Hello tout le monde !
Tout d'abord je tiens à m'excuser pour ce léger retard, mais fin de semestre oblige, je commence à avoir pas mal de rendus (et ce jusqu'à fin juin...). D'autant plus que je n'arrête pas de voyager depuis trois mois.
D'ailleurs lors de mon récent séjour à Bordeaux (bisous à tous les bordelais en passant) j'ai même bu un mojito avec ma bêta Manelor ET OUAIS (comme quoi ce qu'il m'arrive avec cette fiction est vraiment trop COOL).
Bienvenue aux nouveaux followers et merci pour vos nombreuses reviews, ON A DEPASSE LES 200 (yeah danse sexy de la victoire) !
Ebene : formons un club des licornes !
Sakiie-chan : ta review m'a vraiment émue (ton chapitre préféré quand même!) merci.
Miluzine96 : merci ! et je rie aussi en écrivant les tentatives de blagues d'Anna :)
fuyuki417 : merci beaucoup, et les réponses à tes questions se trouvent dans la suite de l'histoire !
LegolasKili : en effet, j'ai fait une erreur d'inattention, shame on me !
Megane49 : toi aussi, viens dans le club ! (L)
Delphlys : ta review postée depuis ton téléphone s'est finalement inscrite mais avec du retard (étrange). Et merci beaucoup ! Tu as totalement cerné Anna ;)
Waina : merci et DSL d'avoir sans doute mis ta patiente à rude épreuve (a)
Hinata : merci beaucoup, tu me flattes !
Bluesecret : Bienvenue à toi et merci beaucoup, je suis ravie que cette fiction te plaise :)
Maia : Bienvenue à toi aussi ! Et oui Anna n'a lu que les livres, mais elle prévient Galadriel pour le gouffre de Helm, pensant qu'un peu d'aide serait la bienvenue (je n'ai surement pas bien traité ce passage, je le reconnais)
Azria : et Deux licornes overbookées pour le prix d'une ! (L)
MMSSR : j'avoue, les morts aux ralentis, très peu pour moi :)
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La gagnante de la semaine dernière était fuyuki417 :
question : Legolas ne serait pas jaloux de Eomer qui aurait peut-être des vus sur Anna ? Je me demande si Anna va avoir des pouvoirs avec son anneau Narya ?
réponse : Ça va être tendu de ne rien spoiler ! Je vous préviens, mes réponses vont être EVASIVES. Concernant Legolas, disons que pour l'instant il est observateur, après chaque lecteur peut se faire sa propre opinion :). Ensuite, Narya est un Anneau elfique et possède donc des pouvoirs, et même qu'il a surement déjà servi à l'insu d'Anna... Mouahaha. Mais la suite de l'histoire révèlera clairement le rôle de cet anneau. Voili voilou.
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La gagnante de cette semaine ne sera pas tirée au sort, car comme je l'avais fait pour la 100e, j'ai sélectionné l'auteur de la 200e review !
Megane49 !
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Bonne lecture à tous :)
Chapitre 36 : l'Isengard
Nos chevaux ont beaucoup de mal à avancer dans le récent marécage qui recouvre ce qui furent jadis les jardins verdoyants de l'Isengard. Mes propres bottes effleurent la surface de l'eau verdâtre, de laquelle émergent débris et cadavres d'orcs.
Je me pensais immunisée à leurs vues depuis la bataille du gouffre de Helm, mais la réalité est tout autre. Je me sens hélas vite nauséeuse, tout comme les hobbits, à présent à cheval derrière des Rohirrims.
Une voix tonitruante et puissante retentit tout à coup, comme celle d'un bois très grave. Je lève les yeux, intriguée, et découvre un Ent qui se tient face à nous. Je pensais avoir tout vu depuis mon arrivée ici. Avoir eu ma dose de surnaturel et d'extraordinaire, mais à la vue de l'Ent, je reste sans voix, tout comme la majorité de notre compagnie.
L'Ent est grand, mais pas autant que certains autres que j'ai aperçu dans la plaine. Sa forme est semblable à celle d'un homme, mais il est constitué d'écorces sombres et épaisses. Quelques feuilles jeunes jaunes et vertes dépassent de branches fines sur le haut de son corps. Une longue barbe broussailleuse qui semble être faite de mousse et de lichen s'étend sur son buste. Le fameux Sylvebarbe.
