé ou un mot pratiquement homophone, à Oda. If you know that i mean U.u'
Par ce temps cher mon corps est consumé,
J'ai peu mangé, encore moins humé ;
Et si je suis d'être en ce monde las
La cause y est ; faim me tient en ses lacs ;
Souvent à Dieu l'ai dit et résumé.
Roger de COLLERYE.
*£$QUEEN$£*
« Ne me touchez pas !
L'homme continue de s'approcher de moi, je me roule en boule dans un coin du grand lit. En vain, il attrape ma frêle main, je me contorsionne pour échapper à cette prise pourtant faible, mais démoniaque. Ses doigts boudinés et mous qui m'inspirent de l'horreur frôlent lentement ma main, un sourire vient fendre le visage grotesque à la lueur de chandeliers d'ors fastueux. Je hais cet endroit, il m'inspire la crainte la plus profonde, un sentiment si fortement enraciné dans mes entrailles sous nourries que je suis paralysée mentalement. Mon cerveau a cessé de fonctionner, abrutit par les drogues, tous mon esprit est focalisé sur la même idée… Pas ça. Jamais ça.
-Arrête de gigoter ! Tu m'écoutes !? Arrête, cela m'ennuie !
La deuxième main vient me gifler si fort que je suis sonnée et retombe sur le matelas à demi consciente. Je me sens à basculer vers des ténèbres qui m'effrayent tandis que mon agresseur arrache sèchement mes vêtements. Personne.
Il n'y a personne pour me venir en aide. Personne. Des paires d'yeux sont rivées vers moi, ma vision troublée en décompte peut être le double, mais je sais qu'on me regarde. Impassible, des poupées de porcelaine qui sans un mot me laissent entre les mains d'un bourreau, un monstre. Je le repousse encore, flanque des coups de talons désespéré contre un monstre, un titan contre lequel je n'ai pas le moindre pouvoir.
Une autre gifle, puis une autre, et encore un autre, les bagues de mon tortionnaire viennent entailler ma peau de part en part de mon visage. Il tient encore ma main, je la secoue pour échapper à son emprise, il la tient bien et d'un geste déchire ce qui reste de mes vêtements en lambeau. Je pousse un cri bien vite mu en gémissement de terreur quand je vois le regard de mon bourreau. Ce regard salivant obscène qu'il porte sur mes formes de préadolescente m'effraye. Je n'ai beau avoir que treize ans, je sais pourquoi il m'a faite venir dans sa chambre en compagnie de toutes ces autres personnes muettes. Si je ne fais rien, un jour je deviendrais une de ces belles statues de cires vidées de toute émotion qui aura subit les assauts immondes d'un monstre inhumain.
Je ne vois plus aucun aspect humain en lui, ses yeux globuleux pointés sur mes seins que je cache d'une main, la bouche molle de crapaud ouverte et qui murmure en chantonnant :
-Ne bouge pas mon pinson. Mon joli petit pinson, tu es à moi ! Ta vie ne t'appartiens pas, tu es toute à moi. Et maintenant je vais en profiter.
Je sens de l'eau couler sur mes joues. Ce sont mes larmes. Je ne pleure pas souvent, mais je ne peux pas accepter l'horreur qu'on veux m'infliger. Le monstre est entrain de retirer son pantalon précieux. D'un claquement de doigt, d'autres mains viennent saisir mes poignets et mes chevilles. Les poupées vides ne seront pas spectatrices passives de mon viol. Elles seront les complices. Je sanglote en me débattant entre leurs mains. Où courir ? Où fuir ? Lever la main sur l'Homme me vaudrait la mort.
-Pitié… pitié… messire… Je vous en supplie… Je vous en conjure…
-Assez ! Tu m'agaces avec tes jérémiades ! Si tu me satisfais, je ferais de toi ma troisième épouse, ma jolie princesse.
Il n'a pas la moindre pitié pour moi, ni la moindre miséricorde, ma peur semble amuser mon tortionnaire au plus au point. Mes suppliques n'y changeront rien, cela est vain.
