Nina048 : Oui enfin comme tu dis mdr. Ils ont encore des choses à régler mais tout va rentrer dans l'ordre petit à petit :)
Manon : Simon et Alec se ressemble au fond, aussi maladroit l'un que l'autre. La vie d'étudiant d'Alec risque d'être mouvementée mais avec un peu de chance, elle apportera de bonnes choses :p
Guest : Simon toujours là au mauvais moment mdr
PDV Magnus
Alec me fit son sourire coupable. Je savais d'avance que je n'allais pas aimer ce qu'il allait dire.
- Alec… Qu'as-tu fais ?
- Tu me promets de ne pas t'énerver ?
- Alec !
- Simon est en ce moment même dans la chambre d'amis…
Je scrutais son visage. Le mien devait certainement exprimer une expression proche d'une grimace : je ne savais pas s'il fallait que j'éclate de rire ou si au contraire je devais m'énerver…voir même pleurer…
- Dis-moi que tu n'as pas fait ça, Alec, dis-moi que c'est une blague !
J'entendis alors des bruits provenant du salon. Je m'habillais en un claquement de doigt et fis coulisser la porte de la chambre. Je tombais alors nez à nez avec…
- Simon !
L'ancien vampire me regarda, surpris.
- Heu, on se connaît ?
J'ouvris la bouche pour répondre, mais Alec me devança. Il se planta entre lui et moi.
- Simon ! Bien dormi ? Sacrée cuite hier soir ! Lui fit-il en lui tapant sur l'épaule.
Je tournais le regard vers mon néphilim : c'était quoi ça ?
- Heu… ouais… Répondit Simon en se massant les tempes. Excuse-moi, mais je… je… T'es qui ?
- Sympa, je veille sur monsieur « Je gerbe partout », et tu ne te souviens même pas de moi ? S'offusqua Alec.
Il tendit la main vers Simon.
- Je me présente, je m'appelle Alec. On s'est croisé hier dans un bar, avec tes amis… On a sympathisé. Ils ont dû partir, et comme tu étais incapable de me donner ton adresse, je t'ai ramené chez toi !
- Ah mais oui, je me rappelle ! Camille voulait sortir avec toi, vous étiez collés l'un à l'autre toute la soirée !
Pardon ?! Je fusillais Alec du regard, alors que lui évitait le mien. Mon dieu, un jour je vous jure que je vais vraiment le tuer. Bien sûr, je savais qu'il n'y avait aucun risque qu'il ne la touche, mais elle en revanche… Cet abruti de néphilim ne se rendait même pas compte de son pouvoir de séduction…
- Désolé de… de vous avoir dérangé… Reprit Simon, en rougissant. Merci de m'avoir accueilli, heu… si je peux faire quelque chose en échange…
Je vis un sourire apparaître sur le visage d'Alec. Sourire qui ne me plaisait pas, mais alors pas du tout. Je le connaissais par cœur et je savais que ce sourire signifiait qu'il venait d'avoir l'idée la plus stupide du siècle !
- Tu sais que j'étudie l'art à Chicago ?
Je laissais, malencontreusement, échapper une exclamation moqueuse : lui étudier l'art ? Alec était doué dans beaucoup de domaines, mais certainement pas celui-là. Il suffisait de le regarder pour comprendre : aucune originalité dans la façon de s'habiller, il restait à la traditionnelle couleur « noire », des chasseurs d'ombres. Heureusement que le cuir était là pour rendre le tout sexy. J'avais bien essayé de lui faire mettre de la couleur mais cela était très rare lorsqu'il respectait mes demandes, et encore, dans ces moments-là, cela restait des couleurs sobres. Or, et je suis bien placé pour le savoir, pour comprendre et étudier l'art, il fallait de l'originalité, et Alec n'en a aucune. Enfin si, il y a un domaine où il en possédait largement, mais je préférais qu'il évite de l'utiliser sur d'autres personnes que moi. De plus, je l'avais souvent entendu râler contre mes tableaux car il ne comprenait pas ce que je pouvais trouver à ces croûtes… Des cadeaux de Michel-Ange en personne hein, mais bon c'est pas grave… Enfin bref. Il fallait quand même lui reconnaître qu'il réussissait à tracer des runes mieux que personne, mais on n'allait pas se mentir, la dessinatrice du groupe, c'était Clary, pas Alec. Puis les étudiants en arts, ont tous ce petit côté extraverti qu'Alexander ne possède pas. Je le vis me jeter un regard noir, et me rendis compte qu'un sourire moqueur était apparu sur mon visage. Le regard de Simon passa de mon néphilim à moi, puis se reposa à nouveau sur Alec.
