Salut à tous ! Comment allez-vous ? le soleil est là aujourd'hui et ça fait un bien fou ! J'ai pas trop le temps de blablater – toute façon, personne lit mes notes, snif, snif alors je vous laisse avec le chapitre…
Aurélie L : merci beaucoup ! Pourtant y avait pas mal de dramione dans le précédent ! j'espère que celui la te plaira !
Guest : merci !
Scpotter : merci bcp
Bonne lecture !
Chapitre 35
Quand Harry se réveilla, il sentit un certain malaise. Il n'était plus chez lui, à l'appartement. Inquiet, il se releva vivement pour découvrir une chambre d'hôpital. Enfin, une femme s'approcha de lui et il reconnut Meredith Têtenfouille. Il était rentré chez lui. Il sentit son cœur tomber au bas de son estomac. Il n'avait pas pensé que son retour se fasse comme ça. Il avait pensé revenir avec Madison, pouvoir lui parler une dernière fois dans le passé, peut-être s'excuser pour son comportement de la veille... Il ne pensait pas qu'elle le ramènerait en pleine nuit.
-Bonjour M. Potter, comment vous sentez-vous ?
-Ça va. Je...
-Il est normal d'être un peu confus les premières heures après le retour.
-Où est Madison ?
-Dans sa propre chambre, vous voulez à manger ?
-Euh oui.
-Je vais appeler Miss Granger pour qu'elle vienne.
-D'accord.
Le docteur Têtenfouille partit et une infirmière vint lui prendre ses constantes puis on lui donna à manger. Il avait hâte de revoir Hermione ; mais il avait aussi envie de voir Madison. Pourquoi elle n'était pas là ? Le docteur revint et lui redemanda comment il allait.
-Ça va.
-Tout s'est bien passé.
-Oui.
-Bon, votre amie est là, elle va pouvoir rentrer.
-Je pourrais voir Madison ?
-Non.
-Non ?
-Vous n'avez pas lu votre contrat M. Potter ? Demanda le docteur d'une voix un peu sèche, vous n'avez pas le droit de revoir Madison avant un mois.
-Mais pourquoi ?
-Parce que de vivre ensemble dans le passé créé un attachement nécessaire et normal ; néanmoins, il faut le couper quand on revient dans le présent, vous comprenez. Vous n'êtes que le patient de Madison, pas son ami.
-Oui, bien sûr, bredouilla Harry, décontenancé. Et...
-Si vous la voyez avant un mois, volontairement j'entends, vous aurez chacun une amende. C'est le prix à payer; c'est dans votre contrat. Relisez-le. Votre amie doit s'impatienter, je la fais rentrer. Avant de partir, prenez un rendez-vous pour la semaine prochaine avec ma secrétaire.
-D'accord. Merci docteur.
Harry soupira quand elle sortit ; mince, pourquoi n'avait-il pas lu son contrat un peu mieux ? Et pourquoi Madison ne l'avait pas prévenu ? Il espérait ne pas avoir fait de gaffe auprès de son "patron". Il n'eut pas le temps d'y penser plus puisque Hermione jaillit du couloir pour venir le serrer dans ses bras.
-Oh Harry ! Qu'est-ce que tu m'as manqué, ça va ?
-Ça va ! Toi aussi tu m'as manqué... Ron !
Ron avait attendu un peu pour qu'Harry le voit après. Celui-ci se leva et enlaça son ami.
-Qu'est-ce que tu fais là ! Dis-moi que la mission est finie et que tout va bien !
-Tout n'est pas fini mais ça va. Je te raconterais. C'est bon de te revoir.
-A moi aussi. C'est fou, je ne pensais pas te voir si vite. Tout va bien pour vous ?
-Tout va bien Harry ! Tu te sens prêt pour rentrer ? On pourrait aller papoter chez moi ! On a surement un tas de choses à se dire !
-C'est sûr, s'amusa Ron. Allons-y.
Moins d'une heure plus tard, les trois amis étaient chez Hermione autour d'une tasse de thé, prêt à se raconter tout ce qui leur était arrivé depuis trois mois.
-Dis-moi, Ron, demanda Harry. Comment ça se fait que tu sois là ?
-Diggs nous a retrouvés. J'avais trouvé un autre lieu sûr mais il l'a aussi trouvé.
-Par Merlin ! Comment ?
-Un collier de Cassie, un sort de magie blanche. L'amour qu'il a pour sa fille. Il devait le savoir depuis le début en fait...
