Bonjour tout le monde !

Au vu du peu de menaces que je reçois (et aussi parce que Tatch bave un peu trop devant les lectrices), je me permet de revenir vous voir :)

On continue donc cette fic qui je l'espère ne vous fera pas faire une syncope avant la fin de cet arc. Je suis au regret de vous dire aussi que les rewiew m'ont fait littéralement exploser de rire et que Sadik est mon surnom :D

Allez, bonne lecture !


La bouche pâteuse, Sabo ouvrit les yeux. Sa tête ne lui faisait plus mal mais ses bras le lançaient toujours.

Il tourna son regard vers Doma qui le fixait.

-Genkotsu no Garp est revenu quand t'étais encore inconscient. Il a bandé tes bras et ses occupé de ta tête.

Le blond ferma les yeux et soupira. Qu'est-ce qu'il essayait de faire ?

-Soif ...

Le pirate s'approcha autant que le lui permettait ses chaines et du bout des bras versa le contenu du broc dans la bouche de Sabo comme il put.

Le révolutionnaire le remercia d'un léger mouvement de la tête.

-Garp est le grand-père paternel de Luffy et adoptif de Ace. C'est devenu mon Jiji le jour où mon oncle m'a fait entrer dans la famille.

Le brun ne dit rien. Il l'écouta en silence.

-C'est qu'un sale marine qui mérite à peine mon respect. Enfant, j'ai subi ses manières peu communes pour faire de nous des marines.

Il rigola mais son rire s'étrangla dans sa gorge car chaque secousse lui vrillait les bras.

-Des marines ? Pourtant si on vous voit aujourd'hui ...

-En effet, Ace et Lu' sont des pirates qui courent après la liberté et moi je cherche à rendre la liberté en nous débarrassant du gouvernement.

Il soupira.

-Garp nous a fait subir beaucoup de traumatisme. Aujourd'hui encore, on subit ses coups dès qu'on le croise. Ace a peur des hôpitaux par sa faute, Lu' est terrifié quand il le voit.

-Et à toi ? Il t'a donné la peur de quoi ?

Il sourit. Repassant dans sa tête diverses événements.

-Il m'a rendu fort. J'ai appris à jouer sur les mots en ne refusant pas en bloc le fait qu'il veut qu'on soit des marines et sans dire que je voulais être révolutionnaire.

-Comme quoi il n'est pas le pire des grands-pères.

-Tu n'as pas subit ses épreuves.

Il frissonna à ce souvenir, les nuits passées dans les ravins du mont Corbo, le vol qu'il avait fait accrocher aux ballons, la nage parmi les crocodiles, il en passait des plus belles…

Deux marines entrèrent dans la cellule, le détachant et l'emmenant une nouvelle fois.


Edessa tenait dans ses mains une photo d'elle et de Sabo. Elle datait du début de leur amitié. Ce souvenir ne put l'empêcher de laisser quelques larmes rouler le long de ses joues et glisser sur la photographie.

Relevant la tête, elle avisa le bordel qu'était devenue sa maison. Cela lui rappela ce que Portgas D. Ace lui avait dit quelques jours plus tôt avant qu'elle n'apprenne l'emprisonnement de Sabo.


Quelques jours plus tôt, Shabaody …


La brune se rongeait les ongles. Devant elle trônait son denden et une petite note qui comportait le numéro qu'Ace lui avait donné lors de leur rencontre.

Finalement, prenant sur elle, elle appela et tomba sur un homme. Lorsqu'elle se présenta, il l'a redirigea vers le denden d'Ace.

« Portgas D. Ace, j'écoute ? »

-Ace-san ? C'est Edessa. J'ai appelé le numéro que vous m'aviez donné et on m'a redirigé sur ce denden… fit la voix hésitante de la jeune femme.

« Normal, on m'a fourni un denden personnel intraçable. Néanmoins, je pense qu'il est inutile que nous parlions par denden quand je suis à deux pas de chez vous. »

-Oh euh… très bien.

Elle regarda d'un geste son salon et reprit.

-Alors je vous attends. Un café ?

« Avec grand plaisir. » répondit-il en riant.

Et il raccrocha. La jeune femme s'activa à débarrasser un peu. Elle se tourna vivement en entendant quelqu'un toquer. Déjà ?

-Un instant !

