Auteur : JCM-EFD
Titre : La vérité par les mots
Rated : M
Couples : Draco et Harry, Neville/Blaise et Severus/Hermione
Genre : Romance /Drame
Situation : Cette fiction débute pendant la sixième année de nos chers héros !
Autres : Sirius Black est bel et bien mort pendant la cinquième année et Severus Rogue sera appelé ici Severus Snape. Et ce dernier donnera cours de potion et non cours de Défense contre les forces du mal !
Publication : Elle est passée à un chapitre tous les quinze jours pour l'instant. (Ou un chapitre minimum par mois selon nos emplois du temps)
Bêta correctrice : Archimède
Particularité :
1 : Cette folie est née d'un délire et d'une envie sur MSN…
2 : Cette fanfiction est écrite à 4 mains, les deux d'Emmoirel écrivent tout ce qui concerne Harry, les deux mains de Jes Cullen-Malfoy, elles, écrivent en revanche tout ce qui concerne Draco.
Voici la liste des personnages incarnés par nous (dans ce chapitre et dans les prochains) :
Emmoirel-For-Drarry: Harry, Hermione, Neville, Ron, Dumbledore…
Jes Cullen-Malfoy: Draco, Théo, Blaise, Pansy, Severus…
Note de Jes Cullen-Malfoy : Alors ? Et bien oui, vous ne rêvez pas, voici un chapitre où je serais, moi Draco Malfoy, la seule et unique vedette. Plus d'Harry, de Severus, de Blaise et Neville. Plus d'Hermione et autre personnage secondaire. Vous êtes heureux(se) pas vrai ? Je le savais... [Jes reprend son clavier et dit : Je m'excuse, Draco n'a plus toute sa tête. Dans ce chapitre, vous y retrouverez vos personnages préférées, bonne lecture !]
Note d'Emmoirel-For-Drarry : A pas beaucoup dormi ce weekend, a plus trop de cerveau pour réfléchir, donc je vous souhaite une bonne lecture et vous dis à plus bas.
Note d'Archimède : Je vous souhaite à tous une très bonne lecture !
Chapitre 33
POV Harry
La dernière heure de cours venait de prendre fin et je vis Hermione filer en vitesse. Moi je rangeais mes affaires tranquillement, sachant que je ne n'allais pas voir Draco avant le début de soirée. Tandis que je mettais mon manuel d'Histoire de la magie dans mon sac, Neville s'approcha de moi et ramassa un parchemin que je n'avais pas vu tomber de mes affaires.
- Tu as quelque chose de prévu maintenant Harry ? Me demanda-t-il en me rendant le parchemin.
- Non. Je suis seul jusqu'à après le diner. Il ne peut pas venir avant, répondis-je. Et toi ? Ajoutai-je.
- Non plus. Mais je me demandais si tu avais eu l'information que je t'avais demandée ?
Mes affaires rassemblées, je mis mon sac sur mon épaule et pris la direction de la sortie de la salle de classe, tout en disant à Nev qui me suivait :
- Oui, tu veux venir avec moi ? On en discutera dans ma chambre.
- Ok, je te suis.
En sortant dans le couloir, nous vîmes Ron discuter avec Seamus et Dean. Il me lança un regard froid et nous tourna le dos. La blessure, que je croyais fermée maintenant, se rappela à moi en voyant son attitude vis-à-vis de moi. Malgré le fait qu'il m'ait tourné le dos, j'avais encore du mal à admettre que j'ais perdu mon meilleur ami, celui-là même que je considérais comme un frère.
Ce fut Neville qui me fit réagir en me tirant par le bras pour reprendre notre chemin, alors que j'étais resté bloqué sur Ron. Je lui emboitai donc le pas tout en baissant la tête et en soufflant.
- Ca ne s'arrange pas entre vous, hein ? Me demanda mon ami en ralentissant le pas pour m'attendre.
- Non. Et je ne crois pas que ça s'arrangera un jour.
- Je sais que c'est difficile à accepter, mais arrête de te torturer l'esprit avec lui Harry. Laisse passer et profite de ce que tu as.
- Oui, tu as raison, je vais faire ça, lui répondis-je. Et sinon, tu as vu la dernière lubie des jumelles Parvati ? Lui demandai-je pour changer de sujet.
- Celle d'être la première à conquérir le cœur d'Anthony Goldstein ? Oui, mais si elles savaient qu'aucunes d'entre elles n'y parviendra, elles arrêteraient tout de suite.
- Comment ça, aucunes n'y parviendra ?
- Tu ne le sais pas ? Il sort avec Mandy Brocklehurst. Bon c'est vrai qu'ils sont discrets et n'étalent pas à tout va leur histoire, mais quand même, je pensais que toi tu l'avais remarqué.
- Eh bien apparemment pour ne rien montrer, ils ne montrent rien. Je n'avais vraiment pas vu qu'ils étaient ensemble.
- Et c'est pour ça que c'est marrant de voir les jumelles essayer de l'attraper dans leurs filets. Ca l'est moins pour cette pauvre Mandy, mais elle a confiance en Anthony, c'est pour cela qu'elle ne dit rien, et les laisse se ridiculiser.
Nous arrivâmes devant le tableau de mes appartements, je donnai donc le mot de passe et le tableau nous laissa l'accès à la porte.
- Mais dis-moi Neville, tu as l'air d'être un fin observateur. Y a-t-il d'autres choses que tu as pu constater et que personne ne sait, ou du moins très peu de personnes ? Lui demandai-je en ouvrant la porte pour qu'il entre.