Pendant que je pleure, m'échine à échapper aux mains froides, infernales et dénuées de vies, le monstre plie soigneusement son pantalon. Il y prend son temps, craignant de froisser la soie… car à ses yeux, ce pantalon est plus précieux que moi. Je suis écœurée, une bile amère remonte dans ma gorge. Pas ça, tous mais pas ça. Par pitié…
Quand sa besogne est finie, l'homme à quatre pattes sur le matelas se dirige vers moi. Une bête sauvage, rien qu'à voir son regard brûlant, je me débats encore entre les mains froides qui me griffent pour me retenir. Le monstre s'arrête, un filet de bave coule à la commissure de ses lèvres pour s'écraser sur ma poitrine nue et offerte de force. Je réprime un frisson de dégoût et d'appréhension, anticipant dans l'horreur et la soumission la plus totale les évènements à venir. Pas ça.
Pas ça.
Il fond vers moi.
-NON ! PAS ÇA !
Tout explose autour de moi. »
*£$QUEEN$£*
J'ouvre les yeux. Aveuglée par la lumière subite je les ferme subitement, ma vision entachée de points jaunes dansant lentement. D'où vient une telle lueur ? Pas de Lugubra. Il pleut depuis plus de quinze jours sans fin, et quand bien même la pluie aurait cessé, jamais le soleil n'a brillé avec une telle intensité. L'embrun marin vient caresser ma joue, je sens le sel sur mes paupières et les ouvre plus doucement pour ne pas foudroyer mes yeux d'avantage. Je suis sur ce qui semble être un bateau, logique quand on sent l'air marin. Il y a deux paires de bottes noires juste en face de moi. Je devine facilement leur détenteur. Que fais-je sur le bateau de Mihawk, avec lui qui plus est, alors qu'aux dernières nouvelles j'avais clairement exprimé le désir de le tuer ? La première raison était sans doute celle de venger moi-même le père de Will, mais la seconde –inavouée- avait pour but de mettre fin aux jours de l'homme au courant de mon secret. Je ne me souviens que d'avoir utilisé le haki suprême, ensuite, plus rien.
Que fais-je donc sur sa barcasse ?
Je lève les yeux vers le corsaire, il semble se rendre compte que je suis réveillée, mais ne bouge pas d'un cil, ne craignant pas une réaction violente de ma part. Ou si du moins il en craint une, il semble penser être en mesure de me contrer. Cela me vexe et je veux sauter sur mes pieds pour lui faire ravaler ses pensées. Seul petit problème, je ne peux pas bouger. Cela n'a rien à voir avec la faim qui me tiraille encore le ventre, ou une quelconque hypoglycémie… non, je suis attachée.
Effrayée, je gigote sur le plancher pour tenter de me défaire des liens en cordes qui me saucissonnent comme un paquet. Fini la politesse.
Putain… Qu'est-ce que je fous sur sa satanée barcasse, attachée ?
-Hey… quémande-je la gorge sèche.
Avec le peu de salive que j'ai, j'humidifie ma langue pâteuse et mes lèvres pour articuler plus clairement.
-Merde… je fous quoi là ?
Il ne répond pas toisant obstinément l'horizon, en me traînant sur le sol, je replie mes genoux vers moi pour avancer et m'approcher du brun mutique. Je vais lui tirer les vers du nez, et ce, avant d'en finir avec lui une bonne fois pour toute.
-Pourquoi on a quitté Lugubra ?
-Tu le verras bien assez tôt.
Le ton froid et indifférent avec lequel il me répond n'inspirerait que la crainte chez la plupart des hommes. Mais moi, je suis trop remontée, trop en colère, trop haineuse, pour n'avoir qu'à un instant un soupçon de crainte envers lui.
-C'est pas une réponse, bordel ! Détache-moi et ramène-moi chez moi !
-Je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi, petite. Et Kuraigana, est chez moi. Tu y as peut-être habité parce que je tolérais ta présence, ce n'est plus le cas.
…
-Et maintenant ? rétorque-je acide.
-Maintenant, je ne compte pas abriter sous mon toit une personne en plus qui souhaite ma mort. Il y a déjà Roronoa, cela suffit.
-Tu vas me tuer ?