Elle fit un peu de ménage, embarquant un maximum d'affaires pour les mettre dans sa chambre et ferma la porte. Elle ouvrit, dévoilant le frère de son amant.

-Désolée pour le désordre, je n'attendais pas de visite, s'excusa-t-elle. Comment allez-vous ?

-Assez occupé, mais ça peut aller, répondit Ace en pénétrant dans la maison.

Edessa se mordit la lèvre en le voyant hausser un sourcil devant le bordel. Elle avait à peine eut le temps de libérer un fauteuil et un petit coin de la table basse. Tous autour d'eux trainaient des vêtements et de la paperasse. Elle se laissa tomber sur son canapé.

-Je ne ferais pas la connerie de vous demander comment vous allez, alors que vous allez forcément mal, annonça Ace, en prenant son verre.

-Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? s'enquit la jeune femme.

Ace montra le salon d'un geste de la main, puis le visage d'Edessa face à elle. Elle rougit de honte. Impossible de cacher son stresse.

-Vous avez pleuré récemment. Je présume que vous n'avez pas de nouvelle de Sabo, non plus.

Edessa baissa la tête. Elle devait arrêter de croire à être la seule personne perturbée par le manque de nouvelles du révolutionnaire.

-J'ai essayé de tirer des informations aux révolutionnaires, mais personne ne semble savoir de quoi est question la mission de Sab'. Rayleigh non plus, et connaissant Shakky, si elle savait, elle en aurait fait part à Ji-chan. Je dois redescendre la Grand Line, sous ordre de mon capitaine. Je me renseignerais en chemin.

-Merci, souffla Edessa.

-C'est naturel. Il m'a demandé de veiller sur vous. Vous avez une Vivre Card de lui, par hasard ?

Elle haussa les sourcils avant de se reprendre. Jamais ils n'avaient parlé de Vivre Card, de ce fait il lui était naturel de ne pas y avoir pensé.

- Non, et vous ?

-Non plus, malheureusement, reprit Ace en buvant son café.

-Est-ce… est-ce que ça vous poserez un problème de rester un peu ici, juste quelques minutes, pour discuter ? tenta Edessa. Vous pourriez me raconter des histoires sur votre enfance, ou me dire pourquoi certains sujets semblent tabous pour Sabo. Pas que je veuille trahir sa confiance, ou quoique ce soit, c'est que je veux juste comprendre la raison de ses précautions, parfois. Je me doute que ça doit être important, pour qu'il n'en parle pas. J'en ai discuté avec Shakky-san, et elle m'a dit que ce n'était pas ses secrets à lui.

Ace se laissa aller contre le dossier de son fauteuil, sans rien dire, attentif. Edessa fuyait son regard de peur qu'il rejette sa demande.

-Il… il m'a parlé du lien entre votre jeune frère et son patron. Je présume donc que vous êtes demi-frère, et que…

-Faux. Nous ne sommes pas demi-frère.

Ace inclina son chapeau sur son visage. Elle releva les yeux vers lui, intriguée.

-D'où es-tu originaire ? demanda Ace.

-Où est le rapport ? s'enquit-elle, ne comprenant pas vraiment.

-Tu veux en savoir plus, alors, il faut que je sache comment aborder la chose.

Elle le vit porter une main à son cou pour y attraper un médaillon. Par réflexe, elle porta également une main à son cou où y pendait un petit pendentif que Sabo lui avait offert il y avait quelques temps.

-Si tu veux savoir sans doute l'un des plus gros secret que Sabo traîne, avec la parenté de Luffy et son statut de révolutionnaire, je dois savoir comment parler de la chose. Je suis le premier concerné, et crois-moi, c'est pas quelque chose dont je parle facilement. Si mon capitaine n'avait rien découvert par hasard, je ne lui aurais jamais dit, et ce n'est que depuis peu de temps que mon équipage est au courant. Mis à part ça, seuls ceux qui m'ont vu grandir, qui m'ont prouvé que je pouvais leur faire confiance, et cet enflure de Sengoku, savent vraiment ce qu'il en est. Vas-tu répondre à ma question, ou pas ?

Edessa haussa un sourcil, puis fini par dire :

-South Blue. C'est suffisant, Ace-san ?

-Tu connais l'île de Baterilla ?

