Bonjour à tous !
Voici la suite, j'espère qu'elle vous plaira.
Chapitre 36 : Le destin d'Eowyn
Sayaka soupira bruyamment, exprimant sans réserve ce que Théoden retenait de faire.
Le roi avait ordonné à ses émissaires de porter des messages à ses vassaux, afin de réunir l'essentiel de ses troupes à Dunharrow.
La falaise puissamment fortifiée surplombait une vaste plaine verte. Du moins, elle était verte en temps normal, mais aujourd'hui, elle était d'un blanc jaunâtre, couverte par des milliers de tentes, abritant l'armée et les entrepôts improvisés qui étaient perpétuellement alimentés par tous les convois de ravitaillement.
Malheureusement pour le roi du Rohan, le système féodal sur lequel reposait son pouvoir se fondait sur un accord entre le monarque et ses vassaux. Le souverain recevait l'hommage des grands seigneurs, en échange du respect de privilèges. Tous les grands seigneurs du royaume essayaient d'obtenir le maximum d'autonomie et plus d'un ambitieux avait songé à profiter de la maladie du roi pour essayer d'obtenir des concessions, heureusement rejetées par Grima. Bien évidemment, Théoden savait que Grima n'avait agi que parce qu'il convoitait lui aussi le trône et qu'il ne comptait pas affaiblir sa future position.
Si Théoden était le roi du Rohan, il avait la désagréable impression de se sentir absolument ompuissant, dépendant de la bonne volonté de ses vassaux.
- Combien à t'on réuni d'hommes jusqu'à maintenant ? demanda le roi à ses généraux qui étaient périodiquement informés et lui faisaient leurs rapports.
- Six-mille, répondit Théodred. Le Snowbourne n'a rien envoyé.
A ce moment, Sayaka sentit son sang ne faire qu'un tour.
- On devrait tous les faire pendre, ces traîtres ! enragea t-elle en serrant le poing.
Le roi eut un sourire amer, alors que la fougue de la jeune fille lui rappelait son passé. La jeune fille était d'assez bon conseil, sans compter qu'elle était généralement plus réfléchie que sa camarade à la crinière aussi flamboyante que son caractère.
Bien qu'il n'ait pas l'habitude de laisser des dames assister à des réunions militaires, l'étrangère magicienne était un atout et en bon stratège, il n'allait pas rejeter un avantage, surtout que la jeune fille savait se faire discrète.
Sa soudaine réaction était exceptionnelle, mais il pouvait la comprendre, étant donné qu'elle valorisait la loyauté et le respect de la parole donnée.
- Je ne peux guère exécuter tous mes vassaux, répondit-il avec le ton las. Ils ont leurs frontières à défendre et doivent avoir leurs raisons.
La fière japonaise renifla de mépris. Pour elle, c'était de la trahison, ni plus, ni moins.
- Tokugawa Ieyasu les aurait fait bouillir, marmonna t-elle.
- Cet homme ne devait pas être le genre de personne avec qui il fallait tergiverser, s'amusa le prince héritier.
- Non, en effet, s'amusa Sayaka. Il a transformé un petit clan en une armée lui permettant d'unifier mon pays après deux siècles de guerres civiles. Il considérait la ruse et la violence comme les fondements d'un empire fort. Il n'a pas hésité à exécuter sa première femme et son fils, pour asseoir son propre pouvoir. Il l'a regretté, mais il a fait ce qu'il fallait. L'honneur et l'intérêt du clan en dépendaient.
Sayaka laissa sa phrase planer, avant de regarder le roi et de sourire.
- Mais nous ne sommes pas à un tel état de délabrement dans votre royaume, tempéra t-elle. Au moins, vous savez à qui faire confiance et qui possède assez d'honneur pour respecter une parole donnée.
- Je sais à qui me fier, ajouta Théoden. Je vous demande si vous serez avec moi.
- Je resterais à vos côtés, répondit Sayaka. Je lutterais contre le Mordor, parce que c'est ce qu'il y a de bien et d'honorable à faire. J'affronterais les Sorcières, parce que c'est mon travail et je lutterais contre Akemi, parce que veux protéger mon amie.