- Je ne sais pas. Il faudrait confronter pour chaque élève les choses que tu sais sur eux avec celles que moi je sais. Et je pense que ce serait trop long à faire, donc ne compte pas sur moi pour faire ces comparaisons, finit-il en riant et en se dirigeant vers ma chambre.
- Ouais, tu as raison, laissons tomber.
Je le suivis dans la chambre et quand nous y fûmes, je posai mon sac au sol, près de la porte. Neville en fit autant et me demanda directement :
- Alors ? C'est quel jour l'anniversaire de Blaise ?
Je ris de son impatience et lui répondis sans le faire attendre plus :
- C'est le 7 décembre. Et si tu veux savoir, il est né en 1979.
POV Neville
- Tu es sûr que Malfoy t'as bien donné la bonne date Harry ? Demandai-je inquiet.
- Mais oui Nev, me répondit mon ami en se laissant tomber sur le dos sur son lit.
- Non parce que tu comprends, on n'est pas vraiment ensemble, mais malgré tout, je le trouve sympa et je voudrais lui faire plaisir avec le cadeau que je lui ai trouvé. Et je ne voudrais pas avoir l'air bête si ce n'est pas son anniversaire.
- Nev, arrête de t'en faire. Je ne vois pas pourquoi Draco m'aurait donné une fausse date. Détends-toi. On est vendredi soir et le week-end nous tend les bras.
- Tu as raison. En tout cas j'espère que ce que je lui ai acheté lui plaira. Verdict demain, dis-je en me laissant tomber moi aussi sur le lit.
Harry et moi étions chacun d'un côté du lit, dans le sens de la largeur. Nos épaules se touchaient et nos têtes étaient au même niveau. Nous pouvions nous regarder sans avoir à bouger.
Je fermai les yeux pour essayer de calmer mon stress. J'étais une vraie boule de nerfs depuis que j'avais acheté le cadeau d'anniversaire de Blaise. Je ne savais pas si ça allait lui plaire et s'il allait bien le prendre.
J'avais demandé à Harry s'il pouvait se renseigner auprès de Malfoy pour connaître sa date de naissance. J'avais envie de marquer le coup, de lui montrer que je m'intéressais à lui même si nous n'étions qu'un plan cul. Bon, sur le coup quand j'avais choisi quel cadeau j'allais lui offrir, j'avais trouvé l'idée sympa et originale, mais maintenant je n'étais plus très sûr de moi. Et je ne pouvais pas aller chercher autre chose, il n'y avait pas de sortie à Pré-au-lard le lendemain.
- Nev, arrête de stresser ! Je sens ta nervosité jusque là, me lança Harry en rigolant.
J'ouvris les yeux et les plongeai dans les siens. En le voyant là, si près de moi, je compris ce qui avait pu faire tomber amoureux Malfoy. Son regard si vert et si expressif était un véritable piège où il était facile de se laisser prendre. Je percevais la beauté de mon ami, elle me touchait, mais étrangement, ne m'attirait pas comme pouvaient l'être certains et certaines élèves.
- Promis je vais faire un effort pour me détendre, lui fis-je en lâchant son regard.
- Tu sais Nev, je connais un moyen implacable pour se changer les idées et se détendre.
- Ah oui ? Et quel est-il ? Le questionnai-je.
De quoi pouvait bien parler Harry ?
Je ne voyais pas ce qu'il y avait comme activité à faire à Poudlard qui pouvait détendre quelqu'un. Ici, à part les cours et les révisions, il n'y avait pas grand-chose à faire, mis à part se balader dans le parc. La seule chose que je connaissais ici qui pouvait avoir cet effet sur moi était nos parties de jambes en l'air avec Blai...
Merlin ! Il ne pensait quand même pas à ça ?
Et Malfoy dans l'histoire ? Depuis quand Harry le trompait-il ?
Je me redressai vivement et regardai mon ami avec un air horrifié en ouvrant grand la bouche. Sans lui laisser le temps de me répondre, je lui dis :
- Harry tu... tu ne penses quand même pas à... à... à ça ?
Il me regarda, surpris, et se redressa.
- Ben quoi Nev ? Ne me dis pas que tu as encore peur de monter sur un balai ? Tu sais, c'est vraiment super quand tu es là-haut à fendre l'air. En tout cas, moi, ça me détend. Mais si tu ne veux pas, alors on reste là, me répondit-il en avec un air penaud.
- Tu parlais d'aller voler ? Lui demandai-je me sentant bête tout à coup.
- Bah oui, de quoi croyais-tu que je parlais ?
Je soufflai tout en me sentant idiot d'avoir pu imaginer qu'Harry parlait d'autre chose et me rassis. Puis petit à petit, un rire monta en moi. Je finis par me retrouver avec un fou rire et Harry qui me regardait sans comprendre. Plus je lisais l'incompréhension dans son regard, plus je rigolais.
Après plusieurs minutes où je n'arrivai pas à arrêter mes rires, Harry me demanda :
- Est-ce que je peux savoir ce qui te fait rire comme ça ? Non parce que si c'est aussi amusant que ça, j'aimerais bien en rire moi aussi.
- C'est... c'est parce que j'ai cru que... que tu allais me proposer autre chose, réussis-je à dire entre deux rires.
- Ah. Et tu pensais à quoi ?
Mes rires se stoppèrent à sa question. Devais-je lui avouer ou trouver une autre excuse ?
Le voyant s'impatienter, je choisis de lui dire la vérité, de toute façon il n'y avait pas de quoi mal le prendre.
- J'ai cru que tu allais me proposer une activité du même genre que celle que j'ai avec Blaise.
Je le vis écarquiller les yeux et son visage se ferma. Peut-être aurai-je dû trouver une autre excuse tout compte fait.
