Chapitre 35 :

Huit heures, on n'est tous rassemblés devant le labo…enfin tous non, manque Cath qui est en retard…

Bon qu'est-ce qu'elle fiche ?

Pour une fois que c'est pas moi qui est à la traine…

Ça tient du miracle !

Hey Sanders tu la boucle ok ?

Hum… laisse-moi réfléchir…

Ça va être difficile ça…

Bon ça suffit les gosses là ! pas possible ça même quand je bosse pas je dois encore faire le chef !

Techniquement t'es pas mon boss Nicky…

Rah mais qu'elle m'énerve !

Héhé…

Le portable de Grissom sonne, il s'éloigne de la cohue qui règne déjà… il s'absente quoi trois minutes à peine.

Bon bah Catherine ne peut plus venir… Lindsay est sur le point d'accoucher, elle part avec Lou à Kansas city.

C'était pas prévu pour le mois prochain ?

Bah si mais bon…

Qu'est -ce qu'on fait alors ? On annule ?

Elle me l'a strictement interdit… on part quand même

Ouais mais bon à la base on devait y aller tous ensemble…

Je transmets Nick… elle a clairement dit que si nous ne partions pas elle s'arrangerait pour nous le faire regretter…

Vu comme ça… bon bah alors on n'y va ?

On n'y va !

En route les gosses !

Je crois que ce diminutif pourri va nous rester… mais puisque c'est comme ça… il va le regretter le p'tit Nicky ! C'est lui qui prend le volant, Greg monte côté passager, Grissom, Sara et moi prenons l'arrière. Au bout d'une heure de route, je me décide à faire le zouave. Je commence gentiment à taquiner Greg, et comme prévu il réplique. Ca vire vite au bordel intégral dans la voiture.

Mais vous avez pas fini vous deux ?

Nan on commence !

Vous êtes vraiment pas possible ! pire que des gamins de cinq ans !

On ricane dans notre coin et on laisse un peu de répit au chauffeur, au bout de deux heures je reprends…

On n'est bientôt arrivés ?

Tu sais bien que non…

On n'est bientôt arrivés ?

Ah mais elle va pas recommencer celle-là !

On n'est bientôt arrivés ?

Je vais lui scotcher la bouche on sera tranquille au moins !

Greg a vite compris mon petit manège et lui aussi s'y met dans un autre genre…

J'ai faim…

Y a des barres de céréales dans le sac…

J'veux pas d'ca moi ! j'ai faim j'ai pas une fringale…

Vous avez décidé de me pourrir la vie les deux gamins là…

J'ai faim c'est pas d'ma faute !

Bon y a une aire de repos dans dix kilomètres c'est bon maintenant !

On n'est bientôt arrivé ?

Change de disque !

On n'arrive bientôt ?

Je vais la tuer…

Et voilà avec Greg on se marre, Grissom et Sara se retienne de rire, et Nick malgré son air méchant n'est pas loin de se laisser avoir aussi. On fait donc une pause a cette fameuse aire d'autoroute, une fois les jambes dégourdies et les estomacs pleins on reprend la route. Les deux heures et demi qui reste se font dans une bonne ambiance, on rigole, on chante… bref c'est comme si nous étions en vacances… enfin plutôt une colonie de vacances selon Nick…

Ouais et toi t'es le mono c'est ça ?

Exactement Greg…

Ah bah si c'est ça moi je peux te chanter une super chanson sur les monos…

Euh Heaven évite de chanter je te rappel qu'on campe…

M'en fout…

Et je me mets à chanter…

Les monos c'est de la racaille Ca fume ça boit, plus que ça travaille A si l'dirlo il savait ça tralala A si l'dirlo il savait ça tralala Il dirait, il dirait, il dirait : 'Au armes les colons Prenez vos polochons Tapez, tapez, Sur les monos Jusqu'a, s'qu'ils soient K.O.
Les monos Les salauds 36 balles dans le dos 1 obus dans le cul Et n'en parlons plus !'

Quel langage… tu me désespère vraiment là…

Et c'est pas fini…

Puis on n'arrive enfin à destination, on monte les tentes en se chambrant.

Bon et niveau répartition on fait comment ?

Bah comme on n'avait prévu… Toi Greggo t'es avec Nick, Sara avec Grissom et moi toute seule…

Bah ça va la belle vie !

Ouais j'avoue !

