Ah ! Visiblement je n'étais pas motivée à vous écrire un petit mot alors que vous avez tous été géniaux.
Navrée de ne pas avoir répondu à vos review, mais la semaine a été très chargé et je n'en ai vraiment pas eu le temps.
J'espère que cette suite vous plaira, et cette fois promis je ne me suis pas trompée dans l'ordre des chapitres ^^.
Bises.
Chapitre 34
BPOV
« Un peu plus fort.» Dis-je.
«Oui… Juste ici.» Soufflai-je lourdement.
«Wow.» Murmurai-je après que ce soit fini.
Tout était enfin fini. Nous avions officiellement emménagé dans notre nouvelle maison. Les déménageurs avaient déplacé le sofa exactement là où je le voulais. Je savais que je n'étais habituellement pas aussi précise et madame parfaite, mais je voulais que notre maison soit absolument sans défaut. Après tout nous allions avoir beaucoup de magnifiques et plaisants souvenirs ici. Edward avait voulu que je fasse tout, et je ne voulais pas le décevoir.
Notre maison était dans un joli petit quartier habité par des familles. C'était une maison en briques avec 6 chambres et deux garages. Nous n'étions pas si loin de Manhattan non plus. Central park était seulement à quelques minutes, tout comme la nouvelle maison d'Alice et celle d'Emmett.
J'étais enceinte de 12 semaines, et mon ventre n'avait pas beaucoup grossi, exceptée cette petite bosse. Je commençais à m'inquiéter, mais Edward m'avait rassurée en me disant que certaines femmes ne s'arrondissaient pas beaucoup avant le 4ème mois. J'étais enceinte de 3 mois et proche de la fin du premier trimestre. J'avais entendu dire par Esmé que le premier trimestre était toujours dur. Vous vous fatiguiez vite, comme moi en ce moment.
J'étais si heureuse de l'avoir puisque je n'avais pas ma mère. Elle avait toujours des réponses à mes questions folles.
Je fis le tour de notre maison, et laissai échapper un soupir satisfait.
«Absolument stupéfiant.» Entendis-je Edward murmurer en se rapprochant de moi et en enroulant ses bras autour de moi par derrière, caressant un endroit sur mon petit ventre.
«Tu aimes? Même avec les deux chaises roses?» Demandai-je en riant. Je n'étais pas une personne girly, mais j'adorais ces deux chaises roses que j'avais trouvées chez un antiquaire.
«Oui j'adore. C'est notre chez nous, être avec toi me donne l'impression d'être chez nous Bella. Même si nous vivions dans un minuscule studio, j'aurais adoré.» Dit-il et il m'embrassa dans le cou.
«Bien, allons visiter notre maison. J'ai une surprise pour toi que j'ai réussi à cacher.» Lui dis-je, excitée. De ce fait, il arqua un sourcil vers moi. J'entrelaçai nos mains et lui fit faire le tour de la maison. Bon il l'avait vue avant, mais à présent nous pouvions voir les touches finales.
Nous dépassâmes notre adorable salon avec des murs bleus clairs. Edward avait dit que le bleu foncé serait trop foncé, alors nous avions opté pour du bleu clair. Notre salle à manger avait le même thème avec des chaises noires et blanches, ainsi que quelques lampes bleu clair éparpillées. (Photos de la maison sur le blog de l'auteur).
Un soupir heureux m'échappa lorsque je vis ma cuisine. Elle était blanche et grande, et c'était une cuisine de gourmet professionnel.
Je me demandais vraiment à quel moment je prendrai peur à propos de l'argent dépensé dans notre maison.
La grossesse fait vraiment des miracles.
«La cuisine de tes rêves.» Dit Edward en me sortant de mes pensées. Je lui souris largement et hochai la tête. Il rigola.
Edward m'attira vers le bureau, il avait choisi quelques choses ici puisque j'avais toutes mes affaires de bureau à la librairie. C'était l'espace d'Edward, mais bien sûr j'avais aussi mis ma touche ici, et j'avais empli les murs de nos photos.
Nous passâmes devant la chambre d'amis et je me mis à me mordre les lèvres pour la prochaine pièce. C'était sa surprise.
«Une autre chambre d'amis?» Demanda Edward et il alla ouvrir la porte. Je l'entendis prendre une brusque inspiration et il s'arrêta de marcher. C'était sa pièce pour la musique. Il n'avait jamais vraiment l'occasion de jouer sur son baby grand alors j'avais décidé de nous en avoir un. J'avais mis tous ses CD et livres sur des étagères, et j'avais fait installer un fauteuil de cuir blanc.