Comme il ne réagissait toujours pas, je me dis qu'il valait mieux que je parte et que je le laisse digérer le fait que j'ai pu l'imaginer me proposer de coucher avec lui. Moi, garçon insignifiant et rondouillard.
Où avais-je pu aller chercher l'idée qu'il aurait pu avoir ce genre de désir pour moi ?
Je tournai le dos à Harry et commençai à avancer en direction de la porte de sa chambre quand je l'entendis me dire :
- Où est-ce que tu va ? Pourquoi tu pars ?
Je me retournai vers lui et le vis me sourire faiblement. Je m'empressai alors de le rejoindre et de lui présenter des excuses :
- Excuse-moi Harry. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris de penser que tu pouvais être le genre de garçon à tromper son petit-ami. Je...
- Non, Nev, c'est à moi de m'excuser, me coupa-t-il. Je ne savais pas que tu avais des sentiments pour moi. Je ferais attention à ce que je dis dorénavant.
Hein ? Des sentiments pour lui ? Mais d'où sortait-il cette idée ?
Je n'eus pas le temps de le contredire qu'il reprit :
- C'est pour ça que cette histoire est ce qu'elle est entre Blaise et toi ? Tu essaies de passer à autre chose ? Et dire que je n'ai rien vu, quel pitoyable ami je fais ! Je suis désolé, répéta-t-il en se mettant face à moi.
- Non Harry, ce n'est pas...
- Tu es mon ami, un très bon ami, mais je suis désolé, je ne partage pas tes sentiments. Comment faire pour me faire pardonner de n'avoir rien vu ? Comment...
- Harry ! Le coupai-je.
Il me regarda interloqué par le haussement de voix dont je venais de faire usage. Mais je n'avais pas eu d'autre choix vu qu'il ne m'avait pas laissé en placer une.
Quel quiproquo pour une simple histoire de détente, pensai-je en fermant les yeux.
- Harry, je ne suis pas amoureux de toi. Je n'ai pas de sentiments pour toi, autre qu'une très grande amitié. Et mon histoire avec Blaise n'a rien à voir avec toi.
Quand je rouvris les yeux, je le vis souffler de soulagement et ses épaules se relâchèrent. Il leva le regard vers moi, et me demanda d'une petite voix :
- Tu es sûr ?
- Oui, je suis sûr. Je n'éprouve aucun sentiment amoureux pour toi. Rassuré ?
- Euh... oui, me répondit-il en souriant. Mais je me demande...
Comme il ne terminait pas sa phrase, je le relançai :
- Tu te demandes ?
Je le vis rougir et s'avancer. Il posa ensuite ses lèvres sur les miennes et m'embrassa. Je fus surpris de son geste, mais je lui rendis son baiser. Sa langue passa sur mes lèvres et je lui laissai le passage. Ce baiser était doux, tendre et agréable, mais il manquait d'un quelque chose. Quand nous nous séparâmes, il me regarda gêné et m'expliqua :
- Je voulais juste voir si ça aurait pu fonctionner entre nous.
- Et ? Lui demandai-je curieux de connaitre son point de vue.
- Et je crois que nous avons raison de n'être que des amis. Désolé.
- Ne soit pas désolé Harry, je partage ton point de vue, lui dis-je en lui souriant. Même si ce baiser était agréable, il me manquait quelque chose.
- Oui, il manquait quelque chose. Merlin, qu'est-ce que j'ai fait ? S'écria-t-il tout à coup en se retournant.
- Ce n'est pas grave Harry, je t'assure, je ne t'en veux pas, lui dis-je pour le rassurer.
- Ce n'est pas ça Nev, c'est que j'ai trompé Draco ! J'ai embrassé quelqu'un d'autre. Comment va-t-il réagir quand je vais le lui dire ? Je n'ose même pas imaginer. Promets-moi de ne rien dire à Blaise, je dois le dire à Draco moi-même, il ne doit pas l'apprendre par une autre personne que moi, débita-t-il à une vitesse affolante.
Je l'attrapai par les épaules et le forçai à s'asseoir. Une fois fait, je me mis à genoux devant lui puis lui promis en le regardant bien droit dans les yeux :
- Je ne dirai rien à personne Harry. Ca restera entre nous. Si tu veux, tu pourras même dire à Malfoy que c'est moi qui t'ai embrassé. Et s'il veut se défouler, il n'aura qu'à venir me voir. D'accord ?
Je n'étais pas à une histoire près avec Malfoy. Je pouvais bien supporter sa colère et ses sarcasmes. Et surtout, je ne voulais pas que ça tourne mal pour mon ami.
- Non Nev. Il n'y a pas de raison que je t'incrimine, j'assumerai mes actes.
Il me fit un maigre sourire et me re-proposa d'aller voler. Proposition que j'acceptai avec réticence, mais je lui devais bien ça, car c'était lui maintenant qui était stressé.
POV Harry
Neville venait de me laisser dans le grand hall, il était retourné à la tour Gryffondor pour s'avancer dans ses devoirs afin d'être tranquille le lendemain. Nous avions passé une bonne heure à voler, mais je n'avais pas pris plaisir à le faire cette fois. Le baiser que j'avais donné à Neville, et surtout le fait d'essayer de comprendre pourquoi je l'avais fait, m'en avait empêché.
Je marchai d'un pas trainant jusqu'à mes appartements, je n'étais pas pressé d'y arriver, et d'y retrouver plus tard Draco. Je ne savais pas encore comment lui dire ce que j'avais fait, ni comment lui expliquer.
Qu'est-ce qui avait bien pu me passer par la tête pour agir de la sorte ?
Peut-être était-ce dû à la dernière mise au point que Draco et moi avions eu. Celle où il m'avait dit douter de mon amour pour lui, où il pensait que je le considérais comme un choix de secours.
