Scène 34 : Les Souvenirs de River

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Arthur descendit quatre à quatre les escaliers menant à la cours du château. Derrière lui, ses chevaliers le suivaient de près. Urien et Key étaient avec lui. Il avait préféré laisser Léon et Jauffré à Camelot. On ne savait jamais après tout.

Une fois arrivé dans la cours, le Prince aperçut deux silhouettes se tenant dans un recoin sombre. Il leva les yeux au ciel en reconnaissant son serviteur et la barde. Était-ce bien le moment ?

« Merlin ! » cria-t-il.

Le serviteur se tourna vers lui et s'avança vers le petit groupe. La femme qui se trouvait avec lui en profita pour disparaître. Arthur leva de nouveau les yeux au ciel. Elle n'avait nulle besoin de se cacher. Ce n'était pas comme si le château entier n'était pas au courant de ce qui se passait entre ces deux-là.

« Un problème Sire ? Demanda le jeune homme d'un ton innocent.

-Oui. Mon serviteur passe beaucoup trop de temps avec une certaine Barde.

-On est jaloux Sire ?

-Merlin... »

Arthur leva une dernière fois les yeux au ciel. Le temps n'était pas à la plaisanterie.

« Suis-nous. »

Le serviteur obéit.

« Que se passe-t-il ? Finit par demander Merlin tandis que le petit groupe franchissait l'une des portes de la Cité.

-Si tu n'avais pas été trop occupé à... A faire je ne sais quoi avec Dame Eolhsand, tu le saurais très bien.

-Je peux demander à Gwen de vous montrer ce que ne nous faisions vous savez. Elle...

-Merlin ! La ferme ! »

Le serviteur se contenta de sourire.

« Un feu a été allumé sur l'une des collines. Sans doute par un sorcier.

-Vous pensez que le Sorcier sera toujours là-bas ?

-Peut-être...

-Et s'il y est, que ferons-nous ?

-Tu resteras en arrière et mes chevaliers et moi, nous l'attraperons et il ira aussitôt aux cachots. »

Il n'avait pas besoin de lui faire un dessin pour que Merlin comprenne ce qui arriverait par la suite au sorcier en question.

Sur le chemin de la colline, Arthur finit par remarquer que le groupe de Chevaliers n'était pas le seul à se diriger vers le feu qui avait été allumé sur la colline et lorsque le petit groupe arriva là-bas, il constata que de nombreux habitants de Camelot se trouvaient déjà là. Arthur croyait que les portes de la Cité étaient gardées en permanence. Comment tous ces gens avaient-ils fait pour réussir à venir ici ?

« Tu y es sans doute allé un peu fort ? » entendit-il.

Arthur se retourna. Le fantôme de Balinor était à côté de Merlin et tous deux étaient en train de discuter à voix basse mais le Prince n'eut pas le temps de poser la moindre question à propos de leur étrange conversation. En se retournant pour observer l'endroit où le feu avait été allumé, il remarqua quelqu'un en train de s'avancer vers le feu. La seconde d'après, Arthur remarqua le cercle de magie tracé sur le sol. Le Prince se jeta donc en avant pour le repousser loin du cercle. Qui sait ce qui allait arriver si quelqu'un entrait dans le cercle ? Mais en faisant ça...

Personne n'entendit le juron de Merlin quand il vit qu'Arthur se trouvait maintenant dans le cercle qu'il avait tracé.

Le fils d'Uther cligna plusieurs fois des yeux en regardant le feu. Il était si éblouissant, se dit-il. A cette pensée, un flot de souvenir envahit aussitôt la tête d'Arthur puis il se mit à parler alors que ce n'était pas du tout son attention.

« Elle s'appelait River. Il se nommait Simon. Ils étaient frère et sœur. Leurs parents n'étaient pas de mauvaises personnes. C'est juste qu'ils ne comprenaient pas que leur fille était différente. Elle savait des choses que personne ne savait. Elle voyait des choses qui finissaient par arriver. Elle entendait des voix. Les pensées et les émotions des autres n'avait pour elle aucun secret. »

Du coin de l'œil, Arthur aperçut alors River. Elle lui souriait, semblait même l'encourager.

« Simon aussi était différent. Un guérisseur. La magie de ce type lui était venu naturellement. Il avait d'abord étudié la médecine. Pas la magie. Mais c'était venu. Comme ça. Au fil du temps. Parce qu'au début, il ne voulait étudier la magie que pour une seule raison. Pour sa sœur. Pour comprendre ce qu'elle avait. »

D'autres fantômes se trouvaient maintenant auprès de River. Tandis qu'Arthur continuait de parler, il jeta un coup d'œil aux alentours. Ses chevaliers ne savaient pas vraiment quoi faire mais l'un d'eux était tout de même sur le point de faire un pas à l'intérieur du cercle. Sans doute pour l'aider. Arthur lui fit signe de s'arrêter. Il chercha ensuite Merlin du regard. Il fallait qu'il essaie de lui parler mais ce n'était toujours pas les mots qu'il voulait dire qu'il était en train de prononcer. Il devait tout de même essayer.

« Simon trouva la Vallée et y emmena River. Ils y trouvèrent des réponses et une famille alors ils y restèrent tous les deux. Va. Maintenant ils n'étaient. Chercher. Plus seuls. Pour Simon, il y eut même. Gaïus. L'amour. Le frère et la sœur furent heureux dans la Vallée mais ils n'eurent pas une fin heureuse.

-Je suis désolée. » crut-il entendre.

