Salut les gens !

Vu la recrudescence de commentaires pour le chapitre précédent, j'ai décidé de vous faire plaisir également en vous livrant le chapitre 35 avec un peu d'avance. Deux chapitres en une semaine il y avait longtemps que ça n'était plus arrivé ) .

La fin des explications concernant le lavage de cerveau de Bella et la confusion qui en résulte.

Vous vous rendez bien compte que mardi prochain je mettrais l'épilogue en ligne? Vous n'y croyez presque plus n'est ce pas ? lol….

Bon j'ai trop blablaté donc je vous laisse lire le dernier chapitre de cette fiction.

Bonne lecture.


Chapitre 35 : Tous les chemins mènent à la démence.

Pov Bella

Autour de moi j'entendais quelques cris, des bruits de combat également mais peu en vérité en comparaison du nombre que nous étions tous. Puis de nouveau la voix d'Aro :

-Isabella, Démétri si vous pouviez revenir parmi nous quelques instants, déclara-t-il sur le ton du badinage.

Ce qui fit rire une partie de l'assemblée. C'est confuse et honteuse que je pus m'écarter des bras du traqueur. Ce dernier m'observa avec insistance mais je ne percevais aucun signe d'ironie, de sarcasme ou autre réaction de ce type auxquelles je m'attendais. Non il avait un sourire « heureux » et m'observait tendrement ce qui était déstabilisant en soit. Puis je regardai autour de moi. Mon clan avait les visages fermés et paniqués également. Je baissais les yeux devant ceux meurtriers d'Athéna.

Mon attention fut attirée par des gémissements du côté des Volturi. Et lorsque je compris qu'il s'agissait en fait de Nathaniel, mon premier réflexe fut d'aller lui porter secours mais Démétri me ceintura.

-Je suis désolée, mon amour, me murmura-t-il à l'oreille.

-Tu n'as décidément aucunes paroles Aro, vociféra Athéna.

-Parce que vos méthodes sont certainement plus honnêtes ? Rétorqua-t-il sarcastiquement.

-Quelles méthodes ? Nous t'avons présenté notre meilleure combattante et vous avez réussi à la manipuler avec le don de l'empathe.

-Je crois que ce petit jeu a assez duré Athenodora, répliqua Aro moins conciliant qu'habituellement.

-Je sais que c'est grâce à ce vampire que tu as pu manipuler Isabella. J'ai pu voir comment vous vous y êtes pris pour la faire céder. Vous êtes des monstres, vous l'avez torturée tous les jours durant quarante jours, vous l'avez assoiffée et l'avez livrée aux lycans. Vous avez altéré ses souvenirs, vous lui avez implanté des images abominables et mensongères. Je n'ai pas de mot pour vous qualifier vous et vos actes. Je vous savais perturbés et prêts à tout mais là c'est intolérable.

Que racontait-il ? Ils ne m'avaient pas fait tout ce qu'il énumérait. C'est vrai qu'ils m'avaient affaiblie en me gardant démembrée quelques temps et qu'ils ne m'avaient pas nourrie non plus lorsqu'ils me reconstituaient en tout cas pas avant que je lève mon bouclier. Mais soyons honnêtes je ne l'aurai pas fait autrement.

-Jane, détruis-moi ça ! Cracha Aro en lui jetant Nathaniel dans les bras.

-NON ! Hurlai-je.

-Ne te soucie pas de lui Isabella. Une fois mort tu devrais récupérer le contrôle entier et total de ton esprit, déclara Aro.

Je n'avais pas l'impression d'avoir perdu le contrôle de mon esprit. Tout me paraissait normal dans ma tête même si parfois je me sentais un peu brouillon mais je pensais que cela était dû au fait que j'avais pu avoir accès à des souvenirs qui n'étaient pas les miens. Ce devait résulter de ce fait et non d'une quelconque mani... Je n'eus même pas eu le temps d'aller au bout de ma réflexion. Un voile opaque se retira de mon esprit, et je fus assaillie par un afflux brutal de souvenirs, de « nouveaux » souvenirs, tous ceux de ces derniers mois.

Les séances de tortures, les lycans, les images et les histoires que m'avait montré Nathaniel, mais elles étaient différentes, modifiées. Je m'écroulai au sol à peine retenue par les bras de Démétri qui s'affola. Ma tête allait exploser, une pression intense se fit ressentir dans mon crâne. Je n'arrivais pas à gérer ce qui arrivait. Environ quatre mois de souvenirs qui me revenaient avec des modifications. Cela ne se remettait pas en place, je ne comprenais pas ce qui arrivait et pourquoi tout était si flou et embrouillé. Mais le pire c'est que c'était douloureux, extrêmement douloureux.

-Fais quelque chose ! Cria Démétri à quelqu'un. Vu que j'avais les yeux fermés je ne voyais pas à qui il s'adressait. Enfin jusqu'à ce que le Major lui réponde.

-J'essaie, mais je n'y arrive pas. Je ne peux rien faire.

-Aro vous devriez peut-être essayer, lui signifia Edward. Elle ne protège plus personne, nous gérons la situation, lui indiqua-t-il.

Je sentis Aro s'approcher et s'agenouiller devant moi. Démétri essayant de me réconforter comme il le pouvait.

-Isabella je vais essayer de t'aider mais pour cela il va falloir que tu abaisses ton bouclier.

-Je… je... j'ai mal, gémis-je difficilement, mes mains sur mes tempes essayant de réduire cette douleur. Pourquoi est-ce que cela faisait si mal ? Des souvenirs, des images ne devraient pas être si douloureux.

-Baisse ton bouclier, s'il te plaît. J'essayai de faire ce qu'il me demandait mais ce n'était pas évident et cela allait contre mon instinct premier.

Mais j'avais si mal que ma préoccupation première était de faire cesser cette douleur. Tant bien que mal je réussis tout de même à retirer mon bouclier et je sentis Aro pénétrer mon esprit.

-Bien maintenant je pense qu'il va falloir rétablir un ordre et t'aider à y voir clair entre le vrai et le faux. D'après ce que j'ai vu, le pouvoir de Nathaniel a un double effet lorsqu'il cesse d'agir. La personne qui n'est plus sous l'emprise de ce don, sombre dans la folie car elle est incapable de dissocier le vrai du faux. Il y a deux versions de ce que tu as vécu ces derniers mois. Je pense qu'il va nous falloir classer chaque souvenir.

-Mais il y en a trop ! Paniquai-je mentalement.

-Nous allons commencer par les plus importants et ceux qui reviennent sans cesse. Il était obligé de me répondre à voix haute pour que je l'entende. Ensuite lorsque nous rentrerons chez nous nous aurons plus de temps pour pouvoir gérer tout ça. La douleur devra être supportable en nous occupant des plus grosses manipulations maintenant. D'accord.

-On va essayer, gémis-je.

-Bien on va commencer par le plus important, ce souvenir là, dit-il en s'attardant sur la scène où Démétri et Félix tuaient Caïus. Il n'est pas vrai, il a été inventé. Tu étais présente lorsqu'il a été tué. Ce sont les lycans qui l'ont tué, Félix n'était pas présent et Démétri n'a pas tué Caïus. Il ne l'a pas sauvé, certes, mais il n'est pas responsable de sa mort. Le vrai souvenir c'est celui-là Isabella.

Il trifouilla dans mon esprit jusqu'à tomber sur une scène horrible où Caïus était sur moi se faisant dépecer vivant par les lycans et dans ceux-ci je reconnus Bobby. Voir se dérouler cette horreur était tout aussi atroce que de voir Démétri tuer Caïus sinon pire car les lycans étaient atroces, pervers, cruels.

-Stop ! Criais-je de désespoir.

-Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Démétri qui semblait être affolé.

-Elle revit une scène particulièrement difficile, lui répondit Aro. Je suis désolé mais il faut que tu ailles au bout Isabella. Vas jusqu'au moment où Démétri arrive.

-Je ne veux pas, répliquai-je submergée par la peur et la douleur tant physique qu'émotionnelle.

-Il le faut ! Aro ramena ce souvenir en avant et le fit défiler jusqu'à un moment où je vis Démétri arriver accompagné par Inès et Oliver.

Je le vis me libérer, me porter sur l'épaule, puis je me vis dans une tentative de fuite pour retourner vers Caïus. Cette scène m'était familière. C'était comme si je la découvrais pour la première fois mais que j'en connaissais déjà le fond, les actions et même les paroles. Cette sensation de déjà vu alors que l'on est persuadé que c'est la première fois que l'on fait ou vit une chose.

-C'est parce que tu l'as vécu c'est un véritable souvenir. Démétri n'a pas tué Caïus et Caïus n'était pas ton compagnon. Si tu dois seulement faire confiance à une personne ici, c'est à Démétri. Regarde ça. Cette scène c'est la première fois que vous vous êtes vus. Vois ton trouble, ressens et revis-le. On ne peut pas manipuler ça Isabella. Et ce moment-là, c'est la première fois que vous avez pris conscience tous les deux que ce lien vous unissait était particulier et réciproque. La scène à laquelle faisait référence Aro se passait dans une sorte de ferme en ruine.

J'étais contre Démétri et je l'écoutai me raconter une histoire. C'était flou, je le voyais me parler mais pas de son ne sortait de sa bouche. De plus j'étais envahie, presque agressée par ce qui semblait être mes sentiments. Ils me submergeaient. Cette sensation de bien-être comme tout à l'heure lorsqu'il m'avait tenue contre lui et embrassée. Cette perception de bonheur, de quiétude et cet amour incrusté sur mon visage alors que je semblais totalement prise dans le récit que me racontait Démétri.

-C'est son histoire, celle de sa création. Il te la racontera de nouveau pour combler les trous de mémoires et ce qui a été véritablement effacé, m'indiqua Aro.

-Mais comment se peut-il qu'il soit mon compagnon ? Demandai-je mentalement, alors que tout en moi désignait Caïus comme celui qui était mien.

Il m'avait transformée, j'étais reconnue officiellement comme étant sa compagne, j'avais même pris sa succession concernant ses obligations au sein de la famille et son trône. Comment se pouvait-il que Démétri se proclame comme étant mon compagnon alors que je n'avais que Caïus en tête ? Je reconnaissais avoir une certaine attirance pour le traqueur mais de là à le désigner comme mon compagnon c'était un monde tout de même.

-C'est compliqué à expliquer et nous sommes un peu pressés par le temps. Mais pour parer à la situation actuelle, quel est le sens le plus développé chez nous ? Me questionna-t-il.