-Qui ne la connait pas ! Tout le monde a entendu parler du massacre que la population de l'île a subit pour une rumeur infondé ! Surtout qu'il se trouve que la fille de Roger vient d'East Blue ! La pauvre… tant de gens doivent la prendre pour responsable de cet incident… j'ai beaucoup de peine pour elle.

-Elle n'en a pas besoin, crois-moi.

-Hmph ! Qu'est-ce que vous en savez !?

-Je suis en aucun cas le demi-frère de Luffy, même si je l'aurais voulu, histoire, peut-être, de connaître au moins l'un de mes parents, et qu'il n'ait pas à vivre avec le fait que Dragon n'ait jamais voulu de lui. Et ce que j'en sais, c'est d'une simplicité enfantine… je suis la raison du massacre de Baterilla. J'y aie échappé de justesse alors que j'étais encore dans le ventre de ma mère.

-Je croyais que Sabo venait d'East Blue ?!

-Oh, mais Sabo est vraiment d'East Blue. Luffy, on ignore où il a vu le jour, alors, on considère la même chose. Mais moi, j'ai vu le jour à Baterilla. Ma mère est morte en couche, suite à une prolongation de sa grossesse. Elle m'a porté pendant vingt mois. Quand Rayleigh-Ji-chan l'a trouvé, avec Garp, elle était enceinte de onze mois. Sabo vous a parlé d'eux, non ?

-Oui…

-Cela ne vous a jamais paru étrange que l'homme qui a envoyé Roger à l'échafaud, ne fasse rien à son second, et que ses petits-fils, comme il les appels, nomme le pirate 'Tonton' ?

Edessa ne répondit rien. Elle le voyait tourner autour du pot, un peu comme son frère blond. Et apparemment cela l'énervait au vu de ses mimiques.

-Tout ça pour dire quoi ? demanda finalement Edessa.

-Si on exclut Luffy, le fils du leader Révolutionnaire… pourquoi Dawn aurait vécu dans la menace d'un Buster Call pendant dix-sept ans ? Pourquoi le Mei-Ô Rayleigh a-t-il éprouvé la nécessité de se cacher dans la mer la plus faible des quatre, excepté le fait que ce soit là-bas que Roger soit mort ? Surtout sur l'île d'origine de Genkotsu no Garp. Et pourquoi a-t-il décidé d'élever des enfants en premier lieu, alors qu'il n'a aucun lien de sang avec eux ?

Les yeux de la jeune femme s'arrondirent alors qu'elle faisait le rapprochement. C'était juste … impossible nan ?

-J'ai monté de toutes pièces le personnage de Gol D. Ann, afin que personne ne remarque l'étrange ressemblance entre le défunt Kaizoku Ou, et moi, le Kaizoku Oji, Gol D. Ace. C'est pour ça, que depuis tout petit, Luffy et moi, nous avons appris à être méfiant, et faire attention à ce que nous disons sur nous aux autres. C'est pour cette raison, que Sabo a refusé de fuguer de chez lui, quand bon nombre de fois, on lui a proposé de venir vivre avec nous. Il voulait pas nous attirer des ennuis, et qu'on découvre que Garp cachait l'existence du Kaizoku Oji et du fils unique du Chef Révolutionnaire, et encore moins, le fait qu'il planquait le Mei-ô. C'est pour ça, en partit, que Sabo a appris à contrôler les informations qu'il donne aux gens. Bon nombre sont ceux qui voudraient notre mort, à Luffy et moi. Nous sommes des démons, des monstres, nous n'aurions jamais dû venir au monde, pourtant, nous sommes , et ça déplaît ! Même parmi les alliés d'Oyaji, je connais quelqu'un qui m'en veut à mort, juste pour être le filleul du second de Roger. C'est tout. Je n'ai même pas envie d'imaginer sa réaction s'il vient à apprendre que je suis le fils de cet homme. Pour nos vies, et notre survie, on fait de la rétention d'information. Sabo a sans doute d'autres secrets, j'en serais pas étonné. Je suis peut-être son aîné, mais il y a des choses qu'il ne me dira pas, même à moi, et je le respecte, même si ça me fait chier, parce que même si je suis son frère, on a choisi nos voies, nos vies, nos aventures...

Ace vida son verre, se leva et sans un mot, s'en alla. Edessa resta dans la même position pendant un instant, ne sachant pas comment réagir. Elle se levait alors que la porte de l'entrée se refermait.