Ron lui raconta tout, sa bataille avec lui, Pansy qui avait trouvé refuge au Terrier, leur installation au Square Grimmaurd, l'enquête qui avait grandement progressé grâce à leur indic mais aussi grâce aux multiples arrestations demandées par Werner.
-C'est une femme qui est à la tête de tout ça, continua Ron. Elle a trois sous-chefs dont Diggs, un qu'on ne connait pas et Purcey qu'on a arrêté. Il ne nous dit rien, il doit savoir qu'il mourra s'il révèle quoique ce soit mais le sort de Languedeplomb a une faille : il ne nie pas, acquiesce même si on lui donne des choses à approuver.
-Bien, vraiment bien.
-Ouais, on aimerait accélérer les choses mais bon... c'est déjà une bonne avancée.
-Oui !
-Et, je, hum, je suis avec Pansy maintenant. C'est sérieux je veux dire.
-Oh.
-Tu verras qu'elle a changé. Ça ne te dérange pas qu'on soit au Square ?
-Bien sûr que non, vous avez bien fait. Et si tu es heureux... Et toi, Hermione, tu vas me dire que tu es avec Malefoy, c'est ça ?
Hermione ne répondit pas de suite, un peu gênée mais le regard d'Harry n'était pas dur comme elle aurait pu s'y attendre, comme il l'avait été avant qu'il ne parte.
-Oui. Il a divorcé. Après la découverte de..., tu sais et il y a eu un procès. Christopher est en prison, Astoria est de retour chez ses parents et elle n'a pas le droit de voir Chloé pour le moment. Tu m'en veux ?
-Non. Je suis surpris, dépassé mais bon et Ron l'a visiblement accepté, je vais pas être... ça ira.
-Il est toujours aussi con mais c'est un bon père, lança Ron, et ça se voit, enfin il est vraiment amoureux d'Hermione. Ça crève les yeux.
-On va emménager ensemble, dit Hermione d'une petite voix. Blaise nous construit une maison et... enfin j'avais hâte que tu reviennes pour te le dire, comme si j'avais besoin de ton aval, à toi mais aussi à Ron.
Harry soupira mais sourit ; dire qu'il allait devoir se faire à Parkinson et Malefoy, cela lui semblait un peu trop mais ses amis avaient l'air sincèrement heureux.
-Et les autres ? Katie ?
-Oh et bien...
-Quoi ?
-Tu sais qu'elle sort avec Tyler Nott ? Sa tante s'en est prit à elle parce qu'elle est moldue alors on est un peu à cran, tu vois. On a un peu peur que sa mère vienne et apparemment, elle est folle.
-Merde.
-Comme tu dis.
-Et Ginny ? Et on a gagné la Coupe ?
-On a gagné la coupe ! S'exclama Ron, ils ont été géniaux.
-J'arrive pas à croire que j'ai loupé ça !
-Mais Ginny va bien, ça lui a fait du bien de gagner, elle profite maintenant.
-Et toi ! Demanda Hermione j'en peux plus, comment c'était ? Tu as vu tes parents ?
-Oui. On... je les ais même beaucoup vu, c'était génial, je, je n'aurais jamais cru pouvoir les voir et là c'est un rêve qui se réalise, ça m'a fait beaucoup de bien, ils étaient tellement géniaux. Et en même temps, très humain, je crois que de les voir affronter la vie, d'avoir des discussions avec eux sur les enfants, l'amour, la guerre... ça m'a fait comprendre beaucoup de chose, pourquoi ils se sont sacrifiés pour la guerre et pour moi, qu'il faut vivre même si la vie est dure parce que malgré la guerre, ils vivaient, ils s'amusaient. Ils partageaient de bons moments ensemble.
-Ça a été dur ?
-Oui, surtout au début et puis je m'y suis habitué et Madison a été d'une grande aide.
-Madison ?
-La psychomage qui m'a accompagné, expliqua Harry.
-Oh. Mais ils étaient jeunes tes parents, comment tu as fait pour les approcher ?
-Madison avait à peu près leur âge alors ça a été plus facile. Ça m'a fait du bien, merci encore Hermione de m'y avoir poussé. Je... je vais démissionner lança-t-il soudain.
-Quoi ? S'exclamèrent Ron et Hermione à l'unisson.
