Salut tout le monde. Désolée pour ce retard mais ce chapitre était fini depuis le 20 août… et qu'il a fallu ce jour-là, comme par hasard pour mon anniversaire, pour qu'on aie des problèmes avec notre accès à Internet… Résultat, ben un retard inévitable et totalement indépendant de ma volonté…! Et bien, je dois dire que j'ai été quelque peu surprise. Si pour moi l'identité de la Voix me paraissait évidente, il semblerait que le chapitre 34 a laissé quelques doute dans les esprits de certains… Mais, rassurez-vous, dans ce chapitre, son identité ne laissera plus aucun doute…

Ensuite, un GROS merci, pour leur review, à tous ceux qui ont pris le temps de reviewer le chapitre précédent, mais merci aussi aux lecteurs "silencieux" ^^, mais aussi à ceux qui prennent le temps de me faire remarquer mes incohérences (je ferai bientôt des MAJ de rectifications ^^, promis), mais les réponses aux reviews seront, toutes à la fin du chapitre. Sinon, mille fois merci encore à Tiffany pour son aide, mais aussi à Umbre77 sans qui je me demande bien ce que je deviendrais.

Ah oui, je dédie ce chapitre à Fanny, pour m'excuser pour ce retard indépendant de ma volonté (tout ça parce qu'une certaine société n'apprécie pas qu'on aille chez la concurrence qui propose des prestations bien plus intéressantes)

            Sinon, comme toujours :

Le Disclaimer : Tout ce que vous reconnaissez est à JKR…, le reste est à moi...! D'ailleurs, à ce sujet que ceux qui voudrait "m'emprunter" MA fic me demande d'abord MON avis… !

Titre : Lorsque les Maraudeurs deviennent plus qu'un simple mythe

Auteur : Cécilia

Chapitre : 35 : Discussion avec la voix, balade dans la forêt interdite, découverte du secret des Acromantulas et de Poudlard par la même occasion, retour de Lily, révélations sur ce que sont les Géléons et la boule argentée, retenue.

Résumé de l'histoire: A la suite d'un petit incident lors d'une retenue de Potions, Harry, alors en sixième année, revient à lui à Poudlard, mais près de vingt ans plus tôt… à l'époque des Maraudeurs. Sous l'identité de Harry Calaway, le voyageur temporel, coincer à cet époque jusqu'à la réalisation de la potion qui le ramènera chez lui, va vite entrer dans les bonnes grâces des Maraudeurs et des autres élèves de Gryffondor et entrer dans l'équipe de Quidditch. Passant ses vacances, en compagnie de Remus, Sirius et James, Harry va finir par favoriser la formation du couple qui est sensé devenir ses parents, malgré la mort des parents de Lily et de l'opposition offerte par le père de James. Le couple ne va cesser de devenir plus "soudé" par la suite, notamment grâce à une sortie assez mouvementée dans la forêt interdite, le bal d'Halloween et la fête organisée durant les vacances de Noël chez les Potter. Le Maraudeur finit par découvrir la véritable identité de Harry lorsque tous deux se font enlever par Voldemort lors d'une sortie à Pré-au-Lard et après être revenu, sains et sauf à l'école. Par la suite, Lily découvre, grâce aux médailles que portent James et Harry, à son tour le lien entre les deux garçons. James, quand à lui, semble être la cible première de Voldemort, alors que Peter passe définitivement, dans le camp de Voldemort. Peu après, James, Sirius et Peter partent pour les funérailles des victimes de l'attaque menée précédemment par les partisans de Voldemort contre une annexe du Ministère de la Magie. Durant leur absence, Lily fait part de ses inquiétudes, à Harry, concernant James. Lorsque les trois Maraudeurs reviennent, James s'excuse auprès de Harry pour son comportement. Par la suite, grâce à une potion de Lire-Mémoire, James découvre les évènements du 31 octobre 1981… Plus tard, Harry reçoit une nouvelle lettre de son époque que lit, malencontreusement James qui commence alors à taquiner Harry sur ses sentiments pour Ginny et Cho. Agacé, Harry finit par s'énerver mais tous deux se "réconcilient" rapidement. Harry, ayant surpris une conversation entre Peter et la Taupe, suit le Maraudeur, en douce, et assiste à une réunion de "l'arrière-garde" qui prépare un nouveau mauvais coup contre James. Peu après, Harry, Remus, Sirius et James partent dans la forêt, pour éclaircir le mystère de la taupe mais se retrouvent bien vite dans une situation peu enviable et découvre que les filles sont en dangers. James et Harry les retrouve, avant qu'une violente explosion ne survienne. Par la suite, on découvre l'attaque sous divers points de vue, à commencer par ce qui a mené les filles dehors puis les interventions de James et Harry qui se chargent de secourir les filles mais aussi de Remus et Sirius qui eux ont une petite prise de bec avec des Mangemorts. Voldemort est présent sur les lieux mais bat vite en retraite alors qu'il fait face à Harry, avec l'arrivée inopinée de Dumbledore. Mais si Amy s'en tire sans trop d'encombre de l'attaque, Elsa y laisse la vie et Lily est dans un état plus qu'incertain. Harry lorsqu'il est autorisé à quitter l'infirmerie, ne tarde pas à intercepter une conversation entre Peter et la Taupe mais qui est interrompue par l'arrivée inopiné de Sirius. Après une nouvelle intervention de la Voix, Harry se remet en question et tente le tout pour le tout pour aider Lily à se rétablir.

            Enfin, au chapitre 34, Lily se réveille enfin, on assiste à un nouveau cauchemar de Harry, on découvre de nouveaux gadgets magiques et créatures, on apprend des nouvelles (pas franchement bonnes) de l'époque de Harry et… la voix lève le mystère, en partie, concernant son identité.

Bon, voilà, g fait le tour d'horizon de ma fic… alors, assez discuté et BONNE LECTURE

            Céc.

PS : Au fait, suite à un remaniement du plan de ma fic, il n'y aura pas d'épilogue…, il n'y aura donc plus que 40 chapitres, et non pas 41 comme je l'avais initialement prévu.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

Chapitre 35 : Le secret d'Aragog

            Le lendemain, lorsque Harry se réveilla, il ne tarda pas à réaliser qu'il s'était endormi sur les photos qu'il avait regardées durant une partie de la soirée la veille. Aussitôt, les évènements de la veille, ce qu'il avait vu lui revint à l'esprit. Non, c'était impossible, ça ne pouvait pas être lui…

            Il ferma les yeux. Ce n'était pas possible… Et pourtant, une petite part de lui voulait s'accrocher à cet espoir, voulait croire ce que la voix lui avait montré…, à ces souvenirs. Mais une autre part, plus déterminée, refusait d'accepter la révélation que la voix lui avait faites, il ne pouvait pas croire que ce soit vrai… que ce soit possible… Après tout, les morts ne pouvaient pas communiquer avec les vivants, non ? Et, tant bien même, à supposé que ce soit possible, pourquoi ne se serait-il pas manifesté plus tôt… ? Pourquoi ça n'avait commencé qu'avec son entraînement pour devenir Animagus ? Pourtant, il ne pouvait pas ignorer cette étrange coïncidence : Il avait commencé à l'entendre lorsqu'il avait commencé ces rêves insolites… Et puis, il y avait d'autres faits tout aussi troublants… Le fait que la voix connaissait déjà, le nom et le surnom de sa forme animale…, le fait qu'elle semblait le connaître parfaitement… Mais ce n'était pas possible…

            Il secoua la tête, chassant ces réflexions de son esprit. Il n'allait pas se prendre martel en tête pour ça… Il avait bien assez de soucis comme ça sans avoir à se tracasser pour une chose aussi futile…

* * * * *

            Et c'était sur cette décision que huit jours s'étaient écoulés et il avait finit par oublier sa dernière conversation avec la voix, notamment grâce à la sortie de pleine lune qui avait eu lieu le lendemain.

            En fait, tout semblait aller pour le mieux, en dehors du fait que les professeurs les surchargeaient, plus que jamais, de devoir, et que James paraissait préoccupé par quelque chose, mais entre les cours, les devoirs et les entraînements de Quidditch, Harry n'avait guère eu le temps de s'en préoccuper. De plus l'état de santé de Lily s'améliorait jour après jour et Madame Pomfresh envisageait de la laisser quitter prochainement l'infirmerie. Et puis, même Voldemort et ses partisans semblaient se tenir tranquille. Plus aucun cauchemar ni aucune sortie nocturne intempestive de Peter ne troublaient ses nuits, à son plus grand soulagement.

            Et c'est ainsi que ce vendredi après-midi là, Harry traînait dans la Salle Commune, en compagnie de James et Remus. Peter était partit à la Bibliothèque (ce que Harry avait aussitôt vérifié via sa Carte du Maraudeur) et Amy et Sirius vaquaient "à leurs occupations" quelque part du côté de la tour d'Astronomie. Par conséquent, Harry avait été chargé de surveiller les chatons qui se querellaient sous le regard nonchalant de Neige qui était installée dans un fauteuil vide. Les trois petits félins étaient sevrés depuis un moment mais Amy avait jugée préférable d'attendre le retour de Lily pour les caser. Harry sourit en voyant Pattenrond se disputer avec Chaussette (qui avait gardée son surnom) et la petite tigrée pour une plume que Remus avait transformé en souris en plastique un peu plus tôt pour les occuper. Le lycanthrope et lui, assis par terre, près de la cheminée, s'amusait à observer la détermination de la petite chatte pour s'imposer sur ses deux frères.

            «- En fin de compte, Sirius n'a pas tort, commenta Remus en riant légèrement alors que la chatte tigrée plaquait Chaussette au sol.

             - A propos de quoi ?

             - Oh, c'est juste qu'il a proposé, avant-hier, un nom pour cette petite tigresse ambulante, expliqua Remus en attrapant ledit félin qui entreprit aussitôt de s'en prendre à ses doigts. Et, après réflexions, ce nom lui irait à merveille, conclut-il en relâchant aussitôt le petit fauve tigré qui se jeta aussitôt sur Pattenrond qui avait réussi à s'accaparer le jouet.

             - Et c'était quoi ? »

            Remus jeta un bref coup d'œil par-dessus son épaule et Harry, suivant, son regard, nota, une fois encore, l'air songeur de James qui, calé dans un fauteuil, fixait le feu d'un air absent. Le lycanthrope baissa la voix et se pencha vers Harry.

            « Au début de notre scolarité à Poudlard, surtout jusqu'à notre quatrième année, Sirius appelait régulièrement notre actuelle Préfète-en-Chef, Lily la Tigresse… » expliqua Remus.

            Harry opina distraitement d'un signe de tête puis écarquilla les yeux, en réalisant où le Maraudeur voulait en venir.

            «- Non ? Ne me dit pas qu'il l'a baptisé…

             - Eh si…, il l'a surnommé Lily… mais elle n'est pas au courant, et James et Amy non plus… D'ailleurs, je ne crois pas qu'ils apprécieraient la comparaison. »

            Harry éclata de rire.

            « Je ne crois pas, en effet… » commenta-t-il, en jetant un bref regard à la petite chatte tigrée qui paraissait bien plus vive et obstinée que ses frères.

            Il sourit en imaginant la réaction des trois autres s'ils venaient à apprendre la proposition de Sirius. Amy le traiterait probablement de tous les noms, James prendrait, à coup sûr, partit pour sa petite-amie et Lily… A vrai dire Harry était incapable de dire avec précision comment elle réagirait…

            «- Je crois qu'il serait préférable de laisser son prochain propriétaire lui trouver un nom lui-même, déclara nonchalamment Harry tout en attrapant la souris en plastique par la queue et en l'agitant devant les trois chatons qui se jetèrent aussitôt dessus.

             - Sûrement… »

            Tous deux entreprirent donc de discuter de choses et d'autres, renonçant bien vite à inclure James dans leur conversation. Ce dernier, d'ailleurs, semblait plonger dans de si profondes réflexions qu'il ne devait pas se rendre compte de leur présence.

            «- Qu'est-ce qui lui arrive ? s'enquit-il à l'adresse de Remus qui haussa les épaules en jetant un bref regard en direction de James.

             - Aucune idée. On a bien essayé de lui parler, tout à l'heure, Sirius et moi, mais sans succès… »

            Harry étudia les traits fatigués du lycanthrope qui n'avait pas encore totalement récupéré des contre-coups de la précédente pleine lune. Si Sirius et Remus eux-même n'avaient pas réussit à obtenir quelque chose de leur meilleur ami, Harry ne pouvait pas vraiment espérer faire mieux, bien qu'il supposa que ça devait avoir un rapport avec le fait que Madame Pomfresh lui ait à nouveau interdit l'accès à l'infirmerie un peu plus tôt.

* * * * *

            Allez, on se réveille !

            Harry se réveilla d'un bond dans la Salle Commune déserte et pénombrée. Il jeta un bref regard au feu qui mourrait dans la cheminée. Il fronça soudain les sourcils et se frotta les yeux avant de reporter à nouveau son attention sur les quelques braises incandescentes qui rougeoyaient dans l'âtre. Non, il ne rêvait pas, sa vision était bien plus floue que de coutume.

            « Qu'est-ce que…. ? » commença-t-il, perplexe.

            Mû par un mauvais pressentiment, il se passa la main dans les cheveux, pour sentir sous ses doigts des mèches rebelles qui partaient dans tous les sens.

            « Oh non… ! Qu'est-ce qui s'est passé cette fois ? » marmonna-t-il en plongeant la main dans l'une de ses poches.

            Calme-toi ! Et ce n'est pas la peine de prendre cette potion d'Aparencia…

            Harry haussa les sourcils mais renonça à recourir à la fiole qui restait en permanence dans l'une de ses poches en réalisant qu'il se trouvait dans une situation similaire au soir où il avait assimilé Phantôme.

            « Qu'est-ce que tu me veux ? »

            Je veux juste te montrer quelque chose. répliqua, calmement, la voix. Mais, avant toute chose, tes lunettes sont sur la table sur ta gauche.

            Harry voulu répliquer mais se ravisa et ne tarda pas à trouver lesdites lunettes à l'endroit indiqué et les mis sur son nez, sa vision se faisant aussitôt plus claire.

            Comme tu l'as deviné par toi-même, tu reprendras ton apparence d'emprunt en temps voulu… Cependant, il est nécessaire que tu aie ton aspect d'origine pour ce que je veux te montrer…

            « Je suppose que tu ne me laissera pas tranquille tant que tu n'auras pas obtenu gain de cause. »

            En quelque sorte… Et ainsi, tu auras la preuve de ce que j'avance, étant donné que tu ne sembles pas prêt à croire ce que je t'ai fait voir la dernière fois.

            Harry haussa un sourcil et ouvrit la bouche pour répondre mais la voix le devança.