- Jeune maître Gandalf, je me réjouis de votre venue ! Le bois et l'eau, les troncs et la pierre, je peux en venir à bout, mais il y a un magicien à mater ici, enfermé dans sa tour !
- Prudence, répond alors Gandalf en nous adressant à tous un regard. Même vaincu, Saroumane est dangereux.
- Alors réglons lui son compte et qu'on en finisse ! S'exclame Gimli.
- Non ! Il nous le fait vivant... Il faut qu'il parle.
- Vous avez mené bien des guerres et tuer nombreux hommes, roi Theoden...
Mais, qui a parlé ?!
Je regarde autour de moi mais tous semblent surpris au son de cette nouvelle voix, qui paraît à la fois si proche et si lointaine. Une voix froide et sévère, qui me provoque aussitôt une vague de sueurs froides dans le dos. Je suis alors le regard de Gandalf qui se porte vers le sommet de la tour. Éblouie par la lumière blanche du soleil pâle, je place une main en visière sur mon front, et commence à voir se détacher une silhouette, grande et longiligne.
- … Et vous avez tout de même fait la paix ensuite, poursuit Saroumane en s'appuyant sur un bâton sombre et acéré, semblable à l'architecture de la tour. Ne pouvons-nous tenir conseil comme nous l'avons fait jadis, mon vieil ami ? Ne pouvons-nous faire la paix, vous et moi ?
L'ambiance devient soudain pesante, et je sens l'électricité saturer l'air, effleurer chacun de nous. Un éclat doré attire mon regard. Je vois Theoden se redresser, furieux, dans son armure.
- Nous ferons la paix, commence-t-il d'une voix secouée par la fureur. Oui, nous ferons la paix ! Lorsque vous répondrez de l'embrasement de l'Ouestfold ! Et des enfants qui gisent sans vie ! Nous ferons la paix lorsque les vies de soldats, dont les corps furent dépecés devant les portes de Fort-le-Cor alors qu'ils étaient morts, seront vengées ! Lorsque vous pendrez à un gibet pour le plaisir de vos propres corbeaux ! Là, nous serons en paix !
- Des gibets et des corbeaux, réplique alors le magicien d'un air railleur. Vieux radoteur ! Que voulez-vous, Gandalf le Gris ? Laissez-moi deviner... La clé d'Orthanc ? Peut-être même les clés de Barad-Dûr ? Avec les couronnes des sept rois et les baguettes des cinq magiciens ?
- Votre traîtrise a déjà coûté de nombreuses vies. Et des milliers sont encore en périls ! Mais vous pouvez les sauver Saroumane ! Car vous étiez dans les secrets de l'ennemi !
- Alors vous êtes venus quérir des informations ! J'en ai pour vous...
Le magicien sort alors un objet sphérique et brillant d'entre les replis de sa cape. C'est très étrange, malgré la distance, j'arrive parfaitement à en distinguer les moindres détails... La boule est d'un noir profond et infini.
Saroumane la brandit face à lui et elle commence à émettre une lueur orangée. Aussitôt que celle-ci apparaît, une forte pression m'enserre le cœur. Je suffoque sous la surprise et lâche ma prise autour de Legolas pour poser une main sur ma poitrine douloureuse.
Heureusement, la pression disparaît peu à peu, mais est vite remplacée par une forte douleur à mon doigt. Narya flamboie littéralement autour de mon annulaire, diffusant des reflets rouges vifs sur le reste de la main. Personne ne me remarque, tous restent absorbés par l'échange tendu entre les magiciens. A cet instant, la voix froide de Saroumane semble résonner dans tout mon corps, parcourir chacune de mes veines, s'insinuer dans le moindre pore de ma peau. Comme s'il ne parlait qu'à moi.
- Quelque chose gronde en Terre du Milieu, poursuit-il en fixant la sphère flamboyante lui-elle aussi. Quelque chose que vous avez omis de voir ! Mais le Grand Œil l'a vu, lui ! Même maintenant, il met à profit cet avantage...
