JE SUIS VIVANTE MWAHAHAHAHHA *se prends une balle perdue*

Ok, ahem, j'vous pose ça là et je fuis !

Promis, le reste devrais arriver euh... Samedi prochain :D Ou vendredi. En fait j'pense faire ça tous les jeudis mais j'vais voir si y'a encore des gens alive et qui ont envie de lire, mdr...

Aller, bonne lecture et on se retrouve en bas ! :D

J'vous conseille vivement de relire le chapitre précédent pour vous remettre dans l'ambiance et d'écouter l'instrumental de Dream On de Aerosmith. Juste l'intrumental, par les paroles.

Bonne lecture !


Vendredi 3 février

Se tenant pitoyablement, dos au mur et recroquevillé, Oikawa sanglotait.

Mais qu'allait-il faire désormais ?

– Oikawa !

Il releva brusquement la tête, Bokuto et Akaashi courraient dans sa direction.

– Il est réveillé ? hurla le plus vieux sans même faire attention à quiconque.

Il n'avait, de base, rien à faire de qui que ce soit, et même dans un hôpital, Bokuto se moquait bien de savoir si hurler ou non était autorisé.

– Qu'est-ce qu'il t'arrive ? le coupa Akaashi avant même qu'il ne puisse répondre.

À la question, ses pleurs redoublèrent.

Il n'avait rien pu faire. Rien lorsque le médecin avait annoncé à Kuroo qu'il était désormais paraplégique, au moins partiellement, ni quand ce dernier avait hurlé, ni quand il avait voulu se lever, ni quand les infirmiers été arrivés pour l'apaiser, avant de finalement lui administrer des calmants.

Il n'avait rien pu faire. Que dalle, rien, aucune chose, ni broutille ni bricole. Les bras ballants, et la main serrée à celle de Kuroo, il avait été inutile.

Juste, inutile.

Tellement préoccupé par sa médiocrité, il ne sentit qu'aux derniers moments les bras d'Akaashi se refermaient sur lui.

Tournant piteusement la tête, il renifla.

Bokuto avait disparu.

– Il... Le médecin lui a dit, sanglota Oikawa, il lui a dit et... Et Tetsu', il...

– Il dort, lança Yuno en marchant jusqu'à eux, l'oreille de Bokuto entre deux de ses doigts.

– I-Il... Il dort ? bégaya bêtement Oikawa.

Le médecin soupira, relâchant Bokuto, elle reprit un peu plus de contenance.

– Non, pas véritablement. On lui a juste mis quelques calmants. Mais il ne sera probablement pas capable de vous parler correctement, son cerveau va être engourdi au moins jusqu'à demain matin, le temps qu'on soit certain qu'il n'essaie pas à nouveau de bouger dans tous les sens. Dans son cas, c'est extrêmement dangereux.

– Il a si mal réagi que ça ? demanda Akaashi, étrangement stoïque.

Oikawa pleura un peu, contre son épaule.

En un dixième de seconde, une lueur de tristesse passa dans le regard de Yuno, avant qu'elle ne renfile son masque froid.

– Assez pour mettre votre ami dans cet état-là, et assez pour que je dois appeler un infirmier.

Akaashi baissa les yeux.

– Mais on pourra le voir quand ? s'impatienta Bokuto.

Il avait été bien trop calme jusqu'à présent, il fallait qu'il explose.

– Pour le moment, je vous le déconseille.

– Mais c'est pas interdit alors ! hurla-t-il en courant à nouveau vers la chambre de son ami.

Il y fit une entrée fracassante et laissa pantois la doctoresse.

– Navré, il est toujours comme ça, lâcha Akaashi avec un sourire triste.

Il garda Oikawa dans ses bras, pendant que la doctoresse continuait de le fixer.

– Vous devriez le ramener chez lui.

– Non, j'veux pas, lâcha Tooru.

Il se redressa, plus fier. Les yeux encore embués de larmes, il se sécha les joues.

– Ça va.

– Ça n'a pas l'air, lâcha-t-elle sans mâcher ses mots.

Il lui tira un regard en travers. Elle l'ignora.

– Pour le moment, je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée, mais je n'ai pas envie de vous empêcher de le voir. Au point où il en est, et de ce que j'ai pu voir, ce sera difficile.

Akaashi acquiesça et sans plus de cérémonie, elle s'en alla, le dossier sous le bras.

– Tu te sens capable de marcher ? demanda-t-il à Oikawa.

– Oui.

Il le lâcha. Son ami tenait bel et bien sur ses jambes, il n'avait pas à s'inquiéter. Pas pour son corps, au moins.

– Va le voir, lança Oikawa, les yeux toujours baissés au sol.

– Je ne vais pas te laisser seul.

Les épaules à nouveau droites, il se mit un peu plus droit et s'approcha de la porte.

– Je suis désolé, entre. Je t'en supplie, tu es son ami et... Et il a besoin de toi. Tu es son ami, pas le mien, à la base, sourit-il, tristement.

Il s'adossa sur le montant de la porte. Kuroo ne pouvait pas le voir depuis là. Même si lui, il voyait un peu de la chambre, et qu'il l'entendait respirer. Saccadé.