            Plus tard, Harry… Pour l'instant, on ferait bien de ne pas trop traîner… Nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous, du moins, si tu acceptes de me faire confiance sur ce coup.

            Quelque peu intrigué par le mystère que faisait la voix, Harry se leva.

            « Et qu'est-ce que tu veux me montrer ? »

            Tu verras bien par toi-même…, si tu suis mes indications.

            Harry acquiesça dans l'obscurité.

            « Qu'est-ce que j'ai à perdre, de toute façon ? »

            Si c'est comme ça que tu vois les choses, ce n'est même pas la même de tenter l'expérience.

            Harry serra les poings et son regard se durcit. Il n'aimait vraiment pas la façon dont la voix le manipulait et il en avait plus qu'assez de ce petit jeu. Il leva les yeux au ciel et soupira.

            « Qu'est-ce que je dois faire ? » demanda-t-il d'une voix aussi calme que possible.

            Silence.

            « Il se fiche de moi, là ou quoi ? songea, avec irritation Harry. Qu'est-ce que tu attends de moi ? » reprit-il, à voix haute.

            Autre silence. La colère le gagna à nouveau. Pourtant, l'idée lui vint à l'esprit que la voix se contentait, probablement, d'attendre qu'il lui fasse confiance pour se manifester.

            « Bon, ok, tu as gagné ! s'écria-t-il avec colère. Je te fais confiance sur ce coup. »

            Toujours le silence. Là, Harry, plus irrité que jamais se détourna.

            « J'en ai plus qu'assez de ce petit jeu stupide ! »

            Va dans la Forêt Interdite.

            Harry se figea, perplexe.

            « Dans la forêt ? répéta-t-il en scrutant vainement les alentours. Pourquoi ? »

            Parce que ce que j'ai à te montrer est dans la Forêt Interdite.

            Harry haussa un sourcil, sa curiosité en éveil.

            « Ok… »

* * * * *

            Et c'est ainsi que Harry atteignit la lisière de la Forêt Interdite sans avoir rencontré âme qui vive en dehors de Peeves qui trafiquait une armure mais qui ne semblait pas avoir remarqué sa présence.

            Harry s'arrêta un bref instant, dans l'attente d'une nouvelle indication de la voix mais comme rien ne venait, Harry soupira, alluma sa baguette et pénétra sous le couvert obscure des arbres.

            « Où je vais maintenant ? »

            Suis le chemin.

            Harry réprima un propos acerbe et concéda à suivre le chemin qui serpentait parmi la végétation dense de la forêt. Au bout d'un long moment de marche silencieuse, il atteignit un endroit qui lui était tristement familier.

            « La fosse aux Acromantulas… » commenta-t-il à voix basse, tout en éclairant le chemin devant lui, révélant alors des dizaines de petites araignées qui se hâtaient de s'écarter du faisceau lumineux.

            En effet. Il ne t'est jamais venu à l'idée qu'elles n'étaient peut-être pas là par hasard ?

            Harry se figea.

            « Tu veux dire qu'elles cachent quelque chose ? »

            Pour être plus précis, elles sont chargées de garder quelque chose… Et comme tu as eu l'occasion de le constater par toi-même, elles constituent une protection des plus efficaces et dissuasives.

            Harry acquiesça silencieusement, tout en songeant que, décidément, les "animaux" qu'élevaient Hagrid se retrouvaient bien souvent affectés à la surveillance de quelque chose, à l'instar de Touffu qui avait été en charge de garder la trappe menant à la pierre philosophale.

            « Et qu'est-ce qu'elles gardent ? »

            Ce que je veux te montrer… et ce qui attise tant la curiosité de la taupe…

            Bien sûr… Quelle que soit cette chose que gardaient les Acromantulas, ça expliquait mieux pourquoi il avait si souvent perçu la présence de la taupe dans ces environs…, y compris le fameux soir de pleine lune où Remus n'était pas passé loin d'attaquer ledit espion…qui avait fuit face aux Acromantulas. Mais, une chose était sûre à l'esprit de Harry : les araignées ne le laisseraient pas facilement accéder à ce qu'elles gardaient.

            « Je ferai peut-être mieux de prendre ma forme d'Animagus ? »

            Ca pourrait toujours t'être utile. Néanmoins, n'oublie pas que les Acromantulas adorent les proies de grande taille… Elles restent vigilantes à tout ce qui s'approche de leur refuge…autant humain qu'animal…

            « Rassurant. » grommela Harry en éteignant sa baguette et la glissant dans sa poche avant de prendre sa forme animale.

            Les ténèbres environnantes semblèrent aussitôt s'éclaircir, grâce à l'admirable vision nocturne de la panthère qu'il était devenu. Les sens aux aguets, il fut cependant soulagé de ne pas percevoir la présence de la taupe… Bien que ça ne voulait pas dire que l'espion n'était pas dans le coin… Suivant les araignées, Harry quitta donc le sentier et s'engagea dans la végétation dense et touffue du sous-bois puis grimpa sur un arbre proche et continua à suivre la procession d'araignées qui courraient dans l'herbe haute. Grâce aux sens aiguisés de sa panthère, Harry n'avait aucun mal à les garder dans son champ de vision, sautant de branches en branches et d'arbres en arbres. Il se figea cependant brutalement, en percevant un mouvement en dessous de lui. Il ne tarda pas à découvrir une Acromantula qui passa sous son perchoir en cliquetant.

            Tu vois, elles sont sur la défensive. Les différentes tentatives d'intrusion de la Taupe les ont rendues encore plus méfiantes que de coutume.

            Qu'est-ce qu'elles gardent de si précieux ?

            Un tunnel…

            Un tunnel ?

            Oui.

            Pourquoi ?

            C'est une longue histoire… Mais, en fait, si, au début, la menace offerte par la Forêt Interdite suffisait à garder les curieux à l'écart, il s'est finalement révélé que cette protection était insuffisante…, sous le règne de Grindelwald… Quoiqu'il en soit, lorsque Hagrid a été affecté comme Garde-Chasse de Poudlard, Dumbledore, encore professeur de Métamorphose à cette époque, lui a demandé s'il pouvait se servir d'Aragog, dont il avait eu vent de son existence dans la forêt, pour constituer une protection supplémentaire, d'autant plus qu'il avait réussi à se procurer une autre Acromantula pour lui tenir compagnie. Et c'est ainsi que la fosse aux araignées a été créées près de l'entrée du tunnel et que la colonie d'Acromantula s'y est développée.

            Comment sais-tu tout ça ? s'étonna Harry en se remettant en route.

            Je t'ai déjà dit que je savais beaucoup de choses que tu ignorais.

            La conversation en resta là et Harry continua sa progression silencieuse jusqu'à atteindre l'endroit qu'il redoutait… la fosse en elle-même, dépourvue d'arbres. Le dôme de toile d'araignée se dressait à la lueur de la lune décroissante, sous le ciel criblé d'étoile. Des dizaines d'araignées de toute taille s'affairaient au creux de la cuve naturelle aux pentes escarpées qui entourait le dôme. L'instinct de la panthère qu'était devenue Harry lui criait de rester à l'écart, d'éviter ces créatures dangereuses mais Harry devait s'engager dans ce territoire hostile.

            Le dôme a été construit sur l'entrée du tunnel.

            Ah oui ? Et comment suis-je sensé y accéder dans ce cas ? s'enquit Harry.

            En pénétrant dans le dôme…

            Harry garda le silence, assimilant la nouvelle.

            Boooon soupira-t-il, , les sens aux aguets. J'espère que ça en vaut le détour.

            Il n'avait pas le droit à l'erreur, il en était parfaitement conscient. Car dès l'instant où il s'engagerait dans la fosse, il serait à découvert. Il s'efforçait donc d'estimer correctement la situation avant de se lancer dans ce guêpier. Il ne lui venait même pas à l'esprit que tout cela ne pouvait être qu'un vulgaire piège ni le fait qu'il pouvait encore faire demi-tour s'il le voulait.

            Il inspira profondément et bondit le plus loin possible de l'arbre. Aussitôt, un concert de cliquetis furieux accueillit son intrusion, alors qu'il se réceptionnait lestement sur la pente tapissée de feuilles mortes et grouillante de petites araignées qui menait au dôme. Dévalant la pente, il était à peine à mi-parcours qu'il se retrouva aussitôt encerclé par des araignées géantes en furie. A ses oreilles de panthère, les cliquetis en étaient presque assourdissants, alors qu'il louvoyait entre des pattes épaisses et se glissait sous les ventres aux longs poils noirs et drus des araignées.

            « Attrapez-le ! Ne le laissez pas passer ! » ce cri unanime des araignées retentissait clairement, par-dessus les cliquetis, aux sens développés de la panthère noire qui filait ventre à terre.

            Si la situation n'avait pas été aussi grave, Harry aurait presque pu la trouver amusante alors qu'il bondissait sur le côté, évitant les pinces d'une de ces araignées géantes de Bornéo. A gauche… A droite… A droite encore… A gauche… Gauche, droite, droite, gauche… Harry filait comme une flèche entre les pattes d'Acromantulas furieuses, dans un mélange de bruissements précipités et de cliquetis outrés. Mais très vite, les redoutables gardiennes s'organisèrent, au plus grand dam de Harry qui devait bien admettre qu'elles étaient terriblement intelligentes. Plus il s'approchait du dôme et plus les rangs se resserraient et, pire (si c'était possible), les plus jeunes se frayaient un chemin parmi leurs aînés, se glissant également sous les pattes des plus grosses, à la rencontre de Harry.

            C'est du suicide ! Je n'aurai jamais dû t'écouter ! hurla Harry, effaré, en échappant de peu à une araignée deux fois plus grosse que lui qui déboulait sur sa gauche.

            Bond à droite ! Virage serré à gauche ! A droite toute… puis à gauche aussitôt… ! Harry n'en menait pas large alors qu'il dévalait la pente qui se faisait de plus en plus abrupte alors qu'il s'approchait du cœur de la fosse qui lui semblait soudain être à une distance interminable. De plus, il commençait à fatiguer, sa panthère étant, certes, vive et agile mais n'étant pas particulièrement endurante… bien qu'il s'efforçait de compenser la perte de vitesse par la vélocité du félin noir. Un moment d'inattention…

            Harry ! Devant toi !

            Harry ne vit que trop tard l'Acromantula qui jaillit devant lui, émergeant du fouillis de pattes poilues qui l'entourait. Harry pilla des quatre pattes mais glissa sur le sol pentu recouvert de feuilles mortes et humides, perdit l'équilibre et dérapa, horrifié, vers l'araignée qui fonçait vers lui, rejointe par d'autres de ses congénères. Ayant perdu tout contrôle, Harry voyait, malgré tous ses efforts pour se remettre d'aplomb, ses adversaires se rapprocher dangereusement dans ce toboggan de folie… Deux mètres…, un mètres… S'il avait été dans sa forme humaine, Harry aurait probablement fermé les yeux, mais il sentit alors une vague de chaleur étrange l'envahir, rassurante…à l'instant où il heurtait violemment l'une des araignées qui voltigea et s'écrasa sur ses congénères qui se dispersèrent aussitôt, tandis qu'il retrouvait un semblant d'aplomb sur le sol ainsi dégagé par la chute des araignées. Harry réalisa alors qu'il pouvait profiter de la vitesse acquise par sa descente, pour renverser les Acromantulas les plus petites, tandis que celles-ci s'organisaient à nouveau et que les plus grandes recommençaient à essayer de l'attraper avec leurs pinces.

            Gauche, droite, tout droit, à droite, gauche aussitôt…, la course folle repartie de plus belle et Harry déboula finalement, hors d'haleine, sous le couvert du dôme, dont le sol était jonché…d'ossements divers qui craquaient sous ses pattes, frémissant à la perspective qu'il marchait sur des restes de repas de ces araignées géantes. Il se figea, constatant que les araignées s'étaient, elles aussi, arrêtées. Mais sa joie fut de courte durée, ne tardant pas à comprendre pourquoi elles avaient interrompu la poursuite, lorsque de nouveaux cliquetis qu'il ne connaissait que trop bien s'élevèrent derrière lui. Il se retourna aussitôt, pour apercevoir la plus grosse araignée de la colonie… le maître des lieux : Aragog en personne… L'Acromantula était bien moins grisonnante, étant bien sûr bien plus jeune que lors de leur première rencontre et seulement six de ses huit yeux avaient pris la teinte d'un blanc laiteux de ses souvenirs. La grosse araignée n'était pas encore totalement aveugle. Harry aperçu alors ce qu'il cherchait… une sombre ouverture qui se dessinait derrière l'immense Aragog et l'autre Acromantula qui l'accompagnait et qui devait être Mozag, dans la pénombre ambiante, de sorte qu'il ne prêtait guère attention au fait qu'Aragog, sortant lentement du fond de son refuge, disait quelque chose, du moins jusqu'à ce que…

            « Saisissez-vous de cet animal imprudent qui a osé briser la paix de notre colonie en s'introduisant jusqu'ici ! »

            Oh, oh !

            Un cliquetis furieux s'éleva aussitôt derrière lui, lui faisant réaliser que les araignées s'étaient rapprochés, profitant de son inattention. Sans hésiter une seule seconde, Harry bondit en avant, se ruant vers le "couple fondateur" de l'unique colonie d'Acromantulas de Grande-Bretagne.

            « Arrêtez-le ! Arrêtez-le ! »

            Harry, avec un regain soudain d'énergie, se faufila entre les pattes immenses d'Aragog puis celles de Mozag, franchissant ainsi les quelques mètres qui le séparaient du tunnel qui s'ouvrait en contre-bas, dans le versant opposé du dôme et s'engouffra dans l'ouverture creusée dans la terre et entourée d'une arcade de pierres ornées d'étranges symboles auxquels Harry ne prêta guère attention, échappant de peu aux pinces des immenses créatures qui tentaient de mettre fin à sa fuite. Ayant continué à courir durant quelques minutes dans la sombre cavité dans laquelle il avait pénétré, Harry se risqua finalement à s'arrêter et tendit l'oreille… Un bruissement lointain, des cliquetis contrariés mais étouffés… Les Acromantulas ne semblaient pas le poursuivre…

            Elles ne peuvent pas te suivre ici… l'entrée du passage a été soumise à un sort qui les empêche, du moins celles qui ont une assez petite taille pour se glisser là-dedans, d'accéder au tunnel. Tu peux donc reprendre ta forme humaine sans risque.

            Harry, épuisé par cette course effrénée, ne chercha pas à discuter et reprit sa forme humaine dans un claquement sec. A bout de souffle, il se laissa tomber, les jambes tremblantes, sur le sol granuleux du tunnel.

            « C'est la première… et la dernière fois, que je me livre à une telle cavalcade. » marmonna-t-il, en fermant les yeux, la tête en arrière contre la paroi terreuse.