- Ah… peut-être oui… Je ne me souviens pas trop des détails de la soirée…. Désolé…
- C'est pas grave ! Retiens juste que je m'inscris dans ta fac ! D'où ma présence à New York !
Je me décomposais. S'inscrire à la fac ? Si j'avais bien tout suivi, la blonde qui était pendue au cou de mon mari lorsque je suis rentré, était elle aussi étudiante à la fac d'art de New York. Et Alec voulait s'y inscrire, donc elle allait être près de lui pendant des heures, pouvoir encore le harceler à sa guise, essayer de le toucher… Ouais, non, c'était hors de question !
- Je peux te parler, Alec ?
Je le tir ais par le bras sans attendre sa réponse, offrit un sourire d'excuse à Simon, et le poussait vers la cuisine.
- Tu peux m'expliquer ?! Fis-je, furieux.
- Pas maintenant, quand il sera parti !
- Non, maintenant !
- Écoute, je comprends que tu sois en colère mais…
- Oh mais je ne suis pas en colère Alec, je suis furieux ! Non seulement tu héberges un ancien vampire chez moi et…
- Chez nous !
Il me montra l'anneau à son doigt.
- Le mariage implique que tout ce qui est à toi, est à moi ! Me fit-il avec un petit sourire moqueur.
Pour le coup, j'avais vraiment envie de le lui faire ravaler. Il allait me le payer très cher !
- Théoriquement, pour qu'un mariage soit vraiment un mariage, il faut un voyage de noces ! Et si mes souvenirs sont bons, on n'a pas vraiment eu le temps ces derniers temps, et j'aimerais vraiment qu'on le prenne Alec !
Son expression changea aussitôt. Son regard provocateur disparut et il prit mon visage en coupe.
- Je te promets qu'une fois que j'aurais aidé Simon, on partira tous les deux !
- Il est hors de question que tu t'inscrives dans cette foutue fac ! Tu es devenu stupide ou quoi Alec ?! Le monde des terrestres est bien différent du tien !
- Je devrais m'en sortir !
- C'est non !
- Magnus, c'est de ma faute si…
- Je m'en fous ! Le coupais-je. On trouvera une solution mais pas celle-là ! Il est hors de question que je te laisse aller dans une cage remplie d'étudiants dont les hormones sont en ébullitions !
Il esquissa un sourire en coin.
- Attends, tu es en train de me faire une crise de jalousie ou je rêve ?
- Non, tu ne rêves pas ! M'énervais-je. Tu es jeune Alec…
- Et ?
- Et… Et tu pourrais avoir envie de voir comment c'est…. Avec un autre…
Mon cœur battait fort dans ma poitrine et j'avais les mains moites… J'avais peur de sa réponse… Simon entra alors timidement dans la pièce, empêchant Alec de me répondre.
- Désolé de vous interrompre mais heu… faudrait vraiment que je rentre, ma mère va s'inquiéter !
- Oh oui, bien sûr ! Je te raccompagne ! Lui fit Alec.
Simon le remercia d'un bref signe de tête et Alec se tourna vers moi, formulant silencieusement sur ses lèvres un : « Je t'aime ». Il sortit ensuite de l'appartement, Simon sur ses talons.