Il alla rapidement au piano et fit courir ses doigts dessus.
Il releva les yeux vers moi et m'attira dans ses bras, crochetant ses lèvres sur les miennes pour un baiser intense. Il y avait tellement de passion et d'amour dans ce baiser que ça me faisait m'évanouir ou fondre sur place. Je le rapprochai par sa nuque et léchai sa lèvre inférieure. Il ouvrit la bouche et nos langues dansèrent ensemble. Je gémis dans sa bouche, le faisant grogner en réponse.
«Nous avons encore beaucoup à voir.» Dis-je en m'écartant. Il attrapa mes fesses et arqua ses hanches vers moi, me faisant sentir son excitation.
«Edward…» Dis-je doucement alors qu'il m'embrassait dans le cou.
«Baptisons cette pièce.» L'entendis-je dire.
«On a d'autres pièces à voir.»
«On pourra les baptiser plus tard.
«S'il te plait?» Suppliai-je et il grogna mais s'écarta. Je fis disparaitre sa moue avec des baisers et l'entrainai à l'étage.
J'enroulai mes bras autour de lui alors que nous passions la chambre vide qui contiendrait bientôt les cris de notre bébé. J'allais travailler sur la chambre de bébé plus tard. Je l'avais laissée pour qu'Edward ait aussi son mot à dire.
Il caressa mon ventre amoureusement et se pencha pour l'embrasser.
«Ce n'est pas juste…» Marmonnai-je.
«Qu'est-ce qui n'est pas juste?» Demanda-t-il.
«Tu peux embrasser notre bébé.» Boudai-je.
«Techniquement, j'embrasse ton ventre. Bébé tu vas le sentir de l'intérieur et je ne me plains pas.» Dit-il en riant.
«Hmm tu as peut-être raison.» Réfléchis-je. Nous passâmes une chambre d'amis, je n'avais pas eu le temps pour celle-ci, alors c'était simple pour le moment.
«Es-tu prêt pour notre chambre?» Demandai-je, rougissant un peu en pensant à toutes les choses que nous pourrions faire derrière ces deux portes. Oui il y avait deux portes.
«Oh ouais.» Dit-il et nous ouvrîmes les portes ensemble. J'étais moi-même sans voix. Ça s'avérait mieux que ce que je pensais. Je ne pensais pas avoir vu une chambre plus grande que la notre…bon peut-être celle d'Esmé et Carlisle.
Elle était énorme, elle avait son propre salon, je m'étais assurée d'avoir aussi un fauteuil ici. Cette pensée me fit rougir, me rappelant le jour où nous avions conçu notre bébé.
Notre lit était gigantesque, plus grand que notre ancien. Juste au cas où notre petit bout voudrait dormir avec nous lui aussi.
Je croisais les doigts pour ça parce qu'il n'y aurait pas d'Edward bisou-câlin ou de sexy Edward.
«Tu aimes la salle de bain, pas vrai?» Dit Edward en la regardant, elle était presque aussi grande que la chambre d'amis et j'avais réussi à y mettre aussi un fauteuil. Nous pouvions aussi entrer dans nos dressings depuis la salle de bain. Alice s'était chargée des dressings et je devais avouer que c'était stupéfiant.
«J'adore cette section.» Dit Edward, la voix rauque en pointant du doigt la section lingerie du dressing. Je les avais rangés par couleur. J'avais même rangé notre peinture au chocolat sur l'étagère au-dessus.
«J'adore, je ne pense même pas que je voudrai sortir de notre maison maintenant.» Dit-il et j'acquiesçai.
«Moi aussi.» Murmurai-je et je le rapprochai de moi. Il me souleva en réclamant mes lèvres et retourna dans notre chambre.
Les déménageurs étaient partis et Edward avait donné des instructions strictes à notre famille pour ne pas nous déranger pendant notre premier jour dans notre nouvelle maison.
Hmm… Je me demande pourquoi?
Je ris. Edward se recula et me regarda un peu perdu.
«Je pensais juste à la façon dont tu as fermé la porte au nez d'Alice en lui disant de ne pas nous déranger pendant 24 heures.» Expliquai-je en riant. Il leva les yeux au ciel et mit fin à ma crise de rire avec un baiser.