Elle s'élança et lorsqu'elle l'ouvrit, elle vit Ace parler avec un de ses nakamas dont elle croisa le regard et les suivit des yeux alors qu'ils partaient.


Edessa se souvient aussi très clairement de sa deuxième rencontre avec Ace peu de temps après. Enfin plutôt de sa rencontre avec Ann. La brune lui avait alors dit qu'elle ne la jugeait pas, la trouvant très courageuse et l'admirait pour cela.

Sur le moment, elle c'était sentie proche d'elle. Peut-être s'agissait-il seulement d'une impression. Toutefois, elle ne pouvait s'empêcher de se repasser en boucle toute leur discussion dans sa tête.

Depuis l'annonce d'emprisonnement de Sabo, elle n'avait pas eu le courage de faire quoi que ce soit. Elle devait se reprendre et tenter le tout pour le tout.

Pour son amour, pour Sabo.


Sabo était attaché à une croix. Les mains épinglées par des dagues. Sa tête penchait en avant et il était sur le point de perdre connaissance.

-Je ne répéterais pas ma question. Comment te nommes-tu ?

Le blond cracha au visage de son tortionnaire. Avec une grimace de dégoût, Magellan recula en faisant signe à la blouse blanche de s'approcher et de commencer les tortures.

Sabo le vit s'approcher et le regarda de son sourire le plus arrogant qu'il avait en réserve. L'homme hésita un instant en le voyant sourire et le directeur de la prison se saisit des pieux et le transperça à la cuisse, faisant hurler le révolutionnaire.

-Sale gakki ! Je te ferais craquer tu entends ! Hurla le directeur d'Impel Down. Ce n'est qu'une question de temps !

-Vous ne saurez rien ! Hurla le révolutionnaire. Jamais je ne dirais quoi que ce soit à des pourritures dans votre genre !

-Parce que pour toi la révolution est toute blanche ? Tu n'es qu'un ignorant.

-Ce n'est pas ce que j'ai dit, siffla-t-il. J'en sais bien plus que vous ne le pensez à votre compte.

Il le frappa au visage, l'envoyant dans un black-out total.


Edessa se tenait devant les révolutionnaires dans leurs bases. Elle avait décidé d'aller leur proposer son aide.

-Non. Et c'est sans appel. Aucun de nous n'ira sortir Sabo d'Impel Down !

-Et le laisser mourir là-bas ? s'étrangla la brune.

Thomas soupira. Il se tourna alors vers ceux qu'il commandait.

-Tout révolutionnaire qui voudra tenter quoi que ce soit pour sauver Sabo sera considéré comme un déserteur et un traitre à la révolution. Ordre de Dragon lui-même !

Ils parurent tous indigné alors qu'Edessa le saisit par le bras pour le tourner vers elle. Énervée, elle cracha au sol, juste à ses pieds.

-Pourritures ! Tous autant que vous êtes !

Elle tourna les talons, réfléchissant à une solution pour aller elle-même sauver son amant. Elle entendit des bruits de course derrière elle et se retourna pour voir trois révolutionnaires s'approcher.

- Attends-nous ! s'écria Sherry. On veut t'aider, on s'en fou de ce qu'il adviendra de nous, Sabo est notre meilleur ami. On le connait depuis longtemps et on a voyagé depuis Loguetown à ses côtés.

-Laisse-nous t'aider, renchérit Lyon.

Nathaniel approuva d'un hochement de tête. Tous trois avaient signé leur désertion mais ils s'en fichaient. Leur ami comptait bien plus qu'une place dans la révolution.


Où était-il cette fois ? Ce n'était surement pas la cellule. Il vit qu'il n'était pas attaché et en profita pour tenter de se lever.

Son corps trop affaibli ne supporta pas son poids et il chuta au sol, manquant de se cogner la tête contre une pierre.

En faisant l'inspection, il remarqua que ses jambes et ses bras étaient bandés, surement un coup du Jiji. Il passa ses mains au niveau des côtes pour vérifier que tout allait bien et il eut un haut-le-cœur en sentant ses os. Il avait perdu beaucoup de poids. Combien de temps avait-il passé dans cet endroit.

-Si j'étais toi je ne m'agiterais pas trop.

Il se tourna vivement vers la voix et pu voir Smoker plus loin, debout contre la paroi rocheuse.