PDV Simon
Lorsque je me réveillais, un impressionnant mal de tête me vrillait le crâne. J'ouvris les yeux et cherchais à tâtons l'interrupteur de ma lampe de chevet. Rien… Le matelas du lit semblait plus confortable que d'habitude, et une odeur de bois de santal embaumait la pièce. Je n'étais pas chez moi… Ni chez mes amis… Essayant de ne pas paniquer, j'essayais de me souvenir de la soirée de la veille, mais j'entendis alors de petits gémissements, qui se firent de plus en plus forts au fil des minutes. Je compris assez vite ce que cela signifiait : peu importe où je me trouvais, deux personnes étaient en train de s'envoyer en l'air de l'autre côté de ses murs. Je plaquais mes mains sur mes oreilles. Je n'osais plus bouger, ni sortir, de peur de tomber sur eux en plein acte. J'entendis alors l'homme prononcer un prénom : Alec, je crois. Cela me disait vaguement quelque chose, mais je n'arrivais pas à me concentrer avec tout se remue ménage. Au bout d'un moment, je finis par réaliser que ce que j'entendais n'était pas les gémissements d'un homme et d'une femme mais… de deux hommes… Oh merde, merde, merde… Mais qu'est-ce que je faisais là… Ce n'est pas que j'avais quelque chose contre les gays hein, mais c'est juste que je me demandais ce que moi j'avais bien pu faire pour me retrouver chez eux… Dans un lit! Au bout de plusieurs minutes qui me semblèrent interminables, le calme revint enfin. Je restais encore quelques minutes sans bouger, puis décidais enfin de sortir de la chambre. La lumière vive du salon me fit cligner des yeux. Une fois habitué, j'explorais la pièce du regard. Elle était grande et luxueuse. Une porte sur le côté coulissa alors, révélant un homme aux cheveux coiffés en épi, dont les yeux étaient maquillés avec de l'eye liner. Il était encore plus maquillé qu'une fille, pensais-je.
- Simon ! S'exclama-t-il.
Comment connaissait-il mon nom ?
- Heu, on se connaît ?
Il ouvrit la bouche pour me répondre, mais le jeune homme brun, qui semblait tatoué de la tête aux pieds, et qui se tenait derrière lui, le devança, avant de se planter entre lui et moi.
- Simon ! Bien dormi ? Sacrée cuite hier soir ! Me fit-il en me tapant sur l'épaule.
L'homme aux cheveux en épi, lui lança un regard étrange, comme s'il pensait que son compagnon était devenu fou.
- Heu… ouais… Répondis-je en me massant les tempes. Excuse-moi, mais je… je… T'es qui ?
- Sympa, je veille sur monsieur « Je gerbe partout » et tu ne te souviens même pas de moi ? S'offusqua le brun en me tendant la main.
- Je me présente, je m'appelle Alec. On s'est croisé hier dans un bar, avec tes amis… On a sympathisé. Ils ont dû partir, et comme tu étais incapable de me donner ton adresse, je t'ai ramené chez toi !
- Ah mais oui, je me rappelle ! Répondis-je en lui serrant la main. Camille voulait sortir avec toi, vous étiez collés l'un à l'autre toute la soirée !
Les souvenirs de la veille me revenaient petit à petit. Quand j'allais dire à Camille que sa proie était gay et en couple… Je vis alors le regard que cheveux en épi lança à Alec. Je crois qu'une crise de couple s'annonçait.
- Désolé de… de vous avoir dérangé… Repris-je. Merci de m'avoir accueilli, heu… si je peux faire quelque chose en échange…
Je vis un sourire apparaître sur le visage d'Alec.
- Tu sais que j'étudie l'art à Chicago ? M'annonça-t-il.
Ah bon… Cela expliquait peut-être les nombreux tatouages sur son corps. Son compagnon lui jeta un regard moqueur, auquel il répondit par un regard noir. Mon regard passa d'Alec à l'autre homme, puis se posa à nouveau sur Alec.
- Ah… peut-être, oui… Je ne me souviens pas trop des détails de la soirée…. Désolé…
- C'est pas grave ! Retiens juste que je m'inscris dans ta fac ! D'où ma présence à New York !
Son petit ami, enfin je suppose vu ce que j'ai entendu quelques minutes plus tôt, se décomposa, avant de m'adresser un sourire d'excuse et de pousser son amant dans une autre pièce. Je sentis alors mon portable vibrer dans la poche de mon pantalon. Ma mère…. Elle devait être morte d'inquiétude …. Je rejoignis les deux hommes et leur annonçais qu'il fallait que je rentre chez moi. Alec proposa de me raccompagner. J'acceptais, et une minute plus tard, nous étions sur le chemin du retour. Je lui fis un topo sur la fac. Il m'était sympathique…
PDV Magnus
Alec m'aura tout fait… Mais bon, j'en discuterais plus tard avec lui ou je le laisserais faire, après tout, c'est en faisant des erreurs que l'on apprend. Je devais reconnaître qu'il ne risquait pas grand-chose, je n'avais juste pas envie de le voir s'éloigner encore une fois, je voulais le garder près de moi, je voulais partir loin d'ici comme me l'avait conseillé Jace. Profitant d'avoir l'appartement pour moi seul, je décidais de lire ce que contenait l'enveloppe qu'Imasu avait donnée à Alec. Je m'assis sur le lit et l'ouvris, les mains tremblantes. Elle contenait plusieurs lettres, de personnes différentes, ayant plus ou moins compté dans ma vie. Elles me touchèrent toutes, mais celles d'Etta et d'Imasu me brisèrent le cœur.
