- Enchanté de te revoir, se manifesta enfin mon Parrain.
- Enchantée de voir que tu sais encore parler, lui répondis-je. Tu as réussi à survivre sans moi ? Tu as l'air en forme.
- Je voulais faire regretter aux Weasley d'être nés.

Un sourire ravi apparut sur mon visage, mais toujours empreint d'une certaine mélancolie. J'étais heureuse de les revoir, même si j'adorais Vins, Tanice et Abraxas, je continuais à préférer Pansy et Blaise, et mon frère, bien sûr. La porte s'ouvrit soudainement, laissant entrer une tête brune et deux rousses.

- T'as échoué, paraît-il, se moqua WFJ. Niveau séduction personne ne me vaut.
- Tout est relatif, qui sais vraiment que j'ai échoué ? Il n'y avait que Draco et moi, et nous somme soupçonnés de faire parti des Mangemorts. Si ça trouve, je n'ai fais que le rendre plus fort, suggérai-je, mutine.
- Tu... Tu... Tu n'oserais jamais faire ça. Tu es bien trop charitable, bégaya Weasley Mâle Junior (WMJ).
- Granger l'était, moi pas, mais bon... Tout n'est que hypothèse, j'ai peut-être aussi échoué lamentablement, comme tout le monde le croit. Doute, quand tu nous tient...

Et je détournais la tête d'eux, signifiant que la conversation était finie. Je remarquai avec plaisir que l'assiette que mon père mangeait était devenue vide. J'entendis quelqu'un refermer furieusement la porte, et je repris ma conversation l'air de rien. Je restais encore quelques heures à l'infirmerie, puis quand j'en eus marre, je déjouais la surveillance de l'infirmière tortionnaire, et sortis rapidement et furtivement. Je poussais un soupir soulagé quand je fus dehors, et me dirigeais vers la chambre des Préfets-en-Chefs, changeai de vêtements. Ma famille, mes amis, et mon Parrain m'accompagnèrent, seule Pansy rentra dans ma chambre, aussi le sienne, soit dit en passant, et m'aida à enfiler une robe verte, et je passais le bracelet que Draco m'avait offert, vous savez lecteur, celui qui me faisait envie dans la vitrine, Draco me l'a offert il y a quelque temps. Depuis c'est devenu mon bracelet favori, il me quitte très rarement. Je rejoignais tout le monde, et passais le reste de ma journée avec ma famille, qui du partir.
Les deux semaines passèrent très lentement, pire que ça même, la seule chose notable, c'est que le Sablier qui comptabilisait les points des Serpentards était quasiment vide.

- Comment cela se fait-il, demandai-je, glaciale. Qui est le crétin qui nous fait perdre tous ces points ?
- J'ai le regret de vous dire, Mlle Malefoy, que ce crétin c'est moi, intervint Mc Argarell. Il se trouve que vous êtes tous lamentables à l'épée.
- Ne vous moquez pas de moi, vous savez très bien que tous les Sang-Pur prennent des cours de Duel, depuis leur plus tendre enfance. C'est juste que vous ne demandez pas aux bonnes personnes.
- Et qui fait partie des "bonnes personnes" ?
- Je me prends comme un des meilleurs exemples qui existent.
- Nous verrons ça à notre cours, juste après le repas de ce midi, d'accord ?
- Avec plaisir, Professeur, si vous me battez alors je m'inclinerai devant vous, dis-je en grimaçant, avec mes excuses. Par contre, si je gagne, ce dont vous doutez tant, vous nous donnerait 500 points, histoire de remplir un peu notre sablier d'émeraudes.

Il hésita quelque peu, mais accepta au final. Un sourire dédaigneux surmonta ma face jusqu'à l'heure du Duel. A part les Serpentards, tout le monde doutait de ma victoire, j'avais même entendu des paris être lancé sur mon échec, de plusieurs dizaines de Gallions, les Serpentards qui ont parié sur moi pourront devenir immensément riche. Juste avant que le Duel commence, Draco s'approcha de moi.

- S'il te plaît, j'ai donné 100 Gallions sur ta victoire, susurra-t-il.

Un sourire moqueur apparut sur mes lèvres, mais pour le rassurer je l'embrassai sur ses deux joues. Il ne devait pas douter de moi.

- Zarr'oc, murmurai-je et une épée légère et sifflante, argent, apparut dans ma main.
- Oh ! Vous avez une épée personnalisée ? Très bien moi aussi, je vous présente Épine.
- C'est Zarr'oc qui vaincra, elle a été forgé par les Elfes noirs, cela fait des générations qu'elle est dans notre famille. Dans le langage de mes ancêtres, son nom veut dire Souffrance. C'est un cadeau de mon Grand-père.