Je n'ai eu aucune crainte à dire ces mots. Je les ai plutôt prononcés, détachée, comme une fatalité. Une épée de Damoclès qu'une partie de moi –dont j'ignore encore l'intensité- souhaite voir s'abattre sur ma tête. Que quelqu'un me tue, car je suis trop lâche pour le faire moi-même. Je n'ai pas le courage de toucher une détente ou un poignard, et assez de fierté pour ne pas laisser n'importe quel pirate me couper la tête. Etrangement, je me dis que si c'est le Grand Dracule Mihawk -pour qui mon corps et ma tête brûlent de haine-, qui me donne la mort cela sera moins pathétique.
Le corsaire se penche en avant, son regard implacable de faucon vient croiser le mien. A-t-il réellement la mort dans les yeux ? Je l'ignore, cependant si ces deux prunelles étranges sont la définition que l'on donne à la mort, alors ce sont elles que je veux regarder en face au moment de mourir.
-Crois-tu vraiment que si j'avais l'intention de te tuer, je le ferais au beau milieu de l'océan gamine ? J'aurais très bien pu te tuer à Lugubra, tu étais évanouie, le coup aurait été fatal et net, tu n'aurais pas souffert.
-Je te connais Mihawk… Tu as trop de fierté et d'honneur pour t'abaisser à tuer quelqu'un de soumis. Maintenant que je suis consciente, tu pourrais avoir une raison pour me tuer.
-Peut être… Mais tu n'es pas un animal qu'on mène à l'abattoir.
Il n'ajoute plus rien, le regard fixé sur une île luxuriante qui se rapproche rapidement, trop rapidement. Maintenant que j'ai la quasi certitude qu'il se refuse à me tuer, j'appréhende ce qu'il a en tête. Qu'a donc cette île en particulier pour m'y emmener, ficelée qui plus est ? Une base marine ? Du temps où j'étais encore simple pirate, j'aurais comprit sa démarche de me livrer, mais maintenant que je suis légalisée, cela n'a plus le moindre sens. Mihawk met pied à terre quand sa barque atteint le sable d'une crique. Je ne crois pas que cette île soit habitée, je n'ai pas vu d'habitation. Mourir ne me fait pas peur. La mort est une fatalité à laquelle tout être se soumet, une loi de la nature, mais l'ignorance est bien plus effrayante. Je me méfie de ce que l'homme que j'ai tenté de tuer, prépare.
Après avoir arrêté son bateau d'un geste, il se tourne vers moi ligotée. Il s'approche, j'ai le reflexe de me reculer, craintive par anticipation, mais me reprend. Il ne me fera pas de mal. Le plus grand mal a déjà été fait… au moment même où il a retiré ma serviette pleine de sang dans sa salle de bain. Le meilleur escrimeur du monde tire sur le cordage qui me tient attachée et me jette sur son épaule.
-Ne me touche pas ! Je t'ai dis de ne plus jamais me toucher ! Jamais ! hurle-je en me débattant.
-Oh, mais cela est nécessaire, sauf si tu préfères que je te traîne sur le sable comme un filet de pêche ? Je vais rapidement te déposer.
En effet, chose dite, chose faite, il me lâche littéralement sur le sable au beau milieu de la crique comme un sac, puis se frotte les mains.
Que va-t-il faire maintenant ? Sa fidèle épée est restée dans la barque pour faciliter mon ''transport''. J'appréhende, mais me fige en voyant que Mihawk se retourne, comme pour partir… Il va m'abandonner… ici… sur une île déserte comme un chien qu'on attache à un arbre parce qu'il devient encombrant ? Bordel.
-Tu me jettes c'est ça, maintenant ? Je ne t'intéresse plus, je ne suis plus mignonne donc tu m'abandonnes, raclure ?!
Le corsaire ne m'adresse même pas un regard, en fouillant dans ses poches :
-Tu as tenté de me tuer. Il y a des choses qui outrepassent ce que je peux supporter, celle-ci en fait partie.
-Tu es un faible ! Je n'ai que faire des gens comme toi, rétorque-je buttée.
-Si j'avais tué, tous ceux que je jugeais faible, tu ne serais pas vivante gamine, peu de gens le serait.
-Alors tue-moi ! J'en ai rien à battre de ta miséricorde, va te faire foutre ! Tue-moi, un mal comme un bien, au moins je serais morte une fois pour toute !