            Quand tu auras un peu récupéré, suis le passage… commenta la voix.

            « Pourquoi ? »

            Silence… Harry soupira dans l'obscurité.

* * * * *

            Un peu plus tard, s'étant remis en route avec pour seul éclairage la lumière émise par sa baguette, Harry leva un peu plus sa baguette au dessus de lui, étendant un peu plus le faisceau de sa baguette sur le sol irrégulier. Il avait l'impression de marcher depuis des heures (alors qu'il n'était, en fait, reparti qu'une demi-heure plus tôt) dans ce sombre souterrain envahi par des racines traîtresses et aux parois humides qui continuait à descendre en pente douce. Il atteignit finalement des escaliers grossièrement taillés dans la roche. Harry marqua un temps d'arrêt, hésitant sur la marche à suivre. Il pouvait encore faire demi-tour s'il le voulait… (quoiqu'il ne se sentait pas encore prêt pour tenter une nouvelle course-poursuite dans la fosse aux Acromantulas), après tout, il ne savait pas où tout cela pouvait le mener. Mais il sentait, au fond de lui, que la réponse à ses questions se trouvait au bout de ce chemin.

            « Il faut que j'en aie le cœur net. »

            Sa voix résonna étrangement dans cette galerie déserte, brisant le silence pesant qui régnait. Il inspira profondément, et s'engagea dans l'escalier avec précaution, les marches étant rendues glissantes par la mousse, humide, qui les recouvrait. Au bout d'un moment qui lui paru interminable, Harry atteignit finalement le bas de l'escalier…, pour se retrouver face à une haute et lourde porte de chêne, surmontée d'une arche massive sculptée et ornée d'étranges symboles et de pierres précieuses qui miroitaient à la lueur de sa baguette. Il tendit la main vers les imposants battants de bois.

            Pose ta main sur le battant et présente-toi !

            Harry tressaillit à peine à cette soudaine intervention.

            Il faut que tu énonces ton nom, complet, et ton ascendance… !

            Harry fronça les sourcils, interloqué. Il voulu dire quelque chose, se ravisa et soupira.

            « De toute façon, maintenant que je suis là…, je n'ai plus rien à perdre à essayer ! murmura-t-il avant de se tourner vers la porte, appuyant sa main contre le battant de bois qui vibra imperceptiblement à ce contact. Je suis Harry James Potter, dernier héritier de Godric Gryffondor et fils de James Potter et Lily Potter née Evans… ! » lâcha-t-il aussi fermement que possible.

            Presque aussitôt, un bruit sourd résonna dans le tunnel souterrain et la porte s'ouvrit lentement devant un Harry abasourdi. Le premier moment de surprise passé, l'adolescent se décida à avancer et franchit la porte qui se referma derrière lui. Harry se retourna aussitôt, instinctivement.

            Calme-toi ! Elle se rouvrira d'elle-même quand tu voudras repartir.

            « Pour la énième fois, qui es-tu ? »

            Tu le sais. Tu refuse juste d'y croire…, malgré ce que je t'ai montré.

            « Mon père est mort… »

            Je n'ai jamais dit que j'étais vivant.

            « Mais…, c'est impossible… »

            Tout le monde disait qu'il était impossible d'arrêter Voldemort…, pourtant, il a été réduit à presque rien durant treize ans.

            Harry resta silencieux, perdu dans ses réflexions. Une part de lui voulait croire à ce que cette voix lui disait mais sa méfiance reprenait le dessus, l'exhortait à rester sur ses gardes. Pour se changer les idées, il se retourna à nouveau pour étudier la pièce aux proportions surprenantes dans laquelle il se trouvait, non sans étonnement.

            « Qu'est… ? Qu'est-ce que c'est ? »

            Une crypte. Un lieu sacré et secret de l'école... Le centre névralgique et stratégique du château. Ce sanctuaire est le point faible de Poudlard… Et seul un petit nombre de gens connaissent son existence et encore moins peuvent y accéder. C'est ici que sont enterrés les quatre fondateurs… Et c'est ici que sont concentrés, et générés, les systèmes de protection de l'école.

            Harry haussa les sourcils, scrutant la pièce pénombrée dans laquelle il se tenait. Au cœur de la salle souterraine, un autel de pierre se dressait, recouvert d'une étole pourpre portant les armes de Poudlard alors que, à chaque coin de la pièce s'ouvrait un couloir aussi peu éclairés que la salle principale, chacun de ces corridors étant encadrés des bannières de chaque fondateur de Poudlard : Le lion d'or sur fond rouge et le blaireau noir sur fond jaune sur sa gauche, l'aigle cuivrée sur fond bleu et le serpent d'argent sur fond vert sur sa droite.

            L'adolescent fronça les sourcils, décontenancé.

            « Pourquoi m'avoir mené ici ? »

            Pour te donner une preuve irréfutable de ce que je suis.

            « Comment… ? »

            Tu vas voir. Mais, je dois te prévenir que je ne pourrai pas rester longtemps.

            « Pourquoi… ? »

            Même ici, des manifestations magiques "paranormales" trop importantes ne peuvent échapper à l'attention de Dumbledore ou de n'importe quel autre sorcier assez puissant pour les percevoir…

            Harry resta silencieux, essayant d'interpréter ce que la voix voulait dire.

            « Que veux-tu dire par "manifestations paranormales" ? » insista Harry.

            La voix soupira.

            Toi, tu es décidément bien trop borné. Bon, tu veux un exemple d'intervention paranormale ? Et bien, tu vas en avoir une…

            Il y eut un claquement sec, rappelant vaguement une transformation d'Animagus.

            « Qu'est-ce que… » s'étonna-t-il en cillant, un bref instant aveuglé par l'intense éclat qui irradiait d'une petite sphère d'un or pur qui était soudainement apparue devant lui.

            Lorsqu'il se risqua à ouvrir à nouveau les yeux, lorsque la lueur perdit en intensité, la petite boule lumineuse à peine plus grosse qu'un Vif d'or avait perdu une partie de son éclat, permettant ainsi à un Harry quelque peu interloqué de l'observer plus en détail, alors qu'elle voletait à quelques pas de lui, à hauteur de son nez.

            Ca te va ?

            Harry resta sans voix (c'était le moins que l'on puisse dire), bouche-bée.

            Allez, suis-moi et je te montrerai autre chose… Et on ne va pas loin. ajouta la voix, avant de partir en direction du couloir entouré des bannières de Gryffondor.

            Mais elle s'arrêta, constatant que Harry, médusé, ne bougeait toujours pas.

            Dis donc, tu comptes rester planter là toute la journée ? plaisanta la voix.

            Harry sembla revenir à la réalité mais resta tout aussi immobile.

            Pff, tu es une vrai tête de mule, ma parole. marmonna la voix sur un ton que Harry fut bien incapable de déterminer avec précision. Tu es bien le digne fils de ta mère sur ce coup ! ajouta-t-il moqueur.

            Ca te va bien de dire ça…

            L'adolescent tressaillit, décontenancé, alors qu'une deuxième petite sphère dorée rejoignait la première, l'obligeant à nouveau à fermer les yeux.

            Je ne vois vraiment pas ce que tu veux dire… répliqua, innocemment, la première voix.

            C'est ça. ironisa la deuxième. Mais si au lieu de parler tu faisais ce que tu avais à faire ? Tu as dit toi-même que tu n'avais pas beaucoup de temps.

            Moi je veux bien, mais si Harry n'avait pas ton obstination…

            Je te demande pardon ? le coupa l'autre voix. Il me semble pourtant que c'est toi qui… Enfin bref, nous ne sommes pas là pour débattre de ça.

            Harry était à présent bouche-bée, son regard passant de l'un à l'autre des deux "phénomènes".

            Mais maintenant que tu es là, on va se faire repérer encore plus rapidement. protesta la première voix. Je croyais qu'on s'était mis d'accord pour que seul l'un d'entre nous intervienne ?

            Mais tu ne semblais pas très bien t'en tirer avec…

            « Bon, ça va, je vous suis. » intervint brutalement Harry, mettant fin à la dispute des deux sphères, plus que jamais partagé entre incrédulité et scepticisme.

            Il s'avança cependant vers les deux formes lumineuses. Celles-ci se figèrent, visiblement prises au dépourvu par son attitude, mais finirent par le suivre, alors qu'il s'engageait dans le couloir, ressentant alors un léger picotement comme s'il franchissait une paroi invisible. Chemin faisant, Harry réalisa que sa baguette ne lui était plus d'aucune utilité, la lueur émise par les deux sphères qui voletaient à présent devant lui, suffisant amplement à éclairer le couloir au sol soigneusement pavé. Tout en avançant dans le tunnel, l'adolescent ne pouvait s'empêcher de sourire devant l'agitation des deux sphères qui ne cessaient de se croiser, zigzaguant devant lui. Harry les soupçonnait même de poursuivre leur petite discussion en aparté, surtout lorsqu'il vit l'une des deux sphères bousculer l'autre.

            Tu n'as décidément aucun sens de l'humour… protesta cette dernière.

            Nous n'avons pas la même vision de ce que tu appelles "humour", mon cher. rétorqua, d'une voix affectée, la deuxième.

            Harry éclata de rire.

            Pourrait-on savoir ce qui t'amuse comme ça, Harry ?

            Harry n'eut guère le temps de répondre car il débouchèrent à cet instant dans une pièce aux proportions plus modestes et vivement éclairée par deux rangées de cierges enflammés qui entouraient un monument funèbre savamment sculpté et décoré qui se dressait au fond de la pièce, entouré par deux statues d'or représentant un lion altier. Absorbé par son étude de la salle…qui n'était autre que le "tombeau" de Godric Gryffondor, Harry ne remarqua pas tout de suite que les deux sphères avaient cessées de virevolter et qu'elle s'étaient immobilisées à quelques pas de lui, leur éclat déclinant petit à petit. En fait, Harry ne prit conscience de ce qui se passait que lorsque deux formes argentées, aux contours incertains mais humaines, remplacèrent les deux sphères… Deux silhouettes familières qu'il n'avait pas revu depuis le soir de la troisième tâche du Tournoi des Trois Sorciers lorsqu'elles avaient émergées de la baguette de Voldemort…

            «- Maman ? Papa ? souffla-t-il, stupéfait. Alors, c'était vraiment vous qui…

             - On peut dire ça comme ça, oui, concéda "l'écho" de son père en souriant. Je n'aurai jamais pensé devoir arriver à cette extrémité pour que tu me crois mais…

             - C'est ça, ironisa sa mère. Ca t'arrangeais bien de le faire… » ajouta-t-elle sur un ton entendu.

            James lui répondit en grimaçant et en lui tirant la langue, faisant rire l'adolescent et soupirer la jeune femme.

            «- Toujours aussi puéril, se moqua-t-elle en secouant la tête d'un air agacé.

             - Toujours aussi "trop sérieuse" ma chère épouse, riposta James avant de se tourner vers l'adolescent dont le regard surpris ne cessait de passer de l'un à l'autre. Enfin, quoi qu'il en soit, Harry, quand on devra repartir…, ce qui ne devrait pas tarder, tu n'auras pas à refaire tout ce que tu as fait jusqu'à présent…, tu te réveilleras dans la Salle Commune… comme si rien ne s'était passé.

             - Mais pourquoi vous manifestez-vous de la sorte ? s'étonna Harry.

             - Principalement pour te guider dans tes actions, répondit Lily. Pour t'aider à te poser moins de question sur ce que tu dois faire ou pas… Et veiller sur toi par la même occasion, évidemment. C'est ton père qui a eu cette idée…, du fait qu'il était celui qui était le plus à même de t'aider avec ta panthère ! ajouta-t-elle en jetant un regard lourd en sous-entendu à son mari qui sifflota négligemment, les mains dans le dos et semblant trouver un intérêt soudain pour le plafond. Enfin, il semblerait bien que lorsqu'un Potter a une idée derrière la tête, il n'en démorde pas…

 - Mais je te promet que ça marchera, Lily chérie, protesta son mari. Enfin, bref, néanmoins, nous ne pouvons intervenir que dans certaines conditions, surtout quand ta concentration est suffisante pour nous le permettre…

             - Mais… »

            Harry s'interrompit lorsqu'une douleur lui traversa le front, et grimaça légèrement. Lily s'en rendit compte et se tourna, l'air soucieuse, vers son mari.

            « James, explique-lui tout ce que tu peux…, je vais essayer de retarder l'échéance et de te faire gagner du temps. » déclara-t-elle, posément.

            Les deux échos échangèrent un regard entendu, sous le regard décontenancé de Harry qui voulu dire quelque chose mais Lily s'adressa alors à lui.

            «- Nous n'avons pas beaucoup de temps devant nous, Harry. Grâce à ta cicatrice, tu sais aussi bien que nous que Voldemort prépare quelque chose. Mais je vais retarder son intervention…

             - Mais…

             - Nous nous reverrons, mon grand, tu en as ma parole…, mais ne rends pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà, mon poussin, je t'en prie. »

            Harry réalisa alors que le trouble évident de sa mère ne devait être qu'un reflet de ses propres sentiments, sentant son regard s'embuer. L'écho de sa mère jeta un bref regard vers son mari, à la recherche d'un quelconque soutien. Mais celui-ci se contenta de hausser les épaules et la jeune femme sourit tristement en reportant son attention sur l'adolescent qui se tenait face à eux.

            « Je t'aime de tout mon cœur Harry, mais je te promets que nous aurons d'autres occasions de nous revoir… mais pas maintenant… Et tu le sais… » murmura-t-elle en s'approchant légèrement de son fils.

Elle tendit la main et effleura l'une des joues du garçon, chassant ainsi une larme qui y coulait, rencontrant brièvement le regard de Harry qui esquissa un maigre sourire.

« Tu es un brave garçon, commenta-t-elle, avant de se tourner à nouveau vers son mari. Ne perds pas de temps, James. »

            Et elle disparue dans un claquement sec, comme elle était arrivée. Harry cligna des yeux, quelque peu déstabilisé, mais une toux discrète lui rappela qu'il n'était pas seul dans la pièce et il se tourna aussitôt vers l'écho de son père qui l'observait, un léger sourire aux lèvres, les bras croisés.

            « Bon, ce n'est pas tout ça mais, maintenant que nous ne sommes plus qu'entre héritiers de Gryffondor, nous ferions mieux de passer aux choses sérieuses ! déclara-t-il, adoptant un ton exagérément enjoué tout en s'approchant du monument funèbre dressé dans la pièce. Godric Gryffondor…, peut-être l'un des plus brillants sorciers de son temps, en dehors des trois autres fondateurs. C'est lui qui, après le départ de Salazar Serpentard, décida de mettre en place, avec l'aide de Rowena Serdaigle et Helga Poufsouffle, un dispositif qui permettrait à leur héritier respectif de recourir à la toute puissance de l'école, en cas de situation désespérée, mais que seul l'un d'eux serait en mesure de contrôler… »

            Harry haussa un sourcil, ne voyant pas vraiment où il voulait en venir.