Bon bah maintenant qu'on sait qui dort avec qui tous les deux vous allez chercher du bois pour le feu…

Bien patron !

Avec Greg on s'éloigne en se poussant gentiment.

Et pas dans deux heures !

Oui Monsieur Stokes !

Bon ok on se fout allégrement de lui mais faut dire qui aime bien châtie bien ! On se balade quelques minutes toujours en rigolant et en blaguant. Je dois bien l'avouer, je me sens super bien là… je me pose même pas de questions, je profite tout simplement… Avant de partir je m'étais fait une promesse solennelle, ce weekend était placé sous le signe de la détente, et je comptais bien ne pas me prendre la tête pour quoi que ce soit. D'ailleurs en parlant de détente…

Hey Heaven regarde, y a des lianes !

Nan trop bien !

On s'échange un coup d'œil avec Greg et on se précipite chacun vers un arbre. Et nous voilà partie à faire les cons de lianes en lianes en poussant des cris à la tarzan et de toutes sortes d'animaux de la jungle… des vrais gosses, j'avoue. Au bout de trois quart d'heures on se décide à rentrer. Mais juste avant d'arrivé au campement je réalise un truc…

Meerrddeee on n'a pas ramené de bois pour le feu !

Ah ouais on n'était partis pour ça à la base…

On va se faire massacrer par Nick…

Ouais… je l'entends déjà…

Et là dans une parfaire imitation de son boss il me sort :

Vous revenez les mains vides au bout de trois quart d'heure ? tin vous êtes chiant sérieux ! on peut rien vous confier hein !

Jolie imitation !

Merci, ce sont des heures d'entrainements !

Ouais mais bon question physique y a encore du boulot hein !

Ah mais comment tu me tapes dessus là c'est abusé !

Je suis morte de rire quand on rejoint les autres. Quand Nick nous vois sans la moindre branche…

Vous revenez les mains vides au bout de trois quart d'heure ? tin vous êtes chiant sérieux ! on peut rien vous confier hein !

Forcément quand je me tourne vers Greg il est plié et je tiens pas bien longtemps.

Et ça vous fait rire en plus ! à cette allure on n'est pas près de manger !

Roh on n'a le temps !

Ouais ouais c'est ça… bon bah j'y vais au moins je suis sûr que ça sera fait !

On peut y retourner si tu veux…

Pour que vous reveniez encore les mains vides nan merci ! Occupez-vous plutôt de trouver des pierres pour limiter les flammes… ça devrait pas être trop dur y en a partout.

Bien patron !

Et au fait ils sont où les deux tourtereaux ?

Partis se balader, Grissom à trouver une colonie de fourmis rouge il voulait voir ça de plus près… allez au boulot vous deux !

On le regarde s'éloigner en pestant, c'est trop marrant à voir. Vingt minutes plus tard il revient avec ce qu'il faut et nous on n'a fait un super cercle de pierres pour limiter le brasier. Grissom et Sara revienne et une fois que le feu a bien prit on fait chauffer ce qu'il faut. Le repas se déroule dans une bonne ambiance, on parle de tout et de n'importe quoi, ça vanne de partout… bref on s'éclate bien. L'après-midi, vu la chaleur on décide de passer tout notre temps au lac… Une fois installés, on balance les fringues et on se retrouve tous en maillot, parés pour une baignade. Je dois bien avouer que quand je vois Greg en shorty noir, j'ai vraiment du mal à rester de marbre. Pour me rafraîchir les idées je suis la première à me lancer à l'eau. Je suis très vite imitée par Nick et Greg, Sara et Grissom eux, préfère rester en arrière. Je m'éloigne un peu du groupe, j'ai besoin de me retouvrer un peu seule histoire de faire une petite mise au point… quoi que non en fait, je m'en tient à ma promesse de ne penser a rien. Je fais quelques longueurs et je reviens vers les garçons.

Tin elle est froide ! je remonte moi sinon je vais finir en glaçon !

Ouh Nicky tu crains ! elle est super bonne tu veux dire ! ça se voit que tu t'es jamais baigné dans le lac Michigan toi !

Je vois pas le rapport !

Bah à coté de ce lac, ici elle est super chaude !

Ouais bah moi je viens pas de la cote est… je te signale alors les températures hivernales très peu pour moi merci !

Il regagne la rive, je me tourne vers Greg.

Et toi tu joues aussi les fillettes ou tu restes ?