Nous tombâmes sur notre lit et je remontai vers la tête-de-lit. Edward me sourit de façon sexy et remonta par-dessus moi. J'agrippai le col de son t-shirt et le descendis à moi. Il enfonça ses mains dans mes cheveux et attira sa bouche à la mienne. Il mordit gentiment ma lèvre inférieure alors que ma langue caressait sa bouche délectable.
Je commençai à déboutonner sa chemise alors qu'il me retirait ma robe. Mes ongles frottèrent la peau rigide de son torse. Sa bouche descendit sur la mienne avec impatience. Ses mains descendirent sur mes cuisses et les massa. Il les passa autour de ma taille et ses doigts allèrent dans mon dos pour défaire mon soutien-gorge.
Je quittai ses lèvres, les mordillant un petit peu. Il traça une ligne de baisers de mon menton vers mes cou, et enfin mes seins.
«Wow…Ils sont vraiment…magnifiques et énormes.» Dit Edward en jetant un œil à mes seins qui avaient grandi d'un bonnet entier. Je ricanai et les poussai vers sa bouche. Il tira la langue et encercla mon téton qui avait grandi et foncé.
«Edward.» Soufflai-je et je poussai sa tête, le faisant prendre un téton en bouche.
«Je peux à peine prendre ton sein dans ma bouche» murmura-t-il. «Merci bébé.» Dit-il en gloussant et en caressant mon ventre. Je me déplaçai un peu et me mis à bouger mes hanches contre les siennes. Mes dessous trempés frottaient la bosse dans son pantalon.
Il grogna et se mit à sucer mon sein, puis changea.
Je pense qu'il ne pouvait plus supporter mon frottement et il se débarrassa de son jean. Il embrassa encore mes seins puis descendit pour déposer un bisou sur mon petit ventre. Il glissa ses doigts sous ma culotte de dentelle et la retira. Il haleta en remarquant l'humidité découlant de mon centre.
«Oh seigneur!» Soufflai-je. Edward embrassa l'intérieur de ma cuisse puis sa langue sortit pour laper mon jus qui coulait. Je gémis.
Je ne pouvais plus supporter ces préliminaires. J'avais besoin de lui tout de suite. Maintenant.
Je m'assis, le poussant pour pouvoir m'allonger sur lui. Je défis rapidement son boxer, libérant sa magnifique queue.
Il m'attira à lui, portant ma bouche à la sienne une fois encore. Ma langue lécha ses lèvres, demandant l'entrée. Il ouvrit les lèvres et sa langue pressa contre la mienne, s'enroulant au bout de façon séduisante. Il poussa contre ma bouche et sa langue pénétra ma bouche, explorant chaque centimètre. Je gémis en me sentant sur lui, le faisant gémir lui aussi.
Edward nous retourna pour qu'il se retrouve au-dessus de moi. Nos bouches étaient toujours collées ensemble et nos mains touchaient tout et n'importe où de nos peaux nues. Je n'avais même pas remarqué mais le gland de son pénis était presque un centimètre en moi pendant notre pelotage.
«Merde…putain, c'est bon.» Murmura Edward et il nous déplaça un peu pour s'aligner correctement.
«Mmm t'aime.» Marmonnai-je entre nos baisers.
«Je t'aime aussi.» Dit-il en s'écartant, puis il crocheta ses lèvres aux miennes et m'accorda à ses poussées, entrant en moi. La sensation, de lui enfoncé en moi jusqu'à la garde n'était comparable à rien de ce que j'avais connu avant. Bon, c'était quelque chose que j'avais connu un nombre incalculable de fois, mais j'avais l'impression que je n'en aurai jamais assez. Je laissai ma tête tomber en arrière alors qu'il commençait à bouger doucement, entrant et sortant de moi.
Je regardai ses yeux verts devenir plus foncés alors qu'il poussait en moi encore et encore, à un rythme régulier.
«Oh bébé…Si étroite, si foutrement bonne.» Grogna-t-il. Mon dos s'arqua, poussant mes seins plus haut, le faisant titiller mes tétons avec sa main. Nos yeux se happèrent et je pouvais voir son expression passer au plaisir incroyable alors qu'il poussait complètement en moi. Il me sourit amoureusement et se pencha pour m'embrasser.
L'orgasme qui se construisait en moi arrivait à pleine force. Mon cœur s'arrêta alors que mes muscles se resserraient autour de lui, l'entourant.
«EDWARD!» Criai-je alors que je jouissais autour de lui. Je pouvais voir ses tendons se tendre dans son cou alors qu'il tentait de prolonger son orgasme.