-Cesse de dire ça ! éclate-t-il soudainement en me faisant sursauter malgré moi. La vie est plus précieuse que tu ne sembles le penser ! C'est un cadeau, ne le gâche pas.
-Dixit l'homme qui tue par ennuis ?
Je toise Mihawk, tout du moins son dos, il continue d'avancer vers sa barque ma laissant ficelée sur le sable. Je tente de me redresser mais glisse en manquant d'équilibre les membres ligotés.
-Je n'ai pas à me justifier auprès de toi. Si je n'ai pas de raison à trouver à moi-même sur ce que je fais, je n'ai aucune raison d'en trouver une pour toi. Tiens… et tiens.
Alors qu'il fouillait finalement dans la barque à défaut de trouver ce qu'il cherchait dans ses poches, il me lance un premier objet puis un deuxième. Un revolver et un log pose.
-La vie est précieuse, tu parles. Tu me largues sur une île déserte car tu ne peux plus m'assumer. Tu me files une arme, simplement car tu n'as pas le courage de me tuer toi-même ! Enfoiré ! Tue-moi ça vaudra mieux pour moi. Tu sais ce que je suis, ça te dégoûte, n'est-ce pas ? Hein ? Avoue !
Il se retourne lentement, me jetant un regard dénué d'expression.
-Tu ne me dégoûtes pas, ce que tu es ne me dégoûte pas. Ce que tu es devenue me répugne. Aucun être sur cette Terre ne peut choisir aussi simplement l'absolu de la mort. Si tu refuses de te battre j'ai perdu mon temps avec toi. Aujourd'hui, je n'ai plus assez d'intérêt envers quelqu'un dans ton genre pour éprouver un tel sentiment. C'est pourquoi je te donne le choix, petite.
D'un geste négligeant, il désigne l'arme et l'objet de navigation précieux à mes pieds, je les fusille, puis lui :
-Quel choix ? Une balle dans la tête ou crever de soif et de faim ici en plein soleil ? C'est clair que j'ai des raisons de me battre pour une destiné aussi mirobolante ! Epique !
-Ecoute-moi bien gamine. Selon la coutume pirate, je n'ai laissé dans ce revolver, qu'une balle. Cette ile n'est pas déserte, il te suffit de traverser la plage et tu atterriras sur une ville. Libre à toi de te servir de la dernière balle que ton ennemi te laisse. Libre à toi de rejoindre la ville. Tout est une question de choix. Vivre ou mourir.
-Je te hais…
-Je m'en doute, répond le corsaire du tac au tac pas le moins peiné du monde par mon commentaire.
Mihawk se retourne enfin. Il en a fini avec moi, c'est bon. Le meilleur escrimeur du monde mouille sa barque dans la baie, les bougies vertes s'allument, il va s'en aller et me laisser là. Il se risque à un dernier coup d'œil vers moi :
-Au revoir, petite, ajoute-t-il finalement à mon grand désarroi.
Je m'en veux sur le coup d'avoir pensé une seconde qu'il reviendrait sur ses pas trouvant mon sort trop pénible, peut-être qu'il me transpercerait d'un coup d'épée pour m'apporter enfin une délivrance. Mais non… il se contente d'hocher la tête apparemment satisfait de mon silence et de monter dans le cercueil flottant.
-SALOPARD ! Va crever ! Je te retrouverais et te tuerais. Je te tuerais Mihawk, tu m'entends !? Je vais te tuer ! Crocodile ensuite !
Les yeux faucons si ternes et sérieux de l'homme que je déteste pétillent. Un fin sourire étire ses lèvres pâles, et se penche sur le rebord de sa barque s'éloignant au gré des vagues pour me regarder :
-Alors si tu veux me tuer, vis. Vis par vengeance, peut-être dans l'unique but de mettre fin à mes jours, mais cette motivation est suffisante pour moi. Te forcer à vivre n'était pas la bonne solution. Maintenant que tu as fait ton choix, sache que je vais me mettre à la recherche de l'homme sable. Si tu veux tuer de tes mains, chacun de nous, retrouve-le avant moi. Le jeu te tente-t-il ?