-Je ne sais pas tous nos sens sont démultipliés lors de la transformation.

-Si tu ne devais en désigner qu'un, à quel sens te fierais-tu ?

-À mon instinct ? Répondis-je prudente.

-Oui ton instinct et vois comme celui-ci a contré ton esprit tout à l'heure. Lorsque tu voulais en terminer avec Démétri, il s'est opposé, tu n'as pas pu l'achever, pas même alors qu'il était vulnérable pendant qu'il t'embrassait. Pourtant tu as essayé. Ton démon comme tu l'appelles est une partie de toi, la partie la plus sauvage et la plus sombre de ta personnalité. Nathaniel a pu manipuler ton esprit, ton côté pragmatique et réfléchi mais personne ne peut rien contre l'instinct vampirique, il n'est aucunement manipulable ni même influençable. C'est la raison pour laquelle les vampires lors de leur période nouveau-née sont instables. Il faut un temps d'adaptation et de cohabitation entre les deux oppositions d'une même entité. Mais quoi qu'il en soit pour les moments les plus troubles, lui seul est capable de déterminer ce qui est bon ou non, car il n'a qu'un seul but celui de survivre. Tout à l'heure si tu avais réussi à aller jusqu'au bout de tes actes tu aurais tué ta moitié, c'est pour cela que ton démon s'est opposé à toi. Pour la même raison, Démétri n'a pas réussi à te faire de mal.

-Il m'a frappée, le contredis-je.

-Oui mais parce qu'il a réalisé qu'il te fallait faire sortir ton démon. C'était en quelque sorte pour te sauver pas pour te faire du mal. Alice nous avait prévenu de la marche à suivre lorsque nous avons trouvé les infiltrées. Elle a vu que nous arriverions à te récupérer qu'en te poussant dans tes retranchements. Il fallait faire sortir ton démon parce que Nathaniel n'avait aucune emprise sur lui et que lui seul était à même de te ramener à la raison ce qui est paradoxal je te l'accorde.

-Vous le saviez ! Vous saviez tout ce qui allait se passer ! Cracha Athéna, avant de se mettre à hurler de douleur. Je pensais Jane responsable de cela.

-Tu aurais dû savoir Athenodora que je ne fais jamais rien à la légère. J'ai pris le risque de me déplacer jusqu'ici contrant vos plans et ce n'était pas à l'aveuglette, ni sans raisons, lui répondit Aro. Puis il reporta son attention sur moi. Isabella, la douleur est-elle plus supportable maintenant ? Es-tu capable de gérer la pression quelques instants ?

-La douleur est toujours forte mais je devrais arriver à supporter cela. C'est juste ce bourdonnement incessant et cet afflux d'images qui me perturbent plus que la douleur ne m'insupporte.

-Bien nous veillerons à reprendre cette thérapie lorsque nous serons chez nous. Pour le moment et pour ne pas te perturber d'avantage. Fais confiance à ton instinct. Que te dicte-t-il tout de suite ?

-De rester auprès de Démétri, avouai-je piteuse et toujours lamentablement perturbée par ce fait.

-Donc fais-lui confiance et laisse-le décider de ce qu'il y a de mieux pour toi pour le moment. Tu reprendras le contrôle de tes pensées et de ta vie plus tard lorsque nous aurons tout le temps nécessaire. Nous avons cette histoire à conclure, m'informa le Régent.

Je ne savais plus quoi penser, que ce soit de la situation, de lui ou de Marcus. Je n'étais plus capable de distinguer le vrai du faux. Mais malgré tout ce méli-mélo dans mon esprit, je me surprenais à espérer qu'ils ne soient pas comme ce que j'avais vu. Je voulais que les images qui agressaient mon esprit soient les vrais souvenirs. Celles où je me voyais poser ma tête sur ses genoux en prise à des spasmes violents, lui me caressant les cheveux afin de m'apaiser, de me réconforter alors qu'il semblait tout aussi perturbé que moi. J'en voyais une autre où il était en train de me dire qu'il me couvrirait afin que Démétri ne soit pas mis en danger. Puis celle où je le voyais tourner la tête dans la salle d'audience alors que je me trouvais derrière eux, le visage plein de compassion et je pouvais lire son soutien dans son regard carmin. Toujours dans cette même salle, je le voyais intervenir pour tenter de me protéger d'un Caïus en colère apparemment.

Je souhaitais de tout mon cœur que ces images-ci soient l'histoire vraie de ma vie, car cette simple idée m'apaisait. C'était surprenant car au plus profond de moi je voulais avoir une place parmi eux.

Je me relevais avec l'aide de Démétri et comme si j'étais faible ou impotente il passa son bras sous le mien et me tint collée tout contre son corps alors que je prenais appui sur lui pour me déplacer. Une fois au milieu des Volturi où cette sensation étrange « d'être à ma place » me parvint, j'aperçus ma sœur, Félix, Jasper ainsi qu'Edward se rapprocher de moi. Je me statufiais d'appréhension. Peut-être que tout ceci était un stratagème pour m'attirer afin de me décapiter. Je fis un pas en avant essayant d'échapper en plus à l'emprise de Démétri. Mais ce dernier gardait ses mains fermement accrochées à mon corps.

-Gardez vos distances ! Leur intima le traqueur. Pour le moment elle est encore fragile et perturbée, tous reculèrent de quelques pas, leurs visages attristés par ma réaction. Ça va aller, tout rentrera bientôt dans l'ordre je te le promets, me murmura-t-il à l'oreille.

Aro qui était à ma droite redressa la tête et s'adressa au clan adverse.

-Vous avez fait énormément de tort à notre famille, à notre communauté également. Il est temps que tout ceci cesse enfin, déclara-t-il d'un ton serein mais déterminé.

-Vous avez cherché ce qui est arrivé. Vous nous avez volé le pouvoir, vous avez tué mon compagnon. Vous ne vous attendiez tout de même pas à ce que je continue ma vie sans représailles.

-N'as-tu pas eu la vengeance que tu souhaitais ? Tu as tué la compagne de Marcus, tu as tué un Roi et je ne parle pas de toutes les tortures innommables dont tu t'es rendu coupable sur Isabella, sur notre Reine. Je pense que tu as eu satisfaction, nous avons souffert de chaque drames que tu as commandités que ce soit sur ma famille ou sur notre communauté. Tu as dit précédemment que tu ne voulais pas le pouvoir, que toutes tes actions jusqu'ici étaient pour venger la mort de Vladimir. Que tu voulais une reconnaissance. Je suis prêt à t'accorder ce souhait Stephan. Je suis prêt à reconnaître que nous avons bel et bien tué Vladimir pour prendre le pouvoir d'une part, mais également parce qu'il était dangereux pour notre communauté aussi bien que pour celle des humains. Est-ce que cela te satisfait-il ? Es-tu prêt à arrêter toute cette guerre dorénavant ?

-Je pense que oui, je le suis, répondit Stephan comme soulagé. Ses épaules se décontractant et retombant aux mots libérateurs d'Aro.

-Pas moi ! S'éleva la voix forte et empreinte de rage d'Athéna.

-C'est bien ce qu'il me semblait, répondit Aro.

-Je me doute, Aro. Je suppose que tu sais ce qu'il va se passer par la suite.

-J'en ai une vague idée oui.

-La raison pour laquelle tu lui accordes ce qu'il souhaitait.

-Entre autre, bien que je le lui devais également, rétorqua Aro.

-De quoi parlez-vous ? Demanda Stephan interrogateur.

-Si toi tu ne veux pas prendre le commandement, moi je le veux. J'ai subi les humeurs et les colères de Caïus durant plus d'un siècle pour rien. Je n'ai jamais eu le moindre petit pouvoir. Je n'étais que la compagne, la femme, celle qui reste dans l'ombre d'un homme et qui n'a jamais le droit à la parole. J'étais une femme et à l'époque pour mériter un peu d'influence ou de responsabilité il fallait naître avec un pénis. J'ai essayé de manœuvrer pour en grappiller un peu, mais il semblerait que je n'ai pas été assez perspicace. Je n'ai pas su manipuler Caïus afin qu'il fasse de moi ce qu'il a fait d'elle, vociféra-t-elle pleine de rancœur, de haine et de colère.

La haine que je pouvais percevoir dans le regard de celle que je considérais comme ma Maîtresse me choqua.

Je savais qu'elle ne me faisait pas entièrement confiance et apparemment elle avait ses raisons que je ne comprenais pas, enfin jusqu'à aujourd'hui. Mais maintenant que j'avais les éléments manquants, ma position était tangente, car j'avais toujours plus ou moins ressenti que je n'étais pas à ma place dans leur communauté. Mais me sentir aussi bien dans le clan Volturi et entendre la haine qu'elle me destinait, forçait ma raison à revoir ce que j'avais vécu ces derniers mois, ce que je pensais normal. Cependant je restais prudente, je ne voulais pas me précipiter. Je devais pour le moment ne faire confiance qu'à mon instinct. Je devrais être plus attentive à ce qu'il me dictait puisqu'il ne s'était jamais trompé jusqu'à présent.

-Que veux-tu dire Athéna ? Lui demanda le roumain sceptique.

-Je veux dire que je veux le pouvoir et que je n'ai jamais été aussi près d'atteindre mon but. Je suis née pour régner et c'est ce que je vais faire. Stephan resta abasourdi tout comme moi ainsi que la majorité des autres présents qu'ils soient du clan Volturi ou de celui de Stephan. J'ai supporté tes jérémiades, tes souvenirs, tes plans foireux trop longtemps, il est temps pour toi de me passer la main.

-C'est pour cela que tu as proposé d'enlever leur Reine ? Tu l'as brisée avec l'aide de Nathaniel afin de la formater pour qu'elle soit proche de toi et de pouvoir profiter de sa capacité. Ce n'était pas pour les soumettre comme tu me l'avais suggéré ? Tu voulais retourner ta veste le moment venu et avoir assez de pouvoirs pour te protéger. Et la cerise sur le gâteau tu as poussé l'ironie à le faire par l'intermédiaire de leur Reine. Celle qui avait pris la place que tu convoitais, comprit-il.

