Me revoilà ! Je fais vite, le temps me manque ce soir. Un grand merci à tout le monde pour vos reviews, vos encouragements et votre soutien. Normalement j'ai répondu à toutes vos reviews cette fois, sauf deux ou trois qui n'ont pas activé l'option MP. Je n'ai pas pu faire les réponses aux non-inscrits sur le blog, j'en suis désolée mais je manque de temps. Et c'est soit vous répondre ce soir et publié le chapitre la semaine prochaine (j'ai une fin de semaine assez chargée de programmée) ou le publié maintenant…

Je rappelle que cette histoire appartient à Johnnyboy et que je n'en suis que la traductrice.

Bonne lecture !


Rencontre au sommet

EDWARD POV

"Blood's not thicker than money."-Groucho Marx

All things Twilight related belong to Stephanie Meyer.


Je me tenais sous l'eau de ma douche depuis dix-huit minutes et je libérais un profond souffle de relaxation. J'allais en avoir besoin aujourd'hui.

Je gardais l'esprit clair et je fis mes exercices de méditation matinaux que Bella me forçait à essayer. Elle disait que je devais travailler sur mon tempérament, ce qui était évident, mais je ne pensais pas avoir besoin de cours d'un maitre Zen pour m'apprendre comment vivre une vie paisible. Cependant, ce que je pensais n'avait pas vraiment d'importance, Bella m'avait fait lire un ancien livre chinois supposé améliorer ma vie par la méditation. Je lui avais dit que j'essaierais pendant une semaine.

Avec mes antécédents, j'étais prêt à faire n'importe quoi pour revenir dans ses bonnes grâces.

Deux semaines étaient passées depuis notre "réconciliation", et je faisais essentiellement tout ce que je pouvais pour montrer à Bella que je me souciais d'elle. J'avais fait une erreur et ne pourrais jamais revenir en arrière, mais j'essayais de mon mieux de lui faire comprendre ce qu'elle représentait pour moi. Je sais que ça semblait incroyablement guimauve, mais je ne pouvais pas l'empêcher. Qu'est-ce que j'étais supposé faire d'autre ?

Bella et moi voyions un thérapeute. Certes, c'était seulement un ami de mon père, qui pensait qu'il avait le droit d'intervenir dans notre vie, mais il nous faisait parler. Ca aidait. Je ne parlais pas vraiment, mais j'écoutais et on me disait que c'était le but de tout ça. Nous avions rapidement découvert que la fissure que nous avions à réparer allait plus loin qu'un baiser interdit sur la plage.

Bella me surveillait comme un faucon après l'affaire « baiser aux Bermudes » et le « presque couché avec une stripteaseuse ». J'allais probablement devoir faire avec ces erreurs pendant un moment, mais je faisais tout ce qu'elle me demandait – aussi longtemps que nous étions ensemble – parce qu'elle avait raison : je ne fonctionnais pas comme un humain sans elle.

J'avais été totalement clean depuis deux semaines. Je n'étais pas accro à cette merde, alors ça ne prit pas longtemps pour que mon impression de défonce permanente disparaisse. Je n'avais pas pris un shoot, une pilule, ou un verre. Comme je le disais, Bella me surveillait. Elle me surveillait tout le temps. Je n'étais même pas autorisé à avoir une putain de cigarette.

Etonnamment, la méditation aidait à freiner le picotement que j'avais parfois à l'arrière de ma gorge pour un peu de fumée.

Je comptais les secondes dans ma tête jusqu'à ce que les vingt-sept minutes arrivent, et je coupais l'eau. Je sortis de la douche et enroulais une serviette autour de mes hanches, en me dirigeant vers le miroir embué. J'essuyais toute la condensation, je pus voir mon reflet.

J'avais l'air en bonne santé, juste une autre indication que Bella faisait des merveilles sur moi. Il n'y avait même pas un doute dans mon esprit.

Derrière moi, dans le reflet, je pouvais voir Bella avec un petit sourire sur le visage.

« Salut, » dit-elle.

« Bonjour, » répliquais-je.

« Tu t'es levé tôt. » Elle s'étira.

« C'est samedi. Je me lève toujours tôt le samedi. » Je sortis mes affaires de rasage et remplis le lavabo d'eau tiède.

Bella refusait toujours de ré-emménager, parce qu'elle disait que nous n'étions pas prêts. Je comprenais alors je ne la poussais pas mais je gardais toujours un œil attentif sur son dortoir. Personne n'entrait là sans que je le sache. J'avais même installé une caméra secrète à son étage, avec une parfaite position pour voir sa porte. Personne ne savait, pas même Bella. C'était juste plus sécuritaire de cette façon. Elle n'y restait plus que quelques nuits par semaines et elle essayait de diviser son temps entre mon appartement et le dortoir.

« J'ai entendu que tu avais une… réunion mafieuse géante aujourd'hui. » Elle vint derrière moi et embrassa mon dos nu.

« La rencontre au sommet annuelle. » Je soupirais et barbouillais mon visage de crème à raser.

« Pourquoi tu n'utilises pas un rasoir électrique ? » demanda Bella soudainement.

« Le rasage à la crème donne un résultat plus lisse. En plus, sais-tu combien de bactéries ont les rasoirs électriques ? Ces choses sont dégoutantes. »

Bella me regarda dans le miroir tandis que je fis le premier passage sur le côté de mon visage. Je continuais à me raser proprement alors que Bella me regardait pendant quelques minutes.

« Je peux essayer ? » demanda-t-elle quand j'eu à moitié fini.