-Après la mission, je démissionne, je ne sais pas encore ce que je veux faire... professeur soit au Ministère pour la formation d'Auror, pourquoi pas à Poudlard, je sais pas mais je veux plus... je me donne trop, ça me bouffe et regarde, je suis parti et le monde a continué de tourner, vous avez plus avancé sur l'enquête en trois mois que moi en dix ! J'ai besoin de changer d'air, de déménager, d'apprendre à vivre... Pour mes parents. Pour moi, surtout.
-Oh Harry ! Fit Hermione en lui prenant la main.
-Ne pleure pas, menaça-t-il.
-Promis. Je suis contente de te voir aller si bien, si serein.
-J'ai un peu peur de replonger avec la mission mais non, je veux vivre, j'ai vécu de belles choses là bas avec mes parents et Madison et j'ai compris que je m'étais mis une pression folle, que ça faisait des années que je n'arrivais plus à m'amuser, à lâcher prise tout simplement. Je vais aller me chercher un appartement aussi, pas question que je retourne dans la maison que j'ai partagé avec Ginny
.
En une après-midi, Harry avait pu trouver un appartement qui lui plaisait. Près du chemin de traverse mais isolé des rues commerçantes trop fréquentées, son appartement était comme il le voulait. Grâce à son argent et sa célébrité, il put y emménager le soir même avec meubles et affaires. Pour fêter ça, il avait invité Ron et Hermione qui avaient de suite acceptés. Heureusement pour Harry, sans Parkinson et Malefoy, même s'il l'acceptait plus ou moins, il n'était pas encore prêt à les rencontrer et surtout, il voulait profiter de ses amis. C'était pareil pour Ron et Hermione, cela faisait presque un an qu'ils ne s'étaient pas retrouvés tous les trois chez l'un pour manger quelque chose et ça faisait du bien, vraiment du bien.
Ils passèrent une soirée délicieuse et même s'il ne dormit pas beaucoup, Harry se sentait bien. Le lendemain, il alla voir les Weasley pour les saluer, pour s'excuser aussi ; il savait qu'il n'avait pas eu un comportement idéal ses dernières années avec eux alors qu'ils étaient sa famille. Ensuite, il alla au Ministère où on l'accueillit avec plaisir. Il passa une bonne partie de l'après-midi avec Kingsley, Werner et Ron à parler de l'affaire. Il prévint également Kingsley qu'après cette affaire, il démissionnerait. Il était décidé et cet après-midi à travailler sur l'affaire l'avait convaincu ; il n'y prenait plus de plaisir.
Ce n'est que le lendemain qu'il prit du temps pour aller voir Ginny. Ron lui avait donné l'adresse, aussi, il se rendit chez elle. Quand elle ouvrit, une myriade d'émotions traversa son visage : soulagement, bonheur, inquiétude. Un peu maladroitement, ils se serrèrent dans les bras et Ginny l'invita à s'asseoir.
-Il est chouette ton appart.
-Merci. Comment tu vas ? Maman m'a dit que tu étais de retour, je ne savais pas quand j'allais te voir.
-J'ai repris mes marques et... je voulais voir comment tu allais et félicitations pour la coupe du monde !
-Merci !
-Je suis un peu déçu de l'avoir raté mais...
-Tout c'est bien passé là-bas ? Demanda Ginny en voyant qu'il ne continua pas sa phrase.
-Oui. Ça m'a fait un bien fou et j'ai compris beaucoup de choses. Je suis vraiment désolé, tu sais, on s'est fait beaucoup souffrir et j'ai fait comme si ça venait que de toi alors que j'étais tout aussi fautif. Je tenais à te le dire, je suis désolé Ginny.
-Merci, dit Ginny, les larmes aux yeux. Je, je suis contente de voir que tu vas bien. Tu m'as manqué.
-Toi aussi. Tu as l'air... tu es superbe.
-Oui, je me sens mieux et je me sens coupable de te dire de ça, d'avoir gagné la coupe, là je profite à ne rien faire, à sortir avec mes amis je lâche prise.
-Je sais, ne t'en veux pas, on s'est assez gâché la vie, tu ne crois pas ? Je... je vais lâcher prise moi aussi. Je vais démissionner.
-Quoi ? T'es sûr ?
-Oui, certain. Je finis la mission en cours avec l'aide de Werner et Ron et j'arrête. Ça m'a... ça nous a bouffé la vie parce que je suis trop entier, je ne veux pas continuer comme ça.
