Miou tout le monde !

J'ai cru naïvement qu'une fois mes exams finis, j'étais tranquille. Que nenni, j'ai quatre administrations différentes à contacter pour *frissons d'horreur* établir ou modifier des dossiers... Que les dieux d'Hetalia aient pitié de mon âme ! Et aussi des vôtres si vous avez des exams ou des administrations à affronter en ce moment.

Bonne lecture !

Disclaimer : Himaruya a créé Hetalia, Himaruya aime les sushis. Je n'aime pas les sushis, cqfd.


En se rendant à la salle, Gilbert bailla puis soupira trois fois d'affilée. Fallait-il qu'il soit vraiment très amoureux de Matthew pour demander à son frère d'organiser une réunion exceptionnelle. En arrivant devant la salle, il croisa justement son cher et tendre en train de discuter avec son jumeau. Dans une arrivée awesomement stylée qui manqua de se finir en chute, il enlaça Matthew.

- Salut vous deux !

Le temps d'échanger un baiser et quelques moqueries, les autres nations commencèrent à arriver et ils entrèrent dans la salle. De façon surprenante, Alfred portait un col roulé malgré le chauffage assez fort du bâtiment, mais son attitude était parfaitement normale, aussi personne ne fit de remarque.

Environ une demi-heure après le début du discours ennuyeux de Ludwig, l'américain s'étira lentement et enleva son pull, sous lequel il ne portait qu'un léger sweat de couleur claire. La marque sur son cou se détachait ainsi nettement, et provoqua un semi-étouffement chez la plupart des nations qui le draguaient. Sans compter les expressions de surprise chez les autres, l'allemand compris. Parfaitement conscient et satisfait de son effet, Alfred fit comme si de rien n'était et continua à faire plus ou moins semblant d'écouter jusqu'à la pause en ignorant les regards.

Dès que Ludwig décréta la sacro-sainte pause de moitié de réunion, le représentant des Etats-Unis se leva et se dirigea vers la machine à café. Sa boisson était en train de couler dans le gobelet lorsque Mexique le rejoignit.

- Salut Alfred.

- Miguel, le salua le blond d'un hochement de tête. Ça va ?

- Heu... oui, répondit le latin d'un air à la fois dévoré de curiosité et légèrement embarrassé. Tu as passé un bon weekend ?

- Assez mauvais, mais j'ai eu un excellent début de semaine, répliqua l'américain en insistant sur le excellent avec un clin d'oeil.

Le mexicain déglutit difficilement sous l'effet conjoint de l'envie de savoir, et de l'agacement d'avoir été relégué à la seconde position dans les préférences d'Alfred. En voyant que celui-ci lançait une deuxième boisson, il se rasséréna et lui rappela gentiment qu'il ne buvait pas le café qu'on trouvait dans le bâtiment.

- Je sais, lui répondit Alfred le plus tranquillement du monde.

Sous la surprise, Miguel bugga au point d'oublier de lui demander pour qui il le préparait avant que l'américain reparte avec ses deux gobelets en main. En arrivant devant la porte laissée à moitié ouverte, il croisa Mei et Gabriel, qui lui firent chacun un sourire radieux en le voyant s'approcher avec les deux boissons. Sourires qui s'effacèrent rapidement lorsque l'américain continua son trajet, avec une excuse polie pour passer entre ses deux prétendants. D'ailleurs, toutes les nations se mirent à observer son manège avec plus ou moins de discrétion. Une dizaine de représentants au total trouvèrent le moyen de se fusiller du regard les uns les autres, sans perdre de vue celui qu'ils avaient escompté conquérir. Entre le suçon qu'il avait dans le cou et le deuxième café qu'il avait préparé à l'attention de quelqu'un d'autre, il paraissait clair que l'un d'entre eux avait retenu son attention. Ils le suivirent avec la plus grande attention alors qu'il atteignait puis dépassait sa propre place, sans se priver pour autant de détailler sa silhouette avec un air d'envie.

