Le lendemain soir, les cinq enfants se traînèrent jusqu'au cachot, complètement découragés d'avoir une retenue à leur premier jour d'école. Arrivés au donjon, ils entrèrent dans la salle de classe et attendirent leur punition.

− Bien, Mlle Océanne et Granger, vous récurerez les chaudrons sur les étagères.

Les jeunes filles regardèrent. Découragées, les 50 chaudrons encrassés et soupirèrent.

− Oui professeur Rogue, fit Hermione, d'un ton blasé.

− Oui père, dit Océanne.

− M. Antoine et Weasley, vous nettoierez les étagères et identifierez les bocaux.

− Oui père, dit Antoine.

− Oui professeur Rogue, répondit Ron.

− Quant à vous Potter, vous nettoierez les planchers de la salle de classe et de mon bureau.

− Bien, père fit Harry.

− Alors, qu'attendez-vous, AU TRAVAIL, personne ne sortira d'ici tant que les tâches ne seront pas accomplies, sans magie, bien entendu!

Les enfants commencèrent à travailler, complètement découragés. Il leur fallu trois heures pour terminer leur travail. Lorsqu'ils eurent terminé, ils rentrèrent à leur dortoir, escortés par Rogue. Après avoir reconduit les Gryffondor à leur salle commune, Rogue fit de même pour ses deux enfants.

− Mlle Océanne et M. Antoine, je ne veux plus que vous fassiez des paris ridicules. Je ferai le même commentaire à Potter. Je veux vous voir demain à 16 heures pour une autre retenue. Ne vous avisez pas d'être en retard. Est-ce clair?

− Oui, père, dirent les deux enfants faiblement.

− Bon au lit maintenant et plus vite que cela!

Les deux enfants embrassèrent leur père et allèrent se coucher. Le lendemain matin, au déjeuner, Rogue passa derrière Harry qui discutait avec ses amis.

− Potter, vous avez une retenue ce soir à 16 heures, avec moi.

− Mais…

− 2 retenues, maintenant!

− Oui père…

− Et ne soyez pas en retard.

Rendu au soir, les trois jeunes se rendirent dans le bureau de leur père.

− Que des Gryffondor sans cervelle fassent de stupides paris sur ma tête peut s'avérer compréhensible, mais que vous trois fassiez parti de l'élaboration du plan, est tout à fait inacceptable. Alors ce soir vous rédigerez 15 rouleaux de parchemin sur votre conduite. Vous avez jusqu'à 19 heures, car à cette heure vous aurez votre temps d'étude quotidien, sauf vous m. Antoine vous pourrez disposer à ce moment. De plus, Mlle Océanne je vous donne ces devoirs supplémentaires pour être sortie du votre dortoir et avoir manipulé Rusard lors de votre deuxième année. Potter vous avez-vous aussi des devoirs supplémentaires pour être allé dans la forêt interdite, même si vous n'étiez pas sous ma garde à ce moment, je vous les donne en tant que professeur, et comptez vous-en chanceux! Quant à vous M. Antoine, je ne vous donne rien, puisque comme vous vous en rappelez sans doute, je vous ai moi-même coincé lors de votre sortie de votre dortoir pour aller dans les cuisines, et si votre mémoire est bonne je crois que vous vous rappellerez que votre punition fut grandement suffisante et que je n'ai pas besoin d'en rajouter.

Antoine baissa les yeux, se rappelant trop bien cette nuit là, il avait cru mourir de peur, jamais son père n'avait été aussi en colère contre lui, il l'avait battu pour la première fois de sa vie et le souvenir était tellement cuisant qu'il l'empêchait de faire la moindre petite bêtise depuis ce temps. Les enfants se mirent rapidement au travail et la soirée se passa relativement bien. Le lendemain, Harry retourna pour la retenue supplémentaire qu'il avait eu. Rogue l'attendait.

− Vous êtes en retard, Potter.

− À peine une minute, père, j'….

− Vous reviendrez demain soir pour une autre retenue supplémentaire, pour votre retard de ce soir et votre arrogance. Pour ce soir, vous nettoierez mes appartements.

− D'accord, père.