« Euh… bien sûr. » Je lui tendis le rasoir. « Ne me coupe pas. »

« Je sais quoi faire. » Elle sauta sur le comptoir et s'assit en face de moi. « Ne bouge pas. »

Je penchais la tête pour qu'elle puisse faire un passage sur mon cou. La douceur de Bella fit glisser le rasoir sur ma peau sans que je ne le sente, et quand elle le rinça dans le lavabo, je fus réellement surpris qu'elle ait fait quelque chose.

« Alors, retournons au truc de la rencontre au sommet. Qu'est-ce que c'est ? » Demanda-t-elle en continuant ses légers mouvements mécaniques.

« Et bien, c'est juste une occasion pour toutes les familles de la région d'être ensemble et de se mettre d'accord sur les territoires, les règles des choses comme ça pour l'année à venir. »

« Un club d'hommes, » ricana-t-elle.

« Ouais, mais nous faisons beaucoup si nous gardons notre sang froid. »

« Est-ce que cela ne devient jamais violent ? » demanda-t-elle soucieuse.

« Pas pour moi. » Je haussais les épaules. « Je n'ai jamais eu de problème mais il y a quelques années, Emmett a reçu un coup de poing au visage. »

« Tu ferais mieux de ne pas rentrer à la maison battu et contusionné. »

« Je ferais de mon mieux. »

Je n'avais même pas remarqué que Bella en avait terminé avec mon rasage jusqu'à ce qu'elle passe un gant de toilette chaud sur mon visage.

« C'est fait. » Elle sauta du comptoir.

« Pas mal, Swan. » J'appréciais son travail dans le miroir.

« C'est de la qualité de barbier, » affirma-t-elle. « Je devrais être payé pour ça. »

« Je t'enverrais Emmett et Jasper quand ils en auront besoin. » Je commençais à sortir de la salle de bain mais Bella me stoppa.

« Je n'ai pas eu mon baiser ce matin, » elle boudait presque.

« Oh, excuse-moi, » je ris et me baissais pour prendre ses lèvres.

S'embrasser était tous ce que nous faisions d' intime. Notre « thérapeute » disait que nous avions besoin de construire sans attraction physique. C'était une connerie complète à mon avis, mais je restais fidèle à ses demandes. Je ne devais même pas regarder quiconque – et à fortiori une femme – autre que Bella. Elle possédait mon cul.

Après notre baiser du matin, je la laissais dans la salle de bain pour m'habiller.

La réunion annuelle des rois de la mafia, comme j'aimais l'appeler, était presque une réunion de famille pour nous dans ce monde. Cela m'étonnait toujours de voir comment nous pouvions tous nous réunir et avoir une conférence civilisée, mais dès que nous quittions la pièce, le monde réel refaisait son apparition. Bien sûr, nous n'étions pas toujours bagarreurs, mais c'était une réunion pour mettre en place la réglementation de la criminalité pour l'année suivante à Chicago. Les territoires étaient décidés, les relations d'affaires étaient mise en place, et les alliances de drogues organisées.

Si vous vouliez quelque chose, vous deviez vous battre pour ça.

C'est là que les choses devenaient risquées. Aucun d'entre nous n'avait bon caractère, et nous voulions faire entendre nos voix. Il n'y avait aucun doute que cette réunion allait être chaude.

Je m'habillais dans mon nouveau costume Armani gris anthracite. En-dessous je portais une chemise repassée blanche et une cravate noire. Mes chaussures étaient cirées, et mes boutons de manchette en or brillaient presque trop.

J'essayais de passer un peigne dans mes cheveux et ils furent réellement apprivoisés.

Alors que je descendais les escaliers, je fus assailli par de merveilleuses odeurs de petit-déjeuner et mon estomac commença soudainement à gronder. Je trouvais Bella entrain de cuire des œufs, et il y avait une légère odeur de steak que nous avions eu hier soir pour le diner.

« Je t'ai fait du café, aussi. » Elle désigna un pot sur le comptoir.

« Merci, » je soupirais, prenant la plus grande tasse du placard.

« Nous avons une séance de thérapie ce soir, ne soit pas en retard. » Elle me piqua avec une spatule et me donna ce regard.

« Tu ne penses pas qu'il est temps de renoncer à ce truc de thérapie ? » demandais-je avec espoir.

« Non, nous n'avons même pas commencé. Nous avons des problèmes, Edward. » Elle me fit un sourire maladroit. « Nous sommes fous. »

« Je ne suis pas fou, » me défendis-je. « Mais il est… si bizarre. »

« Eléazar est un ami de ton père. Il sait ce qu'il fait. Nous n'aurions pas à y aller si tu voulais simplement me parler. » Elle divisa les œufs sur deux assiettes, et sortit les steaks du four.

« Je te parle, ou du moins, j'essaie. »

« Et bien, essaie plus fort. Tu as à peine parlé de ce qui s'est passé aux Bermudes. »

« Parce que je ne veux pas que tu entendes ça. »

« Si, je le dois. » Bella posa les assiettes sur la table, et nous nous assîmes tous les deux.