Les nations s'étaient presque toutes arrêtées de parler pour voir à qui le désormais très désirable représentant avait accordé ses faveurs. Dans un bel ensemble, ils grognèrent de déception en le voyant s'asseoir directement sur le bureau d'Ivan et poser le gobelet sans même le regarder.

- Café ? demanda-t-il simplement.

Il était de notoriété publique que le russe emmenait partout une flasque de vodka avec lui. L'acte de la jeune nation ne fut donc interprété que comme une énième provocation à l'égard du grand slave, pour le plus grand soulagement de ses prétendants. Avec un sourire ironique, celui-ci saisit le contenant en plastique et observa son contenu avant de s'adresser à l'américain.

- Tu as quelque chose à redire à ce que je consomme habituellement ?

- Je t'ai déjà dit que j'aimais pas la vodka, répliqua Alfred avant de boire une gorgée pour dissimuler son sourire.

Sans se concerter une seule seconde, la totalité des nations qui se trouvaient dans un rayon de moins de cinq mètres autour des deux puissances ressentit un soudain et puissant besoin de s'éloigner. Les premières phrases semblaient indiquer une bagarre en approche. Impression qui fut renforcée quand Ivan se leva lentement et qu'Alfred se tourna suffisamment pour que leurs regards se croisent. La tension devenait palpable lorsque le russe saisit le gobelet et vida d'un trait la boisson qu'il contenait. Le temps que le reste de la salle se demande la raison de ce geste inattendu, les deux représentants s'embrassaient sans retenue. Lorsqu'ils se séparèrent, ils souriaient et leurs fronts se touchaient.

Retrouvant son sourire de nounours habituel, Ivan s'adressa à Alfred.

- Tu permets ?

L'américain se contenta d'un hochement de tête et d'un sourire hilare comme réponse, en conséquence de quoi l'expression faciale du plus grand se fit encore plus dangereusement enfantine que de coutume. Il sauta facilement par-dessus son bureau, son robinet à la main, et le fit tourner quelques secondes avant de lui faire taper bruyamment le sol. Lorsque ses yeux se rouvrirent, la majeure partie des nations d'Amérique du Sud envisagea un instant une fuite aussi rapide qu'inutile.

- Bien, j'ai maintenant une idée très précise de qui se permet de mater et draguer mon compagnon. Je ne pense pas avoir besoin de préciser que je n'apprécie pas.

Ses prunelles étaient devenues violet sombre et une étincelle de folie y dansait. Sans se concerter, les représentants concernés reculèrent d'un pas en bredouillant pour certains qu'ils n'étaient pas au courant, et qu'ils ne se permettraient plus aucune familiarité avec l'américain. Seul Miguel, dont la colère et l'incompréhension dépassèrent de peu la peur inspirée par le russe, parla sans réfléchir.

- Sérieusement Alfred, tu préfères te taper ce taré plutôt que moi ?

Mauvaise réponse. L'étincelle de folie se fit plus forte alors que la jeune superpuissance grimaçait. Ivan fit deux pas en avant et le mexicain se rendit alors compte de son erreur. Ne jamais énerver la nation russe. Sans plus réfléchir, il se mit à courir comme un dératé en hurlant des excuses terrorisées à travers les couloirs du bâtiment allemand. Avec un sourire cruel, Ivan s'apprêtait à le suivre lorsqu'Alfred arriva derrière lui pour prendre sa main.

- Je crois qu'il a compris.

- Je m'en assurerai la prochaine fois que je le croise.

Toute la salle interpréta à juste titre la phrase comme une déclaration de décès à court terme du représentant mexicain. Alfred levait les yeux au ciel dans une expression ironique lorsqu'un rire retentit, faisant se tourner toutes les têtes. Francis était plié en deux dans un monumental éclat de rire et à côté de lui, Arthur était tout rouge.

- Qu'est-ce qui se passe ? demanda Matthew.

- Rien du tout ! déclara l'anglais.

- Arhur... fit Francis en retrouvant un semblant de calme. C'est pas bien de mentir.