Chose totalement vraie, Abraxas m'en avait fait don quand je lui vais annoncé mon départ, Tanice elle m'avait laissé un collier, et puis Vins un parfum sublime. Je n'oublie pas Tom, il m'a demandé en mariage, c'est amplement suffisant.
Notre Duel commença, je démarrais avec quelques feintes faciles à parer pour tester ses réflexes et découvrir ses points faibles. J'enchaînais mes attaques de plus en plus rapidement, parant tranquillement ses offensives, puis dénichais son point faible. Je fis semblant d'essayer de lui touchait la tête, il leva son épée pour parer, mais j'avais déjà fait un tour sur moi-même et Zarr'oc venait d'entamer la chaire de son dos. Il hurla de douleur, Abraxas ne m'avait rien dit de ma nouvelle compagne, seulement que si c'était un ami qui se blessait avec, il ne devait surtout pas bouger de tous les côtés, à l'instar du professeur, mis à terre, j'en déduisis que mon épée était venimeuse, je l'immobilisais sans un mot, et ordonnai à un Bouffondor d'aller chercher de l'aide, il commença par refuser, alors je levai mon épée droit vers son visage, menaçante, il comprit très bien le message, et fit ce que j'avais demandé qu'il fasse.
Sinon le reste a été très ennuyeux, quelque crochets avec les Gryffondors, et avec Mc Argarell qui m'en voulait. Mais finalement, les vacances sonnèrent, et je partis prendre le Poudlard Express, et rentrai à la maison accompagnée de mes parents et de mon frère. J'appris que mon père avait prévu un Banquet pour ce soir, en l'honneur de mon retour, et que le Maître des Ténèbres en avait entendu parler et avait décider d'aller y jeter un coup d'œil.

- Super génial, me réjouis-je. Bon, il est l'heure dans 10 secondes Pansy va débarquer en criant partout qu'on est en retard sur son programme de préparation pour le Bal.

Pansy vint effectivement me chercher, en s'affolant en voyant mes "vêtements de gueuses" pour reprendre son expression, alors elle me traîna dans ma chambre. Nous passâmes le rituel de la préparation, et finîmes en retard comme l'indiquait le protocole. Draco accompagnait Pansy, Blaise était mon cavalier, aussi ils nous attendaient devant la porte de ma chambre, et nous complimentèrent, moi et Pansy, en nous voyant. Nous nous empressâmes de descendre et forcément je fus suivie des yeux par tous les hommes. J'attendais impatiemment,je l'avoue, la venue de Tom, bien qu'anxieuse, je voulais le voir, deux semaines c'était bien trop long, comment avait-il put survivre 50 ans sans moi ?
Puis la porte de la plus grande salle de Bal s'ouvrit, laissant apparaître un homme d'environ 25 ans, grand, pâle, les cheveux noirs, les yeux noirs et d'un beauté sans limite. Lord Voldemort. Tom Jedusor. A cette entrée, un grand silence se fit et tout le monde s'inclina, sauf moi. En me voyant toujours debout, mon amoureux tressaillit et demanda d'une voix glaciale.

- Qui es-tu, pour ainsi contester le toute puissance de Lord Voldemort ?
- Je suis celle qui reste debout quand les autres s'inclinent, répondis-je simplement, d'une voix forte et claire.

Ses yeux s'écarquillèrent sous la surprise.

- Approche, petite insolente, ordonna-t-il alors que j'avançai vers lui.
- Non Père, tout va bien, le rassurai-je en le voyant se relevait. Cela fait longtemps... Mon roi, repris-je devant le Maître des Sang-Pur.
- Petite Pandore, murmura-t-il. Est-ce que je te rêve encore une fois ? 50 ans, c'est tellement long. Comment est-ce possible ?

Il me fit signe de le suivre, ce que je fis, pour une fois, sans discuter, il entra dans la bibliothèque de mon Père, quand la porte se referma, il se retourna et m'embrassa impatiemment, fougueusement. Nous nous retrouvâmes physiquement pendant plusieurs heures, lecteur, mais comme tu le sais déjà, je ne raconte pas ces parties là de ma vie. Quand nous fûmes un peu rassasié l'un de l'autre, il recommença à jouer doucement avec mes cheveux, comme à son habitude.

- Voilà longtemps que je n'ai pas esquissé ce geste, murmura-t-il. La courbe de ton corps (il passa sa main sur ma taille), de tes seins (il effleura ma poitrine), ton odeur (il posa son nez dans mon cou), la douceur de ta peau (il caressa mon visage) et ta voix si douce (il posa ses lèvres sur les miennes). Je dois dire que mes rêves ne t'ont pas rendus justice, ma reine.
- Je dois dire que je suis heureuse que rien n'est changé entre nous, et toi, tu ne fais pas ressentir tes 50 ans.
- Severus m'a préparé une potion pour ceci, tu sais comme j'aime la beauté, la preuve juste devant moi, sourit-il en chatouillant doucement mon ventre et en écoutant mon rire cristallin. Puis je te l'ai répété plein de fois, jamais je ne t'oublierai.
- Raconte-moi, qu'as-tu fait pendant ces 50 années ?

Alors, il me conta sa vie sans moi, la rage qu'il a eut quand il a apprit que mon père m'avait cédé à quelqu'un, la douleur qui l'avait submergé quand il comprit que depuis des années il essayait de me tuer sous le nom de Granger, le dégout quand il a su l'attirance que WMJ avait pour moi, et la furieuse envie de meurtre de le savoir si proche de moi, et lui si loin.
Je n'ai passé que deux semaines loin de lui, je ne pouvais pas comprendre entièrement ses sentiments, aussi, j'allai essayer de lui faire oublier son malheur, le remplacer par rien que du bonheur.
De toutes façons, je n'avais pas le choix.
Que le vie est douce chez soi, dans ses bras.