« Eléazar est un guignol. Il a abandonné Harvard après avoir été arrêté et n'a pas de diplôme. C'est un charlatan. »

« Et bien, tu dois admettre que nous ne sommes pas les patients les plus faciles à traiter. Tu ferais mieux d'être là. »

Je grognais, « t'inquiète pas, je serais là. »

Un sourire satisfait apparut sur son visage. « Quand cette réunion est censé se terminée ? »

Je piquais un morceau de viande avec ma fourchette. « Je ne sais pas. Ça change tout le temps. Il y a deux ans, ça a pris une semaine entière pour arranger les choses, mais l'année dernière, nous l'avons fait en quelques heures. Je t'appellerais au cas où. »

« Je serais ici. Je vais réorganiser ta collection de DVD, et j'ai quelques révisions à faire. »

La première partie de sa phrase me fit frissonner. « Mes DVD n'ont pas besoin d'être réorganisés. »

« Ils en ont besoin depuis hier soir. Alec a fait tomber l'étagère quand tu es sorti t'entrainer. »

Mes dents se serrèrent et ma main se crispa. « Pourquoi tu ne me l'as pas dit ? »

« Je te le dis. » Elle haussa les épaules. « Je ferais ça parfaitement. Juste comme toi. »

Je fermais les yeux, et fis mes exercices de méditation. « Je ne veux pas voir ça. » Je recommençais à manger.

« C'est pour ça que je ne te l'ai pas dit. »

« Peut-on changer de sujet? »

« Bien sûr. » Elle plaça un petit récipient transparent sur la table. « J'ai besoin de toi pour faire pipi dans ça. »

Mes yeux s'élargirent légèrement. « Bella, je ne fais pas pipi dans autre chose que des toilettes. »

« Je dois m'assurer que tu es clean. Emmett viendra le prendre pour l'emmener chez le médecin. »

« Je suis clean, » j'insistais et poussais le récipient en plastique.

« Non, ça doit être prouvé médicalement. »

« Tu adore ça, n'est pas ? »

« C'est assez drôle. Je te l'ai dit, je serais ta désintox. Avant que tu partes j'ai besoin d'un pipi. »

« Ça a l'air sale, » ai-je rit.

« Seulement parce que tu as l'esprit sale. » Bella se pencha sur la table et me donna un court baiser qui avait le gout de notre petit déjeuner. C'était incroyablement tentant.

Mon téléphone commença soudainement à vibrer, secouant la table et nous interrompant.

« Merde… » ai-je marmonné en brisant notre baiser. Je tâtonnais pour le trouver sans regarder et décrochais. « Allo. »

« C'estl'heured'yaller, » répondit Alec. « Papavoulaitjustequej'appelleetquejem'assurequetuétaisprêt. »

« Je serais là. » Je me levais de la table. « Je pars maintenant. »

J'allais mettre mon manteau en me dirigeant vers la porte, mais Bella se tenait là avec le récipient dans la main. Elle avait un sourcil levé et l'air qui me disait « tu ne vas nulle part. »

« Dépêche-toi.Nousn'allonspast'attendresitun'espasàtemps, » déclara Alec.

« J'ai dit que je serais là. » Je raccrochais mon téléphone. « Bella, je n'ai pas le temps pour ça. »

« J'ai besoin de ton urine. Je t'ai dit que j'étais sérieuse à propos de ça. »

« Autant j'admire ta détermination inflexible, autant je dois y aller. » J'essayais de la contourner, mais elle tint bon.

« Il suffit de baisser ta braguette et de pisser. » Elle me poussa, et je tombais en arrière contre le mur.

La situation était trop drôle. J'aurais pu rire, si j'avais eu le temps pour ça.

« Je dois y aller. » Je poussais sa main de la boucle de ma ceinture.

Bella avait maintenant un sourire sur son visage qui pouvait rivaliser avec le mien. « Non, j'essaie de te redonner la santé alors pisse. » Ses mains bougèrent rapidement sur ma ceinture et déboutonnèrent mon pantalon, le poussant sur mes jambes pour qu'il tombe sur mes chevilles.

« Ça pourrait devenir très dangereux. » Je restais bouche bée devant son audace.

Ses lèvres glissèrent de mon cou à mon menton et finalement à mes lèvres. « Tu rêves. »

« Putain… » Mes yeux roulèrent dans ma tête à cause de notre proximité.

« Va pisser, Edward. » Bella recula et me poussa vers la salle de bain, le récipient dans ma main.

« Tu es une horrible tentatrice. » Je me dandinais avec mon pantalon encore sur mes chevilles et je ne pris même pas la peine de le remonter.

Je fis ce que j'avais à faire et vérifier mon costume, m'assurant que je n'avais pas l'air aussi ridicule que ce que je me sentais. Je ré-émergeais et Bella me tendit la main en face de la porte, se mettant sur la pointe des pieds pour m'embrasser.

« Merci, et je te promets que tu seras récompensé. »

« Je ferais mieux de l'être, » ai-je marmonné.

« Si ce test n'est pas négatif, tu seras dans une montagne de merde. » Son ton changea. « Je le pense. »

« Je peux y aller maintenant, tyran ? » Je ris.

Elle acquiesça. « Amuse-toi bien avec les autres princes de la mafia. »

« Je t'appelle quand nous avons fini. » Je sortis de l'appartement et pris l'ascenseur.

Pendant tout le temps où je descendais au parking, Jasper m'envoyait des textos pour me dire d'amener mes fesses plus vite. Ils étaient déjà là-bas et attendaient.

Je sautais dans la Saleen et me ruais à l'extérieur pour m'insérer dans le trafic. Il y eu quelques coups de klaxon et autre, mais ce n'était pas mon problème.