-Tu as vu tes parents ?
-Oui, c'était génial si tu savais, Ginny. Ça m'a fait un bien fou.
-Je suis heureuse pour toi. Je sais combien ça pouvait avoir de l'importance pour toi. Et je suis contente que tu viennes me parler. On, j'avais peur que tu me détestes.
-Mais non, jamais.
-On va pouvoir continuer à se voir, à être amis ?
-Bien sûr. Avec tout ce qu'on a vécu et Ron et Hermione, et même s'ils n'étaient pas là, tu es importante pour moi. Tu veux ... divorcer ? Demanda Harry après un moment de silence.
-Tu le veux, toi ?
-Oui, je pense que c'est mieux.
-Oui, je le pense aussi. Ça va me faire bizarre de ne plus m'appeler Potter.
-A moi aussi. Tu... es avec...
-Non, bien sûr que non Harry.
-Pourquoi bien sûr que non ?
-Je pouvais pas te faire ça et j'étais un peu perdue.
-Je, j'ai rencontré quelqu'un... enfin...
-Dans le passé ?
-Tu me promets de ne le dire à personne ? Je ne l'ai pas encore dit à Ron et Hermione.
-A personne, promis.
-La psychomage qui m'accompagnait, on a vécu un petit quelque chose ; je... rien de sérieux, on n'avait pas le droit mais... enfin bref, ce que je veux te dire c'est qu'on doit vivre maintenant Ginny et ne te retiens pas pour moi, surtout pas. Chacun, on doit essayer de vivre notre vie. Je pense que pour ni l'un, ni l'autre, ce ne sera facile de voir l'autre avec quelqu'un mais c'est ce qui arrivera forcément, non ? Si tu veux être avec... lui ou quelqu'un d'autre. Je veux dire, tu m'as dit une fois qu'il t'avait fait revivre, ressentir de nouveau et je veux pas, je veux que tu ressentes les choses.
-Merci Harry. Je... merci. Et toi, tu vas la revoir ?
-Je n'ai pas le droit pendant un mois après mon retour, ils disent que c'est normal de ressentir un quelque chose, un manque après trois mois passés ensemble. Je sais pas trop ce que je ressens, je verrais bien le moment venu. Bien, je vais y aller. Je vais à Poudlard voir Neville.
-Cool, ok, embrasse-le pour moi.
Harry et Ginny s'enlaçaient pour se dire au revoir quand un groupe de gens transplanèrent directement dans l'appartement de Ginny. Un silence se fit un instant. Harry reconnut Crystal, Emma et Dany de l'équipe de Quidditch, un jeune qu'il ne connaissait pas et... Théodore Nott. Crystal réagit la première et vint l'embrasser.
-Harry ! Tu es rentré, comment vas-tu ?
-Bien et toi ?
-Bien ! Dit-elle alors qu'il saluait Emma.
-Félicitations à vous pour la Coupe du Monde, je m'en veux d'avoir raté ça !
-Merci.
-C'est Tony, intervint Ginny, il a remplacé Dany pour les derniers matchs, il nous a été d'une grande aide pour gagner !
-Bien. J'y allais justement, on se reverra surement, dit-il en terminant le tour, serrant la main de Tony.
Il eut un moment de gêne. Allait-il serrer la main de Théo comme il l'avait fait à Dany et Tony ? Mal à l'aise et jaloux de les avoir découvert enlacés, Théo croisa le regard impassible d'Harry, il allait parler quand le poing d'Harry le frappa. Il recula d'un pas, surpris.
-On sait pourquoi, dit le Survivant avant de transplaner.
Hilares, Crystal et Emma se retenaient avec peine de rire. Ginny se mordit la lèvre, un peu surprise de l'accès de violence d'Harry.
-Ça va ? Demanda-t-elle tout de même.
-Super, marmonna Théo en se touchant le nez. Qu'est-ce qui lui a pris ?
-Tu as couché avec sa femme, intervint Dany, c'est de bonne guerre.
-Merci du soutien.
Dany haussa les épaules en souriant.
-Alors qu'est-ce qu'il faisait là ? Demanda Emma, curieuse.
-Voir comment j'allais, bon, je finis de me préparer en vitesse et j'arrive !
Voir comment elle allait ? Théo s'assit sur le canapé, le cœur serré. Par Merlin qu'il était jaloux. Bien sûr, il n'y pouvait rien, légalement, elle était encore sa femme.