            « Je ne peux pas tout t'expliquer mais… Suis-moi ! »

            Sans plus de cérémonie, il reprit sa forme sphérique, quitta la chambre funéraire et rejoignit la salle principale, suivit, passé le premier moment d'hésitation, par Harry, le menant ainsi jusqu'au fond de la salle. Harry y aperçu alors, à la lueur émise par la petite sphère lumineuse qui l'accompagnait, quelque chose qu'il n'avait pas remarquer jusque là. Une gigantesque tapisserie occupait une bonne partie de ce mur et représentait les armes de Poudlard surmontant la devise, latine, de l'école "Draco dormiens nunquam titillandus".

            Ne chatouille pas le dragon qui dort

            Harry sursauta, se rappelant la présence de la petite sphère à ses côtés.

            « Pourquoi as-tu repris cette forme ? »

            Ah ça, c'est tout simplement pour un point de vue pratique et par souci de discrétion.

            « Mais… ? »

            Retrouver nos véritables apparences nous demande un effort magique considérable… qui, bien qu'atténuée par la puissance magique qui règne en ces lieux, ne passe pas totalement inaperçue à des sorciers en mesure de les percevoir et seules les chambres funéraires des fondateurs offrent une protection suffisante pour que nous puissions nous montrer sous notre véritable apparence…, bien qu'il nous soit plus facile de rester sous l'aspect que j'ai actuellement… c'est ce que les Moldus appellent les "feux follets" je crois… Je n'ai vraiment pas le temps de tout te raconter dans les moindres détails, mais Lily et moi, nous avons été affectés, dernièrement, à ta protection, sous certaines réserves, d'où le fait que, jusqu'à présent, j'aie été le seul à me manifester mais sans jamais vraiment agir directement, bien évidemment.

            Harry acquiesça faiblement, commençant à mieux comprendre les agissements de son père durant tout ce temps. Il se passa, dans un geste machinal, la main sur le front, sa cicatrice lui infligeant une douleur lancinante mais supportable. Plus comme un avertissement que comme une menace d'un danger imminent.

            Quoiqu'il en soit, là n'est pas la question pour l'instant. reprit James, calmement. Si j'ai crû bon d'interférer dans tes rêves pour te faire venir ici, c'est pour trois raisons. Avant tout, pour te mettre en garde. Je te sais parfaitement capable de tenir tête à Voldemort et tu devrais probablement être en mesure de le battre, d'ici quelques temps, quand tu seras retourné à ton époque. Je pense que le principal danger ne vient pas de Voldemort en lui-même mais du plan qu'il a élaboré… Comme je te l'ai déjà dit, tu t'attaques à un gros morceau, peut-être même un peu trop gros pour toi…

            « Quel genre de plan ? » s'enquit Harry, interloqué.

            Je ne suis pas mesure de te le dire, même si j'aimerai le faire, crois-moi. Je ne peux que t'aiguiller, pas te donner la réponse. Tu dois résoudre le problème par toi-même…

            Harry voulu dire quelque chose mais se ravisa lorsqu'un soudain élancement lui traversa le front, le faisant grimacer, avant de s'atténuer tout aussi brutalement. Visiblement, Voldemort était quelque peu contrarié.

            Lily ne va pas pouvoir retarder Voldemort très longtemps. commenta James d'une voix soucieuse. Je vais donc faire bref. La deuxième raison pour laquelle je t'ai fait venir ici était que, en tant qu'héritier de l'un des fondateurs, tu dois connaître l'existence de ce lieu, même si Dumbledore t'en parlera plus en détail ultérieurement. Je n'ai pas le temps de t'expliquer tout les détails concernant cette crypte, tu devras donc le découvrir par toi-même quand le temps sera venu. De toute façon, personne n'a jamais réussi à élucider le mystère de ces lieux mais j'ai bon espoir que toi, mon fils, tu y parviennes… Sûrement pas tout de suite mais je suis sûr que tu y arriveras.

            Harry sourit.

            « Je ferai ce que je peux pour ça, assura-t-il. Mais, tout à l'heure, tu parlais de quelque chose mis en place par Gryffondor, Serdaigle et Poufsouffle pour… »

            C'est la troisième raison de ta présence ici, Harry. Je voulais te confier quelque chose que je ne pouvais te transmettre qu'ici, une fois de plus à cause du fait que les manifestations paranormales y passent plus facilement inaperçue. Le soir où son règne a pris fin, Voldemort n'était pas seulement venu pour éliminer les héritiers de Gryffondor, même si c'était l'une de ses principales intentions. Il voulait quelque chose que nous conservions chez nous… quelque chose qui aurait pu l'aider à percer le mystère du Secret des Trois…

            « Et qu'est-ce que c'était que cette chose ? » s'étonna Harry, en fronçant les sourcils.

            Pour toute réponse, un claquement sec retentit derrière lui. Intrigué, l'adolescent se retourna, pour apercevoir un épais livre qui reposait, à présent, sur l'autel de pierre qui occupait le centre de la pièce.

            « Un livre ? » s'exclama-t-il, perplexe, en s'avançant vers ledit objet.

            Pas n'importe quel livre, Harry. Ce grimoire, écrit par Godric Gryffondor, Rowena Serdaigle et Helga Poufsouffle contient toutes les informations nécessaires pour aider leurs descendants à percer les mystères du château et constitue un guide unique pour qu'ils puissent, lorsque le besoin s'en fera sentir, recourir à leur "arme ultime". Personne n'a, jusque là, jamais pu résoudre cette énigme ni su ce qu'était cette fameuse arme. Personne…mais tout te sera expliquer dans ce grimoire… assez particulier comme tu le constateras par toi-même… Quoiqu'il en soit, garde-le en sûreté, il te sera plus qu'utile en temps voulu et…

            Une violente douleur, plus forte que jusque là, parcouru soudain le front de l'adolescent qui du prendre appui sur l'autel pour rester debout. Voldemort semblait TRES en colère à présent. Aussitôt, le "feu follet" fut à ses côtés s'agitant avec inquiétude.

            Harry ? Ca… ?

            Un autre claquement sec l'interrompit.

            James, renvoie-le vite au château. Il n'y a plus une seconde à perdre.

            La voix, pressante, de sa mère fit relever les yeux à Harry, pour apercevoir la deuxième sphère dorée présente dans la pièce.

            On a un problème de taille cette fois et on ne peut pas se permettre d'exposer plus longtemps Harry. J'ai fait ce que j'ai pu pour le retenir mais…

            Ca va, Lily, ne t'inquiètes pas assura James avant de se tourner vers Harry. Désolé mon gars mais il ne serait pas prudent, pour nous tous, de s'attarder ici. Tu sais l'essentiel… Et tu pourras compter sur nous quand tu en auras besoin… Fais attention à toi et n'oublie pas ce que je t'ai dit, d'accord ?

            Harry acquiesça faiblement. Il y eut alors une petite détonation… et Harry se réveilla en sursaut dans la Salle Commune, à présent éclairée par un feu vif, le souffle court, le cœur battant la chamade. Il mit un peu de temps à se rappeler où il se trouvait, jetant un regard autour de lui. Il s'arrêta soudain sur un grimoire qui reposait, à ses pieds, sur le sol. Intrigué, Harry prit le livre et jeta un bref regard au titre qui s'étalait en lettres d'or sur la couverture en cuir rouge et usée : "le plus grand secret de Poudlard". Il éprouva un certain malaise en effleurant la surface rugueuse du livre. C'était quelque chose que cherchait Voldemort et qui était, tout simplement, caché à Godric's Hollow, le soir où Voldemort avait attaqué ? Peter l'avait-il mentionné à Voldemort lorsqu'il avait révélé le secret de ses parents au mage noir ? Probablement…

            Ses parents… Il revoyait sans peine les deux formes argentées qu'il avait eu face à lui un instant plus tôt… Il avait été confronté à une vérité qu'il refusait de croire… : cette voix qui l'avait guidé tout au long de ces derniers mois n'était rien d'autre que celle de son père… Ces échos quasi fantomatiques mais matériels (sa mère ayant réussie à chasser une larme sur sa joue) envers lesquels il avait conservé, sur le coup, une certaine réserve qu'il regrettait quelque peu à présent. Pourtant, alors qu'il repensait à la réaction qu'il avait eu face à eux dans la crypte, Harry ne pouvait s'empêcher de se dire que, durant les quelques minutes pendant lesquelles ils avaient été devant lui, quelque chose s'était établit entre eux… Un lien indéfectible qui rendait les mots inutiles. Il n'avait rien eu à exprimer verbalement, aucune parole n'étant assez forte pour exprimer ce qu'il avait alors ressentit.

            Harry secoua la tête et reporta son attention sur le vieux livre qu'il avait entre les mains. Rien, si ce n'était son titre, dans ce grimoire ne laissait voir le potentiel de cet objet… Un simple livre renfermait dans ses pages le moyen d'accéder à l'arme ultime qui mènerait le Mal à sa perte… Harry ouvrit, mû par sa curiosité habituelle le grimoire… et feuilleta les pages jaunies par le temps…qui étaient parfaitement vierges. L'adolescent haussa un sourcil, perplexe, puis réalisa quelque chose…

            Bien sûr…, si ce livre possédait la clé de l'énigme de la crypte, il devait être protégé, d'une façon ou d'une autre, pour éviter que n'importe qui puisse avoir accès à son contenu. Peut-être qu'il était soumis à un sort comme celui que Jedusor, ou Voldemort, avait utilisé pour son journal intime ? Il se passa machinalement la main dans les cheveux, pensif, et réalisa alors que son habituelle tignasse avait retrouvée l'ordre familier de son apparence de Harry Calaway. Il prit alors conscience qu'il avait, effectivement repris sa fausse identité et qu'il n'avait plus ses lunettes.

            Une horloge sonna, le ramenant à la réalité du moment.

            « Trois heures ? » murmura-t-il, surpris.

            Il hésita, partagé sur ce qu'il convenait de faire. Regagner le dortoir et essayer de profiter des dernières heures de sommeil qui lui restaient avant que les Maraudeurs ne se réveillent, ou essayer de percer le mystère de ces pages vides ? Son choix fut vite fait, si on considérait qu'il ne se sentait, en aucun cas, fatigué… comme s'il n'avait pas quitté une seule seconde la Salle Commune et n'avait pas été coursé par des Acromantulas en furie, même si l'épisode de la crypte lui semblait d'une réalité sans pareille. Et le livre en était une preuve concrète.

            « Harry ? »

            L'intéressé sursauta violemment, ainsi tiré de ses réflexions et un bruit sourd lui annonça que ce brusque mouvement avait fait tomber le livre qui reposait jusque là sur ses genoux. Le nouvel arrivant, qui n'était autre que James, éclata de rire.

            « Eh, relaxe, ce n'est que moi… »

            Harry s'efforça à sourire et ramassa vivement le vieux grimoire, alors que le Maraudeur venait s'asseoir dans un fauteuil voisin, tout en rangeant sa cape d'invisibilité dans l'une de ses poches.

            «- Qu'est-ce que tu fais là ? s'enquit Harry, au bout d'un bref moment de silence.

             - Je pourrai te poser la même question mais, en ce qui me concerne, je n'arrivais pas à dormir et j'avais quelques petites choses à faire hors de la Tour de Gryffondor, commenta évasivement James avant de jeter un regard au livre que Harry avait récupéré à son arrivée. Qu'est-ce que tu lisais ?

             - Un livre…

             - Ca je m'en doute bien… Je sais que je ne suis pas trop porté sur la lecture, mais je suis quand même capable de reconnaître un livre ou un grimoire quand j'en voit un, rétorqua James d'un ton léger. Mais encore ? »

            Harry grimaça. Il n'avait pas voulu paraître sarcastique mais cette réponse était venue toute seule…

            «- Un bouquin qu'on m'a prêté, répliqua-t-il finalement. Mais je ne crois pas que ça t'intéresserai. Ce n'est ni une œuvre de Shakespeare ni un bouquin sur le Quidditch.

             - Mais ça parle de quoi ? insista James, intrigué.

             - De Poudlard.

             - C'est l'histoire de Poudlard ? s'étonna James. Tu lis vraiment ce bouquin ?

             - Ben, en quelque sorte, oui. »

            Ce n'était pas vraiment un mensonge. Après tout, ce livre parlait bien d'un passage historique de la création de Poudlard, et il "lisait" effectivement ce livre…même s'il n'y avait rien à lire. James opina d'un bref signe de tête et jeta un regard autour de lui.

            « Tu as fait tomber quelque chose. » commenta-t-il, désignant soudain quelque chose par terre.

            Harry baissa aussitôt les yeux, pour découvrir un parchemin qui traînait sur le sol, à ses pieds. Surpris, il se pencha et le ramassa, pour voir son nom inscrit sur le devant du papier. Il haussa un sourcil et s'efforça à rester impassible en songeant qu'il avait peut-être glissé du livre dans sa chute. Il glissa donc le papier dans l'une de ses poches en se promettant de le lire quand il serait seul, et un instant de silence revint entre eux, alors que Harry jetait un regard absent sur le feu vif qui brûlait dans l'âtre. Mais, au bout d'un moment, se sentant observer, il se tourna vers James qui le regardait avec insistance.

            « Ca va ? » s'inquiéta Harry, décontenancé.

            James haussa les épaules.

            « Ca serait plutôt à moi de te poser cette question ? »

            Harry fronça les sourcils.

            «- Pourquoi ça n'irait pas ?

             - Et bien… »

            James s'interrompit, visiblement gêné. Finalement, il sortit de sa poche l'article de la Gazette que Harry avait fait tombé à l'infirmerie quelques jours plus tôt et le lui tendit.

            «- Tu avais oublié ça, lorsque tu as reçu la lettre de chez toi…

             - Tu l'as lu ?

             - Oui, avoua James d'un ton incertain. Je…je pensais qu'il valait mieux te laisser seul après ça mais j'ai…peut-être eu tort sur ce coup…

             - Je n'ai pas spécialement envie d'en parler. » commenta Harry en glissant finalement la coupure de journal dans le livre.

            James esquissa un signe de tête positif.

            «- Je m'en doute. Mais ça ne doit pas être facile de se dire que quelqu'un est mort alors que, toi, tu étais ici…

             - Laisse tomber, veux-tu ? Je ne tient vraiment pas à parler de ça. » grogna Harry.

            Il y eut un moment de silence tendu, puis James reprit la parole.