« Magnus,
J'aurais aimé pouvoir te dire toutes ces choses de vive voix, mais je comprends ton choix, je comprends que tu me détestes. Sache que je ne t'ai jamais voulu de mal, ni à toi, ni à Alec. Il est vrai que j'étais jaloux de lui. Il a réussi à obtenir ce que je n'ai jamais eu, ton cœur. Je t'aimais tu sais… J'étais bien avec toi, tu me faisais rire, tu me rendais heureux. J'ai espéré pouvoir passer ma vie à tes côtés, mais j'ai vite compris que tu étais du genre à être là un instant, et ailleurs l'instant d'après. A l'époque tu avais la bougeotte. Je savais que tu ne serais pas heureux avec moi, voilà pourquoi je t'ai repoussé, pourquoi j'ai mis fin à notre relation. Je sais que tu as cru que je ne t'aimais pas, mais détrompe-toi, je t'aimais plus que tout au monde. J'ai eu des relations après toi, je suis tombé amoureux, mais aucun d'entre eux ne m'a fait ressentir ce que j'ai ressenti pour toi. Je regrette de ne pas mettre plus battu pour te garder… Aujourd'hui je vois que ce garçon a obtenu ce que je voulais tant, et bien que cela me fasse mal, je suis heureux de te voir aussi amoureux, aussi aimé. J'aurais aimé rester et passer à nouveau du temps avec toi, même si ce n'était que de l'amitié . Malheureusement, m'a place n'est pas dans ce monde, et je le regrette… Bien que ton cœur ne m'appartienne pas, sache que le mien sera toujours à toi… »
Imasu
Je rejoignis le salon et me laissais tomber sur le fauteuil, les lettres toujours dans ma main.
« Te voir heureux me rend heureuse également. Ce jeune garçon mourait pour toi, il t'aime plus que ça propre vie, alors prend bien soin de lui, ne le laisse pas partir. Je suppose que maintenant tu comprends pourquoi je refusais de passer l'éternité à tes côtés…. Qu'aurais-je fait maintenant si j'avais accepté ? Tu m'aurais quitté pour ce néphilim, j'en suis certaine, car c'est lui ton âme sœur, vous étiez destiné à être ensemble. Ne regrette pas ton passé Magnus, car c'est lui qui t'a fait le rencontrer. J'étais heureuse de te revoir, je regrette juste que cela se soit passé dans de telles circonstances… Prends bien soin de toi… Je te demande pardon pour tout le mal que j'ai pu te faire.
Je t'aime…je t'ai toujours aimé »
Etta
Je serrais les lettres dans ma main, les réduisant en boule de papier froissé. Une larme coula sur ma joue… J'avais fait le mauvais choix…
PDV Alec
J'avais beaucoup discuté avec Simon durant le trajet jusque chez lui. Je doutais de plus en plus d'arriver à lui faire retrouver la mémoire. En revanche, j'étais persuadé que ce n'était pas forcément nécessaire pour le ramener vers nous… Vers ma sœur. Mais pour le moment, j'avais plus important à faire. Magnus réclamait ma présence, je le sentais, je sentais sa peur de me voir m'éloigner de lui. Comme si c'était possible, comme si je pouvais en désirer un autre… Je souris et secouais la tête. C'était tellement stupide, il n'y avait aucun risque que ça arrive. A côté de lui, ils étaient tous fades, seul lui brillait à mes yeux, et ça, ça ne changerait jamais. S'il fallait que je le rassure, je le ferais, je le ferais autant de fois que cela sera nécessaire, mais je dois dire que je ne pensais pas devoir en arriver là un jour. Je ne pensais pas qu'un jour il pourrait avoir peur qu'un autre m'éloigne de lui. En revanche, je pouvais le comprendre : combien de fois avais-je ressenti la même chose lorsqu'il passait ses soirées au Pandémonium, entouré de tous ces gens qui l'admiraient ? Ils gravitaient tous autour de lui, il les fascinait et je le savais. Eux le désirait, le voulait. Avant notre mariage, ils étaient tous collés à lui comme des sangsues, pensant qu'il pourrait m'écarter du passage, que je n'étais qu'un obstacle futile à la conquête de l'objet de leur désir. Cependant, les mois passaient, et lui et moi avancions toujours main dans la main, plus unis chaque jour que dieu faisait. Ils s'étaient alors tous vite rendu compte, et moi aussi, qu'à chaque fois que j'entrais dans une pièce, un endroit, où il se trouvait, son regard se posait sur moi et ne s'en détachait pas. Il éclipsait tout le reste, envoyant en touche ses admirateurs, mes « concurrents ». Son attitude ne pouvait pas être plus claire : c'était moi et personne d'autre. A moi maintenant de lui prouver que je ressentais la même chose pour lui. Il m'attendait, assis sur le fauteuil du salon. J'enlevais ma veste, et m'approchais doucement de lui. Je posais mes mains sur ses épaules avant de les faire lentement descendre sur son torse, tout en lui déposant un baiser dans le cou. Sa main caressa mon bras et il s'appuya contre le dossier du fauteuil, les yeux fermés.