La réunion annuelle se tenait tous les ans dans un manoir à l'extérieur de la ville. Si c'était possible, la maison était plus grande que celle de mes parents. C'était l'une de ces historiques bâtisses qui avait été construite à la fin du siècle précédent et qui coutait probablement plus que ce que j'étais prêt à payer. L'hôtel particulier appartenait à Dirk Misser. C'était un ancien magnat du pétrole, qui avait été dans les affaires avant que les autres familles en place ne soient établies.

Il était trop vieux maintenant – trop vieux pour se lever de son lit – et son petit-fils se chargeait des choses. Par coïncidence, son prénom était Dirk aussi.

Je continuais à conduire vite, laissant les buildings de Chicago pour la grande banlieue. Je vis la maison de mes parents sur la gauche et j'accélérais jusqu'à quelques rues plus loin. Le manoir Misser n'était plus qu'à quelques minutes, et je ralentis devant les portes, qui s'ouvrirent comme par magie quand je fus assez près.

Je roulais sur l'allée pavée et vis une collection de belles voitures. Je trouvais celle de mon père, puis celle d'Emmett qui était l'une à côté de l'autre.

Je sautais de la voiture et allais à la porte, tirant sur la sonnette qui sonnait haut et fort comme un carillon d'église.

Un majordome bouché se tenait devant moi le nez en l'air. « Nom, » dit-il.

« Edward Cullen. » Je lui donnais mon manteau et passais devant lui pour rejoindre le hall sombre.

Je pouvais déjà sentir la fumée de cigare et le cognac qui flottaient dans la maison. Pas de doute que les hommes les plus vieux étaient entrain de se congratuler d'être les maîtres de l'univers. C'était essentiellement ce qu'ils faisaient la première heure.

J'entrais dans l'énorme salle à manger pleine de gens. Les meubles foncés et les planchers de bois francs plantaient un décor merveilleux pour une occasion comme celle-ci. Des vieux portraits de la famille Misser parsemaient les murs et c'était comme si j'étais entré dans L'Agedel'innocence d'Edith Wharton, qui était un roman que je détestais avec passion.

Je trouvais mes frères dans un coin de la pièce parlant avec d'autres hommes, et il y avait environ une trentaine de participants dans la maison. Je fus capable de passer inaperçu puisque tout le monde parlait.

Tout le monde était là: les Chinois, Japonais, Russes, les Nigérians, les Jamaïcains, presque tous les pays d'Amérique du Sud étaient représentés, ainsi que les Irlandais qui étaient encore à panser leurs énormes plaies depuis quelques années.

« Tu es en retard, » me murmura Jasper.

« Je sais, je sais. Je ne vais pas te dire pourquoi. » Je m'adossais au mur et arrangeais mes cheveux.

« Sexe de bon matin avec la dame ? » Emmett agita ses sourcils.

« J'aurais aimé. Rien de bien n'est encore arrivé ? »

« Nan, nous nous ennuyons comme d'habitude. » Jasper haussa les épaules. « Bien que Shinobu soit ici. » Il désigna le soda où il était en train de rire à je ne sais quoi.

« Papa a déjà parlé avec lui. J'aurais adoré entendre ça, » Emmett rit.

Je baragouinais une réponse et me tournais vers Alec, qui se cachait dans le coin. Je le vis prendre de petites gorgées de quelque chose dans un verre transparent.

« Qu'est-ce que tu bois ? » Je lui arrachais des mains et le reniflais. Je goutais le verre, et la brulure du scotch courut le long de ma gorge. Je lui frappais l'arrière de la tête. « Qu'est-ce qui ne vas pas avec toi ? »

« J'avais soif, » se plaignit-il en boudant.

« Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? » Emmett prit rapidement le verre de ma main et me gifla l'arrière de la tête.

« Je suis un grand garçon, » ai-je déclaré.

« Attend que je le dise à Bella. » Il sourit. « Elle ne va pas être contente. »

J'eu un petit frisson mais le cachais bien.

Qu'est-ce qu'elle était entrain de faire ?

Mon esprit créa des scénarii étranges qui pourraient mener Bella à me coller contre un mur encore une fois.

« Regarde, il pâlit. » Jasper me pointa et rit.

« Tais-toi. » Je le poussais.

Carlisle s'avança vers nous, comme s'il marchait sur l'air, tenant un verre à la main.

« Vous êtes tous prêt pour aujourd'hui ? » nous demanda-t-il.

« Je ne peux pas attendre, » ai-je répliqué, sarcastique.

« Je pense que ça va être amusant. » Alec, toujours lèche-bottes, sourit.

« C'est mon garçon. » Carlisle lui ébouriffa les cheveux.

« Vous êtes dégoutants tous les deux. » Emmett leva les yeux et alla au bar.

Je restais avec Carlisle pour l'heure, parce qu'il ne valait mieux pas dire ce que je risquais de faire si je restais avec certains de ces hommes. Nous avions été en conflit avec un grand nombre d'entre eux dans le passé, et certains me fixaient chaque fois que je prenais une inspiration. Ils savaient tous quelles genre de merde nous étions et ils essayaient toujours de nous battre, mais c'était inutile. Ils seraient toujours inférieurs, peu importe ce qu'ils essayeraient.

Aro, Félix et Demetri arrivèrent environ une quinzaine de minutes après moi. Ils savaient qu'il ne fallait pas parler avec nous alors ils ne nous jetèrent même pas un regard dans notre direction. Carlisle avait été clair avec eux en leur faisant savoir de plusieurs manières ces derniers mois. Ils avaient bien reçu le message.