Ce baiser avec Neville devait sûrement avoir eu lieu pour me conforter dans mes convictions. J'aimais vraiment Draco et aucun autre ne pouvait m'en détourner. J'en étais maintenant sûr.
Oui, mais voilà, comment expliquer à Draco que j'étais sûr de moi et de mes sentiments ? Je n'avais pas été malin d'utiliser cette méthode.
Avançant machinalement, sans prêter gare à ce qui m'entourait, je ne me rendis compte que j'étais arrivé dans ma chambre que quand j'entendis Draco, qui était assis sur mon lit, me demander :
- Tu es ailleurs ou quoi ? Harry !
- Draco ? Tu es déjà là ? Demandai-je en sentant mon courage pour tout lui avouer s'envoler.
- Oui, j'ai fini plus tôt mes devoirs. Je suis tout à toi. Je ne te dérange pas au moins ?
- Non, je suis content que tu sois déjà là, lui fis-je, nerveux.
- Qu'attends-tu pour venir m'embrasser alors ?
- Euh... rien. J'arrive, lui répondis-je en me précipitant vers lui et en plaquant un sourire sur mes lèvres.
Je ne pouvais pas le lui dire maintenant. J'allais attendre la fin du week-end pour le faire, pour pouvoir profiter pleinement de sa présence avant qu'il me l'enlève. Car je ne voyais pas d'autre issue à ce que j'allais lui avouer.
- Tu as passé une bonne journée ? Me questionna-t-il en m'accueillant et en venant embrasser ma mâchoire.
-Oui. Mais je suis bien content qu'elle soit finie et que tu sois déjà là, soufflai-je avant d'aller l'embrasser à nouveau.
Le temps de ce baiser, je m'accrochai à lui comme un naufragé. J'eus du mal à relâcher ses lèvres quand l'air nous manqua, alors je les repris d'assaut une fois que nous eûmes repris une goulée d'air.
POV Neville (Le Lendemain - le samedi 07 décembre, anniversaire de Blaise)
Je le cherchais depuis une heure maintenant. Je me doutais bien qu'en cette journée de samedi je n'allais pas réussir à le trouver aussi facilement qu'en semaine, mais quand même. Il fallait que je le trouve pour savoir si je pouvais préparer ce que j'avais prévu ou si ça ne servait à rien.
Je pris la direction des cachots, véritable nid de serpents où j'allais encore entendre des commentaires médisants sur moi. Mais c'était ma dernière chance de le trouver. Alors que j'allais tourner à l'angle d'un couloir, j'entendis et reconnus la voix de Nott qui arrivait dans ma direction. Je m'arrêtai alors pour attendre qu'il soit à ma hauteur en espérant qu'il soit bien accompagné de Blaise.
Et il était avec lui, effectivement. Quand ils me virent, je fis un signe de tête à Blaise pour lui faire comprendre que je voulais lui parler. Il me signifia qu'il avait compris et dit à Nott, comme s'il s'adressait à moi :
- Je dois aller à la bibliothèque puis, je suis libre un moment.
Je les laissai prendre de l'avance et fis ensuite demi-tour pour rejoindre la bibliothèque. Quand j'y arrivai, je constatai qu'elle était étonnamment remplie. A croire que tout Poudlard avait froid en ce jour de 7 décembre et s'était rassemblé ici. Je parcourus les allées à la recherche de Blaise et le trouvai dans un renfoncement de l'allée sans issue des livres sur l'Histoire de la magie. Il était seul et faisait semblant de lire, vu que je voyais de là où j'étais qu'il tenait son livre à l'envers. Je souris et, arrivé devant lui, je ne pus m'empêcher de lui dire :
- Tu ne crois pas que se serait plus facile à lire si tu mettais ton livre à l'endroit ?
- Cette matière est déjà assommante comme ça, au moins, je la pimente un peu.
- C'est une façon de voir les choses, en effet.
Maintenant que j'étais là, face à lui, j'hésitais à lui demander ce pourquoi je l'avais cherché. Je commençai à triturer mes doigts. Je tournai et reformulai ma demande dans la tête.
Il devait commencer à s'impatienter, car il me dit en reposant son livre :
- Si tu veux me demander de passer du bon temps avec toi, ne tergiverse pas et demande-le.
- Eh bien en fait je voulais savoir si tu pouvais me rejoindre ce soir dans la salle sur demande ?
- Ce soir ? Demanda-t-il.
- Oui, ce soir. Mais si tu as déjà quelque chose de prévu, ce n'est pas grave, laisse tomber, dis-je précipitamment.
- Attends. Je peux venir, mais cela va dépendre d'une petite chose... très petite chose...
- Laquelle ?
- Ca dépend de ton baiser. Convaincs-moi, murmura-t-il.
Là ? En pleine bibliothèque ?
Il me demandait de l'embrasser ici, alors qu'elle était bondée ?
En même temps, pourquoi pas... Cela mettrait un peu de piment, comme il le disait lui-même plus tôt. Je me rapprochai alors de lui tout en regardant autour de nous, que personne ne puisse nous voir, et je posai ma bouche sur la sienne.
Je pris sa lèvre inférieure entre mes dents, et la mordillai doucement. Je fis ensuite glisser prestement ma langue entre ses lèvres pour aller caresser la sienne. Le baiser s'intensifia et si nous n'avions pas été dans la bibliothèque, j'aurais fait plus que l'embrasser. Mais comme nous étions dans un lieu très fréquenté, je ne pus que me reculer quand l'air nous manqua.
- Alors ? Lui demandai-je curieux de savoir si j'avais pu le convaincre.