-J'ai pu obtenir un peu de temps pour te parler avant que tu ne retournes en salle de torture, commença le Taïsa. Je suis pas là pour t'aider, t'es un révolutionnaire. Je viens juste te voir à propos de l'incident sur Myokusa.

-J'espère pour toi que t'as pas trahit Kareen, elle compte sur nous, coassa Sabo.

-J'ai rien dit. Je venais savoir si tu avais lâché une info là-dessus, auquel cas je dois me charger de ton silence.

Le Kemuri s'approcha du blond l'air menaçant. Le révolutionnaire supporta son regard et ne bougea pas.

-Ils n'ont rien eu de moi, pas même mon nom.

Des bruits de pas se rapprochèrent rapidement et Sabo fit la grimace en voyant Garp s'approcher.

-Pas le temps, Smoker, tu as fini ici, maintenant ne t'approche plus de Impel Down, Sengoku a trouvé bizarre que tu insistes pour venir, et toi Sabo tu viens.

Il se saisit de lui par le bras et le força à tenir debout. Avec un sifflement rageur, Sabo fut obligé de se laisser faire.

Garp le laissa dans une salle complètement vide. Il s'assit du mieux qu'il put contre un mur en attendant son tortionnaire du jour. Dans sa tête il se lançait des paris à lui-même, qui viendrait cette fois ? Magellan ? Akainu ? Ou encore Kizaru ? Quoiqu'il lui semblait que Sengoku n'était pas venu depuis un moment.

Seulement, le tortionnaire ne vint pas. Il ignorait combien de temps il avait attendu, les muscles tendus au maximum en prévision d'une séance de tortures. La fatigue le prit, il somnola et finit pas s'endormir, laissant son corps chuter vers le sol dur.


-Donc nous sommes d'accord ?

-Oui Edessa, je prépare mes affaires et je pars.

Nathaniel regardait une dernière fois le plan que le petit groupe avait mis en place. Normalement, si tout se passait bien, il serait bientôt dans le Shin Sekai à la recherche d'un kaizoku bien précis.

-Normalement, tu le trouveras sur l'une de ces îles, j'espère qu'il acceptera d'intervenir. D'après Ace un de leur allié aurait des soucis je crois et cela pourrait être l'annonce d'une guerre. Auquel cas lui seul pourrait stopper cette folie.

-Tu m'as l'air bien renseignée Eda', lança Lyon narquois.

-J'ai fait pas mal de contrôle d'information pour Sabo et encore plus depuis son départ. Une sale habitude qu'il m'a donnée.

Nathaniel embarqua quelques documents que la brune lui avait préparés et partit, confiant. Edessa soupira s'activa à libérer un peu d'espace pour accueillir plus convenablement ses amis et maintenant collègues.

-Le problème, commença Lyon, c'est que l'on ignore de ce qu'il se passe là-bas. Et aussi comment l'infiltrer.

-On a des cartes non ?

-Oui mais ça ne fait pas tout. On n'est pas Ivankov, reprit-il. On doit bien se préparer.

Il regarda tour à tour les deux femmes et la plus jeune soupira avant de sourire, le premier vrai sourire depuis plusieurs jours.

-On va dire bonjour aux marines ? suggéra-t-elle avec un petit air innocent et démoniaque.


Sabo se réveilla, le cou un peu endolori. Cela lui semblait dérisoire, son cou lui faisait mal alors qu'il était passé par plusieurs heures voir plusieurs jours de tortures.

En ouvrant les yeux, il remarqua qu'il était dans le bureau de Sadi-chan, assis dans un fauteuil et attaché avec du Kairioseki.

En jetant des regards tout autour de lui, il ne trouva pas la femme et soupira. Il frissonna en repensant à la dernière fois qu'il l'avait vue. Elle lui avait fait des promesses de tortures douloureuses.

La porte derrière lui s'ouvrit mais il ne pouvait pas voir qui venait d'entrer.

-Ha tiens, tu es réveillé ! chantonna une voix de femme.

Il n'eut pas à répondre et une sueur froide lui coulant le long de la colonne lorsqu'il entendit le verrou de la porte, indiquant que personne n'interromprait cette séance.

-Tu es moins bavard, geignit la femme en s'asseyant sur le bureau comme à son habitude.

-Je n'ai rien à vous dire, répondit calmement Sabo.