-Tu es long à la détente, mais ça a toujours été le cas. Bien évidemment que ce n'était pas pour les soumettre. Tu crois vraiment qu'après cette petite guéguerre ridicule j'allais repartir tranquillement me créer un gentil foyer avec Antonio quelque part dans les îles. Pas après avoir connu la vie au château, après avoir tant œuvré pour pouvoir le diriger. J'ai tout fait pour arriver à cela, je leur ai même créé l'irascible Caïus car j'avais tout de suite vu chez lui ce charisme qui leur était nécessaire. Mais j'avais pensé, à mauvais escient bien évidemment, que son charisme associé à mon esprit serait un duo à prendre ensemble. Mais non ils ont choisi Caïus et seulement lui, me laissant en décoration dans un coin de ce château. Le rôle des femmes n'étant que de valoriser leurs Rois. Tu parles ! Je méritai mieux que ça. Mon esprit valait plus que le sien, ma vision était toujours plus claire et objective mais non. Et c'était pareil avec toi. Il a fallu que je ruse pour te paraître indispensable, j'avoue tout de même que cela a été beaucoup plus simple avec toi qu'avec eux, il faut bien le reconnaître.

-Tu as profité de ma confiance ? Je pensais que tu voulais seulement faire valoir ta position. J'avais bien conscience de ta rancœur les concernant, mais je pensais que c'était parce que tu voulais te venger de Caïus principalement, de toutes les brimades, des humiliations, des coups, de la vie misérable que tu as dû subir et tout ça sous le silence de ses frères.

-Non mais franchement tu es encore plus naïf que je ne le pensais. Comment as-tu fait pour survivre jusqu'à aujourd'hui ? Cela relève du miracle. Tu sais pourquoi il vient de t'accorder ce que tu souhaitais ? Lui demanda-t-elle narquoise.

-Non mais je suppose que tu vas me le dire, répondit-il véritablement blessé et soucieux.

-Effectivement. Il t'a dit tout ce que tu voulais entendre parce qu'il savait qu'en le faisant il n'aurait pas besoin de te tuer, mais qu'au bout du compte tu allais tout de même terminer ton éternité aujourd'hui.

-Co... comm... Il n'eut pas le temps de terminer sa question que sa tête se retrouva encore plus vite qu'il ne le fallait pour le dire dans les mains d'Antonio.

-Comme ça, répondit-elle un sourire perfide sur son visage alors qu'elle regardait son compagnon jeter la tête du roumain au loin. Une bonne chose de faite n'est ce pas Aro ?

-C'est une page qui se tourne, répondit-il. Et maintenant que comptes-tu faire Athenodora ? La majorité de tes soldats sont effrayés et t'abandonneront dès l'assaut. Les autres nous rejoindrons parce qu'ils ont vu à quel point tu es instable et il faut être honnête tu les terrifies. De plus tu n'as plus le pouvoir d'Isabella pour te protéger toi, ton compagnon et tes soldats, bien que dans ce dernier cas ils ont compris qu'ils étaient le cadet de tes soucis. Seuls tes nouveau-nés se battront mais avec Alec et le Major, ils ne nous inquiéteront pas même dix secondes.

-J'ai un autre atout dans ma manche Aro. J'ai un plan B et même un plan C, mais je dois avouer que je ne sais pas encore pour lequel je vais pencher, le nargua-t-elle alors que son compagnon vint se coller à elle.

Il était beaucoup plus réservé qu'elle et aussi beaucoup plus introverti mais je ne doutais pas qu'il se montrerait redoutable pour protéger son âme sœur comme tout bon compagnon qui se respecte.

-Rends-toi Athenodora, ce sera beaucoup mieux. Pense à ton compagnon, ne le contrains pas à vivre dans la peur. Tu sais qu'ils ne laisseront pas planer la menace que tu représentes pour eux. Tu les connais, tenta de plaider Sulpicia.

-Et qu'allez-vous me proposer ? Comment trouver une sanction adéquate, je ne serai jamais votre esclave et je ne me soumettrai jamais à l'un d'entre vous et certainement pas à elle. Quelle autre solution me proposes-tu Sulpicia ? Demanda Athéna dédaigneuse.

-Je ne sais pas on peut en parler nous trouverons j'en suis certaine.

-Mais je n'en doute pas. En revanche je suis certaine que cela ne me plaira guère. C'est pourquoi je choisi l'option B, cria-t-elle.

-Nicolas c'est à toi ! Ordonna Antonio alors qu'il se tournait rapidement suivi pas Athéna.

Dans le même temps un grognement retentit derrière nous, j'entendis le bruit significatif d'un vampire en train de se faire démembrer. Puis un hurlement de femme qui accompagna la vague de soldats nouveau-nés qui chargeaient face à nous. Je ne savais plus où donner de la tête.

Démétri relâcha son étreinte pour se placer devant moi à l'instar de Jasper et de Félix. D'autres hurlements se mêlèrent à la cohue, j'étais perdue au milieu de ce brouhaha, je ne savais pas quelle attitude adopter. J'étais pratiquement inerte tout comme Marcus. De plus j'essayais également de maîtriser cette migraine insoutenable que ne me lâchait pas et que le raffut autour de moi attisait davantage.

Je cherchais Aro des yeux et je le trouvais un peu en retrait, entouré de Jane et Santiago et juste derrière eux j'aperçus la chevelure blonde de Rosalie au sol auprès d'un corps. Ce corps était celui d'Alec. Carlisle la rejoignit et entreprit de le rassembler, alors qu'Emmett était en train de mettre en pièce un mâle qui apparemment faisait partie des alliés des Volturi. Je supposai qu'il était le responsable de l'état d'Alec, certainement un autre infiltré.

-Ne la laissez pas filer ! Ordonna Marcus.

-Je m'en occupe, lança Edward s'élançant dans la même direction que les compagnons malfaisants. -Félix vas l'aider, dicta Démétri à son tour. Ce dernier ne répondit pas et partit à la suite du télépathe.

La bataille faisait rage, certains soldats de Stephan avaient rejoins le combat en s'associant avec les Volturi, détruisant ainsi leurs propres nouveau-nés. Un périmètre de sécurité fut maintenu autour de Marcus et moi, aucun jeune ne put nous atteindre. Rapidement la poignée d'insurgés fut décimée, sans constater la moindre perte chez les sympathisants. Quelques blessures superficielles mais rien de bien catastrophique en comparaison de ce que j'avais pu voir par le passé, enfin si cela était bien de vrais souvenirs de mon passé. C'était dérangeant pour ne pas dire déroutant de ne pas savoir quels souvenirs étaient les miens de ceux qui ne l'étaient pas. Ce n'était pas comme si je pouvais me contenter de les associer, ils étaient à l'opposé les uns des autres et moi complètement perdue sous le flot de ces images que je ne savais pas dissocier. À croire que j'étais destinée à ne pas avoir de passé. J'avais perdu la mémoire lorsque j'étais humaine et maintenant en tant qu'immortelle mes « nouveaux souvenirs » étaient altérés. Serait-ce là une fatalité dans ma vie ?

-Tout va bien Bella ? Comment te sens-tu mon amour ? Demanda Démétri en me prenant dans ses bras.

Mon premier réflexe fut de me saisir et de me reculer. Il garda tout de même sa main sur mon bras mais ne tenta pas de me serrer contre lui, même si en définitive cela me plaisait. Mon Dieu que devais-je faire ?

-Je vais bien, répondis-je toujours troublée par cette affection qu'il semblait y avoir entre nous mais que je ne comprenais toujours pas.

Je voyais bien que je le blessai parce que je restai distante. Mais comment faire autrement ? J'avais appris à le haïr profondément. Mon esprit désignait Caïus comme étant mon compagnon. Alors oui j'avais de quoi être perturbée, troublée, et gênée de l'attention qu'il me portait et de ses petits mots tendres. Pour moi ce n'était pas normal, même si je reconnaissais aimer cela, mais c'est là justement que se trouvait le nœud de mon problème. J'étais toujours partagée entre ma réalité et celle des autres.

Il détourna son attention de moi quelques secondes pour la reporter sur ce qu'il se passait derrière. Je me tournais également et je vis Alec revenir à lui et Rosalie le serrant dans ses bras, Jane à ses côtés également. Tout rentrait apparemment dans l'ordre. Après quelques échanges où tout me monde se souciait de tout le monde, nous entendîmes Edward et Félix revenir avec leurs prisonniers. Edward détenait Athéna alors que Félix d'apparence plus brouillon tenait fermement Antonio. Je supposais que ce dernier n'avait pas dû se rendre sans se battre le connaissant un peu. Aro se détacha avec Jane et Santiago et s'avança à la rencontre des deux prisonniers.

-Bien comme tu t'en doutes Athenodora, il n'y a pas deux alternatives pour toi et ton compagnon.

-Tu ne peux pas ! Je fais partie de ta famille, n'oublies pas ta sacro-sainte règle. Un Volturi restera un Volturi quoi qu'il arrive ! Lui rappela-t-elle, c'était effectivement une phrase qui s'imposa à moi lorsqu'elle la prononça. Tu ne peux pas tuer un membre de ta famille Aro c'est contre tes propres règles.

-Tu as cessé d'être une Volturi le jour où tu as orchestré ta propre mort. Mais saches que malgré ça j'étais prêt à revoir cette position lorsque Sulpicia il y a quelques minutes t'a proposé une alternative. Tu l'as refusé et tu nous as envoyé tes nouveau-nés. Tu as fait ton choix et tu as scellé vos destins par ce fait.

-Fais ce que tu as à faire et arrête ton manège mélodramatique. Ne te fais pas passer pour la victime car tout ce qui est arrivé, tu l'as cherché. Tu ne mérites pas ce trône et si tu le conserves c'est grâce à ton don et à ta faculté à pouvoir bien t'entourer. Mais un jour tu tomberas sur quelqu'un de plus malin que toi Aro. Le seul regret que j'ai c'est que je ne serais plus de ce monde pour le voir.

-Non tu ne le verras pas c'est certain. Et cette fois je vais veiller personnellement à ce que ce soit le cas. Il s'empara de la tête d'Athéna toujours retenue par Edward, alors qu'Antonio redoublait ses tentatives de libération. Puis lorsqu'il s'apprêta à l'étêter, Sulpicia le supplia :

-Aro, s'il te plaît ! Laisse-lui une chance, elle est des nôtres...

-Je suis désolé mon amour mais elle ne l'est plus. Elle a fait tuer Caïus, et tu n'as même pas idée de ce qu'elle a infligé à Isabella. Elle n'est pas l'amie que tu as perdue et malheureusement elle ne l'a jamais été. J'ai pensé moi aussi que ses ambitions s'estomperaient au fil du temps, mais tu as pu constater que ce n'était pas le cas. Il se détourna de sa femme pour planter son regard dans celui d'Athéna. Sais-tu pourquoi je ne t'ai jamais accordé la place que tu réclamais ? Demanda Aro à sa prisonnière les mains de chaque côté des tempes de la condamnée.