- L'idée m'effleure l'esprit mais rien n'est décidé. Essaie encore, me défia-t-il en souriant.
Il voulait jouer ? Il ne me pensait pas capable de répondre à son défi ? Très bien, j'allais lui prouver que j'étais bel et bien un Gryffondor et que j'avais du courage à revendre moi aussi.
Je le plaquai contre les étagères et pris sa bouche en otage, collant mon corps contre le sien. J'imposai un rythme soutenu à nos langues, les menant dans un ballet endiablé, tout en frottant mon bas ventre contre le sien. Mes mains, posées sur son visage, lui empêchaient tout mouvement de recul. Je ne relâchai ma prise sur lui et sur sa bouche que quand je sentis qu'il avait vraiment besoin de reprendre de l'air.
Tout en me décollant de lui, je lui dis :
- Fais ce que tu veux. Je serai là-bas à 22 heures. Si je ne te vois toujours pas à 22 heures 15, je repartirai dans mon dortoir.
- Je serai au rendez-vous, souffla-t-il avant de partir sans plus rien dire.
Bien, voilà une bonne chose de faite, me dis-je en le regardant partir.
Maintenant, il me restait plus qu'à attendre que l'heure tourne. Je sortis moi aussi de la bibliothèque et regagnai ma salle commune.
OoOoOoOoOoO
Il était 21 heures 45 et j'étais déjà devant la salle sur demande à faire les trois allers-retours requis pour en avoir l'accès. Je n'étais pas calme, j'étais de nouveau stressé. Et si cette petite soirée ne lui plaisait pas ? Et s'il trouvait mon cadeau ridicule et qu'il se foute de moi ? Je cessai de tergiverser et pénétrai dans la pièce désormais accessible.
Elle était exactement comme je l'avais souhaité. Une ambiance feutrée avec une lumière douce diffusée par la cheminée et quelques bougies. Le sol était entièrement recouvert de moquette. Une moquette épaisse et douce.
Au centre de la pièce, il y avait un grand lit qui trônait et près de lui une petite table. Sur cette dernière il y avait de quoi se désaltérer, ainsi qu'une coupe de fruit.
Pris d'un doute, je me dis que cela faisait peut-être un peu trop romantique comme ambiance, alors je ressortis de la salle. Au moment où je m'apprêtai à refaire une demande, je vis Blaise arriver. Il me fit un sourire et me demanda :
- Tu partais déjà ?
- Euh... non, bafouillai-je. Je voulais juste avoir une autre déco alors je suis ressorti de la salle pour en avoir une nouvelle, lui expliquai-je…
...bêtement. Espèce d'idiot, me fustigeai-je intérieurement.
Maintenant il allait vouloir savoir pourquoi je voulais changer la déco et m'empêcher de le faire avant d'avoir un aperçu.
- Pourquoi, elle est trop Gryffondor ? Ce n'est pas grave tu sais...
Je le vis poser sa main sur la poignée et la descendre pour ouvrir la porte.
Trop tard, c'était trop tard pour empêcher qu'il voit le décor de la pièce.
Il poussa le battant de bois et commença à entrer. Je le suivis honteusement en baissant la tête et lui rentrai dedans. Je levai les yeux et pus le voir s'avancer un peu pour me laisser le passage. Il regarda la pièce de fond en comble, aucune expression ne passant sur son visage et je n'arrivai pas à savoir ce qu'il en pensait.
- Je sais, c'est trop... trop... trop pas nous, lui dis-je piteusement devant l'étendue des dégâts.
- C'est joli... ça change, entendis-je. Pourquoi voulais-tu changer ?
- Euh... Tu ne trouves pas que ça fait un peu trop... romantique ?
Il regarda la pièce et me répondit ensuite :
- Est-ce que toi tu la trouves romantique ?
- Un peu oui. Même beaucoup.
- Et pourquoi as-tu créé cette ambiance romantique alors ? As-tu reçu quelqu'un avant moi ?
- Non ! Je ne sais pas pourquoi la salle m'a mis cette déco. Je voulais juste passer une soirée agréable avec toi et te faire plaisir. Mais quand je suis entré et que j'ai vu l'ambiance qu'elle a créée, je me suis dit que c'était peut-être un peu trop... voilà quoi, lui expliquai-je en me dirigeant vers la cheminée pour poser mon sac à côté.
- Déjà, je ne comprends pas pourquoi toute cette mise en scène. D'habitude, tu n'es pas aussi pointilleux, releva-t-il en enlevant sa robe de sorcier et en la posant au sol à côté du lit.
- J'en avais envie, lui avouai-je en m'approchant de lui. Ca t'ennuie ?
- Non, me répondit-il en s'approchant aussi.
Quand nous fûmes l'un devant l'autre, je comblai la distance entre nous et lui ravis les lèvres. Il passa ses bras autour de moi et je le dirigeai vers le lit. Il s'y laissa tomber tout en m'entrainant dans sa chute et je lâchai ses lèvres qu'il reprit bien vite tout en essayant d'enlever mon pull. Mais je le stoppai dans son élan, si j'avais fait tout ça, c'était pour une raison et je ne devais pas l'oublier.
Me redressant un peu pour pouvoir le voir, je lui dis :
- En fait, si je t'ai demandé de venir ce soir, c'est parce que j'ai appris que c'était ton anniversaire aujourd'hui et je voulais te faire plaisir.
Depuis bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé devant lui, je rougis et voulus me cacher.
Je crus le sentir trembler mais cela aurait pu être le fruit de mon imagination. Je l'entendis me dire ensuite, la voix surprise :
- Tu as préparé cette soirée pour mon anniversaire ?