La justicière resta silencieuse, pensive, avant de sourire.
- En fin de compte, malgré les différences culturelles, nous sommes semblables. Nous ne reculerons pas.
- J'ai confiance en mes hommes, renchérit Théoden, je sais qu'ils feront l'impossible.
- Ils ne se battront pas uniquement parce que c'est ce que leur dicte leur honneur, conforta Sayaka. Ils se battront, parce qu'ils ont l'espoir de gagner, parce qu'ils croient en vous et parce qu'ils ont confiance en vous.
Sayaka salua le monarque, avant de se retirer hors de la tente. La jeune fille pouvait avoir un certain franc parler, mais elle essayait de remonter le moral global en disant une part de vérité. Elle faisait partie de ces gens qui donnaient des conseils sans enrober leurs paroles de miel et sans masquer la vérité.
La vérité n'était pas toujours plaisante à entendre, mais elle avait l'immense avantage de permettre d'y voir clair. Lorsque l'on savait à quoi s'attendre, l'ennemi était dépouillé de l'angoissant prestige provoqué par l'inconnu.
L'autre qualité de la jeune fille, bien qu'elle soit sujette à la fougue commune aux adolescents, était son honnêteté. Rares étaient les conseillers à se permettre autant de franchise, puisque Théoden devait admettre que beaucoup de monarques aimaient à s'entourer de serviles flatteurs et que beaucoup de souverains avaient rabroué et rejeté des conseillers au parler un peu trop franc.
Sayaka avait également un don pour sentir lorsque ses services étaient appréciés. Elle avait fait une élégante sortie, se retirant lorsqu'elle avait compris que l'essentiel avait été fait et que l'on n'aurait plus besoin d'elle avant un moment. Elle ne voulait pas être trop intrusive et sentait que le monarque allait requérir un petit moment de calme, avant de se remettre à discuter de stratégie.
Théoden et ses généraux finirent de classer les documents qu'ils avaient étalés sur la table, listant les régiments disponibles et faisant l'inventaire des stocks de provisions.
Le roi observa distraitement un rapport, repensant à la mort de Grima.
Le Rohan était un pays avec une tradition orale. Grima avait commencé à mettre en place un système d'archives et de notes, qui s'avérait fort utile en ces heures troublées.
Quel dommage que cet être se soit laissé corrompre si facilement.
Grima avait eu le défaut de naître pâle, brun et chétif, dans un pays où les hommes robustes bronzés et blonds étaient perçus comme des modèles de beauté.
Son conseiller avait toujours été rabroué, rejeté au second plan, puisque tous mettaient en avant la vaillance et la force, plutôt que l'organisation et l'intelligence.
Tout le monde avait sous-estimé et méprisé Grima. Théoden se demanda si ce n'avait pas été ce dédain constant, plus que la faiblesse de l'homme, qui avaient facilité sa trahison.
Saroumane avait du profiter de l'occasion et avait offert au petit homme brun ce qu'il voulait entendre, manipulant Grima.
Quel gâchis, songea le roi. S'il avait été plus prévenant, il serait peut-être en compagnie d'un conseiller loyal, efficace et terriblement organisée à cette heure.
Enfin, il était inutile de ressasser le passé et de songer à un avenir qui n'existerait plus.
Le souverain observa les battants de toile s'agiter légèrement, alors que le parfum de vanille de la jeune fille s'attardait dans la tente.
- Elle ressemble à ma nièce, ne trouvez-vous pas ? demanda le monarque en se tournant vers son adjoint, Gamelin.
- Sur certains points, c'est indéniable, votre majesté. Elle est franche et même les figures d'autorité ne l'impressionnent pas. Elle sait être respectueuse, mais ne réserve ce respect qu'à ceux qu'elle juge dignes de l'être. Elle est également franche et semble intègre, agissant avec sa conception de l'honneur. J'ai pu assister à ses efforts lors de la défense du Mur du Gouffre de Helm et je dois avouer qu'au combat, elle est redoutable. Ses talents de bretteuse sont impressionnants, de même que son endurance.