Il se mis à déposer des baisers mouillés sur le coin de ma bouche. Il agrippa mes chevilles et se mis à genoux, posant mes jambes sur ses épaules alors qu'il continuait à s'enfoncer en moi de plus en plus profond.
«AHH…EDWARD!» Hurlai-je en enfonçant mes ongles dans ses biceps.
«AMOUR…Je vais ungh.» Grogna Edward et j'entendis un grondement sourd venir de son torse. Ses cheveux collaient à son front à cause de la sueur et je ne pensais pas qu'une meilleure vue existe où je pouvais voir son pack d'abdominaux luisant de sueur.
Edward s'enfonça plus fort et l'angle me poussa vers un autre orgasme, et je criai son nom alors qu'il poussait une dernière fois, se déversant en moi.
«Bella…» Dit-il doucement une fois redescendu sur terre. Il s'assura de ne pas s'écrouler sur moi et m'attira contre son torse, le faisant glisser hors de moi. Je gémis à la perte.
Je ne me rappelais de rien après cela puisque lorsque je me réveillai il faisait sombre. Mon estomac me grognait dessus.
J'étais enfoncée dans l'étreinte d'Edward. Il dormait paisiblement, ressemblant au dieu qu'il était. Il sentait vraiment bon alors que je puais le sexe, la transpiration et Edward. Bon sentir comme Edward n'était pas si mauvais.
J'entendis un autre grognement et tentai de ne pas rire. Il semblait que notre bébé avait besoin de nourriture, pendant que je voulais autre chose…de préférence Edward.
Ou une bonne salade du soleil, avec des avocats.
Je regardais l'heure, il était deux heures. Avais-je vraiment dormi presqu'une journée entière? Cela devait avoir ruiné les plans d'Edward de me prendre dans chaque recoin de notre nouvelle maison.
Avant que je ne puisse dire ou faire quoi que ce soit, une forte envie de faire pipi me prit et je me défis de son étreinte. Après avoir fini, je restais debout dans ma salle de bain à me regarder. Je n'avais jamais vraiment pensé que j'étais belle, mais à présent si. J'avais cet éclat en moi, mes hanches semblaient plus pleines, les courbes étaient plus rondes et d'autant plus belles, ainsi que ces magnifiques seins. Il n'y avait pas à se demander pourquoi Edward ne pouvait pas garder ses mains pour lui.
Soudain, il y eut un fort grondement.
«J'y arrive bébé.» Dis-je en caressant mon ventre.
Je tentai de voir si je devais simplement aller chercher quelque chose à manger, ou me préparer quelque chose d'autre. J'étais bien trop feignante pour faire quelque chose, sans parler de la fatigue. J'enfilai mon peignoir et allai sur la pointe des pieds dans notre chambre.
«OUCH!» Criai-je lorsque mon petit orteil heurta la table de nuit.
«Bella?» Demanda Edward, groggy.
«Chut…rendors-toi» Lui dis-je et cherchai son t-shirt et un jean de maternité.
«Amour, tu fais quoi?» Demanda Edward en enroulant ses bras autour de moi.
«Hein?»
«Si tu crois que je vais te laisser aller chercher de la nourriture en plein milieu de la nuit pendant que je reste ici, tu te mets le doigt dans l'œil. Qu'est-ce que tu veux? J'irai le chercher aussi vite que possible, et tu dois rester dans le lit.» Expliqua-t-il et il déposa un baiser sur mes lèvres.
« D'accord… Je veux une salade du soleil très épicée, puis euh du guacamole dessus et oohh beaucoup de fromage. Je veux aussi un milkshake à la vanille et uumm du citron, de la tarte au citron.» Listai-je et Edward me regardait avec la mâchoire au sol. Je ris mais ne pouvais m'empêcher de rougir.
«Tout ce que mon adorable femme et mon bébé voudront.» Dit-il en posant sa main sur mon ventre. Il me souleva ensuite comme une mariée et m'allongea sur le lit.
«Je reviens vite.» Dit-il en embrassant mon front, mon nez et mes lèvres, puis mon ventre.
Cela faisait 30 minutes et Edward n'était toujours pas là. Il avait appelé en disant qu'il n'arrivait pas à trouver la tarte au citron. Je lui avais dit que ça allait mais je pense qu'il pouvait entendre mon ton morne et m'avait dit qu'il ne rentrerait pas tant qu'il ne l'aurait pas trouvé.
Seigneur…Aurais-je un jour de la nourriture?