-Parce que je suis une femme, siffla-t-elle mauvaise.

-Non, bien que j'avoue qu'il aurait été beaucoup plus difficile à l'époque de t'accorder ce pouvoir. Mais si vraiment tu en avais été digne nous aurions pris le risque comme nous l'avons fait avec Isabella. La raison pour laquelle nous n'avons pas voulu te donner autant de pouvoir c'est parce que seul ton propre intérêt comptait et compte toujours puisque tu n'as pas hésité un instant à mettre en péril la vie de ton compagnon. Tu n'étais pas assez raisonnée et raisonnable pour une telle position sociale. Tu nous aurais conduit à un soulèvement, à une révolution parce que tu es étroite d'esprit et que tu n'avais en tête que ton seul profit. Tu nous accuses de misogynie, alors que tu es condescendante avec tout le monde, c'est si profondément ancré en toi que même ton propre compagnon n'est pas épargné. Tu penses être supérieure à tous mais c'est justement ce sentiment de supériorité qui t'a desservi. Pour régner il faut savoir se remettre en cause, savoir admettre et reconnaître ses torts, savoir s'adapter aux situations et surtout savoir conseiller ses sujets aux mieux de leurs intérêts. Et contrairement à ce que tu peux penser, Caïus avait ces qualités, qu'il ne dévoilait jamais ouvertement certes, mais il savait lorsqu'il allait trop loin et c'est entre autre pour cela que nous l'avons choisi, parce qu'il connaissait ses limites.

-Tu m'excuseras de ne pas te croire sur paroles, lui rétorqua-t-elle amère.

-De toute façon, vu la situation dans laquelle tu te trouves, ton avis m'importe peu. Il est temps pour ma famille et notre communauté de pouvoir enfin connaître une véritable sérénité et cela ne sera vrai que lorsque tu passeras par le trépas.

Elle grogna son mécontentement en même temps qu'elle essaya d'échapper à la prise d'Edward, mais Aro ne se laissa pas intimider et d'un coup rapide lui arracha la tête. Son corps cessa tout mouvement instantanément, alors qu'un hurlement d'agonie retentit à leurs côtés. Antonio cessa lui aussi toutes tentatives fixant désespérément et avec une tristesse affligeante le corps de sa défunte compagne. Il était visiblement envahi par le découragement et une détresse palpable.

J'avais mal pour lui, cet homme qui avait voué sa vie à combler une femme insatisfaite, rongée par des rancœurs et des ambitions démesurées. C'est la mort dans l'âme que je dus également assister à la décapitation d'Antonio. Ce dernier n'opposa aucune résistance lorsque Félix s'acquitta de cette tâche.

Toutes les tensions que je ressentais dans l'air, toute cette agitation disparurent. Ces mises à morts créaient en moi une sorte de vide, c'était troublant. Elles ne me touchaient pas enfin peu, celle d'Antonio un peu plus que celle de sa compagne j'avoue, mais j'avais la sensation de ne plus avoir de but à poursuivre c'était étrange. Je pense que ce que devait ressentir également Marcus, car je le vis plus serein que d'ordinaire, les traits plus relâchés, en tout cas si je devais m'en référer aux images qui me parvenaient de lui. Et bien entendu celles de lui en train, de... de... torturer Vladimir et Stephan revenaient toujours en boucle dans mon esprit et avec de plus en plus de vigueur. Elles s'imposaient à moi tant et si bien que je n'arrivais plus à voir autre chose que ça, le ressentir également lorsqu'il me regardait. J'étais toujours dégoûtée et je lui en gardais rancœur même s'il y avait une petite chance pour que ce soit des souvenirs « inventés » je n'arrivais pas à le voir autrement que de cette façon. Comme s'il avait senti ma haine à travers mon regard il ne détourna pas le sien. Ma réaction première fut de grogner menaçante. Ce qui le surpris car il haussa les sourcils d'incompréhension.

-Excuse-la. Elle ne dissocie pas le vrai du faux et malheureusement pour toi ce qu'ils lui ont implanté en tête te concernant est particulièrement odieux, lui expliqua Aro.

-Il va falloir que tu m'expliques ça, j'aimerai comprendre, lui répondit Marcus plus compréhensif.

-C'est délicat je préfèrerai le faire en privé, Marcus hocha la tête.

Je ne savais pas quoi faire, Aro s'adressa à quelques alliés les remerciant de leur soutien et leur promettant qu'ils les tiendraient informés de ce qui ce passerait pas la suite concernant l'évolution de mon état et mon retour sur le trône. Je devais avouer que j'avais peur, car bien que j'eus la sensation de faire partie de ce clan, je n'avais pas la même vision ni les mêmes sensations concernant le fait de retourner gouverner à leur côté. Je ne pensais pas que j'étais de nouveau capable de cela, pas après tout ça, pas après ce que je savais où ce que je croyais savoir. Je ne savais pas, en plus je me sentais seule, j'étais visiblement entourée mais cette sensation de solitude était déstabilisante et effrayante. J'avais peur, j'étais même terrifiée de devoir me retrouver seule parmi eux. Je n'avais aucun point de repère et c'était terrifiant. Je ne pouvais pas les suivre, je ne pouvais pas aller chez eux. Je devais fuir, partir, essayer de me retrouver.

Je me reculais de leur groupe de quelque pas, ma respiration se hacha lorsque je compris l'ampleur de l'angoisse qui me submergeait, il fallait que je m'en aille. Démétri fut alerté, il m'avait relâchée quelques secondes pour aller aider les autres à réunir les morceaux de chairs des vampires décimés. Mais il était resté à proximité, plus proche que n'importe qui d'autre, ne relâchant jamais son attention de moi. Donc mes mouvements ne passèrent pas inaperçus pour lui, pas plus que mes émotions pour l'empathe.

-Bella, mon amour, que fais-tu ?

-Je, je... je ne suis pas ton amour ! Je... Arrêtez ça ! Paniquai-je me reculant davantage.

Il fit quelques pas en avant alors que tous les regards de l'assemblée se tournèrent vers nous, pour voir ce qu'il se passait encore.

-Bella, tu es perturbée, tu n'as plus l'esprit très clair. Laisse-moi t'aider, je ne te ferai jamais de mal tu le sais n'est-ce pas ? Non je n'en savais rien, je ne pouvais même pas me faire confiance comment voulait-il que j'accorde cette faveur à quelqu'un d'autre.

-Non, ne m'approche pas ! Ne m'approchez pas ! Criai-je apeurée.

Qu'allais-je faire ? Qu'allais-je devenir ? Je ne le savais pas mais la seule certitude que j'avais maintenant c'est que je ne faisais confiance à personne et cette seule certitude m'indiquait la marche à suivre.

Après quelques secondes d'hésitation où je pus étudier rapidement la situation, je décrétai de partir, de fuir, je devais essayer de savoir où j'en étais et savoir qui j'étais réellement afin de savoir ce que je ferai de mon avenir, si avenir j'avais.

Au lieu de tenter de fuir en rebroussant chemin, je décidais de courir droit devant moi. Car je me doutais que les plus rapides me rattraperaient bien vite dans une simple course. Bien évidemment je devrais éviter Félix, Jane et Rosalie, mais c'était certainement plus simple que d'affronter Démétri, Jasper, Alec et Santiago qui était l'autre option. La troisième était quant à elle impensable, le reste de la garde ainsi que les alliés. C'est donc ainsi que je fonçai droit devant moi directement sur Félix, qui me regardait arriver sur lui déconcerté.

-Attrape-là ! Cria Jasper. Elle tente de s'enfuir ! Il était trop tard car je venais de le passer lui décochant un coup de poing qui l'étala.

Avant même qu'il n'ait pu réagir j'arrivai sur Jane qui elle s'apprêtait à m'arrêter. À sa hauteur, je la feintai en lui sautant droit sur ses jambes, la violence de l'impact nous projeta au sol elle sous moi. Elle réussit tout de même à m'attraper par mon imper qui se déchira puis dans un réflexe purement instinctif, je me retournai lui assenant un coup de pied en plein visage, ce qui me libéra totalement d'elle. Rosalie arriva déjà sur moi ainsi que les autres gardes, Jane avait réussi à me freiner et cela me mit en colère.

-Rosalie ne t'interpose pas ou je serai obligée de me défendre, lui criai-je alors que je courrais droit devant moi et qu'elle m'approchait par le côté.

-Arrête-toi, nous ne te voulons pas de mal, nous ne t'en ferons pas. Je t'en conjure arrête-toi, je te protégerai, je te promets.

-Laisse-moi ! Criai-je à son attention. Je ne veux personne, laissez-moi ! Hurlai-je redoublant de vitesse.

Elle s'arrêta, le visage contrit et me regarda passer devant elle sans baisser l'allure. J'entendais des bruits de courses derrière moi, je savais de qui il s'agissait. Démétri en tête car en plus de sentir sa fragrance je l'entendais crier après Rosalie de m'arrêter. Puis derrière lui il devait y avoir Edward, Jasper, Aro, Alec, les loups également.

D'ailleurs ils étaient sacrément rapides car ils me dépassaient sur les côtés. Je savais qu'ils avaient l'intention de « m'orienter » afin de manœuvrer ma trajectoire ce qui permettrait à Démétri et aux autres de me bloquer.

J'entendais ce dernier se rapprocher dangereusement, il était plus rapide que moi, je le savais. Il fallait que je trouve une solution pour leur échapper. Je parcourus plusieurs centaines de mètres supplémentaires, lorsque j'aperçus comme je m'y attendais trois loups qui m'avaient dépassée me faire barrage. Je ne ralentis même pas la cadence et sautai par dessus eux pour atteindre les branches des arbres au-dessus. Certaines cassèrent et je dus redoubler d'efforts et d'agilité pour ne pas retomber directement au sol. Par contre à ma plus grande surprise, les loups ne me pourchassèrent pas, au contraire ils s'opposèrent aux Volturi.

Je ne cessais pas ma course et deux autres loups me rejoignirent et coururent à mes côtés sans pour autant se rapprocher de moi ni même m'empêcher de continuer. Il y avait ce loup brun, celui qu'Aro avait nommé Jacob.