Il n'a pas besoin de réponse orale, mon regard brulant de rage suffit. Mes poings se crispent alors que le radeau morbide s'éloigne, son détenteur disparaissant dans l'horizon garde son sempiternel sourire provocateur. Je me hisse tremblante de colère sur me genoux, puis sur mes pieds malgré les cordages avec lesquels le corsaire m'a attaché.
De ma botte j'écrase dédaigneuse son log pose, qui éclate sur le sable. Je me saisis du revolver en me contorsionnant dans mes lien et tire l'unique balle vers lui en sachant pertinemment vu la distance qu'elle ne l'atteindra pas. La cartouche vidée, je jette l'arme à l'eau d'un coup de pied :
-J'ai pas besoin de toi ! Tout ce que tu m'as filé je m'en suis débarrassé, connard ! En plus d'être faible, tu n'as pas de cœur enfoiré ! Tue-moi ou c'est moi qui te fera claquer ! Une fois que ce sera fait, je reviendrais chercher mes perles chez toi !
L'homme s'est déjà retourné sur son fauteuil de bois sculpté ne s'intéressant plus à mes cris. Mais je sais qu'il les entend.
-JE VAIS VIVRE ! POUR TE TUER ! T'as pas le droit de m'abandonner comme un chien, salopard ! J'TE HAIS ! JE TE BUTTERAIS ! PERSONNE D'AUTRE SUR CES FOUTUS MERS NE LE FERA A PART MOI ! Je te hais ! Je te hais…
Je tombe à genoux. La rengaine acide se répète en boucle dans ma tête, je le hais. Je le déteste. En dépit de tous ce que je lui fais subir… de tous ce que je lui dis… il s'évertue à me garder en vie. Si ma vie venait à déraper… comme maintenant, je voulais un bourreau, pas un sauveur. Les amis se sauvent entre eux…
Je ne voulais pas d'un ami… J'en ai pas besoin…
Je tombe sur le sol, face contre sol en avalant du sable sur le coup. Mes yeux brûlent, mais cela n'est pas dû à l'irritation des grains, je pleure, encore. Je ne voulais pas d'un ami. A mes yeux, Mihawk n'était pas ça, mais j'ai tissé des liens avec lui, il s'en est rapproché. Désormais les Parques ont rompu ces liens comme on coupe le fil de la vie, et tout ce qui me rattachait à une des personnes les plus chères de ma vie, n'est que poussière. Et dire que tous ça, est entièrement de ma faute.
Je frappe le sable d'un coup de talon à défaut du poing. Quand je pense que je cherchais chez le corsaire la sécurité. La sécurité de savoir qu'il m'arrêterait, si je commençais à tout détruire… il ne m'a pas empêché, il m'y a encouragé. Je fais du mal à ceux que j'aime, je détruis tous ce que je touche, mue par des pulsions violentes. Je ne sais réfréner toute cette haine en moi. J'en ai peur et cauchemarde depuis des mois, cette émotion si écœurante qui me constitue.
Mihawk l'a attisé comme on le fait avec un feu ronflant dans l'âtre d'une cheminée. Plus de retour en arrière possible, si je vis et me reconstruis désormais, c'est dans l'unique but de le tuer… dans l'unique but de le détruire.
Si je ne me relève pas pour ça, je ne me relèverais jamais.
Mon esprit ne doit pas être sain. Je suis intimement persuadée que je suis malade, une partie de moi, contrôlée uniquement par la chose se complait dans le malheur que je provoque. L'autre partie se bat contre ça. Aujourd'hui, je dois unir la partie que je combats depuis plus de dix ans avec l'autre pour me relever.
Je me relève pour détruire. Pour faire ce que je fais de mieux, toujours tous gâcher.
*£$QUEEN$£*
Après de multiples efforts, j'ai réussis à me débarrasser de mes cordes. Cela a été laborieux, et long. C'est après m'être échinée pendant une heure toute seule comme un vermisseau sur le sable que j'ai vu le verre du log pose et m'en suit servie pour trancher les cordes et me détacher.