J'avais un verre d'eau dans la main pendant tout ce temps et le buvait d'un air menaçant. Ça avait un gout si… désagréable, mais je n'ai pas osé la remplacer par autre chose de plus fort.

Je décidais d'utiliser la salle de bain avant que les festivités ne débutent. Je passais un temps un peu plus long que la normale là-bas pour ne pas avoir à faire à qui que ce soit. Je me tenais simplement contre le lavabo et je débâtais sur l'opportunité d'envoyer un sms à Bella ou non, mais je décidais que non, parce qu'il n'y aurait pas moyen que j'entretienne une conversation une fois que la réunion aurait commencé.

Je vérifiais ma montre et réalisais que j'avais été ici probablement plus longtemps que j'aurais dû. Je lavais mes mains une fois de plus. J'ouvris la porte et rencontrais Dirk Misser Jr, qui se tenait contre le mur opposé.

Il avait trois ans de plus que moi, avec des cheveux blonds sales et des yeux bleus. Il avait l'air « assez normal », si l'on pouvait dire une telle chose. Contrairement au reste d'entre nous, il était habillé décontracté dans un jeans bleu foncé et une chemise épaisse et des bottes de cowboy.

« Hé, salut Cullen, » dit-il de sa voix trainante avec son accent de l'Oklahoma. Ses mots n'étaient jamais séparés.

« Dirk. » Je lui fis un signe de la tête et essayais de le dépasser, mais il m'arrêta.

« On ne s'est pas vu depuis un moment. » Il sourit avec une ironie désabusée.

« Ouais, j'ai entendu dire que tu étais au fin fond du pays pour une désintox. »

« J'ai entendu dire que tu avais besoin d'aller au fin fond du pays pour une désintox. » Il pencha la tête. Ses lèvres se transformèrent en un sourire diabolique.

Dirk et moi étions allées à l'université ensemble. Nous étions les pires concurrents quand il s'agissait de choses comme le sport, les voitures ou les armes. Je suppose que vous pouviez appeler ça une rivalité amicale mais ce n'était pas ça.

« Et comment vont les affaires ? » demanda-t-il, appuyé contre le mur.

« Bien, » ai-je répondu, énigmatique.

« Je pensais t'appeler pour que nous allions faire un paintball. »

« Ca à l'air amusant. »

« C'est typiquement américain, Eddy. » Il tapa mon dos rudement.

Dirk était un de ces garçons de l'Amérique qui était à fond dans le football et proclamait combien notre pays était super. Il était connu pour sa démagogie, à plus d'une occasion, j'aurais pu croire que c'était un sénateur de quelque part parce qu'il avait toujours quelque chose à revendiquer. Une fois qu'il commençait c'était impossible de l'arrêter.

« Alors, comment penses-tu que ça va se passer ? » Ses mot étaient si rapprochés que je dus faire un effort pour le comprendre.

« Je ne sais pas. Si tu gardes Aro et ses gens dans le droit chemin, nous devrions être bien. »

« J'ai essayé de garder Shinobu loin de toi toute la journée. C'est un os à ronger avec toi, » Dick ricana.

« Qui ne l'est pas ? »

« C'est vrai. Ils sont tous après toi il parait. »

La réunion commença une fois que tous les hommes furent un peu allumés par le cognac. Nous montâmes les escaliers vers la gigantesque salle de conférence. Elle était au second étage et avait probablement une cinquantaine de places ce qui était bien pour nous puisque nous étions assez nombreux pour remplir la salle.

Nous étions tous séparés par famille et assis autour de la table en bois brillante. Je m'assis à la droite de Carlisle avec tous les autres derrière nous. Mon père avait ses lunettes en demi-lune ce qui signifiait « affaires ». Il allait se battre à sa manière pour le contrôle de cette réunion, comme il le faisait toujours.

« Très bien messieurs. » Dirk frappa dans ses mains du bout de la table. "Comme d'habitude, bienvenue. Mon grand-père souhaiterait être ici, mais bien sûr, sa santé n'est pas coopérative. » Il désigna le dessus de sa tête où j'étais certain que Dick Sr. était caché dans un lit médicalisé.

« Puis-je d'abord dire que c'est un honneur d'être assis ici avec tous ces hommes brillants ? » dit Shinobu d'une voix empâtée en levant son verre.

Pour ne pas être surpassé, Dick gonfla sa poitrine, et sortit réellement un putain de marteau de sous la table. « Comme je le suis et je suis plus que content d'ouvrir ma maison pour cette grande occasion. »

Nous n'allions jamais faire quoi que ce soit.

Dick frappa son marteau sur la table et tout le monde devint très sérieux tous à coup, sortant papiers et dossiers. Emmett me tendit tous un lot que j'étendis devant Carlisle. Il y avait beaucoup de chiffres, cartes, et statistiques que personne ne pourrait comprendre sauf nous. Tous était codé au cas où.

Les yeux de Carlisle parcoururent les pages avec impatience. Emmett et Japser faisaient des commentaires quand il leur demandait. Alec était pour observer, puisque c'était sa première fois.

Juste quand les choses étaient sur le point de commencer, les doubles portes de la pièce s'ouvrirent. Un homme dans une chaise roulante était poussé par ce putain de Laurent Denali.

L'homme dans la chaise roulante avait les jambes dans le plâtre, une minerve, et tirait un appareil à oxygène près de son corps avec un masque transparent sur sa bouche.

Un petit grognement s'échappa de ma gorge quand je réalisais que c'était James.

Je l'avais autant frappé ?