Je décidai de prendre un bain puisque je ne supportais plus l'odeur du sexe ou de simplement rester assise dans le lit. Après trente minutes supplémentaires, je sentis l'odeur de la nourriture avant d'entendre le pas d'Edward.
Je poussai un petit cri et sortis de la baignoire, je me séchai rapidement les cheveux et enfilai ma nuisette bleu nuit.
«Mmmhh c'est trooop bon.» Dis-je une fois que j'eus fini l'énorme salade et le milkshake.
«Je ne vois pas de frites?» Demandai-je en regardant dans les sacs.
«Bébé tu n'as pas demandé de frites.» Fit Edward.
«Si.»
«Non.»
«SI.»
«Mon amour, tu n'en as pas demandé.» Dit-il calmement. Oh seigneur, avais-je réellement oublié les frites? Ça craint!
«Je veux des frites.» Dis-je en faisant la moue.
«Et la tarte, tu n'y as pas encore touché.» Tenta-t-il en poussant la tarte.
«Je ne veux pas la tarte.» Je la repoussai en fronçant le nez.
«Ça va, je vais aller te chercher tes frites.» Dit-il adorablement et il se leva. Je réalisai que j'agissais comme un enfant pourri gâté et ma lèvre inférieure se mis à trembler. Je tentai de ne pas pleurer, mais je me sentais mal. Il devait être si fatigué.
«Attends ne pars pas!» L'arrêtai-je. «Je n'en veux plus, je vais bien. Je veux juste que tu me prennes dans tes bras.» Dis-je en souriant, enfin tentant de sourire, et je l'enlaçai.
«Tu es sûre, ça ne me dérange pas.» Dit-il, mais je pouvais voir qu'il était fatigué et que ses yeux tombaient de fatigues, et je me mis à pleurer.
«Bella? Oh mon dieu, qu'est-ce qu'il y a? Je suis désolé, tu veux vraiment ces frites pas vrai? Je vais en chercher.» Fit-il et je renforçai ma prise sur lui.
«Je suis tellement désolée, je savais que j'aurais dû y aller. Tu dois être si endormi et fatigué et me voilà à me plaindre à propos de frites à 4 heures du matin. Je suis tellement désolée, je suis une si mauvaise femme. Je n'ai même pas pu rester réveillée pour qu'on puisse baptiser ta salle de musique et je puais tellement, enfin jusqu'à ce que je prenne un bain.» Pleurai-je et Edward commença à pouffer de rire. Il me prit sur ses genoux et me berça un peu.
«Allez bébé, chut arrête de pleurer. C'est tes hormones de grossesse. Ce n'est rien, Mc Donald's n'est qu'à 10 minutes. Mon père a dû embaucher un jet privé au milieu de la nuit pour obtenir des Johnnycake (N/T: de petits gâteaux très plats, un peu de la forme de pancakes) du Rhode Island pour ma mère.» Rit Edward.
«Vraiment?» Demandai-je.
«Ouep, quand elle était enceinte de moi. Mon père avait décidé d'embaucher un chef 24/24h, 7/7 jours pendant qu'elle attendait Alice. Je crois qu'elle mangeait beaucoup de bonbons pour Alice, c'est pour ça tu sais, qu'Alice est un peu...» Edward fit 'fou' de la tête, et me fit rire.
«Eh bien je ne pense pas que tu aies besoin de le faire, en plus je veux juste que tu m'emmènes au lit.» Lui dis-je.
«Vraiment? Au lit ou la salle de musique, ou ce comptoir de cuisine?» Demanda-t-il en haussant les sourcils.
Je levai simplement les yeux au ciel et me mis à marcher vers notre chambre. Il rit et me souleva, me faisant couiner.
Nous tombâmes sur le lit, enfin avec précaution. Il coinça mes mains au-dessus de ma tête tout en me surplombant.
«Tu es si belle.» Murmura-t-il en faisant glisser son nez froid sur mes joues et ma mâchoire, je frissonnai, mais c'était plutôt de plaisir.
«Je sais…»
«Enfin.» Dit-il en riant. Du moins tant que j'aurai cet éclat de grossesse.
«Je t'aime» lui dis-je amoureusement. «Merci de me supporter enceinte et folle.»
«Non amour, merci à toi de m'offrir ce bonheur, simplement ne tue pas ton mari pendant que tu seras dans la salle d'accouchement» supplia-t-il. «J'ai entendu les histoires d'horreur d'Emmett, qui jure que ses couilles étaient à deux doigts d'être coupées.» Grimaça-t-il.