Tu vas voir si je suis une fillette !

J'ai pas le temps de m'éloigner qui me saisit par la taille et me balance un peu plus loin, s'en suis une bataille acharnée ou on s'éclate comme des p'tits fous. Au bout de plus d'une demi-heure de jeu, on rejoint les autres. On reprend nos discussions du midi en prenant le soleil. Bercée par une légère brise et par la chaleur je commence à somnoler. Je sais pas combien de temps ça dure mais ce qui me réveil se sont deux bras qui me saisissent à bras le corps. J'ai pas le temps de dire ouf que je me retrouve de nouveau à l'eau. Question réveil c'est radical ! Quand je refais surface, je vois Greg et Nick hilare.

Quel est l'enfoiré qui a fait ça !

Grissom, Sara et Nick pointent immédiatement leur doigt sur Greg.

J'aurais dû m'en douter ! T'es un homme mort Sanders !

Je reviens fissa vers eux, en deux deux je le rattrape et le ramène vers le bord.

Y a pas de raison que je sois la seule à prendre un second bain !

Je le pousse dans la flotte, Nick à côté est mort de rire… erreur fatale, vive comme l'éclair je le pousse aussi et il rejoint son adjoint.

Alors c'est qui la bosse maintenant hein ? vous faites moins les malins là !

Sara et Grissom sont morts de rire, et les deux garçons nous rejoignent en riant aussi. Voilà à quoi on passe l'après-midi… à rire et à se chamailler dans la flotte. La soirée passe à une allure folle, on se fait un poker à la lueur du feu, et Greg moi on raconte âneries sur âneries pour déconcentrer tout le monde… le pire c'est que ça marche ! Les premiers à lâcher l'affaire sont Grissom et Sara, puis Nick suit peu de temps après… on se prend un dernier café, on balance une dernière blague pour la route et on va tous se coucher. Une fois seule dans ma tente, je dois bien m'avouer que je ne peux plus résister aux assauts de ma conscience. Dans le brouillard du sommeil je suis sans défense face à elle, alors elle me repasse le film de la journée, toute cette complicité avec Greg, les jeux dans l'eau pas si innocents que ça… les sensations qui m'avaient effleurées quand il m'avait prise dans ses bras, cette petite boule de chaleur au creux du ventre quand ses mains étaient en contact avec ma peau… tout ça, finalement, ce n'est pas rien. Je ne lutte plus contre toutes ses images, puis je m'endors sans vraiment m'en rendre compte. Je suis plongée en plein rêve… un truc bizarre avec des animaux qui s'éclatent sur des lianes… mais le truc encore plus bizarre c'est que je suis un de ces animaux et que là… je suis presque en train de me faire marcher dessus ! Je fais un bond énorme quand j'ouvre les yeux et que je m'aperçois que la sensation que quelqu'un est à côté de moi n'est pas qu'un rêve. La voix de Greg s'élève alors.

Zen c'est que moi !

Mais t'es complètement malade ! tu m'as foutue une trouille pas possible ! et tu fais quoi au juste là Sanders ?

Je t'explique…

Ouais bah vaut mieux que ça soit pour une raison valable !

Nick ronfle, je peux pas dormir…

T'appelles ca une raison valable toi ?

Euh ouais… oh allez c'est super sérieux ! t'as qu'à allez voir si tu me crois pas !

T'es fou je vais pas aller me geler les fesses pour ça !

Alors je peux rester ? s'te plaît ?

Je sais pas hein… avec tout ce que tu m'as fait subir aujourd'hui… tu mériterais de dormir dehors tiens…mais bon t'as de la chance c'est mon jour de bonté…

Je te remercie de ton geste et de ta gratitude….

Ouais c'est ça maintenant t'arrêtes ton cinoche et tu me laisses dormir.

Bonne nuit alors…

Ouais bonne nuit…

Je lui tourne le dos… et c'est ma conscience qui lance un assaut. « tiens donc tu le laisse dormir avec toi… » il dort pas avec moi mais à côté… « tu joues sur les mots là… ». Roh ça va hein… bah voilà c'est malin maintenant je vais plus dormir… bien jouer ! pfff. J'essaie de trouver une position plus confortable et je me réinstalle, mais même en fermant les yeux le sommeil ne vient pas…

Heaven tu dors ?