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Harry n'était pas sûr qu'il était prêt à ça mais cela faisait presque une semaine qu'il était revenu et il n'avait pu refuser. Ce soir, il allait manger avec Parkinson et Malefoy. Il était un peu inquiet ; il savait qu'il allait tout faire pour que cela se passe bien. Pour Ron et Hermione. Et il se doutait qu'ils n'allaient pas le provoquer s'ils ne voulaient pas mettre en colère leur moitié. Néanmoins, on parlait de Malefoy et Parkinson, deux personnes qui lui avaient pourri la vie à Poudlard. Il se regarda rapidement dans la glace et transplana devant le Square Grimmaurd. C'était bizarre, c'était chez lui et pourtant, il y allait comme un invité. Il entra et alla dans la cuisine pour tomber nez à nez avec Parkinson. Ils se saluèrent, un peu froidement, ne sachant pas quoi se dire.
-Ron va arriver, il est en haut.
-Ok.
Heureusement pour eux, Cassiopée entra dans la cuisine.
-Bonjour, je suis Cass ! Dit-elle avant de se tourner vers sa mère : C'est quand que Chloé arrive ?
-Bientôt, Hermione travaillait tard.
La petite fit la moue et se tourna de nouveau vers lui.
-Je sais qui tu es ! Le meilleur ami de Ron !
-Exact, fit Harry avec un sourire en s'agenouillant pour faire face à la fillette. Il m'a beaucoup parlé de toi.
-C'est vrai ? Fit Cassiopée, des étoiles dans les yeux.
-Oui et il a raison, tu es vraiment jolie !
-Merci ! J'ai un petit frère ! Tu veux le voir ? Il marche maintenant ! Il est avec Ron !
-Je suis là !
En effet, Ron surgit, Gabriel, un an, dans les bras.
-Salut Harry, t'as trouvé facilement ? Blagua Ron.
Harry sourit et regarda le bébé, il était vraiment adorable. Ils commencèrent à parler boulot et Pansy se détendit un peu, pressée que Drago arrive. Elle angoissait terriblement à l'idée de rencontrer "officiellement" Harry. Elle savait qu'il avait longtemps était contre leur relation. Ron lui avait dit qu'il avait changé et que tout se passerait bien mais elle avait des doutes. Bon, il ne lui avait pas jeté de regard méprisant quand il était arrivé, juste gêné de se trouver seul avec elle, ce qu'elle pouvait, bien entendu, comprendre. Enfin, Drago, Hermione et Chloé arrivèrent. Cassie emmena Chloé de suite dans sa chambre, ravie de retrouver sa meilleure amie. Hermione sauta au cou d'Harry comme si elle avait encore du mal à croire qu'il était bien revenu et Pansy eu la surprise de voir Drago serrer la main d' Harry. Bon leur "Potter / Malefoy" étaient froids mais c'était un début et elle voyait combien Hermione en était heureuse. Sacré femme, ils semblaient tous vouloir faire attention à ne pas la vexer.
Harry passa finalement une bonne soirée. Les deux filles mettaient l'ambiance avec leur jacassement sans jamais vraiment les déranger. Il était toujours aussi facile de parler avec ses amis malgré la présence de leurs "amis" et il se rendait compte que Malefoy faisait quand même des efforts pour participer à la conversation. Il voyait surtout l'amour que pouvait se porter chacun des couples et ça, ça le troublait drôlement. Il n'avait jamais vu Ron aussi serein ni aussi amoureux d'une femme. Avec Pansy, il était aux petits soins, l'aidait sans cesse pour servir le repas qu'elle avait préparé, lui prenait la main et la regardait souvent, écoutant son avis. Malefoy et Hermione étaient plus discrets, ce qui ne l'étonnait pas connaissant un peu Malefoy, néanmoins il y avait des signes qui ne trompaient pas : comment il la regardait, comme il lui souriait, rien qu'à elle et simplement le fait qu'il lui parlait, à lui.
-Tu vas démissionner ? S'exclama Pansy, surprise. Oops pardon.
-Je t'en prie, oui. Il est temps de changer.
-Tu étais le plus jeune, tu seras celui qui est resté le moins longtemps, s'amusa-t-elle. Tu vas faire quoi alors ?
-Je ne sais pas, peut-être l'enseignement. J'ai aimé ça... et toi, se lança-t-il, tu sais ce que tu veux faire quand tout ça sera... fini.