- Ce qui me chagrine, ajouta alors le roi en faisant part de ses craintes, c'est qu'elle pourrait avoir une mauvaise influence sur Eowyn.
- Sauf votre respect, poursuit l'intendant, votre nièce est déjà très indépendante. Elle n'a pas eu besoin de la Dame Sayaka pour vouloir agir comme un chevalier. Je sais que vous souhaitez la protéger et, pour avoir également un fils, je comprends parfaitement vos craintes. Chaque parent veut protéger ses enfants, mais il arrive un jour où ils prennent leur envol. Viendra peut-être un jour où elle voudra prouver sa valeur et sa frustration dépassera l'envie d'obéir à vos ordres. Ou peut-être qu'elle taira ses désirs et qu'elle vous obéira, emplie d'amertume. Je ne suis ni prophète, ni devin.
Théoden lui fit un léger signe de la tête, avant de se concentrer sur le document posé devant lui. Il l'observa, tentant de s'intéresser à toutes ces informations, mais n'arrivait pas à se focaliser sur l'impérieuse nécessité de gérer ses effectifs.
- Théodred, interpella t-il alors avec un ton inhabituellement las, allez chercher votre cousine et dites-lui de venir dans les plus brefs délais.
Son fils obéit et alla chercher Eowyn, qui était probablement dans sa tente.
Il revint bientôt en compagnie d'Eowyn, qui le salua comme le dictait le protocole.
A ce moment,Théoden congédia tout le monde, y compris ses gardes. Il resta seul, en compagnie de sa nièce.
La belle blonde au port altier resta de marbre devant son seigneur, se demandant ce qui justifiait une telle convocation et surtout pourquoi son oncle avait agi avec tant de formalisme, usant d'une convocation officielle.
- Assieds-toi, lui demanda t-il en lui indiquant un siège confortable.
Théoden prit place à coté d'elle, au lieu de se placer de l'autre côté de son bureau de travail, comme l'aurait pourtant voulu les conventions.
Il regarda sa nièce, vêtue d'un pantalon et d'une tunique, au lieu de ses traditionnelles robes, qui n'étaient guère aisées pour voyager.
Le vieil homme savait que sa nièce était un homme dans le corps d'une femme. Celui qui prétendait que la place des femmes était à la maison était un imbécile, mais s'il avait compris que les femmes étaient aussi compétentes que les hommes, les traditions et les préjugés avaient la vie dure.
Eowyn voulait prouver sa valeur. Elle était prête à risquer sa vie et à se mettre en danger, afin qu'on la voie comme une guerrière et pas juste comme la femme fragile qu'elle n'était plus.
Sa nièce était une princesse et voulait agir pour son pays, avec la fougue patriotique battant dans le cœur de tous les souverains de la maison royale.
- Je t'ai demandé de me rejoindre, commença t-il, parce que je voudrais te donner une mission à accomplir pour moi.
Sa nièce resta à l'écoute, mais l'étincelle dans ses yeux indiqua qu'elle se sentait honorée d'avoir à assumer une mission importante. Il avait réussi à capter son attention, alors il devait bien choisir ses mots.
- Nous allons chevaucher vers le Gondor dès demain, à l'aube. J'ai de nombreuses craintes quant au déroulement et au succès de cette bataille. En conséquence, je veux obtenir toutes les assurances pour m'assurer du bon fonctionnement de notre royaume, même si je devais mourir. J'ai longuement réfléchi en compagnie de mes maréchaux et de mes intendants et j'ai pris ma décision. Je veux que tu retournes à Edoras et que tu gères les affaires du royaume. Le peuple te devra obéissance absolue en mon absence. Si jamais il devait arriver malheur, poursuivit-il, tu es la troisième dans la ligne de succession du trône.
Sur ces mots, il lui tendit une tablette de cire, ainsi qu'un rouleau de parchemin signé par sa main et scellé de multiples cachets.