Je coupe désormais la plage pour me diriger vers la ville. J'espère qu'il y en a une et qu'il ne m'a pas mentit. J'espère que ce n'est pas une ville pirate. Après tout, je suis désormais sans la moindre arme, ni le moindre sous, avec pour seule ambition un meurtre. C'est la seule chose qui me fait avancer, malgré la soif, malgré la faim. Je n'aurais de répit que lorsque celui qui fait vaciller la flamme de ma vie sera mort. S'il va chercher Crocodile, je partirais à leur poursuite. S'il tient sa promesse de venger le père de Will, je ne changerais pas d'opinion, jamais.
Il y a une forêt dans l'intérieur de l'île, je n'ai pas le courage de longer la baie plus longtemps. Il faut que je trouve de l'argent et une embarcation, au plus vite, je n'ai pas de temps à perdre. Je m'enfonce dans les frondaisons obscures de la végétation en sentant mes jambes trembler, non plus de rage, mais de fatigue.
Mon corps est affaiblit par mon jeun forcé et les maigres forces que j'ai recouvré à mon dernier repas, je les ai entièrement consommées en utilisant le haki. En restant dans un lit je ne dépensais pas la moindre énergie et pouvait m'affamer à ma guise. Plus maintenant, j'en ai besoin par cette chaleur humide et tropicale.
J'avise un cocotier, d'un coup de pied je fais tomber un fruit et le tranche en deux pour en récolter l'eau qui coule dans ma gorge sèche avec bonheur. J'arrache du bout des ongles ensuite la chair blanche et sucré, prête à me remettre en route. Sans encombre, je continue mon chemin dans la forêt luxuriante, -au bout d'un moment je finirais bien par en sortir de cette forêt, elle n'est pas si grande- en ne croisant pas beaucoup de danger. Je sens un pic désagréable de bile remonter en moi quand je me rends compte qu'il n'a pas choisit cette île par hasard. Même en me jetant comme un lot usagé, il semble vouloir se préoccuper de moi. Je n'ai pas besoin de sa pitié ou de sa clémence, les deux me laissent vivre.
Après ce qui semble une éternité à crapahuter dans les herbes hautes et entre les arbres je trouve enfin la ville.
De l'orée de la forêt, elle ne semble pas bien grande. La baie bleue ne semble –de ce que je vois- pas posséder beaucoup de bateau, l'essentiel est de se préoccuper de l'argent. Je descends sur le chemin principal et entre dans la cité. Comment trouver de l'argent ? Voler ? Je n'en ai plus le droit maintenant que je suis corsaire. Capturer des pirates ? Mais y en a-t-il ainsi qu'une base marine ? Je n'ai pas l'intention de travailler pour obtenir ce que je veux, je ne l'ai jamais fait.
Sur mon passage les badauds s'écartent méfiant ou effrayés. J'ignore s'ils reconnaissent mon visage ou ont-ils peur d'une étrangère, mais je m'en moque. Ce qui m'intéresse c'est de gagner le port. Je finis par arriver sur les quais au bout de plusieurs minutes de marche douloureuse pour moi, mon corps est encore malade et fatigué. Je ne vois aucun pirate, seulement des marins ou des pêcheurs abrités dans l'ombre d'un plaisancier fin et élégant. Ce dernier est d'une bonne taille, en bois clair et baptisé Concordia. Peut-être pourrais-je négocier qu'on me prenne à bord ? Les autres barques appartiennent à des pêcheurs ou des particuliers. Encore une fois, je n'ai pas l'intention de voler. La seule chose que je vole, ce sont les perles. Chose que je n'ai pas faite depuis un moment.
Je m'approche de l'équipage de marins en plein débat :
-… Mais puisque je vous le dit, quatre cents millions de berrys pour un mort c'est des conneries. La marine a craqué son slip. Personne ne va gober que ce mioche…
-J't'le dis ! Le Mugiwara est encore vivant, il va revenir du fin fond des enfers. On a trouvé le corps du bâtard de Gold Roger, mais pas le sien, il est sûrement encore vivant.
-Je suis d'accord, ajoute un vieil homme en jouant avec sa pipe. Ce gamin au chapeau de paille va certainement revenir… encore plus fort. La marine et nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer.
