Merci beaucoup pour toutes vos reviews ! Elles m'ont faite très plaisir !
Alors et bien je voulais poster depuis la semaine passée mais je n'avais plus internet ... enfin maintenant c'est réparé et voici le nouveau chapitre :)
J'espère que vous l'apprécierez ^^
Bisous !
CHAPITRE 36
En général j'évitais de transplaner, ça me laissait toujours étourdie et nauséeuse et cette fois ci fut encore pire que les précédentes. Pas que ça me surprenne particulièrement, après tout le fait qu'un fou furieux me maintienne contre lui y était sûrement pour beaucoup. Je ne savais pas où on était, on avait atterri dans une sorte d'entrepôt où il faisait sombre. Dans le fond il y avait du matériel photographique et autour de nous des cartons ainsi que des palettes empilées les unes sur les autres. Je n'eus pas le temps de me préoccuper plus du lieu, il me poussa en avant, continuant à me maintenir les mains derrière le dos alors que je me demandais ce qu'il me réservait.
- Tu n'as vraiment pas été une gentille fille, à cause de ta petite course stupide tu as failli m'échapper, mais compte sur moi pour que ça ne se reproduise plus.
Je sentais son souffle sur mes cheveux, sa main qui me broyait les poignées. Il avait visiblement l'intention de me conduire tout droit vers ce qui servait de décor et j'avais conscience que si je le laissais m'entrainer vers le canapé défoncé devant nous je risquais bien plus qu'une simple gifle. Je me suis jetée sur le côté l'entraînant avec moi. On est tous les deux tombés par terre, je l'ai mordu et j'ai essayé de ramper.
J'aurais du me douter que ça ne fonctionnerait pas, ce genre de manœuvre ne marchait jamais parce qu'à coup sûr on était sûr de se faire attraper par la jambe ou toute autre partie du corps d'ailleurs. J'ai crié quand il s'est saisi de mon mollet, il ne lui a fallu que quelques secondes pour m'obliger à me relever et c'est à ce moment là qu'une explosion a retenti. Les palettes à notre gauche se sont effondrées, son bras était repassé sous mon cou et la pression était tellement forte qu'il aurait pu m'étrangler sans peine.
Il s'est saisi de sa baguette et c'est à ce moment là que je me suis aperçu qu'on était pas seulement tous les deux dans cet entrepôt. Juste en face de nous, à quelques mètres, se tenait mon père. J'aurais pu penser que tout était fini, que maintenant tout irait bien seulement il me tenait encore et s'il se remettait à transplaner tout ceci n'aurait jamais de fin. J'entendais à peine ce qu'ils se disaient, j'avais vraiment mal à la tête, sentant une matière gluante dégouliner le long de mon visage. C'était probablement du sang mais j'avais de plus en plus de mal à réfléchir.
- Voilà comment ça va se passer, vous allez gentiment lâcher votre baguette sinon je me charge de lui briser son si joli cou. Ensuite vous allez tranquillement vous laisser faire pendant que je m'assure que vous ne serez plus en mesure de nous suivre.
- Papa non …
Son bras s'est un peu plus enroulé autour de mon cou, je l'ai entendu rire et mon père a obéi. Des étoiles dansaient devant mes yeux, j'avais envie de m'endormir, oui juste tomber inconsciente et oublier tout ça.
- Il semble que vous deviez revoir vos projets.
Peut être que j'avais commencé à délirer parce que là juste à l'instant il me semblait avoir entendu la voix du professeur Rogue. La pression sur mon cou s'est relâchée, sans doute qu'il avait été aussi surpris que moi et dans ce cas là c'était tout sauf une hallucination. J'ai donné un violent coup de coude, je ne sais pas je crois que c'était dans son ventre, sa main a lâché la baguette qui s'est écrasée dans un bruit sourd sur le sol et je me suis mise à courir.
Quand j'ai bondi dans les bras de mon père c'était comme si une énorme pression venait tout juste de disparaitre. Il m'a serré fort contre lui, un peu trop même mais je m'en moquais. Je crois que j'ai du m'évanouir quelques instants à ce moment là parce que quand j'ai rouvert les yeux j'étais dans les bras du professeur Rogue. J'ai eu le temps d'apercevoir mon père qui visiblement était sur le point de mettre un coup de poing à Julian se faire freiner dans son élan par Rémus.
Deux autres hommes venaient de l'obliger à se relever et je me demandais si mon père n'en était vraiment qu'à son premier coup au vue du visage ensanglanté de mon agresseur. J'avais toujours aussi mal à la tête, ou plutôt non en faite j'avais mal partout. Il a marché jusqu'à ce qu'on se retrouve à l'air libre. Je me demandais pourquoi il ne se contentait pas de transplaner mais sans doute que dans mon état ce n'était pas très conseillé.