- Oui. Et je t'ai même acheté un cadeau. Mais je ne suis pas sûr qu'il te plaise. Je ne sais même pas à quoi je pensais quand je l'ai acheté. D'ailleurs oublis-le, j'irai te chercher autre chose de mieux, rajoutai-je, gêné.
- Un cadeau ? Tu as un cadeau autre que ton corps pour moi ? S'exclama-t-il d'un ton joyeux.
- Euh... Oui, enfin plus maintenant que j'ai décidé d'aller le changer, mais tu l'auras plus tard, oui.
- Mais... mais, tu es méchant. Je veux mon cadeau, il doit être bien pour que tu ais eu l'idée de l'acheter. Donne-le-moi... s'il te plait, me dit-il en me regardant avec un regard... suppliant et brillant de larmes.
Après tout, pourquoi pas. Et si ça ne lui plaisait pas, j'irais lui en acheter un autre, mieux cette fois, me dis-je en me levant.
- Ok, mais promets-moi de ne pas t'énerver si tu n'aimes pas, ou que tu trouves ça ridicule.
Tout en parlant, je me dirigeai vers mon sac et en sortis une boite enveloppée de papier vert.
- Je te le promets.
Je retournai ensuite vers lui et lui tendis la boite en lui disant :
- En fait, pour l'acheter, je me suis basé sur tes goûts en matière de... Enfin tu verras.
POV Blaise
Je lui pris la boîte des mains et reportai mon regard sur l'emballage vert. Je souris, ému mais je tentais de ne pas trop le montrer. Mon cœur battait la chamade, qu'il ait pensé à mon anniversaire, sans oublier cet ambiance romantique qu'il avait voulu me cacher, me faisait beaucoup d'effet mais pas dans le sens habituel.
Fébrile mais pressé de connaître son cadeau, je défis le papier avec empressement. J'avais reçu mes cadeaux de la part de Théo et Draco avant que je ne vienne ici. J'avais aussi repoussé à demain la soirée qu'ils avaient prévue. Mes amis avaient été compréhensifs et m'avaient souhaité bonne soirée.
Je loupais une fête d'anniversaire avec des êtres chers pour en passer une avec le garçon dont j'étais tombé amoureux. La vie me souriait-elle ?
Une fois le cadeau déballé, je vis une boite noire. Je l'ouvris et glissai ma main à l'intérieur. Mon cœur rata un battement en touchant cette surface douce et... en forme de... et bien d'un sexe. Je sortis la chose et je fus confirmé. Il m'avait acheté un sexe ?
- Heu, qu'est-ce que c'est ? Enfin, je vois à quoi ça ressemble, mais où est l'utilité ?
- Comme je sais que tu préfères être le passif je me suis dit que les fois où se sera l'inverse, tu pourrais apprécier d'être les deux à la fois, si tu vois ce que je veux dire, débita-t-il très vite.
- Oh...
Je regardai attentivement le cadeau qui me comblerait à ce niveau là. J'avais eu peur qu'il me dise que cette chose était faite pour le remplacer lui, mais je fus rassuré au moment où il m'avait dit que cela me servirait pendant que je lui ferai l'amour.
Rassuré, je souris et allai l'embrasser rapidement avant de dire :
- C'est un très beau cadeau. Merci
Je reposai une fois de plus ma bouche contre la sienne et passai la main libre sur sa joue. Il se recula de moi et demanda :
- Tu es sûr ? Ca te plait ?
- Oui... beaucoup même. Dois-je en déduire que par ce cadeau, tu souhaites me faire comprendre que tu désires être pris plus souvent ? Demandai-je en allant mordiller la peau de son cou.
- Ca peut-être une éventualité, répondit-il plus sûr de lui en se laissant faire.
- Ah oui, murmurai-je en migrant vers son oreille.
- Hum... oui.
Je me mis à mordiller le bout de peau, tout en commençant à défaire son pull qui était de trop. J'étais Ô combien excité à l'idée de le prendre et de recevoir... chose jamais tentée. Je n'étais pas une pute qui aimait le sexe à plusieurs. J'aimais le sexe, oui... mais à deux.
Endiablé par le geste et le mal qu'il s'était donné pour créer l'ambiance et pour m'offrir ce cadeau, je le fis basculer et déposai ma bouche sur la sienne, tandis que mes mains étaient passées sous le pull et son polo pour toucher sa peau. Mes doigts effleurèrent ses pectoraux et ses tétons un peu sortis. Je gémis et plaquai mon corps contre le sien afin qu'il sente mon désir. Je ne pus m'empêcher de murmurer :
- Tu le sens ?
- Oui. On dirait que mon cadeau te plait beaucoup en fin de compte.
- Tu ne peux pas t'imaginer à quel point ça me plait, susurrai-je d'une voix que je voulais sexy. Et il n'y a pas que le cadeau qui me plait. J'ai très faim tout à coup... faim de toi, ajoutai-je sans réfléchir.
Je n'attendis pas de réponse et pour tenter de changer de sujet, ou lui faire penser à autre chose, je lui retirai son pull et son polo, le faisant se redresser un peu. Une fois ces derniers jetés au sol, je me fis un devoir de dévorer son torse. Sa main vint se glisser dans mes cheveux et il releva ma tête, puis me dit :
- Je crois que je suis très affamé aussi !
Je fondis sur sa bouche, le faisant hoqueter de surprise. Nos langues se heurtèrent et se mêlèrent dans une frénésie nouvelle et mes doigts, eux, défirent sa ceinture. Je bougeai aussi des hanches, créant une friction délicieuse pour mon sexe.