La dizaine d'homme assis en cercle sur des caisses en bois approuve les dires de l'aîné. Entre eux, un avis de recherche, celui de Mugiwara no Luffy, dont la prime a augmenté après la guerre au sommet. Ils ont l'air effrayés à cette nouvelle et ont certainement raison. Le chapeau de paille au dire de Zoro est effectivement en plein entraînement ce qui veut dire qu'il reviendra assurément beaucoup plus fort. Et que je dois aussi lui mettre la pâtée. Je dois me venger de pas mal de monde en fin de compte…
-Puis-je vous aider mademoiselle ? s'enquit le vieil homme en me jaugeant ayant remarqué ma présence après avoir clos son débat.
Les autres lèvent les yeux et se retournent surprit. Ils ont une suée en jetant un coup d'œil à l'affiche. Je sens poindre en moi autant de lassitude que de colère. Le baiser idiot de ce crétin d'homme élastique reste dans les mémoires… Je n'ai ni le courage, ni l'envie de justifier quoi que ce soit auprès de ces inconnus. Je cherche un bateau, point barre.
Mais c'est quand même super gênant et irritant quand une bande de quadragénaire bedonnants vous reconnaissent uniquement parce que vous avez été embrassé par un abrutit de pirate.
-Euh… oui… J'aurais besoin de me rendre en mer. Où est censé aller le Concordia ?
-Ah… s'exclame un des hommes. Ma petite dame, il reste à terre encore pendant un bout de temps. Tant qu'on a pas assez de passagers à faire monter, on risque pas de mouiller avant un bail.
Mihawk est partit vers le nord de ce que j'ai vu. Ce qui signifie que je suis sensée partir à sa poursuite dans cette direction. Si ce bateau ne part pas dans cette direction ou ne part pas du tout, je serais distancée.
-Dans combien de temps comptez vous partir ?
-Cela dépendra, mam'zelle, répond le vieil homme. Comme on vous l'a dit on attend des passagers. Si vous comptez monter à bord, faudra attendre et banquer.
-J'ai pas de quoi payer.
-Et pas de barque ? s'enquiert un des marins ironique. C'est un bout de corsaire ça ?
-Garde tes remarques pour toi, je garderais les miennes, le vieux.
L'autre me toise en fumant sa cigarette prêt à répondre, provocateur, mais il se tait en croisant le regard de l'ainé.
-On fait pas la charité, s'excuse à moitié le vieux. Je suis le capitaine de Concordia, et il n'est pas question qu'on vous laisse monter si vous n'avez rien pour payer. Désolé petite demoiselle. Revenez avec de l'argent.
J'ai un léger grognement de frustration en croisant les poings sous mes aisselles. Je fais demi tour et vais m'asseoir plus loin sur le ponton en réfléchissant.
Je ne fais pas peur à ces types. Je suis corsaire et je n'effraye pas ces hommes. La seule raison pour laquelle ils ont eu peur en me voyant c'était parce qu'ils m'ont reconnu comme la ''chérie'' du chapeau de paille. Je ne supporte pas ça. Dans le reflet de l'eau, je vois que les gens se sont méfiés de moi, vu l'air malade et revêche que j'aborde sur mon visage. Ces marins qui me regardent de loin goguenard ne sont pas impressionnés le moins du monde par ce que je suis. Et pour cause, ils doivent me trouver faible. Je suis certainement la Shichibukai la moins forte des sept, et ils s'en rendent compte. Je n'impressionne pas, je n'inspire pas le respect comme un Mihawk, ni la fascination comme une Boa Hancock ou la crainte comme Doflamingo. Il y a quelques semaines j'étais encore mignonne et on m'accordait ça. Maintenant, je ne ressemble plus à rien, fanée et épuisée. Je comptais jouer sur mon apparence kawaii –comme dirait Perona- pour me sortir de tous les mauvais pas. Maintenant… je n'ai plus qu'à devenir plus forte. Beaucoup plus forte.
Le Mugiwara s'entraîne, Mihawk est trop fort pour moi et Crocodile pratiquement hors d'atteinte. J'ai éveillé après des années mon haki. Je dois battre chacun d'eux. Le premier ne risque pas de me poser trop de problème, le second non plus, je connais ses points faibles, et le troisième aussi.