            « Au fait…, tant que j'y pense… regarde ça. »

            Harry leva les yeux vers James juste à temps pour réceptionner le petit objet qu'il lui lança…et qui n'était autre qu'une feuille de papier qu'il déplia avec perplexité et parcouru du regard. C'était en fait une page déchirée d'un quelconque livre et remplie de définitions dont l'une d'elles était entourée.

            «- Qu'est-ce que… ?

             - Tu te souviens de cette boule noire que tu m'avais montrée ? Je dois dire que ça m'intriguait aussi, ce truc… Rem est allé jeter un œil à la Bibliothèque et n'a rien trouvé là-dessus et Sirius et Lily n'en savaient pas plus que moi. Du coup, j'ai gardé ce truc avec moi, sans trop savoir quoi en faire d'ailleurs. Et comme hier, j'étais interdit de passage à l'infirmerie, je suis aller voir le professeur Van der Break et je lui ai montré cet objet… Il a eu une curieuse réaction et m'a aussitôt demandé où j'avais trouvé ça… Il me l'a confisqué aussi sec et m'a fait remarquer que nous aurions aussitôt dû en parler à Dumbledore. Et comme je lui demandais ce que c'était, il m'a répondu que, je cite "un Omniscient était un objet de magie noire et que ce n'était donc pas à mettre entre les mains de n'importe qui"… Enfin, du moins, c'est ce que j'en ai compris, vu son accent. Du coup, pour en savoir plus, je suis allé faire un tour en douce dans la réserve, avant de faire un saut à l'infirmerie.

             - Lily va bien ? s'enquit Harry en relevant les yeux de la page de définitions, tout en songeant que, bien évidemment, la première chose à faire aurait été de montrer la trouvaille de Gaïa à Dumbledore.

             - Elle va même parfaitement bien, répliqua James en souriant. Pomfresh ne devrait plus tarder à la laisser sortir… Mais pour en revenir à ce que je viens de te montrer, j'ai trouvé ça dans "l'encyclopédie de l'univers de la magie noire"… Et, une chose est sûre, ce n'est vraiment pas un livre à faire lire à qui que ce soit… il y avait de ces trucs là-dedans… » précisa-t-il en frémissant légèrement.

            Harry acquiesça et reporta son attention sur la courte définition qui était entourée : "Omniscient. Objet entrant dans la catégorie des MTCLP (Moyen de Télé-Communication à Longue Portée). Apparu en 1932, il s'est rapidement répandue parmi les sorciers à travers le monde, bien que le Ministère en ait interdit l'utilisation en 1943, avec la montée en puissance du mage noir Grindelwald qui, paraît-il avait muni ses partisans de ces Omniscients, modifié pour ses besoins. Depuis lors, ces objets sont inclus dans la catégorie des objets nécessitant la magie noire."

            «- Il semblerait bien que Voldemort suive les idées de Grindelwald, commenta Harry en achevant sa lecture.

             - Tu crois que la taupe aurait laissé cet Omniscient dans notre dortoir ?

             - Peut-être… »

            En réalité, Harry avait une idée assez précise de l'identité de la personne qui avait fait ça… Le rat ne devait pas être innocent dans cette affaire, d'autant plus qu'il était le mieux placé des membres de l'arrière-garde pour faire ça…

            «- Mais pourquoi… ? Je veux dire, si c'est juste un moyen de communication, à quoi ça servirait de le laisser dans notre dortoir ?

             - Peut-être un oubli accidentel…

             - Dans ce cas, ça voudrait dire que la taupe a accès à notre dortoir…

             - Tout laisse à penser que la taupe est un membre du personnel de Poudlard, rappela Harry. Mais je dirai plutôt un professeur…, et je pense que les élèves qui constituent la relève des troupes de Voldemort et scolarisés ici, ne connaissent pas, eux-même, la véritable identité de la taupe.

             - Dans ce cas, on peut déjà écarter tous ceux qui travaillent toujours à l'école à ton époque…

             - McGonagall, Flitwick, Chourave, Binns, Brûlopot, Bibine, Trelawney, Sinistra et Vector, énuméra Harry. Du moins, parmi les professeurs. Après, on peut aussi citer Rusard, Hagrid…

             - Dumbledore… »

            Harry sourit à cette remarque.

            «- Franchement, il ne me viendrait jamais à l'idée de le soupçonner… Tu l'imagines, toi, servir Voldemort ?

             - Non mais, il vaut mieux ne négliger aucun détail…, et, que je sache, Dumbledore fait toujours partit du "paysage" à ton époque…, s'obstina James. Et on peut aussi rajouter les fantômes je suppose…

             - Effectivement, acquiesça Harry. Même Peeves… Et, de toute façon, la taupe est humaine…, c'est une certitude.

             - Non, la taupe est un petit mammifère insectivore qui creuse des galeries dans le sol, plaisanta James.

             - Très drôle, ironisa Harry. Enfin, tu as très bien compris ce que je voulais dire… et puis l'homme est aussi un mammifère je te signale… »

            Et la discussion se poursuivit longuement, tous deux parlant de tout et de rien, jusqu'à ce que l'arrivée des premiers élèves dans la Salle Commune ne mette fin à leur conversation.

* * * * *

            La Salle Commune était presque déserte, en ce début d'après-midi, en dehors d'un petit groupe d'élèves de troisième année qui travaillaient sur un devoir, semble-t-il, de Défense Contre les Forces du Mal, et de deux filles de première années qui s'extasiaient dans un coin de la pièce pour quelque chose que l'une d'elle avait reçu. Si quelques élèves, tout comme Amy, Remus et Peter, avaient préféré le calme de la Bibliothèque pour travailler, la plupart d'entre eux devaient, en cet instant, traîner dans le château ou dans le parc, malgré le temps couvert. Harry, perdu dans ses réflexions, fixant d'un air absent le feu qui brûlait en permanence dans la cheminée, se demandait quand il trouverai le temps de percer l'énigme du livre et de lire le fameux papier qui en était tombé et ne prêtait guère attention à la discussion, des plus animées, des deux Maraudeurs, alors que Sirius essayait de persuader James qu'ils devaient faire une blague aux Serpentard.

            Bien que chacun soit plongé dans ses propres occupations, tous les regards se tournèrent vers l'entrée de la Salle Commune en entendant le portrait de la Grosse Dame pivoter, pour voir Dumbledore pénétrer dans la pièce, accompagné d'une Lily qui affichait un grand sourire. Une expression similaire apparu alors sur le visage de James qui se leva d'un bond.

            «- Lily ! s'exclama-t-il en se précipitant vers elle pour la serrer dans ses bras, la soulevant légèrement du sol, visiblement heureux de le revoir en ces lieux et en pleine forme.

             - James…, protesta-t-elle d'une voix amusée. Doucement…

             - En tout cas, j'en connais au moins un qui est plus que ravi de ton retour, Lily. » plaisanta Dumbledore, alors que Harry et Sirius les rejoignaient.

            James, prenant aussitôt conscience de la présence du directeur, relâcha Lily, visiblement mal à l'aise.

            «- Ne sois pas si gêné, James, commenta Dumbledore en souriant au Maraudeur. Après tout, c'était bien naturel… et puis, si ça peut te rassurer, je ne reste pas. Je passais à l'infirmerie et Madame Pomfresh m'a chargé de raccompagner Miss Evans pour vous demander de la ménager pendant encore quelques jours… Je me suis bien fait comprendre ?

             - Oui, professeur…, répondirent, les trois garçons en chœur.

             - Parfait. Dans ce cas, je vous laisse entre jeunes… » conclut le vieux sorcier avant de quitter la Salle Commune, le portrait se refermant aussitôt derrière lui.

* * * * *

            Cinq jours s'étaient écoulés depuis le retour de Lily parmi les Gryffondor et déjà, Chaussette et Tigris (Remus avait proposé ce nom pour la petite chatte tigrée, en compromis au précédent surnom que Sirius avait donné au félin) avaient été donné à d'autres élèves, une fille de Serdaigle de troisième année et une de Gryffondor de cinquième année, Linda Fisher. Seul Pattenrond semblait, étrangement, ne pas inspiré d'éventuels preneurs, de sorte qu'Amy s'était finalement proposée, la veille, pour le prendre.

            En ce jeudi matin, un calme relatif régnait dans la Grande Salle…du moins jusqu'à ce que les hiboux postaux ne fassent leur entrée dans la pièce, apportant lettres, colis ou journaux du jour aux élèves et professeurs présents. Lily, qui avait repris sa place auprès de son petit-ami, se plongea rapidement dans l'étude du contenu de l'exemplaire de la Gazette du Sorcier, James, un bras passé autour de ses épaules, parcourant aussi les pages d'un regard distrait… du moins jusqu'à ce que…

            «- Encore ? s'exclama-t-il soudain, désignant quelque chose dans le journal.

             - Encore quoi ? s'étonnèrent ses amis en lui jetant un regard.

             - Qu'est-ce qu'il a de si particulier, ce fait divers ? demanda Lily, intriguée, en lisant visiblement ce qu'il montrait sur une des pages.

             - C'est quoi ? Une nouvelle attaque ? se renseigna Peter.

             - Non, ça aurait fait la une et non pas les fait divers, objecta Amy, observant son amie avec curiosité.

             - Y a eu trois nouvelles disparitions de Géléons à la RMB, déclara James alors que Lily, lisait à voix haute les quelques lignes qui traitaient de cet incident.

             - Et bien… ça commence à faire un peu beaucoup tout ça, commenta Sirius. Je veux dire d'abord une de ces bestioles est retrouvée dépecée puis…

             - Dépecée ? répéta Lily en esquissant une légère grimace.

             - Ouais dépecée… à qui on a enlevé la peau quoi…

             - Merci, je sais ce que ça veux dire, pas besoin que tu me le définisse…, riposta la jeune fille.

             - Dites, c'est pas tout ça mais pourriez-vous avoir d'autres sujets de conversation ? Je veux dire…, on mange, là, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué…, intervint Amy.

             - Mais tu dois admettre qu'autant d'évènements consacrés à des créatures dont on a jamais entendu parler jusque là, ça a de quoi laisser perplexe, observa Remus.

             - Ben, en ce qui me concerne, j'ai vu, une fois, celui qui était au ZSC, intervint James. Néanmoins, je ne vois pourquoi ces disparitions de Géléons n'arrivent que maintenant… et pourquoi dépecer une de ces… »

            Amy toussa de façon assez significative, interrompant ainsi la conversation, au plus grand soulagement de Harry que quelque chose tracassait dans cette affaires. Il ne savait pas pourquoi mais quelque chose lui disait que les deux derniers Géléons de la RMB ne tarderaient pas à connaître le même sort que les sept autres.

* * * * *

            La matinée s'était tranquillement écoulée, en dehors du fait que McGonagall avait, à la fin de son cours, annoncé aux garçons qu'ils seraient convoqués à son bureau durant leur heure de libre, jeudi, après le cours de Défense Contre les Forces du Mal.

            Les élèves firent silence lorsque le professeur Brûlopot entra dans la salle de cours. Bien que Harry aie souvent eu l'occasion d'apercevoir ce professeur durant ses deux premières années de scolarité à Poudlard, Harry n'avait, jusqu'à son arrivée ici, jamais assisté à l'un de ses cours de Soins aux Créatures Magiques, étant donné que l'enseignant avait prit sa retraite l'année où il avait commencé à suivre ces cours, qui étaient désormais à la charge de Hagrid, du moins à son époque. Quoiqu'il en soit, Brûlopot était, ici, en bien meilleur état qu'à son époque. En effet, il lui avait toujours semblé (ce qui avait été clairement sous-entendu par Dumbledore lui-même lorsqu'il avait annoncé, au banquet, au banquet entamant sa troisième année à Poudlard, le changement de professeur au poste de Soins aux Créatures Magiques) que Brûlopot devait régulièrement rencontrer quelques "problèmes" avec les créatures qu'il devait manipuler durant ses cours. Le professeur Brûlopot se distinguait, en effet (à cette époque) par trois longues cicatrices blanchâtres qui lui traversaient le visage, de l'oreille gauche au bas de la joue droite et ce qui ressemblait à une brûlure lui marquait le cou, en partie cachée par le col de sa robe de sorcier. De plus, il lui manquait deux doigts à la main gauche et il boitait légèrement. Mais, aussi déconcertante qu'était son apparence de prime abord, il était bien moins effrayant que le souvenir qu'il gardait de la première fois qu'il avait aperçu Maugrey Fol Œil… ou du moins celui qui se faisait passer pour lui. Et puis, malgré son physique peu engageant, le professeur Brûlopot était une bonne nature, aimable et attentif à ses élèves.

            Ainsi, faisant l'appel, il marqua un arrêt au nom de Lily, pour lui dire qu'il était content de la voir à nouveau dans son cours et de la savoir rétablie, puis, acheva d'énumérer la liste des élèves de Serpentard et Gryffondor rassemblés dans la salle.

            «- Bien, déclara finalement le professeur. A moins que vous ayez des questions, nous allons… Oui, Miss Evans ? s'interrompit-il en la voyant lever la main.

             - Et bien, professeur…, je me demandais si, en tant que spécialiste en créatures magiques, pourriez-vous nous parler des Géléons ? »

            Tous les regards se tournèrent vers elle, puis vers le professeur.

            «- Les Géléons ? répéta ce dernier.

             - Oui, car, après tout, c'est d'actualité… »

             - Il y eut un instant de silence durant lequel le professeur paru songeur, se demandant visiblement ce qu'il devait faire.

             - Pourquoi pas ? Ce n'est pas vraiment au programme des Soins aux Créatures Magiques mais un peu de culture personnelle ne peut pas vous faire de mal, si on considère que, à la fin de l'année, vous aurez vos ASPICs à passer…, reprit-il. En principe, vous êtes sensés en parler en Histoire de la Magie, dans le cadre de l'historique de la créations d'animaux hybrides magiques au cours des derniers siècles mais, quoi qu'il en soit… Très bien…que savez-vous des Géléons ? »

            Quelques élèves, uniquement de Serpentard, levèrent la main.

            «- Oui, Miss Anderson ? lança le professeur à l'adresse de la jeune fille assise à côté de Lestrange.

             - C'est une créatures des forces obscures.

             - Euh, oui, en effet, mais encore ? Oui, Mr Potter ?

             - C'est un gros félin au pelage vert-brun actuellement en voie d'extinction, commenta le Maraudeur.

             - En effet, bien que je me dois d'apporter quelques nuances à ce que vous venez de dire, Mr Potter. Quelqu'un d'autre ? »

            Silence. Visiblement, les Serpentard, en dehors de tout ce qui touchait à la magie noire, ne semblaient pas avoir une si grande culture.