C'est là que je le vois. L'Œil. Il s'est dessiné lentement dans la boule sombre. Et il me fixe, flamboyant. Comme s'il était à côté de moi. Un sentiment étrange m'envahit. La douleur lancinante qui m'a accablé quelques instants plus tôt laisse peu à peu place à une sensation de plaisir. Un désir immense. Comme si je ne voulais plus que me fondre dans les flammes rougeoyantes de l'Œil. Et puis tout disparaît, me laissant seulement un sentiment de malaise. Je remarque alors que Saroumane vient de soustraire la sphère sombre à notre vision. Il reprend la parole, et sa voix redevient normale et froide :
- Il attaquera très bientôt. Vous allez tous mourir ! Mais vous le savez, n'est-ce pas, Gandalf ? Vous ne pouvez croire que ce Rôdeur pourra s'assoir un jour sur le trône du Gondor ! Cet exilé, sorti de l'ombre ne sera jamais couronné roi ! Gandalf n'hésite pas à sacrifier tous ceux qui lui sont proches. Ceux à qui il manifeste de l'amour. Dîtes-moi, quels mots de réconfort avez-vous susurré au Semi-Homme avant de l'envoyer à sa perte ? Le chemin sur lequel vous l'avez jeté ne peut le conduire qu'à la mort...
- J'en ai assez entendu ! Intervient alors Gimli, nous faisant tous sursauter. Tuez-le ! Transpercez-le d'une flèche !
Devant moi, la main fine et pâle de l'elfe glisse dans le carquois et saisit une flèche.
- Non ! Descendez Saroumane ! Et votre vie sera épargnée !
- Gardez votre pitié et votre clémence ! Je n'en n'ai nul besoin !
Saroumane brandit alors son bâton et un immense filet de flammes en jaillit. Je hurle en le voyant atterrir directement sur Gandalf. Le feu l'entoure tandis que nos chevaux reculent, apeurés. Mais bien vite, les flammes se dissipent grâce à la magie et je reste bouche-bée face à un Gandalf intact.
- Saroumane, votre bâton est brisé !
Un bruit fracassant retentit alors que le bâton sombre du magicien déchu explose en mille morceaux, qui viennent s'écraser misérablement sur le sol devant nous. Une petite silhouette sombre et voûtée apparaît alors derrière Saroumane.
- Grima ! Vous n'êtes pas obligé de le suivre ! S'exclame alors Theoden. Vous n'avez pas toujours été ainsi ! Autrefois, vous étiez un homme du Rohan ! Descendez.
Le dénommé Grima s'incline légèrement et entame quelques pas de recul, lorsque Saroumane intervient :
- Un homme du Rohan ? Qu'est-ce que la maison du Rohan, sinon une grange au bois de chaume où les bandits boivent dans les relents, pendant que leurs marmailles se roulent partout par terre avec les chiens ?! La victoire au gouffre de Helm n'est pas la vôtre, Theoden dresseur de chevaux ! Vous êtes le piètre fils d'une prestigieuse lignée.
OH MAIS TA GUEULE, SALE VIEILLARD !
Je sens tout à coup tous les regards se tourner vers moi. Oh non. Ne me dîtes pas que je viens de penser tout haut… Les visages interloqués de mes compagnons se retournent bientôt vers le magicien. Je surprends un léger sourire s'esquisser sur les lèvres d'Eomer avant que tous ne reprennent leur sérieux.
- Grima ! Rejoignez-nous, libérez-vous de lui !
- Libre ? Il ne sera plus jamais libre !
- Non... intervient alors Grima pour la première fois.
- A terre, chien ! S'exclame Saroumane en le giflant.
- Saroumane ! Vous étiez dans les secrets de l'Ennemi ! Dîtes- nous ce que vous savez !
- Vous rappelez vos gardes, et je vous dirai où votre destin se décidera. Je refuse d'être retenu prisonnier ici ! Aaah !
De là où je suis, je vois le magicien se tendre, et suffoquer. Devant moi, Legolas attrape une flèche et bande son arc si rapidement qu'il m'est difficile de le voir. Un sifflement retentit et sa flèche atterrit dans la silhouette sombre de Grima, à côté de Saroumane.
C'est alors que ce dernier, déséquilibré par l'attaque, dérape du haut de la tour. Incapable de détourner le regard, je suis des yeux sa chute interminable. Ses habits autrefois d'un blanc pur se mêlent au vent et entoure le magicien d'un voile gris. Alors qu'il touche bientôt terre, je plonge mon visage dans le dos de Legolas et ferme les yeux aussi fort que je le peux. Je ne vois pas le magicien s'écraser, certes, mais je l'entends. Un bruit sourd et morbide. J'entends aussi les hobbits refouler leurs cris écœurés.
- Faîtes passer le mot à nos alliés, et à tous les peuples de la Terre du Milieu qui sont encore libres, dit alors Gandalf. L'Ennemi avance vers nous, nous devons savoir où il va frapper.