- Nous, lut-il d'un ton régalien, Théoden, fils de Thengel, roi du Rohan et Seigneur de la Marche, sommes préoccupés par la destinée de notre royaume.
Après avoir consulté les princes de Notre sang, les officiers de la Couronne et autres grands, nous avons par cet Edit perpétuel et irrévocable, dit, déclaré et ordonné, disons, déclarons et ordonnons ce qui suit : « En notre absence, la régence du royaume sera confiée à notre parente, Eowyn, fille d'Eomund.
Si Nous, roi du Rohan, devions périr au combat, de même que Notre Fils, Théodred, le Prince Héritier et Notre neveu, Eomer, le Troisième Maréchal du Riddermark, Nous décrétons que Notre nièce, Eowyn, fille d'Eomund, soit investie du titre de Roi du Rohan, avec toutes les prérogatives et les devoirs incombant à sa fonction.
Donné à Dunharrow, le 9 mars de l'an 3019 du TIers Age, de notre règne, le trente-neuvième. »
En dessous de la signature du roi, les autres grands du royaume avaient également apposé leur marque, signifiant leur approbation de ce document qui modifiait radicalement les lois de succession et marquait un changement de mentalité absolument incroyable.
Visiblement, le spectacle donné par les deux magiciennes avait choqué beaucoup des combattants lors de la bataille du gouffre de Helm. Leur force et leur violence avait impressionné tous ceux ayant pris part au combat et peu désiraient vraiment les avoir comme ennemies.
Ensuite, elles avaient cette capacité à séduire les gens. Kyôko s'était faite remarquer par sa résistance à l'alcool et ses joutes verbales incisives, des talents particulièrement mis à l'honneur lors du banquet donné par le roi après sa victoire au gouffre de Helm.
Quant à Sayaka, son attitude honorable et déterminée, ainsi que sa sincérité et son désir d'apporter le plus d'aide possible, avait touché ceux sensibles aux idéaux défendus par la justicière.
Ce changement suggéré par Théoden avait trouvé un certain écho parmi les grands et Eowyn ne savait pas quoi dire.
Une telle décision était très choquante et elle resta silencieuse.
Son oncle lui tendit le document, ainsi qu'une tablette gravée du même message.
La jeune fille accepta les documents, se rendant compte que son oncle lui tendait les pleins pouvoirs. La destinée du Rohan était littéralement entre ses mains.
La princesse guerrière resta choquée, mais elle resta digne. Seul un léger frémissement dans sa main trahit son inquiétude.
Théoden lui sourit, saisissant les doigts pâles de sa nièce.
- J'ai confiance en toi, félicita t-il. Tu ne m'as jamais déçu, ajouta t-il pour la soutenir.
La princesse sembla un peu plus sûre d'elle-même. Elle salua son oncle, avant d'être autorisée à se retirer.
Théoden s'autorisa un petit sourire, le cœur soulagé d'avoir pu se délester de ce fardeau.
Grâce à ce stratagème, il savait sa nièce en sécurité. De plus, elle était l'une des rares personnes en qui il aurait une confiance aveugle pour diriger le pays en son absence.
La princesse retourna dans sa tente et s'assit sur son lit de camp. Elle regarda le document et se prit la tête entre les mains.
- Qu'est-ce que je dois faire ? demanda t-elle en regardant la toile verte de la tente, sans s'adresser à personne en particulier.
Seul le silence lui répondit.
Eowyn resta immobile, observant ses effets personnels à peine sortis du coffre de bois aux gonds cuivrés.
La princesse se redressa et ordonna à deux gardes de l'aider à charger son unique malle, avant de repartir sur son cheval.
La belle blonde quitta le camp au crépuscule, avec une escorte réduite au minimum, retournant vers Edoras pour accomplir la volonté de son oncle.
Escortée de ses quatre gardes, elle cavala durant de longues heures, avant d'atteindre la capitale.
La princesse regagna le palais sans encombre, avant de se diriger vers ses appartements privés.