Ouais, d'ailleurs je suis en plein rêve et je te rappelle à la pub…

Nan mais tu dors pas…

Quel esprit logique Greg… bravo

C'est pas pour rien que j'étais capitaine de l'équipe d'échec…

Je peux pas m'empêcher de pouffer de rire… il avait toujours la répartie qu'il fallait… je me tourne. Je ressens comme une sensation étrange quand je me retrouve face à lui. La nuit claire me permet de le distinguer nettement, et quand je plonge mon regard dans le sien c'est toutes mes certitudes qui s'écroulent en un instant. Du bout des doigts, il vient chasser une mèche qui barre mon visage, ce simple geste me transporte. Je ne peux pas lutter, je ne suis pas de taille face à la montée en puissance de mes sentiments. Lentement il parcourt les quelques centimètres qui séparent nos lèvres, je me laisse faire, impuissante. Tout ce que je m'étais efforcer à cadenasser au fond de moi venait de se libérer en une fraction de seconde. Je laisse toutes mes angoisses derrière moi et je le laisse approfondir ce premier baisé, quand nos langues se mêlent l'une à l'autre je passe la frontière d'un autre monde. Un monde où je ne me pose pas de question, ou je fonce tête baissée. Maintenant que plus rien ne fait barrage sur ma route, je lui donne tout ce que j'ai, mes mains s'immiscent sous son t-shirt, et la sensation électrisante ressentie la dernière fois remonte. Je me débarrasse de ce tissu trop encombrant, je veux avoir le libre accès à chaque centimètre carré de sa peau. Mon maillot rejoint le sien, et quand ses lèvres viennent se perdre dans mon cou, plus aucune résistance ne subsiste. Il règne une atmosphère douce et tendre, les vêtements tombent et je me retrouve nu contre lui, je découvre de nouvelles sensations, ses baisés tendres me font perdre la tête, ses caressent agiles me laissent entrevoir un monde merveilleux. Je sens l'envie monter de plus en plus, je veux plus que tout ça… je ne veux plus faire qu'un seul et unique être avec lui. Je peux sentir les battements de son cœur s'accélérer quand d'une voix sensuel je lui murmure « viens… ». Quand il entre en moi, avec cette douceur bien à lui, je ne peux retenir un léger gémissement… ma respiration s'accélère alors que lui s'arrête, rivant son regard au mien. Il prend son temps, et me torture délicatement à coup de baisé langoureux et de caresses suggestives. Je résiste du mieux que je peux à la vague de désir qui menace de me submerger. Je laisse mes doigts courir sur peau, frôlant sa nuque, ébouriffant ses cheveux. Je me perds à nouveau dans son regard, et d'un accord muet il reprend doucement ses mouvements. Face à cette douceur je ne peux plus me retenir, et je laisse tout le désir monter en moi. C'est comme si je voyageais à ciel ouvert, des myriades d'étoiles m'entoure, et nos corps ne font plus qu'un. Ma respiration s'accélère un peu plus, je suis surprise par l'intensité du plaisir qu'il me prodigue, et alors que je suis au point du non-retour, je laisse échapper un léger gémissement que j'étouffe dans son cou. Je frissonne, le puissant torrent de désir remonte lorsqu'il ralentit la cadence, alors lentement je le fais basculer et à c'est moi maintenant de lui prodiguer du plaisir. Je me colle à lui, embrassant chaque parcelle de son corps, j'aime le goût sucré que laisse sa peau sur mes lèvres. Je le sens se tendre sous chacune de mes caresses, je lis l'envie dans ses yeux. D'une voix rauque il murmure mon prénom, et ça suffit à me faire basculer un peu plus dans la félicité. Je m'impose à lui, l'obligeant à suivre mes mouvements. Ses mains parcourent mon dos dans d'innombrables caresses, la chaleur de ses paumes sur mes reins me rend folle de désir. Sa respiration reprend de nouveau un rythme fou quand j'accélère légèrement la cadence, dans ses yeux, des flammes d'envie crépitent, je ralentis et le laisse reprendre le dessus. Il m'impose à nouveau sa cadence et comme tout à l'heure je me sens submergée par la même vague. Ses vas et viens se font plus rapide, plus pressent, sous souffle chaud caresse délicieusement mon visage et je me laisse emporter. Mon cœur bat au même rythme fou que le sien. J'accroche son regard au mien et ensemble dans un dernier gémissement à peine audible nous atteignons le nirvana. Essoufflés nous restons quelques instants dans la même position. Puis il laisse glisser ses lèvres sur ma peau, couvrant mon visage de doux baisé. Je me laisse aller à cette tendresse. Il bascule lentement sur le côté, et la chaleur de son corps me manque instantanément. Je me blottis contre son torse et il m'entoure de ses bras. Je me sens magnifiquement bien maintenant… lentement je me laisse entrainer dans un sommeil profond, un sourire de ravissement dessiné sur les lèvres.