Ce Jacob que j'aurai dû épouser, il avait apparemment décidé de m'aider et je lui en étais reconnaissante. Nous courûmes plusieurs kilomètres ne nous arrêtant pas, ils tinrent la cadence et pas une seule seconde ils n'ont ralenti ou tenté un rapprochement sur ma personne. Ils couraient à mes côtés gardant tout de même une bonne distance. Nous courûmes encore des heures et des heures à travers les forêts principalement et lorsque nous dûmes quitter le couvert des arbres nous avions la chance d'être protégés par la nuit.

Je ne savais pas combien de temps, ni de kilomètres nous avions parcouru, ni depuis quand nous avions perdu les Volturi, mais je ne les sentais plus, ni ne les entendais derrière nous. Je décidai de m'arrêter pour me reposer un peu, pas que j'étais physiquement fatiguée ce n'était pas le cas, mais psychologiquement il en était tout autre. De plus j'avais cette saloperie de migraine qui s'intensifiait davantage car je n'arrivais plus à gérer ou à maintenir le flot continu des scènes et d'images. Et bien entendu tout se mélangeait dans ma tête. Plus rien n'avait de sens et cela me rendait dingue, complètement folle à cause de la douleur, mais aussi parce que je ne comprenais pas, je ne comprenais rien, plus rien n'avait de sens.

Des images me mettant en scène que je n'avais jamais vues apparaissaient. D'autres personnes que je ne connaissais pas, qui ne me disaient absolument rien, ne cessaient de m'envahir, de prendre mon cerveau d'assaut. Comme ces visages d'hommes humains que je n'avais jamais rencontrés, aux vus de leurs teints typés je pensais qu'il s'agissait des membres de la famille ou de la tribu de Jacob car cela était apparu au moment où je pensais à lui. Tout ceci n'était que suppositions. Un homme principalement revenait sans cesse, un humain moustachu dans une cuisine, il n'était pas typé celui-là.

D'autres images et là je parle d'images puisque aucun souvenirs de scènes précises, ni même paroles n'accompagnaient ce phénomène. C'était juste des flashs perturbants parce que je n'étais pas certaine que tout ceci m'appartenait. Des jeunes filles, humaines elles aussi, des garçons également ils étaient tous très jeunes et de la façon dont je les voyais, je semblais être intégrée dans ce groupe. Je ne reconnaissais aucune de ces personnes, ni même l'endroit. Se pouvait-il que j'ai les souvenirs de quelqu'un d'autre ? Lorsqu'ils ont tué Nathaniel, aurait-il projeté toutes les pensées de tous ceux qu'il avait approchés dans mon esprit ? J'en pouvais plus, le flot que je trouvais déjà important s'intensifiait davantage au plus le temps passait.

Tout se mélangeait, je voyais cet homme moustachu dans les mains perverses de Pablo qui était en train de l'égorger. Je voyais Caïus se faire maintenir au sol par deux vampires et Marcus derrière lui en train de relever ses robes. Je voyais Jacob et cet autre loup dans une pièce en train de me déchiqueter.

-STOP ! Criai-je m'écroulant au sol, impuissante. Je n'arrivais pas arrêter les images elles défilaient dans ma tête. Ne cessaient de se mélanger les unes aux autres. STOOOOPPPPP ! Hurlais-je de désespoir en me redressant et fracassant tout ce qui me tombait sous la main. ARRÊTEZ-CA !

Je fus projetée au sol, je tentais de me libérer mais des dents s'enfonçaient dans ma mâchoire. Je réalisai qu'il s'agissait d'un des loups. Je lui donnais un coup de genoux et j'entendis ses os se briser en même temps qu'un gémissement plaintif sortir de son corps. Il n'atterrit pas loin à côté de moi. Je me redressai rapidement et adoptai une position de combat. L'autre loup, Jacob, se mit devant celui que je venais de blesser mais il ne m'attaqua pas. Il me faisait face pour m'empêcher d'approcher son congénère qui se trouvait au sol.

-Partez avant que je ne vous fasse du mal, lui indiquai-je. Je ne me contrôle pas, je perds la tête. Partez avant que je ne vous tue, lui criai-je.

Le loup Jacob grogna alors que l'autre se relevait, apparemment il avait l'air d'aller déjà beaucoup mieux. Peut-être étaient-ils comme les lycans et possédaient une faculté de régénération accélérée. Les loups se divisèrent et entreprirent de me tourner autour. Je me sentais acculée, en danger j'adoptai une attitude plus ou moins similaire, jaugeant la situation.

-Partez ! Jacob pars ! Lui ordonnai-je.

Pour toute réponse il avança d'un pas, je pris cela pour une provocation. Je grognais menaçante, je ne voulais vraiment lui faire du mal mais telle que je voyais la situation c'était soit eux, soit moi. Ils me sautèrent dessus en même temps, je réussis à repousser le loup que j'avais blessé, mais Jacob me sauta dans le dos, me poussant violemment sur le sol. J'étais face contre terre et Jacob sur moi, sa gueule à quelques centimètres de mon visage. Je gigotais, me débâtais essayant de me soustraire de sous son corps. Pour tenter de me maintenir il referma sa puissante mâchoire sur ma nuque. Je ne doutais pas qu'il puisse me décapiter sans effort, ma tête entière tenait dans sa gueule. L'autre loup attrapa l'un de mes bras et tirait dessus afin de m'empêcher de toucher Jacob comme j'essayais de le faire. J'étais bien mal, je ne savais pas comment me sortir de cette situation, j'étais tellement détraquée et déréglée que je n'arrivais pas à centrer mon attention sur la conduite à tenir. J'essayais de faire appel à mon démon, mais il semblerait qu'il m'est abandonnée ou qu'il se soit perdu lui aussi, de toute façon je doute qu'il aurait réussi à nous sortir de cette situation cette fois.

Peut-être était-ce là la solution. Laisser les loups me tuer, peut-être n'y avait-il pas d'alternative à cette folie. Aro avait dit que les personnes ayant subi les assauts de Nathaniel devenaient folles une fois libérées de son emprise. J'étais folle en tout cas je le devenais c'était certain et je serai un danger pour n'importe qui que je croiserai. Je redoublais mes efforts et au plus je m'agitais au plus il resserrait sa prise autour de mon cou. Ses crocs avaient pénétré ma peau, et je le sentais sur les vertèbres. C'était atroce comme douleur en plus associé à ma migraine c'était intenable mais je ne cessais pas pour autant de me débattre. Il devait me tuer, il fallait qu'il le fasse.

-Achève-moi ! Libère-moi ! Articulai-je entre deux cris de douleurs. Il se saisit lorsqu'il m'entendit le supplier d'en finir avec moi. Tu n'as pas le choix. Je te tuerai toi et les tiens si tu me libères, je tuerai tous ceux qui croiseront mon chemin.

L'autre loup me relâcha et avança de façon à ce que je ne le voie plus, par contre je l'entendais encore. Rapidement les bruits de respirations, de cœurs et même de grognements me parvinrent. Je reconnus ces grognements, c'était le même que celui qui me revenait en tête. Edward me semblait-il. Une scène s'imposa à moi, lui en train de se battre contre un vampire bond, des miroirs de partout et... moi sanguinolente. Je me voyais dans l'un des miroirs brisés. C'était moi, moi humaine et Edward qui se battait pour empêcher l'autre vampire de m'atteindre, en tout cas c'est la première impression qui me venait à l'esprit.

Un autre grognement se fit entendre plus violent, plus menaçant, un grognement qui me soulageait et me remplit presque de joie. Jacob répondit sans pour autant relâcher ses dents de mes chairs, cela provoqua une vibration dans tout mon corps.

Rapidement Edward, Démétri, Jasper et Félix déboulèrent dans la minuscule clairière que je venais apparemment de créer.

-Lâche-la, chien ! Ou je te jure que je vais te tuer dans d'atroces souffrances, menaça Démétri en s'approchant.

Je ne pouvais pas le voir mais j'imaginai la scène avec ce que j'entendais. Les autres loups arrivèrent à cet instant eux je les aperçus car ils entourèrent Jacob et par le fait moi aussi.

-Jacob relâche-la, plaida Edward plus diplomate. Nous allons nous en occuper, déclara-t-il au loup.

Quelques secondes passèrent avant qu'il ne se remette à parler.

-Non elle ne fera de mal à personne. Nous allons veiller sur elle.

-...

-Nous ne nous attendions pas à ce qu'elle s'enfuie. Nous sommes sur nos gardes maintenant et nous ferons particulièrement attention. Elle ne s'en prendra à personne je te le promets.

-...

-Jacob je t'assure qu'il est possible de la ramener. Ce ne sera pas facile, ce manipulateur d'esprit a fait beaucoup de dégâts chez Bella. Il l'a programmée comme on le fait avec un vulgaire ordinateur. Ce sera long et fastidieux avant qu'elle ne retrouve toute son intégrité mentale. La seule chance qu'elle a de s'en sortir est si elle reste auprès de son compagnon et de sa famille. De plus Aro est la personne la plus compétente et la plus adaptée à cette situation.

-...

-Oui bien évidemment. Elle ne sera jamais seule, Démétri et Jasper seront présents à ses côtés.

-...

-Je sais ce que tu en penses mais il est son compagnon, tu as bien vu qu'elle a été incapable de le tuer. C'est une preuve suffisante, même toi tu sais ça. Libère-la maintenant, nous allons nous en occuper.

Les loups que je voyais s'écartèrent et Edward, Démétri et Jasper apparurent dans mon champ de vision. Les dents de Jacob se retirèrent de ma chair et je fus soulagée de son poids qui reposait entièrement sur mon corps. Une fois libre de bouger, je me redressais subitement. Adoptant de nouveau une posture de défense. Une déferlante de sentiments plus apaisants les uns que les autres m'atteignirent de plein fouet. Du calme, de l'apathie, de la léthargie, de la sérénité tant et si bien que j'avais presque envie de dormir, c'était comme si j'avais été droguée, d'ailleurs je me sentais molle, faible, j'avais la sensation que mes jambes n'allaient pas me porter. Je savais que c'était Jasper qui provoquait cela.

-Démétri soutiens-la, elle va avoir besoin d'aide.

-Que lui fais-tu ? Demanda le traqueur une pointe de colère dans la voix.

-Je la garde sous contrôle pour le moment. Nous devons rentrer et nous allons devoir croiser des humains. En plus de son instabilité elle a soif et je suppose que pour son bien-être il va falloir qu'elle reprenne son régime initial sans parler que ça atténuera un peu sa sauvagerie.