Dans une grande inspiration, Akaashi le dépassa et entra à son tour.

Kuroo était tel qu'il l'avait vu depuis la dernière fois, à l'exception de ses yeux ouverts, et de sa respiration chaotique.

Bokuto était penché sur lui, ses deux mains entrent les siennes tandis qu'il lui murmurait mille et une paroles.

Après quelques minutes, une larme coula de sa joue à son oreille. Pourtant, Kuroo ne tenta pas de l'essuyer, préférant garder ses mains dans celle de Bokuto.

– J'sers à rien, articula-t-il, piteusement.

– Mais si. T'as toujours été là, sans toi, j'serais rien, répliqua Bokuto, vivement.

– Non.

Une seconde larme roula sur sa peau.

– J'ferais rien sans toi, bro'...

Kuroo tourna vaguement la tête. Les médicaments faisaient effet, il avait dû mal à comprendre ce qu'il se passait, et à enregistrer les informations.

Il avait mal. C'était la seule chose qui comptait. Il ne pourrait plus marcher. Il ne pourrait plus rien faire. Il avait tout perdu.

– Kuroo.

Lentement, il ouvrit les yeux. Il n'avait même pas souvenir de les avoir fermés.

Akaashi se tenait près de lui, tout comme Bokuto, qui tenait toujours ses mains.

– Je me suis endormi ?

– Quelques instants, seulement.

Il grogna.

– Tu as mal ? s'inquièta Bokuto.

– J'peux pas avoir mal, répondit Kuroo d'une voix nouée, j'sens plus rien, finit-il par lâcher.

– Tu sens plus tes jambes, c'est tout.

– C'est bien trop, répliqua-t-il amèrement.

Akaashi l'observa, que pouvait-il dire ? C'est vrai, il avait perdu ses jambes. Il serait en fauteuil pour le restant de ses jours, mais il avec encore ses bras, sa tête et assez de son esprit pour savoir pertinemment qu'il n'allait pas s'en remettre facilement.

– Tu es vivant, lâcha Akaashi, sans savoir pourquoi.

– J'aurais préféré crever.

Les mains de Bokuto serrèrent les siennes, automatiquement, tandis que ses larmes affluaient.

– Putain, mais ! On aurait fait quoi ? s'exclama-t-il rageusement.

– T'aurais fait ton deuil et tu serais passé à autre chose ! gronda Kuroo comme il put.

– Non ! Non, j'm'en remettrais pas, j'm'en serais jamais remis !

– Koutarou.

La voix d'Akaashi le ramena à la raison. Il reposa les yeux sur Kuroo, ce dernier avait détourné la tête.

– Pardon... Bro', pardon.

Il ne répondit pas. Pas immédiatement. Cependant, après quelques secondes, ce fut une voix enrouée de tristesse, de peur et de mal-être qui sortit de la bouche de Kuroo.

– J'ai perdu ma vie, les gars. J'peux pas... J'peux plus rien faire. Putain, j'peux plus rien faire.

– Tu as tes mains et ta tête...

– Mes mains ne peuvent pas tout faire, elles ne peuvent pas porter mon corps... J'suis un boulet. Putain, j'suis devenu un boulet.

Et, alors que les médicaments l'entraînaient dans leur profondeur, les sanglots enflant dans sa gorge explosèrent.

– Pitié, tuez-moi.


Bien, la fanfic est pas joyeuse joyeuse en ce moment, mais je tenais tout de même à faire passer un p'tit message.

(j'ai écris ça y'a un an au fait, au moment ou j'ai mis la fic en pause, mais sachez que c'est tjs d'actualité et vraiment important.)

Je suis un peu violente dans l'idée de l'accident, de la paraplégie et encore plus dans la psychologie de Kuroo, qui le vit très très mal. Sachez que je n'ai jamais vécut cette expérience (mdr, encore heureux, merci à ma chance et ma vie) d'avoir un proche qui devienne paraplégique et je n'en connais pas... Par contre, je suis bel et bien motarde, et j'avoue mettre surtout de moi-même dans la peau de Kuroo, parce que je pense réagir pareille si cela m'arrivait.

Sinon, quant à l'accident, je tenais quand même à faire une chouille de prévention et rappeler une chose ou vous apprendre une chose, au choix, (ouais, ouais, je sais, c'est useless blablabla), pour les motard 80% des accidents mortels ou très graves arrivent sur route sèche, avec un grand ciel bleu (et très souvent en été donc).

Certes, dans cette fanfiction ce n'est pas le cas et l'accident de Kuroo ferait partie des 20% restants, mais n'allez pas croire que parce qu'il fait beau, vous verrez tout, c'est souvent l'inverse surtout avec le soleil qui éblouit, la tête en l'air pck on se sent en confiance etc. Non. Vous ne voyez justement pas forcément tout avec le reflet du soleil sur les pare-brises, l'éblouissement, les cons qui se croient n'importe où, ou la précipitation dans la confiance.

Être vigilant, c'est tout le temps. Vous avez une carrosserie, une ceinture, des airbags, nous avons seulement un blouson.

Brefouille, sur cette partie magnifique et ce petit mot génial, je vous laisse à vos larmes et vos cœurs en miette ! :D

Aller, cia ! o/