Personne dans cette pièce excepté ma famille, James, et moi savions ce qui lui était arrivé. Premièrement, c'était un énorme embarras pour lui de s'être fait battre à mort de la sorte. Deuxièmement, il n'aurait aucune compassion des hommes autour de la table s'ils connaissaient toute l'histoire de cette débâcle. Femmes et petites-amies étaient sacrées pour nous. Ne pas regarder et certainement ne pas toucher. Tous les autres parrains auraient certainement tué James s'ils avaient été dans ma position. Il l'avait fermé sur ce qui c'était passé, et je doutais même que Laurent sache.

Beaucoup des blessures de James étaient juste pour le théâtre. Je le savais bien. Il voulait la sympathie de tous les chefs afin que les Denalis puissent récupérer ce qu'ils avaient perdus au cours des dernières années. Ils avaient gaspillé presque tous ce qu'ils avaient, et les ailleux Denalis devaient probablement se retourner dans leur tombe. Maintenant, James et son clan s'était allié à l'autre gang irlandais pour se protéger. De toute manière ils seraient anéantis.

Il y eu une salve d'applaudissement alors que James roulait vers le côté opposé de la table, et il fit un vague signe de la main.

Ses yeux se verrouillèrent sur les miens, et je penchais juste la tête dans sa direction avec un sourire mauvais. Je ne pouvais pas m'en empêcher. Le batard avait l'air pathétique.

« Putain, j'aurais pensé qu'il pourrait au moins marcher maintenant, » me murmura Emmett. « Putain, qu'est-ce que tu lui as fait ? »

« Tu étais là, et tu m'as seulement arrêté quand il était sur le point de mourir. C'est autant de ta faute que de la mienne, » je ris entre mes dents.

« Touché. » Il se rassit dans sa chaise.

« Nous avions estimé que nous devions au moins être présent à cette réunion. » Laurent s'assit dans le siège à côté de James.

Cela promettait déjà d'être mieux que l'année dernière.

« Bon, d'accord, nous allons commencer par le partage des territoires. Des suggestions ? » demanda Dirk. Une carte sur un écran de télé géant apparut derrière lui avec une image de Chicago dessus. Elle était divisée en différentes sections de couleur, correspondant aux familles.

Bien sûr, Carlisle devait être le premier à répondre.

« Je veux tout la partie sud-est, jusqu'en bas. » Mon père sortit un pointer laser et dessina un cercle autour de l'énorme zone qu'il voulait, sur l'écran. « Plus, tous ce qui est à l'extrême nord. »

« Holà. » Jerry, le parrain irlandais leva les mains. "Je pense que tu as besoin de nous laisser quelques miettes. »

« Je pourrais, si vous faisiez quelques choses des territoires qui vous sont assignés, » soupira Carlisle.

Aro décida de rentrer dans la conversation avec son profond ténor, « je pense que nous devons faire ça plus démocratiquement que la dernière fois. »

« Pourquoi faire, alors que Carlisle pénètre sur nos territoires de toute façon ? » dit Shinobu.

« Je ne pense pas que tu veuilles que je revienne sur ce qui s'est passé il y a environ deux semaines. Si tu veux prendre ce chemin, nous pouvons. » Carlisle leva un sourcil vers lui.

« C'était des circonstances particulières. Je pensais que vous aviez certaine de mes expéditions. »

« C'est pour ça que nous avons besoin de partager les territoires en notre faveur, » suis-je intervenu. « Si tu avais prêté attention à la carte, tu aurais su que les quais nord sont à nous. Tes hommes n'avaient rien à faire là-bas. »

« La ferme, Edward. » grogna Shinobu.

Je me levais si vite que ma chaise tomba sur le sol. Je considérais sérieusement de sauter sur la table, mais Emmett me rattrapa avant même que je puisse y penser.

« Reste calme. » Il releva ma chaise et me poussa dessus.

Je pouvais sentir mes yeux loucher vers Shinobu.

Est-ce que cet enfoiré savait à qui il avait affaire ?

« Je ne serais pas responsable de mes actions si tu me reparles encore comme ça, » grognais-je.

La réunion commença réellement après ça.

Il y eu beaucoup de discussion, même plus de cris, alors que tout était répartit entre les groupes. La question principale était de savoir s'il fallait partager Chicago en fonction du mérite ou de la taille de la famille. Dans les deux cas, Carlisle pouvait engloutir presque tout, et les gens n'aiment pas ça du tout. Pour être honnête, il n'y avait pas moyen d'y échapper. Nous allions tout obtenir, je supposais que les autres avaient besoin de pousser à la bagarre juste pour essayer.

A la fin des divisions territoriales, Carlisle avait obtenu tout ce qu'il voulait et plus encore. Il était maintenant en possession de presque tout Chicago, incluant le territoire des Denalis, qu'il leur avait arraché, sous prétexte qu'ils n'avaient plus de leader solide. Il était impitoyable.

Il y eu une énorme altercation quand nous avons commencé à parler de l'international. Les Jamaïcains et les Portoricains commencèrent à se battre pour savoir qui allait faire sortir les drogues de Miami. Nous avons dû finir par intervenir pour pouvoir calmer les choses.

Nous avons fait une pause pour le déjeuner après quelque heures de démente rage pure.

J'étais toujours énervé. Cela ne semblait peut être rien mais je n'avais jamais pris à la légère quelqu'un qui me disait de la fermer. Je boudais et j'essayais de rester loin de tous ceux qui ne portaient pas le nom de Cullen. Ce qui égayait un peu ma journée, c'était de voir James marmonner à travers sa mâchoire serrée.