«Ne m'en reparle pas, j'ai encore du temps. Pour tes couilles, et bien je les aime trop pour leur faire quoi que ce soit.» Lui dis-je de façon sexy.
«Bella…» M'avertit-il et je le fis taire avec un baiser passionné. L'une de ses mains attrapa mon visage, me maintenant en place alors que sa langue pénétrait ma bouche, pendant que l'autre main attrapa les courbes chargées de mes fesses. J'entendis quelques sons de sa gorge qui m'excitèrent d'autant plus.
Je suis une femme enceinte qui a envie de sexe.
D'une certaine façon, ça me rendait heureuse. Mais tout à coup je me sentais très fatiguée, comme s'il y avait un bouton on/off de excitée à fatiguée.
«Bébé, est-ce que tu viens de t'endormir pendant qu'on se pelotait?» Demanda Edward en se reculant avec horreur. J'avais les yeux fermés et je les rouvris brusquement.
«NON, non…J'sais pas, je veux t'embrasser et faire l'amour mais j'suis si endormie tout à coup.» Expliquai-je pathétiquement. Il rit.
« Je pense qu'on s'est emballés tous les deux. Dormons avant que le soleil ne nous réveille.» Dit-il et j'acquiesçai. Je m'enfonçai contre lui et il m'enroula dans ses bras. Ma tête était coincée avec précaution sous son menton et je le sentis embrasser le dessus de ma tête quelques fois.
J'embrassai son torse et m'endormis.
Nous revenions juste du rendez-vous chez le médecin. J'en étais maintenant à 16 semaines. Mon ventre s'était beaucoup arrondi en un mois. J'étais si contente d'être dans mon second trimestre, ce qui voulait dire au revoir nausées matinales, et bonjour super énergie. Edward m'avait dit que je n'étais plus aussi lunatique qu'avant et que cet éclat lié à la grossesse me rendait d'autant plus resplendissante. Mes cheveux étaient plus brillants, sains et épais. Il adorait y faire passer ses mains.
«Amour, tu es sûre qu'on ne veut pas connaitre le sexe de notre bébé?» Supplia encore Edward.
«Oui, je suis sûre, je veux que ce soit une surprise. C'est tellement plus marrant comme ça, et on a quelque chose à avoir hâte de savoir quand nous serons dans la salle d'accouchement.» Lui dis-je.
«Et bien, même si nous savons le sexe, il y a quand même quelque chose à attendre puisque nous ne savons pas à quoi il ou elle ressemblera. De cette façon nous pourrons même décorer sa chambre.» Argumenta-t-il.
«Je ne veux pas.» Lui dis-je avec une moue boudeuse. Il fit aussi la moue, mais je fis trembler ma lèvre avec les yeux de chien battu.
«Comme tu veux Amour.» Soupira-t-il de défaite et je souris largement, lui offrant un sonore baiser mouillé qui le fit pouffer de rire.
Alice organisait une pendaison de crémaillère ce soir-là. Après ce qui était arrivé il y a presque un an au loft, je n'en voulais vraiment pas d'autre. Tout le monde comprit et Edward partit d'autant plus mal, mais je lui dit que ce n'était pas sa faute. C'était simplement les circonstances.
Seulement si je n'avais pas été têtue et que j'avais admis que je l'aimais…
«Bella, veux-tu donner les nouvelles photos de l'échographie à notre famille?» Demanda Edward. Notre bébé était presque aussi grand qu'un avocat, en parlant d'avocat, j'y avais été droguée depuis que les envies avaient commencées.
«Regarde, notre bébé à même des ongles.» Roucoula Edward et je souris, faisant courir mes doigts sur la photo.
«Oh!» Hoquetai-je alors que je sentais une sensation comme un papillon dans mon bas ventre.
«Qu'est-ce qu'il y a?» Paniqua Edward. J'attrapai sa main et la plaçai là où j'avais senti quelque chose. Je savais que c'était notre bébé.
«Quoi Bella?» Demanda-t-il encore.
«Je l'ai senti! J'AI SENTI NOTRE BEBE!» Criai-je en commençant à sautiller. D'une façon ou d'une autre, mes yeux s'étaient emplis de larmes.
«Vraiment?» Demanda-t-il, excité, et il plaça ses deux mains sur mon ventre puis les bougea.
«Je ne peux pas le ou la sentir.» Bouda-t-il.
«Je suis sûre qu'on aura d'autres chances.» Le rassurai-je et il acquiesça.