J'aurai aimé répondre que je ne voulais pas aller avec eux, mais en plus d'être totalement apathique à cause du pouvoir de Jasper, je ne savais même plus ce qui serait bon pour moi ou non. De toute façon dans mon état que pourraient-ils faire, je n'étais plus bonne à rien, pas capable de rester plus de deux secondes sur un sujet précis. Mes idées allaient dans tous les sens à cause de ces images, de ces souvenirs qui me hantaient, me harcelaient, m'agressaient.

Je sentis les bras de Démétri se refermer sur moi, il me serra tout contre lui et je l'entendis humer mon odeur. Pourquoi faisait-il ça ? Un souvenir me revint en mémoire et c'était un des miens c'était certain, il était unique aucun autre pour venir le controverser.

C'était celui de mon réveil, lorsque cette odeur boisée m'avait submergée. Je me revois en train de fermer les yeux pour flairer ce parfum, afin de m'en imprégner. Je me revois en train de suivre la piste qui m'emmenait droit vers son épicentre, vers lui. Je revivais ce moment de grâce car je me sentais bien et ce parfum me rassurait. J'avais instinctivement fermé les yeux et de nouveau je me laissai envahir par cette fragrance si rassurante, oui c'est ça, elle était rassurante en plus de sentir remarquablement bon. Je sentis une main parcourir mon dos en une tendre caresse, et cela me transporta dans un autre monde, je me sentais presque sereine, rien à voir avec le pouvoir du Major, non c'est ce touché qui me faisait cet effet.

-Je vais aller chasser quelque chose pour Bella, annonça Edward. Il serait plus prudent de maîtriser sa soif jusqu'au moment où l'on rentrera.

Je ne bougeais pas, je ne voulais pas, je voulais rester le reste de ma vie, ici comme ça. Car même mon esprit et tout ce flot continu d'images étaient plus supportables tout contre Démétri. Ma migraine se faisait moins intense ou peut-être devrai-je remercier le Major pour cela. Quoi qu'il en soit je ne voulais pas bouger de peur de rompre cette petite accalmie.

Je l'entendis partir seul, tous les autres restèrent là auprès de nous, mais je ne me sentais pas en danger, pas contre Démétri. Donc effectivement peut-être qu'Aro avait raison, peut-être que je devais laisser mon instinct me guider. Quoiqu'il en soit je ne me sentais bien qu'en présence du traqueur. J'admis enfin cette évidence, je n'allais pas jusqu'à le reconnaître comme mon compagnon car il me faudrait d'autres preuves, je devais en avoir une assurance et surtout en prendre conscience comme je venais de réaliser que je me sentais en sécurité auprès de lui. Mais chaque chose en son temps et surtout un pas après l'autre. Voilà comment il fallait que je m'organise. De plus je ne pouvais pas rester seule, j'en avais conscience, j'étais une menace pour les autres, qu'ils soient humains, vampires ou loups. Je me fondis un peu plus dans les bras de Démétri cet acte lui soutira un soupir de satisfaction qui se répercuta dans tout mon être. Comme si le sentir bien, me faisait me sentir mieux.

-Je vais prendre soin de toi, me chuchota-t-il au creux de mon oreille. Je ne te laisserai plus jamais. Je ne laisserai plus personne te faire du mal, me promit-il doucement.

J'avais l'intime conviction que ses paroles étaient sincères, vraies, et qu'il pensait chaque mot qu'il venait de me dire. Pour seule réponse j'enfouis mon visage dans son cou afin de respirer son odeur, de me noyer dans sa fragrance. Je ne savais pas si les autres nous observaient, je ne savais même pas combien de temps je restai dans ses bras. La seule chose que je savais c'est que j'arrivais plus facilement à gérer la douleur de mon esprit et l'afflux de souvenirs avec sa présence à mes côtés, enfin son corps tout contre le mien serait plus exact.

Edward revint avec un animal vu la puanteur que dégageait ce truc. Mais lorsqu'il s'approcha le venin afflua rapidement dans ma bouche. Sans m'en rendre compte j'avais déjà sauté sur le télépathe, lui assénant un coup de poing qui le fit lâcher ma proie. Il se recula alors que je pris le fauve dans mes mains et qu'avec avidité j'y plantais mes dents, le menaçant de ne pas m'approcher. Je m'étais pourtant nourrie enfin il me semblait que je l'avais fait avant la rencontre. Mais plus rien n'avait de sens et je n'étais certaine de rien.

La bête était déjà morte mais depuis très peu de temps car son corps n'avait même pas eu le temps de refroidir. Lorsque son nectar se déversa dans ma bouche, je sentis ma gorge s'apaiser. Ce qui était étrange car je n'avais pas senti ma soif, mais je supposais que la douleur dans ma tête avait amoindri celle de ma gorge et ma soif était passée au second plan. Je supposais que cette théorie devait être la bonne car Jasper l'avait sentie lui. Une fois ma proie vidée, je me sentis à peine mieux, ma tête me faisait un peu moins mal ce qui, associé avec le réconfort que m'apportait la présence de Démétri, devenait plus ou moins supportable. Bien que je me sente instable et prête à craquer rapidement et pour rien.

-Tu vas mieux ? Me demanda Démétri en se rapprochant de moi de façon à ce que son corps soit collé au mien.

Peut-être avait-il compris que sa « proximité » était ce qui garantissait un certain bien-être et contrôle de ma personne.

-Oui, je pense que ça va mieux.

-Si on rentrait ? Proposa Jasper. Nous devrions profiter du fait qu'elle se contrôle.

Ce qui me fit grogner, j'étais présente et il parlait de moi à la troisième personne comme si je n'étais rien ou pas importante.

-Excuse-moi Bella, je ne voulais pas t'offenser. Te sens-tu prêtes à rentrer ? Me demanda-t-il prudemment.

-Je ne sais pas où aller. Je veux bien vous suivre pour le moment, répliquai-je prudente.

Il hocha la tête, satisfait.

Nous allâmes pour partir lorsqu'Edward se mit à parler. On aurait pu croire qu'il devenait fou lui aussi si nous ne savions pas qu'il pouvait entendre penser les autres. Quel don atroce, ne pas avoir un instant de répit, être toujours obligé d'entendre les pensées de tous ceux qui l'entouraient, toujours du bruit dans sa tête, des images ne lui appartenant pas. Tout compte fait il devait certainement comprendre ce par quoi je passais, il le vivait au quotidien. Non je ne l'enviai pas, définitivement pas.

-Aro a demandé à ce que l'on prépare le jet pour votre retour, déclara le télépathe à haute voix. Il tenait également à vous remercier pour votre aide précieuse.

-...

-Je lui en ferai part et lorsqu'elle ira mieux peut-être viendra-t-elle te voir pour que tu puisses lui expliquer tout ça toi-même.

-...

-Elle ne se déplacera que lorsqu'elle sera capable de gérer ses émotions et son esprit, pas avant. Aro t'a fait une promesse et il la tiendra, ton peuple ainsi que les humains sur votre territoire seront à l'abri des vampires, sois en certain.

-...

-Merci pour tout et rentrez bien, termina Edward alors que les loups quittèrent les lieux rapidement.

Le loup brun s'attarda un instant sur moi, puis il partit à la suite des autres.

Nous prîmes une direction différente. Démétri me tenait la main fermement. Je supposais qu'il avait peur que je ne m'enfuie comme quelques heures plus tôt mais pour une raison que j'ignore à ce moment c'était ce qu'il m'avait semblé le mieux à faire. Maintenant le mieux pour moi était de le suivre, telle était la sensation que j'avais. Pourtant il n'y avait pas eu d'événements qui auraient pu m'influencer hormis le fait que le Quileute voulait me tuer. Peut-être le fait de réaliser que sa présence arrivait à m'apaiser et m'aidait à gérer mes migraines et mes troubles. Quoi qu'il arrive pour l'instant ma priorité était de retrouver une sérénité d'esprit et il semblait que cela passerait obligatoirement par un passage chez les Volturi.

Environ six mois plus tard.

-Bien Isabella, je pense qu'on a enfin fait le tour de la question. Comment te sens-tu ? Me demanda Aro en fin de séance.

-Je vais bien je veux dire que je n'aie plus eu de migraine depuis pratiquement deux mois. Que je n'aie plus eu d'accès de folie depuis environ la même période. Je pense que j'ai pu remettre tous les événements de ma vie en ordre. Je pense que je vais bien. Et toi qu'elle est ta conclusion? Lui demandai-je prudente.

-Je pense que tu vas très bien et qu'à ce stade je peux te considérer comme guérie.

-Tu le penses sérieusement ? Lui demandai-je avec un soulagement intense.

-Oui cela fait quelques séances que je le pense mais j'attendais de voir ce que ça donnerait avec un peu de temps. Tu as retrouvé toutes tes capacités de raisonnements, de logique, toutes tes capacités cérébrales également. Maintenant il ne reste qu'un sujet pour que tout aille comme cela devrait l'être.

-Je vois de quoi tu veux parler, lui répondis-je penaude.

-Tu dois rattraper ce qu'il s'est passé. Il est temps maintenant, il en a besoin.

-Je sais mais c'est tellement difficile, j'ai peur.

-De quoi as-tu peur ? Que risques-tu ?

-Aro tu sais ce qu'il s'est passé. La façon dont je l'ai repoussé lorsqu'il s'est montré plus entreprenant. Comment veux-tu qu'il ne m'en garde pas rancune ? Et toutes ces choses affreuses que je lui ai dites.

-Tu sais ce n'est pas avec ça qu'il a le plus de mal. Ce qui le fait souffrir davantage c'est la façon dont tu t'es détachée de lui au fur et à mesure que tu as réussi à gérer tes migraines. Il a l'impression de n'avoir été qu'un faire valoir. En plus votre relation est à ce jour la plus compliquée de l'histoire des âmes sœurs si tu me permets. Il souffre énormément de ne pas avoir accès à toi, de ne pas pouvoir partager ses états d'âmes, de ne pas pouvoir te serrer contre lui. Je pense qu'il est temps pour vous deux de vous retrouver et d'être enfin de véritables âmes sœurs. Tu n'as pas à avoir peur, il est ton compagnon, il n'y a rien qu'il ne ferait pas pour toi. La preuve il gouverne à ta place depuis pratiquement un an et tu sais que ce n'est pas ce qu'il apprécie le plus, c'est une véritable corvée pour lui mais il s'en acquitte sans rechigner.

-Oui je pense que je lui dois bien ça, acquiesçai-je.