- Fatigué ? Lui demandais-je.
- Hum… Je n'ai pas dormi de la nuit je te rappelle…
- Simon non plus…
- Il nous as entendus?
- Oui…
- Génial, la première fois il a eu l'image, maintenant le son… Peut-être qu'à la troisième il aura les deux !
Je rougis et m'assis sur la table basse, face à lui.
- Ne parle pas de malheur… Je suis déjà assez gêné comme ça !
- C'est entièrement de ta faute ! Comment as-tu fait pour oublier qu'il était là? Et surtout, pourquoi là tu ramené ici ?!
- Ce n'est pas parce qu'il ne se souvient pas de nous, qu'on ne peut pas recréer des liens avec lui ! Fais-moi confiance, je sais ce que je fais !
- Vraiment ? Alec, je voudrais vraiment qu'on reparle de ton idée stupide de…
- Elle n'est pas stupide ! Et puis ça me changera des missions habituelles, des démons et tout ce qui va avec !
- Tu es au courant que révéler ce que tu es à des terrestres est puni par ton Enclave ?!
- D'une ce n'est pas mon Enclave, et de deux, je t'ai dit de me faire confiance ! Je gère !
- Si tu le dis ! En fait, avec toi, on ne peut pas espérer de repos, c'est ça ?!
Je voyais qu'il était furieux. Ses yeux commençaient à tirer vers le jaune et sa respiration s'était accélérée.
- Je sais que ces derniers moi ont été difficiles…
- Oh non, penses-tu, une vraie partie de plaisir, on devrait faire ça plus souvent ! Me lança-t-il ironiquement.
J'allais lui répondre par une réplique cinglante, lorsque je vis un tas de boule de papier au sol.
- Heu… C'est quoi ça ? Lui demandais-je, étonné.
- D'après toi…
Je le fixais sans comprendre. Puis le déclic se fit dans ma tête. La lettre d'Imasu…
- C'était si mauvais que ça ?
- J'aurais préféré le voir rester lui plutôt que celui qui se dit être mon père, si c'est ça le sens de ta question !
- Je vois… Tu ne veux pas en parler c'est ça ?
- Laisse tomber…
Les sanglots dans sa voix me firent tourner la tête vers lui. Des larmes brillaient dans ses yeux, menaçant de s'écouler à tout moment. Qu'est-ce qu'Imasu avait-il bien pu lui dire ?
- Je les ai abandonnés… J'aurais dû y aller, j'aurais dû leur dire adieu… Mais je n'y arrivais pas ! Je pensais que si je n'allais pas les voir, je n'aurais pas l'impression de les perdre une deuxième fois ! Je ne les ai pas sauvé alors qu'ils ont tout fait pour moi ! J'ai préféré choisir celui qui m'a tué !
« Celui qui m'a tué »… La psychologie n'était peut-être pas mon truc mais j'étais persuadé que ce n'était pas un hasard s'il avait employé l'affirmation. Il me cachait encore des choses sur son passé, et j'aurais tellement aimé savoir quoi. Pourquoi s'était-il donné autant de mal pour effacer son passé, son identité ? Je caressais sa joue.