Il m'a posé par terre quelques mètres plus loin, à l'abri d'un grand arbre, avant de se découvrir de sa cape pour me la mettre sur les épaules. J'aurais sans doute pu protester pour la forme mais à la place je décidais de m'enrouler un peu plus dedans fermant les yeux quand ses doigts se sont posés sur mon visage. Je crois qu'il était en train de soigner la blessure que j'avais à la tête, je ne savais pas d'où il sortait son matériel mais ce n'était pas vraiment dans mes préoccupations.
J'ai grimacé et contre toute attente il m'a embrassé sur le front. C'était quelque chose d'étrange que de se faire embrasser par le professeur Rogue, c'était même une situation inimaginable mais je suppose qu'après m'être faite kidnapper et séquestrer pendant plusieurs jours plus rien n'aurait dû me paraitre impossible. J'avais les larmes aux yeux et je ne savais plus très bien pourquoi. C'était un mélange d'émotions, j'ai posé ma tête sur son épaule et j'ai à nouveau perdu conscience.
Pendant un court laps de temps j'avais totalement oublié les évènements des jours passés. Le temps que j'ouvre les yeux tout était revenu et je mis quelques secondes à me rendre compte que j'étais à l'hôpital. J'avais eu peur que mon sauvetage ne soit en faite qu'un rêve et de me réveiller au même endroit que ses derniers jours. A la place j'étais allongée sur un lit pas vraiment confortable mais je n'eus pas vraiment le temps de me soucier de ce détail. Je me rendis compte que je n'étais pas toute seule dans la chambre, à ma droite était endormie Draco. Le grand Draco Malefoy assis sur une chaise avec la tête qui reposait sur mon lit. Ses bras étaient croisés sous son visage, il était réellement adorable et je n'osais plus du tout bouger de peur de le réveiller.
Je me mis à sourire comme une idiote, ce qui n'était en faite pas une très bonne idée puisque mon mal de tête revint immédiatement. On m'avait mis un pansement sur le front et à mon avis je ne devais pas ressembler à grand-chose. Au lieu de la blouse d'hôpital je portais un pyjama aux imprimés originaux de petits rubans et oursons qui j'en étais sûre m'avait été apporté par mon père, si j'avais eu le doute que Draco m'aime seulement pour mon physique ça aurait été totalement terminé aujourd'hui.
Je n'ai pas résisté longtemps à l'envie de passer ma main dans ses cheveux, c'était stupide d'avoir cru qu'il m'oublierait aussi facilement. Je devais arrêter de douter constamment de ses sentiments parce que à moins qu'il m'aime il ne serait pas en train de dormir là avec mon père qui devait sûrement rôder dans les parages. Je l'ai entendu grogner avant que sa main ne se pose sur la mienne. Une petite décharge électrique remonta jusque dans mon bras et je me demandais s'il en était de même pour lui.
Il a levé les yeux vers moi et cette fois c'est mon cœur qui s'est emballé. Sûrement que sa présence dans la pièce n'était pas des plus conseillé pour un repos optimal mais je m'en moquais totalement. Il a lâché ma main et avant que j'ai le temps de protester il m'a prise dans ses bras. Ca n'a pas duré très longtemps parce que presque tout de suite il s'est écarté l'air inquiet.
- Je n'ai pas mal Draco.
J'ai souri mais ça n'a pas eu l'air de le convaincre. En même temps vu tous les bandages qu'on m'avait mis je pouvais comprendre que ma parole n'avait pas beaucoup de valeur.
- Tu aurais du me réveiller tout de suite.
Il m'a repris la main, se contentant de caresser ma paume avec son pouce et venant de lui cette attitude révélait qu'il avait vraiment du s'en faire.
- Tu étais tellement mignon quand tu dormais, je n'ai pas osé le taquinais-je.
- Tiens, bois un peu.
J'ai froncé les sourcils quand il m'a tendu un verre d'eau, ce n'était pas exactement la chose dont j'avais besoin à l'instant actuel.
- Je n'ai aucune envie de boire.
- Tu dois t'hydrater, le docteur a bien précisé que c'était nécessaire à ton rétablissement.
J'avais l'impression d'avoir une sorte d'extraterrestre en face de moi. Qu'avait-on fait de Draco ?
- Et si je refuse, tu comptes m'y forcer ?
J'ai croisé mes bras sous ma poitrine alors qu'il soupirait. Je ne savais pas ce qu'il s'était passé durant mon absence mais à y regarder de plus près il avait les traits tirés et je me demandais s'il avait dormi durant ces derniers jours.
- Orianna ce n'est pas un jeu, j'ai vraiment eu peur pour toi.
Sans dire un mot j'ai bu le verre d'eau d'une traite manquant d'ailleurs de m'étouffer.
- Satisfait ?
- Très. Tu as besoin de quelque chose ? Un oreiller ? Une couverture en plus ?
J'allais sûrement mourir de chaud si on me rajoutait quoique ce soit, sans compter qu'avec trois coussins j'en avais largement assez.