            «- Bon…, soupira le professeur. Et bien, le Géléon est, avant tout, une créature magique unique en son genre. Si, physiquement, il pourrait ressembler à n'importe quel gros félin moldu, il s'en distingue par son pelage vert-brun, comme l'a signalé Mr Potter, mais seulement au repos.

             - Au repos ? Vous voulez dire qu'il peut changer de couleur ?

             - En effet, Mr Black. Le Géléon, possède, à l'instar du caméléon, une capacité de camouflage remarquable et peut ainsi changer de couleur comme bon lui semble pour s'adapter à son environnement. Mais ce qui en fait un adversaire redoutable c'est qu'il a été créé pour le combat. Il n'a qu'un seul instinct : tuer. De plus, il allie la faculté de mimétisme du caméléon et le physique et les aptitudes du guépard, dont sa vitesse exceptionnelle. Ces deux animaux, le guépard et le caméléon sont, ont été croisés pour donner naissance à ces créatures hybrides, expliqua le professeur. Au risque d'empiéter sur le cours du professeur Binns à ce sujet, il paraît qu'il a fallut, dans les années 30, des années de recherches aux meilleurs chercheurs pour obtenir ce résultat : une créature féroce et sanguinaire, uniquement mâle et formée pour combattre… C'est pourquoi, en plus de cela, le Géléon possède aussi des griffes et des crocs bien plus longs que ceux des autres gros félins. Enfin, on peut préciser que les Géléons sont réputés pour leur tendance au cannibalisme et leur férocité sans précédents. Ils n'hésitent pas à s'entretuer mutuellement, ce qui est l'une des principales causes de leur extinction progressive, bien que les représentants de cette races créée de toutes pièces aient été exterminé il y a quelques années. Jusqu'à présent, on n'en dénombrait plus que dix spécimens, neuf étant conservés à la RMB… Oui, Miss O'Connor ?

             - Vous croyez que Vous-Savez-Qui pourrait se servir des Géléons disparus ?

             - Rien ne prouve que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ait un rapport avec ces disparitions, si on considère que, semble-t-il, il n'y a eu, lors de ces enlèvements de Géléons, aucun recours à la magie noire et que, en temps normal, Vous-Savez-Qui n'hésite pas, comme vous le savez tous, à signer ses exactions, par la Marque des Ténèbres…, ce qui n'était pas le cas. Et, honnêtement, je ne vois pas à quoi de telles créatures lui serviraient. Vous-Savez-Qui a plutôt la réputation d'avoir une nette préférence pour les serpents…, pas pour les félins…

             - Mais qui irait voler de telles bêtes, sinon ?

             - Je n'en sais rien, Mr Lupin. Peut-être des collectionneurs passionnés, ou des membres de la SPAM…

             - Mais, et pour le Géléon dépecé ?

             - Que voulez-vous dire par là, Mr Calaway ?

             - Il n'a pas dû être dépecé pour rien… Alors, est-ce que leur peau possède des particularités magiques quleconques ?

             - Et bien…, je ne suis pas un spécialiste en la matière mais il paraît que leur pelage à la couleur particulière renferme ce qui leur permet de se camoufler et d'accroître leur vitesse.

             - Leur peau sert à la réalisation des capes d'invisibilité, alors ? demanda Peter.

             - Ah non, Mr Pettigrow. C'est la Demiguise qui sert à la confection de ce genre d'objet.

             - Mais, professeur, et s'il s'en servait pour attaquer l'école, par exemple ? »

            Tous se tournèrent vers James qui avait posé cette question, les Gryffondor le fixant avec perplexité tandis que les Serpentard lui adressaient un regard des plus méprisants.

            «- Je ne pense pas que ce soit possible, Mr Potter. Avant tout, Poudlard est bien protégé… et encore plus qu'avant depuis l'attaque qui a eu lieu il y a près d'un mois. Vous-Savez-Qui, à condition qu'il parvienne à contrôler les Géléons pour éviter qu'ils ne s'entretuent ou s'en prennent à ses Mangemorts, ne pourrait jamais les introduire dans l'enceinte de Poudlard, croyez-moi.

             - Pourtant, si, en supposant qu'il ait, par exemple, un espion infiltré à Poudlard, le traître ne pourrait pas, par hasard, faire tomber les défenses de l'école et permettre ainsi une attaque ?

             - Vous semblez persuadé qu'il y a un traître dans l'école, Mr Potter, commenta le professeur en s'asseyant sur le rebord de son bureau. Qu'est-ce qui vous fait croire ça ?

             - C'est la seule explication pour l'attaque à laquelle vous faisiez allusion un peu plus tôt, professeur, rétorqua James d'une voix un peu plus dure que de coutume. Même si nous étions en faute, mes amis et moi, de sortir ce soir-là, nous aurions tous pu être tués. »

            Le professeur paru songeur, alors que Lily, assise à côté du Maraudeur, lui prenait discrètement la main sous la table, geste qui n'échappa pas à Harry qui était à la table voisine avec Remus, Sirius s'étant mis avec Amy derrière le couple de Préfets-en-Chef, et Peter étant derrière Remus.

            « Nous nous éloignons du sujet, semble-t-il, observa le professeur. Quoiqu'il en soit, c'est une théorie intéressante que vous abordez là, Mr Potter. Mais je peux vous assurer que le professeur Dumbledore y a, également, pensé et à fait fouiller tout le château et fait interroger chaque membre du personnel… Néanmoins, en tant qu'élèves, les problèmes de protection de l'école ne vous concerne en aucun cas. Donc, si vous le voulez bien, nous reprendrons le cours, là où nous en étions restés la semaine dernière… »

            Harry ne prêta guère attention à la suite du cours, perdu dans ses réflexions. Encore trop de choses le préoccupaient ces derniers temps et, à cela s'ajoutait désormais le cas des Géléons qui n'était probablement pas anodins aux derniers évènements.

* * * * *

            Le lendemain après-midi, lorsque les garçons pénétrèrent dans la Grande Salle à l'heure du déjeuner, au retour de leur convocation au bureau du professeur McGonagall, tous les cinq affichaient une mine sombre.

            «- Alors ? Quel est le verdict ? s'inquiéta Lily, alors qu'ils prenaient place à la table de Gryffondor.

             - Retenue et vingt points de moins pour chacun de nous, résuma James d'une voix morose.

             - Et encore, on peut s'estimer heureux, observa Remus. J'aurai crû qu'ils nous enlèveraient plus de cent points pour ce qui s'est passé.

             - Mais, McGonagall nous a fait savoir qu'ils pensaient qu'avoir la mort d'Elsa sur la conscience était déjà une bien assez grande punition en elle-même, de sorte que nous avons eu droit à un bon sermon, à une perte de points et à une retenue…, conclut Sirius.

             - La routine, quoi, se moqua Amy.

             - On peut dire ça… Et même Peter a été puni pour ne pas nous avoir empêché de sortir…, précisa Remus en jetant un regard à l'intéressé.

             - Et c'est pour quand, votre retenue ?

             - Samedi soir, grommela James. Je suis chargé de nettoyer les serres de Chourave avec Remus, Sirius doit allez faire le ménage dans les cachots et, Harry et Peter sont de corvée "salle de trophées"… »

            Harry s'efforçait de ravaler sa mauvaise humeur. Dumbledore et les autres professeurs ne pouvaient pas lui faire un coup pire que ça… le mettre avec Peter qui, d'ailleurs, ne semblait pas particulièrement emballé par cette perspective non plus.

            Ce soir-là, Harry passa un long moment, les mains croisées derrière la tête et les yeux au plafond dans son lit, les sens aux aguets. Mais une fois assuré que les Maraudeurs dormaient, il sortit de ses affaires "le plus grand secret de Poudlard" et le parchemin qui en était tombé quelques jours plus tôt. A la lueur de sa baguette magique, il feuilleta, une fois de plus, le grimoire dont les pages restaient immuablement vierges puis déplia le parchemin qui, le découvrit-il alors, ne contenait que quelques mots, écrits par son père, et daté du 31 octobre 1981…, le jour même de l'attaque, cette constatation venant le conforter dans sa conviction que ses parents étaient parfaitement conscients de ce qu'il devait arriver ce jour-là.

                        "Harry,

            J'aimerai que tu n'aies pas à lire ces mots mais, sache que j'aurai préféré t'éviter les soucis et les responsabilités qui doivent désormais peser sur tes épaules. Quoiqu'il en soit, maintenant que tu es entré en possession du livre, je sais qu'il sera entre de bonnes mains et que tu sauras en faire ce qu'il faut pour, peut-être, arriver à percer enfin le Secret des Trois, ce qui t'offrirait, j'en suis certain, une aide des plus précieuses contre Voldemort.

            Je suppose que tu as déjà eu l'occasion de feuilleter le grimoire et que les pages doivent être vierges. Et bien, il se trouve que Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle et Rowena Serdaigle, aux vues de l'importance du secret qu'il contenait, ont préféré soumettre ce livre à divers sortilèges, pour le cas où il tomberait entre de mauvaises mains. Chaque page est ainsi, entre autre, soumis à un sort d'illusion qui ne peut être annulé, pour les héritiers, que de façon progressive. Mais seul l'un des héritiers de ces trois fondateurs peut accéder au contenu de ce livre, et le hasard a voulu que cette responsabilité te revienne aujourd'hui.

            Néanmoins, sache que, quoiqu'il advienne, tu pourras toujours compter sur nous et que je suis convaincu que, toi, tu arriveras là où les autres héritiers, à commencer par moi, ont échoués jusqu'à présent. Je sais que tu en as amplement le pouvoir et les moyens. Perce l'énigme du Secret des Trois et tu auras toutes les cartes en main pour affronter comme il se doit, Voldemort."

            Harry fixa un long moment le mot et la signature qui achevait le message puis le plia soigneusement et le glissa dans le livre avant de le prendre à nouveau et l'observer attentivement. Un sort d'illusion ? Mais comment activer la révélation des pages ? Et quels autres sorts pouvaient bien être conservés dans ce livre pour assurer l'inviolabilité du livre. Au bout d'un instant, lassé, il rangea ses affaires, éteignit sa baguette et, après s'être tourné et retourné dans son lit, préoccupé, il finit par sombrer dans le sommeil.

* * * * *

Au bout d'un moment qui lui paru interminable, Harry atteignit finalement le bas de l'escalier…, pour se retrouver face à une haute et lourde porte de chêne, surmontée d'une arche massive sculptée et ornée d'étranges symboles et de pierres précieuses qui miroitaient à la lueur de sa baguette. Il tendit la main vers les imposants battants de bois.

            Pose ta main sur le battant et présente-toi !

            Harry tressaillit à peine à cette soudaine intervention.

            Il faut que tu énonces ton nom, complet, et ton ascendance… !

            Harry fronça les sourcils, interloqué. Il voulu dire quelque chose, se ravisa et soupira.

            « De toute façon, maintenant que je suis là…, je n'ai plus rien à perdre à essayer ! murmura-t-il avant de se tourner vers la porte, appuyant sa main contre le battant de bois qui vibra imperceptiblement à ce contact. Je suis Harry James Potter, dernier héritier de Godric Gryffondor et fils de James Potter et Lily Potter née Evans… ! » lâcha-t-il aussi fermement que possible.

            Presque aussitôt, un bruit sourd résonna dans le tunnel souterrain et la porte s'ouvrit lentement devant un Harry abasourdi.

* * * * *

            Harry se réveilla, d'un coup, les yeux grands ouverts. Bien sûr… Son père lui avait clairement fait entendre que seul un héritier ou le directeur de l'école pouvait accéder à la crypte. Son père lui avait demandé de poser sa main sur le battant…, tout simplement parce que la porte qui en gardait l'accès devait être soumise à un sort qui lui permettait d'identifier ceux qui parvenaient jusque là…et qui ne devaient pas être nombreux, vu l'accueil réservé par les Acromantulas à quiconque osait s'approcher, ou même pénétrer, dans la fosse. Mû par une certitude subite, il s'empara du livre et de sa baguette et posa la main, à plat sur la couverture du livre et répéta, à voix basse, ce qu'il avait dû dire face à la porte de la crypte. Aussitôt, un frémissement parcouru le grimoire qui s'ouvrit brutalement, lui laissant juste le temps d'enlever sa main. A sa plus grande stupeur, des mots se formèrent sur la première page : "A cœur vaillant, rien d'impossible. A toi qui découvre ces mots, je ne peux dire qu'une chose, au noms de mes consœurs et moi-même, bonne chance et que ta quête te soit favorable dans ta lutte contre les Forces du Mal. G.G."

            Ces quelques phrases surmontaient à présent un dessin des armes de Poudlard accompagnées, une fois de plus, par la devise de l'école. Harry tourna la page…pour arriver sur un feuillet vierge… Evidemment, le livre était "soumis à un sort d'illusion qui ne peut être annulé, pour les héritiers, que de façon progressive" et les pages ne se révèleraient sûrement qu'en temps voulu… Harry soupira, referma le livre et le rangea précautionneusement avant de s'endormir à nouveau, tout en songeant que demain serait une longue journée… une journée qui se révéla lui donner raison…

            En effet, le lendemain matin, un autre conflit opposa les Maraudeurs (ou du moins Remus, Sirius et James, Peter étant à la Bibliothèque à ce moment-là) aux Langues de Vipères, valant ainsi un bref passage à l'infirmerie pour Rogue, Nott et Sirius, une heure de sermons pour chacun d'eux, un savon magistral d'Amy à Sirius, une gifle de Lily à James, une retenue pour les Serpentard, et dix points de plus enlevés pour chacun d'eux à leur maison respective. Cet incident motiva d'autant plus Sirius à faire une blague aux Serpentard et il passa le début de l'après-midi à essayer de convaincre ses amis. Puis, comme si cela n'était pas, suffisant, en fin d'après-midi, Sirius avait trouvé leur Carte du Maraudeur dans les affaires de James et avait fait un scandale dans un couloir à l'adresse de son ami, s'indignant du fait qu'il la leur cachait depuis déjà plusieurs mois et qu'ils avaient autant droit que lui de l'avoir. Mais ces cris ayant attiré Rusard, le concierge leur confisqua la Carte, par chance vierge à ce moment-là, et les renvoya, non sans un regard suspicieux aux deux garçons, à la Tour de Gryffondor. Ce qui provoqua une nouvelle altercation des deux Maraudeurs au beau milieu de leur dortoir, faisant battre en retraite Harry qui gagna la Salle Commune où se trouvait Remus qui le fixait d'une façon qui ne lui plaisait guère. Il préféra donc ne pas s'attarder et se réfugia finalement à la Bibliothèque, où se trouvaient Amy et Lily.

            «- Je ne sais pas quelle mouche les a piqués aujourd'hui, mais y a de la tension chez les Maraudeurs, marmonna-t-il.