Quand l'air vint à me manquer, je me reculai et posai ma bouche sur sa clavicule, tout en reprenant un rythme de respiration normal. J'entendis un murmure que je ne compris pas et curieux, je plaçai mon visage au dessus du sien, posai ma main sur sa joue et demandai d'une voix rendue rauque par le désir :
- Quoi, je n'ai pas bien compris ?
- Par Merlin, tu es plus qu'affamé !
Je plongeai mes yeux dans les siens et là, je voulus lui dire... me lancer comme Théo et Draco m'enjoignaient à le faire depuis quelques temps, mais une partie de moi avait peur.
Je secouai la tête et enlevai mon haut. Une fois torse nu, je passai ma main sous la nuque de Neville et l'attirai à moi. Ma bouche se posa sur sa mâchoire et je murmurai, d'une voix douce :
- Je vais être tendre avec toi encore plus... parce que ton cadeau me fait vraiment très plaisir. Y vois-tu un inconvénient ?
- Non, au contraire, me répondit-il en posant ses mains sur mon dos.
Ma bouche repris la sienne et je terminai de nous dévêtir tant bien que mal.
Quand nous fûmes enfin nus, je me mis à le dévorer des yeux. Je le trouvais plus beau encore depuis que j'avais enfin accepté mes sentiments pour lui. Et je n'avais qu'une envie, que personne ne touche à "mon" Neville. Je guettais depuis quelques temps le regard des autres garçons sur lui et j'étais rassuré au fait que très peu, voir personne ne le regardait avec des yeux envieux.
Mes doigts partirent se perdre sur sa peau légèrement halée et je retraçai ses contours du bout de ces derniers. Je profitai de ce moment pour laisser sortir ce besoin de lui, de le toucher. J'avais déjà remarqué pendant les repas que j'aurai aimé les partager avec lui. Pas tous, mais quelque uns. Depuis que j'avais fait connaissance avec lui, j'avais une avidité d'en connaître plus. Ma seule déception était que de son côté il n'avait pas spécialement montré une envie de mieux me connaître à part me renvoyer mes propres questions. Mais je ne lui en voulais pas... non.
Je n'avais pas pris conscience de m'être perdu dans mes pensées, avant de sentir une bouche contre la mienne et une voix amusée me dire :
- Tu es toujours là Blaise ?
J'ancrai mon regard au sien et affirmai de la tête avant de partir à la découverte de son abdomen avec ma langue. Mes mains se mirent à prendre soin de son sexe qui était plus qu'érigé. J'entendis mon prénom être murmuré et enhardi, je me mis à jouer avec ma langue et son nombril. Je le sentis trembler et il monta des hanches pour accentuer mon touché sur son sexe. Mais je ne faisais que l'effleurer. J'avais envie de profiter de lui et de rallonger les choses. Et puis, plus c'était long, plus c'était bon. Et je voulais que ce soit bon, même plus que bon.
Ce fut une demande de sa part qui me fit accélérer les choses :
- Blaise s'il te plait. Je... je veux te sentir.
Je plongeai mon regard dans le sien et répétai :
- Me sentir ? Comme ça...
Je posai ma bouche sur son gland quelques secondes avant de relever mon visage. Puis, avant qu'il ne puisse dire quoi que se soit, je portai la main à ses fesses et caressai sa peau fripée.
- Ou comme ça...
- Là, gémit-il.
- Là, répétai-je en redéposant ma bouche sur son gland où je lapai une goutte de son jus.
- Non. La deuxième proposition Blaise, la deuxième, râla-t-il en bougeant ses hanches.
- Oh, mille excuses.
Je souris et tout en le prenant de moitié en bouche, l'entendant râler une fois de plus, je repris mes caresses à son entrée. Mes lèvres montèrent et descendirent autour de sa peau veinée et mon doigt ne cessa de passer et repasser sans jamais le pénétrer.
Il bougeait de plus en plus des hanches et je le recevais de plus en plus loin au fond de la gorge. Mais je ne lui en voulais pas et fis tout mon possible pour l'amener à la jouissance. Au moment où je le sentis se tendre et trembler, tout en respirant très bruyamment, j'humidifiai mon doigt en vitesse et le fis entrer dans cet antre chaud et serré.
Neville lâcha :
- Lâche ma queue et occupe-toi de mon cul par Merlin ! Je veux te sentir en moi, pas autour !
Sa demande me vexa et je lâchai son sexe. Je fis bouger mon doigt en lui plus vite, plus loin et j'y joignis assez vite deux autres doigts. Quand il gémit face à l'intrusion, je dis, un peu rancunier :
- Tu souhaites toujours juste sentir ma queue dans ton cul ?
- Oui, sinon je vais venir trop vite et je ne pourrais pas savourer ce moment aussi longtemps que toi, répondit-il en serrant les dents.
Je remontai jusqu'à son visage et le regardai dans les yeux. Ces derniers étaient brillants et plus intenses. Je posai mon front contre le sien et dis, tout en le fouillant en espérant trouver sa prostate :
- Comment marche ton cadeau ?
- Il te suffit de prononcer le sort... de mise en route qui est indiqué... sur la notice que tu n'as pas dû voir.
- Effectivement, je n'ai pas vu de notice.
Je cessai ma préparation et tout en prenant la boîte, je l'entendis me dire mécontent :
- Eh, ne t'arrête pas...
- Désolé, j'y suis obligé, sinon je ne peux pas lire cette notice très illisible de surcroit.
- Mouais... Donne, je vais te la lire, j'y vois très bien moi.
Je lui passai cette foutue notice et pendant qu'il la lisait, je me pris l'envie d'embrasser ses jambes. J'étais arrivé sur le haut de sa cuisse quand il me dit, heureux :
- J'ai trouvé ! Regarde, le sort est marqué là !