Je m'habillai donc d'une robe rose à fleurs qu'Alice m'avait achetée. Elle serait heureuse de voir que je pourrai désormais mettre des affaires de maternité, elle me faisait aussi une énorme poitrine et collait à mon ventre. (Photo sur le blog de l'auteur).
«Tu es sexy…» Dit Edward de sa voix de velours. Il me regarda avec des yeux affamés.
«Pas maintenant chéri, nous devons partir.» Dis-je, et je le fis sortir de la maison avant qu'il ne m'emmène dans notre chambre comme un homme de Cro-Magnon. Ce qu'il avait fait au moins 3 ou 4 fois le mois dernier.
Rapidement nous étions chez Alice.
«Oh Bella, tu es si belle et awww est-ce l'adorable ventre de bébé? Attendez, est-ce que vous connaissez le sexe du bébé?» S'agita Alice dès que nous entrâmes.
«Merci Alice, je suis contente que tu l'aimes. Oui le bébé grandit vite maintenant et non, nous avons décidé de ne pas savoir le sexe du bébé.» Lorsque je dis la dernière partie, Edward et elle grognèrent. Je lui lançai un regard noir et il me sourit, me montrant ses dents blanches.
«Ne supplie pas Alice, on a décidé de garder la surprise.» Lui dit Edward et je pouvais entendre qu'il l'encourageait secrètement à me supplier. Je levai les yeux au ciel.
«Viens Bella, je vais te faire faire le tour du propriétaire pendant que ces deux-là vont comploter pour te faire changer d'avis.» Dit Jasper en m'offrant son bras. Je ris et le laissais me montrer leur nouvelle maison.
«C'est magnifique, je suis si heureuse qu'on soit si proches.» Lui dis-je et il hocha la tête.
«Hey Bells! Whoa regarde-toi.» Fit Emmett et il essaya de ne pas m'écraser dans son câlin.
«Emmett, fais gaffe! C'est mon bébé là-dedans» l'avertit Edward et je lançai le regard 'c'est quoi ce bordel' à Edward. «Oh et ma femme aussi.» Ajouta-t-il.
«Je ne vais pas faire de mal au bébé ou à ma sœur Eddie, calmos.» Lui dit Emmett. Rose se moqua d'eux et se mit à faire des bisous sur le ventre d'Adam. Ses rires étaient mignons. Tabitha riait aussi en regardant son frère. J'embrassai sa joue.
«Hey petit gars.» Roucoulai-je et je lui offris mon petit doigt. Il l'agrippa fermement.
«Oo tu vas être fort comme ton papa.» Lui dis-je en riant. Edward vint dans mon dos et m'enroula dans ses bras, je l'ignorai.
Rapidement nous sentîmes quelque chose de désagréable venir de la couche d'Adam et Rose partit le changer. J'ignorai toujours Edward.
«Amour, tu sais que je m'inquiète pour toi peut-être plus que pour notre bébé.» Dit-il.
«Je me moque que tu t'inquiètes plus pour notre bébé, je veux que ce soit le cas. Mais ça ne veut pas dire que tu dois m'ignorer.» Dis-je en baissant les yeux au sol.
«Oh chérie. Je suis désolé, je plaisantais. Tu sais que je t'aime plus que tout au monde. Mais l'amour que j'ai pour notre bébé est complètement différent que l'amour que j'ai pour toi. Alors il n'y a vraiment pas de comparaison possible.» Dit-il tendrement.
«Je ressens la même chose, désolée. J'imagine que mes changements d'humeur n'ont pas complètement disparus.»
Il rit et se pencha pour m'embrasser. Nous nous séparâmes à la voix bourrue d'Emmett, il semblait être parti pour un concours de nourriture. J'espérais simplement qu'Alice avait assez de nourriture pour nous tous.
«Oh j'ai oublié le cadeau pour Alice et Jasper dans la voiture.» Dis-je soudainement en me rappelant.
«Je vais le chercher.» Fit Edward.
«Non, non ça va, tu vas voir leur maison puisque tu n'as pas eu le tour du propriétaire avec Jasper.» Lui dis-je, il ne sembla pas convaincu mais je lui souris largement.
Je sortis en marchant jusqu'à la voiture qui était garée en parallèle du garage puisqu'il n'y avait qu'un garage. Je l'ouvris et pris le cadeau à l'arrière.
Juste à ce moment j'entendis une voix que je n'aurai jamais voulu entre, de toute ma vie.