Elle sourit et approcha sa main de sa joue, la caressant du bout des doigts.

-Oh mais ne t'inquiète pas, tu vas répondre gentiment à mes questions. Mais d'abord, mettons-nous dans l'ambiance.

Elle se leva et se mit debout derrière le blond, posant ses mains sur ses épaules et les massant doucement. Sadi-chan laissa ses doigts descendre le long des bras puis remonter.

Sabo ne comprenait vraiment pas ce qu'il se passait. Il sursauta en sentant les mains de la femme venir sur son torse et déboutonner sa chemise déchirée et tâchée de sang.

Elle la remonta sur ses bras, dégageant son torse barré de nombreuses cicatrices. Ses mains agiles glissant et caressant la peau meurtrie. Sadi-chan fini par se placer face à lui et la fixa dans les yeux.

Ils restèrent ainsi sans bouger pendant plusieurs minutes avant que la femme ne sourit et place sa tête dans son cou. Elle déposa d'abord doucement ses lèvres puis mordilla la peau qui lui était offerte.

-Que … Qu'est-ce que vous faites, souffla Sabo.

-Chuttt, laisse-toi faire.

Elle descendit ses mains pour caresser la peau à la limite de son pantalon, ses lèvres descendant sur ses pectoraux et jouant avec ses boutons de chairs.

Le révolutionnaire se mordit les lèvres et ferma les yeux le plus fort qu'il ne pouvait. Il ne voulait pas, il ne pouvait pas, il avait Edessa et jamais il ne se pardonnerait de faire ça à la femme qu'il aimait.

Il murmura plusieurs fois son prénom de suite ce qui attira l'attention de Sadi-chan, stoppant ses gestes.

-Qui est Edessa ? Demanda-t-elle gentiment.

Il la regarda mais ne répondit pas, préférant se taire.

-Qui que ce soit, murmura Sadi-chan à son oreille, elle n'est pas là.

La femme posa sa main sur son pantalon, juste sur son entrejambe.

-NON !

-Allons, tu ne veux pas profiter, minauda-t-elle. Tu n'as pas dû te soulager depuis un moment.

Elle accentua sa pression, le blond essayant de la repousser mais les chaines lui rappelant sa condition de captif.

-Ta petite amie, si c'est ta petite amie, n'est pas là, profite donc de ce que je t'offre.

Sadi-chan glissa sa main sous ses vêtements, et empoigna son sexe. Sabo fermait les yeux et se concentrait comme il le pouvait. S'il avait su que ce serait ce genre de torture, il aurait supplié le Jiji de l'en dispenser, quitte à lui révéler sa relation.

Voyant que ses efforts étaient vains, Sadi-chan le laissa tranquille et s'assit sur son bureau.

-Bien, cracha-t-elle. Puisque tu ne veux pas répondre lorsque j'utilise la douceur, peut-être répondras-tu par la violence. A croire que tu es masochiste.

Elle se leva et sortit de la pièce, le laissant seul dans une position peu confortable, la chemise grande ouverte, le pantalon à moitié baissé.

Il soupira de soulagement, peut-être qu'il y avait échappé. Sauf que des bruits de pas attiraient de nouveau son regard.

Sadi-chan était revenu mais elle n'était pas seule. A ses côtés se tenaient cinq marines pas très commodes.

-Tu vas regretter ce que tu viens de faire, souffla-t-elle à son oreille.

Elle se tourna vers les hommes après avoir pris soin de fermer de nouveau la porte.

-Messieurs, je connais vos penchants. Sachant qu'il est plutôt difficile de s'occuper de cette façon ici, je vous le laisse à vos bons soins, montrez-moi un beau spectacle.

Elle s'installa confortablement dans un fauteuil un peu plus loin après avoir détaché le blond.

Sabo les regarda s'approcher et n'aimait pas la lueur qu'il voyait dans leurs regards de prédateurs. L'un des hommes le saisit par le bras alors qu'un autre enlevait le reste de ses vêtements.

-Ha et n'oubliez pas, laissez donc vos pulsions prendre le dessus, il est très résistant à la douleur.

-Allons mon mignon, s'approcha un troisième en ouvrant son pantalon, tu vas voir comment on prend soin des gueules d'anges comme toi ici.


Et voilà, désolée pour la scène si vous la trouvée choquante mais c'était nécessaire. A plus tard pour la suite !