Je quittai sa peau de ma bouche et regardai où son doigt pointait. Je lus et quand j'eus assimilé le sortilège, je pris l'objet en main et allai m'apprêter à me préparer, quand Neville me dit :
- Attends ! Si tu n'y vois pas d'inconvénients je vais le faire.
Et il le fit, avec une tendresse rarement utilisée dans ces cas là. Je ne dis rien et me laissai faire, sentant mon envie de lui grandir. Quand il arriva à jouer avec trois doigts en moi, il sortit de mon corps et se replaça sur le dos. Je me mis sur le côté et allai l'embrasser. Sa langue quémanda l'entrée de ma bouche et je la lui accordai.
Mon corps se posa sur le sien sans que je m'en rende compte et Neville entoura mes hanches de ses jambes moites et chaudes. Je pensai à prendre mon cadeau et me redressai pour le placer. Je mordis mes lèvres sous l'intrusion. C'était étrange d'avoir cette chose en moi, ce n'était pas une queue... mais ça y ressemblait.
Sans attendre, je tendis ensuite le bras vers mon pantalon et en sortis ma baguette puis lançai le sort. Je sentis immédiatement la chose bouger en moi et je gémis de plaisir. Ca vibrait aussi et Merlin que je bénissais l'inventeur des vibrations à cet instant précis.
N'oubliant pas le corps chaud qui allait m'accueillir, je me plaçai à son entrée en prenant mon sexe en main. Je pensai à humidifier ce dernier avec ma salive puis poussai. Mon gland pénétra cet antre chaud et je fermai les yeux.
Neville gémit et s'arqua.
Les sensations d'être en lui et d'être pris en même temps étaient nouvelles pour moi et si... exaltantes. Je m'installai bien, en m'allongeant sur le corps de mon brun et écartai même un peu les jambes. Je le pénétrai aussi un peu plus et je sentis bien vite ses ongles entailler la peau de mon dos.
Je posai ma bouche au coin de la sienne qui était entrouverte en un cri silencieux et le remplis entièrement. Je n'attendis pas et bougeai au même rythme que son cadeau m'infligeait et cela fut parfait.
C'était lent, doux, tendre, bon, foutrement bon.
Je tremblais de plus en plus et ne pouvais me retenir d'embrasser toute la peau à ma portée sans oublier que j'avais, entre deux coups de reins, pris ses mains en otages où j'en avais profité pour entrelacer nos doigts.
Je bougeai en lui tout en me retenant d'hurler mon plaisir dû à cette chose en moi, butant de plus en plus dans le mille.
A bout de force, au bout d'un long moment où nos corps s'étaient pliés à faire une danse passionnelle, je posai mon front contre le sien et dis :
- Je ne vais plus ten...
Je gémis, incapable de continuer. Cette chose en moi avait accélérée sans crier gare. Je changeai mon rythme et Neville monta des hanches tout en plaquant ses talons contre mes fesses. Cela créa en moi un millier de vibrations et sans pouvoir rien faire contre, je sentis mon sexe cracher sa semence en plusieurs jets. M'en rendant compte, je glissai en vitesse une main entre nos corps moites de sueur et commençai à m'occuper du sexe qui ne demandait que délivrance. Et il l'eut deux minutes plus tard.
Moi, je ne sus pas comment une telle chose fut possible, mais mon corps s'embrasa face à cette chose vibrante en moi qui avait encore accélérée. Je gémis, de plus en plus, avant de crier tout en m'arquant contre le corps alangui sous moi. C'était démentiel et j'avais l'impression que j'allai exploser sous le plaisir qui venait de s'accaparer de mon corps.
N'ayant pas cessé de bouger des hanches, continuant ainsi de pénétrer le brun, il me suivit dans cette étrange sensation et vint mordre mon épaule.
Je pensai, commençant à perdre la tête, à aller extirper son cadeau de moi et sans plus tergiverser, je me laissai ensuite retomber sur le corps tremblant de son récent plaisir démentiel.
Ma tête était à présent contre son épaule et je reprenais ma respiration. Cette dernière était chaotique et je pus constater que celle de mon amant l'était aussi.
Quand j'eus assez de force, je me plaçai sur le coté et n'attendis pas avant d'attirer à moi celui que j'aimais. Il se laissa faire et je pus sentir ses doigts tremblant se poser sur mon torse. J'entendis, quelques minutes plus tard, sa voix cassée me dire :
- Ca n'a jamais été aussi... Woua... y a pas de mot. On recommence l'expérience quand tu veux.
- Laisse-nous un peu profiter de ce moment et on verra, dis-je en embrassant ses cheveux.
Je fermai ensuite les yeux et sans que je ne m'en rende compte et sans le vouloir, je m'endormis.
Voilà, le trente-troisième chapitre est posté ! Il fait 20 pages et 7.073 mots
Nous attendons avec impatience vos impressions !
Jes Cullen-Malfoy : Ayant préalablement attaché Draco à une chaise. Je peux docn parler librement. Comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Il me tarde de le savoir (^-^) merci d'avoir lu en tous cas et à très bientôt.
Emmoirel-For-Drarry : Bon, eh bien maintenant que vous avez lu, je vais aller dodoter un ti peu lol. J'espère que ce chapitre vous aura plu. Bonne fin de dimanche, à bientôt ^^
Archimède : Quel chapitre, j'espère qu'il vous a plu autant que j'ai pris de plaisir à le corriger. N'oubliez pas de laisser vos impressions aux auteurs !
(^-^) Jes Cullen-Malfoy
ET
Emmoirel-For-Drarry and Emmoirel-For-Snarry
**Doublement « Yeux de Chat Potté » **
**Laissez-nous une review please**