Ce n'était pas que je ne voulais pas me rapprocher plus tôt, mais j'avais été si atroce avec lui, la dispute avait été si violente que je ne savais plus comment rattraper la situation. Cela faisait deux mois que nous nous parlions à peine. Deux mois que j'avais enlevé toutes mes affaires de l'appartement que nous occupions tous les deux pour me réfugier dans ceux que je partageai avec Caïus et je crois que ce geste fut notre véritable rupture.

Il éprouvait une profonde haine pour Caïus et ce même dans la mort. Il lui reprochait toujours de venir me hanter. Comment lui donner tort ? Il avait raison, Caïus était toujours dans mon esprit chaque jours je lui dédiais des moments entiers où je me replongeais dans nos souvenirs. Mais il avait été si important pour moi, je ne pouvais tout simplement pas le chasser de mon esprit. Cependant cela faisait quelque temps maintenant que je l'avais remisé à sa véritable place. Celle de premier compagnon, de créateur, mais plus à celle de Démétri. Car j'avais bien conscience que c'était ce que me reprochait mon compagnon. C'était à cause de ça que nous nous regardions à peine lorsqu'il nous arrivait de nous croiser depuis ces deux derniers mois.

J'avais mal, c'était horrible. J'étais une mauvaise femme, une mauvaise compagne. Je ne savais plus comment faire pour rattraper la situation. Elle me paraissait tellement inextricable.

-Vas le voir, excuse-toi et sois tendre avec lui. Il le mérite et il en a besoin. C'est à toi d'agir pour qu'il aille mieux, tu dois lui retourner cette attention Isabella, me conseilla Aro.

-Je vais aller chasser et je pense que j'irai voir Démétri en revenant, déclarai-je à mon frère en me levant. Une chose avant de partir. J'aimerai retourner à Forks. Je voudrais aller voir mon père et je pense que j'ai aussi besoin de parler à Jacob pour qu'il m'aide à replacer certains de mes souvenirs. Je pense que je dois également le remercier pour ce qu'il a fait pour moi après la mort de mon père et lui montrer qu'il a eu raison de faire confiance à Edward et de m'épargner.

-Oui, un petit voyage avec Démétri en cette période serait tout indiqué. Je suis favorable à cette idée, me rétorqua-t-il. Lorsque tu reviendras je pense que nous serons dans la salle d'audience, conclut-il en ouvrant la porte de son bureau.

Je passais devant lui pour entrer dans ses appartements. Sulpicia était affairée sur ses travaux de broderies. C'était quelque chose qu'elle aimait particulièrement. Arrivée à sa hauteur, je me penchais pour déposer un baiser sur sa joue et me permis de commenter.

-C'est très joli.

-Merci. J'ai entendu ce que vous vous êtes dit concernant Démétri. Ne tarde pas, il souffre, m'indiqua-t-elle sans prendre de gants.

-Je vais tenter d'arranger ça, lui répondis-je honnêtement. Elle délaissa son œuvre et déposa sa main sur ma joue.

-Je sais que tu le feras. Il me tarde également que tu reprennes ta place, bien que ta présence à mes côtés me manquera durant la journée. Mais je pense qu'il est temps que notre Reine remonte sur son trône et que tout revienne comme c'était avant.

-Je le souhaite également, j'ai besoin de retrouver une utilité, une normalité et même les plaintes de nos sujets me manquent, ajoutai-je amusée.

Ce qui fit sourire Sulpicia et Aro. Ce dernier embrassa son épouse avant de quitter l'appartement.

-À tout à l'heure Isabella. Ne tarde pas ! Me conseilla-t-il en partant vraiment cette fois.

-Je te laisse Sulpicia, Rosalie arrive et je dois aller chasser.

-Bonne chasse et bonne chance, me répondit-elle avant de retourner à son occupation.

J'ouvris la porte en même temps que Rosalie arriva. Elle se décala me gratifiant d'un sourire.

-Où allons-nous ? Me demanda ma sœur.

-Nous allons chasser, lui répondis-je. Elle hocha la tête et m'accompagna.

Lorsque je fus bien repue, je m'installai au pied d'un arbre. Rosalie n'était pas loin et je savais qu'elle allait me rejoindre. Elle arriva et se tint debout attendant que je me lève et que nous rentrions. Il y avait bien longtemps que je ne m'étais plus posée ainsi après l'une de mes chasses. C'était autrefois un moment que j'affectionnai particulièrement mais avec les événements qui s'étaient produits récemment j'avais eu du mal à ne pas paniquer. Une fois sustentée je rentrai immédiatement sans perdre de temps. J'avais même les premiers temps demandé à Aro qu'il envoie Rosalie ou Jasper chasser pour moi car je n'osai plus sortir du château. Mais avec le temps j'avais réussi à surmonter mes craintes et aujourd'hui était la première fois depuis mon enlèvement que je venais chasser avec seulement un garde et que je me permettais également de profiter d'un peu d'isolement, de tranquillité.

-Assieds-toi Rose, lui demandai-je. Elle s'exécuta. Sais-tu ce que m'a dit Aro aujourd'hui ?

-Non je ne sais pas, répondit-elle.

-Je suis guérie, je suis « enfin » guérie, lui annonçai-je heureuse. Elle me regarda un sourire aussi satisfait et heureux que le mien.

-Je suis contente, vraiment. Mais je ne doutais pas que vous...

-Nous sommes entre nous Rose. Garde le protocole lorsque nous sommes en public, mais entre nous tu peux agir normalement.

-Je suis heureuse pour toi. Mais je savais que tu y arriverais, je n'en ai pas douté une seconde, m'avoua-t-elle. Je savais qu'elle disait la vérité.

-Je pense que tu étais la seule alors, parce que même moi je doutais de mes chances et de ma volonté.

-Non je n'étais pas la seule, tous nous y avons cru. Tu as une force de caractère incroyable Bella, il ne pouvait pas en être autrement.

Après un silence agréable où je profitais des quelques rayons de soleils qui vinrent se répercuter sur mon visage. Elle brisa le silence en posant la question qui devait la travailler depuis bien longtemps, la connaissant.

-Que comptes-tu faire concernant Démétri ? Me demanda-t-elle.

-Je vais essayer d'arranger les choses, même si je ne sais toujours pas comment je vais m'y prendre. Je lui ai fait du mal, beaucoup de mal et notre dernière dispute a été terrible. Nous nous sommes dits des mots qui nous ont blessés, des choses affreuses et je ne suis pas sûre qu'il accepte de faire machine arrière. Je pense que cette dispute a vraiment cassé quelque chose entre nous, lui expliquai-je avec honnêteté.

-Il est vrai que s'entendre dire qu'il n'est pas à la hauteur de Caïus n'était pas vraiment très intelligent Bella surtout lorsque l'on connaît la rancœur qu'il nourrit envers ton créateur.

-Je sais mais s'entendre dire que je ne suis pas la compagne qu'il lui fallait n'a pas été très plaisant non plus.

-Je sais vous vous êtes dit beaucoup de choses qui vous ont dépassées, des mots atroces qui ont pris des proportions dramatiques. Mais je pense qu'il faut que tu te montres honnête avec lui mais avec toi-même également. Tu n'en serais pas ici sans lui et tu le sais.

-Bien sûr que je le sais, comme je sais également que je l'aime et qu'il est mon compagnon. Mais j'ai peur. Et s'il me rejetait pour de bon cette fois, si je fais le premier pas et qu'il me repousse ?

-Tu n'as pas le choix, tu es obligée de te mettre en danger Bella. Tu lui dois, il a mis beaucoup de son amour propre de côté pour toi, son orgueil en a pris un sacré coup. Ne l'oblige pas à faire le premier pas. Je t'aime ma sœur et tu le sais, mais c'est à toi d'y aller, c'est à toi de prendre le risque du rejet cette fois.

-Je sais, répondis-je piteuse. Nous allons y aller et pendant que j'y suis. Peux-tu réserver le jet ? Nous partirons pour Forks ce soir. Si tu pouvais avertir Félix et Jasper également. Je vais voir avec Aro si Alec peut nous accompagner. Un peu de vacances pour tout le monde nous fera le plus grand bien.

-Est-ce que Démétri sera du voyage ?

-Je l'espère Rose, je l'espère, répondis-je avec espoir alors que je reprenais la direction du château.


(N/R L : je me disais aussi c'est trop simple, je dis ça pour le rapprochement de Demetri et Bella, ils ne sont pas croyables ces deux là ! C'est je t'aime moi non plus, pfff !) N/A: Ben oui ce serait trop facile lol :)

n/htray : Tout du long, franchement, j'ai eu envie de la plaindre… il lui ont volé ses souvenirs, implantés d'autres, Athénatrucmuche excuse-moi du peu mais c'est une sacré salope ! N/A: Je plussoie :) mais il en fallait une pour cette histoire. Ça ne peut pas être Alice à chaque fois sinon ce serait trop prévisible lol...

Et puis Démolitor franchement il est parfait^^ Bon si j'avais pas déjà dans mon cœur le Major et Edichou j'aurai éventuellement pu lui faire une chtite place, surtout que je pourrais vraiment sans problème le traiter avec plus de respects et d'égards que son altesse royale, mais malheureusement, mon cœur n'est pas extensible et déjà bien rempli d'un sandwich fort sympathique… (longue phrase hein ?) N/A: Je comprends, bien que je passe mon tour pour Edich... Non je peux pas! Désolée même l'écrire c'est au dessus de mes forces :p lol... Pour moi il y a bien évidemment le Major, ensuite Démétri, Alec et Peter ahhh! mon beau Peter... Faudrait un jour que je lui dédie une histoire à lui :)

Donc tout ça pour dire que franchement j'ai eu envie de la plaindre… au début ! Parce qu'après mais quelle tête de mule fuyante c'est pas croyable ! N/A: J'ai cru comprendre ça lol

Elle comprend pas… elle se casse ! Oui là j'avoue c'est une option de facilité :)

Elle est pas d'accord… elle se casse ! Là c'est pour prendre du recul :) Car si elle est comme moi (:p) Elle doit certainement être incapable de cogiter normalement devant la personne qui la contrarie :) lol

Elle se dispute… elle déménage ! Là c'est pour appuyer sa colère et montrer à quel degré elle est mécontente :)

Non mais super mature quoi ! Et elle est Reine ? Pffffffff ! N/A: Re-Pffffffff mdrrr