-Non, pas vraiment. Enfin, peut-être, ajouta-t-elle en pensant qu'il venait faire franc-jeu devant eux, quand j'étais plus jeune, je faisais mes propres vêtements alors styliste, pourquoi pas, ça me plairait bien.
Harry et Pansy continuèrent à parler de leurs futures carrières respectives sous le regard à la fois ému et amusé des trois autres. Hermione était aux anges, elle n'aurait jamais cru que cela se passerait aussi bien, surtout quand Ginny lui avait dit qu'il avait frappé Théo mais c'était de bonne guerre. Harry, Pansy et Drago faisaient des efforts pour Ron et elle et rien n'aurait pu lui faire plus plaisir.
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-Tu es content de la soirée ? demanda Pansy alors qu'elle se mettait au lit.
-Très, merci.
-De quoi donc ?
-D'avoir parlé à Harry. Que tout se soit bien passé. Je sais que tu étais inquiète.
-Pas du tout ! S'exclama Pansy, enfin si un peu, lui aussi je crois.
-Bien sûr, lui aussi, mais…
-Il a fait bonne figure, tu crois qu'il le ressent vraiment ?
-Ce qu'il est allé faire… l'a vraiment changé.
-Je n'ai toujours pas le droit de savoir ?
-Non, très peu de monde le sait et c'est très bien comme ça. Un jour peut-être. Je pense qu'il est sincère, il vous donne une chance comme vous lui en donnez une. Je suis content de le voir comme ça, tu sais. Si détendu, souriant, ça fait une éternité que je ne l'ai pas senti si serein.
-Comment ça se fait qu'il était devenu si déprimé ? Je veux dire, il aimait Ginny non ?
-Il est tellement entier qu'il se donne trop dans son boulot surtout. Avec Ginny, il pouvait pas puisqu'elle était souvent partie à cause du Quidditch. Et puis il a toujours eu un souci avec le passé, ses parents… enfin bon. Il va mieux, c'est l'essentiel.
-T'es un super ami, Ron, murmura Pansy en l'enlaçant. Ça fait bizarre aussi de voir Drago et Hermione comme ça.
-Je sais.
-Mais ils ont l'air tellement heureux. Ça te dérange ?
-Non, ça me fait bizarre, c'est tout. Comme à toi et surement comme eux par rapport à nous.
Pansy se rallongea, songeuse. Oui, tout ça était trop bizarre et en même temps terriblement normal. Ron s'allongea contre elle et elle se colla à lui. Oui, terriblement normal.
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-Qu'est-ce que tu en penses ?
Il regarda sa femme d'un œil étrange avant de retourner à la contemplation du paysage. Qu'est-ce qu'il en pensait ? Telle était la question.
-Tu l'aimes bien, toi.
-Elle a fait un boulot formidable avec notre petite fille et je n'ai jamais vu Drago aussi bien malgré Chloé.
-Je sais, soupira-t-il, mais Narcissa, je veux bien avoir eu une ouverture d'esprit… mais une moldue.
-Arrête avec ça, je sais que tu commences à l'apprécier malgré tout.
-Elle est drôle, accorda Lucius Malefoy. Et je sais que Drago l'aime et elle le rend heureux.
-Elle rend le sourire à Chloé aussi, Lucius.
Lucius grogna. Oui, il savait tout ça. Que toute sa famille – et même lui – appréciait Hermione Granger, c'était un comble !
-Tu crois qu'elle nous pardonnera ce qu'on lui a fait ? On a laissé ta sœur la torturer sans bouger le petit doigt.
-Je pense qu'il y aura toujours un léger malaise entre nous, Lucius, mais avec le temps… et ils nous donneront surement d'autres petits-enfants. Tu es prêt pour ça ?
-Il le faudra bien.
Narcissa sourit. Oui, il le faudra bien. Lucius avait fondu en voyant Chloé, il ferait la même chose pour les autres enfants de Drago, même si la mère était une née-moldue. Au moins, elle serait une mère, pas comme cette Greengrass.
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Face à lui, elle ne détournait pas le regard. Elle savait que c'était son acolytee le plus important et que maintenant que tout se fragilisait autour d'eux, il devenait anxieux et attendait des réponses.
-Suivre cette gamine ne nous mènera à rien, reprit-il. La moitié d'entre nous a été arrêté et vous ne faites rien !