Arthur cria. Jusqu'à là, les souvenirs n'avaient été que flous et parcellaires mais celui-là... Il était clair. Bien trop clair. Et cela faisait mal. Tellement mal.

Sir Urien se précipita dans le cercle pour venir en aide à son Prince. Il se figea. Il devait parler. Il en avait besoin. Il voulait raconter une histoire, l'histoire de l'un de ses compagnons d'arme mort durant l'attaque du Grand Dragon. Mais il devait attendre que le Prince finisse son histoire avant de pouvoir raconter la sienne.

Dans l'esprit d'Arthur, les Hommes Rouges d'Uther venaient de s'emparer de Simon et il voulait défendre son frère.

« Ils sont venus un jour, s'entendit-il dire. Sans prévenir. Les Hommes Rouges. Ils ont envahi la Vallée et l'ont vidée de ses occupants mais ce ne fut pas sans perte de leur côté. Mais malgré tous leurs pouvoirs, les gens de Vallée périrent car c'était ce qu'Elles avaient vus, c'était ce qui avait été écrit. Ils luttèrent tout de même. Il n'était pas question de se rendre sans sa battre. Cela aussi avait été écrit. »

Il parlait vite, trop vite. Il dut reprendre son souffle.

« River mourut en défendant son frère mais celui qui lui porta le coup fatal ne resta pas en vie bien longtemps car Malcolm le tua. Le Dragonnier ordonna ensuite à au frère de River et à sa belle-sœur de s'enfuir. »

Des noms inconnus se bousculèrent dans l'esprit d'Arthur. Ils devaient fuir avec Inara mais Simon refusait de laisser sa sœur. Il essaya même de la soigner mais... Mais soudain tout devint noir.

River était morte, comprit le Prince.

Il cessa de parler et aussitôt, Urien prit la parole pour raconter l'histoire de son frère d'arme.

« Je vous remercie Arthur Pendragon. » entendit-il soudain.

River était maintenant devant lui. Elle s'inclina.

« Pour d'autres, rien ne sera jamais suffisant mais pour moi, la dette est payée. » ajouta-t-elle.

Elle se retourna et commença à marcher dans le feu. Il leva le bras pour l'en empêcher puis le baissa en se souvenant qu'elle était un fantôme. Elle ne risquait rien.

Arthur cligna des yeux, plusieurs fois, en regardant le feu. Il y avait plusieurs silhouette de l'autre côté. On aurait dit qu'elles attendaient quelqu'un. River les rejoignit. Un deuxième fantôme entra dans le feu. Qu'était-il donc en train de se passer ? Les fantômes étaient-ils en train de partir ?

« Vous pouvez sortir du cercle Sire. »

La voix de Gaïus. Il était donc arrivé entretemps. Il ne l'avait même pas remarqué.

« Urien ? Demanda Arthur après être sorti du cercle.

-Il pourra sortir dès qu'il aura fini de raconter son histoire. Tout comme vous. Mais il vaut sans doute mieux que quelqu'un se tienne prêt pour prendre sa place. Je ne sais pas ce qu'a pu imaginer le sorcier qui a conçu ce sort mais...

-Vous pensez que tant que quelqu'un reste à l'intérieur tout ira bien ? »

Gaïus acquiesça.

« Je veux des volontaires ! » cria Arthur à ses Chevaliers.

Trois hommes sortirent du rang.

« Dès que sir Urien sortira du cercle, quelqu'un doit l'amener à mon cabinet, dit Gaïus

-Je m'en chargerais moi-même, déclara Arthur.

-Non Sire. Vous venez de sortir de ce cercle. Je veux vous examiner aussi. »

Le Prince fut contrarié par cette décision mais le vieux médecin n'avait pas fondamentalement tort.

« Allons-y en ce cas. »

Il voulait être de retour auprès de ce Feu le plus vite possible.

...


A : Exceptionnellement ce ne sera pas PvC qui m'accompagnera dans cette note de fin.

PvC : Hein mais pourquoi !?

A : Je vais donc vous présenter la personne qui m'accompagnera aujourd'hui.

PvC : T'es encore en train de m'ignorer.

A : Quelque part vous la connaissez déjà après tout puisque vous la lisez. Voici donc Fic N°6 !

F6 : Bonjour tout le monde.

A : Recréons donc maintenant le petit dialogue que j'ai eu avec fic n°6 hier en écrivant la dernière scène de cette fic...

flashback

Ahelya est à son bureau (à son stage) et écrit activement sa fic.

F6 : Nan mais t'es vraiment sûr que 53 scènes c'est bien ?

Ahélya ne répond pas.

F6 : C'est impair quand même. Moi j'aime pas quand le nombre de scène est impair. Dis tu voudrais pas passer à 54 scènes.

A : Prologue plus 53 scènes ça fait 54. C'est pair.

F6 : Prologue plus 54 scènes ça fait 55... Et 55 c'est la moitié de 110.

A : Et ?

F6 : Et je veux faire 54 scènes c'est tout !

A : Mais depuis quand c'est toi qui décide ?

Fin du flash back

A : Bref tout ça pour dire que j'ai fini d'écrire (enfin !) et que cette fic comptera donc 54 scènes.

Ahélya se tourne vers fic n°6.

A : Je présume que tu es fière de toi.

F6 : Très.

PvC : Mais arrêtez de m'ignorer !


Scène 35 : Le Sortilège


édité le 22 mars parce que feufeu a bouffé la ponctuation.