- Qu'est-ce que daddy a fait ?

- Il vient... de me demander...

Et le français repartit dans un fou rire sans parvenir à terminer sa phrase. Perplexes, ses fils regardèrent leur deuxième père dont la tête gardait une couleur rose soutenue. Au bout de plusieurs minutes de silence obstiné d'Arthur et de rire inarrêtable de Francis, ce dernier parvint à sortir son explication.

- Il m'a demandé si je savais toujours où étaient les morceaux de la chaise maudite pour reconfigurer la malédiction en sort qui pourrait atteindre Ivan !

- Shut up frog ! grinça Arthur. Quoi ? fit-il ensuite en regardant Alfred.

- Daddy ! protesta celui-ci.

- Un réflexe, répliqua l'anglais pour toute explication.

- Daddy, intervint Matthew, tu as déjà fait vivre un enfer à Gilbert quand on s'est mis ensemble...

- Je confirme ! coupa l'intéressé en fusillant (mais pas trop) Arthur du regard.

- ... et ça n'a eu aucun effet à part m'énerver, acheva le canadien. Tu ne crois pas que tu peux éviter ça à Al' ?

- Je ne laisse pas mes bébés à n'importe qui !

- Mon lapin... intervint Francis avant que la discussion dégénère. Mattie n'a pas tort.

- Pardon !? Tu as oublié ce qu'il a fait à Alfred ?

- Tu sais, répliqua le grand blond en levant les yeux au ciel, je pense qu'il s'en rappelle aussi bien que nous.

- Point pour Franny ! lança Gilbert en rigolant.

Il se prit un léger regard de reproche de la part de Matthew mais n'arrêta pas de rigoler pour autant. Quant à Alfred, il remerciait mentalement son père français d'être intervenu avec un argument imparable.

Dix minutes de discussions plus tard, Alfred avait réussi à exiger de son daddy que celui-ci ne tente rien de physique, magique ou psychologique sur son amant sans son accord préalable. Ivan avait observé la discussion en souriant, très flatté de l'énergie que mettait Alfred à convaincre Arthur de ne rien faire contre lui. Ce ne fut qu'à la fin que tout le monde remarqua Ludwig, tête dans les mains sur son bureau, avec Féli qui essayait de lui remonter le moral.

- Veee ! Doitsu, ils ont fini !

- Enfin ?

- Oui !

- Bon.

Il se redressa jusqu'à se remettre debout, se passa une main sur la figure dans un geste de profonde lassitude et se força à poser une question calmement.

- Est-ce que d'autres personnes dans cette salle ont besoin de menacer quelqu'un ?

Après quelques regards échangés, chaque nation secoua la tête. L'allemand prit une grande inspiration et tout le monde prit peur en voyant Féli se reculer légèrement et se boucher les oreilles.

- ALORS TOUT LE MONDE RETOURNE A SA PLACE !

Ce fut le début d'une gueulante allemande qui devait rester dans les annales comme l'une des plus mémorables que les nations aient connu depuis la formation de l'Organisation des Nations Unies. À la fin, tous les représentants eurent la sensation d'avoir perdu un pourcentage élevé de leurs capacités auditives et le reste du meeting se passa dans un silence quasi complet. En temps normal, les discussions auraient repris moins de quinze minutes après, mais Ludwig menaça de recommencer dès qu'il estimerait qu'il y avait trop de bruit. Et personne ne se risqua à lui demander ce qu'il entendait par trop de bruit exactement.


Je sais, je suis incapable de ne pas faire faire de conneries à au moins un personnage plus de trois chapitres d'affilée. Que voulez-vous, je suis irrécupérable... Mais comme je suis en réalité un chat en chocolat, il paraît que c'est pas grave. Comme d'habitude, vous me combleriez de bonheur en laissant une review (de toute façon si vous ne le faites pas, je ne fais que vous damner éternellement, rien de grave).

Plein de tartes au citron meringuées pour vous, plus une sans meringue pour moi ! (demande d'Alpharius6)