Il faut pour me venger que je m'entraîne, maintenant plus que jamais. Si je suis la plus faible des corsaires, je dois devenir l'une des plus fortes. Autrement, Akainu me virera sans aucune autre forme de procès.
Je me lève subitement et marche rapidement avec toute ma détermination vers l'équipage assis sur les quais.
-Alors mademoiselle, on a trouvé de l'argent subitement ? s'intéresse le vieillard capitaine.
-Non…
-Alors vous pouv-
-Non, l'interrompe-je. J'ai mieux à vous proposer.
Je sens mes doigts fourmiller prêt à l'exercice, je les pointe en avant et le nacre coule de mes ongles longs.
-Perlu Perlu, creating spark, grey round.
Aussitôt l'aragonite s'accumule dans ma paume et forme une perle brillante à peine plus petite que l'ongle de mon petit doigt. Elle est minuscule, pourtant l'équipage est ébahit, je la tends au vieil homme qui enlève ses lunettes.
-Boudiou… eh beh, eh beh…
-Cela suffira ?
-Pour sûr mam'zelle, vous pouvez monter. On devrait avoir assez de passagers dans le courant d'la semaine ou peut-être après, on partira à ce moment là. Bienvenue sur le Concordia.
-Très bien. Où se dirige le navire ?
-East Blue, le Baratie, on fera escale là-bas.
-Je vois…
Les pirates là-bas sont de faible niveau, mais en capturer un bon paquet me permettra de gagner de l'argent facilement pour aller m'entraîner ailleurs ensuite. Il faut un début à tous. Je deviendrais plus forte, je ne prendrais pas le train en retard. Je deviendrais la plus forte Shichibukai.
*£$QUEEN$£*
Remarques pas drôles de l'auteur :
Eh ouais, Queen reprend du poil de la bête. Z'allez voir, ça va être fantasmagorique *vérifie la définition du mot scientifique qui fait classe dans le dico* j'veux dire épique.
-Je vais te tuer. Tu les as séparé espèce de folle dingue ! Tarée !
-Qui a un autel dédié au Kolkhoze dans ses toilettes ?
-Touché.
Queen va donc devenir la plus grande Shichibukai ever... Ou pas x), j'ai deux trois pitites choses à lui prévoir pour l'en empêcher (allez voir mon Deviantart : The Doll Arc 2 pour avoir un putain d'indice)
LES MINIS HISTOIRES A CÔTÉ DE THE DOLL :
-Tu sais ?
-Que tu héberges la nièce de Akainu ? Oui je le sais, déclara Elastique Ardent.
Hatchin resta coit devant son ami. Le feu ronflant dans la cheminé renvoyait son visage découpé par quelques flammes faiblardes et le garçon ne sut discerner s'il semblait content ou pas.
-Je... je n'ai pas envie de la laisser à la mer. Je compte prévenir le roi Dalton et la cacher avec l'aide des Toubibs-100.
-Acceptera-t-il de garder sur son île une pirate ? La dictature du roi Wapol a certes prit fin grâce à des pirates, mais elle est potentiellement dangereuse. Encore plus pour nos activités. J'ai parlé avec Dragon.
-Que dit Dragon-dono ?
Hatchin n'osa pas songer à ce que leur meneur pouvait penser de tout ça. L'homme maîtrisant le vent était par trop effrayant et imaginer ne serait-ce qu'une seconde qu'il pourrait le punir pour sa bévue le fit s'étrangler avec sa bile.
-Il pense que tu as bien fait de sauver cette fille. De plus, selon nous, Akainu ne s'en occupe pas. Il fait déménager actuellement le QG de la marine vers le nouveau monde. Nous n'avons aucune raison de nous inquiéter.
Elastique Ardent, prit le temps de respirer avant de continuer :
-Il a de plus penser que tu étais assez mûr pour posséder Shinjetsu, tu la recevras bientôt.
Le coeur d'Hatchin manqua un battement. En tant qu'escrimeur, à son entrée chez les révolutionnaires et en vue de ses capacités exceptionnelles, on avait réservé un sabre pour lui... Et pas n'importe lequel. Puisqu'il s'agissait de Shinjetsu la lame blanche l'un des 21 Grands Sabres.
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !
Minis pousses !
La chauve souris/requin transgénique des mers des caraïbes !