             - Laisse-les donc régler leurs affaires d'eux-mêmes, suggéra Amy. Ils vont se calmer tout seuls… C'est sûrement la perspective de ces retenues séparées… Je veux dire, ce n'est pas la première fois que James et Sirius sont séparés lors des nombreuses retenues qu'ils ont eu, mais c'est bien la première fois que les Maraudeurs sont dispersés lors de retenues, à travers tout le château, alors que les Serpentard peuvent rester ensemble durant les leurs. »

            Harry opina d'un distrait signe de tête et plongea dans la lecture d'un livre qu'il avait prit, par hasard, dans l'une des premières rangées de livres qui s'offraient à lui, appréhendant les quelques heures, qui allaient sûrement se révéler être les plus dures de sa vie, qu'il allait devoir passer seul avec le rat…

            Mais, finalement la retenue se passa relativement bien. Sous la surveillance de Rusard, les deux garçons se séparèrent dans la vaste pièce, gardant leurs distances, s'efforçant d'ignorer l'autre, du moins, jusqu'à ce que Rusard leur fasse savoir qu'il s'absentait un instant. Un long moment de silence ensuivit son départ, à peine troublé par le frottement des chiffons sur les trophées qu'ils devaient astiquer.

            « Euh…Harry ? »

            L'intéressé fit mine de n'avoir rien entendu et se concentra d'autant plus sur le lustrage d'une coupe de Quidditch datant de 1774 qu'il nettoyait à cet instant. Un autre silence.

            « Harry ? » insista, d'une voix incertaine, Peter.

            Harry persista à faire la sourde oreille, jusqu'à ce qu'il s'aperçoive, du coin de l'œil, que le Maraudeur, après un moment d'hésitation, venait dans sa direction.

            «- Qu'est-ce que tu veux ? grogna Harry, le faisant se figer aussitôt, sans lui adresser le moindre regard.

             - Euh…, je voulais m'excuser pour ma réaction de la dernière fois, dans la Salle Commune… J'étais…pas vraiment dans mon état normal et…enfin… j'ai peut-être dit ou fait des choses qui ont dépassées le fond de ma pensée. »

            Harry se mordit la langue à ces mots, réprimant l'envie soudaine de lui jeter ses quatre vérités à la figure. Ca aurait pu en rester là si Pettigrow n'avait pas insisté.

            « Harry…, je sais que… »

            Harry se retourna brutalement, les yeux brillants d'une colère froide.

            « Si tu espère m'avoir avec tes boniments, tu te trompes… Tu peux peut-être leurrer les autres Maraudeurs, Pettigrow, mais pas moi ! lâcha-t-il durement, s'efforçant de contenir la rage froide qui l'habitait et réprimant l'envie d'étrangler ce rat une bonne fois pour toute. Je sais tout ce qu'il y a à savoir sur toi… »

            Peter recula.

            « Que…que veux-tu dire ? »

            Harry eut un reniflement dédaigneux et le fusilla du regard.

            « Tu es vraiment le roi des hypocrites… Arrêtes tes mensonges ! Et estime-toi heureux que je n'aie pas ma baguette sur moi ou tu le regretterais très cher. »

            Sur ce, il se détourna, reprit la coupe et son chiffon, déterminé à en rester là pour l'instant, s'efforçant à se calmer. Peter commença à dire quelque chose mais, au même instant, Rusard pénétra dans la pièce, l'obligeant à retourner au travail.

            De sorte que, un peu après une heure du matin, les deux garçons ayant terminé, de façon satisfaisante, leur corvée de nettoyage, furent autorisés à regagner la Tour de Gryffondor, sans prononcer le moindre mot. Peter regagna le dortoir alors que Harry restait dans la Salle Commune où il fini par s'endormir.

Auteur : Cécilia

Chapitre : 8 (tout particulièrement dédiée à FLEUR… ! J'espère que tu aimeras ce chapitre parce que, franchement, il a pas été facile à faire…)

Bon, voilà, g fait le tour d'horizon de ma fic... Et, avant de vous laisser lire, j'viens de découvrir que c'est un réalisateur dont j'ai jamais entendu parler qui fera HP 3 au cinéma (j'croyais que ça devait être Spielberg...!)...! Et puis, quelqu'un sais quand ce fichu tome 5 va sortir ?

         Bon, assez discuté, alors BONNE LECTURE

         Céc.

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *  * * * *

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

            Et voilà un nouveau chapitre de fini. Et oui, c'était bien James, l'adulte, la voix ^^ Mais je dois dire que, à l'origine, la rencontre de la crypte n'était pas du tout sensée se passer comme ça… c'est venu sur un coup de tête…

            Au fait, plusieurs d'entres vous attendant une confrontation Harry/Peter. Je vous promet qu'une vrai confrontation aura prochainement lieu entre eux…

Titre du prochain chapitre : Sursis pour Harry

A présent, les RAR :

Cyngathi : Et bien, quel enthousiasme ^^ Hum, oui, mais Blanche-Neige aussi…, quand elle est dans son cercueil en verre et que le prince charmant débarque de nulle part l'embrasse et l'embarque sur son cheval blanc après qu'elle se soit réveillée et qu'elle a recraché le morceau de pomme empoisonnée…

Lunicorne : Merci. Mais je crois que c le cas de tous ceux qui attendent la version française du tome 5.

Patou : Y a de l'idée mais c'est bien essayé… La boule noire et argent est un Omniscient et n'a rien à voir avec les Herméciates qui n'ont aucun rapport avec l'explosion (qui est tout simplement dû au même sort que Peter a lancé dans la rue de Londres le jour où il s'est retrouvé confronté à Sirius au lendemain de la chute de Voldemort) quant au Géléon…, faudra attendre…

Kyzara : Vraiment ? J'espère que, au moins, ce chapitre aura permis de lever ces doutes, alors ^^ Tu pensais à qui ? Pour les rushs, celles-là étaient pas fameuses, m'enfin…

Naseis : J'espère que la suite te plaira tout autant.

Relena15 : Merci pour ta review et tu as eu la suite ^^

Tiffany : Je t'ai déjà répondu par mail donc j'vais pas répéter ici tout ce que je t'ai dit… Pour la mort de Ginny, c'était, effectivement pas prévu et Umbre envisageait, paraît-il, de me défenestrer ^^ Ben, on va dire que "le Destin de Félicie la Maudite" est un conte sorcier adapter du conte moldu que nous connaissons tous "Blanche-Neige et les sept nains"… sauf que c des trolls ^^, vu qu'on voit bien que les nains que connaissent les sorciers sont des petits être ignobles qui peuples les jardins, j'ai opté pour des trolls, pour bien montrer que Félicie a la poisse ^^ Ouais, en effet, Dumby a une TRES mauvaise influence sur McGonagall ^^ Oui, pour une fois c pas Harry, ça change un peu ^^. En faites, tu verras dans le prochain chapitre que Ryry ne lui a pas refilé que ça ^^

Yolei Potter : Hum… juste comme ça, est-ce que tu as lu "On ne sait pas ce que l'avenir nous réserve" de Crystal ? Et bien, j'aurai très bien pu faire que Lily ne s'en sorte pas (même si ça serait contraire à mes principes) et ainsi créer une rupture temporelle…^^ Pour la voix, comme tu as pu le voir dans ce chapitre, c'est James adulte… Et, pour la taupe, tu penses à qui ? Quant au duel Harry/Peter à proprement parler, il est prévu pour le chapitre 37…

Jeanne d'Arc : Tu pensais à qui pour la voix ? En tout cas, tu as eu la suite ^^

Nymoue : Merci pour ta review, mais reste calme, d'accord ? ^^ Sinon, j'espère que la suite te plaira tout autant. Au fait, comment ça avance ta fic ?

Lily la Tigresse : Non, je n'ai pas trouvé ^^ et merci ^^ Au fait, tu as continué ta fic ? Et désolée pour ce retard qui était totalement indépendant de ma volonté.

Crystalia : Merci.

Cc Johnson : J'espère que tu as passé de bonnes vacances.

Big app : Merci et je m'accroche ^^

Marion-moune : Je t'ai déjà répondu par mail mais, au risque de me répéter, pour Ginny, c'est venu par un pur hasard ^^

Kinou : J'espère que tu as réussi à régler ton problème d'inspiration pour ta fic. Et tu as passé de bonne vacances ?

Tangerinedream : J'espère que ce chapitre t'a plû.

Popov : Merci et non, je n'ai pas eu la chance de partir en vacances (sauf si on considère qu'un week-end au volcan c'est des vacances)

Fumsec : Merci ^^. Flattée de savoir que ma fic fait partie de tes préférées =^__^= Whoa ben chapeau pour l'avoir lu d'un coup parce que moi j'ai du mal à la relire d'un bloc quand je le fais à l'occasion ^^ D'où je sors mon imagination ? Ben, ça dépend… au grès de lecture, de situation, de l'inspiration du moment, de film que j'ai vu… En fait, ça m'arrive de rien écrire pendant deux-trois jours et de sécher complètement sur le chapitre malgré mes idées de base et puis écrire tout d'un bloc le jour suivant… Ca dépend, mais j'admet que je dois beaucoup à Umbre, Vi et Tiffany qui sont toujours prêtes à m'aider quand j'ai une panne d'inspiration. Quand Lily fait allusion à un gars qui plaît à Elsa c'est Remus… Pour ce passage où Harry se défoule sur les Serpentard, je me suis bien amusée avec cette réplique…^^ Pour la confrontation Harry/Peter… il y en aura d'autres dans les prochains chapitres, tu peux me croire… Que Harry trouve une copine dans les prochains chapitres ? Et bien, honnêtement, je trouve que ça serait un peu…disons, immoral, que Harry sorte avec une fille qui, à son époque pourrait être la mère d'un de ses camarades de classe… Pour moi, Harry est parfaitement conscient qu'il n'est pas de cette époque… et puis, il a bien assez de préoccupations pour le moment je pense…

Oyne : Merci. Sauf que je ne suis pas sûre de comprendre ton annonce ^^

Caroline Black : Je t'ai déjà répondu par mail. Quoiqu'il en soit, je ne l'ai pas mal pris et c'est toujours intéressant de recevoir des critiques et j'ai d'ailleurs essayé d'en tenir compte dans ce chapitres…

Chen : Et oui, tu es effectivement dans les revieweuses les plus assidues ^^ Pour la voix, ben c'est James…Hum…, moi ? Sadique ? Ca m'arrive…

Minamino : Merci beaucoup. En tout cas, j'espère que la suite de ma fic continuera à te plaire. Pour le nombre de chapitre, il en reste 5…. Ah ? Je connais pas cette fic de Nina5…, j'irai voir ça quand j'pourrai de nouveau accéder à internet… Comme d'autres, j'adore les voyages temporels ^^

Luna : Pour la suite, la voilà. Et quant à la voix, comme tu as pu le voir dans ce chapitre, c'est James.

Pug : Et oui, c'était James. Ah, tu as lu le tome 5 ? Tu l'as trouvé comment ? Oh, c'est sûr que ma fic n'a rien à voir avec…

Sckouatteuze : Je t'ai déjà répondu par mail mais bravo pour tes déductions.

Tillia KaWaii : Oui, c'est sûr que c'est perturbant, pour Harry… Une réponse de "comment c'est possible"… ? Ben, c'est magique… ^^ Non, sérieusement…, bon, j'vais t'expliquer… En fait, il y a quelques mois, j'ai lu un livre sur les Anges qui recensait des témoignages de gens sur ce sujet… et c'est tellement troublant que, après avoir lu ce livre, tu ne peux qu'y croire… Du coup, je suis partie sur cette idée que si, dans la réalité, des gens comme toi et moi pouvait communiquer avec des personnes pourtant défuntes, je me suis dit "pourquoi pas ?" Après tout, c'est un monde magique… C'était l'origine de ma fic "Harry Potter et ses Anges Gardiens" d'ailleurs… En gros, James (et aussi, comme dans ce chapitre, Lily) joue, en quelque sorte l'ange gardien de Harry… C'est ainsi qu'il a interféré auprès de la panthère que Harry devait devenir, qu'il a aider Harry à prendre le contrôle de Phantôme, qu'il a montré à Harry que Peter pactisait avec l'ennemi, etc… James intervient sans vraiment intervenir…, du moins, jusqu'à ce chapitre… Et quant à savoir pourquoi Harry ne peut communiquer avec lui que maintenant, tout vous sera expliquer à la fin de la fic… Bon, je ne suis pas sûre de me comprendre parfaitement moi-même sur ce coup (jamais été très douée pour expliquer les choses ^^), mais, pour résumer, je pense que nous avons tous un, ou plusieurs, ange gardien qui ne se manifeste que lorsque c'est nécessaire, ou en fonction de la capacité des individus à percevoir ce genre de chose… Enfin, ce n'est que mon avis…

Kaiera : Avant tout, merci pour ta review et contente que ma fic te plaise et j'espère que la suite te plaira tout autant. Et bien, j'espère que le travail n'a pas été trop dur, après ça… Ma fic, à la même place que celle d'Alo ? =^__^= Merci du compliment…

Lisia : la voilà, enfin ^^

Chipui : Désolée mais g eu un p'tit problème d'upload… ça m'a fait un truc bizarre

Fanny : Avant tout, contente que ma fic te plaise à ce point et désolée pour ce retard totalement indépendant de ma volonté. J'ai fini le chapitre 35 le 20 août et je comptais l'envoyer ce jour-là à la correction, mais c'était sans compter sur des problèmes d'ordi…, de sorte que je n'ai plus eu d'internet jusqu'à récemment (le 9 septembre) d'où près de trois semaines de silence total… désolé. Ce n'était vraiment pas volontaire et j'en était la première contrariée. Effectivement, la Voix c'est bel et bien James Potter (l'adulte). Quant à ta question… et bien, je crois qu'on partage les mêmes intérêts dans les fanfics… j'adore aussi ces deux sujets (ça répond à ta question je suppose). Alors, une fois encore, désolée et j'espère que ta rentrée c bien passée…

Ron Ravenclaw : Plusieurs pensaient aussi à Dumbledore mais non ! ^^ Etant une inconditionnelle des Potter (ceux qui me connaissent un tant soit peu peuvent le confirmer), mon choix s'est automatiquement porté sur James, pour la voix, car, après tout, étant celui qui a débuté l'entraînement Animagus de Harry et étant le meilleur en Métamorphose, il était le plus à même d'aider Harry avec Phantôme. Quant au comment il fait pour discuter avec lui…, c'est en partit expliqué dans ce chapitre, mais ça sera vraiment précisé à la fin de la fic ^^

Et Umbre77 : Ben quoi ? Après tout, la Salle Commune c le cœur de la Tour de Gryffondor et tu admettras que, à part pour faire les devoirs, discuter et jouer aux cartes ou autres, y a pas grand chose à faire (message à Dumbledore et McGonagall : Faudrait pensez à faire quelque chose pour mettre un peu plus de vie dans cette salle, quand même… Après tout, si Poudlard est vraiment une école privée, l'inscription des enfants doit coûter assez cher alors, à moins que Dumby ne fasse des détournements de fonds (tiens, ça expliquerai pourquoi il a toujours autant de friandises dans ses poches ^^), vous devriez bien trouver (vu que je suppose que, magiquement, l'entretien du château doit pas coûter trop cher), entre les salaires des profs, de quoi amménager Poudlard en conséquence des besoins des jeunes… Pourquoi pas une salle de jeux vidéos…

Hermione (surgissant de nulle part, un bouquin sous le bras) : Hum, ceux qui lisent l'Histoire de Poudlard pourront vous dire que…

Cécilia : JE SAIS ! Les trucs Moldus marchent pas à Poudlard… JE SAIS ! Mais faites la taire bon sang !