Enfin seule, elle se laissa tomber dans son lit et observa alors son collier, dont la perle était légèrement troublée.
Elle regarda son âme, dont la couleur devenait de plus en plus glauque, malgré qu'elle ait été ragaillardie par les derniers événements.
Elle ne pouvait s'empêcher de repenser à Aragorn, qui avait repoussé ses sentiments avec douceur, lui avouant qu'il en aimait une autre.
Même si elle s'y attendait un peu, ça faisait toujours mal et Eowyn se sentait lasse.
- Tu devrais la purifier au plus vite, répondit une autre voix au ton morne.
Eowyn se retourna brusquement, dégainant par réflexe une lame d'une soixantaine de centimètres, apercevant que quelqu'un s'était introduit dans sa chambre.
Il s'agissait d'une jeune fille brune, vêtue d'une robe pourpre. Elle émettait une aura sinistre, émanant de sa gemme ancrée dans sa main gauche.
Cependant, savoir que cette jeune fille mystérieuse était une Puella Magi n'était pas ce qui fit frémir Eowyn. Savoir qu'elle était sans doute la terrifiante Akemi Homura, dont les autres avaient fait mention avec une crainte respectueuse, n'était pas ce qui la fit gémir de terreur.
Ce qui glaça le sang de la princesse, ce fut le regard mort et absolument vide que lui offrait son interlocutrice.
- Que ... que voulez-vous ? demanda la blonde en gardant sa contenance. Parlez où j'appelle la garde.
Homura disparut de son champ de vision, avant de réapparaître devant la princesse.
- Que peuvent-ils vraiment faire contre moi ? demanda narquoisement la brune, tout en parvenant à garder une expression impassible.
Le silence de la princesse servit de réponse, alors que Homura resta droite. Eowyn resta à l'écoute, toujours sur la défensive. Bien qu'elle ne pointait plus son couteau sur Homura, elle ne l'avait pas posé sur son meuble de chevet.
- Que voulez-vous ? demanda la blonde.
- J'aimerais vous poser une question, demanda Homura avec calme. Supposons que vous auriez le pouvoir absolu, qu'en feriez-vous ?
Eowyn sembla surprise, avant de regarder la brune.
- Je l'utiliserais pour le bien de mes sujets et de ce royaume, répondit-elle sans hésiter. Je ferais tout ce qu'il faut pour les protéger.
- Donc, conclut Homura, vous seriez prête à agir dans l'intérêt de ceux que vous aimez. Utiliseriez-vous vraiment toutes les mesures nécessaires, quel que soit le prix à payer pour vous ?
- Oui, répondit Eowyn. Je suis une Puella Magi, vous le savez parfaitement.
La répartie ne fit pas sourire Homura. Elle resta d'un calme glacial, avant de poursuivre sa diatribe.
- Vous agiriez en empêchant vos sujets de grandir en menant leurs combats à leur place ? C'est égoïste de les condamner à la félicité de l'enfance, tout comme il est égoïste de les livrer à la cruelle adversité de ce monde. Alors, que choisiriez-vous ?
- Je ... je, hésita la blonde en se mordant la lèvre, je pense que je les protégerais. Même si je dois passer pour quelqu'un d'envahissant, j'ai hérité de la responsabilité de servir ce pays et de veiller sur ses habitants.
Homura resta silencieuse, écoutant Eowyn discourir sur le poids du devoir, avant que la princesse ne se retourne vers Homura.
- Pourquoi me demandez-vous ceci ? questionna t-elle, curieuse et méfiante.
Pour seule réponse, Homura jeta une petite bourse à la blonde.
Sans ajouter le moindre mot, la manipulatrice temporelle disparut d'un seul trait, comme si elle n'avait jamais existé.
Homura reparut dans les plaines entourant la forteresse, entourée de brousailles, avant de reprendre sa route.
Derrière elle, Eowyn regarda le petit sachet de cuir.
Il contenait deux griefseeds fraîchement récoltées, ainsi qu'un message.