«Bella? C'est vraiment toi?» L'entendis-je demander de sa voix rauque. Je hoquetai et me retournai. Il semblait aussi choqué que moi. Ses yeux allèrent sur mes seins et je poussai mes cheveux vers l'avant pour tenter de cacher mon décolleté. Son regard me rendait très mal à l'aise. Il regarda mon ventre et recula d'un pas.
«Qu'est-ce que tu fais ici?» Sifflai-je et je caressai mon ventre, laissant mes mains là.
«Je devrais te demander la même chose. J'habite dans cette maison.» Dit-il en pointant la maison de l'autre côté de la rue. Oh seigneur, bien ma chance.
«Je suis là pour la pendaison de crémaillère de ma belle-sœur. Alors si tu veux bien m'excuser je retourne à l'intérieur.» Dis-je, et je partis, mais il me bloqua le passage.
«Whoa belle-sœur?» Fit-il en grognant et j'aurais voulu que mes yeux lancent de vrais éclairs. «T'as épousé qui bordel?» Demanda-t-il.
«Jake, laisse-moi. Je n'ai vraiment pas envie de te parler. Peu importe qu'on ait eu une histoire, tu vas vivre ta vie et tu me laisses vivre la mienne.» Lui dis-je aussi calmement que possible. D'une manière ou d'une autre, sa peau brun-roux foncé tourna encore plus rouge. Je reculai, effrayée par sa taille et sa colère.
«Allez Bella, je pose juste une question. Tu sais que j'avais tort pour Leah, ce n'est pas elle que je veux et je l'ai compris après qu'on se soit mariés. Laisse-moi une chance et je te montrerai que tu m'aimes comme tu l'as toujours fait. Je prendrai même le morpion de celui que tu as là comme si c'était le mien.» Dit-il et mon humeur explosa.
«N'APPELLE PAS MON BEBE COMME CA! POUR CE QUI EST DE TA QUESTION…» Commençai-je à crier. Et puis je réalisai que c'était mauvais pour le bébé et je pris des inspirations calmes. Jake semblait avoir été giflé.
«Je ne t'ai jamais aimé, c'était juste une attraction stupide. En fait, je pense que je te hais pour tout ce que tu m'as fait, je ne sais même pas pourquoi je suis restée amie avec toi ou pourquoi je t'ai repris après ce que tu m'avais fait au lycée. Alors dégage d'ici. J'aime mon mari, dont le nom est Edward.» Lui dis-je aussi calmement que possible. Je ne voulais pas me mettre la pression et faire du mal à mon bébé.
«Putain tu as épousé cette sangsue qui essayait de t'avoir au Cullen Office?» Hurla Jacob et je tremblai de peur. Soudait j'entendis la porte s'ouvrir et Edward sortit. Ses yeux étaient sur Jacob et je ne pensais pas l'avoir déjà vu si en colère.
Il n'y avait aucune comparaison possible avec cette chose au Brésil, où les adolescents à ma librairie. Je pouvais le voir vibrer et tenter de ne pas exploser.
«Oh salut là.» Fit Jacob en ricanant.
«DEGAGE, MAINTENANT!» Dit Edward d'une voix glaciale. Cela me donna même des frissons et Jacob sembla s'énerver, mais s'écarta de moi de quelques pas.
«Partons Edward.» Dis-je, et je tentai de l'attirai vers l'intérieur. Rose semblait tenter de calmer Emmett. Jasper était entre Edward et Jacob. Alice était à côté de moi.
C'était comme un affrontement silencieux entre Edward et Jacob. Vous pouviez couper la tension au couteau.
«Jacob s'il te plait, laisse-nous tranquille.» Le suppliai-je.
«Peu importe, appelle-moi quand tu voudras passer un bon moment.» Dit-il en me faisant un clin d'œil et avant que je puisse rétorquer, Edward l'avait frappé fort dans la mâchoire, faisant gicler du sang de la bouche de Jacob.
Je haletai et Alice m'écarta. Jasper bloqua Edward, mais ensuite Jacob le frappa. Je ne pouvais pas dire ce qui arrivait parce que tout ce que je pouvais voir était des poings volants dans les airs et je compris que je hurlais de toutes mes forces.
«Bella, calme-toi.» Rose vint et Emmett alla stopper la bagarre. Mais il semblait se forcer à ne pas tuer Jacob.
A ce moment, j'entendis un fort bruit d'os brisé et du sang se répandit au sol.
«EDWARD!» Hurlai-je en pleurant.
A samedi prochain !