- Ils sont en paix maintenant…
Il ne me répondit pas et se leva. Je le regardais se servir un verre de whisky et le boire cul sec. Il s'en servit un deuxième, qui subit le même traitement. Au troisième, je me levais et stoppais son geste.
- Arrête ! Lui ordonnais-je. Te prendre une cuite ne te fera pas te sentir mieux !
- Non, mais ça rend les choses plus supportable !
Je secouais la tête et posais son verre sur le bar.
- Va te coucher, tu es crevé ! Ça fait des jours que tu ne dors pas, que tu fais des cauchemars !
- Je ne vois pas de quoi tu parles !
- Magnus…
Il m'écarta et reprit son verre, qu'il but d'une simple gorgée.
- Bon, ça suffit !
Je pris la bouteille et partis la vider dans l'évier de la cuisine. J'entendis ses protestations et l'avertit que j'étais prêt à faire la même chose avec les autres. Il leva les yeux au ciel, et se rassit, prenant sa tête dans les mains.
- Alec, si je reste ici, je vais devenir fou… Murmura-t-il.
Je me mordis la lèvre. Je ne savais pas quoi faire : j'étais coincé entre la promesse de réparer mes erreurs, que j'avais faite à ma sœur, et celle que je lui avais faite à lui, de l'éloigner de tout ça. Le mieux c'était de suivre ce que j'avais prévu pour aujourd'hui, on verra bien après… Je m'approchais de lui et lui tendis la main.
- Lève-toi…
Il leva ses yeux rougis vers moi, et me prenant la main, il fit ce que je lui avais demandé. Je le serrais alors contre moi, entourant ses hanches de mes bras.
- J'ai une surprise pour toi…. Lui annonçais-je.
J'essuyais les larmes sur ses joues. Il était pâle et des cernes apparaissaient sous ses yeux. Il avait raison… Si je ne l'éloignais pas de tout ça, je risquais de le perdre….
- On va passer la journée ensemble, que tous les deux, loin d'ici, dans notre maison, dans ce lieu que je sais que tu aimes autant que moi… Je vais prendre soin de toi, alors laisse-moi faire, ok ?
Un petit sourire apparut sur son visage, alors qu'il acceptait d'un signe de tête. Il ouvrit un portail, et le prenant par la main, on le traversait ensemble. J'entendis le son des vagues, s'écrasant sur la plage, raisonner à mes oreilles. J'avais l'impression qu'ici, tous nos problèmes s'envolaient. Je scellais mes lèvres aux siennes, sa langue caressant tendrement la mienne. A bout de souffle, je finis par me détacher de lui, les lèvres rougies par notre baiser.
- Mon amour…
J'approchais mes lèvres du creux de son oreille.
- J'ai envie de te faire l'amour, ici, sur cette plage, au même endroit où j'ai accepté d'un simple oui de passer l'éternité à tes côtés…
Je le sentis frissonnais alors que je faisais glisser sa chemise au sol.
- Je veux que tu te laisses faire… Laisse-moi prendre soin de toi comme tu l'as fait des millions de fois pour moi…
Je fis glisser mes lèvres le long de son cou, le faisant frissonner de plus belle.
- Alec…
- Oui ?
- Tu ne devrais pas être là…
- Et je devrais être où alors ?
- Avec les tiens…
- Les miens m'ont rejeté quand ils ont su qui j'étais vraiment ! L'Enclave a perdu ma loyauté depuis longtemps ! Les tiens m'ont apporté plus en une année, qu'eux en toute une vie ! Je n'oublierais jamais tout ce que Catarina et Tessa ont fait pour moi après la mort de Max et après ce que m'avait fait Jonathan ! Je n'oublierais pas non plus l'aide de Raphaël quand je n'allais pas bien, ni celle de Lily et Maïa qui passaient tous les jours à la maison sous des prétextes ridicules juste pour voir si j'allais bien ! Et surtout, je n'oublierais pas ce que toi tu as fait pour moi… L'Enclave a raison de penser que je me soucie plus des intérêts des créatures obscures que dès leurs ! Parce que la vérité, c'est qu'aujourd'hui je me sens plus proche de vous que d'eux !
Je vis la peur envahir son regard.