Quand nous avons repris, tout le monde était prêt pour diviser les marchés. Par ça, je veux dire les spécialités entre les familles. Cela n'était de bonne augure pour personne. Les Cullens étaient concentrés sur les armes, mais bien sûr nous trempions dans tout le reste aussi. Carlisle resta silencieux pendant toute cette partie de la journée, parce que nous savions que nous ferions plus d'argent que tous ces enculés quand l'année serait terminée.

Je continuais à vérifier mon téléphone alors que les heures passaient, et je grognais quand je réalisais que cela allait être une réunion de plus d'une journée. Nous allions devoir revenir demain pour une autre réunion. C'était encore pire parce que demain était dimanche. Esmé ne serait pas contente.

Il était cinq heures, mais j'avais encore trois heures avant qu'Eléazar ne soit à la maison pour notre séance de thérapie.

« Ce fut probablement la pire journée de ma vie. » Emmett s'étira alors que nous nous levions de table.

« Ca n'a pas était aussi mauvais que l'année où Edward avait pratiquement jeté ce type par la fenêtre, » rit Jasper.

« Il l'avait cherché », » ricanais-je.

« Tu dois maitriser ta colère, Edward. » Carlisle commença à emballer ses affaires. « Je ne veux pas que cette réunion soit perturbée par ton attitude. »

« Il a commencé. »

« Bien, demain quand nous serons là, j'ai besoin que les choses aillent vite, » nous murmura-t-il. « Aro va essayer de mettre en avant que je n'ai pas nécessairement joué selon les règles. »

« C'est des conneries, » le coupa Alec. « Il est dix fois pire que toi. Il ne se soucie même pas de suivre les instructions. Il ne devrait pas être là. »

« Je sais, mais il n'y a rien que je puisse réellement faire contre ça. »

« Ces réunions posent… des directives, plus que des lois, de toute façon, » répondit Jasper. « Ce n'est pas comme si elles étaient gravées dans la pierre. »

« C'est vrai, mais nous devrions au moins essayer d'en sortir quelque chose de bien. » Carlisle soupira. « Ça devient juste très ennuyeux et Dirk n'a aucune idée de ce qu'il fait. »

"Tu as quand même réussi à tout prendre à la fin. » Ce n'était pas une surprise de toute façon. Il faisait toujours ça.

« Et bien, ça pourrait être bien de le faire plus calmement. S'ils me donnaient tout ce que je voulais, je n'aurais pas besoin de crier. »

« Avide batard. » Emmett frappa le dos de Carlisle.

« Est-ce que je peux être excusé ? » ai-je demandé brusquement, voulant prendre Bella pour le diner avant qu'il ne soit trop tard.

« Pourquoi voudrais-tu partir d'une si merveilleuse réunion de famille ? » J'entendis la voix d'Aro derrière moi.

Nous nous sommes tous tournés où, lui, Félix et Demetri se tenaient, avec des visages stoïques. Je dus me retenir de lever les yeux au fait qu'ils semblaient penser qu'ils étaient plus forts que nous.

« Aro, c'est agréable de te revoir. » Carlisle hocha la tête. Nous ne prîmes pas la peine de répondre.

« Tu ne m'appelles plus, vieil ami. »

« Et tu sais pourquoi, » dit mon père froidement. « Tu as menacé ma famille. »

« C'était pour plaisanter. » Le sourire d'Aro était écœurant.

« Il y a quelque chose dont tu as besoin ? Je dois y aller. » Carlisle soupira de frustration ou d'ennui. Je n'étais pas certain.

« Je voulais juste discuter des territoires pour cette année. Je trouve très injuste que vous ayez le plus grand… encore une fois. »

« Si tu as quelque chose dont tu voudrais discuter à ce propos avec moi, tu prendras un rendez-vous comme n'importe qui. Maintenant, si tu veux bien m'excuser… » Carlisle attrapa sa serviette et dévia à droite pour contourner Aro.

« Peace, les gars. » Emmett leur fit un signe de la main et suivit.

Felix me regardait comme si j'étais le diable, et je ne baissais pas les yeux. Il a juste l'air de vouloir dire quelque chose ou de commencer un combat. Je pouvais le satisfaire. S'il voulait une bagarre, alors je pouvais m'en charger juste ici.

« Allons-y. » Alec me poussa fort, et je commençais à faire mon chemin.

Alors que je passais à côté de Félix, mon ouïe, capta ses paroles.

« Comment va Bella ? » Sa voix était si malade et dégoutante que cela avoisinait l'incitation au vomissement. Sa voix transpirait les insinuations et un but caché qui me rendit furieux.

Mon Aigle fut dehors avant que quelqu'un ne le remarque.

Au mon moment où mon doigt appuyait sur la détente, mon bras fut dévié vers le haut alors que la balle atteignit le plafond dans un coup assourdissant.

Tout le monde esquiva et l'arme fut retirée de ma main par Alec, qui la mit rapidement à sa ceinture.

Peu importe. Je n'avais pas besoin d'arme.

Je sautais sur Félix et l'attrapais par le cou. Il était presque aussi grand qu'Emmett, de sorte qu'il était difficile de le faire tomber, mais il s'effondra sur la table derrière lui. Je commençais juste à le marteler n'importe où je pouvais l'atteindre. Je le sentis remuer en dessous de moi alors je savais qu'il allait bientôt se libérer.

J'envoyais mon poing serré et je lui décrochais une droite qui fit craquer sa mâchoire.