Quand je me réveil doucement, la chaleur du corps de Greg m'entoure encore, et je suis aussitôt assaillie par les regrets. Je me sentais faible et vulnérable. Comment avais-je pu être aussi bête… pourquoi je n'avais pas su résister ? Je m'en veux comme pas possible. Lentement je me dégage de son étreinte, je repasse mes vêtements et je sors de la tente le plus discrètement possible. Dehors tout est calme, je suis la première debout, et je dois bien dire que ça m'arrange. J'allume un feu et fait chauffé de l'eau, tout en me maudissant. Il fallait arrêter les choses maintenant avant qu'il ne soit vraiment trop tard. Peu de temps après que je me sois levée, Greg me rejoint. Il passe lentement ses bras autour de ma taille, mais les retire vite fait en entendant une fermeture glisser derrière. Nick passe une tête ensommeillée à travers le tissu de la porte.

Déjà réveillés les gosses ?

Bah ouais… pourquoi ?

Pour rien… et sinon Greg t'as dormi ou cette nuit toi ?

Et merde a tous les coups il s'est réveillé cette nuit et a remarqué son absence… si c'est ça c'est la merde assurée…

Dans la même tente que toi… je me suis pas téléporté hein…

Marrant mais je t'ai pas entendu sortir…

En même temps vu comment tu ronflais c'est pas étonnant !

Je ronfle pas !

A peine…

Alors qu'on finit de préparer le petit dej', Sara et Grissom nous rejoigne. Tout le monde plaisante, mais j'ai du mal à rentrer dans les conversations, mais ça reste encore gérable. LA matinée passe rapidement, les garçons filent se faire une partie de pêche et Sara et moi on discute tranquillement. Au moins ça me permet de penser à autre chose. On se fait un pique-nique sur place, et une fois terminé de manger, les gars retour ne taquiner le goujon pendant qu'on reste a bouquiner allongées sur la couverture. Alors que j'essaie tant bien que mal à me concentrer sur mon bouquin, les regrets m'assaille de nouveau… il faudrait que je parle a Greg à un moment ou un autre, ce n'était pas possible autrement. Mais bon c'est bien gentil, lui parler ok mais pour dire quoi ? Quand je me rends compte que je lis la même ligne depuis plus d'un quart d'heure je ferme mon livre, le balance un peu plus loin et me lève. Sara me suit alors des yeux.

Tu vas ou ?

J'ai besoin de me dégourdir les jambes.

Je ne lui en dis pas plus et je m'éloigne. Je marche dix bonnes minutes avant d'atterrir dans une petite clairière. Je m'installe sur une souche d'arbre et je me perds à contempler l'horizon. Ce n'est que deux bras qui encerclent ma taille qui me font sortir de ma rêverie. Greg me glisse un bisou dans le cou et me sert un peu plus contre lui.

Ça va ?

Je me détache de lui sans répondre. Je crois que le moment de parler était venu… et le seul moyen de stopper cette relation, c'était d'y aller franco. J'avais pas trouvé d'autre solution, il fallait que je stoppe ca moi-même, et ce pour me protéger. Je me tourne lentement vers lui.

Faut qu'on parle…de ce qui s'est passé cette nuit…

Je t'écoute…

Je vais pas y aller par quatre chemins… toi et moi c'est pas possible.

Comment ça ?

C'est simple il n'y aura pas plus que ce qui s'est passé… cette nuit… on n'en avait envie tous les deux… ça s'est fait et voilà c'est tout.

Je ne comprends pas bien là…

Cette nuit c'était juste un besoin à assouvir, rien de plus.

Un air de profonde tristesse passe sur son visage, je me sens super mal, mais je n'avais pas le choix, je devais me préserver. Je passe à côté de lui sans un mot de plus, et je rejoins le groupe. Il ne revient que vingt minutes plus tard, et passe à côté de moi sans me regarder. Je me haïssais déjà pour ce que je venais de faire… et je le regretterais surement très longtemps.