Sinon ma belle, je suis toujours et encore, en espérant que ça ne cesse jamais, prise à fond dans ma lecture… j'arrive même pas à décrocher pour aller écrire les miennes et ça me tue de savoir que j'ai l'épilogue à portée de clic mais que si je le fais maintenant je vais probablement me faire disputer par ma Co' d'amour… alors bon ben je vais éviter ! (tu vois, attitude mature, je ne veux pas me disputer, je ne me dispute pas… et non pas je me dispute avant de prendre la fuite^^) N/A: T'as pas compris c'est pour mieux se retrouver et se rabibocher sur l'oreiller. Moi j'adore les disputes :)

En plus de ça, j'ai bien envie de faire durer le plaisir… ben oui parce qu'après l'épilogue c'est fini ! (ouais je sais je suis super logique !) Ce que je veux dire c'est qu'après y a plus… et même si Démolitor n'est pas aussi sexy que Jazzou ou Edichou je m'y suis quand même attachée mine de rien… N/A: Euuuhhh tu fais comme tu veux pour le puceau mais ne dévirilises pas mon Major steuplait :)... Y a déjà bien assez à faire avec sa femme qui l'émascule littéralement lol... Pour Démolitor je le trouve sexy moi :) Et t'inquiètes pas je vais bien m'en occuper ;)

Bisous bisous^^

O0O0O0O0O0O

Les délires de Bêta htray:

-Isabella, Démétri si vous pouviez revenir parmi nous quelques instants, déclara-t-il sur le ton du badinage. (n/htray : oui papa !) N/A: Tu sais que c'est exactement la réplique que j'avais en tête lorsque j'ai écrit ce passage mmdrrr

Je ne savais plus quoi penser, que ce soit de la situation, de lui ou de Marcus. ( …) Toujours dans cette même salle, je le voyais intervenir pour tenter de me protéger d'un Caïus en colère apparemment.(n/htray : quoi je disais hier ? pas possible qu'il ait fait ça, beaucoup trop mou et endormi ! *se tapote la tête fière d'elle*) N/A: Fais gaffe de pas taper trop fort, je vais encore avoir besoin de toi lol

-Non mais franchement tu es encore plus naïf que je ne le pensais. Comment as-tu fait pour survivre jusqu'à aujourd'hui ? Cela relève du miracle. Tu sais pourquoi il vient de t'accorder ce que tu souhaitais ? Lui demanda-t-elle narquoise.(n/htray : elle est malade celle-là ! gravement atteinte !) N/A: Tu comprends pourquoi Caïus était aussi atteint? C'est une tare génétique qu'elle lui a transmis. Pour Démolitor si tu te poses la question, elle l'a loupé lors de sa transformation ;)

-C'est une page qui se tourne, répondit-il. (…)Seuls tes nouveau-nés se battront mais avec Alec et le Major, ils ne nous inquiéteront pas même dix secondes. (n/htray : SURTOUT avec le Major ! Allez Athénamachintruc vas-y continue comme ça j'aurai un bout du Major en action ! *frétille d'impatience… et d'excitation !* N/A: Mdrrr... quel adjectif est plus intense que dépité? Parce que je commence à manquer de synonyme là :p

-J'ai un autre atout dans ma manche Aro. J'ai un plan B et même un plan C, mais je dois avouer que je ne sais pas encore pour lequel je vais pencher, le nargua-t-elle alors que son compagnon vint se coller à elle. (n/htray : le Major ! le Major ! le Major ! C'est abusé si je refais le coup de la pom-pom ?) N/A: non pas vraiment... mais on va croire: Petit a:/ Que tu es une girouette... Petit b:/ Que tu manques d'imagination et d'originalité :p

J'étais pratiquement inerte tout comme Marcus.(n/htray : ah la limace… j'ai tendance à l'oublier cuilà…) N/A: Ben mon t'it Marcus apathique … pffff quelle correctrice tu fais j'te jure...

Ce corps était celui d'Alec. (n/htray : non non non t'as pas osé ?) N/A: Siiiiiiiii! Bon c'est pas comme si je le tuais véritablement, il est déjà à moitié mort d'une part et en plus ils sont livrés avec de la super glu/venin en série ...

-Je m'en occupe, lança Edward s'élançant dans la même direction que les compagnons malfaisants.(n/htray : Vas-y Eddichou \O/) Mouais je te laisse faire la pomme... euh pompom toute seule là :p

-Félix vas l'aider, dicta Démétri à son tour. Ce dernier ne répondit pas et partit à la suite du télépathe. (n/htray : lui j'ai toujours du mal à savoir c'est qui… c'est le gros balaise-armoire-à-glace qui a pas de cou c'est ça ? ô_O) N/A: Mouais le grand, gros, costaud « sans cou » je sais pas (j'ai pas vu le dernier Twilight donc je sais pas et me rappelle plus à quoi il ressemblait dans le 2 :) )

Marcus et moi, aucun jeune ne put nous atteindre.(n/htray : Bon il est où le Major merde !) N/A: Tu es une obsessionnelle compulsive. Tu le savais?

J'avais perdu la mémoire lorsque j'étais humaine et maintenant en tant qu'immortelle mes « nouveaux souvenirs » étaient altérés. Serait-ce là une fatalité dans ma vie ? (n/htray : ben c'est qu'elle nous ferait presque un tite dépression la Reine…) N/A: Ben c'est un peu compréhensible je pense... Même moi je la plains lol.

Tout rentrait apparemment dans l'ordre. (n/htray : Mais que fait le Major ? t'es vraiment pas cool de me frustrer comme ça sérieux !) N/A: Regarde comment j'ai honte de moi, je culpabilise à fond... *comment ça tu vois mon sourire qui s'étend d'une oreille à l'autre* :D

Aro se détacha avec Jane et Santiago et s'avança à la rencontre des deux prisonniers. (n/htray : oki c'est bon je fais la grève et tu posteras l'épilogue sans corrections ! Non mais ! Bon à moins qu'ils se fassent une petite partie à trois… mhummmm le Major, Démolitor et bon son altesse royale accessoirement…) N/A: Ok j'ai compris c'est pour ça que tu ne me l'avais pas envoyé ce chapitre là ! Lol

Mais un jour tu tomberas sur quelqu'un de plus malin que toi Aro. Le seul regret que j'ai c'est que je ne serais plus de ce monde pour le voir. (n/htray : trop perspicace la donzelle !) N/A: qui utilise encore ce mot « donzelle » et toi qui te fous de la gueule de Sulpicia mmdrrr

Et contrairement à ce que tu peux penser, Caïus avait ces qualités,(n/htray : bien enfouies alors…)(N/A: Effectivement mais il était bien mon Caïus... Il me manque à moi :) ) qu'il ne dévoilait jamais ouvertement certes,(n/htray : mdr les grands esprits se rencontrent !) (N/A: heureusement qu'il s'agit d'Aro et non de Marcus mddrrr)

Après quelques secondes d'hésitation où je pus étudier rapidement la situation, je décrétai de partir, de fuir, je devais essayer de savoir où j'en étais et savoir qui j'étais réellement afin de savoir ce que je ferai de mon avenir, si avenir j'avais.(n/htray : c'est une manie chez elle la fuite ! et moi qui croyais que c'était un truc typiquement masculin !)(N/A: vu que je suis l'auteur je dis c'est normal, moi je n'ai grandi qu'avec des hommes, pas d'autre fille que moi dans ma génération lol)

-Attrape-là ! Cria Jasper. Elle tente de s'enfuir ! Il était trop tard car je venais de le passer lui décochant un coup de poing qui l'étala.(n/htray : GIRL POWER !) N/A: Mdrrrrr

Par contre à ma plus grande surprise, les loups ne me pourchassèrent pas, au contraire ils s'opposèrent aux Volturi. (n/htray : WTF ?) N/A: Les chiens sont fidèles à leurs maîtres :p

Un homme principalement revenait sans cesse, un humain moustachu dans une cuisine, il n'était pas typé celui-là. (n/htray : c'est ton père banane ! Papa Charlie ! :D ai-je déjà dit combien j'aimais papa Charlie ?) N/A: J'avais cru comprendre, bien que je ne sais pas pourquoi... Dans le genre j'en fais le moins possible il se pose là. Si je suis méchante il regarde tous les matchs de foot du monde vu le temps qu'il passe devant sa télé mdrrr... De plus je le trouve très crédule pour un flic mais bon ce n'est que mon avis lol...

-Oui bien évidemment. Elle ne sera jamais seule, Démétri et Jasper seront présents à ses côtés.(n/htray : oh oui oui oui !) N/A: ahahahahaha! Tu perds pas le nord toi ;)

Du calme, de l'apathie, de la léthargie, de la sérénité tant et si bien que j'avais presque envie de dormir, c'était comme si j'avais été droguée, d'ailleurs je me sentais molle, faible, j'avais la sensation que mes jambes n'allaient pas me porter. Je savais que c'était Jasper qui provoquait cela.(n/htray : Jasper arrête de le faire avec Marcus ! j'ai compris pourquoi il était si mou c'est Jasper qui lui fait ça !) N/A: J'y avais pas pensé, c'est pas con! Suis pttddrrrr

Sans m'en rendre compte j'avais déjà sauté sur le télépathe, lui assénant un coup de poing qui le fit lâcher ma proie.(n/htray : pauvre Edichou, viens, viens voir maman, elle va soigner tes bobos^^) N/A: oui va la voir elle lol

Comment veux-tu qu'il ne m'en garde pas rancune ? Et toutes ces choses affreuses que je lui ai dites. (n/htray : *secoue la tête dépitée* mais qu'est-ce qu'elle a fait ENCORE ?) N/A: J'adore ton ENCORE...

Deux mois que j'avais enlevé toutes mes affaires de l'appartement que nous occupions tous les deux pour me réfugier dans ceux que je partageai avec Caïus et je crois que ce geste fut notre véritable rupture. (n/htray : la fuite encore et toujours…) N/A: ^^

Je passais devant lui pour entrer dans ses appartements. Sulpicia était affairée sur ses travaux de broderies. (n/htray : des milliers d'années d'évolution et elle nous la joue femme des cavernes avec sa broderie ! Sulpicia ou comment régresser en quelques lignes !) N/A/ Elle a ses petites manies et pis c'est reposant la broderie :) je dis ça mais c'est comme la pêche pour moi, j'ai pas la patience :)

O0O0O0O0O0O

Voilà qui sonne la fin. L'épilogue vous donnera toutes les réponses aux questions qui subsistent toujours. J'espère que ce chapitre vous aura donné satisfaction. Je vous souhaite une bonne fin de semaine et un bon week-end.

À mardi.

Beti.