« Edward, descend de lui. » Emmett me tira en arrière mais il ne pouvait pas m'éloigner suffisamment.

« Fils de pute. » Je me précipitais à nouveau, et la paume de ma main atteignit le nez de Félix. Nous avons tous entendu l'horrible craquement. « Je vais te tuer. »

Sans avertissement, il redressa sa tête et me frappa en plein visage.

Je tanguais légèrement en arrière et je vis des étoiles, mais je ne les laissais pas effacer ma proie.

« Dégage de là, Edward. Je vais la baiser si fort. » Il ricana et je savais exactement de qui elle parlait quand il disait « elle ».

« Pas si je te tue avant. »

Je vis l'arme à la ceinture d'Alec et lui arrachais, visant le corps de Félix.

Je tirais deux fois et n'eut même pas un battement de cils.

Le pistolet vibra dans ma main et la fumée s'échappa du canon. L'air se remplit d'un parfum de papier brulé alors que l'arme libérait ses balles.

Juste à temps il roula sur le côté au lieu que les balles ne se logent dans son ventre, elles touchèrent le bois de la table.

« Il se fait vieux, » Demetri sortit de nulle part et me tordit le bras en arrière pour que le pistolet tombe au sol.

« Dégage tes putains de mains, » grondais-je. Je mis un coup de tête en arrière et le frappais en plein visage, mais il ne lâcha pas.

Il fut tiré en arrière par un Jasper très en colère, qui commença à le frapper aussi furieusement que je ne l'avais fait avec Félix. Emmett et Alex sautèrent pour me défendre et il y eut beaucoup de bruit fait par les coups de poings et d'os brisés.

Beaucoup d'hommes avaient leur armes sortis et tout se passa si vite qu'ils n'avaient presque pas eu le temps de comprendre ce qui c'était passé.

Il y eu un grondement sur le plancher alors que j'approchais Félix. Avant que je ne puisse faire des dégâts, quelqu'un intervint.

« Lève-toi. » Carlisle m'attrapa par le col de mon costume et me tira vers le haut jusqu'à ce que je sois à nouveau debout et il m'entraina vers la porte.

« Ne me fait pas de leçon. » J'essuyais un peu de sang de mon nez quand nous arrivâmes dans le couloir. Il y avait encore beaucoup d'agitation dans la salle de réunion. Malheureusement, je ne pouvais plus en faire partie.

« Ce n'est pas le lycée, Edward. »

« Qu'est-ce que tu aurais fait s'il avait parlé d'Esmé ? » ai-je contesté d'une voix tendue.

« Je l'aurais tué juste là. »

« Alors pourquoi je ne peux pas ? »

« Parce que tu n'as pas mon niveau. Tu ne peux pas tuer n'importe quel membre de la mafia que tu veux. Tu n'as pas l'infaïbilité que j'ai. » Ses yeux étaient sévères.

« Tu n'es pas le putain de Pape. »

« Je pourrais aussi bien l'être. » Carlisle ferma les yeux et se signa. « Pardonnez-moi. » Il soupira. « Le point important c'est que tu es mon fils, et que je ne peux pas t'éviter ces situations. Je ne serais pas toujours là, et ils ne seront pas aussi indulgents avec toi parce que tu n'as pas de pouvoir. »

« J'ai toute la puissance que je veux pour lui exploser la cervelle. » J'essayais de retourner dans la salle, mais il me retint.

« Edward, rentre. » Il commença à me pousser vers les escaliers. "Je vais devoir nettoyer tout ça, mais je veux que tu y ailles. »

Je débâtis sur l'opportunité ou non de suivre ses ordres. Je savais que Carlisle était sérieux en ce moment, mais il n'avait pas le droit de me dire comment me comporter quand il s'agissait de Bella. Il avait quand même admis qu'il aurait fait la même chose. Alors pourquoi étais-je puni ?

« Edward, va-t'en. » Carlisle pointa les escaliers comme si j'étais un enfant.

« Assure-toi que je récupère mon flingue. » Je me retournais et pris les escaliers.

« Manteau, Monsieur. » Le Maitre d'hôtel me le tendit alors que j'arrivais à la porte, et je lui arrachais des mains.

Mon corps tremblait tellement fort que je pensais que j'allais exploser de l'intérieur.

La colère en moi était suffisante pour effrayer un taureau. Je ne pouvais même pas imaginer pourquoi ce fils de pute avait mêlé Bella à tout ça. Est-ce que Félix voulait mourir ? C'était la deuxième fois que son prénom franchissait ses lèvres en ma présence et la dernière fois j'avais juré de le tuer. J'étais toujours décidé à garder cette promesse parce que je l'avais prévenu une fois. Je ne donnais pas de seconde chance.

Je m'assis dans la Saleen pendant dix bonnes minutes, faisant mes putains d'exercices de respiration. Je tremblais encore beaucoup trop pour conduire, alors je plongeais côté passager pour atteindre le compartiment secret et l'ouvris. Je laissais de côté les armes et trouvais le paquet de cigarettes.

J'ouvris la fenêtre, et en allumais une, et je pris une profonde bouffée qui me calma instantanément. Je soufflais la fumée, et ma tête commença à tourner à cause de la nicotine dont je m'étais passé depuis deux semaines.

Bella allait me botter cul quand je rentrerais à la maison.


Et voilà ! Alors vous en avez pensé quoi ? N'oubliez pas que j'adore avoir votre avis !

A bientôt,

Lilou