Le lendemain, Harry nettoya la réserve de fond en comble puis la vie reprit son cours normal. Les cours de divination étaient toujours un cruel supplice et Mme Trelawney ne cessait de prédire une fin imminente et douloureuse pour Harry. Ce dernier n'avait plus besoin de passer ses journées entières avec Rogue lors des fins de semaines, ce qui lui permettait de voir ses amis.

Un soir de septembre, alors qu'ils effectuaient leur devoir en compagnie de Rogue, Océanne et Harry échangeaient des regards secrets, communicants ainsi dans leur langage personnel. En effet, les deux adolescents avaient inventé ce langage, leur permettant de communiquer sans que Rogue s'en aperçoive, ce qui était assez utile lorsqu'ils travaillaient en silence et avaient besoin d'informations de la part de l'autre. Ce soir là, donc, Harry était en train de répondre à Océanne lorsqu'un hibou entra rapidement de la salle de classe, brisant ainsi le silence si respecté. Harry lâcha un petit cri, suivit d'Océanne qui en fit de même, au moment où Rogue levait la tête, surpris du comportement des enfants. Alors qu'il vint pour ramener l'ordre, il vit le hibou et s'empara du message que celui-ci délivrait. À peine eut-il terminé la lecture, qu'il s'empressa d'appeler Malya pour qu'elle vienne surveiller les deux jeunes.

− Malya, assure-toi que ces jeunes gens travaillent en silence jusqu'à mon retour, ne les laisse pas parler, sortir ou faire quoi que ce soit d'autre qu'étudier. Mlle Océanne et Potter veuillez prendre note que tout problème me sera transmis lors de mon retour et je ne vous suggère pas d'en causer. Est-ce clair?

− Oui père firent les deux jeunes.

− Mais père, fit Océanne, où allez vous?

− Autant que je le sache, je n'ai pas de compte à vous rendre, jeune fille, alors contentez vous de travailler jusqu'à mon retour.

− Bien père, répondit la jeune fille à contre cœur.

Le maître de potions disparu de la pièce pour aller prendre la poudre de cheminette et se diriger vers le manoir Rogue où sa femme l'attendait. Elle lui avait demandé de venir immédiatement, dans sa lettre et il se demandait bien ce que cela pouvait signifier. Il n'avait pas souvenir que sa femme lui ai demandé de se rendre si vite à leur résidence alors qu'il se trouvait au travail. Arrivé à sa demeure, il vit sa femme, assise, l'air songeuse, qui l'attendait. Elle se leva pour l'embrasser dès qu'elle l'entendit arriver.

− Severus, mon amour, je te remercie d'être venu aussi rapidement.

− Mais qu'y a-t-il donc, Amélia, le ton de ta dernière lettre était pour le moins inquiétant.

− Severus, je …je…en fait…je suis enceinte, finit-elle par avouer.

− Quoi? Enceinte? Tu es persuadée?

− OH, oui! J'ai eu la confirmation officielle aujourd'hui, en fait ce matin, je ne savais pas comment t'annoncer cela et j'ai attendu jusqu'à il y a quelques instants pour te le faire savoir.

− Mais pourquoi donc?

− J'ignorais si cette nouvelle allait te réjouir, je ne savais pas comment tu allais réagir!

− Mais c'est merveilleux, Amélia, un autre enfant, c'est merveilleux, ceci n'a rien d'une mauvaise nouvelle!

− Tu es sûr?

− Mais bien évidemment, à moins que tu décides que tu n'en veux pas d'autre, ajouta-t-il finalement.

− Je désire cet enfant, ceci est évident, je m'inquiétais pour toi, seulement. Et aussi pour les enfants.

− Les enfants?

− Comment vont-ils prendre cela? Et Harry dans tout cela?

− Qu'est-ce que Potter vient voir dans cela?

− Pourquoi t'entêtes-tu à l'appeler ainsi? Il a un prénom, comme tes enfants d'ailleurs, tu peux les appeler par leur prénom seulement, ce sont tout de même tes enfants!

− Je le sais Amélia, mais je ne suis pas capable d'être si proche, pas pour le moment, en tous les cas, et pour ce qui est de Potter, j'ignore pourquoi je l'appelle ainsi, je crois que ça m'évite de trop m'attacher.