J'ose enfin un regard vers les pieds de la tour, et un long frisson me parcours lorsque j'aperçois Saroumane, empalé sur une roue à eau. Un grincement se fait entendre et cette roue commence à tourner, emmenant le corps sans vie du magicien vers l'eau sombre. Alors que son corps est presque immergé, quelque chose glisse de sa manche.
Mes yeux sont aussitôt happés par la sphère sombre. Elle tombe dans l'eau tandis que le cadavre disparaît totalement. Sans m'en rendre compte, je saute du cheval et me dirige vers l'endroit où l'étrange sphère est tombée. J'ai de l'eau jusqu'à mi-cuisse mais c'est à peine si j'y prête attention. J'arrive rapidement près de la roue de bois et repère la sphère sombre.
Je plonge mes bras dans l'eau froide pour la récupérer. Curieusement, elle n'est pas aussi lourde que ce à quoi je m'attendais. Sa surface est froide et douce. Fascinée, je contemple ses reflets sombres et infinis. A nouveau, un sentiment étrange m'envahit...
- Anna !
Je sursaute en entendant mon nom, et détourne malgré moi les yeux de la boule pesante.
- Par mon écorce ! S'exclame Sylvebarbe.
- Anna, me dit alors Gandalf qui est arrivé près de moi sur Grispoil. Donnez cela, je vous prie.
Écoutant la voix intransigeante du magicien, je lui tends le globe sombre qu'il s'empresse de dissimuler dans les plis de sa cape blanche.
- Où se trouve et qu'est-ce que le gouffre de Helm, ainsi que tout le reste ? Et notre chemin nous mènera-t-il loin ce soir, Gandalf ?
- Un hobbit impossible à assouvir ! Tous les magiciens devraient avoir un ou deux Hobbits à leur charge... Nous chevaucherons quelques heures jusqu'au bout de la vallée. Mais, demain, il nous faudra aller plus vite. Concernant le gouffre de Helm, j'ai trop d'autres choses pressantes à penser en ce moment, jeune Hobbit.
- Très bien ,bien, répond Merry, vexé. Je m'attaquerais à Grand-Pas au feu de camp, il est moins irritable.
- Anna était au gouffre également, dit alors Pippin perché derrière un cavalier près de moi.
Les deux hobbits me détaillent avec avidité, attendant que je leur narre les récents événements.
- C'était... une longue bataille. Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie. Il y a eu de nombreux morts, des deux côtés... Les Galadhrims sont venus nous prêter main forte, ensuite rejoints par Eomer et ses hommes, leur dis-je en indiquant d'un mouvement de tête le neveu du roi chevauchant en tête.
- Les Galadhrims ?!
- Oui. Mais nos compagnons n'ont pas démérité durant la bataille, dis-je à l'encontre d'Aragorn, Legolas et Gimli.
- Et vous non plus, ajoute le Nain.
Je passe donc l'heure suivante à répondre aux interrogations des deux hobbits, leur décrivant comment je me suis glissée dans la bataille et comment j'ai ramené Haldir. La route se poursuit lentement alors que nous suivons le chemin qui serpente dans la vallée. A mesure que la nuit commence à tomber, une brume épaisse se lève et nous entoure, rendant le paysage presque surnaturel. Un vent glacial souffle.
Nos chevaux quittent la grande route poussiéreuse et s'enfoncent dans les herbages gris. Enfin, nous faisons halte. Un tour de garde est établi entre quelques Rohirrims et Legolas, infatigable. Une fois le pied à terre, je cherche un endroit où dormir en compagnie des Hobbits.
- Il paraît que les fêtes à Edoras durent pendant trois jours et trois nuits, annonce alors Pippin. Et qu'il y a autant de bière et de viandes que dans la Comté tout entière !
- Eh bien, j'ai hâte d'y être, dis-je en souriant.
Nous nous dirigeons près d'un amas de fougères, nous protégeant du vent. Une étrange sensation m'envahit à présent que je suis debout avec les Hobbits. Ils me semblent... différents. Les plantes craquent et bruissent sous le souffle froid de la brise nocturne.
- Vous n'avez pas grandi ? Leur dis-je tout à coup alors que je marche à leurs côtés.
- C'est également une longue histoire, m'indique Merry en éclatant de rire.
Fin du chapitre.
A très bientôt !