- En faite oui il y a quelque chose dont j'aurais besoin, indispensable à ma guérison je dirais même.
Il me regardait sans comprendre et je me demandais si ce n'était pas moi qui avait un problème. Je me suis redressée, ce qui apparemment n'était pas de son goût puisqu'il s'est rapproché pour poser ses mains sur mes épaules.
- Qu'Est-ce que tu fais, reste allon …
Je ne l'ai pas laissé finir sa phrase, je l'ai embrassé. Avant j'en aurais été mortifiée, généralement c'était toujours lui qui initiait les baisers et pour le peu de fois où c'était moi jamais ça n'avait été par surprise. Là c'était différent, peut être que se faire kidnapper vous ouvrez des horizons nouveaux je ne savais pas trop et en réalité je m'en moquais.
Au début il n'a pas réagi, ses mains sont retombées mollement sur le lit et quand je me suis reculée au bout de quelques petites secondes il s'est contenté de me regarder l'air idiot. J'ai froncé les sourcils, Est-ce que ce n'était pas moi qui aurait du rester stoïque après un baiser ? C'était quand même moi qui m'était faite agressée et maintenant je me sentais complètement stupide.
- Tu n'avais pas envie de m'embrasser ? Demandais-je doucement.
Il continuait à me regarder avec le même air ahuri tatoué sur le visage et la réponse me paraissait évidente.
- Rien ne t'oblige à rester, tu peux y aller si tu veux.
Peut être que je le dégoutais, c'est vrai quand je pensais au moment où il m'avait embrassé moi aussi je me dégoutais. J'ai baissé les yeux essayant de ne plus penser à tout ça, maintenant c'était fini il n'y avait plus de raisons de ressasser ce qui s'était produit.
Le matelas a craqué quand il s'est déplacé, je pensais que c'était pour partir mais à l'inverse il s'est rapproché. J'allais lui dire que ce n'était pas la peine de continuer à se forcer quand ce fut son tour de m'embrasser. Evidemment ça n'avait rien à voir avec ce que j'avais pu faire un peu avant, je crois qu'il était vraiment impossible de lui résister encore plus quand il a passé sa main dans mes cheveux.
- Il n'y a nulle part d'autre où je souhaiterais être en ce moment me murmura-t-il à l'oreille.
Ses lèvres se posèrent dans mon cou, forcément il avait du sentir que ça me faisait frissonner et je pense que ça l'a d'autant plus encouragé à continuer.
- Je ne voulais pas te brusquer, c'est l'unique raison pour laquelle je me retenais d'embrasser tes si jolies lèvres …
Se contentant d'un léger baiser aérien, ses mains se sont glissées sous mon haut de pyjama. Finalement il n'avait pas changé du tout. J'ai passé mes bras autour de son cou l'embrassant une nouvelle fois avant de me décaler un peu plus sur la droite pour lui laisser de la place sur le lit. Il ne m'a pas fallu longtemps pour me blottir contre lui respirant son parfum alors que sa main jouait distraitement sur mon épaule.
- Tu as envie d'en parler ?
- Non je veux juste oublier tout ça.
Je n'avais pas envie de le revivre une seconde fois, je voulais juste que tout redevienne comme avant. Me remettre à chanter, passer du temps avec mon petit ami, faire du shopping avec ma cousine, tout ce que j'avais cru ne jamais pouvoir refaire.
- Alors dis moi, Est-ce que je t'ai beaucoup manqué ?
Je m'étais légèrement redressée, prenant appui sur son torse pour pouvoir lui déposer quelques petits baisers dans le cou.
- Tu as ramené beaucoup de filles à ton appartement ?
Il portait une chemise qui était d'autant plus appréciable une fois les trois premiers boutons détachés. Il n'a rien dit quand mes mains se sont aventurées sur ce terrain, ni même quand je me suis retrouvée presque totalement allongée sur lui, j'avais conscience que ce n'était pas le meilleur endroit pour ce genre de choses mais ça m'évitait de penser et c'était tout ce que je demandais.
- Je n'ai pas vraiment eu le temps de m'amuser, j'avais quelqu'un à retrouver.
- Quelqu'un de très important sans aucun doute pour que tu en délaisses tes activités nocturnes.
Je pensais maîtriser la situation, ce qui était évidemment une réflexion très stupide. Je n'avais de contrôle sur rien du tout, encore moins quand il en a eu assez du petit jeu que j'avais commencé à instaurer et que les rôles ont été inversé. Je savais qu'il avait envie de moi et j'en ai été parfaitement sûre quand mon bassin est venu cogner contre le sien dans un geste inconscient.
Il m'a lancé un sourire moqueur quand j'ai commencé à rougir et le pire c'est que je l'avais bien cherché. On s'est embrassés encore et encore, il ne se privait pas de me toucher par-dessus mes vêtements et je me demandais comment ce serait si je ne portais pas ce stupide pyjama.
- On s'amuse bien à ce que je constate.