-Qu'est-ce que tu veux que je fasse ? Cracha-t-elle. Ce n'est pas de ma faute si vous êtes assez débile pour vous faire arrêter ! Surtout qu'on a été calme depuis des semaines !
-On pense qu'il y a un indic.
-Quoi ? Trouvez-le-moi ! Je ne me laisserais pas avoir par Potter et sa clique ! Je les déteste. Sors de là !
Jason sortit, furieux. Elle ne lui avait rien apporté comme aide. Il aurait du s'en aller, il le savait mais maintenant, ce n'était plus lui obéir à elle. Il voulait retrouver ses enfants, il voulait retrouver Pansy et lui trancher la gorge, et surtout retrouver Ronald Weasley qui se tapait sa femme et il lui montrerait, lui, qui était le plus fort. Il s'octroyait sa famille et il pensait qu'il n'allait pas réagir ? Il rêvait ! Il le détruirait, il détruirait Pansy et reprendrait ses enfants.
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Ginny se lança un regard combatif dans le miroir… avant de le voir perdre cette lueur. Il fallait qu'elle y arrive ! Depuis quand Ginny Weasley n'était pas courageuse ? Elle détestait être comme ça mais elle hésitait. Sa discussion avec Harry l'avait libéré, ils avaient signé les papiers du divorce et même si ça n'avait pas été facile et que ça n'était pas encore officialisé, elle se sentait libre. Libre de tout et n'importe quoi. Et de quoi avait-elle envie ? Théodore Nott. Harry avait raison, avec lui, elle se sentait revivre, totalement, comme une femme. Elle le voulait mais elle avait peur elle lui avait fait déjà beaucoup de mal et elle ne voulait pas recommencer. Pour lui, leur relation serait sérieuse, trop peut-être pour elle. Elle, elle voulait s'amuser, se détendre après plus de quinze ans à vivre dans une maison glaciale. Il y avait eu de bons moments, bien sûr, mais elle ne voyait encore que les derniers temps douloureux. Elle voulait commencer quelque chose avec Théo mais elle n'était pas prête à lui jurer amour éternel et même à dire qu'elle était juste amoureuse. Elle avait aimé Harry plus que tout et cela s'était terminé douloureusement. Elle ne voulait pas recommencer. Pour cela, elle devait parler à Théo et elle savait déjà que ce serait difficile. Cela faisait des jours qu'elle essayait de lui parler mais une partie lâche en elle fuyait à chaque fois la confrontation. Ce soir serait la bonne, elle devait être courageuse et y croire. Et elle devait au moins la vérité pour Théo…
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Il y avait un monde fou au stade dans la Lande d'Ilkley. Il y avait un match amical entre deux équipes nationales. Théo, ainsi que l'équipe nationale, étaient invité pour faire une parade avant-match. Ils étaient en l'air, sur leur balai, pour présenter le match. Il allait engager son mouvement pour atterrir quand Théo sentit une sombre douleur sur le côté de la hanche. Il voulut se débattre de l'emprise de la personne mais ce fut le trou noir ; il dégringola de son balai...
Ginny souriait à la foule, comme tous les membres de l'équipe. La main en l'air, elle tourna la tête pour englober son équipe du regard et pâlit. Théo. Il tombait. Quelqu'un l'avait attaqué et repartait déjà. Ginny fonça vers Théo pour contrôler sa chute ; quelqu'un avait été plus rapide. Au sol, des aurors chargés de la sécurité avaient vu l'attaque la plupart était partie à la suite de l'attaquant alors que d'autres avaient arrêté la progression de la chute de Théo. Ginny atterri près de Théo, il était inconscient, tout son flanc gauche noyé dans le sang, mélangé à une substance. La lame qui l'avait transpercé était empoisonnée.
-Par Merlin, qu'est-ce qu'il a ?
Le médicomage était déjà là et le palpait.
-La lame était pleine de poison ! S'exclama le médicomage. Transfert à Sainte Mangouste, immédiatement !
Il transplana avec Théo et Ginny resta à genoux, bouleversée. Crystal lui tapota le bras et la força à se lever.
-Viens, on y va, ne t'inquiète pas.
-Et, et s'il ne survit pas ?.
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Hihihi ! Ca, c'est une fin non ? Je vous laisse mariner jusqu'à la semaine prochaine mais en attendant, je veux vos avis ! Presque 300 reviews, waouh, merci à vous !
Bisous, bisous !