- Jure moi que tu ne diras jamais ça à personne d'autre que moi ! Tu risquerais tellement si l'Enclave apprenait que…
- Si elle menait des actions contre vous, je n'hésiterais pas une seule seconde à m'opposer à eux pour vous protéger ! Vous êtes ma famille, au même titre qu'Izzy et Jace ! Et étonnamment, à celui de Clary et Simon ! Tu es bien placé pour savoir que je détestais Clary, et que Simon m'était indifférent, je le trouvais insupportable à parler tout le temps pour rien! Mais aujourd'hui, eux aussi sont comme ma famille… Il est comme un frère pour moi, et je ferais tout pour le ramener vers nous, pour reconstituer notre famille !
Magnus soupira.
- Ok, je vais t'aider. Mais on va avoir du travail parce que tu n'as pas franchement choisi les études les plus faciles ! Ni celle qui te convienne le mieux !
- J'ai confiance en toi pour m'apprendre tout ce qu'il est nécessaire de savoir ! Lui fis-je, avec un grand sourire.
- Petite précision, si cette fille ou qui que ce soit t'approche, je les tue, c'est clair ?!
J'éclatais de rire. Je ne devrais peut-être pas, il en était capable après tout. Mais que voulez-vous, il ne m'avait jamais effrayé et ce n'était pas maintenant que ça allait commencer.
- Dommage, moi qui voulais profiter de tous ces étudiants hypers canons qui…
- Un conseil, garde tes yeux rivés sur le sol !
- C'est ça et rater les belles…
- Fais gaffe à ce que tu vas dire !
Je pouffais et l'enserrais de mes bras.
- Tu n'as aucun souci à te faire, je suis peut-être jeune, mais à mes yeux, il n'y a que toi et il n'y aura toujours que toi ! Aucun d'entre eux ne pourrait être à la hauteur…
- Je sais, c'est stupide mais… Je ne supporterais pas de te voir avec un autre …
- Hum… Il faudrait quelqu'un de plus expérimenté, de plus sexy et de plus puissant que toi… Fis-je, songeur. Tu crois que ça existe ?
Il m'offrit enfin un magnifique sourire.
- Je suis le grand sorcier de Brooklyn mon ange… M'annonça-t-il, comme si cela suffisait à tout expliquer. Ton corps et ton cœur m'appartiennent !
Il approcha ses lèvres de mon cou et aspira ma peau entre ses lèvres.
- Hey ! Protestais-je.
- Je marque mon territoire !
Je haussais les sourcils.
- Tu vas me le payer…
Je repris possession de ses lèvres et lui enlevais le peu de vêtements qui lui restait. Je le poussais alors contre la façade de la villa et lui ordonnais de ne pas bouger. Je pris son intimité dans ma bouche, la caressant avec ma langue. Je l'entendis gémir, et il se cambra pour me faire accélérer le rythme. Je m'arrêtais.
- Reste tranquille ou j'arrête !
- Tu n'es pas sérieux là ?!
- Si !
- Alec… Gémit-il en mouvant ses hanches.
- Oui ? Tu veux que je continue peut-être ?
- Oui…
- Alors reste tranquille…
- Tu n'es qu'un démon… Murmura-t-il.
- Oui, je sais…
Je repris mes caresses, le faisant pousser un soupir de satisfaction. Mon désir à moi commençait à devenir incontrôlable. J'avais envie de lui, tellement… Je me redressais et le fis se retourner. Il posa ses mains contre le mur, et les miennes vinrent les recouvrir. Je frôlais la peau fine de son cou de mes lèvres. Il avait les yeux fermés. Il mourrait d'envie de bouger, mais ce n'était pas la première fois qu'on jouait à ce jeu là, et il savait que j'étais capable de tout arrêter s'il le faisait. J'ôtais mes vêtements et frottais mon corps nu contre le sien. Il faisait chaud, très chaud…
- Alec, s'il te plaît… Me fit-il d'une voix plaintive.
Ma main glissa sur son sexe, alors que mes lèvres parsemaient son dos de baisers. Il rejeta la tête en arrière, appuyant son corps contre moi. Il me rendait dingue… Ma main libre frôla son corps. Il tremblait, gémissait… Je le pénétrais d'un coup de rein. Il se mordit la lèvre et s'appuya à nouveau contre le mur, se cambrant pour me permettre d'aller plus loin en lui. Ma main vint à nouveau recouvrir la sienne. Mes propres gémissements accompagnaient les siens… Par l'ange, je crois que je ne pourrais jamais me passer de son corps. Mais il n'y avait pas que ça, il y avait aussi quelque chose que personne ne pourrait remplacer : cet amour, cette confiance entre nous. Il me laissait faire, n'opposant aucune résistance, moi, un chasseur d'ombres. J'accélérais mes coups de reins, ma main imprimant le même rythme sur son sexe. Il poussa alors un cri de plaisir et déversa sa jouissance dans ma main. Je le suivis peu de temps après. Je restais un moment appuyé contre lui. Tremblants, en sueur, mais on était bien.