PAN. Hermione qui s'écroule raide morte…

Cécilia : Qu'est-ce que… ?

Une voix : Et voilà, on ne l'entendra plus de sitôt.

Cécilia (se retourne, stupéfaite, pour voir une jeune fille blonde aux yeux gris vêtue d'un treillis militaire, qui se tient derrière elle, un sourire ravi aux lèvres, appuyée sur un fusil de chasse encore fumant.) : Mais… ? Mais… ? Qu'est-ce que tu as fait, la_psychopathe_de_première ?

L_p_d_p : Tu demandais que quelqu'un la fasse taire… alors je n'ai fait que te rendre service.

Cécilia : (pâlissant soudain) Mais… ? Mais… ? Je demandais jusque que quelqu'un la bâillonne ou un truc comme ça pas ! (se passe la main dans les cheveux) Mais qu'est-ce que je vais dire à JKR moi ? Déjà que Umbre me les démolis à chaque review alors si tu t'y met, toi aussi…

Un ronflement l'interromps.

Cécilia : Qu'est-ce que… ? (se retourne et découvre que Hermione ronfle) Euh…vous avez déjà entendu un mort ronfler, vous ? (prend les lecteurs à témoin, tous secouent négativement la tête.) Bon, j'me disais bien… ! Mais, alors… ? (s'approche de Hermione pour prendre son pouls)

L_s_k (surgissant soudainement, deux seringues hypodermiques à la main) : AH TE VOILA, L_P_D_P ! Ca fait un quart d'heure que je te cherche partout… Tu vas rire mais figure-toi que c'était pas les bonnes seringues… (se fige en constatant que je la regarde étrangement)

L_p_d_p : (ironique) Ca, je l'avais pas remarqué…

L_s_k (gênée) : Désolée, mais c'est pas de ma faute si la seringue de super-narcotique-super-puissant-qui-agit-dans-la-seconde (mieux connu sous l'abréviation de SNSPQADLS) "qui suffirait à endormir un éléphant en colère dans la seconde" ressemble à celle du Super Curare (marque déposée^^) qui tue n'importe qui en un quart de seconde…

L_p_d_p (affligée) : Le bon côté de la chose c'est que ton amie va être contente… Hermione est encore vivante… Et puis, au moins, on sais que les vendeurs du SNSPQADLS ne font pas de publicité mensongère…

L_s_k : Oui… (se gratte la tête d'un air embêté après avoir donné la seringue de Super Curare à L_p_d_p qui l'introduit dans son fusil et l'arme) Mais alors, les autres sur qui tu as tirés…

Cécilia (alarmée, se levant d'un bond) : Les autres ? Quels autres ? NON, je ne veux pas le savoir (dit en interrompant l_s_k qui s'apprêtait à énumérer les différentes victimes de leurs exactions). Disparaissez de ma vue toutes les deux et vite, s'il vous plaît, je commence à avoir mal à la tête et…, ah non, réflexion faites, l_s_k, viens par ici, j'ai à te parler (l'entraîne à l'écart) Dis, pourquoi tu ne m'as pas signalé que ta cousine était apparenté aux Malefoy ?

L_s_k : Au troisième degré seulement. Et puis, si je te l'avais dis, tu aurais refusé qu'elle vienne pour les vacances.

Cécilia (soupir) : Et ça aurait été la meilleure chose à faire… Tu te rends compte qu'elle n'est là que depuis moins de 24h et qu'elle a déjà anesthésié je ne sais combien de personnes ?

L_s_k : 24 personnes tuées en 1h…

Cécilia : QUOI ?????????

L_s_k : Ben oui, vu qu'on s'était plantée de boite… Elle a tiré sur 24 personnes en pensant les endormir mais…dans ce cas…

Cécilia (blême) : Oh seigneur… Qui ?

L_s_k : Euh, un huissier de justice, le laitier, le facteur, trois passants, deux fans qui me demandaient un autographe, Sévie77 qui voulait me demander des comptes pour lui avoir brûler les fesses au lance-flamme, le plombier,…

Cécilia : CA VA, CA VA ! N'en dit pas plus… Oh mon Dieu, mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu pour mériter ça ? L_s_k, tout ce que je te demande c'est de ne pas toucher aux persos de JKR, d'accord ?

L_s_k : Même pas Pettigrow ?

Cécilia (hésite une seconde, bien tentée de le faire.) : Non, même pas lui… Aucun perso qui ne m'appartient pas, d'accord ?

L_s_k : D'accord. De toute façon, je ne touche pas aux persos…

Cécilia : Dis-le à L_p_d_p et ça sera parfait.

L_s_k : J'essayerai mais je ne peux rien te promettre (quitte la salle)

Bon, sur cet intermède, reprenons…

Assiste au cours de conjugaison que Voldie offre à Umbre en lui déclinant "Avada kedavrer" à l'indicatif présent.
Cécilia (rattrapant Voldie après que Umbre l'ait menacé de Bisounours land) : Hum… Voldie, c'est bien joli l'indicatif présent, mais comment tu le conjugue au conditionnel passé ?

Silence…

Voldemort : Euh…

Cécilia (triomphante) : Si j'étais toi, je me dépêcherai de retourner à mes études… (se tourne vers Umbre)

Umbre : (secoue la tête) Alors là, c'est vache. Y a rien de pire que le conditionnel passé.

OH, arrête de maltraiter les persos que JKR me prête. Ils me coûtent déjà bien assez chers comme ça et l'ADPMES me demandent des sommes exorbitantes pour soigner ces pauvres malheureux… En plus, ils menacent de faire grève… Eh, à ce sujet, je te facture les coûts pour "dommages et intérêts" sur James… Donc 20 000 Euros… et que ça saute.

James : QUOI ? Je vaut que 20 000 Euros ? (air indigné et recouvert de bandage) Et pourquoi je vaut moins cher que Voldemort ? Harry, passe encore, mais Voldie ? Je suis pas sûr de comprendre, là…

Cécilia : Tu n'es pas assuré tout risque, James, tout simplement. Harry est assuré tout risque, plus la prime du héros, d'où le fait qu'il coûte 45 000 Euros, alors que Voldie lui est assuré tout risque sauf dans la clause "tué par le héros" et a la prime de méchant principal… Alors que toi, étant donné qu'on sait déjà comment tu es sensé finir, aucun assureur ne s'est risqué à te proposer une assurance tout risque…

James (indigné) : Mais ? (marmonne) C'est pas juste. Même Sirius est plus cher que moi…

Sirius : Eh, qu'est-ce que tu veux ? La classe on l'a ou on l'a pas… Surtout que c'est pas moi qui risque de me prendre une chaise car personne n'oserai s'en prendre à mon joli minois (derrière lui, on voit Rogue retenu par d'autres personnes qui essayent de lui prendre la chaise qu'il veut balancer à la tête de Sirius). Sauf que moi j'ai la prime de risque "beau gosse et risque de mourir étouffé par une foule de fans en furie".

Cécilia (murmure) : "ou qui risque d'avoir les chevilles trop enflées"… (se tourne vers Sirius) Sirius, on t'a pas sonné. Et je crois que "ton joli minois" ne plaît pas à tout le monde (désigne Rogue que des gars de l'asile le plus proche ont finalement réussi à maîtriser et à lui passer une camisole de force). Tu n'es qu'à 20 500 Euros… (Sirius s'en va, offensé) et James, si ça peut te consoler, Peter est à 500 Euros, lui…

James (boudeur) : Ca me rassure pas vraiment ! Eh, mais j'y pense… (sors son script et le feuillette rapidement). Tiens, là, d'après ce que je lis là (me plante ladite feuille sous le nez), ma condition devrait être revue à la hausse…

Cécilia : Alors là, ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça mais à ton assureur. Mais, en effet, dans ce cas…(James est déjà partit, tout sourire). Bon, au moins, en voilà un de satisfait. Ah ces stars… (soupir)

Retour à la review. Ouais, j'suis bien d'accord avec toi… Blanche Neige était vraiment trop stupide… accepter une pomme offerte par une si vilaine sorcière… Et son prince charmant a dû se flinguer de retour chez lui…^^ D'ailleurs, je trouve carrément stupide le fait qu'il débarque comme ça de nulle part… Y a les nains qui pleurent autour du cercueil et hop, voilà qu'un prince, célibataire qui plus est, sort du néant, voit Blanche-Neige et, directement, embrasse cette inconnue qui, comme par miracle, se réveille, avant de l'embarquer sans aucune explication sur son cheval blanc ^^

            Les Backstreet Boys ? Tiens, ça me rappelle l'exposé que j'ai dû faire sur ce groupe en 3ème… On avait eu la meilleure note de la classe ce jour-là ^^ (on s'écarte pas un peu du sujet là ? Noooooooon, juste un peu !)

Ah bah, qu'est-ce que tu veux, c'est ça le revers de la médaille du succès dans le show-biz…, la classe, tu l'as ou tu l'as pas, Peter…^^ Et la jalousie est un vilain défaut…

            Paparazzi Mangemorien ? Je l'achète de ce pas (p'tite page de publicité : Offre de lancement. Retrouvez dans tous les kiosques, le n°1 de Paparazzi Mangemorien, le journal le plus sanglant du showbiz. 2 Mornilles seulement et… (sort la calculatrice et essaye de convertir des Mornilles en euros) euh… allez, un euro dans le monde moldu…)

            Ouais… "les Maraudeurs, le groupe pop phare des années 70 ! Leur unique album en vente chez tous les disquaires, pour la modique somme de 15 Euros. Edition limitée" (au journal de 20h : "Ras de marée de fan chez tous les disquaires du monde entier pour s'arracher l'album "qui m'aime me suive" des Maraudeurs…" "J'en veut un, j'en veut un !" (la camérawoman lâche sa caméra et plante là le journaliste pour se jeter dans la cohue des fans en délire qui se massent derrière eux))

Ca c'est sûr qu'elle va être ravie, la Pétunia. Il a tellement battu ses casseroles qu'elle a dû faire des frais dans les boules quiès, la pauvre. Du coup, elle n'entendait pas Dudley pleurer et ce crétin s'est noyé dans son lit à force de trop pleurer.

Morale de l'histoire : la carrière solo ne s'improvise pas… Alors laissez la place aux pros, les gars…

Oh, McGonagall télépathe ? Je le savais pas… Non seulement elle est Animagus mais en plus télépathe… Elle pourrait m'apprendre ? Comment ça 500 Gallions la séance ? Non mais ça va pas ? J'vais aller voir chez Tonton Voldie… les prix sont bien plus abordables et en plus, ils offrent un joli tatouage avec et un aller simple pour Azkaban.

            Eh qu'est-ce que tu veux, Sirius, c'est de famille… (pense à Nick et Aaron Carter par exemple, ou aux Jackson)

            Enfin, y a venin et venin… Si c du venin de basilic…, j'aimerai pas, si j'étais à la place de Voldie, me mordre la langue…

Voldemort : Aïe, j'me suis mordu la… Arg… (s'écroule, raide mort)

Cécilia : Ah ben mince alors ! (air sentencieux) Et ainsi mourut Tom Elvis Jedusor, mettant ainsi fin au mythe de Lord Voldemort de la manière la plus grotesque qui soit, en ce mordant la langue. Quelle triste fin pour… (écoute ce qu'on lui dit à l'oreillette) Oh, flash de dernière minute : On m'apprend à l'instant que Harry, entendant la nouvelle, s'est jeté du haut de la Tour d'Astronomie, désespéré de ne plus servir à rien…

Comment ça Lucius a volé une vache ? C dans quelle fic ? ^^ Tu confond pas avec Cléopâtre qui prenait des bains de lait d'ânesse pour préserver son teint pâle ?

Sursauteur ? Cherche dans son dico des métiers… hum… 10 Gallions de l'heure… Ouais, Ryry, à la limite, tu aurais pû te recycler la-dedans, au lieu de te suicider…

Voldie: Bonjour M.Potter! Lord Voldemort, dit Tonton Voldie, grand Reporter au Magazine T-T OJTE!
Harry: T-T OJTE??
Voldie: Ben oui, quoi! le magazine le plus branché des enfers! Tais-Toi Ou Je T'étripe!
 (nouvelle page de pub : Offre de lancement de T-T OJTE : le magazine le plus branché des Enfers. Le numéro 1 est en vente dès aujourd'hui, dans tous les kiosques, avec, en exclusivité l'interview de Harry, le regretté chanteur de "J'ai mal à ma cicatrice" et un poster central qui ravira toutes les fans : Sirius Black dans le plus simple appareil… Pour 1 Gallion seulement. Et offert le single du nouveau titre de Lucius Malefoy "A mort les Sang-de-Bourbe", en édition limité)
Whoa, Remus, quel sens de l'observation… ^^ (note perso : l'envoyer chez l'Ophtalmo)

L_s_k : Eh, c'est pas juste ! Moi j'ai pas le droit de casser du rat et elle (dit en pointant Umbre) elle a le droit ?

Cécilia : Toi tu appartiens à mon staff (eh, ça fait style ^^), tu ne peux pas faire n'importe quoi dans ma salle de review… Umbre, elle fait ce qu'elle veut vu qu'elle me rembourse les dégâts. Et dis-toi que plus elle fait de dégâts plus ton salaire sera élevé.

L_s_k : C'est vrai ? ALLEZ UMBRE ! CASSE TOUT !!!

Cécilia (utilise une seringue de SNSPQADLS puis enferme l_s_k dans sa boite) : la ferme !

Hum, y avait une chanson plus appropriée : "Souvenirs, souvenirs, il y a de quoi être marteau…, Souvenirs, souvenirs…" 'et après j'connais plus la suite… =^__^=

Montant de la facture du jour : 20500 euros !!! Dommage ^^

J'espère n'avoir oublié personne ^^ Si c le cas, prévenez-moi et je me rattraperai au prochain chapitre qui, à ce sujet, est presque terminé ^^