− Et pourquoi ne veux-tu pas t'attacher?

− D'accord Amélia, nous reparlerons de cela une autre fois, pour le moment, parlons de toi, tu veux?

− Moi je suis correct, ce n'est pas la première fois, tu sais.

− Je le sais, mais voudrais-tu venir habiter à Poudlard pendant ta grossesse, comme cela je pourrais m'occuper de toi. Tu sais, tu n'es plus aussi jeune que lorsque tu étais enceinte de Océanne. J'aimerais vraiment prendre soin de toi et de notre nouveau bébé.

− Tu es sérieux, Sev, tu n'y penses pas! Et ton image! Et tes étudiants, et ta vie privée!

− Je te ferai remarquer que tu fais partie de ma vie privée, que mon image, je m'en balance et que mes étudiants pourront toujours compter sur leur maître des potions, alors, tu acceptes?

− Oui, je crois bien que oui, il est vrai que je ne suis plus très jeune. Tu es un ange, Sev, tu le sais?

Pour toute réponse il l'embrassa vigoureusement.

− Tu me rejoins à Poudlard par la poudre de cheminette, tu n'as qu'à dire bureau de Rogue. Je pars avant toi, je vais aller avertir Dumbledore. En même temps, je vais m'assurer que Océanne et Potter n'aient pas tout cassé, ils sont en train de travailler dans mon bureau.

− D'accord, à plus tard, dit-elle en embrassant son mari.

Rogue retourna à Poudlard, alla voir Dumbledore et revint à ses appartements, Harry et Océanne y travaillait toujours et tous deux semblaient être drôlement amusés.

− Alors, comme cela, on trouve le moyen de s'amuser, alors que l'on devrait être débordé de travail? Probablement vous n'avez pas assez de travail pour vous occuper, dit sarcastiquement Rogue.

− Non, père, dit Harry doucement, en calculant bien chacun de ses mots, nous ne nous amusons pas.

− Alors j'exige des explications, maintenant, et je vous avise que si elles ne sont pas suffisantes, je vous ajoute tellement de devoirs que vous n'aurez pas assez d'une semaine pour tous les faire!

− Bien, Harry se mordit la langue incertain de ce qu'il devait dire, nous nous moquions de la plaisanteries que les jumeaux Weasley ont faites cet après-midi à Neville Londubat, ajouta Harry rapidement, évaluant que ses chances de sortir vivant étaient plus grandes si il disait la vérité.

− Comme cela, vous vous permettez de discuter alors que je vous avais clairement dit de ne pas parler!

− Mais nous n'avons pas ouvert la bouche, père, demandez à Malya!

− Malya? Fit Rogue un peu perturbé.

− Il est vrai, maître que Malya n'a pas entendu ces jeunes gens parler.

− Alors expliquez-moi, Rogue s'adressait maintenant aux deux enfants, comment vous avez fait pour communiquer si Malya ne vous a pas entendu parler!

− En fait, c'est un système de communication que nous avons inventé, père, durant l'été, il ne requiert pas la parole, dit Harry qui n'était vraiment pas persuadé que le fait d'avouer cela à Rogue soit la meilleure idée, mais comme il n'avait pas le choix.

− Au lieu de perdre votre temps à inventer des stupidités, vous auriez mieux fait d'étudier, maintenant, je vous donne 1 semaine de retenue chaque pour avoir inventé ce langage et une autre semaine pour avoir désobéit aujourd'hui et puis une autre semaine pour avoir oser le faire sous le nez de Malya. Maintenant travaillez!

Rogue remercia Malya et lui demanda d'aller chercher Antoine dans la salle commune de Serpentard. Le jeune homme arriva quelques minutes plus tard, intrigué par cette soudaine requête de la part de son père.

− Vous vouliez me voir, père, fit ce dernier encore tout essoufflé?

− En effet, M. Antoine, veuillez vous asseoir, en attendant, je ne crois pas que ce sera long.

L'enfant prit place et attendit comme le lui avait demandé Rogue après une dizaine deminutes d'attente, un bruit d'explosion les fit tous sursauter, mis à part, Rogue.Les enfants demeurèrent bouche bée devant cette soudaine apparition.