Plus tard
Assis sur le comptoir de la cuisine, je regardais mon amant d'un air amusé.
- Bon, je dois quand même avouer que j'aime quand tu portes ta tenue de combat en cuir mais un peu de couleur ne ferait pas de mal ! Me dit-il.
- La couleur c'est toi, pas moi !
- Hum, en fait quand on y pense, tu es mon extrême opposé…
- Oui, mais tu sais ce qu'on dit ! Lui fis-je avec un clin d'œil.
Il rit et vint se placer entre mes jambes.
- Bon, tu veux manger quoi ?
- Ce que tu veux, mon amour…
Il claqua des doigts et la seconde suivante, toutes sortes d'aliments étaient posés sur la table.
- Ce qui est bien avec toi, c'est que tu n'es jamais dans l'exagération ! Fis-je, avec un grand sourire.
- Je sais ! Oh et avant que tu ne me poses la question, j'ai laissé de l'argent !
- J'ai rien dit ! Mais c'est bien, tu t'améliores, tu payes maintenant !
- J'ai toujours payé ! Protesta-t-il.
Je haussais les sourcils.
- Bon d'accord, peut-être pas systématiquement!
Je caressais sa joue et l'embrassais.
- Je t'aime…
- Je t'aime aussi, Alexander…
Je sautais de mon perchoir et pris dans ma main ce qui semblait être du piment.
- Tu comptes manger ce truc ? Lui demandais-je.
- Non…
- En fait tu as pris tout et n'importe quoi, c'est ça ?
- C'est ça ! Me fit-il en riant.
Ce que j'aimais le voir sourire, rire. Le voir heureux, tout simplement.
Idris
- Maryse, écoute-moi, je t'en prie !
Robert, en tenue de combat de chasseur d'ombres, essayait d'empêcher son ex-femme de lui refermait la porte au nez.
- Va-t-en ! Je n'ai pas envie de te parler !
- C'est au sujet de nos enfants ! S'il te plaît, laisse-moi t'expliquer !
Maryse respira un grand coup, avant de s'écarter pour le laisser passer.
- Tu as deux minutes, pas une de plus !
- Maryse…
- Si j'étais toi, j'accélérerais, tu perds du temps !
- Ok, bon… Heu… Tu sais que j'ai aidé Magnus à sauver Alec des griffes d'Asmodée ? Que je les ai aidé à se débarrasser de ce démon ?
- J'en ai entendu parler, oui…Fit-elle, une pointe de tristesse perçant sa voix.
Ses enfants lui manquaient et elle supportait de moins en moins d'être éloigné d'eux.
- J'ai fait un pacte avec Azael pour ça… Il m'a demandé de le servir en échange de son aide….
- Et que t'a-t-il demandé ?
- Rien de bien méchant….Il semble regretter ses actes passés, et son ancienne gloire du temps où il était encore un ange…
- Et ? Ça ne répond pas à ma question ! Que t'a-t-il demandé ?
- De sauver les sorciers, de m'assurer que leurs parents ne les abandonnent pas, ou de leur trouver un foyer si besoin !
- Quel rapport avec moi ?
- Je ne peux faire cela seul… J'ai sauvé beaucoup de bébés et d'enfants sorciers… J'ai besoin de ton aide…
- Tu es devenu fou ma parole !
- Maryse, fais-le pour Alec !
- Ne mêle pas notre fils à ça !
- Ce n'est pas mon intention ! Mais je sais qu'il te manque… Sauver ces enfants sorciers serait un moyen de prouver aux yeux de tous que tu es quelqu'un de bien, que tu souhaites réparer tes erreurs !
- Et les tiennes d'erreurs, on en parle ?
- Pourquoi crois-tu que j'ai accepté l'offre d'Azael ?
Maryse leva les yeux vers lui. Après tout, qu'avait-elle à perdre ?
- Où sont-ils ?
A suivre
Merci pour vos reviews
Gros bisous
